mardi, 29 mars 2016
Un musulman égorgé car il a fêté « bonnes Pâques » à des chrétiens !

Asad Shah était un commerçant musulman de Glasgow. Il était apprécié par ses clients. Il aimait rendre service. Il a souhaité sur Facebook de bonnes fêtes de Pâques à la communauté chrétienne. Il a ajouté les mots « très cher Jésus-Christ ». Il en est mort ! Quatre heures après posté son message, un homme barbu est venu le trouver. Il l’a fait sortir de son magasin et a discuté violemment avec lui. Un complice est arrivé. On a lardé le malheureux commerçant de coups de poignard ! Puis les deux assassins ont piétiné son corps. Asad Shah est décédé en arrivant à l’hôpital.
La police a arrêté un suspect. D’après les premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’un crime religieux. Les deux barbus sont des extrémistes qui n’ont pas apprécié que leur coreligionnaire soit si ouvert. Ils l’ont puni de mort. Un musulman n’a pas le droit d’apostasier. S’il le fait, les fidèles du Prophète ont le devoir impératif de le tuer, selon les hadiths, les textes sacrés qui commentent le Coran. Les deux assassins ont, sans doute, estimé que souhaiter une bonne fête de Pâques et parler de « très cher Jésus-Christ » revenait à renier l’islam !
Les musulmans rejettent la crucifixion (qui est à la base du christianisme) car, pour eux, Dieu n’a pas pu laisser périr misérablement l’homme qu’il avait choisi entre tous. Pour eux, Jésus est monté vivant au ciel et a été remplacé sur la croix par Simon de Cyrène, qui a revêtu l’aspect du Christ grâce à une ruse d’Allah (ce sont les termes employés par les fidèles du Prophète). D’autre part, le Coran interdit explicitement de féliciter les « mécréants » pour leurs fêtes religieuses (et leurs anniversaires). Passer outre revient à pécher gravement contre Allah !
L’Angleterre est encore plus engagée que nous dans la voie de la communautarisation. Là-bas, la charia est appliquée sur une partie du territoire. Certains responsables réfléchissent à rendre cette législation de fait légale, une véritable horreur démocratique car la loi islamique refuse, entre autres, l’égalité homme/femme.
Ce meurtre a provoqué l’indignation en Écosse. On a rendu hommage à la victime lors d’une veillée funèbre à laquelle participait le Premier ministre écossais. On a récolté 90.000 euros pour la famille endeuillée.
Voilà comment un certain nombre de musulmans – une minorité ? Enfin, je l’espère ! – conçoivent leur religion autoproclamée de paix et d’amour. Cet acte n’est pas isolé. Chaque jour, il s’en produit de semblables. Récemment, on a assassiné au Bangladesh un chrétien qui a quitté l’islam. À Lahore, 70 chrétiens ont perdu la vie lors d’un attentat sanglant. Leur crime ? Fêter Pâques. Les médias parlent à peine de ces massacres, ou même les occultent complètement. Si des fanatiques chrétiens tuaient un musulman quelque part dans le monde, cet événement ferait les gros titres des journaux. Et l’Occident serait invité à battre sa coulpe.
Christian de Moliner
07:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
Éducation : quand les élèves côtoient les migrants

Conditionner nos enfants au Grand Remplacement à grands coups d’interventions, dans les classes, d’associations telles que la LICRA ou le MRAP, et même de migrants en chair et en os, invités à parler de leur parcours ne suffit plus ! À Saint-Gély-du-Fesc, dans l’Hérault, bourgade de 9.423 habitants, inspecteur d’académie, directeur d’école, enseignants, tout le monde, jeudi 24 mars, s’en est donné à cœur joie : il s’agissait de tenter une expérience.
Dix heures du matin, heure de la récré. Et les élèves de découvrir au milieu de la cour, stupéfaits, une tente autour de laquelle s’active un couple d’étrangers. On imagine la réaction spontanément normale de la plupart des enfants : « Que font ces gens dans notre école ? », « Ils n’ont pas le droit de s’installer ici », et d’observer l’attitude des adultes, dans semblable enceinte, chargés de les protéger. Ils vont forcément demander aux intrus de s’en aller. Appeler la police. Leur demander de rentrer en classe le temps de régler cette situation aussi incongrue que défendue. Potentiellement dangereuse, même, en période de risque terroriste maximal. Pas du tout ! Et pour cause : le personnel enseignant joue la comédie ! Qui indifférent, qui étonné, qui curieux. D’abord, « on » tente de communiquer. Ensuite, « on » essaie d’en savoir un peu plus, « qui sont-ils, d’où viennent-ils ? » Enfin, les enfants qui ne courront ni ne joueront pendant leur récréation, iront rapidement les aider.
À étendre le linge de madame, à porter de la colle pour réparer la chaussure de monsieur. À sacrifier son goûter, aussi. Toute la journée ! Toute une journée passée à vivre aux côtés de ces gens-là, en réalité… deux acteurs de Lili Label Compagnie, recrutés pour « les faire réfléchir sur le rapport à l’Autre, à la différence » et tutti quanti ! C’est le lendemain que les enfants apprendront que le corps enseignant les a pris pour des c… !
Remarquez, en octobre 2014, une école allemande a commis plus abject encore. Avec de vrais migrants, cette fois. À Lübeck, les élèves ont été emmenés dans un centre d’accueil de réfugiés pour « une expérience pratique du travail ». Qui consistait à faire les lits, le ménage, la cuisine, dans un centre d’accueil de réfugiés. Prévenus en bonne et due forme par l’administration en question, certains parents se sont insurgés. Même les plus « ouverts ». « Je ne suis pas haineuse. Je suis super tolérante, mais là, ça va un peu trop loin. Y a-t-il un nouveau sujet à l’école baptisé “servitude” ? », a commenté l’un d’eux. Certainement.
Les enfants européens endoctrinés à se soumettre à ceux qui vont les remplacer, entraînés à faire « le sale boulot » au détriment de l’apprentissage scolaire. Les petits Européens « n’appartiennent pas à leurs parents » ? En effet, officiellement depuis 1986, date de la première journée scolaire « de lutte contre les discriminations raciales ». Et, en 2016, c’est une semaine entière qui vient d’y être consacrée. Sans parler du reste de l’année, où leur est insufflé l’idéologie immigrationniste sans discontinuer. À l’Éducation nationale, pour annihiler l’instinct de conservation des petits Français et petits Européens, la fin justifie les moyens. C’est effroyablement vilain…
Caroline Artus
07:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
Daech : Mélenchon a-t-il tout compris ?

Que ne ferait pas Jean-Luc Mélenchon pour faire parler de lui ? L’ancien sénateur de l’Essonne et actuellement député européen s’est exprimé, dimanche 28 mars, dans l’émission « Le Supplément » de Canal+ à propos des attentats en Europe et des attentats en Syrie : « Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a-t-il déclaré. Il en fait une condition presque sine qua non : « Commençons à admettre ce point », dit-il à son interlocuteur, Ali Badou. « La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. C’est un fait acquis. »
Après une telle déclaration, tout un chacun reste partagé entre l’incompréhension et la colère. L’incompréhension parce qu’il est totalement illusoire de croire que la fin de la guerre signifie la fin des attentats. L’armistice signée le 11 novembre 1918 n’a pas signifié que la guerre était terminée : d’autres morts sont survenues ; le 19 mars 1962 (cessez-le-feu en Algérie) l’a rappelé de manière cruelle pour de nombreux compatriotes. Et Daech se moque bien des États et des traités internationaux. Jamais ses dirigeants ne négocieront une paix quelconque, jamais ses dirigeants et ses combattants ne se rendront. Le seul objectif de Daech est de faire de cette terre un immense État islamique sous la coupe du Coran, de la charia et du voile. La mort va si bien à leurs combattants et leurs kamikazes, à qui l’ont promet le paradis et 72 vierges. Leur idéologie malsaine est jusqu’au-boutiste. En somme, pour eux, la seule négociation, c’est la guerre.
La déclaration de Jean-Luc Mélenchon suscite également la colère par la méconnaissance de l’Histoire qui le caractérise. Car ce ne sont pas les Occidentaux qui ont porté la guerre en Syrie et en Irak, mais bien les terroristes islamistes qui ont commencé à la porter sur le Vieux Continent dans les années 1980 et 1990, avec les nombreuses vagues d’attentats dans leur volonté d’imposer leur idéologie : rue des Rosiers, rue de Rennes, métro Saint-Michel, Madrid, jusqu’au Bataclan et Bruxelles il y a quelques jours. En tout, près de 900 morts en Europe. Depuis le 11 septembre 2001, ces mêmes terroristes ont commis près de 18.000 attentats dans le monde. Comment, ainsi, nier cet aspect ? En allant notamment en Afghanistan, l’idée était d’aller éradiquer la tumeur là où elle se trouvait. Mais là encore, il aurait peut-être fallu rester plus longtemps pour traiter toutes les cibles, car les métastases n’ont repris que de plus belle après l’élimination de Ben Laden. Ce fut d’ailleurs une erreur de croire qu’une fois cette tête d’affiche terroriste éliminée, les attentats allaient s’arrêter d’eux-mêmes…
Dans cette longue interview, Jean-Luc Mélenchon a, néanmoins, eu un éclair de lucidité en reconnaissant que « l’État (français, ndlr) est anémié » et qu’il « manque des moyens humains pour mener cette action ». Il a même terminé en disant que les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ». À condition de les éradiquer jusqu’au dernier. Et encore, ce n’est pas gagné. Il faudra compter sur les générations suivantes qui voudront peut-être venger leurs aînés et perpétuer leurs funestes traditions… Finalement, tout est dans le « vraisemblable ».
Henri Saint-Amand
07:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
« Les clefs du vivre ensemble » : Tariq Ramadan en tournée

Le 26 mars, Tariq Radaman donnait une conférence au palais des congrès de la ville de Bordeaux. La venue du théologien musulman dans la capitale girondine n’a pas été sans susciter de nombreuses polémiques. S’estimant maltraité par le monde politico-médiatique français, Tariq Radaman a déclaré : « Chaque fois qu’une élection approche, on mène une campagne de diabolisation contre moi. » Il n’a pas tort : nonobstant mon dédain pour les idées véhiculées par ce monsieur, j’estime que l’hystérie médiatique ne lui nuit pas mais, tout au contraire, le renforce dans sa posture victimaire.
Tariq Ramadan joue sur plusieurs tableaux. Il est capable de s’afficher avec les imams les plus radicaux du monde sunnite, comme avec le philosophe de gauche Edgard Morin. Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans est un centriste du monde musulman, selon le chercheur Gilles Kepel. Par centriste, il faut bien entendre que Tariq Ramadan est issu de la matrice traditionnelle sunnite et n’est pas très éloigné des mouvements salafistes.
L’homme adapte son discours en fonction du public devant lequel il s’exprime. Adepte d’une sorte de dialectique éristique islamique, ou de taqiya inversée (à l’origine, la taqiya a été inventée par les minorités musulmanes hétérodoxes pour se cacher des sunnites majoritaires), Tariq Ramadan ne sert qu’un projet : la progression de l’islam politique en Europe. Il entend conquérir les cœurs et les esprits, sans violence directe. D’ailleurs, il n’a jamais condamné explicitement les terroristes, se contentant de contorsions intellectuelles pour le moins ambiguës.
Pourtant, je ne pense pas qu’il faille l’interdire de donner des conférences. Je ne suis pas moi-même un théologien ou un spécialiste de l’islam. Je ne crois pas, d’ailleurs, qu’il soit du rôle des commentateurs ou des acteurs de la vie politique de se substituer aux imams et aux « savants musulmans ». Cela regarde les pratiquants de cette religion.
En revanche, il est de notre rôle de définir ce qui, parmi les pratiques islamique, est acceptable en France et ce qui ne l’est pas. La vision islamique de Tariq Ramadan est inacceptable en France. Notre pays distingue les domaines spirituel et temporel depuis toujours. Sans attendre la loi de 1905 sur la laïcité, le roi Philippe le Bel sut remettre le pape Boniface VIII à sa place de chef des croyants.
Le pouvoir politique doit donc s’opposer à Tariq Ramadan sur le plan des idées, mais il ne saurait prendre la liberté d’interdire ses conférences. D’abord par attachement à nos valeurs. Les libertés d’expression et d’opinion doivent être garanties en France. Enfin, déclarer Tariq Ramadan persona non grata lui ferait de la publicité gratuite. Il n’attend que ça.
Plutôt que de songer à interdire les conférences de Tariq Ramadan, nous devrions songer à expulser au plus vite les imams salafistes et à casser les trafics internationaux qui alimentent le terrorisme islamiste, notamment les trafics de drogue, d’armes et de migrants. En outre, nous devrions comprendre que les propos de Tariq Ramadan représentent malheureusement l’islam « modéré » en Europe. Une modération tout à fait radicale. Quand Tariq Ramadan affirme que l’islam est une religion française, il sait très bien qu’il prononce un mensonge. Le « vivre ensemble » qu’il défend n’est qu’un « vivre avec » qui tournera immanquablement au « subir ensemble ».
Gabriel Robin
07:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Turquie, soutien de Daech : de nouvelles preuves

