Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 22 juillet 2016

L’État n’a plus les moyens de garantir l’ordre public

de-la-mort-de-Remi-Fraisse.jpg

Qu’est-ce que l’ordre public, si ce n’est un état social dans lequel règnent la paix, la sécurité publique, la tranquillité et la sûreté ? Cet état, consubstantiel de la prospérité d’une nation, garantit aussi le « vivre ensemble ». Le vrai « vivre ensemble », pas la fumisterie idéologique qui sert d’argument d’autorité à une majorité d’hommes politiques incompétents.
 
Qui pourrait décemment affirmer, en 2016, que le ministère de l’Intérieur garantit le respect de l’ordre public ? Les atteintes aux « bonnes mœurs » sont tolérées. Les incivilités sont récurrentes. Les émeutes sont fréquentes, malgré cet état d’urgence qui n’en a que le nom. Les attentats nous frappent régulièrement sans qu’on puisse vraiment y mettre un terme.
 
Dès que l’État n’est plus en mesure d’assurer cette mission première, il met en danger sa population et se met en danger. Le chaos, l’anarchie et l’insurrection guettent. Ces fléaux s’incarnent de diverses manières, tant par la violence politique des émeutiers de la gauche radicale que par les outrages constants de l’islamisme, ou bien encore la criminalité de droit commun qu’exerce le lumpenprolétariat urbain.
 
Un ami me faisait dernièrement part d’une anecdote. Allant chercher ses enfants à l’école, il a surpris trois « jeunes » mimant des rafales d’armes automatiques à la sortie. Évidemment, ils ne seront pas sanctionnés pour cela. Et pourtant, ils devraient l’être. Un État bien administré, bien conçu, a normalement les moyens techniques de retrouver et de punir les auteurs de ces intimidations quotidiennes qui pourrissent la vie des citoyens français.
 
Inapte à garantir notre sécurité et à appliquer les lois qu’il a édictées, l’État français réduit la vie publique. De nombreuses manifestations populaires seront annulées cet été, en raison des risques d’attentats. Nous ne sommes pas suffisamment armés pour affronter la menace parce que notre appareil ne s’est pas correctement entraîné quand une paix relative prédominait. 
 
Prenons un cas tout à fait commun. Le mercredi 20 juillet, soit six jours après l’attentat de Nice, cinq gendarmes ont été blessés au terme d’une nuit de violences en banlieue parisienne, plus précisément dans le Val-d’Oise. Ces attaques ont éclaté suite à la mort, causée par un malaise cardiaque, d’un « jeune » d’une vingtaine d’années qui s’était interposé lors de l’interpellation de son frère par les gendarmes, dans le cadre d’une affaire « d’extorsion de fonds et d’agression à domicile ». 
 
Un accident tragique coûtant la vie à un jeune homme, dans un contexte criminel, rappelons-le, a tout de même provoqué des émeutes de grande ampleur, sans que personne, ou presque, ne s’en émeuve, à commencer par le ministère de l’Intérieur. Feux de voitures et de poubelles, tentatives d’incendie d’une mairie et d’un collège, tirs d’armes à plomb sur des gendarmes… Bientôt des émeutes insurrectionnelles avec des tirs à armes réelles ? Comment ce qui ne devrait déjà pas arriver en temps normal peut-il survenir lors de l’état d’urgence ? Pourquoi devons-nous mobiliser 130 membres des forces de l’ordre et 60 pompiers pour ce qui aurait dû rester un fait divers, au moment où nous avons besoin d’eux pour d’autres missions ? Tout simplement parce que l’État a trop laissé faire, créant un sentiment généralisé d’impunité. Les épreuves qui nous attendent ne sont que la conséquence de la faillite de l’État. 

Gabriel Robin
 

Les commentaires sont fermés.