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lundi, 26 décembre 2016

Arizona : arrestation d’un djihadiste projetant pour Noël des attentats contre des églises

Un Afro-Américain de 30 ans, Derrick Thompson connu également sous son pseudonyme d’Abu Talib al-Ameriki, a été arrêté en début de semaine par la police de Phoenix (capitale de l’Arizona) et inculpé par un tribunal de participation à une association de malfaiteurs, de soutien à une association de malfaiteurs et de tentative d’achat illégal d’armes. Pour le tribunal, il s’agit d’un « djihadiste revendiqué ». L’analyse de son ordinateur a permis d’établir ses liens avec l’État Islamique depuis 2014, et on y a trouvé ses recherches sur les horaires et lieux des messes de Minuit et autres célébrations de Noël à Phoenix.

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La « résistance » catholique au pape n’est pas le seul fait de la curie

Il y a deux jours, le pape François, tout de neuf chaussé, s’est livré à son exercice favori, lors des vœux à la curie : remonter les bretelles à ses collaborateurs dans des termes très vifs, en dénonçant « les résistances cachées » et « malveillantes » à sa réforme de la curie.

Attaque très habile, de la part du souverain pontife, consistant à se placer en réformateur entravé par une « superstructure » archaïque et, bien sûr, « malveillante ». On croirait entendre nos ex-Présidents ou nos ministres de l’Économie avouer leur impuissance et en rejeter la responsabilité sur leurs administrations.

Sur le fond, on ne peut que saluer la volonté réformatrice du pape en faveur d’un gouvernement de l’Église plus collégial, avec un comité de cardinaux (le C9) qui viendraient de l’étranger deux fois par trimestre à Rome pour l’aider.

Quant à la volonté du pape de réduire le rôle de la secrétairerie d’État, l’intermédiaire entre le Vatican et les Églises locales, et de faire du pape le seul référent direct, on ne peut qu’être dubitatif : n’est-ce pas, au contraire, accroître un pouvoir personnel qu’il prétend par ailleurs rendre plus collégial ?

Et certains propos du pape, malheureusement, vont dans ce sens : l’appel à « l’obéissance inconditionnelle » des collaborateurs de la curie, la demande que toutes les réunions interministérielles soient « présidées par le pontife romain ». Et que « tous les dicastères réfèrent directement au pape ».

L’idée de « court-circuiter » la curie afin que l’information circule directement entre les évêques du monde et le pape est, en apparence, une bonne chose. 

Mais, alors, il ne sera guère surprenant que ces évêques, nommés par ledit pape avec l’aval des autorités politiques locales, l’entretiennent dans la vision, pour ne pas dire l’idéologie, officielle du moment.
 La mise au pas actuelle de cardinaux en désaccord avec certaines orientations du pape est un autre signe de la crispation papale.
Et risque alors de surgir une autre « résistance » interne à l’Église, bien plus nombreuse, bien plus puissante que celle de quelques membres de la curie jaloux de leurs prérogatives.

Mais, en fait, cette résistance a déjà commencé et s’est puissamment exprimée, et dans plusieurs pays occidentaux.
En effet, il faut être aveugle pour ignorer qu’une grande partie des catholiques occidentaux désapprouvent certaines positions hasardeuses du pape sur la famille, les migrants et l’islam.
Son voyage aux États-unis et sa condamnation, aussi violente qu’imprudente, de Trump n’y a rien fait : les catholiques américains ont voté majoritairement Trump.

Il en a été de même, avant-hier en Hongrie et en Pologne, hier en Angleterre et en Autriche. En France et en Allemagne aussi, des catholiques, de plus en plus nombreux, ne suivent plus les anathèmes médiatiques d’une hiérarchie et d’un pape gagnés à une complaisance coupable pour les « migrants » et l’islam.
Il serait grand temps qu’ils ouvrent les yeux. Et sur la réalité de la crise migratoire et de l’islam. Et sur cette périphérie qu’ils ont devant eux, tous les dimanches, dans leurs églises: le peuple catholique.

