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jeudi, 04 janvier 2018

L’imam marseillais qui prêche le djihad

Mi-décembre, la mosquée As-Sounna, située en plein cœur de Marseille, a été fermée pour six mois par le préfet de police des Bouches-du-Rhône. A cause des prêches de l’imam Hadi Doudi. Il exhortait au djihad et son influence s‘étendait, et s’étend encore, bien au-delà des murs islamiques.

Dans une enquête parue hier, jour de la nativité, le quotidien Le Figaro revient sur l’activité salafiste d’As-Sounna. Djihad et loi du talion étaient les principaux enseignements de Hadi Doudi, enseignements qui se répandent dans toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, jusqu’au confins avec l’Italie.

« Nous ne créons pas de problème, nous obéissons toujours au “gouverneur” (pouvoir en place).” L’homme, qui s’exprime à deux pas de la mosquée marseillaise As-Sounna, fermée pour six mois par les autorités à la mi-décembre pour les prêches de son imam radical, se revendique salafiste. “La fermeture de la mosquée est une attaque contre les musulmans ! Si un prêtre est accusé de pédophilie, ils ne ferment pas son église ! » (Le Figaro) 

Pourtant la fermeture de la mosquée a pour base un document de 45 pages qui retrace l’activité du temple salafiste du 2012 au 2017. En particulier, les enquêteurs ont répertorié une trentaine de prêches en arabe de l’imam Abdelhadi Doudi et d‘autres autorités musulmanes. L’objectif des enseignants religieux est clair : légitimer le djihad, tuer les mécréants et les adultères ainsi que les juifs, lapider les femmes et adopter la loi du talion. Même selon le vice-président du conseil régional du culte musulman, Abderrahmane Ghoul, l’influence de Doudi s’étend jusqu’à Vitrolles, Avignon ou Aix-en-Provence.

La mosquée forme les musulmans au salafisme dès le plus jeune âge puisque son école coranique accueille les enfants à partir de 5 ans. Elle inspire aussi les étudiants. Comme le précise la préfecture

« les prêches influencent les habitants du quartier et dans les écoles les étudiants reprennent les discours de haine tenus dans la mosquée, au point que les jeunes légitiment des attaques comme celle de Charlie Hebdo ».

Combien de mosquées visibles ou dissimulées, combien d’imams en France, avec le même profil, la même activité ? Par-ci, par-là, le gouvernement ferme un temple salafiste pour faire croire aux Français qu’il agit contre l’islamisme et par corrélation le terrorisme. Et en continu, la France accueille des « clandestins » musulmans dont on ne connaît pas le passé et dont on ne peut sereinement envisager l’avenir. Puisque régulièrement une voix officielle en Europe admet, même si cela est à contre cœur, que parmi eux se cachent de nombreux djihadistes…

Francesca de Villasmundo

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