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jeudi, 14 juillet 2016

1200 allemandes agressées par 2000 immigrés tel est le bilan des agressions du Nouvel an 2016 en Allemagne

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Ce bilan revu à la hausse provient d’un rapport de police dévoilé par le Süddeutsche Zeitung, dimanche dernier. Non seulement les agressions sexuelles de masse de la nuit de la Saint-Sylvestre 2016 ont été cachées le plus longtemps possible par les autorités allemandes, mais elles restaient encore largement sous-évaluées et surtout elles resteront impunies. Des agressions sexuelles qui n’ont pas seulement eu lieu à Cologne mais également à Hambourg, Stuttgart et dans de nombreuses autres villes d’Allemagne comme si un mot d’ordre avait été donné.  La volonté de minimiser l’événement laisse planer un doute sur l’ignorance (réelle ou ordonnée ?) de l’origine de cette contagion de viols dans toute l’Allemagne à la même date, en provenance d’hommes typés. 

Un rapport de Police précédent indiquait que 12 des 16 länder avaient été touchés par ces ignominies. Le rapport de la Police Fédérale Allemande (BKA) auquel se réfère le Süddeutsche Zeitung de dimanche précise que les victimes se dispatchent ainsi: environ 650 à Cologne, plus de 400 à Hambourg et d’autres à Stuttgart, Düsseldorf et en d’autres lieux. 1200 femmes agressées « par 2000 hommes dont la  plupart des suspects étaient d’Afrique du Nord », selon le rapport. Comme seulement 120 suspects ont pu être identifiés, serait-ce donc au faciès des agresseurs, observés dans les vidéos-surveillance, que la police allemande se fie ? 

Il est probable que le bilan réel est encore plus élevé, toutes les victimes n’ayant probablement pas déposé plainte, les vidéos-surveillance n’ont pas pu tout couvrir ni permis à la police de toujours bien identifier les actes dans la confusion que les victimes et témoins ont décrite.  Aujourd’hui encore, seuls quatre de ses 120 agresseurs identifiés ont été condamnés pour infractions sexuelles avec des peines de prison à Düsseldorf et Nürtingen et à Cologne deux hommes ont été condamnés à de la probation. Ce qui fait 4 condamnés… Mais dans les autres cas, à Cologne et Hambourg, il y a eu acquittement. A Hambourg, les tribunaux ont également libérés tous les suspects en détention provisoire en attendant des informations supplémentaires… La police fédérale allemande donne comme raison qu’« Il n’y a pas de trace visuelle, les femmes auraient pu se tromper dans la description de leurs agresseurs. »

L’article poursuit: «Nous n’avons aucune preuve » que « Les actes dans les différentes villes aient été planifiées à l’avance » alors que « le ministre fédérale de la Justice Heiko Maas avait parlé de «crime organisé». » Les résultats de la BKA ont été compilées par le groupe de travail intitulé: « Nouvel An » et seront publiés prochainement », est-il indiqué.

Parmi les seulement 120 suspects identifiés, la moitié seraient « des étrangers arrivés depuis moins d’un an en Allemagne », précise l’article qui ajoute « A cet égard, il existe déjà une relation entre l’apparition du phénomène et la forte immigration justement en 2015. « 

La semaine dernière, le parlement allemand a modifié le droit allemand sur la question du viol. Désormais le viol ne dépendra plus seulement de l’attitude des victimes; tout acte sexuel commis « contre la volonté  d’une autre personne identifiable » devrait devenir une infraction pénale. Auparavant le viol était limité aux relations obtenues « par la violence, par une menace sur la vie ou l’intégrité corporelle », ou lorsque la victime se trouvait « privée de toute défense ». Un vide largement exploité par les agresseurs.

Il a été démontré que ces viols et agressions de masse ont été volontairement minimisées et atténués pour dissimuler aux Allemands les dangers de l’immigration. Ils ne seront jamais punis et les violeurs se promènent librement dans l’Union européenne.

emiliedefresne@medias-presse.info

Source : MPI

L'Allemagne serre la vis contre les propos racistes

La police allemande a annoncé mercredi avoir mené, pour la première fois, une série de perquisitions liées à des propos haineux tenus sur Internet, en particulier sur Facebook.

