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dimanche, 29 janvier 2017

Immigration : Donald Trump tient ses promesses


Donald Trump fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Il y a, d’ailleurs, quelque chose de fascinant à le voir changer le monde connu en signant quotidiennement des décrets. Paraissant ne pas connaître la peur, il surprend les observateurs parce qu’il agit. On croyait, à tort, que les dirigeants politiques n’avaient plus le contrôle. Visiblement, le Bureau ovale offre des leviers d’action importants pour qui en a la volonté. Au lieu de subir, Donald Trump change les règles du jeu qui ne lui conviennent pas. Gros chantier de sa présidence : l’immigration. Moins d’une semaine après sa prise de fonction, le nouveau président des États-Unis donnait le ton en signant un décret fixant comme objectif de « sécuriser la frontière sud des États-Unis grâce à la construction immédiate d’un mur ». Expliquant, très justement, qu’une « nation sans frontières n’est pas une nation », Donald Trump a décidé de les restaurer.

Le mur n’est qu’une étape d’une politique plus vaste, extrêmement ambitieuse. Symbole matériel d’une reconquête morale, le mur de Trump enverra un signal au monde : vous ne pouvez plus entrer aux États-Unis illégalement sans en subir les conséquences. Ancien président du Mexique, Vicente Fox l’a qualifié de « fucking wall ». Il aurait dû y penser avant en s’attaquant à la mafia mexicaine, monstrueux fléau. Ces trafiquants de drogue ont corrompu la classe politique mexicaine, semant la mort depuis près de trente ans. Donald Trump sera inflexible. Il a dit que le Mexique paierait le mur et il tiendra parole. L’État mexicain refusera de le financer directement ? Qu’à cela ne tienne : les produits mexicains seront surtaxés. 


Désormais, plus rien ne semble impossible.

Les clandestins seront renvoyés chez eux. Par train, par avion ou par bateau. Qu’un pays s’y oppose et les visas de tous ses ressortissants seront gelés. Les pays récalcitrants, parmi lesquels on compte notamment l’Algérie, l’Afghanistan ou la Mauritanie, verront aussi leurs aides financières disparaître. Dans le droit fil de ces mesures de bon sens, Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, a annoncé la création de nouveaux centres de rétention le long de la frontière, qui permettront de détenir à moindre coût les immigrés illégaux, puis de les renvoyer le plus rapidement possible. Les 750.000 clandestins arrivés mineurs aux États-Unis peuvent aussi dire au revoir au traité DACA, signé par Barack Obama, qui les protégeait.

À la manière de ce que nous connaissons en France, l’examen des dossiers d’asile peut prendre des années aux États-Unis. Suffisamment de temps pour que les délinquants du droit d’asile puissent s’évaporer dans la nature. Là encore, le volontarisme du POTUS (President Of The United States) ne peut être mis en défaut. Des procédures d’expulsion accélérée des clandestins arrêtés à la frontière seront mises en place, en expédiant leurs possibilités de recours et en assignant des juges de l’immigration aux frontières. Les villes dites « sanctuaires » seront privées de fonds fédéraux. Ces villes et ces juridictions locales américaines refusent de coopérer avec les services de l’immigration. Elles font preuve de mauvaise volonté en n’honorant pas les demandes d’incarcération en vue d’une expulsion. Pour que chaque citoyen américain en soit informé, Donald Trump publiera la liste de ces villes sur le site de la Maison-Blanche.

 
Dernier instrument de choix, le décret « Protéger la nation d’attaques terroristes par des étrangers » permettra de geler l’entrée des ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen). En outre, l’administration Trump n’acceptera plus de « réfugiés » pendant quatre mois et arrêtera définitivement l’accueil des « migrants » venus de Syrie. Donald Trump refuse que les États-Unis prennent le chemin de l’Union européenne d’Angela Merkel. La voie est tracée. Il ne nous reste plus qu’à l’emprunter. Inverser les flux migratoires n’est plus une utopie.

Gabriel Robin  

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