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dimanche, 19 juin 2016

Orlando, Magnanville : après le tragique de répétition, la vérité nue, enfin ?

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Les choses avancent. Les yeux s’ouvrent. Les autruches relèvent la tête, attentat islamiste après attentat islamiste.
 
Les diversions grossières, les écrans de fumée ne tiennent plus que quelques heures avant que la vérité, l’âpre vérité, ne s’installe, simple, froide, impitoyable, dans l’esprit des peuples occidentaux : il y a bien une guerre mondiale menée par l’islamisme contre toutes les valeurs des sociétés occidentales, contre chacun d’entre nous.
 
Le « tragique de répétition » dont parlait Alain Finkielkraut pour cette montée inexorable de la terreur islamiste s’accompagne malheureusement d’un comique de répétition dans les réactions.
 
Des présidents qui ne nomment pas le mal ni l’ennemi : ce fut le cas de MM. Hollande et Valls jusqu’en janvier et novembre 2015. Ce fut le cas du président Obama qui disait à son peuple, quelques heures après la tuerie, ne pas savoir s’il y avait des liens entre l’acte de Omar Mateen et l’État islamique. Il n’avait pas fini de parler que l’État islamique revendiquait l’attentat, et le FBI révélait qu’il avait « suivi » cet individu. Tristement comique, M. Obama. Et discrédité.
 
On pourrait encore citer la nouvelle bourde des tweets de M. Hollande qui, face à l’horreur islamiste, s’empêtre dans la question d’une homosexualité innée ou pas… Tragi-comique, et hors sujet. Discrédité, lui aussi. Une fois de plus.
 
Dans ce triste comique de répétition, il y a toute la communication larmoyante et compassionnelle, les « Je suis Charlie« , les « I Love Orlando », les bougies. Il y a aussi les « fausses routes » (Valérie Toranian) que l’idéologie des autruches tente d’imposer pour faire diversion. Insistance sur le statut de certaines victimes (les homos, les Charlie et leur liberté d’expression) aux dépens d’autres (les chrétiens, les juifs, les policiers, nettement moins « porteurs » en termes d’émotion médiatique façon « tour Eiffel illuminée »).
 
Insistance sur le cas particulier des terroristes : jeune de banlieue, petit délinquant ici, bipolaire là-bas.
 
Tout est fait pour éviter de voir le mal et ses racines, dans les médias et au sommet du pouvoir.
 
Mais dans le peuple, dans toutes les classes de la société, la vérité avance et, désormais, elle se dit, ici et ailleurs.
 
Après tous ces mensonges et tous ces artifices, le roi est nu. Ou plutôt les rois sont nus.
 
Il y a d’abord le visage hideux de l’islamisme, de ses méthodes, de son idéologie, de ses relais multiples au sein du monde musulman, et aussi des complaisances anciennes et actuelles de nos sociétés, de nos gouvernants.
 
Et il y a aussi le visage pitoyable de nos gouvernants, coupables de n’avoir rien prévu avant, coupable de ne pas nous avoir protégés, ni même prévenus, mis en garde, coupables d’avoir ménagé la bête, coupables de ne toujours pas prendre les mesures fortes qui s’imposent, même quand ils sont face à l’horreur.
 
Il en fut de même face au nazisme et au communisme. La vérité sur le mal fut longue à émerger, tant les partisans de l’entente avec eux dans nos sociétés étaient nombreux. Si nombreux, aussi, les gouvernants complices, collaborateurs ou complaisants avec le mal.
 
Avant que, sous la pression des faits – la guerre menée par ces idéologies de terreur – et des peuples, ces gouvernants incapables et coupables soient balayés.
 
Roosevelt, Churchill, de Gaulle furent d’abord des éclaireurs, incompris, sur la vérité du mal, avant que leurs peuples ne leur permettent, certes tardivement, d’être les acteurs du bien.
 
Face à l’islamisme, nous en sommes encore à la première phase. Et les éclaireurs de vérité sont encore loin du pouvoir.

Pascal Célérier

Source : Boulevard Voltaire

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