La reconquête de la ville d’Al-Chaddadeh (10.000 habitants) par les Kurdes, dans la province d’Hassaké, proche de la frontière entre la Syrie et la Turquie, sous contrôle de Daech il y a encore quelques jours, a permis de saisir des dossiers comptables et des factures détaillées qui permettent de prouver, si cela était encore nécessaire, l’implication de la Turquie dans le financement et l’armement de l’État islamique.
Chaque facture numérotée indiquant le nom du chauffeur, le type et le poids du camion-citerne ainsi que le prix convenu. Un prix défiant toute concurrence, bien entendu ! Exemple, facture datée du 11 janvier 2016 : 1.925 barils de pétrole, du champ pétrolier de Kabibah, d’un prix total de 38.342 dollars. Ce pétrole parvient jusqu’à la Turquie par l’intermédiaire de « commerçants » résidant à Raqqa ou Alep. Ces livres comptables permettent d’évaluer les recettes quotidiennes perçues par l’État islamique uniquement sur ce secteur : des millions de dollars.
Ont été saisis également des centaines de passeports, recueillis sur des cadavres de « combattants » de Daech, venus de tous les coins du monde et ayant transité par la Turquie, les passeports ayant des timbres émis aux points de contrôle des frontières turques. Frontières dont les habitants témoignent de l’absence totale de gardes tout le long de cette zone de libre circulation. Des documents stratégiques ainsi que des brochures de propagande, le tout imprimé en Turquie, les couvertures affichant même l’adresse postale de l’imprimeur, situé à Istanbul.
Il n’y a jamais eu le moindre doute sur le soutien logistique et financier proposé par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan à l’État islamique, lui permettant de combattre et de massacrer les soldats et les citoyens kurdes, ainsi que l’armée de Bachar el-Assad. Ce sont ses deux objectifs primordiaux.
Cela est à présent prouvé. Et sans l’aide en armes, combattants et logistique, fournie aux groupes terroristes de Daech, l’organisation aurait des difficultés à poursuivre son combat destructeur. La Turquie du président Erdoğan est donc responsable et coupable du massacre de dizaines de milliers de Syriens et de Kurdes. Et l’Union européenne lui verse six milliards d’euros pour qu’elle conserve les « migrants », certes, mais pas les terroristes infiltrés parmi eux, comme cela a été le cas pour Ibrahim El Bakraoui, l’un des kamikazes de l’aéroport de Zaventem, arrêté en juin 2015 et expulsé vers les Pays-Bas le 14 juillet.
Et comme ce fut le cas également pour Ismaël Omar Mostefaï, l’un des terroristes du « Bataclan », en novembre. La Turquie a expulsé, depuis 2011, 3.290 « infiltrés » vers leurs pays d’origine. Parmi eux, les responsables de tous les attentats commis en Europe.
Manuel Gomez
07:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
Contre-terrorisme : les Africains ne fantasment pas sur le FBI

Dans l’adversité contre le terrorisme, quatre pays d’Afrique subsaharienne touchés par le terrorisme (Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Sénégal) ont décidé de renforcer l’unité d’action de leurs services de sécurité. Il s’agit d’établir une collaboration systématique entre ces services et d’instituer un bulletin mensuel d’information sur les actes criminels liés au terrorisme. D’autres mesures liées à la mise en œuvre régionale de la carte d’identité biométrique et à la fiabilité des documents de voyage ont été également prises. Après les attentats de Bamako, Ouagadougou et Grand Bassam, ces pays possédant des frontières communes et traversés par d’importants flux migratoires ont pris brutalement conscience de la poussée vers le sud du terrorisme sahélien d’AQMI et de sa nébuleuse. Il s’agit d’une volonté de recentrage de l’Afrique subsaharienne sur sa propre problématique. Le Sénégal, encore épargné, anticipe car il pourrait bien être la prochaine cible.
En effet, la plate-forme d’échanges de renseignements qui devait voir le jour au sein du G5 Sahel regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad n’avance pas et, surtout, la Côte d’Ivoire et le Sénégal n’en font pas partie. Dans cet organe régional, la Mauritanie, efficace dans sa lutte contre le terrorisme, traîne un peu les pieds, tandis que le Tchad et le Niger semblent davantage focalisés par leur coopération avec le Nigeria et le Cameroun dans leur lutte conjointe contre Boko Haram.
La situation européenne n’est pas si différente entre les pays touchés et ceux qui le sont moins. Le renseignement est un outil qui relève de la souveraineté des États, qu’ils ne sont souvent pas prêts à céder. Il faut une forte motivation opérationnelle pour passer outre. C’est ce qui s’est produit dans le réveil de notre coopération avec la Belgique après les attentats de Paris puis de Bruxelles, réveil qui semble porter ses fruits.
Il est illusoire de fantasmer sur un FBI européen, qui relève d’un rêve fédéraliste dont l’utilité marginale reste à prouver. Une plate-forme virtuelle de partage du renseignement doit voir le jour d’ici le 1er juillet, au sein du groupe antiterrorisme (GAT) du Club de Berne, une organisation informelle spécialisée dans l’échange de renseignement entre les 28 États membres de l’Union européenne. Ce n’est pas la méthode idéale, le risque étant que, sans grille d’analyse commune, ne soient échangés que des renseignements utiles plutôt que des informations sensibles, chaque pays ne disposant pas des mêmes critères. Par ailleurs, Europol vient de créer un « centre antiterrorisme » dont la mission est aussi de faciliter l’échange d’informations entre les États. On empile donc le mille-feuille. On sait ce que cela donne. En février, le même Europol a lancé une alerte générale sur la présence de 3.000 à 5.000 djihadistes infiltrés notamment parmi « les migrants », après avoir annoncé en janvier qu’il n’y avait aucune preuve de cette infiltration ! Il existe aussi déjà d’autres bases de données européennes centralisées qu’il convient de mieux exploiter, comme le Système d’information Schengen deuxième génération (SIS II), qui vise à signaler des criminels suspects, ou ECRIS (European Criminal Records Information System), le fichier d’échange des casiers judiciaires, ou encore le VIS (Visa Information System), qui réunit toutes les données concernant les demandes de visa pour entrer dans l’espace Schengen.
Il me semble donc plus réaliste de cultiver une coopération renforcée entre les pays les plus motivés parce que meurtris par le terrorisme, possédant une même grille d’analyse et des frontières communes. Cela a commencé entre la Belgique et la France et pourrait s’élargir à l’Allemagne et au Royaume-Uni, par exemple. En 2015, Salah Abdeslam est venu en Allemagne et Abdelhamid Abaaoud a séjourné à Londres et Birmingham….
Philipe Franceschi
07:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
Euro 2016 : le cauchemar de Cazeneuve

Quand, le 28 mai 2010, la France obtient, de haute lutte, contre la Turquie, l’organisation de l’Euro 2016 de football, personne ne se doute que, six années plus tard, cet événement tournerait au cauchemar pour les autorités françaises.
Les données sont fort simples. Il y aura, du 10 juin au 10 juillet, 51 matchs à sécuriser sur dix terrains de France : Saint-Denis, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Paris, Saint-Étienne, Nice, Lens et Toulouse. Ajoutez à cela ce qu’on appelle les « fan zones », ces écrans géants installés dans des milliers de villes, qui devraient attirer 7 millions de passionnés de football.
Sous couvert d’anonymat, un membre des services antiterroristes a révélé à l’AFP qu’il avait participé à une réunion avec les organisateurs. Il était alors envisagé, en cas d’attentat, de continuer l’Euro, la seule question étant de savoir s’il fallait arrêter les matchs une journée ou deux. On a connu cela à Munich, aux Jeux olympiques, en 1972, lors de l’assassinat de sportifs israéliens par des Palestiniens, par ailleurs de la même religion que ceux qui menacent cet Euro, et tuent partout dans le monde. Bref, que va faire Bernard Cazeneuve, l’homme qui est payé pour protéger les Français et qui a, à son passif, depuis son passage à Beauvau, en 2015, 150 morts, entre les attentats de Charlie Hebdo, la décapitation d’Hervé Cornara et les massacres du Bataclan ?
Un Donald Trump dirait qu’il faut fermer les frontières, interdire toute expression de l’islam et dissoudre ses associations, fermer toutes les mosquées, expulser sur-le-champ tous les musulmans qui menacent la sécurité de la France, armer les Français compétents dans ce domaine et tuer sans sommation les terroristes qui sont en France.
Mais Bernard Cazeneuve fait partie d’une famille politique qui a organisé l’invasion migratoire, majoritairement musulmane. Il court après les voix de la communauté pour 2017. C’est un ministre de l’Intérieur qui va saluer des clandestins qui ont juste violé la loi en envahissant notre pays. C’est un humaniste qui essaie de convaincre les « migrants » qui veulent partir en Angleterre que leur avenir est en France. C’est un homme de dialogue, qui passe beaucoup de temps dans les mosquées à appeler les musulmans à se convertir à un imaginaire « islam de France ». C’est un pacifiste, qui est convaincu que l’enjeu de l’heure, c’est de lutter contre les fusils de chasse des Gaulois, quand les vrais assassins détiennent des milliers de kalachnikov.
Bref, celui que les députés socialistes surnomment « R2D2 », l’homme qui a pleuré aux obsèques d’Hervé Cornara, est-il vraiment l’homme de la situation pour protéger les supporters des vingt-quatre pays qui participeront à cet Euro 2016 ? Jusqu’à ce jour, Cazeneuve, comme son prédécesseur Valls, s’est montré bien plus efficace pour dissoudre quatre groupuscules classés à l’extrême droite (suite à la mort accidentelle du jeune Méric), pour arrêter le général Piquemal ou 14 Identitaires à Calais que pour faire face à un terrorisme musulman qu’il a contribué à implanter et à renforcer sur notre propre sol.
L’Euro 2016 va commencer dans 74 jours. Il ne reste à Cazeneuve, franc-maçon islamophile et catholicophobe, que la prière et les bougies… C’est peut-être pour cela que lui qui souhaite tous les ans un joyeux ramadan aux musulmans a, pour la première fois cette année, dans un communiqué, pensé aux catholique à l’occasion de Pâques.
Pierre Cassen
07:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’ignorance délibérée du mal