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Les logements de quelque 60 personnes ont été perquisitionnés dans 14 des 16 États régionaux allemands, a précisé la polie allemande. Personne n'a été interpellé dans l'immédiat mais du matériel informatique, Facebook propos haineux des appareils photos et des smartphones ont été saisis. La police criminelle allemande s'est en particulier concentrée sur les membres d'un groupe créé sur Facebook qui, entre juillet et novembre 2015, a loué, à plusieurs reprises, le régime nazi et diffusé des contenus xénophobes, antisémites et d'extrême droite.

«La violence, y comprise verbale, de quelque forme qu'elle soit et quel que soit son contexte» n'est «pas acceptable», a jugé le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière. Il existe «des principes moraux en dehors et sur Internet», a-t-il ajouté, précisant que «le droit pénal s'applique aussi sur Internet». La dirigeante du groupe des Verts au Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, a de son côté enjoint à Berlin de se montrer plus ferme vis-à-vis de Facebook.

«Le gouvernement doit enfin commencer à agir de manière conséquente et durable contre la haine passible de poursuites», a-t-elle souligné. «Le gouvernement a trop longtemps essayé de régler le problème par des séances de groupes de travail avec Facebook and Co», a-t-elle critiqué. Depuis l'arrivée, l'an dernier, d'environ un million de migrants en Allemagne, les commentaires haineux et racistes n'ont cessé de se multiplier sur la toile au point que certains grands médias tels que Der Spiegel ont fermé leurs forums de discussion pour éviter des tombereaux d'injures.

L'essentiel

Allemagne: l'AfD implose sous l'effet du Brexit

Le soutien au parti d'extrême droite allemand Alternative pour l'Allemagne (AfD) a dégringolé dans les sondages, ce que les analystes expliquent par des querelles internes, par les critiques xénophobes de l'équipe nationale de football et sans doute aussi par les répercussions du Brexit.

Portée en début d'année par la crise provoquée par l'afflux massif de migrants et réfugiés en Allemagne et créditée il y a deux mois de 15% d'intentions de vote, la formation créée en 2013 pour lutter contre l'euro avant de se reconvertir en parti anti-immigration est tombée à 8% dans une enquête publiée aujourd'hui, soit son plus bas niveau en 2016. "Les populistes paraissent soudainement moins attirants", déclare Hans Vorländer, professeur de science politique à l'université technique de Dresde, y voyant la conséquence des querelles intra-partisanes au sein de l'AfD mais aussi du comportement des partisans du Brexit en Grande-Bretagne.

"Le fait que Boris Johnson et Nigel Farage aient fui leurs responsabilités si rapidement a montré aux partisans de l'AfD qu'ils promettaient une illusion. Leur fuite a révélé leur vrai visage et conduit à beaucoup de désillusions envers les populistes", juge-t-il.

L'AfD s'est également mis à dos bon nombre d'Allemands lorsque l'une de ses dirigeantes Beatrix von Storch a laissé entendre que la Mannschaft avait perdu sa demi-finale de l'Euro contre la France en raison du trop grand nombre de joueurs issus de familles immigrées au sein de l'équipe. En mai déjà, un autre dirigeant de l'AfD, Alexander Gauland, avait provoqué un tollé en déclarant que la majorité des Allemands ne voudraient pas de Jerome Boateng, joueur noir de l'équipe et l'une des stars de la Mannschaft, comme voisin.

D'autres partis d'extrême droite ont connu une courte vie en Allemagne. Le Statt Partei a remporté 5,6% des suffrages à Hambourg et jusqu'à 16% aux élections locales dans toute l'Allemagne avant de s'effondrer. En 2001, le parti Schill a remporté 20% des voix à Hambourg avant de plonger dans l'obscurité au cours des six années suivantes. "L'AfD est incroyablement stupide, comme les autres partis d'extrême droite avant lui", estime Hajo Funke, politologue à l'université libre de Berlin. "Leurs dirigeants se déchirent ouvertement. L'AfD implose plus vite que prévu."

L'AfD a quasiment disparu en 2015 avant de rebondir et d'obtenir de bons scores lors d'élections régionales grâce à la crise migratoire et la décision d'Angela Merkel d'accueillir massivement l'an dernier des migrants et réfugiés, contrairement à la plupart des autres pays européens. Le parti a obtenu son meilleur score en mars dernier - 24% des voix - lors de l'élection de l'assemblée du Land de Saxe-Anhalt.