 Pascal Célérier

Source 

Les « migrants » ont le droit plus que vous … d’être chez vous !


Nous sommes fin octobre, 48 « migrants », tous des hommes majeurs, d’origine soudanaise, érythréenne et afghane, sont accueillis à leur descente du car comme des « VIP » par les autorités. Ils sont tous là : le préfet de Bretagne, suivi du sous-préfet de Saint-Malo, du maire de Cancale, Pierre-Yves Mahieu, entouré lui-même de deux adjoints, dont Marcel Le Moal, chargé de la sécurité. Pour la circonstance, le ban et l’arrière-ban des associations humanitaires se sont déplacés. Pour mieux sacraliser cette venue, le représentant de l’État socialiste serre la pogne à chacun des clandestins. 

Il ne manque plus que les majorettes et la fanfare municipale pour donner à cette soirée un côté festif. « Festif » : le mot ne coïncide pas avec l’état d’esprit des habitants qui, contrairement aux médias, ont boudé l’arrivée triomphale. Cette réception enflammée de la municipalité cancalaise tirerait certainement des larmes à Muriel Robin et Jean-Michel Ribes.

Mais n’allons pas trop vite car cet accueil n’est pas réservé à tous, loin de là.

Depuis plusieurs semaines, le premier parti de France, sous l’impulsion de la responsable local du FNJ, parcourt la région de Saint-Malo accompagné d’une caravane publicitaire. Rien que de plus naturel en période de campagne présidentielle. Le but : prendre contact avec la population locale et distribuer tracts et opuscules pour Marine sur les marchés. 

« Tout s’était parfaitement bien déroulé lors de nos premières sorties, à Dol-de-Bretagne, puis à Dinard », explique Justine Dieulafait, « l’accueil était chaleureux et de nombreuses adhésions avaient été enregistrées ».

Le samedi 17 décembre, la caravane se positionne à Cancale, stationnant derrière l’église. 

L’accueil se montre sympathique, un agent de police municipale leur précisant qu’ils auraient dû prévenir, il leur aurait trouvé une bonne place pour stationner en plein milieu du marché. Une heure plus tard, le ton change. Un autre agent les rejoint, accompagné de Le Moal, l’adjoint au maire « Les Républicains », présent à l’arrivée des « sans-papiers ». Ce dernier, agressif, s’en prend à la jeune militante et lui demande immédiatement de quitter les lieux sous peine de dresser un procès-verbal pour stationnement abusif de la caravane. Cette dernière, peu impressionnée, exige que la substantifique « Moal » lui montre l’arrêté municipal justifiant l’interdiction. Celui-ci refuse, empêchant même l’agent contractuel d’aller chercher l’arrêté. 
 « Qu’est-ce qui vous dérange ? Auriez-vous accepté que la caravane du Parti socialiste stationne ici ? » demande Justine ? Réponse immédiate et catégorique de Le Moal : « Oui. C’est parce que c’est le Front national que cela me dérange. » Les adhérents du FN, sachant très bien que toute résistance implique arrivée des médias et articles sectaires et haineux, préférèrent plier bagages. Nombreux seront les commerçants à les soutenir en se révoltant contre ce déni de démocratie.

Deux leçons sont à tirer de cette mésaventure :

– Nombreux sont les élus de droite qui, par leur sectarisme, rappellent, comme deux gouttes d’eau, les élus socialistes ou écologistes.
– À Cancale, si les autorités municipales et administratives déroulent le tapis rouge pour des clandestins, pour les patriotes français, l’attitude est diamétralement opposée. Ce n’est plus « On est chez nous », c’est : « Ils ont le droit plus que vous d’être chez vous ! »


Pendant ce temps, sur le port, face à l’océan, les pseudo-migrants, paresseusement allongés sur les bancs, se consacrent à l’oisiveté. En face, les vieux Cancalais, eux, n’ont d’autre choix que de se poser tant bien que mal sur les rochers glissants.