Pour célébrer le printemps et les tempêtes d’équinoxe, nos gentils gouvernants ont investi allègrement quelques millions d’euros, tirés du produit de nos impôts, dans une grande campagne médiatique de lutte contre « le racisme et l’antisémitisme »
Déjà, pour la seconde partie de la formulation, l’auditeur-spectateur, au fait de la sémantique et de l’actualité, ne comprend guère. En effet, dans un pays où depuis trente-cinq ans, les injures, coups et attentats antijuifs sont le fait à 95% (en estimation base) d’Africains – noirs et maghrébins – musulmans, utilisant l’arabe dans leurs prières et dans la vie courante, on a un peu de mal à intégrer la formulation d’un « antisémitisme » qui serait le fait d’usagers d’une langue sémitique et de fidèles d’une religion sémitique.
Peut-être serait-il temps de s’adapter au « vivre ensemble », une situation à laquelle les Juifs de France, comme tous les autres Français de souche européenne, sont confrontés du fait de l’immigration-invasion. Après tout, avoir l’immense honneur d’héberger en énorme quantité des « chances pour la France » vaut bien un petit sacrifice d’amour propre.
Un sexagénaire sait d’expérience qu’avant les années 1975, l’expression « Putain de ta race » n’existait pas en France… et fut (très inutilement) importée par les honorables immigrés venus du Maroc. Le caractère raciste de cette injure a été nié le 23 juin 2005 à la 17e Chambre correctionnelle de Paris (où l’on juge généralement les « négationnistes », faussement dénommés « révisionnistes »)… mais l’expression (de même origine) « Enculé de ta race » est jugée « offensante pour la dignité des homosexuels », étant de ce fait sanctionnée pour « homophobie ». La « Justice » serait-elle rendue par des schizophrènes (soit des individus à double personnalité) ?
Le principe paranoïaque du racisme étant stupide, on ne peut que se féliciter de l’initiative de nos merveilleux gouvernants, non sans estimer qu’après l’énorme vague de profanations d’églises et de cimetières chrétiens (depuis 2010), d’attentats meurtriers des fous et des folles d’Allah (2014-2016), il y avait peut-être mieux faire en matière de propagande onéreuse. Tant qu’à dépenser l’argent soutiré aux contribuables, autant le faire en faveur de la majorité.
Il est évident qu’il n’existe aucune « race élue de dieu », aucune « race supérieure » (un seul débile mental suffit à détruire cette prétention), pas plus que de « race inférieure » (un seul surdoué annihile cette dénomination). Prétendre le contraire est faire preuve de délire mégalomaniaque… et la paranoïa délirante relève du traitement psychotrope, bien plus que des tribunaux.
Ce principe étant posé, on jette un œil sur l’initiative « Tous unis contre la haine ». Là encore, l’affirmation comme le présupposé éthique sont excellents et emportent l’adhésion de tout être de bonne foi. Hélas, l’étude des textes, la visualisation des vidéos sont une source d’étonnement… et bien plus encore l’appel du N° téléphonique recommandé aux victimes d’actes et d’injures racistes. Hé oui ! En 2016, le « racisme anti-Blancs » n’existe pas pour les organisateurs de cette parade, pas plus que pour le réceptionniste.
Le racisme anti-Blancs a pourtant été reconnu comme une caractéristique nouvelle de la société française, en 2005, par des penseurs juifs (« élus de gauche » & écolos bourgeois exclus) et condamné au Pénal à plusieurs reprises depuis 2013… il faudrait peut-être en avertir les hauts-fonctionnaires, surmenés donc mal informés, qui chapeautent « Tous unis contre la haine ».
Il est évident qu’il faut lutter en France contre le régime de ségrégation raciale, cette « discrimination positive » qui lèse les jeunes Français de souche européenne au profit des rejetons de l’immigration extra-européenne. Cette forme d’apartheid est condamnable au titre des crimes contre l’Humanité, tels qu’ils ont été définis par l’ONU : nul ne peut être pénalisé du fait de son appartenance ethnique.
Il est évident que les « ratonnades anti-Blancs », bien connues dans les banlieues de Paris et de Lyon, mais aussi de Marseille, Béziers, Montpellier, Rouen, Roubaix etc., doivent être vigoureusement réprimées par les forces de l’ordre et punies par la « Justice ». Il est évident qu’il existe en France, non pas « 500 » Molenbeek, mais deux mille cités de non-droit, où pompiers et médecins ont peur d’être appelés, où les « forces de l’ordre » pénètrent le moins souvent possible, parce qu’elles y sont constamment ridiculisées. Il est peu probable que les commissariats et gendarmeries attaqués à l’arme lourde ces deux dernières années l’aient été par des Français de souche européenne.
Si « Tous unis contre la haine » permet d’établir de véritables statistiques ethniques des violées, des violés (eh oui, cela existe : un médecin en voit et même de plus en plus souvent depuis les années 1990) et des violeurs, cette initiative coûteuse aura entraîné une avancée sociologique. De même, si les fonctionnaires en charge de cette action établissent de façon rigoureuse les statistiques d’actes de violence physique, d’injures et de profanations-dégradations à caractère raciste, l’argent du contribuable n’aura pas été gaspillé.
En revanche, il est inutile de nous resservir le couplet du gentil Noir, de l’adorable Maghrébin, du vertueux Turc (variantes : Proche- ou Moyen-Oriental) agressés par de très vilains Blancs et/ou Asiatiques… on le connaît déjà, même si, dans la réalité quotidienne, ce schéma simpliste se rencontre de façon beaucoup moins fréquente que l’inverse. C’est bien connu : un arbre peut facilement cacher une forêt. C’est affaire de point de vue.
Docteur Bernard Plouvier
07:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Pakistan fait face à des islamistes qu'il ne contrôle plus

Les talibans pakistanais ont revendiqué l'attentat de Lahore où des dizaines de personnes ont été tuées. Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques.
Une faction des talibans pakistanais, organisation homonyme mais néanmoins distincte de son pendant afghan, a revendiqué l'attentat de dimanche 27 mars à Lahore où plus de 70 personnes ont été tuées. Les chrétiens - un peu moins de 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants, majoritairement musulman sunnite - étaient vraisemblablement visés.
Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. Pendant plus de trente ans, le Pakistan a inspiré, entraîné, soutenu, financé, protégé et instrumentalisé différents groupes islamistes radicaux. Ces djihadistes, dont les plus connus sont les talibans afghans, étaient autant d'armes au service des intérêts stratégiques pakistanais, contre l'Inde dans la région disputée du Cachemire ou en Afghanistan pour donner au Pakistan une profondeur stratégique accrue. L'ISI, les puissants services secrets pakistanais, était le grand ordonnateur de ce jeu complexe, qu'il pratiquait sans toujours en référer aux gouvernements en place à Islamabad. La chute des talibans afghans en 2001 n'a pas interrompu ces manœuvres, et les États-Unis ont eu beau faire, cajoler ou menacer, Islamabad est resté un allié bien peu fiable dans le jeu régional, offrant asile aux talibans et à al-Qaida, tout en poursuivant avec une vigueur variable certains groupes djihadistes.
Cette politique s'est finalement retournée contre ses instigateurs. Le Pakistan fait aujourd'hui face sur son propre territoire à une version pakistanaise des talibans afghans qu'il a contribué à créer et a abrité. L'armée pakistanaise est engagée dans une guerre brutale dans les mêmes vallées de la province de la Frontière du Nord-Ouest, où les Britanniques livraient à l'époque impériale de «splendides petites guerres» contre les Pathans. La version moderne n'a rien de splendide: elle est vicieuse et cruelle, comme vient de le montrer l'attaque de Lahore.
À leur création, en 2007, les talibans pakistanais (ou Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP), sont une alliance assez souple d'une douzaine de groupes radicaux pachtouns. Ils n'ont en commun avec leurs homologues afghans que leur idéologie radicale, visant à l'imposition de la charia, le recrutement pachtoune et le recours à la violence. Mais c'est l'État pakistanais qui est leur cible. À l'époque, les militaires pakistanais sont encore confiants dans leur capacité à contrôler ce genre d'organisation, qu'ils ont après tout l'habitude de diriger, et dont ils partagent parfois une partie de l'idéologie islamiste et anti-occidentale. L'assassinat de Benazir Bhutto, attribué aux talibans, a été le premier signe inquiétant de la puissance de cette organisation. Depuis, attentats suicides, kidnappings et assassinats se sont multipliés. Les talibans pakistanais ont pris le contrôle de vallées entières, nécessitant parfois des opérations militaires massives pour les en chasser.
Voici encore trois ans, les États-Unis et les pays voisins du Pakistan émettaient les plus grands doutes sur la volonté d'Islamabad de lutter contre ses talibans, et soupçonnaient l'ISI de continuer à manipuler en coulisses l'organisation. Ce n'est plus le cas. L'armée pakistanaise a commencé sérieusement à s'attaquer à sa version des talibans. Les offensives dans les agences du Nord-Waziristan et de Khyber ont été de grande envergure. Beaucoup de cadres se sont réfugiés en Afghanistan.
Autre signal de changement: la coopération entre les États-Unis et les militaires pakistanais, au point mort depuis l'opération contre Ben Laden en 2011, s'est récemment améliorée. Les Américains ont lancé plusieurs attaques de drones sur le territoire afghan contre des chefs talibans pakistanais, et ont accepté de livrer au Pakistan Latif Mehsud, un responsable taliban capturé l'année dernière en Afghanistan.
Mais il est peut-être déjà trop tard pour Islamabad pour reprendre le contrôle de son territoire. Comme l'Arabie saoudite, qui se voit dépassée dans son fondamentalisme par l'État islamique, le Pakistan, pays créé au nom de l'islam et dont les dirigeants ont systématiquement instrumentalisé la religion à des fins politiques, se voit finalement concurrencé par plus radicaux que lui.
Adrien Jaulmes
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Rachida Dati : «La perpétuité réelle transformerait les terroristes en fauves»

Sur la «perpétuité effective» pour les terroristes, Rachida Dati se démarque d'autres représentants de la droite.
L'ancienne Garde des Sceaux estime, dans une interview publiée par le JDD, qu'une «perpétuité réelle» les transformerait en «fauves». La mesure était réclamée par Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand, et s'inscrit dans une escalade des propositions sécuritaires de la droite.
En début de semaine, la candidate aux primaires Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet avait prôné la mise en oeuvre de la perpétuité effective pour les auteurs d'actes terroristes. Une idée à laquelle Manuel Valls n'est pas resté insensible, expliquant dès le lendemain à l'Assemblée qu'il n'avait «aucun problème à examiner» des mesures proposées par la droite si elles sont «efficaces» et respectent «notre Etat de droit» et «nos valeurs». Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a toutefois exclu rapidement une telle initiative.
«Une période de sûreté de trente, voire de quarante ans»
La députée européenne Les Républicains craint qu'une telle application rende les terroristes «ingérables et incontrôlables prêts à tout à l'intérieur de la prison, mais aussi avec un impact à l'extérieur de la prison». «Ceux qui proposent cela méconnaissent notre tradition juridique et judiciaire et, surtout, ne pensent pas au personnel pénitentiaire qui sera véritablement en danger», ajoute-t-elle.
Rappelant le dispositif législatif existant, Rachida Dati estime que pour les auteurs d'actes terroristes, «la solution serait une peine de réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de trente ans, voire de quarante ans, complétée par la rétention de sûreté», qu'elle a instaurée en 2008.
La France est «au degré zéro de la déradicalisation»
Rachida Dati juge par ailleurs que la France est «au degré zéro de la déradicalisation», ajoutant que «toutes les annonces de création de centres de déradicalisation sont un leurre». «On ignore le statut, le lieu, l'objectif de ces centres, et quels seront les acteurs en charge du programme de déradicalisation», souligne-t-elle.
Faut-il mettre en prison ou en rétention tous les fichés S, comme le suggère Laurent Wauquiez (LR) ? «La faille n'est pas le manque d'informations ou de renseignements, c'est le manque d'experts pour les analyser et permettre des interpellations pour éviter le pire», affirme l'ancienne Garde des Sceaux.
06:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attentats de Bruxelles : au moins 35 morts selon un nouveau bilan