Source : Le Figaro

La menace djihadiste, une aubaine pour l'ultra-droite française ?

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Selon Patrick Calvar, le patron de la DGSI, une confrontation entre l'"ultra-droite" et le "monde musulman" pourrait survenir en cas de nouveaux attentats en France.

Lors de son audition du 24 mai dernier devant la Commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dont le contenu a été publié ce mardi, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, ravive le spectre d'un choc communautaire excité par l'ultra-droite à la faveur des attentats djihadistes. Il prophétise :

"Vous aurez une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman - pas les islamistes mais bien le monde musulman."

Pour le numéro 1 des renseignements français, cette confrontation est "inéluctable", et implique de "dégager des ressources pour [s']occuper d'autres groupes extrémistes". 

Doit-on vraiment craindre que des groupuscules nationalistes radicaux mettent sur pied des représailles ou des expéditions punitives en cas de nouvel attentat sur le sol français ? Contacté par "l'Obs", le ministère de l'Intérieur tempère ces déclarations. Mais la sortie de Patrick Calvar interpelle sur la capacité de l'organisation terroriste à organiser le chaos en France, à quelques mois d'une élection présidentielle qui pourrait être marquée par un score historiquement haut de l'extrême droite. A Beauveau, on résume :

"La crainte est de voir la capacité de résilience affichée par la France au moment de Charlie et du Bataclan s'émousser."

"Vitalité" de l'ultra-droite

Patrick Calvar avait déjà évoqué les mêmes craintes, le 10 mai dernier devant la commission de la Défense nationale de l'Assemblée nationale. "L'Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation", avait-il alors affirmé.

"Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d'anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires".

L'entourage de Bernard Cazeneuve confirme le "regain de vitalité" de la mouvance de l'ultra-droite et "l'attention particulière" des services de renseignements. Exemple : les manifestations anti-migrants de Calais en février 2016, ou les perquisitions fructueuses menées chez plusieurs activistes identitaires pendant l'état d'urgence. 

Autre signal début juin, quand Grégoire M., un jeune Lorrain employé dans une exploitation agricole, est arrêté - selon les services secrets ukrainiens (SBU) - près de la frontière polonaise, en possession d'un arsenal impressionnant : 125 kg de TNT, 5 Kalachnikov, 2 lance-roquettes, 5.000 munitions et 100 détonateurs. Les images de son arrestation le montrent vêtu d'un tee-shirt rouge portant le symbole du "Renouveau français", un groupuscule nationaliste. Des informations à prendre avec une "grande prudence" - notamment au sujet des conditions d'arrestation du jeune homme -, rappelle Beauvau. Mais qui acte néanmoins "la présence de militants identitaires aux intentions violentes" sur le territoire français. 

"L'attitude de ces groupes évolue : ils agissent de plus en plus à découvert. Ils sont très actifs."

Et le travail de la DGSI réside précisément dans "l'anticipation de toutes les formes de menaces", "de l'ultra-gauche aux mouvements identitaires d'extrême droite", rappelle-t-on à l'Intérieur.

"Au lendemain des attentats de janvier, des lieux culturels et cultuels musulmans avaient été la cible d'attaques. Cela s'est reproduit après novembre mais dans une bien moindre mesure."

Stratégie du chaos de l'EI

La radicalisation potentielle de l'ultra-droite entre pourtant pleinement dans la stratégie du chaos de l'Etat islamique en France. Une stratégie qui s'appuie déjà sur sa relation ambiguë avec les discours identitaires portés par l'extrême droite, Front national en tête.

Au mois de février 2016, sa propagande avait certes désigné, dans son magazine francophone "Dar-al islam", les partisans du FN comme "cibles de premier choix". Mais ces menaces ne doivent pas être prises au premier degré. Elles expriment avant tout une stratégie "opportuniste", selon Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse du terrorisme (CAT), alors cité par "L'Express" : 

"En visant le parti le plus dur à l'égard des musulmans, l'organisation contribue à faire monter les communautés les unes contre les autres, à créer le chaos."

Le parti d'extrême droite n'a pas attendu ces provocations de l'EI pour surjouer la carte de la confrontation. Quelques semaines plus tôt, Jean-Jacques Bourdin ayant avancé que les djihadistes français et le FN partageaient "une communauté d’esprit" sur "le repli identitaire", la présidente du FN s'était lâchée sur Twitter en publiant des photos - non floutées - d'exécutions menées par l'organisation terroriste. 