 J.-P. Fabre Bernadac

Source 

Entretien avec Bernard Plouvier, auteur du livre "Le dérangement du monde"

 

 

 

Derangement-Monde-e.jpgEntretien avec Bernard Plouvier, écrivain, chroniqueur à Synthèse nationale cliquez là, auteur du Cahier d'Histoire du nationalisme n°8 sur le NSDAP cliquez ici
 
« Mon objectif est de traiter des trois compagnons maudits de l’être humain : l’angoisse existentielle, l’ennui et la solitude, et d’envisager une étude des remèdes, erronés ou bons, dont l’histoire porte témoignage »
 
 
Que signifie le sous-titre de ce livre : « des erreurs et des hommes » ? Est-ce que par hasard vous vous prendriez pour un gourou omniscient ?
 
 
Certes non. Je ne prétends nullement au statut de pontife de la philosophie. Quant à l’omniscience, je la laisse bien volontiers aux « politologues », ces curieux spécialistes à la mode, qui développent leur arrogante suffisance en une époque où la politique n’est plus que l’humble servante de l’économie globale.
 
Mon objectif est de traiter des trois compagnons maudits de l’être humain : l’angoisse existentielle, l’ennui et la solitude, et d’envisager une étude des remèdes, erronés ou bons, dont l’histoire porte témoignage.
 
 
Il va pleuvoir des vérités premières ; faut-il tendre nos vastes tabliers pour les récolter ?
 
 
Bravo pour la citation de Tristan Bernard, mais le problème mérite mieux qu’une boutade, puisqu’après tout chaque être humain un peu dégagé de l’animalité est confronté aux trois facteurs majeurs cités plus haut.
 
La société de consommation offre en abondance les remèdes ultra-classiques, mais autrefois moins aisément abordables : l’excès de nourriture, la sexualité sous tous ses aspects (qui n’ont rien de bien neuf, car ce n’est pas à un vieux singe, comme l’est collectivement l’humanité, que l’on apprend à grimacer), l’alcool, le tabac, les stupéfiants (et de nombreux commerçants de haschisch sont favorables à sa libre consommation), auxquels la chimie moderne a joint les tranquillisants et les antidépresseurs.
 
 
Et les autres remèdes, moins minables, pour lutter contre les démons de l’être humain... 
 
 
Ils sont nombreux et ce livre en est une recension, probablement non exhaustive. Une majorité d’humains dotés de sens moral se contente de trois valeurs fondamentales : honneur, travail et famille… et nul ne peut le leur reprocher ! Certains y joignent une passion pour le sport, qui risque de tourner au narcissisme, ou une activité manuelle, d’utilité pratique souvent évidente, en plus d’être parfois une source d’économies.
 
On peut être tenté par l’aventure collective de la politique. Très vite toutefois, force est de constater que l’idéaliste est une exception dans ce milieu où abondent les vulgaires ambitieux. De façon universelle et à toute époque, ce milieu trop souvent proche de celui des malfrats, a dégagé de forts relents méphitiques. 
 
D’autres individus fort insatisfaits de leur sort ont recours aux fééries de l’imagination pour embellir un quotidien plat, médiocre et parfois ignoble. À notre époque de triomphe des images virtuelles, ces poètes passifs sont à la fête, mais risquent fort de se détacher des réalités de la vie.
 
L’intellectuel pur calme son angoisse, son ennui, sa solitude en essayant d’appréhender le monde de l’extérieur, soit rationnellement, découvrant un peu tard qu’il n’existe aucune certitude, aucune « vérité » en dehors de la simple arithmétique.
À l’opposé, l’on trouve une majorité d’humains pour se jeter avec passion dans l’irrationnel, assurés qu’ils sont de pénétrer les mystères intimes de l’Univers. Que ce soit par l’entremise d’une religion établie, par de subtiles dissertations métaphysiques concoctées en cénacles ou par des rituels de magie, tous souhaitent en tirer une gratification. On n’évoque l’essence supérieure, imaginée par un cerveau humain plus ou moins pathologique, que dans l’espoir qu’elle s’occupera personnellement, voire préférentiellement du croyant et de ses proches, punissant en outre leurs ennemis. 
 