Six jours après les attentats de Bruxelles, le bilan ne cesse de s'alourdir.
La ministre de la Santé publique Maggie de Block a annoncé sur Twitter que quatre personnes ont succombé à leurs blessures à l'hôpital. Au moins 35 morts ont péri dans les attaques perpétrées dans l'aéroport et le métro de la capitale belge. Les attentats ont également fait 340 blessés.
Le bilan précédent faisait fait état de 31 morts, mais ne tenait pas compte des personnes décédées à l'hôpital. Les trois kamikazes, dont les corps ont également été identifiés, ne sont pas comptabilisés dans ce bilan.
Sur les 31 victimes retrouvées sur les scènes de crime, 28 ont pu être identifiées. 15 d'entre elles sont mortes à l'aéroport et 13 dans le métro. «Trois familles attendent toujours des nouvelles», des analyses ADN étant en cours, a déclaré à la presse Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.
Toujours parmi ces 28 personnes décédées sur place et identifiées, le centre de crise avait dit dimanche soir avoir recensé 16 Belges et 12 ressortissants étrangers de nationalités américaine, néerlandaise, suédoise, allemande, française, chinoise, italienne et britannique.
06:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allemagne : des compartiments pour femmes sur une ligne de train suscitent la controverse

Une compagnie ferroviaire régionale a décidé de mettre en place des compartiments réservés aux femmes seules et aux enfants dans une Allemagne encore traumatisée par la vague d’agressions sexuelles notamment à Cologne lors de la nouvelle année.
Contacté par RT France, la compagnie Die Mitteldeutsche Regiobahn a indiqué que cette mesure avait été mise en place sur la ligne à raison de deux compartiments par wagons.
La mise en place de ces compartiments sur la ligne express régional RE6 est destinée à rassurer la clientèle féminine. Cette initiative est controversée et a déjà fait réagir sur les réseaux sociaux.
(…) Cette initiative intervient alors que la population allemande avait été traumatisée par la vague d’agressions sexuelles qui avait frappé plusieurs villes allemandes dont Cologne au moment des festivités de la Saint-Sylvestre.
Not fake. https://t.co/UX0yu7RCKO
Just one regional carrier at first but this is just a start. https://t.co/rZnuZOwHeq
— George Orwell (@GeorgeOrwellian) 27 mars 2016
05:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le recteur de la mosquée Othmane fait chevalier de la Légion d'honneur

Azzedine Gaci, le recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne a été fait chevalier de la Légion d'honneur, dimanche 27 mars.
Connu pour ses appels au dialogue inter-religieux, Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne depuis 2006, fait partie de la promotion de Pâques de la Légion d'honneur publiée dimanche 27 mars au Journal officiel.
Il est désormais décoré du premier grade, celui de chevalier. Il est considéré comme l'une des figures libérales de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France).
Vincent Feroldi, directeur du Service national des relations avec les musulmans (SNRM) de la Conférence des évêques de France et compagnon de route de longue date d’Azzedine Gaci, s'est réjoui de cette distinction. Il a qualifié Azzeddine Gaci de «beau symbole interculturel».
Azzedine Gaci est membre du Conseil français du culte muslman (CFCM) et fut président du CRCM du Rhône-Alpes de 2005 à 2011. Il est affilié à l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Sa volonté de dialogue avec les autres religion l'a conduit à rencontrer deux papes, Benoit XVI et François.
Sara Douza
05:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les migrants dans l’impasse grecque

Depuis l’accord UE-Turquie, ils sont 50 000, pour la plupart Syriens ou Irakiens, à être coincés en Grèce, dont 5 000 survivent sur le port du Pirée.
Assis sur un trottoir du port du Pirée, Wissam mange sa pitance : une cuisse de poulet et des spaghettis à l’huile dans une barquette en alu. «It’s good», affirme-t-il en levant le pouce. D’un lumineux sourire, il remercie les bénévoles qui, ce samedi, ont servi ce repas aux 1 500 réfugiés bloqués là depuis des semaines. Pour Wissam, c’est aussi un repas d’anniversaire. Aujourd’hui, il a 15 ans. «C’est vrai qu’en quittant la Syrie, début février, je ne pensais pas être encore ici à cette date», reconnaît-il. Avec trois de ses frères et leurs parents, l’ado espérait avoir déjà rejoint l’Allemagne. Et Houssam. Son aîné y est arrivé en décembre. Seul. A deux doigts de la majorité, cet élève peu intéressé par l’école risquait «d’être envoyé à l’armée, donc à la guerre», confie le père. Il ne lui restait que l’exil.
Barrières.
Les dirigeants européens n’auront pas permis à la famille de se réunir outre-Rhin. En signant l’accord avec Ankara, le 18 mars, Bruxelles a renforcé les barrières autour de la Grèce et des réfugiés. Les frontières, progressivement fermées depuis novembre, sont définitivement closes. Tous les migrants ayant atteint les côtes grecques à partir du 20 mars doivent être renvoyés en Turquie. Le gouvernement alliant Syriza (le parti de la gauche grecque) et les Grecs indépendants (droite souverainiste), n’est pas vraiment satisfait. «Si l’Europe était majoritairement de gauche, l’accord aurait sans doute été différent. Mais alors qu’elle vire toujours plus à droite, voire à l’extrême droite, au moins nous avons un accord», justifie Giorgos Kyritsis, le porte-parole de SOMP, l’agence qui coordonne les efforts d’Athènes face à la crise des migrants.
Alors qu’avant cet accord, le nombre d’entrées quotidiennes se comptait en milliers, les autorités ont indiqué que 78 personnes seulement étaient arrivées vendredi sur les îles grecques et 161 jeudi. La preuve que l’accord est efficace et que les autorités turques contrôlent leurs côtes ? Il serait précoce de l’affirmer tant la mauvaise météo a aussi empêché les traversées. En tout cas, la Grèce, porte d’entrée dans l’espace Schengen, doit aujourd’hui gérer l’application du texte. Tout en assurant la protection des réfugiés déjà sur son sol. Ils sont actuellement 50 236 présents sur l’ensemble du territoire. La crise humanitaire s’amplifie alors que le pays, «épuisé par six années d’austérité, fait face à d’importantes diminutions des personnels administratifs et à d’énormes problèmes financiers», souligne Giorgos Kyritsis.
Rumeurs.
A Idomeni, dans le nord du pays, plus d’une dizaine de milliers de réfugiés continuent d’espérer que la Macédoine les laisse passer. Au Pirée, ils seraient plus de 5 000 sur les différents terminaux. Le long de la route qui borde le principal port du pays, les files de camions ont cédé leur place : désormais, des tentes igloos sont alignées, chaque jour plus nombreuses ; parfois, des migrants, blottis les uns contre les autres ont pour seul abri des sacs de couchage. Et les halls d’accueil, normalement destinés au transit vers les îles, sont pleins à craquer. «C’est vrai qu’ils ont ouvert les frontières ?» demande Sohayb, un jeune Irakien, relayant une information venue du nord. La moindre rumeur est propagée à la vitesse grand V. Quitte à susciter de faux espoirs.
La réalité, elle, semble circuler sous le manteau : la seule échappatoire offerte aux réfugiés est la demande d’asile et l’inscription dans le programme de relocalisation. Sohayb n’y croit pas : il est seul, n’a «personne à rejoindre dans un pays d’Europe du Nord». Le désespoir le gagne. Il n’a pas le temps de continuer de livrer ses états d’âme. Une rixe éclate sous ses yeux, entre Afghans et Syriens. Lui reste à l’écart. «C’est tous les jours comme ça. Les gens n’en peuvent plus», souffle-t-il simplement.
Tous sont inquiets. Et tous sont en quête d’informations qui peinent à arriver jusqu’au Pirée même si ERT, la télévision publique grecque, a mis en place un flash d’actualité quotidien en langue arabe.«Qu’allons-nous devenir ?» interroge Nouri. Cet Afghan est sur le port du Pirée depuis trois semaines, avec sa femme et ses six enfants. Il cherche le réconfort dans la lecture du Coran. Une «religion de paix», affirme-t-il. Remonté contre les attaques à Bruxelles, dont il se dit «victime collatérale». Entendant ces mots, un jeune Syrien rebondit : «Nous cherchons la paix, nous avons fui Daech et Daech nous poursuit.» Afghans et Syriens sont réunis dans la dénonciation du terrorisme sur le port du Pirée devenu, pour les uns comme pour les autres, une impasse.
Fabien Perrier
05:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Terrorisme : vastes coups de filet policiers en Europe

Une semaine après les attentats de Bruxelles, dont le bilan a été réévalué à 35 morts après le décès de 4 personnes à l’hôpital, les coups de filets des polices européennes s’intensifient et de nombreuses arrestations sont intervenues en Belgique, en France, mais également aux Pays-Bas, en Italie, et en Allemagne. Toutes ces opérations ne sont pas liées aux attaques du 22 mars, mais elles témoignent des ramifications de la nébuleuse terroriste sur le continent et de l’ampleur de la menace.
L’enquête sur les attentats de Bruxelles a subi, lundi, un revers. Fayçal Cheffou, qui avait été interpelé et soupçonné d’être le « troisième homme » de l’aéroport, a finalement été remis en liberté. Selon les médias belges, il avait été identifié par le chauffeur de taxi ayant mené les terroristes à l’aéroport, mais les enquêteurs ne sont pas parvenus à confirmer sa participation à l’attaque. Les autorités ont donc diffusé, lundi, un nouvel appel à témoin, via la mise en ligne de la vidéo sur laquelle les trois terroristes poussent leur chariot à bagages, quelques minutes avant les explosions à l’aéroport de Zaventem. Elles sont donc toujours à la recherche de la moindre information pouvant les aider à identifier formellement cet individu dissimulé derrière son chapeau et ses lunettes.
Par ailleurs, en Allemagne, deux hommes ont également été arrêtés, dans les régions de Giessen et Dusseldorf. Selon le « Spiegel », ils auraient eu des liens avec l’équipe qui a perpétré les deux attaques de Bruxelles.
La Belgique a, en outre, demandé à l’Italie l’extradition de Djamal Eddine Ouali, un Algérien arrêté samedi par la police italienne, qui est soupçonné d’avoir fourni de faux documents d’identité à des réseaux terroristes, en particulier à certains des auteurs de l’attaque du 13 novembre 2015, à Paris,.
La justice belge a aussi procédé à une vague d’interpellations, dans la journée de dimanche, et a annoncé, le lendemain, avoir inculpé trois personnes pour des affaires de terrorisme, tout en précisant qu’il n’y avait « pas de lien direct » avec les attaques de mardi dernier.
Une opération musclée
Les rues de Bruxelles avaient été, à nouveau, le théâtre d’une opération musclée, vendredi, avec l’arrestation, à une station de tramway de la commune de Schaerbeek, d’un homme présenté sous le nom d’Abderamane A. Cette fois, ce sont les ramifications autour de Reda Kriket, arrêté jeudi soir à Argenteuil, en région parisienne, qui expliquent cette intervention des forces de police belges, au cours de laquelle le suspect a reçu une balle dans la jambe. Il a été inculpé pour « participation aux activités d’un groupe terroriste », de même qu’un autre homme, Rabah N., également arrêté à Bruxelles. Abderamane A. n’est pas inconnu des polices européennes : en 2005, il avait été condamné à 7 ans de prison, en France, pour avoir apporté, en 2001, un soutien logistique aux assassins du commandant Massoud, en Afghanistan. Quant à Reda Kriket, il est soupçonné d’avoir été à un stade « avancé » dans la préparation d’un attentat, selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Un autre Français, Anis B. , en lien avec le même Reda Kriket, a enfin été arrêté, cette fois à Rotterdam. La police néerlandaise a retrouvé chez cet homme de 32 ans « des téléphones, des cartes SIM, des disques durs, de l’argent, des munitions et des drogues ». Il devrait être extradé rapidement vers la France. Trois autres individus ont, par ailleurs, été interpellés par la police néerlandaise, également soupçonnés de liens avec le terrorisme, sans plus de précisions.
Sur un plan plus politique, le week-end de Pâques a été marqué, dans la capitale belge, par l’irruption de plus de 300 militants d’extrême-droite sur la place de la Bourse, devenue lieu de commémoration. « On est des hooligans », « on est chez nous », ont-ils scandé avant d’être dispersés par la police avec des canons à eau. Un épisode qui a donné lieu à une passe d’armes au plan politique, le maire de Bruxelles se disant « scandalisé » du manque d’anticipation du ministre de l’Intérieur dans cette affaire.
Gabriel Gresillon
05:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ce n'est pas en France que les migrants trouveront le réconfort
Les déclarations du Pâques demandant à l'Europe d’accueillir les migrants ne trouvent pas d'écho en France.
Le Pape François a déclaré pendant ce week-end de Pâques : "La file, toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés ne doit pas être oubliée. Ses frère et sœurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l'aide". S'il y a bien un pays où le Pape parle dans le vide, c'est la France. Et pourtant la France, est la fille aînée de l'église. Malgré cela, pas un Evêque, pas un responsable politique de droite, de gauche ou d'extrême droite, ne s'aventurera à reprendre le message du Pape.
Depuis le début de la crise des migrants, la France en a accueilli au maximum quelques centaines pendant que l'Allemagne en accueillait un million. Ils peuvent fuir la guerre et la mort, mais les Syriens, Irakiens et Afghans ne trouveront pas le réconfort chez nous.
Ce n'est pas en France que les migrants... par Europe1fr
05:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 28 mars 2016
Le groupe Etat islamique revendique le meurtre d'un converti au Bangladesh

