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lundi, 31 octobre 2016

Bourbach-le-Haut (68) : un retraité poignardé à mort dans son camping car

 

 

Le drame s’est joué sur la place de la mairie de Bourbach-le-Haut, dans la vallée de Masevaux, vendredi soir vers 21 h 45. Un couple de jeunes retraités bas-rhinois, qui effectuait un séjour touristique dans le secteur, a été agressé par des individus qui après avoir frappé à la porte de leur véhicule stationné sur la place, leur ont réclamé cartes bancaires et argent.


La situation s’est envenimée et l’un des agresseurs a frappé à l’aide d’une arme blanche l’homme âgé de 63 ans. Les agresseurs (ils étaient au moins deux selon les premiers éléments en notre possession) ont pris la fuite, alors que la femme a immédiatement donné l’alerte en se rendant dans le bar situé juste à côté. La victime est Roland Faullimmel, originaire de Gries (67)..

Les pompiers arrivés sur place et les premiers secours ont tenté de ranimer le blessé mais ce dernier est décédé durant son transfert vers l’hôpital.

Source 

Tout sauf Juppé !

 

 




François Fillon, pourquoi pas ? Surtout s’il a non pas un François Baroin mais un Jean-Frédéric Poisson comme Premier ministre. Mais surtout, surtout pas d’Alain Juppé.

Il reste peu de temps pour convaincre les électeurs de la primaire de rejeter Juppé. Pourtant, il leur suffirait de lire le dernier ouvrage de Philippe de Villiers pour être convaincus que le maire de Bordeaux ne mérite pas l’Élysée car il est tout à fait clair que les cloches risquent de ne plus sonner demain, ou en tout cas de sonner faux si, d’aventure, Alain Juppé devait affronter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et donc être élu 8e président de la Ve République, puisque les Français n’auront pas le courage de mettre le bulletin qui leur assurerait la rupture.

Avec beaucoup de rigueur et une documentation digne d’un archiviste, Philippe de Villiers nous présente le vrai visage d’Alain Juppé. Il nous rappelle ce qu’il fut, et ce qu’il est devenu, expliquant ainsi pourquoi il est à présent la coqueluche des médias, qui ont trouvé en lui l’homme qui se pliera à leurs désirs mondialiste et islamophile.

Le créateur du Puy du Fou, devenu un symbole du souverainisme, cite de nombreux faits ou déclarations de l’ancien Premier ministre. Par exemple, à propos de la Libye dont il a fortement encouragé les bombardements :
Je souhaite que le dialogue s’ouvre sans complexe aux courants islamistes… il y a des gens attachés à l’islam prêts à accepter les règles de bases de la démocratie.
Puis, après une visite au Caire en 2011 où les Frères musulmans lui ont paru « très intéressants » : « Plusieurs de ces jeunes Frères ont une vision d’un islam libéral. » En mai 2012 : 
Je suis fier de ce que nous avons fait en Libye. Car nous y avons évité un massacre comme ce qui se passe en Syrie,
oubliant que, depuis, des centaines de milliers d’Africains se sont précipités sur les côtes libyennes pour franchir la Méditerranée. Ministre des Affaires étrangères de Sarkozy, il souhaite éliminer Bachar el-Assad, dont il annonce l’imminence de la chute. Un vrai visionnaire, ce Juppé-là.
Philippe de Villiers nous rappelle ce que fut le Juppé du RPR. Celui qui trouvait des « valeurs communes avec Le Pen ». Celui du discours de Villepinte en 1990, l’antithèse de ce que le secrétaire général du RPR est devenu. Villiers cite le Juppé d’avant : 
Nous fermerons les frontières, nous suspendrons l’immigration, nous reconduirons les clandestins d’où ils sont venus et, surtout, nous réserverons les prestations sociales aux nationaux.
Mais ce n’est pas tout:
L’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français.
Et de conclure :
C’est à l’islam et à lui seul – je dis bien à lui seul – de s’adapter afin d’être compatible avec nos règles.
Député du 18e, Juppé enfoncera un peu plus le clou en précisant que l’intégration des populations immigrées est « un problème permanent et gigantesque »… Le 9 décembre 2009, raconte Villiers, « en plein débat sur l’identité nationale, il se dit convaincu que la France est islamo-compatible ».