Le cerveau humain étant ce qu’il est, toutes ces options ne sont pas dénuées de risque pour l’individu ni pour la collectivité. La conviction, qu’elle soit de nature religieuse, politique ou scientifique débouche presque inévitablement sur le fanatisme et la violence.
 
Les comportements animaux – et l’homme actuel n’est que l’exemplaire le plus élaboré du monde animal terrestre – étant génétiquement programmés, donc non susceptibles d’éducation ni de rééducation, sauf cas de sainteté dont on voudra bien admettre qu’elle fut toujours et partout une exception, l’humanité refait constamment les mêmes erreurs depuis qu’elle est apparue. 
 
Il est vain d’espérer grand-chose de l’eugénisme, soit la sélection des reproducteurs. Le fils du grand Wolfgang Mozart (et de Constance Weber, nièce de Carl-Maria) ou celui du grand Wagner (petit-fils, par sa mère, de Franz Liszt) furent de très médiocres compositeurs. Et l’on pourrait multiplier les exemples de nullités issues de parents remarquables. À l’inverse, nombre de génies (tels le pape Sylvestre II ou le grandiose Kepler) sont nés dans la fange.
En attendant que notre espèce disparaisse ou mute en sur-espèce, il n’est pas inutile de réfléchir aux errements des humains pour tenter, chacun pour soi, d’utiliser au mieux ses dons et d’orienter ses pulsions de façon utile à la communauté.  
 
Le dérangement du monde de Bernard Plouvier, Éditions de l’Æncre, collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux », 582 pages, 37 euros. Pour le commander cliquez ici
 

Attentat de Berlin : pour essayer de répondre à quelques questions


L’attentat de Berlin n’en finit pas de faire couler de l’encre, et de susciter de nombreux commentaires. Il est vrai que les conditions de sa réalisation, ainsi que ses suites – qui ont abouti à la mise hors d’état de nuire d’Anis Amri par la police italienne -, ont de quoi susciter de nombreuses questions. Essayons de répondre aux principales d’entre elles.

En premier lieu, le mode opératoire, à savoir l’utilisation d’un camion bélier. Ce procédé que l’on peut qualifier d’« artisanal », dans la mesure où il ne fait appel à aucun système sophistiqué, est tout à fait dans la démarche terroriste. Les techniques de guérilla urbaine – car c’est bien de cela qu’il s’agit – ont toujours privilégié l’utilisation de méthodes de combat simples et efficaces, le but étant de permettre à n’importe quel combattant de causer un maximum de victimes dans le « camp adverse ». C’est exactement ce que préconise aujourd’hui Daech, partant du principe que tous les moyens sont bons pour tuer les mécréants. Les différents attentats qui se sont déroulés en Europe attestent parfaitement de cette réalité.

Le second point, souvent évoqué, concerne le fait que des documents permettant d’identifier l’auteur de l’attentat aient été retrouvés dans le camion. Deux raisons principales peuvent être retenues. D’une part, qu’ils aient été laissés volontairement sur place par le terroriste pour signer son crime, sachant qu’a priori, il avait prévu de ne pas « en revenir ». D’autre part, la possibilité d’une négligence, hypothèse que l’on ne peut jamais écarter, tant on sait, lorsque l’on a enquêté sur des affaires criminelles, que tout reste toujours possible. 