L'hypothèse d'un EI suivant avec appétit la progression du FN a été encore relayée, le 1er juin 2016, par le maire écologiste de Sevran, Stéphane Gatignon, lors d'un débat sur Public Sénat avec Julien Sanchez le maire FN de Beaucaire :

"Finalement vous êtes opposés mais en même temps vous êtes des alliés objectifs quelque part… Le but c’est de fracturer la société française. Et la victoire de Daech, c’est cette fracturation de la société française."

Certains élus FN ont eu beau s'en offusquer sur les réseaux sociaux, le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste du djihadisme, rappelle lui aussi à "l'Obs" qu'il existe de "vrais convergences" entre le discours de l'extrême droite et celui de l'Etat islamique et de ses soutiens :   

"Quand le Front national dit que 'l'Islam est incompatible avec la République', les djihadistes applaudissent. Si un attentat mené au nom de l'EI peut faire augmenter le sentiment d'islamophobie, gonfler les scores du FN ou pousser la partie la plus radicale de l'extrême droite à l'acte, c'est une bonne chose pour les djihadistes. Ils peuvent dire aux musulmans de France : 'regardez vous n'avez rien à faire dans ce pays'". 

Lucas Burel

Source : Le nouvel obs

Allemagne: La nouvelle juge de la Cour constitutionnelle est favorable à une immigration illimitée

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Politique: La professeur de droit Christine Langenfeld est devenue la nouvelle juge de la Cour constitutionnelle selon les vœux du parti CDU (parti dont Angela Merkel est la présidente). Elle est chercheuse dans le domaine des migrations et elle est favorable à une immigration illimitée en Allemagne.

Le Premier ministre de Hesse, Volker Bouffier (CDU) s'est mis d'accord avec son collègue de Bade-Wurtemberg, Wilfried Kretschmann (Parti des Verts) afin de promouvoir Christine Langenfeld, a rapporté le Tagesspiegel.

Mme Langelfeld est présidente du soit-disant "comité d'experts pour la migration et l'intégration" qui est sponsorisé par de grands consortiums comme VW. A ce titre, elle exige une immigration encore plus élevée en Allemagne. Elle refuse de mettre des limites, exactement comme la chancelière fédérale Angela Merkel.

Source Traduction Christian Hofer pour Les Observateurs.ch

Source : Les observateurs.ch

USA: les républicains disent oui à la création d'un mur avec le Mexique

 

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Le parti républicain a ainsi appuyé la proposition de Donald Trump cherchant à mettre fin à l'immigration clandestine en provenance du ce pays du sud de l'Amérique.

La proposition du candidat à la présidentielle américaine Donald Trump de construire un immense mur à la frontière américano-mexicaine a été incluse dans le projet de programme politique de son parti républicain, apprend-on de la chaîne Fox News.

 Selon la chaîne, le projet a été mis au point à Cleveland à la veille du Congrès républicain prévu pour la semaine prochaine. Le document appelle à ériger un mur à la frontière qui devra "couvrir toute la frontière du sud et qui devrait suffire pour prévenir tant la circulation de véhicules que le trafic de piétons". Cette initiative a été avancée par le secrétaire d'Etat républicain du Kansas et partisan de Trump Kris Kobach.

L'introduction du point concernant l'édification de ce mur dans le programme pré-électoral du parti est en quelque sorte un geste de reconnaissance envers Trump, a déclaré Reince Priebus, président du Comité national républicain.

Depuis qu'il s'est lancé dans la course à l'élection présidentielle américaine, M. Trump a tenu de nombreux propos hostiles concernant l'immigration clandestine en provenance du Mexique.

 Il a promis, pour la contenir, la construction d'un mur de 1.600 kilomètres le long de la frontière, mur dont il estime le coût à 8 milliards de dollars. Il a averti par ailleurs que ce coût serait assumé par le Mexique.

Cependant, le président mexicain Enrique Peña Nieto a assuré qu'"en aucun cas" le Mexique ne paierait  le mur que le candidat républicain à la Maison Blanche veut construire le long de la frontière, a annoncé dimanche l'AFP.