L’organisation Etat islamique a revendiqué sur Internet le meurtre d’un résident du nord du Bangladesh, né musulman et qui s’était converti au christianisme. C’est un site internet américain spécialisé dans la surveillance des groupes islamistes qui l’annonce et acrédite ainsi cette revendication. Le gouvernement de Dacca continue de nier la présence du groupe jihadiste dans ce pays d’Asie du Sud, malgré de nombreux meurtres similaires revendiqués par le même groupe ces derniers mois.
De notre correspondant dans la région,
Depuis six mois, le groupe jihadiste EI, d’inspiration sunnite, a entre autres revendiqué, à chaque fois sur Twitter, l’assassinat d’un humanitaire italien, d’un Japonais, ainsi que deux attaques à la grenade et à l’arme à feu contre des lieux saints chiites, en octobre et novembre 2015.
Mardi 22 mars, un assaillant a abattu un Bangladais qui s’était converti au christianisme il y a 17 ans, sous prétexte, selon la revendication, que le fait de changer de religion est considéré comme un crime pour le groupe islamiste.
Le gouvernement bangladais dément la présence de l'EI
Cependant, le gouvernement bangladais dément la présence de l’organisation Etat islamique sur son sol. Depuis plus de deux ans, les autorités affirment que ces différentes attaques sont menées par des radicaux liés à l’opposition. Elle visent dans cette accusation le groupe islamiste du Jamaat-e-Islami.
La branche politique de cette organisation a été interdite en 2013 à cause de son fondamentalisme, mais elle reste très influente et pourrait bénéficier d’une déstabilisation du gouvernement actuel, d’inspiration plus laïque. Il est vrai que les groupes jihadistes ont rarement pu s’implanter au Bangladesh, dont les traditions asiatiques et la pratique de l’islam diffèrent de celles du Moyen-Orient sunnite.
Forte radicalisation au Bangladesh
Ce démenti ne pourra cependant pas éviter une radicalisation islamique dans le pays.
En effet, il est difficile de savoir quelle est l’étendue de l’infiltration de l’EI, mais les dernières attaques indiquent bien que des Bangladais ont repris ces idées extrémistes à leur compte et peuvent récidiver sans être inquiétés.
Deux éléments sont importants à considérer pour prendre conscience du risque : le Bangladesh compte une importante diaspora en Angleterre, et certains de ces membres, radicalisés, ont déjà servi à financer les mouvements dans le pays. Enfin, cette nation asiatique est en proie à une tension politique forte depuis les élections de 2014, boycottées par l’opposition. Et cette guerre menée entre deux camps, à coups de manifestations et de grèves violentes, affaiblit l’Etat dans sa lutte contre les différents mouvements terroristes.
Sébastien Farcis
16:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Azeddine Gaci, chevalier de la Légion d’honneur
L’Algérien Azeddine Gaci, recteur de la mosquée Ohtmane de Villeurbanne (banlieue lyonnaise), devient chevalier de la Légion d’honneur, sur proposition du ministère de l’Intérieur, à la faveur de la promotion de Pâques 2016, publiée dimanche au Journal officiel de la République française. Cette promotion civile récompense 535 personnes, dont 433 chevaliers, 73 officiers et 22 commandeurs.
Gaci, né en Algérie en 1963, est arrivé à Lyon en 1986 pour des études en physique et électronique. Enseignant chercheur à l’Ecole supérieure de chimie physique électronique de Lyon 2, il devient membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Depuis 2006, il est recteur de la mosquée de Villeurbanne, qui venait alors d’être construite. Il a été président du Conseil régional du culte musulman pour la région Rhône-Alpes, entre 2005 et 2011. Il a œuvré pour le dialogue interreligieux avec les chrétiens. En 2007, il a organisé le voyage d’une délégation islamo-chrétienne en Algérie avec l’archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin.
Par ailleurs, trois rencontres prêtres-imams ont eu lieu à Lyon depuis 2009 et Azzedine Gaci co-préside le Forum national islamo-chrétien avec le cardinal Barbarin depuis 2010, pour susciter des rencontres. Avant lui, Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon a été promu officier de la Légion d’honneur en février 2015. Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris et ancien président du Conseil français du culte musulman, a eu pour sa part plusieurs décorations.
Il est officier de l’Ordre national du mérite depuis 2004 et a été fait officier de la Légion d’honneur en 2004. Parmi les autres personnalités musulmanes, le Marocain Tarki Oubrou, recteur de la Mosquée de Bordeaux, est chevalier de la Légion d’honneur depuis 2013.
16:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
« Des centaines de Molenbeek en France »

« Il y a des centaines de Molenbeek en France », et c’est un ministre socialiste qui le dit !
Et non, ce n’est pas le Front national, ni Boulevard Voltaire, ni Éric Zemmour qui le disent, c’est un ministre socialiste en exercice : « Il y a aujourd’hui […] une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s’est passé à Molenbeek. » Il s’appelle Patrick Kanner et il est ministre de la Ville.
Ne boudons pas notre satisfaction chaque fois que la vérité avance, que les yeux des aveugles s’ouvrent et que les autruches relèvent (un peu) la tête. Mais le long travail de vérité péniblement commencé en janvier 2015, et très mal engagé par MM. Hollande et Valls, est loin d’être achevé.
Car M. Kanner a du mal à aller au bout de son éclair de lucidité, des décennies d’idéologie et d’erreurs ne pouvant pas se dissiper, en quelques mois, et ce, malgré les centaines de morts de Paris, de Bruxelles et d’ailleurs…
Alors, comme tout névrosé, il se raccroche à ses explications faciles : la cause de l’islamisme meurtrier serait « une concentration énorme de pauvreté et de chômage ». Décidément, la gauche a du mal à rompre avec ses grilles de lecture périmées. Est-ce que vos voisins pauvres et chômeurs, Gilles et Véronique, se sont mis à mitrailler les églises, les juifs et quelques autres ?
Certes, M. Kanner ne méconnaît pas certains autres facteurs qu’il ne voulait pas voir il y a encore quelques jours : « C’est un système ultra-communautariste, c’est un système mafieux avec une économie souterraine. » Très bien, mais que de morts et de déni, pour ouvrir un œil…
Notre ministre est même allé plus loin : « C’est un système où les élus ont baissé les bras. » Là, ça sent très fort l’euphémisme : « baisser les bras », n’est-ce pas bien gentil ? N’ont-ils pas favorisé et utilisé les « systèmes ultra-communautaristes » pour régner sans partage ? Après tout, la tentation était facile : l’ultra-communautarisme, la montée du Front national comme repoussoir et le tour était joué : réélection sans peine !
Et M. Kanner ajoute : « Nous avons tous une part de responsabilité. » Et l’on aimerait bien qu’il aille au bout de sa logique, qu’il dise à ces élus locaux PC, PS, UDI et LR des centaines de Molenbeek français de « prendre leurs responsabilités », selon l’expression de M. Valls. Et qu’il assume, lui et ses collègues, les siennes. Oui, ils sont responsables. Et coupables. Les deux ministres belges de l’Intérieur et de la Justice, eux, ont remis leur démission. Rien de cela en France. Aucun sens de l’honneur ou, tout simplement, des responsabilités.
Notre ministre socialiste se défausse : les Molenbeek français proviendraient du manque de moyens pour l’Éducation nationale, etc. « Il y a eu un problème de mauvaise gestion de ces quartiers pendant le […] quinquennat de M. Sarkozy. » Sarkozy : parfait bouc émissaire ! Certes, on peut lui reprocher beaucoup de choses. Mais s’il doit servir de nouvel écran pour éviter d’aller au fond du problème, qui est culturel, religieux, migratoire, nous ne marcherons pas dans votre nouvel anti-sarkozysme de survie, M. Kanner.
Enfin, M. Kanner ose nous dire que le gouvernement prend « le taureau par les cornes ». Le peuple voit bien que ce gouvernement n’en a même pas effleuré une, et que le taureau ou, plutôt, les taureaux sont toujours en train de gratter furieusement le sol dans nos Molenbeek.
Pascal Célérier
08:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
Thomas Guénolé et Patrick Kanner découvrent la réalité

« Il y a aujourd’hui en France, on le sait, une centaine de quartiers qui présentent des similitudes avec ce qui s’est passé à Molenbeek », disait Patrick Kanner, ministre de la Ville, au micro du « Grand Jury » RTL-Europe 1-Le Monde. Un aveu terrible de la part d’un homme qui déclarait en février dernier, à la suite des attentats contre Charlie Hebdo, que « les places » devaient « d’abord aller aux jeunes de banlieue ».
Inlassable promoteur du multiculturalisme et de la discrimination dite « positive », Patrick Kanner est un sociétaliste Terra Nova pur sucre. Si le constat dressé au « Grand Jury », bien que très tardif, est juste, l’idéologie défendue par des personnalités comme Patrick Kanner est la cause de notre malheur. Comme le veut l’adage : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » Le ministre aura beau se parer des atours du vrai républicain, il n’en restera pas moins le défenseur d’une République à deux vitesses, qui ne pourra qu’aboutir au communautarisme, voire au tribalisme. Cette République à deux vitesses, fière d’accueillir des millions d’individus devenus inassimilables, n’a de la République que le nom. Une République discrimine au sens noble du terme, elle distingue le citoyen de l’étranger et applique la préférence nationale, choses que se refuseront à faire monsieur Kanner et les siens.
Les attentats délient les langues. Jusqu’alors, personne n’osait dire ce que les plus lucides d’entre nous constataient : la France n’est plus une nation unitaire. Aujourd’hui, les mensonges finissent par tomber sous les assauts de la réalité. La semaine dernière, le polémiste Thomas Guénolé tombait des nues sur le plateau de « Ce soir (ou jamais !) ». Confronté à la marxiste tiers-mondiste Houria Bouteldja, Thomas Guénolé découvrait que l’antiracisme institutionnel n’était, depuis l’origine, qu’un racisme anti-occidental mal déguisé. Mouvement issu des thèses marxistes culturelles, développées notamment durant la période de la décolonisation par le philosophe Pierre Bourdieu, le Parti des indigènes de la République est un parti qui ne défend que les minorités ethniques présentes sur le territoire national.
Pourtant, ce parti trouve audience sur la télévision publique, quand des gens comme Zemmour sont renvoyés des ondes d’i>Télé pour des propos de bon sens, actuellement repris de façon opportuniste par une part non négligeable de la classe politique. Tant mieux, cela nous permet de confondre ces gens. Dans son livre, madame Bouteldja écrit : « La blanchité est une forteresse, tout Blanc est bâtisseur de cette forteresse. » Pour elle, tout individu blanc est coupable par la naissance. Je n’ose pas déduire ce qu’elle peut dire en privé… Une chose me paraît néanmoins évidente : les propos haineux de madame Bouteldja sont de nature à conforter certaines populations dans un ressentiment malsain à l’égard de la France, lequel peut conduire à la radicalisation islamiste et au terrorisme.
Patrick Kanner et Thomas Guénolé auront du mal à se remettre de leur gueule de bois : c’est bien cette « extrême droite » qu’ils dénoncent depuis des années qui avait raison. Maintenant, il faudra écouter nos solutions. Il est temps d’en finir avec l’utopie multiculturelle qui est devenue notre cauchemar.
Gabriel Robin
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Demain, pourra-t-on encore manger du cochon ?