Dans le cas de figure qui nous occupe aujourd’hui, la première version est cependant la plus vraisemblable.
 Troisième point : la fuite de l’auteur des faits après la commission de son forfait. Pour aussi décidés qu’ils soient à mourir en martyr, ces criminels restent des hommes. On ne peut donc exclure qu’au dernier moment, si la possibilité s’offre à eux, ils préfèrent rester en vie plutôt que de rejoindre Allah. Le cas Abdeslam, dans les attentats de Paris, est révélateur à cet égard. Il se peut, également, que les terroristes aient pour objectif de poursuivre leurs actions meurtrières et, donc, profitent de la confusion générale pour se sauver afin d’agir ultérieurement. Dans le cas de Berlin, compte tenu de la suite des événements, il est probable que le terroriste ait utilisé une occasion de fuite.

Quatrième point : l’existence d’un réseau. Tant la préparation de l’attentat que sa réalisation, ainsi que la brève cavale d’Anis Amri, laissent à penser que s’il a pu bénéficier de complicités, il n’y avait pas derrière lui, à proprement parler, de réseau organisé et/ou « professionnalisé ». Ainsi, si d’éventuels complices ont pu le cacher quelques heures (y compris dans la mosquée où il a été repéré après l’attentat), acheter pour lui des billets de train, lui procurer une arme, dont le calibre (22LR) ne correspond en rien à celui des armes habituellement utilisées par des combattants aguerris et bien approvisionnés, là encore, aucun signe n’atteste de l’existence d’une organisation structurée et pérenne.

Cinquième point, enfin : la fin de sa cavale à Milan. Si organisation il y avait eu, Anis Amri ne se serait pas retrouvé seul, en pleine nuit, sur une place publique, à la merci du premier contrôle policier venu (ce qui est arrivé). Il aurait été exfiltré après avoir pu se soustraire aux recherches et n’aurait certainement pas fini de la sorte. Du moins, pas si vite.

 Olivier Damien

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L’Allemagne est-elle l’homme malade de l’Europe ?

 

Si la France de 2016 est dans un état avancé de décrépitude, l’Allemagne ne semble pas se porter beaucoup mieux. Meurtrie par une série de drames toujours en cours, l’Allemagne ne veut pas revenir dans l’Histoire. Pleinement contaminés par les idéologies mondialistes contemporaines, ses dirigeants ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux, laissant leur pays envahi et dépouillé de toutes ses défenses immunitaires naturelles.

Pendant plus de douze heures, le sénateur pour la justice du Land de Hambourg a empêché la police de diffuser l’avis de recherche du terroriste islamiste Anis Amri, par peur des « amalgames » et des commentaires haineux sur les réseaux sociaux ! De son nom Tim Steffens, l’élu écologiste illustre à lui seul la profonde dérive d’un peuple, rendu incapable d’affronter ses ennemis car traumatisé par son passé. Certains responsables politiques sont donc prêts à sciemment mettre en danger la vie des individus qu’ils sont censés représenter afin de protéger à toute force un « vivre ensemble » devenu caduc sous les assauts de la réalité. Mieux vaut qu’un terroriste islamiste hyper violent s’échappe plutôt que cautionner les bas instincts d’un peuple à qui l’on a déclaré la guerre en bonne et due forme.

Heureusement, un esprit de résistance se lève contre l’absurdité du marxisme culturel qui voudrait achever l’histoire allemande. Les élus de l’Alternative für Deutschland veulent poser une question écrite au Sénat. Porte-parole de l’AfD en charge des affaires intérieures, Dirk Nockemann a notamment déclaré : « C’est un dossier incroyable et scandaleux. 

Le sénateur pour la justice doit enfin abandonner sa position de blocage des avis de recherche sur Internet. Ses réserves sont inconsistantes et tirées par les cheveux parce qu’on a déjà fait comme cela dans les autres Länder et ça a très bien réussi. »
  À quelle époque a-t-on cherché à défendre les assassins contre l’opprobre public qu’ils suscitent légitimement ? Surtout, la priorité d’un responsable national devrait être d’assurer la sécurité physique de ses concitoyens. Ubu est roi, désormais. En Allemagne, toujours, les prisons ont commencé à être vidées en anticipation des futures agressions sexuelles qui seront immanquablement commises au soir du réveillon. Expulser les clandestins et les faux réfugiés ? Prévenir les violences ? Vous n’y pensez pas, ce serait « fasciste ».

