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dimanche, 27 novembre 2016

Primaires : le spectacle que nous imposent les candidats est insupportable

 

 


Alors que les primaires, qui n’ont d’autre vocation que celle d’asseoir le bipartisme au détriment de l’essence même de ce que l’élection présidentielle est censée être sous la Ve République (la rencontre d’un(e) candidat(e) avec l’ensemble des électeurs), battent leur plein, force est de constater que nous assistons à un spectacle indigne, voire insupportable.

Loin des débats de fond relatifs aux véritables enjeux du scrutin à venir, nous assistons à une politique spectacle qui détourne les électeurs d’une réalité simple. Quel que soit le résultat des primaires dites de la droite et du centre, ou de celles qui auront lieu à gauche de l’échiquier politique, tous n’auront qu’un programme au lendemain du premier tour : faire « barrage » au Front national.
Ainsi, nous risquons d’avoir une fois de plus à la tête de l’État un Président qui s’alignera sur la politique décidée par l’oligarchie bruxelloise mise en place par les traités internationaux, renonçant à redonner à la France la souveraineté sans laquelle aucune politique ne sera possible. De facto, en croyant désigner leur futur Président, les électeurs français ne feront qu’élire une sorte de « délégué » européen, conduisant une politique contraire à la volonté du peuple et aux intérêts de la France, fût-ce au détriment de ses belles promesses.

Laisser croire aux Français que l’on va résoudre leurs problèmes sans poser la question de la remise en cause du traité de Lisbonne revient à leur mentir de manière éhontée, voire coupable. Nous assistons pourtant, sans surprise, à cette mascarade consistant à débattre de sujets dont on sait pertinemment qu’en vertu du principe de subsidiarité aucun État membre ne peut plus s’emparer, seule la Commission européenne composée de commissaires non élus ayant le pouvoir de décider de notre destin. 

Par conséquent, la seule préoccupation des électeurs, pour peu qu’ils aient suffisament d’esprit critique, doit se poser en ces termes : qui est à même de redonner à la fonction présidentielle sa vocation originelle, et à la France sa souveraineté sans laquelle aucune politique n’est possible ?

Seule Marine Le Pen s’est engagée à organiser un référendum sur la question de la sortie de l’Union européenne. C’est le seul moyen de redonner au peuple la souveraineté qui lui a été confisquée malgré la consultation de 2005 ayant abouti au rejet du traité de Rome, et dont on l’a privé de manière sournoise quelques années plus tard en imposant le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît.

D’aucuns feront preuve de catastrophisme, oubliant que l’Europe des nations reste la seule voie possible, se détournant de toute réalité, en particulier de celle qui consiste à constater l’échec de ce modèle européen corrompu dont l’implosion n’est qu’une question de temps. Cela relève de la propagande pure et simple et ne repose que sur la volonté d’une minorité puissante estimant que l’expression de la majorité est un concept dépassé.

Ne nous laissons plus tromper par les appareils politiciens que sont les partis européistes à qui nous devons la situation catastrophique de la France. Reprenons le pouvoir sur cette oligarchie. C’est sans doute notre dernière chance…

 Sébastien Jallamion

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