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mardi, 16 janvier 2018

Grand remplacement et disparition des Blancs : l’argument principal contre l’accueil des migrants ?

Parmi les arguments que l’on entend en France contre l’accueil des migrants, on entend souvent le fait qu’il y a « déjà trop de chômeurs en France » et qu’il ne faudrait pas en plus rajouter de la concurrence étrangère. Ou encore, qu’on ne pourrait pas « supporter toute la misère du monde » économiquement (autrement dit, faire en sorte que notre système de protection sociale fonctionne dans une société sans frontière).

A contrario, l’argument principal, celui de la survie ethnique des Européens blancs dans un monde où ils sont minoritaires, n’est jamais repris par aucun responsable politique, le courage n’étant il est vrai pas la principale qualité de ceux qui font le jeu électoral à l’Ouest.

Pourtant, c’est bien cette question du grand remplacement – et à terme de la disparition des Blancs d’Europe sur leurs propres terres d’origine – qui se pose. L’argument serait dit-on inaudible dans une société de l’immédiat, incapable de se projeter deux siècles en avant dans notre histoire. Qu’importe, il est imparable.

Philippe Lemoine, candidat au doctorat en philosophie à l’Université de Cornell (Etats-Unis), l’a d’ailleurs parfaitement expliqué en plusieurs tweets, réagissant au sondage que nous avons commenté à propos de ces Français qui « valideraient la théorie du grand remplacement » jugée complotiste. Son argumentation est imparable.

La véracité du grand remplacement

« Ce qui me frappe » écrit-il, « ce n’est pas que 48% des Français croient à la théorie du grand remplacement, c’est le nombre de gens qui, bien que connaissant les lois de l’arithmétique, en parlent comme si c’était un délire d’extrême droite ». Et M. Lemoine de dérouler ses arguments :

Si par « théorie du grand remplacement », on parle de l’idée selon laquelle, à moins que notre politique d’immigration ou que les données démographiques de base ne changent complètement, les Français d’origine européenne vont à terme devenir minoritaires, alors il ne fait aucun doute que cette théorie est vraie et j’ai vraiment du mal à comprendre comment autant de gens qui sont a priori intelligents peuvent nier cela en dépit du bon sens et souvent (mais pas toujours) de bonne foi.

Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre : dès lors que la population d’origine extra-européenne continue à s’accroître plus rapidement que la population d’origine européenne, elle finira par devenir majoritaire, peu importe qu’elle soit pour l’instant très minoritaire.

Or il suffit de 5 minutes pour constater que, sous le double effet des flux migratoires et d’une fécondité plus importante, la population d’origine extra-européenne s’accroît en effet plus rapidement que la population d’origine européenne.

On entend souvent des gens minimiser l’apport démographique de l’immigration parce qu’ils ne regardent que le solde migratoire global, qui est souvent relativement faible, i. e. entre 50.000 et 100.000.

Mais si on décompose le solde migratoire, on voit que c’est surtout parce que beaucoup de Français nés en France quittent le territoire. Le solde migratoire des immigrés est beaucoup plus importants, i. e. entre 150.000 et 200.000 par an .

Les femmes immigrées d’origine extra-européennes ont en effet un taux de fécondité beaucoup plus important que celui des femmes nées en France. Il est vrai que la fécondité des descendantes d’immigrés d’origine non-européenne est à peine supérieure à celle des Françaises de la population majoritaire, mais quand bien même serait-elle exactement la même, le taux de fécondité des femmes d’origine non-européenne n’en serait pas moins supérieure à celle des femmes de la population majoritaire, puisque c’est une moyenne pondérée du taux de fécondité des femmes immigrées d’origine non-européenne et du taux de fécondité des femmes nées en France d’origine non-européenne.

Il s’ensuit que, en raison des flux migratoires et de cette différence de fécondité, la population d’origine non-européenne s’accroît plus rapidement que la population d’origine européenne. Par conséquent, à moins de rejeter les lois de l’arithmétique (ce qui est rarement une bonne idée), il est absolument indiscutable que, si les tendances démographiques restent les mêmes et qu’on ne change pas notre politique d’immigration, la proportion des individus d’origine non-européenne va augmenter et celle des individus d’origine européenne va diminuer progressivement jusqu’à ce que les premiers deviennent majoritaires.

Est-ce que les tendances démographiques vont rester les mêmes ? Pour vous aider à répondre à cette question, je vous suggère de jeter un coup d’oeil aux projections de population de l’ONU pour l’Afrique et l’Europe : Je vous laisse vous faire une idée..

Bref, il ne fait quasiment aucun doute que, à moins que nous ne changions de politique d’immigration, la population d’origine européenne deviendra un jour minoritaire. On ne peut nier cela sans être complètement irrationnel. Je note d’ailleurs qu’on peut déjà observer ce phénomène dans les données officielles. Voici par exemple l’évolution du profil des naissances depuis 1998 d’après l’INSEE. Voyez ce billet de blog pour les sources et quelques détails .

