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vendredi, 16 décembre 2016

Bondy (93) : soupçons de viol au collège

 

 
[…] Lundi vers 16 h 30, une ado de 13 ans aurait été entraînée par quatre jeunes âgés de 14 à 16 ans dans les toilettes du collège Jean-Zay, établissement classé REP + (Réseau d’éducation prioritaire), situé dans le quartier nord de la ville.




« Deux d’entre-deux auraient alors abusé d’elle tandis que les deux autres observaient la scène », indique une source proche du dossier. Mais les enquêteurs restent prudents. « La victime a désigné ses agresseurs qui réfutent les accusations. Ils contestent tous avoir été présents sur les lieux. » Interpellés mercredi matin, les quatre jeunes étaient encore en garde à vue mercredi soir. Celle-ci a été prolongée. […]

« On n’aurait jamais cru que des camarades de classe soient capables de faire un truc pareil… », regrette une élève, qui semble tout de même avoir du mal à réaliser la gravité des accusations. « Un collégien, ça peut aller en prison pour ça ? », s’interroge-t-elle.
[…] Mardi, l’inspection académique — qui a accompagné la famille de la victime dans son dépôt de plainte — a mis en place une cellule psychologique au sein de l’établissement. « Il n’y a pas eu d’élève témoin de l’agression », précise tout de même le rectorat de Créteil. Les quatre auteurs présumés ont été exclus à titre conservatoire en attendant de passer devant un conseil de discipline.

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Moselle : des mineurs et des armes dans un clip de rap

 

 
Mis en ligne le 2 décembre 2016, un clip de rap réalisé à Guénange (Moselle) fait polémique. Diffusé à la fois notamment par des sites proches de l'extrême-droite qui le dénonce, il met en scène des mineurs et majeurs, dont certains exhibent des armes de poings et des armes blanches.

 Il n'en est pas à ses premiers essais musicaux mais S. T., présenté comme mineur "de 16 ans" sur l'un de ses compte en ligne, peut se vanter d'avoir obtenu un succès d'estime avec le clip qu'il a mis en ligne le 2 décembre 2016 et qui a été très largement relayé sur la toile et les réseaux sociaux proches de l'extrême-Doite en vue d'en dénoncer le contenu pour "promotion du trafic de drogue et des dealers, des drapeaux étrangers et des propos tombant sous le coup de la loi."

Dans cette séquence vidéo de 4 minutes et 18 secondes, le bas d'un immeuble de la rue Jeanne d'Arc à Guénange (Moselle) est occupé par un groupe d'une trentaine de jeunes hommes dont des enfants. Les images  de ce clip de rap mélangent vues extérieures, vues aériennes prises par un drone et séquences en intérieures dans lesquelles les deux chanteurs met leurs accolytes exhibent des armes blanches, des armes de poing et des liasses de billets.

 
© Capture d'écran Youtube

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Alep: les évêques pour l’accueil des migrants

 

 
Les évêques catholiques de France ont estimé jeudi que la situation d’Alep, la deuxième ville de Syrie, sous les bombes, « nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers ».

« Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d’indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine », dénonce le conseil permanent – l’exécutif – de la Conférence des évêques de France (CEF), exprimant sa « très vive inquiétude » dans un communiqué titré « Alep: qui dira qu’il ne savait pas? »

Pour les évêques, « cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l’accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée ».

Le conseil permanent – composé de dix des quelque 120 évêques en activité – déplore que « pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Île-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres ».

« A l’approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains », conclut le communiqué.

Début décembre, le pape François, recevant 260 élus français en pèlerinage à Rome, les avait appelés à prêter une attention particulière aux précaires et migrants.

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Philippe de Villiers à Versailles : au nom de la grande dissidence !

 

 
Les Éveilleurs d’espérance accueillaient, mardi soir à Versailles, dans une salle comble, Philippe de Villiers venu présenter son dernier livre Les cloches sonneront-elles toujours demain ? Avec de nombreuses personnalités présentes pour l’écouter et l’applaudir, au premier rang desquelles… Marion Maréchal-Le Pen ! Reportage.
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Jean-Yves Le Gallou, les musulmans et Marine Le Pen…

 

 
Monsieur Le Gallou critique, dans un de ses articles récents, Marine Le Pen lorsqu’elle dit : « Moi, je crois que, oui, l’islam est compatible avec la République. Un islam tel que nous l’avons connu, laïcisé par les Lumières comme les autres religions. »

L’islam tel que nous l’avons connu, et auquel elle fait allusion, je pense, c’est celui des années 50 à 70, et ce, malgré la guerre en Algérie. En Afrique du Nord cohabitaient musulmans, juifs, catholiques et autres, sans problème majeur, et les fils de la Toussaint étaient les précurseurs d’une guerre d’indépendance, qui n’était pas de religion. Ça, c’était avant que n’apparaissent ces « fous de Dieu » qui martyrisent les peuples de la terre avec kalachnikov, bombes humaines et voitures piégées. C’est un constat.