En quelques phrases, nous voici confronté à un homme politique sans conviction, qui se renie, et qui se reniera encore si, par malheur, il est élu. Un homme qui est allé jusqu’à décorer de la Légion d’honneur son nouvel ami Tareq Oubrou, l’imam de Bordeaux, membre des Frères musulmans, qui voit en lui « le bouclier de l’islam ». Et de là à imaginer un « pacte avec les musulmans », il n’y avait qu’un pas que le candidat a vite franchi pour atteindre son objectif d’identité heureuse islamo-compatible.
Encore faut-il comprendre que, dans son dernier ouvrage, Philippe de Villiers ne parle de Juppé que par rapport à l’islam. Tout le reste de sa politique est un reniement de son passé.

Alors, oui, ce sera n’importe quel candidat, sauf Juppé… et Sarkozy, une autre girouette !

Floris de Bonneville

Source 

Hommage aux tsiganes : quand Hollande exploite l’Histoire à son profit

 

 



François Hollande s’est déplacé, ce samedi matin, à Montreuil-Bellay, dans un ancien camp d’internement de tsiganes datant de la Seconde Guerre mondiale. C’était à l’occasion du 70e anniversaire de leur libération, en 1946. Le chef de l’État a notamment déclaré :
Le jour est venu et il fallait que cette vérité soit dite […] La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame.
Encore de la repentance, direz-vous ?

Loin de nous l’idée qu’il ne faille pas rendre hommage, même au bout de 70 ans, à la communauté tsigane. Mais c’est l’exploitation politique de cet événement qui est critiquable. Pour François Hollande, « il fallait que cette vérité soit dite ». Soit ! Mais alors, que toute la vérité soit dite ! « Les nomades internés sous Vichy : l’histoire oubliée », peut-on lire, par exemple, sur le site de France Inter, comme si les mesures à l’encontre des tsiganes dataient du gouvernement de Vichy.

En fait, elles ont commencé plus de deux siècles avant la défaite de 1940 et l’occupation allemande. Bien accueillis, à l’origine, dans les cours royales et princières, ces tsiganes nomades sont peu à peu considérés comme des vagabonds, mendiants et gens indésirables, surtout à la fin du XIXe, où se produisent de nouvelles migrations. Après la guerre de 1870, ils sont même accusés d’être des agents étrangers au service de l’Allemagne. 

C’est dans ce contexte qu’est votée la loi du 16 juillet 1912, sous la présidence d’Armand Fallières : la circulation des tsiganes constituait « pour la défense nationale et la sauvegarde du secret un danger qui [devait] être écarté » : la loi leur imposait, dès l’âge de 13 ans, un carnet anthropométrique qu’ils devaient faire viser dans chaque commune. Puis le décret du 6 avril 1940 leur interdit de circuler sur l’ensemble du territoire : ils sont astreints à la résidence forcée sous la surveillance de la police et de la gendarmerie.

Sur décision des Allemands, le gouvernement de Vichy fait interner, le 4 octobre 1940, les tsiganes de la zone occupée, pour les surveiller. Il reste libre de mener la politique de son choix en zone sud. Environ 5.000 personnes (hommes, femmes et enfants) sont ainsi réparties dans une trentaine de camps entre 1940 et 1946. Leur internement s’est poursuivi deux ans après la libération du pays… La loi de 1912 est restée en vigueur, sans susciter aucune critique, jusqu’en 1969, où le carnet anthropométrique fut remplacé par un livret de circulation. Lors de la discussion en cours du projet de loi Égalité et Citoyenneté, cette législation pourrait être abolie.
Ce rappel historique, non pour minimiser le rôle de Vichy, mais pour replacer dans leur cadre les mesures prises à l’égard des tsiganes : elles dépassent largement la période incriminée. Pour expliquer, aussi, que François Hollande exploite cet épisode de l’Histoire pour se présenter comme un Président rassembleur – lui qui, objectivement, n’a fait que diviser les Français et son propre parti. Qu’il rende hommage – bien tardivement – aux tsiganes persécutés, c’est une chose. Qu’il utilise cet événement pour sa promotion personnelle en est une autre !