Auparavant, le ministre mexicain des Affaires étrangères Claudia Ruiz Massieu a qualifé d'"absurde" la proposition de Trump sur l'édification du mur à la frontière entre les deux pays.

Source : Sputniknews

Boom de la xénophobie au Royaume-Uni

Brexit Un rapport le prouve: le nombre d’actes hostiles aux étrangers explose

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Insultes envers les Polonais, poudre blanche sur des mosquées, boutique orientale ciblée par des pyromanes… Le nombre d’actes xénophobes explose au Royaume-Uni. Entre jeudi 24 juin, (le jour du référendum sur la sortie de l’Union européenne), et dimanche 27 juin, le nombre d’incidents xénophobes déclarés a augmenté de 57% par rapport à la même période un mois plus tôt, selon un rapport du National Polical Chiefs Council, publié le 28 juin.

«Choqué», l’ambassadeur de Pologne à Londres, Witold Sobkrow, s’est déclaré «profondément préoccupé par les récents incidents et les insultes xénophobes adressées à la communauté polonaise et à d’autres migrants résidants au Royaume-Uni», dans un communiqué publié le 27 juin.

Sur les réseaux sociaux, 16 151 tweets, contenant un terme xénophobe ou anti-immigré, ont été recensés entre le 19 juin et le 1er juillet, dont 13 232 uniquement durant la période du 24 juin au 1er juillet. Par ailleurs, depuis mars dernier, 4 123 705 tweets contiennent un terme anti-islam dont 28 034 proviennent explicitement de l’Ukip, le Parti indépendantiste. L’immigration était l’un des trois thèmes principaux de la campagne de ce parti en faveur du Brexit. Il a tweeté plus de 258 553 messages contenants les mots «migrants, immigrés, réfugiés».

La crise des migrants que vit l’Union européenne, depuis quelques années, a mis l’immigration au cœur du débat sur le Brexit. L’Ukip et le Parti conservateur actuellement au pouvoir sont accusés par les proeuropéens d’avoir instauré un climat de peur. Ils auraient tiré leur épingle du jeu en instrumentalisant les craintes des populations locales notamment en s’appuyant sur la question migratoire.

Quentin Jeantet

Source : 24heures.ch

Le patron des renseignements français craint de nouvelles méthodes d’attaque de Daesh

Véhicules piégés, engins explosifs : dans un rapport rendu public ce mardi, Patrick Calvar présentait des prévisions inquiétantes.

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Le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure française (DGSI) Patrick Calvar présentait de sombres prédictions le 24 mai dernier devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats 2015. Ses déclarations ont été rendues publiques ce mardi 12 juillet.

Le directeur des renseignements français déclarait être persuadé que Daesh allait monter en puissance en utilisant de nouvelles formes de frappe comme «  d es véhicules piégés et des engins explosifs  ».

«  Ils vont finir par projeter des commandos dont la mission consistera à organiser des campagnes terroristes sans nécessairement aller à l’assaut avec la mort à la clef, annonçait Patrick Calvar. Dès qu’ils auront projeté sur notre territoire des artificiers, [les terroristes] pourront éviter de sacrifier leurs combattants tout en créant le maximum de dégâts  ».

Confrontations entre musulmans et extrême droite à craindre

Le patron de la DGSI s’inquiétait aussi de la montée des extrêmes. «  Je pense que nous gagnerons contre le terrorisme. Je suis en revanche beaucoup plus inquiet de la radicalisation de la société et du mouvement de fond qui l’entraîne  ».

Patrick Calvar craignait alors des confrontations entre musulmans et extrême droite : «  Vous aurez une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman – pas les islamistes mais bien le monde musulman  ».

Le 10 mai dernier, le patron des renseignements français était même allé plus loin et avait évoqué une véritable « guerre civile ».

Source : Lesoir.be

Migrants: La nouvelle Première ministre britannique peut-elle changer la donne?

Theresa May. Celle qui va accéder au poste de Premier ministre en Angleterre aujourd’hui pour prendre la suite de David Cameron et mettre en œuvre le Brexit connaît bien Calais et la problématique migratoire.