« Dérapage indigeste à la Foire au jambon de Bayonne », ainsi titre le site Eklektika à propos de la rituelle fête bayonnaise, qui s’est déroulée du 24 au 27 mars. En cause ? Les phrases inscrites sur les façades des bâtisses tout le long de la Nive.
« My name is Bon. Jean Bon », « Sans cochon, pas de civilisation », « S’il te plaît, dessine-moi un jambon », « Le XXIe siècle sera charcutier ou ne sera pas », « Elle est morte, Adèle »…
Du « bien mauvais goût », selon le site outragé, un registre ne relevant « ni du jeu de mots, du calembour ou de la plaisanterie, même grasse », mais furieusement identitaire comme celui de l’apéro « saucisson pinard de l’extrême droite ». Le tort de Patrick de Mari et de Blandine Vié, les rédacteurs gastronomiques ? N’avoir pas respecté les « nombreuses familles de confession non catholique » en les interpellant de façon « dégradante ». Nous y voilà ! 554 ans après la création de la première Foire au jambon, à Bayonne (ou ailleurs, n’en doutons pas), fêter le cochon est devenu une atteinte à « la concorde religieuse » !
Le cochon, un symbole chrétien ! Exactement l’argument alambiqué prononcé, il y a tout juste un an, par Najat Vallaud-Belkacem, selon lequel « supprimer la possibilité d’avoir un menu non confessionnel, je trouve que c’est une façon, en réalité, d’interdire l’accès à la cantine de certains enfants ». Autrement dit, c’est le porc – et non le halal – qui relève du confessionnel ! Mais alors, poussons le bouchon jusqu’au bout. Le mangeur de choucroute Jacques Chirac, en 2003, n’affirmait-il pas « les racines de la France tout autant musulmanes que chrétiennes » ? Et à la Foire au jambon de Bayonne, les secondes, cette année, seraient priées de ne pas s’exprimer ? D’égalité de traitement des religions, pour le site Eklektika, il n’est justement pas question. La preuve.
Bayonne invite, le dernier jour de la fête au jambon, les visiteurs à assister à « la messe des Confréries » ? Inadmissible, cent onze ans après la séparation de l’Église et de l’État ! Monseigneur Aillet se propose de recevoir des fidèles ? Insupportable, de la part d’un évêque « arc-bouté contre le mariage pour tous » et « la laïcisation de l’office religieux ». Parce qu’ils ont manifesté pour le mariage gay, ils prêchent des discours laïcs, les imams ?
Ainsi, les deux trublions auteurs des Cochonneries en tous genres, cette année, ont forcé le trait ? Affirmé la tradition de manger du cochon, en miroir de celle de manger du mouton, regroupé « animation et culture autour d’une même responsabilité », comme s’en est réjoui l’adjoint à la culture, Yves Uglade ? Eh bien, justement ! N’est-ce-pas, à ces terroristes islamistes – « qui veulent détruire nos valeurs » – , comme le gouvernement se complaît à nous le seriner, une réaction de légitime défense ? Et finalement, le plus inquiétant, dans cette histoire de cochon bayonnais, c’est que ce ne sont même pas les musulmans qui ont récriminé… Aujourd’hui, on ne peut plus vanter le cochon. Et demain, pourra-t-on encore en manger ?
Caroline Artus
08:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le racisme anti-blanc, ça commence comme ça…

Par un clip de propagande du gouvernement financé par tous mais qui en exclut certains. Un clip contre l’islamophobie et l’antisémitisme qui exclut, d’emblée, les actes racistes à l’encontre des Blancs ou des chrétiens.
Le racisme anti-blanc, ça commence par la relaxe d’un rappeur qui chantait « Nique la France » : « Ce que j’en pense, de leur identité nationale, de leur Marianne, de leur drapeau et de leur hymne à deux balles. Je vais pas te faire un dessin, ça risque d’être indécent, de voir comment je me torche avec leur symbole écœurant », disait la chanson, écrite par le rappeur Saïdou, de son vrai nom Saïd Zouggagh.
Le tribunal correctionnel de Paris (mars 2015) avait alors estimé « que la notion ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique », que « la « blancheur » ou la « race blanche » n’est « en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français » et que « les Français blancs dits de souche ne constituent pas un “groupe de personnes” ».
Pas de race, pas de racisme. Et nique la France.
Le racisme anti-blanc ça commence par la multiplication des actes de profanation de lieux de culte ou de sépultures chrétiennes – près de deux par jour – sans que nos politiques s’en offusquent et avec le silence complaisant de nos médias. Ça perdure par une laïcité à tolérance variable qui admet les repas sans porc dans les cantines publiques et les élues voilées à la mairie d’Argenteuil, et s’offusque des crèches dans les lieux publics.
C’est la Légion d’honneur lamentablement attribuée au « rattrapage » à Aurélie Châtelain qui, au prix de sa vie, a évité un carnage dans une église de banlieue un dimanche. Un oubli pour un symbole.
Le racisme anti-blanc, ça commence par une relecture de l’Histoire : Clovis, Saint Louis ou François Ier, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français. Rayés des programmes ou relégués en option pour consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l’enseignement des civilisations extra-européennes », de l’empire du Mali à la Chine des Hans. Effacer des manuels ceux qui ont fait rayonner la France, oublier nos conquérants d’hier pour apprendre à courber l’échine demain.
Et commémorer des défaites françaises : le 19 mars 1962.
Le racisme anti-blanc, ça existe, ce sont aussi des crachats, des paroles et du sang, comme pour cette jeune fille de 18 ans violée par quatre individus dans un parc à Évry chez Manuel en 2014 : aucun remords, juste de la haine. Ils n’auraient pas touché la jeune fille si elle avait été turque. Ils l’ont agressée parce qu’elle était française et que « les Français sont tous des fils de pute ». Le juge qui les a fait incarcérer les a mis en examen pour viol en réunion et barbarie, mais aussi – plus rare – pour racisme.
#Tous-unis-contre-la-haine, mais une haine hémiplégique à tendance autiste. Une indignation porte-étendard du vivre ensemble. Qui trie les victimes en fonction de leur appartenance, hiérarchise les douleurs, classe les crimes par ordre d’importance.
Une haine qui en oublie une autre. Volontairement.
La définition du racisme, en quelque sorte.
Anne-Sophie Désir
08:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Bien chers terroristes islamistes

Bien sûr, votre impatience, votre frénésie, votre envie d’aller plus vite que la musique, plus vite en particulier que le ventre de vos femmes, de vos mères, de vos sœurs, tout cela est contre-productif en diable vis-à-vis de la cause que vous croyez défendre. Bien sûr, votre précipitation, fruit de votre imbécillité sans bornes, est la meilleure, sinon la seule chance de répit pour les populations europoïdes (ou caucasiennes) condamnées (de ces fameuses « races-qui-n’existent-pas », sinon dans la réalité)…
Bien sûr, vos efforts répétés pour nous alerter sur l’existence et l’importance du phénomène génétique en cours sont louables. Bien sûr, les déflagrations que vous provoquez à la surface de l’actualité ébranlent la douce torpeur dans laquelle ceux qui nous gouvernent nous maintiennent la tête enfoncée. Mon propos ne vise pas à remettre en cause, sur le principe, le bien-fondé de vos actions, mais ni votre frénésie, ni votre haine et votre jalousie ne doivent vous aveugler.
Convenez que tous ces efforts, si louables soient-ils en leur intention, font bien piètre figure opposés à ceux que nos gouvernants multiplient depuis quarante ou cinquante ans pour favoriser la conquête mahométane, accélérer, parachever la substitution ethnique engagée. Avec vos petits moyens, que voulez-vous faire face à des gens qui ont un ministère dans les mains, quand ce n’est pas un État, voire tout un « machin » européen ? Sauf le respect infini dû à vos victimes et à leurs proches, convenez que vos kalachnikov et vos bombinettes sont d’un effet ridicule au regard de notre pilule, de notre avortement, de notre dénatalité organisée, de l’asservissement des mères à l’activité salariée, de la « féminisation » de notre société, de notre abrutissement généralisé, de nos innombrables reculades et lâches renoncements, de l’aveuglement étatisé, réel ou feint, devant la réalité.
Devons-nous, pour autant, négliger de vous exprimer notre reconnaissance ? Bien sûr que non. C’est l’intention qui compte, dit l’adage, et tout l’objet de ce message. Votre aimable sollicitude à notre endroit doit être saluée comme il se doit. Convenez, toutefois, qu’elle n’est que vaguelette, que vous n’êtes que vaguelettes, face à la marée.
Regardez-les, écoutez-les, nos ennemis communs, rien ne les arrête : aujourd’hui, ils osent parler de « guerre », eux qui, hier encore, brûlaient quiconque osait prononcer ce mot. Ils n’ont aucun scrupule, aucune élégance morale ou intellectuelle, aucune dignité. Ne comptez pas sur eux pour faire amende honorable et se retirer, tous les Giscard, les Mitterrand, les Chirac, les Juppé, honteux et confus, comme le corbeau de la fable, devant le désastre qu’ils ont provoqué. Depuis des décennies, ils nous enfoncent dans une réalité tout en nous expliquant comment ils s’emploient à nous en sortir. La France sera toute rouge du sang de nos enfants qu’ils nous l’expliqueront encore.
Regardez-les, écoutez-les : à un peuple dont les aïeux se sont toujours opposés de toutes leurs forces à l’invasion arabo-musulmane, à la prétention de l’islam à l’hégémonie mondiale, à son insatiable appétit de conquêtes territoriales, ils s’échinent à faire accroire que les récentes percées et accélérations, par eux favorisées, de ladite conquête sont parfaitement bénignes, qu’il faut se laisser faire, se laisser défaire, au prétexte que « la France a toujours été une terre d’immigration » !
Tout ! Ils osent tout, vous dis-je, jusqu’à vous qualifier d’« ennemi public numéro 1 », vous, pauvres petites créatures dégénérées, vulgaires petits déchets d’humanité, comme si nous avions besoin d’un tel indice pour mesurer à quel point eux et nous n’avons pas les mêmes priorités en matière d’attribution des responsabilités.
Maxime Sentence
07:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pakistan : plus de 50 morts dans un attentat antichrétien à Lahore