Anis Amri incarne physiquement l’échec de l’Europe multiculturelle, du sans-frontiérisme, de l’économie comme unique horizon et du laxisme. Arrivé à Lampedusa en 2011 en tant que « réfugié », il s’est fait passer pour un mineur isolé en mentant sur son âge. Peu après, il a été condamné à plusieurs années de prison en Italie avant de circuler librement sur le continent. Individu au lourd passé criminel fréquentant une mosquée salafiste, il n’a pourtant jamais été inquiété par les autorités allemandes. 

Probablement parce qu’il est le modèle de la nouvelle Allemagne qu’ils souhaitent construire ? Après le massacre, il a pu traverser trois pays avant d’être abattu à Milan après avoir subi un contrôle de routine… Du pur hasard.

L’Allemagne est-elle l’homme malade de l’Europe ? L’Europe est-elle encore plus malade parce qu’elle est dirigée par une Allemagne zombie ? Peuples d’Europe, sortez de votre dormition !

 Gabriel Robin

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Les terroristes islamistes se placent d’eux-mêmes en dehors du genre humain

On se souvient qu’en février 2015, l’État islamique avait filmé le supplice d’un pilote jordanien, brûlé vif, et en avait diffusé la vidéo. Il a réitéré jeudi dernier en montrant la mort, dans les mêmes circonstances horribles, de deux soldats turcs : ils sont extirpés d’une cage où ils étaient enfermés, enchaînés et brûlés vifs, quelque part en Syrie. 

Alors que l’opinion internationale s’est beaucoup apitoyée sur le sort des rebelles prétendument « modérés » d’Alep et celui des civils – sans préciser, d’ailleurs, s’ils étaient ou non heureux d’être délivrés du joug djihadiste –, ces exécutions viennent prouver, s’il en était besoin, que les combattants de l’État islamique sont loin d’être des anges. 

Certes, la prise d’Alep-Est a fait de nombreux morts. C’est, malheureusement, le lot de toute guerre. En France, les bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale ont montré qu’en matière de vies humaines, rares sont les pays qui se soucient des victimes civiles : des villes comme Le Havre, Lorient, Brest ou Saint-Nazaire furent rasées, notamment par les Américains qui bombardaient de jour, à haute altitude.

Faut-il rappeler le bombardement de Dresde, en février 1945 ? Faut-il parler de ces véritables crimes contre l’humanité que furent les envois de bombes nucléaires contre Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945 ? Ces quelques exemples sont l’illustration d’une triste réalité : toute guerre est sale, tue, mutile, blesse physiquement et moralement, soldats et civils, massacre des enfants, brise des familles.

Aussi est-il révoltant d’entendre ceux qui n’ont pas hésité, sous prétexte d’une fin qu’ils considéraient comme bonne, à utiliser les pires moyens donner la leçon à d’autres nations.

Ils feraient mieux de méditer cette parole simple de Prévert dans son poème : « Oh Barbara/Quelle connerie la guerre. »
 Sans compter que l’indignation est le plus souvent à sens unique. Certes, dans la bataille d’Alep, les bombes russes et syriennes ont semé la destruction et la mort. Mais les politiciens donneurs de leçons et les médias de la pensée unique ont, pour la plupart, négligé d’évoquer les habitants d’Alep-Ouest qui subissaient les obus de mortiers et les bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosif envoyés par les « rebelles » d’Alep-Est, à l’égard desquels les puissances occidentales sont si indulgentes.

Toute guerre, fût-elle nécessaire, est un mal en soi. Mais les attentats islamistes sont d’une autre nature. Ils marquent le réveil de l’inhumanité qui sommeille en chacun des hommes, surtout lorsqu’elle est renforcée par le fanatisme religieux. Cet événement tragique, la cruauté, le scénario macabre, la mise en scène réfléchie de ces mises à mort par le feu relèvent de la barbarie. Pire encore : ceux qui les ont ordonnées et exécutées se sont placés d’eux-mêmes en dehors du genre humain.