Mais puisqu’il travaille tant dans la mémoire, rappelons-lui, par exemple, le massacre des Vendéens. En 1993, Soljenitsyne dressa un parallèle entre la Terreur révolutionnaire et le totalitarisme bolchevique. Imaginez la polémique ! Pourtant, Lénine criait « Il me faut d’autres Vendée », en évoquant les régions russes qui refusaient la soumission au bolchevisme. En avril 2013, Lech Wałęsa, invité par le président du conseil général, inaugura une stèle du pardon au Mémorial de la Vendée : les élus socialistes boycottèrent la cérémonie.

François Hollande aurait-il une mémoire sélective ?

 Jean-Michel Léost

Boulevard Voltaire

Manifestation des policiers : et maintenant, le temps des sanctions?

 

 



Passé le temps de la contestation, celui des sanctions est-il arrivé ? À Marseille, une trentaine de policiers ont été convoqués par leur hiérarchie pour avoir poursuivi leur mouvement de grogne après l’annonce, par Cazeneuve, de son plan d’urgence pour la police. Si l’on évoque un simple rappel à l’ordre, et non des sanctions, il n’en demeure pas moins que cette reprise en main peut susciter quelques inquiétudes chez les intéressés. Pourtant, tomber dans le travers des sanctions serait la plus mauvaise des issues.

Car, même humilié par ses troupes, Jean-Marc Falcone, le DGPN (directeur général de la police nationale), ne doit pas oublier qu’il est seul responsable de ces derniers événements. En effet, le rôle du patron de la police nationale est avant tout technique. À lui de donner tous les moyens à ses services pour qu’ils puissent exécuter correctement, en toute sécurité et dans l’intérêt de la République, les missions qui sont les leurs. Avoir laissé la police se paupériser à un tel degré relève de la faute lourde et aurait dû lui valoir un limogeage immédiat. Mai, en France, les choses ne fonctionnent pas comme ça. Au plus haut niveau de l’État, une impunité générale prévaut, qui permet à nombre d’incapables de faire de brillantes carrières aux frais du contribuable. Punir les policiers contestataires serait donc une faute politique lourde en même temps qu’une profonde injustice.

Pour autant, la question de la poursuite du mouvement, après les mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur, se pose.
Il faudrait, d’abord, savoir si toutes les réponses attendues par ces policiers ont été apportées. De l’avis général, plusieurs aspects relatifs à cette colère n’ont pas obtenu de réponse, ou sont en voie d’être glissées sous le tapis.
 Il en est ainsi des relations police-justice, qui ne se résoudront pas par quelques stages des uns chez les autres, mais par une mise à plat de notre arsenal juridique, lequel doit être adapté au contexte de violence que connaît notre société.

Les relations hiérarchiques internes à la police doivent également être revues. Une nouvelle organisation doit être mise en place pour plus de cohérence, plus de solidarité et plus d’efficacité opérationnelle. Le régime de la légitime défense des forces de l’ordre doit également être réformé afin de l’adapter aux risques encourus et aux violences subies. Ce régime dépassant, d’ailleurs, le cadre de l’usage des armes.

Enfin – et c’est une leçon importante de ces événements inédits -, le rôle et le fonctionnement des syndicats doivent être analysés. Il est anormal que ces derniers aient été dépassés par leur base, et qu’un divorce durable puisse s’installer entre policiers et représentants syndicaux. La professionnalisation de fait de leurs principaux dirigeants est certainement au cœur du problème.
Alors, bien sûr, les policiers qui manifestent encore, ou auraient cette tentation, doivent regagner leurs commissariats. Ils ont accompli leur devoir et ils ont fait bouger les choses. Insister davantage ne manquerait pas de sur-politiser un mouvement qui se voulait, au départ, apolitique et asyndical. On sait les risques que cela ferait courir aux policiers eux-mêmes, ainsi qu’au pays tout entier.

En revanche, il appartient aux organisations représentatives de se saisir de ces revendications non satisfaites et de les suivre au plus près, afin qu’elles reçoivent les réponses attendues. À défaut, le risque est grand de voir un tel mouvement se répéter, dont l’issue serait alors des plus incertaines.

Olivier Damien

Boulevard Voltaire