jeudi, 13 décembre 2012
A Poitiers, la deuxième mosquée reste d'actualité...

Source La Nouvelle République cliquez ici
Bouchaïb Kamali est depuis 2011 le président du conseil régional du culte musulman.
Le président du conseil régional du culte musulman défend le projet d’une seconde mosquée. Concernant la première, il souhaite la transparence.
A l'image du reste de la société, la communauté musulmane n'est pas constituée d'un seul bloc. A Poitiers comme ailleurs, des tiraillements, parfois de réelles divergences se font jour entre différentes tendances de l'islam. Elles émergent notamment au sujet de la future grande mosquée, encore en chantier du côté de la rue de la Vincenderie, dont le permis de construire fut accordé en octobre 2003 à l'UOIF ( Union des organisations islamiques de France).
" L'entretien coûtera cher "
« Déjà en 1998, rappelle le poitevin Bouchaïb Kamali, aujourd'hui président du conseil régional du culte musulman, un groupe avait commencé à réfléchir sur un projet de mosquée à Poitiers. » Puis le projet de la Vincenderie est arrivé, piloté par le président de la communauté musulmane Boubaker El Hadj Amor, l'un des dirigeants de l'Union des organisations islamiques de France, réputée proche des Frères musulmans.
A plusieurs reprises, le financement de la mosquée a posé question. D'où vient l'argent ? Des émirats arabes unis ? Des Etats du Golfe ? « Il n'y a pas de traçabilité et de transparence sur l'origine des fonds. Deux millions d'euros ont déjà été dépensés. Et puis c'est un grand monument dont l'entretien coûtera cher. Comment gérer l'après ? Je crois en fait que tous ces éléments n'encouragent pas la communauté musulmane locale à donner », déplore Bouchaïb Kamali, inquiet par ailleurs de la destination d'une certaine partie de la future mosquée.
« Un institut de formation ou une école d'imams ? J'émets toutes mes réserves sauf si l'encadrement est fait par l'Etat, de manière claire et transparente. La formation des imams doit se traiter au niveau national. La question ce n'est pas de finir la mosquée, c'est son entretien et son utilisation, une fois construite… »
Aujourd'hui, Bouchaïb Kamali affirme qu'il est en train de travailler « sur un projet poitevin de deuxième mosquée. Une mosquée de proximité qui intégrerait toutes les nationalités et communautés, des Turcs aux Algériens… »
Repères
L'interlocuteur du pouvoir
- Créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, le Conseil français du culte musulman (CFCM) se veut l'instance représentative du culte musulman en France. Il intervient notamment dans les relations avec le pouvoir politique français, dans la construction des mosquées, dans le marché des aliments halal ou la gestion des lieux de culte.
- Plusieurs grandes fédérations y sont affiliées parmi lesquelles le rassemblement des musulmans de France (RMF) plutôt soutenue par le royaume du Maroc, la grande mosquée de Paris (Algérie), l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), le comité de coordination des musulmans Turcs de France ou encore la fédération française des associations islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles.
- On dénombre actuellement 13 lieux de culte en Poitou-Charentes : Châtellerault (1), Angoulême (3), Parthenay (1), La Rochelle (2), Rochefort (1), Royan (1), Cognac (1), Niort (1), Poitiers (2).
- Contact CRCM : tél. 06.42.56.67.70
Via Terre et peuple Poitiers cliquez là
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mardi, 11 décembre 2012
Révolte de CRS qui refusent qu’on leur impose la viande halal...

Un tract syndical dénonce avec virulence de la viande halal au menu de CRS.
Un tract, rédigé par une section locale d’Unité SGP police FO (premier syndicat de gardiens de la paix) et affiché dans une caserne de CRS à Rouen début avril, dénonce en termes très virulents le fait que de la viande halal ait figuré au menu des policiers.
Nicolas Comte, secrétaire général de ce syndicat, s’est totalement démarqué de cette initiative “locale” qui n’est pas “la position de notre organisation profondément laïque et républicaine”. Dans ce tract en date du 6 avril, parvenu mercredi à l’AFP et dont l’authenticité a été confirmée de source syndicale, le bureau local de ce syndicat écrit au commandant de la compagnie de CRS 31 basée à Rouen. Il lui signale que les CRS, de passage en région parisienne et cantonnés à Pondorly (Val-de-Marne), mangent de la viande halal au mess “et ceci à notre insu”. Il lui demande de mettre fin “à des approvisionnements au rituel étranger à nos coutumes”, selon une argumentation proche de celle de l’extrême droite et éloignée des écrits habituels de ce syndicat.
“Il serait inutile de vous rappeler que tout musulman qui entre dans notre corporation se voit proposer un régime au regard des us et coutumes de sa religion”, écrit ainsi le bureau local. “Ce qui ne veut pas dire, ajoute-t-il, que les catholiques de notre unité doivent +avaler+ toutes les couleuvres qu’on leur propose et que les athées ou agnostiques ne revêtiront pas la +burka+ (sic) après avoir digéré, avec beaucoup de mal, les indigences de nos gérants” du mess des CRS. Le tract ajoute que “manger halal, c’est payer l’impôt islamiste”. Il ajoute : “Nous ne voulons pas être complices de cette déviance, et nous ne voulons plus manger Halal à l’avenir“.
Interrogé par l’AFP, le syndicat, par la voix de son porte-parole national Yannick Danio, avait jugé dans un premier temps ce tract “très indélicat”. M. Danio a ajouté que son organisation “enquêtait” sur le “problème soulevé” par le tract à savoir que de la viande halal serait bien au menu de plusieurs compagnies de CRS “apparemment dans un souci d’économie”.
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