Certes, il y a également des unions mixtes, mais d’après les données de l’Enquête trajectoires et origines de l’Ined, seuls 43% des enfants nés entre 2006 et 2008 ayant au moins un grand-parent né en dehors de l’UE à 27 avaient un parent qui n’était ni immigré ni enfant d’immigré. C’est mieux que ce qu’on pouvait redouter, mais c’est tout de même limité. On peut aussi craindre que, à mesure que la proportion des individus d’origine non-européenne dans la population s’accroîtra, cette mixité deviendra d’autant moins courante que les descendants d’immigrés d’origine non-européenne auront une probabilité plus importante de tomber sur un membre de leur propre groupe quand ils chercheront un conjoint.

Cette substitution démographique progressive n’est d’ailleurs pas un phénomène uniquement français. C’est quelque chose qu’on observe dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest.

Voici par exemple le résultat des projections démographiques réalisées par le Pew Research Center, qui a estimé la proportion de la population qui sera musulmane dans les pays européens en 2050. 

Il est important de noter que, si l’on s’intéresse à l’évolution de la proportion des individus d’origine non-européenne, cette projection est trompeuse pour plusieurs raisons. D’abord, il s’agit uniquement de projections sur la population *musulmane*, mais 1) les musulmans ne sont qu’une partie des gens d’origine non-européenne et les projections de Pew tiennent compte du fait qu’une partie des gens dont les parents sont musulmans ne se considèrent pas eux-même comme musulmans et 2) les chiffres de Pew donnent la proportion e la population *dans son ensemble* qui sera musulmane en 2050, mais évidemment chez les jeunes, cette proportion sera beaucoup plus importante, car la plupart des gens aujourd’hui seront encore vivants à ce moment-là et pour l’instant les musulmans sont très minoritaires.

Par conséquent, il est fort possible et même probable que, dès 2050, les individus d’origine non-européenne seront majoritaires chez les personnes en dessous d’un certain âge. (J’essaierai de faire une projection avec un modèle démographique sérieux quand j’aurai le temps.) Or, dès lors que nous aurons atteint ce point d’inflexion, il sera devenu inévitable que les individus d’origine européenne deviennent à terme minoritaires. Naturellement, les projections démographiques sont toujours un exercice délicat, et les prédictions dépendent des hypothèses du modèle. Mais si vous avez suivi ce que j’ai expliqué au début de ce thread, vous devez bien voir que, même s’il y a une incertitude sur la date exacte à laquelle les individus d’origine européenne seront devenus minoritaires, il ne fait aucun doute que ça finira par arriver à moins qu’on ne change notre politique d’immigration.

Quand j’explique tout ça, je m’entends souvent dire que ce n’est pas grave si les individus d’origine extra-européenne deviennent majoritaires.

Bien sûr, vous avez tout à fait le droit de penser ça (même si dans 99% des cas les gens qui disent ça n’en pensent pas un mot), mais ne dites pas que c’est un fantasme, à moins que vous ne croyiez que les chiffres de l’INSEE sont faux ou que l’arithmétique est raciste. Je note d’ailleurs que, dans certains pays européens (sans parler des États-Unis), on parle de ça beaucoup plus ouvertement.

Pour qu’il y ait un véritable débat démocratique sur la politique d’immigration, il faut que les gens soient informés des conséquences des différents choix que l’on peut faire dans ce domaine, donc que les journalistes/intellectuels cessent de présenter ce phénomène comme un fantasme d’extrême-droite alors que c’est une réalité. Vu ce que j’ai lu sur Twitter ce matin, il y a encore du boulot.

« un continent où les Blancs ne seraient qu’une minorité parmi les autres »

En Europe, des dirigeants comme les leaders polonais ou hongrois ont parfaitement compris ce qui attendait les populations d’Europe si elles ouvraient leurs frontières – comme l’appellent de tous leurs vœux associations subventionnées, pouvoir politique et économique en France, et même le Pape. Car derrière l’accueil de migrants, qu’ils soient réfugiés ou pas, musulmans ou pas, et pour quel que soit le motif (famine, humanitaire, guerre …) il y a des hommes et des femmes, et des enfants, qui vont être amenés à rester durablement en Europe, à s’y reproduire, dans ce qui s’apparente à une forme de colonisation, pas toujours pacifique par ailleurs.

Les premières vagues d’immigration extra-européennes ont déjà montré toutes les limites de l’intégration et du mélange entre communautés. Ces nouvelles vagues pourraient contribuer à accélérer la transformation à moyen terme d’un continent blanc en un continent métissé, communautarisé, où les blancs ne seraient qu’une minorité parmi les autres.

La réalité, c’est cela, et cela arrivera rapidement, notamment parce que le seul argument opposé aujourd’hui à ceux qui veulent faire de leurs communes des « terres d’accueil » pour les damnés de la terre, c’est celui du chômage, ou celui de l’insécurité possible, ou encore celui des différences culturelles trop importantes. Ce sont des faux arguments de comptoir, qui ne prennent pas en compte le moyen ni le long terme.

La réalité, c’est que demain, l’homme blanc pourrait d’abord devenir minoritaire, puis disparaitre de la terre qu’il a façonné, développé et marqué de son emprise durant toute son histoire.

Certains – qui ont choisi le camp des traitres comme il y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité – s’en réjouissent, soit.

Ils savent toutefois parfaitement que la nature de l’homme, cet animal, n’a jamais été de se laisser mourir sans réagir…

Julien Dir

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