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1 Une Première ministre au fait de Calais. David Cameron, en poste depuis 2010, n’a jamais fait le déplacement à Calais et a toujours suivi de loin l’évolution de la situation migratoire, malgré des prises de position acerbes et outrancières de certains médias britanniques. C’est sa ministre de l’Intérieur, Theresa May, qui a - enfin - été envoyée au mois d’août dernier pour une visite conjointe avec son homologue français, Bernard Cazeneuve. Le 20 août, ils ont visité le site du tunnel, avant de s’entretenir avec les élus et des responsables du centre Jules-Ferry. Le contenu de la visite a essentiellement porté sur la sécurité et la signature d’un accord de coopération franco-britannique pour renforcer la lutte contre les passeurs, financer des installations de sûreté au port et au tunnel ainsi qu’améliorer le volet sécuritaire.

2 Qui est Theresa May? La ministre de l’Intérieur Theresa May est une eurosceptique dans l’âme qui va devoir négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle avait pourtant choisi en début d’année de rester fidèle au Premier ministre David Cameron et de défendre le maintien dans l’Europe. Mais elle a fait le service minimum, continuant aussi à prôner une limitation de l’immigration, thème favori des pro-Brexit, ce qui l’a rendue crédible auprès des deux camps.

Au ministère de l’Intérieur, qu’elle occupe depuis 2010, elle a tenu une ligne très ferme, qu’il s’agisse des délinquants, des immigrés clandestins ou des prêcheurs islamistes.

Si on lui reproche son manque de charisme, on lui reconnaît également autorité et compétence. Elle peut aussi se montrer cassante et « d’une détermination féroce », selon le Daily Telegraph. Ce qui lui vaut d’être parfois surnommée la « nouvelle Margaret Thatcher ».

Après des études de géographie à Oxford et un bref passage à la Banque d’Angleterre, elle entame sa carrière politique en 1986. Elle est élue député en 1997. En 2005, elle prête main forte à David Cameron dans sa conquête du parti.

Lorsqu’il est élu chef du gouvernement en 2010, il la récompense en lui attribuant le portefeuille de l’Intérieur, qu’elle conservera lors de sa réélection en 2015. « Elle a une capacité de travail incroyable et elle est très exigeante », souligne une de ses collaboratrices, sous couvert de l’anonymat. « Elle déteste le risque, c’est quelqu’un de fiable ». On la décrit aussi comme « très intelligente, résistante, fine négociatrice ».

3 Une nomination qui plait à Calais. Eurotunnel salue l’arrivée de Theresa May au poste de Premier ministre. « Theresa May est quelqu’un de très capable, avec qui nous avons très bien travaillé, surtout l’été dernier, et en qui nous avons beaucoup de confiance », réagit John Keefe, porte-parole pour l’entreprise, ajoutant que « Jacques Gounon se félicite de sa nomination ».

Jean-Marc Puissesseau, président de la CCI, pense que Theresa May aura une tâche assez difficile à remplir, suite au Brexit, et sera conciliante sur les accords d’échanges avec l’union européenne. « Elle ne pourra pas se couper de l’Europe, l’Angleterre a besoin de mettre en place des conditions favorables à l’import/export. Je ne suis pas inquiet sur la poursuite des libres échanges de marchandises. Elle sait où se situeront les intérêts commerciaux et économiques de son pays ».

4 Quel impact sur la problématique à Calais? L’arrivée de Theresa May ne devrait pas révolutionner la situation migratoire. « Elle va mener une politique migratoire qui marchera pour le Royaume-Uni et qui alliera enjeu économique et liberté de mouvement », estime un observateur du dossier. La politique migratoire anglaise a peu de poids à ses yeux face à la situation géopolitique et économique dans les pays d’origine des migrants.

5 Quelle position sur le Brexit? Theresa May est une eurosceptique passée dans le camp du maintien dans l’Union européenne pendant la campagne référendaire. Elle a indiqué qu’elle respecterait la victoire des pro-Brexit, laissant peu d’espoir à ceux au Royaume-Uni qui réclament une deuxième consultation sur l’Union européenne.

Elle a affirmé sa volonté de «négocier le meilleur accord» de sortie de l’UE et de faire jouer «un nouveau rôle dans le monde» à son pays.

«Brexit signifie Brexit et nous en ferons un succès», a-t-elle martelé.

Elle ne compte pas activer l’article 50 du Traité de Lisbonne - qui permet de déclencher le processus de sortie de l’UE - avant la fin de l’année.

Source : Nordlittoral