Les dépêches commencent à tomber. Je tire mon information de la première reçue de USA Today voici quelques minutes. Un attentant suicide, selon les premières informations de la police pakistanaise, a été commis dans le parc Gulshan-e-Iqbal de Lahore (Pendjab) alors qu’y était rassemblée une nombreuse foule de chrétiens qui fêtaient Pâques. La bombe a explosé alors que les familles chrétiennes commençaient à quitter le parc. Les premières estimations évoquent 44 ou 56 morts et 91 ou 150 blessés. Le parc était protégé par la police et des agents de sécurité privés.
07:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Loi de 1905 envisagée comme arme anti-islam

Toute statistique issue de notre si politisée Administration doit être reçue, scrutée, étudiée avec beaucoup de prudence, puisque nos honnêtes gouvernants truquent sans vergogne chiffres et pourcentages en matière de criminalité & de délinquance, de croissance & d’emploi.
Il est toutefois une statistique que l’on aimerait pouvoir considérer comme étant juste et fiable : celle des candidats en partance vers la Syrie et autres lieux idylliques pour fous et folles d’Allah, stupidement arrêtés par les polices et douanes européennes, à la demande des familles. En deux années, sur environ 750 individus ainsi obligés à rester ou revenir en France, les deux tiers sont des femmes… et presque tous sont majeur(e)s. Ceci pose un certain nombre de questions.
D’abord, de quel droit interdit-on à des individus majeurs d’aller où bon leur semble ? Au nom de la prévention des attentats djihadistes nous répond-on ! À voir le résultat, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Les djihadistes frappent où et quand ils le veulent. C’est à la racine du mal qu’il faut agir : arrêter, expulser les imams, oulémas, mollahs qui prêchent la violence tous les vendredis soirs dans leur mosquée… et les prévenir charitablement qu’ils sont assurés d’être discrètement exécutés en cas de retour en France.
Les motivations des donzelles interrogées par des psychologues avant d’être réexpédiées dans leur famille seraient angéliques. Selon ce joli conte des Mille et Une Nuits, elles voudraient vivre selon la Charî’a et porter voile ou burqa à leur guise, trouver un pieux muslim pour époux (autrement dit n’être que l’une des quatre servantes de son seigneur et maître), et bien sûr – sortez les violons – s’occuper des orphelins et des vieillards abandonnés en zone de guerre ! Rien n’autorise les autorités françaises à empêcher ces « mères Theresa » (qui fut, elle aussi, voilée) d’accomplir ces nobles tâches en terres d’islam et d’y devenir fécondes (mais elles doivent être automatiquement déchues de la nationalité française).
Seul un imbécile (étymologiquement, un faible d’esprit) peut être dupe de ces superbes déclarations altruistes, d’autant moins que les femmes voilées sont omniprésentes dans toutes les rues des grandes villes de France et d’Europe de l’Ouest, même dans les hôpitaux, sur les bancs des facultés, voire dans certaines écoles, où les proviseurs n’osent plus faire appliquer la loi française de 1905… quant aux candidats époux musulmans, la France – comme toute l’Europe occidentale, scandinave et danubienne - en regorge, hélas !
On sait fort bien que mâles et femelles se hasardant vers la Syrie, l’Irak, la Libye, le Yémen, etc. y vont pour apprendre à tuer qui du chiite ou du sunnite (il paraît que l’islam est une religion d’amour, mais pas pour les hérétiques), qui de l’infidèle, lors d’un retour en Europe. Et c’est là que se pose une nouvelle question : quel sont les abrutis pitoyables, quels sont les traîtres à leur race et à leur continent qui autorisent ces « touristes » d’un genre plus que spécial à revenir en Europe ? Il faut poser en principe que tout musulman quittant l’Europe pour une terre de Charî’a doit être à la fois déchu de la nationalité européenne (quelle qu’en soit la variété) et interdit définitivement de retour.
Contrairement à ce que font les pitres qui font semblant de nous gouverner, à Paris ou à Bruxelles, il ne faut en aucun cas interdire le départ aux candidats djihadistes. Il faut impérativement leur interdire le retour (ou les éliminer discrètement en cas de rentrée réussie, nos frontières étant des passoires). C’est à cela que doivent servir nos services de renseignements, plutôt lamentables jusqu’à présent en matière de lutte contre l’islam conquérant, faute d’une ferme direction politique.
Enfin, s’il existe réellement des candidates musulmanes à l’émigration vers le paradis terrestre de la Charî’a, il ne faut en aucun cas brimer ces martyres de la foi. La Loi de 1905, exigeant une stricte laïcité de l’État, ne peut en aucun cas être un frein à ce retour vers les « racines », les origines, le « berceau de la vraie foi » etc. La laïcité - qui n’empêche nullement certains honorables élus, quémandeurs de vois, de financer l’édification de mosquées avec l’argent ou des terrains communaux - peut devenir, si elle est appliquée avec force et rigueur, un excellent agent de ré-émigration et de décroissance de la natalité non-autochtone en Europe… car tout ce qui est écrit à propos de la France, terre d’élection de l’islam conquérant depuis la Loi de regroupement familial de 1976, est valable pour l’ensemble de notre continent.
Docteur Bernard Plouvier
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Attentats de Bruxelles : tensions lors d'un hommage aux victimes

La police antiémeute a dispersé à l'aide de canons à eau environ 200 manifestants nationalistes qui ont fait irruption place de la Bourse où un rassemblement en hommage aux victimes des attentats avait lieu malgré son annulation.
Ce devait être le 11 janvier belge, mais en plus d'être déconseillé, l'hommage aux victimes des attentats du 22 mars, qui a tout de même eu lieu, a été perturbé par des nationalistes.
Les Belges avaient spontanément appelé à une «marche contre la peur» ce dimanche à Bruxelles. Le défilé devait partir en début d'après-midi de la place de la Bourse, où ont eu lieu la plupart des rassemblements en hommage aux victimes des attaques. Mais samedi, le maire de Bruxelles Yvan Mayeur et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon avaient demandé aux habitants de ne pas participer à ce rassemblement, demandant à ce qu'il soit reporté, compte tenu du risque d'attentat dans la ville. Les organisateurs avaient alors annulé la manifestation. «La sécurité des citoyens est une priorité absolue. Dès lors, nous rejoignons totalement les autorités dans cette proposition de report à une date ultérieure. Nous demandons donc, à notre tour, aux citoyens de ne pas venir ce dimanche à Bruxelles», écrivaient-ils.
Malgré cela, entre 500 et 1000 personnes étaient présentes en début d'après-midi dimanche place de la Bourse, selon la RTBF. La station de métro De Brouckère, située à proximité de la place, a été fermée par mesure de sécurité.
Selon l'AFP, environ 200 manifestants nationalistes vêtus de noir se sont alors mêlés à la foule, se présentant, selon des médias belges, comme les «Casuals against terrorism», un groupe de supporters de football ultras. «Belgian hooligans, on est chez nous», ont-ils scandé, selon plusieurs journalistes présents sur place. Un important dispositif de sécurité les encerclait, constitué de policiers anti-émeute qui ont fait usage de canons à eau pour tenter de les disperser.
«On est des hooligans», «on est chez nous», ont lancé ces manifestants vêtus de noir. Ils ont aussi répété des slogans virulents à l'endroit du groupe jihadiste Etat islamique, qui a revendiqué les attentats. Les manifestants ont notamment lancé des projectiles incendiaires vers les forces de l'ordre et dégradé du mobilier urbain, a précisé la police à l'agence de presse Belga. «Complices terroristes, complices terroristes», ont-ils scandé face aux manifestants pacifiques installés sur les marches de place de la Bourse. «Le fascisme ne passera pas», leur ont répondu ces derniers.
Les manifestants se sont ensuite dispersés. Une dizaines de personnes ont été interpellées.
«Je suis scandalisé par ce qui se passe, de constater que de telles crapules viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. Nous avons été prévenus hier de leur venue possible, et je constate que rien n'a été fait pour les empêcher de se rendre à Bruxelles», a commenté Yvan Mayeur. «Je veux en tout cas une réaction du gouvernement fédéral par rapport à cela», a-t-il ajouté.
«La police anti-émeute tente de maintenir le calme place la Bourse. Jusqu'ici pas vraiment de violence, mais une certaine tension», rapporte sur Twitter ce journaliste d'ABC News.
«Des hooligans viennent d'investir la place de la Bourse, protestant contre ceux qui demande le calme et la solidarité», indique ce témoin présent sur place.
Un journaliste d'Itélé a partagé une vidéo, en milieu d'après-midi. On y voit les manifestants qui scandent «Non à la haine!» face aux individus vêtus de noir, encerclés par les forces de l'ordre.
Mathilde Siraud
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Attentats de Paris et Bruxelles: les pièces du puzzle s'assemblent

Quatre complices présumés ont été placés en garde à vue ce dimanche. Mohamed Abrini, l'ami d'enfance de Salah Abdeslam et impliqué dans la préparation des attaques du 13 novembre, reste introuvable
Le puzzle sur les attentats de Paris et de Bruxelles commence à prendre forme, mais de nombreuses pièces manquent encore. Les perquisitions se multiplient et le nombre des complices présumés arrêtés augmente. Quatre personnes ont été inculpées samedi et quatre autres ont été placées en garde à vue dimanche. Mais la police belge n'est toujours pas parvenue à appréhender Mohamed Abrini, l'ami d'enfance de Salah Abdeslam, impliqué dans la préparation des attentats de Paris.
L'un des hommes placés en détention, identifié comme Fayçal Cheffou par le parquet, est soupçonné d'être l'homme au chapeau filmé mardi à l'aéroport de Zaventem en compagnie des deux kamikazes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui. Il a été reconnu par le chauffeur du taxi qui a chargé le trio à Schaerbeek et l'a déposé devant le hall d'entrée. Fayçal Cheffou. a été inculpé de «participation aux activités d'un groupe terroriste». La comparaison de son ADN avec les traces retrouvées sur le bagage contenant une énorme charge d'explosif abandonné à l'aéroport et celles laissées dans le véhicule permettront de déterminer son rôle. Si son implication était démontrée, il serait le second exécutant capturé vivant avec Salah Abdeslam, le survivant du commando de Paris.
Les trois autres inculpés, identifiés par le parquet comme Abderamane A, Rabah N. et Aboubakar A., ont été appréhendés vendredi au cours d'opérations policières musclées. Abderamane A. et Rabah N. ont été interpellés à la suite de l'arrestation en France de Reda Kriket, un complice du chef opérationnel des attentats de Paris Abdelhamid Abaaoud, tué le 18 novembre lors de l'assaut contre sa cache à Saint-Denis, dans la banlieue nord de la capitale. Ce dimanche, un Français, soupçonné d'être lié à Reda Kriket, a également été arrêté aux Pays-Bas.
Arrestation en Italie
Fayçal Cheffou (ici en 2014, sur une vidéo où il se présente comme journaliste) a été inculpé et placé en détention par la justice belge. Il est soupçonné d'être l'homme au chapeau filmé mardi à l'aéroport de Zaventem avec les deux kamikazes.
Les enquêteurs belges tentent également de démanteler le réseau de complicités dont les djihadistes ont bénéficié à Bruxelles et dans le reste du pays pour louer des caches, trouver les éléments utilisés pour la fabrication du TATP, le peroxyde d'acétone utilisé pour les ceintures explosives à Paris et les bombes à Bruxelles, et s'armer de fusils d'assaut AK-47.
Un mandat d'arrêt européen a permis à la police italienne d'interpeller un ressortissant algérien, Djamal Edine Ouali, 40 ans, à Salerne, dans le sud de l'Italie. Les autorités italiennes devraient le renvoyer en Belgique. L'homme est considéré comme un membre important d'un réseau de faussaires actif à Bruxelles. Il est soupçonné d'avoir fourni les faux papiers aux noms de Soufiane Kayal et Samir Bouzid, utilisés par Najim Laachraoui et l'Algérien Mohamed Belkaïd, les deux coordinateurs des attentats de Paris.
L'ampleur des actions planifiées à Bruxelles n'a pas encore été déterminée. Certains enquêteurs jugent plausible un projet d'attentat similaire à celui de Paris, avec deux équipes. L'une composée de kamikazes, comme au Stade de France, l'autre chargée d'un raid dans des lieux publics. La mort de l'Algérien Mohamed Belkaïd, tué lors d'une perquisition fortuite de la maison où il se cachait, puis l'arrestation de Salah Abdeslam, auraient mis ce plan en échec, avec pour conséquence de précipiter le passage à l'action des kamikazes. Mais il ne s'agit pour le moment que de présomptions, insistent les enquêteurs cités par les médias belges.
À Bruxelles, le niveau d'alerte a été réduit pour le week-end de Pâques, mais la menace demeure et les passions s'exacerbent. Une marche citoyenne prévue dimanche a été annulée pour des raisons de sécurité et la police a été contrainte d'utiliser des canons à eau pour disperser quelque 450 sympathisants des mouvements d'extrême droite venus manifester.
Christian Lemenestrel
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Les politiques cherchent les «Molenbeek français»

