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jeudi, 24 mars 2016

L’État islamique et François Hollande se sont trouvé un ennemi commun

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« C’est un jour profondément triste pour l’Europe » : c’est en ces termes que la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini s’est exprimée en Jordanie, le jour des attentats de Bruxelles, au cours d’une conférence de presse, avant de fondre en larmes. Elle a beau fondre en larmes, nous dirions plutôt que le jour est d’abord profondément triste pour les victimes et leurs familles. Et pourrions rajouter que cette Europe, présentée comme seule alternative possible aux peuples la constituant, semble pour le moins faciliter les résultats sanglants de ces derniers mois en général, et de ce jour en particulier.

Quantité de djihadistes s’y promènent en effet (plusieurs milliers, selon Interpol), sous toutes sortes d’identités bidon et de latitudes, réalité jusqu’alors attribuée aux seules divagations d’esprits populistes, xénophobes et réactionnaires. Surprenant que la chef de la diplomatie européenne pense à pleurer l’Europe, comme on pleurerait son jouet cassé.

Dans le courant de l’après-midi, François Hollande s’est rendu à l’ambassade de Belgique pour y déclarer notamment : « C’est l’Europe qui est visée ; unis, nous vaincrons le terrorisme. » Ce ne sont donc pas des êtres humains qui sont visés, c’est l’Europe… Par conséquent, des meurtres de masse aveugles n’empêchent pas les politiques de vaquer à leurs occupations idéologiques, pour le plus grand bonheur des lobbyistes yankee infestant Bruxelles. Étonnant, cet empressement à se précipiter au chevet de la construction européenne – traduire : seul plus d’Europe permettra de vaincre le terrorisme. Deux pierres d’un coup : les adversaires de l’Europe se retrouvent ainsi du côté de l’État islamique.

Soit : l’Europe semble, pour l’heure, un espace où se produisent depuis un an de drôles de meurtres de masse terroristes aveugles commis par des musulmans, clandestins ou non, qui s’y promènent à peu près librement. Que ceci traduise un dysfonctionnement grave des modalités de la construction européenne et que les tenants politiques de ces déconstructions nationales en soient responsables ne fait aucun doute. Car il ne fait pas le moindre doute qu’il s’agit, pour l’heure, plus de déconstruction nationale que de construction européenne. Ce sont donc des coupables politiques qui pleurent aujourd’hui des victimes civiles. Mieux : pour faire bonne mesure, ces politiques les uns après les autres nous avertissent qu’il faut s’attendre à une guerre de longue haleine, et que ce n’est que le début.

Autour de 16 heures, De Telegraaf a publié une capture d’image des caméras de surveillance montrant les trois pieds nickelés musulmans responsables du massacre de l’aéroport bruxellois. Ennemis de l’Europe, donc, selon notre Président. Amis, par conséquent, de Geert Wilders, lui aussi ennemi de l’Europe de François Hollande. Aujourd’hui, le populiste et islamophobe batave a réagi en effet en affirmant : « Fermez moi ces p… de frontières ! »

Bizarre : il m’avait semblé que ces musulmans extrémistes qui veulent la peau de l’Europe voulaient également celle de Geert Wilders, sans oublier Robert Redeker et Salman Rushdie, au passage… Curieux imbroglio d’alliances : voilà que l’État islamique et François Hollande se trouvent un ennemi commun : Geert Wilders ! Comprenne qui pourra… C’est encore un touriste américain, dont on entend la voix dans une vidéo postée par Le Figaro, dans le hall de l’aéroport, quelques secondes après l’attentat, qui résume le mieux le situation : « Where’re the fucking soldiers? » (« Où sont les p… de soldats ? »).

Silvio Molenaar

Source : Boulevard Voltaire

 

 

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