Jean-Michel Léost

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Joyeux Noël à nos militaires

Au moment où sont écrites ces lignes, nombre d’entre eux sont loin de leur famille, parfois depuis de longs mois. Ils sont soldats de l’armée de terre, marins de la Royale, aviateurs de l’armée de l’air, gendarmes. Ils sont ces hommes et ces femmes à qui la loi impose ce qu’elle n’exige d’aucun autre corps dans l’État : « En toutes circonstances esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême. »

Ils sont déployés au Levant, dans le cadre de l’opération Chammal, pour lutter contre Daech, en fournissant notamment un appui aérien aux forces irakiennes. Mais ils sont aussi au Liban, sous le béret bleu des Nations unies. Ils parcourent inlassablement la bande sahélo-saharienne, comme le faisaient autrefois leurs grands anciens, le cheval-vapeur ayant remplacé le dromadaire. La semaine dernière encore, à des milliers de kilomètres de la France et des années-lumière des achats de Noël, un « groupement tactique désert infanterie » conduisait une opération d’envergure à l’extrême nord du Mali, dans la région de Boughessa-Tin Zaouaten. 

Ils sont prépositionnés, principalement en Afrique, dans des pays avec qui la France a signé des accords de défense : Gabon, Sénégal, Djibouti, Émirats arabes unis. Ils constituent les forces de souveraineté, loin de la métropole, dans nos départements et collectivités d’outre-mer (DOM-COM). Certains d’entre eux pourchassent les orpailleurs clandestins dans la forêt guyanaise.
Loin de la métropole, ils sont aujourd’hui 20.000 hommes et femmes, pour quatre, six mois, parfois plus. 20.000 se préparent à les relever.

Ils patrouillent au large de nos côtes pour assurer l’action de l’État en mer. Ils rôdent sous les océans, prêts à déclencher l’apocalypse. Ils surveillent le ciel français. 

Ils sont prêts à intercepter tout aéronef qui n’a rien à y faire. Ils attendent l’ordre du chef des armées pour monter dans leur Rafale ou leur Mirage 2000 afin d’aller délivrer le feu nucléaire, s’il le fallait.
 Ils interviennent peut-être en ce moment sur un incendie à Paris ou un accident de la circulation du côté du Vieux-Port : ce sont les soldats du feu de la brigade des sapeurs pompiers de Paris et les marins pompiers de Marseille. 

Ils patrouillent dans nos villes – 8.000 environ -, sentinelles infatigables, ne connaissant pas les 35 heures et le droit de retrait.
Ils interviendront sur les accidents de la route des pochtrons du petit matin ou pour maîtriser le forcené qui veut dessouder sa famille parce que la dinde était trop cuite. Ils sont – comme on dit dans le jargon – « prêts à, en mesure de » faire face à une nouvelle attaque terroriste islamiste. Ils sont les gendarmes à qui on demande bien plus que de courir après les voleurs de poules, comme dans La Pastorale des santons.

Ils sont quelque part dans le monde, au milieu d’un désert, d’une brousse, d’une banlieue transformée en champ de ruines. Je n’en sais rien. J’imagine. Ils sont les forces spéciales, l’armée de l’ombre.
Ils vont quand même passer « les fêtes » dans leur garnison. Certains au quartier, comme à la Légion, officiers, sous-officiers et légionnaires réunis, ce 24 décembre soir, après le concours de crèches et la messe du « Padre », n’en déplaise aux amputés de l’âme. 

D’autres, enfin, seront en famille. Tout de même. Et ils l’ont bien mérité, parfois après avoir été absents plus de 200 jours de la maison en 2016.

Ils sont les soldats, les marins, les aviateurs et les gendarmes de France. Joyeux Noël à eux.

Georges Michel

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