Selon le ministre de la Ville, il y a «une centaine de quartiers en France» qui présentent des «similitudes potentielles avec Molenbeek», le quartier bruxellois connu pour être un foyer du terrorisme islamiste.
C'est un constat qui ne devrait pas apaiser les peurs. Dimanche, le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a reconnu qu'une «centaine de quartiers en France» présentent «des similitudes potentielles avec Molenbeek», quartier bruxellois frappé par la pauvreté et le communautarisme, qui a acquis une réputation de fief djihadiste depuis les attentats parisiens de novembre. «Mais il y a une différence énorme aussi (...), nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers», a juré le socialiste.
«Molenbeek c'est quoi? C'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra-communautariste, c'est un système mafieux avec une économie souterraine, c'est un système où les services publics ont disparu ou quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras», a égrené Patrick Kanner interrogé au Grand Rendez-Vous Europe 1-ITélé-Le Monde. Pour le ministre, «les émeutes de 2005 ont permis manifestement un développement du salafisme» dans les quartiers populaires en France. «Il y a eu un développement du salafisme international» et, «en 2005, il y a eu une fragilisation d'une partie de la jeunesse à travers ces émeutes urbaines», et c'est «dans ce cadre-là que nous avons vu des prédateurs s'installer dans les quartiers», a-t-il indiqué.
La recherche des “Molenbeek français” agite de plus en plus les responsables politiques français. Jeudi soir, alors que la police découvrait une planque terroriste à Argenteuil (Val d'Oise), le porte-parole des Républicains Guillaume Larrivé a pointé du doigt sur ITélé cet «endroit où la situation a dérivé», reprenant à son compte la formule également utilisée par Bruno Le Maire. «Il y a l'équivalent de Molenbeek en France, dans certains quartiers», a prévenu sur LCP le candidat à la primaire de la droite.
Les maires des communes concernées s'agacent
Une appellation qui offusque les maires des communes concernées. L'élu LR d'Argenteuil, Georges Mothron a juré que sa commune «n'est pas Molenbeek». «Il est fort regrettable que des membres de mon parti puissent faire une telle comparaison», a-t-il rétorqué vendredi sur Europe 1. Edile de Sevran, Stéphane Gatignon (écologiste) a trouvé «très violent» que «certaines communes» (dont la sienne) aient pu être présentées ainsi. «Si on commence à stigmatiser des villes, où va-t-on?», a-t-il lancé mercredi sur Canal +. Jeudi sur BFMTV c'est le maire de Sarcelles (Val d'Oise) qui disait «ne pas croire» à l'existence d'un “Molenbeek français”. Quant à Yves Jégo, maire UDI de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), il a critiqué sur Facebook la «communication tonitruante, stigmatisante et pour le moins anxiogène du ministre». «L'immense majorité de ceux qui vivent à Molenbeek ou dans nos banlieues sont des citoyens comme les autres qui respectent les lois et les valeurs de l'Europe», ajoute le député.
Dimanche, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a taclé sur France 5 l'aveu de Patrick Kanner. «Je ne suis pas pour ce discours», a déclaré le député de Paris qui a peur qu'il «stigmatise» les musulmans. «On dissout la concorde nationale», a-t-il poursuivi, indiquant qu'il aurait préféré que le ministre dise «qu'il y a des poches, des immeubles mais qu'il n'y a pas de quartiers» semblables à Molenbeek. «Dans les quartiers il y a des réussites et des diplômés», a-t-il dit.
Même critique du conseiller régional PS d'Île-de-France Julien Dray. S'il reconnaît l'existence d'une «ghettoïsation urbaine» dans laquelle progresse les «problèmes sociaux qui sont même parfois devenus des problèmes ethniques», il met en garde contre la désignation de “Molenbeek français”. «On croit qu'avec des formules on résout les problèmes. On cède aux facilités de la communication et ça ne livre aucune information réelle», a-t-il réagi dimanche lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro tout en admettant la présence de «noyaux islamistes qui essaient d'utiliser ces problèmes sociaux (et) de les instrumentaliser».
Tristan Quinault Maupoil
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Des «Molenbeek» en France? Le débat agite la gauche

Le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé dimanche qu’"une centaine de quartiers en France» présentaient «des similitudes potentielles avec Molenbeek», commune bruxelloise à la réputation de fief jihadiste, suscitant une certaine gêne à gauche.
A la question d’une journaliste: «Combien y a-t-il de Molenbeek aujourd’hui en France?», le ministre de la Ville, invité du «Grand rendez-vous» Europe 1-iTELE-Le Monde, a d’abord répondu en expliquant ce qu’est à ses yeux cette commune de la capitale belge, d’où provenaient plusieurs membres des commandos des attentats du 13 novembre en France.
«Des similitudes potentielles»
«Molenbeek c’est quoi? C’est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c’est un système ultra-communautariste, c’est un système mafieux avec une économie souterraine, c’est un système où les services publics ont disparu ou quasiment disparu», a égrené Patrick Kanner.
«Il y a aujourd’hui, on le sait, une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s’est passé à Molenbeek», a-t-il ajouté. «Mais il y a une différence énorme aussi (...), nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers», a-t-il assuré, quelques jours après les attaques de Bruxelles.
Réactions agacées
Les réactions gênées, voire agacées, ne se sont pas fait attendre à gauche. Au «Grand jury» RTL-LCI-Le Figaro, Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, a appelé à ne pas céder à des formules faciles qui «stigmatisent».
«Depuis 20 ans, a dit le cofondateur de SOS Racisme, il y a une ghettoïsation sociale qui donne lieu (...) à une montée de la délinquance et puis aussi à des noyaux islamistes qui essaient d’instrumentaliser des points sociaux».
Cambadélis : «Je ne suis pas pour ce discours»
«Ce sont des points communs» avec Molenbeek, a reconnu M. Dray, mais «je n’aime pas qu’on stigmatise car la majorité de la population de ces quartiers en a assez d’être désignée à la vindicte populaire».
Le premier secrétaire du PS a lui aussi pris ses distances avec les propos du ministre de la Ville, évoquant «des poches», «des immeubles» et «des rues» présentant des «problèmes» similaires à Molenbeek, mais «pas de quartiers» entiers.
«Moi, je ne suis pas pour ce discours», a dit Jean-Christophe Cambadélis sur France 5, appelant à «ne pas dissoudre la concorde nationale». «On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c’est de ne pas isoler les musulmans, mais d’isoler» les terroristes.
La droite et l'extrême droit avaient déjà fait le rapprochement
Dès les attentats de mardi à Bruxelles, le rapprochement avait été fait, à droite et à l’extrême droite, entre les situations en Belgique et en France. Dans une tribune au Figaro vendredi, le député LR Eric Ciotti a accusé François Hollande d’avoir «délibérément renoncé à défendre la laïcité pour flatter un communautarisme religieux auquel il est redevable». «La France ne peut devenir un gigantesque Molenbeek!», a-t-il lancé.
Le Front national a, lui, estimé que la France n’était «pas épargnée par les zones de non-droit du type de Molenbeek». «Il faut dès aujourd’hui lancer une vaste opération de police pour investir l’ensemble de ces quartiers en marge de la République», avait demandé la présidente du FN Marine Le Pen.
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Attentat déjoué en France : Reda Kriket toujours entendu

L'enquête sur le projet d'attentat déjoué en France progresse également. Elle passe, là encore, par la Belgique. Soupçonné d'avoir fait prospérer ses funestes projets jusqu'à un stade avancé, Reda Kriket, un Français de 34 ans interpellé jeudi matin à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est toujours en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Soupçonné d'avoir gagné la Syrie à l'automne 2014, il doit s'expliquer sur la présence de l'arsenal découvert dans une planque d'Argenteuil (Val-d'Oise) : armes et explosif.
Cet ancien braqueur reconverti dans la nébuleuse djihadiste bruxelloise, qui était suivi et écouté depuis plusieurs semaines, doit également expliquer ses nombreux rendez-vous en Belgique avec Abderrahmane Ameuroud, un vétéran du djihad en Afghanistan bien connu de la justice française, condamné à sept ans de prison en 2005 pour son implication dans le réseau des assassins du commandant Massoud. Cet Algérien de 38 ans est l'homme qui a été interpellé vendredi midi à un arrêt de tramway à Schaerbeek, au nord-est de Bruxelles. Samedi, le parquet fédéral belge a annoncé que la garde à vue de ce suspect, blessé à la jambe au cours de son arrestation et porteur d'une arme, avait été prolongée de vingt-quatre heures.
L'éventuelle mise en cause d'Abderrahmane Ameuroud prouve à quel point l'univers djihadiste fonctionne en vase clos. On ne compte plus les passerelles entre les différentes filières. Ancien pensionnaire d'un camp afghan dirigé par Al-Qaïda, Ameuroud avait été jugé à Paris au printemps 2005 en compagnie de six hommes, soupçonnés d'avoir appartenu au cercle rapproché des deux assassins du chef de guerre afghan, tué le 9 septembre 2001 lors d'un attentat à la caméra piégée.
Eprouver la résistance des futures recrues
Dans ce dossier à tiroirs, Abderrahmane Ameuroud avait notamment été mis en cause pour la mise en place d'une filière de sélection de candidats au djihad. En l'espèce, en organisant des randonnées en forêt de Fontainebleau, dans le Jura ou en Normandie afin d'éprouver la résistance des futures recrues. Lors d'une session organisée dans les Alpes en 1999, cinq volontaires pris au piège de la neige n'avaient dû leur salut qu'à l'intervention des secours. « Je me souviens d'un personnage de l'ombre, plutôt en marge, se remémore un avocat du dossier. Même si le groupe paraissait bien organisé, cette mésaventure dans les Alpes prouve qu'ils n'étaient pas complètement au point. »
Condamné à sept ans de prison et à une interdiction définitive de territoire par le tribunal correctionnel, Ameuroud avait écopé de la peine la plus lourde. « Il a été sanctionné pour avoir organisé des marches en montagne et je me demande toujours en quoi il s'agissait d'une infraction. L'accusation manquait d'éléments concrets », insiste son avocate de l'époque, Me Isabelle Coutant-Peyre. On devrait savoir aujourd'hui si la justice lui impute de nouvelles charges.
Un autre proche de Reda Kriket, Rabah N., arrêté jeudi à Saint-Gilles (Belgique), a été inculpé pour participation aux activités d'un groupe terroriste. Son degré d'implication dans le projet n'a pas été précisé.
T.B.
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