lundi, 28 mars 2016
Bordeaux : plus de 600 personnes pour Tariq Ramadan

La venue de l’islamologue, samedi, au Palais des congrès, était controversée.
Il n'était pas le bienvenu - le maire de Bordeaux, Alain Juppé a été clair - mais il a été chaleureusement accueilli. Tariq Ramadan, islamologue suisse controversé, a bien tenu sa conférence sur le thème : « les clés du vivre ensemble », vendredi soir au palais des congrès de Bordeaux.
La jauge de la salle a même dû être revue à la hausse. Plus de 600 personnes avaient payé leur ticket d'entrée pour le voir et l'entendre. Des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes, des plus sages, des musulmans, des catholiques, des athées, le responsable local de l'Union juive française pour la paix, venus « dans un esprit de débat ».
Pas de trouble à l'ordre public
Tariq Ramadan ne fait plus une apparition publique sans être précédé ou accompagné de polémiques. « À chaque élection, on trouve de l'intérêt à ma diabolisation », déclare-t-il en préambule, rappelant dans la même phrase qu'il n'est pas là pour un meeting politique. Fin orateur, branché en direct sur les réseaux sociaux, l'homme maîtrise les mots, jongle avec eux sans en lâcher un de trop, offre différents profils aux journalistes présents en nombre.
La présence de policiers, occupés à la sécurisation des veillées pascales et à la traque des délinquants, n'a pas été requise. Le dispositif de sécurité était privé et suffisant. L'intellectuel trouble moins l'ordre public que les consciences privées.
Le vivre ensemble, c'est le cœur, la raison d'être de l'association In Peace Event (1), qui avait invité l'intellectuel. « Et c'est une responsabilité, plus qu'un rêve ou une espérance », a précisé Tariq Ramadan avant d'inviter les participants à un « débat critique ».
La réponse de Tariq Ramadan à Alain Juppé
Vendredi, sur sa page Facebook, l'islamologue avait répondu par vidéo à Alain Juppé, qui affirmait qu'il n'était "pas le bienvenu à Bordeaux".
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Créée en octobre 2014, l'association revendique 42 membres, essentiellement des étudiants, et a mis en place des activités hebdomadaires d'aide aux devoirs, de maraude et de sorties de jeunes au stade. Elle organise aussi des conférences et autres événements humanitaires et caritatifs. Renseignements au 07 68 56 00 25.
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Attentats de Bruxelles : ce que l'on sait de Djamal Eddine Ouali, arrêté en italie

Djamal Eddine Ouali a été arrêté samedi dans la région de Salerne, en Italie. Ce ressortissant algérien est soupçonné d'être un complice des terroristes de Bruxelles et d'avoir fabriqué des faux documents d'identité.
Djamal Eddine Ouali, soupçonné d'être un complice des terroristes de Bruxelles, a été arrêté samedi dans la région de Salerne, près de Naples (Italie). Ce ressortissant algérien a été interpellé en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis en Belgique, dans le cadre d'une enquête sur des documents falsifiés utilisés par les kamikazes de Paris et de Bruxelles et leurs complices.
Selon l'agence AGI, il est suspecté d'avoir fait partie d'un réseau criminel qui fabriquait de faux documents d'identité et favorisait l'immigration clandestine. Les soupçons de la police italienne se sont éveillés au moment où a été étudiée sa demande de permis de séjour au bureau local de l'immigration. Un homme portant le même nom était recherché par la police belge depuis le 6 janvier.
La photo de Najim Laachroui
Un nom qui serait apparu lors de perquisitions effectuées en octobre 2015 à Saint-Gilles, une banlieue de Bruxelles. Au cours de perquisitions, des centaines de photos numérisées avaient été saisies dans un repaire de faussaires. Parmi elles, celles de trois terroristes qui appartenaient au groupe ayant planifié les attentats du 13 novembre dernier à Paris, dont Najim Laachroui, un des kamikazes de l'aéroport de Zaventem.
Arrêté dans la localité de Bellizzi lors d'une opération conjointe du service central antiterroriste et de la division des opérations spéciales de la police (DIGOS) de Rome, il devrait être extradé dans les prochains jours en Belgique. Les investigations se poursuivent afin notamment de déterminer les raisons pour lesquelles ce suspect se trouvait dans la province de Salerne et les éventuels soutiens dont il aurait bénéficié. La police italienne recherchait également ce dimanche un de ses complices dont l'identité n'a pas été révélée.
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