En d’autres temps, des musulmans sont morts au champ d’honneur pour la France. J’ai aussi une pensée pour les harkis et je me souviens de Mimoun, qui était plus français que certains d’entre nous. Ce n’est pas à propos que de généraliser.

Mais surtout, dans le contexte actuel, est-ce qu’elle peut dire autre chose ? Par exemple « l’islam n’est pas compatible avec la République » ? Ça mènerait à quoi, à quelle politique autre que celle qu’elle propose déjà ? Que voulez-vous, M. Le Gallou ? Une Saint-Barthélemy ? On envoie les troupes spéciales avec quelques bataillons de la Légion et on les zigouille tous, avec femmes et enfants ? Soyons sérieux !

Quelles sont les estimations les plus couramment avancées sur leur nombre, en absence de statistiques interdites ? Selon Jean-Paul Gourévitch, la population musulmane pourrait être raisonnablement évaluée entre 6 et 9 millions, soit une estimation moyenne de 7,5 millions. 

Le FN table sur 7. Mais je ne sais pas si ces chiffres prennent en compte les clandestins ; sinon, il faudrait les multiplier par 1,5. Cette population est donc importante, très importante, et on est obligé de constater que la solution la moins pire, au moins provisoirement, c’est « l’accommodement raisonnable ».

Mais revenons à Marine Le Pen et ses propositions : 

– sa volonté première est d’interrompre totalement l’immigration dite légale originaire de certains pays dont la liste est facile à dresser ;
– lutter contre les clandestins en les empêchant de venir et en « chassant » ceux qui sont déjà sur le territoire ;
– expulser les doubles nationaux condamnés par la justice ;
– elle annonce ne rien vouloir céder aux revendications cultuelles ou culturelles des diverses communautés (voile, repas dans les cantines, fêtes religieuses, religion dans l’entreprise, etc.) ;
– enfin, diverses mesures comme l’arrêt de la construction de mosquées ou le durcissement des moyens de coercition et de sanction à l’encontre de ceux qui ne respectent pas l’ordre républicain.


L’exaspération de tous ces problèmes se trouve concentrée dans les « no go » zones, les territoires perdus de la République. Elle veut :

– y rétablir l’ordre ;
– en chasser les islamistes radicaux ;
– les stabiliser par les offres d’emploi que pourra permettre une économie en redémarrage. 


Si elle y arrive, elle aura résolu une grande partie des problèmes.
Dans le contexte actuel, ce « catalogue » de mesures me semble satisfaisant car il est difficile, sinon impossible, d’aller plus loin. Mais le combat contre les excès de cette religion est avant tout idéologique. Non pas en pensant déradicaliser des extrémistes – idée plus que saugrenue, tant on connaît son inefficacité – mais en s’appuyant sur son point faible : la situation de la femme. Elles ne vont rien conquérir avec leur ventre si nous savons mener à bien leur émancipation. C’est elles, et elles seules, qui ont le pouvoir de faire évoluer l’islam, et c’est sur elles qu’il faudra s’appuyer…
Toutefois, il ne faut pas se leurrer. L’islam a mis près de 40 ans pour devenir ce qu’il est chez nous, il faudra beaucoup de temps pour l’obliger à s’adapter à notre culture, à nos lois et à notre République.

Yves Costa

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Discrimination à l’embauche : vaste blague ?

 

 
Nous vivons décidément une époque formidable, laquelle voudrait que la France d’en haut puisse exiger et obtenir une dérégulation permanente à tous les étages, tandis que celle d’en bas aurait vocation à être régulée chaque jour que Dieu fait.

Dans le registre intrusif, voilà qu’une étude gouvernementale vient pointer les « discriminations à l’embauche ». Témoin, ou témouine (pour reprendre l’actuelle sémantique féministe), cette étude citée par Le Monde, qui nous dit : « Pour trouver un emploi, il vaut mieux avoir un nom à consonance française. » D’où campagne de testing menée par ces associations antiracistes ayant le don de se faire financer par l’argent du contribuable, alors qu’elles ne sont jamais qu’officines de délation.

À les en croire, un patronyme arabe serait un obstacle dans le monde du travail. Il n’empêche que le très complet rapport de l’Institut Montaigne nous confirme que si un Mohamed a deux fois moins de chances de décrocher un CDI qu’un Jean-Paul, sa progression en interne sera exactement la même qu’un Jean-Pierre.
Mais sortons des statistiques et des directives gouvernementales pour entrer dans la vraie vie. Et parlons plutôt du domaine des artisans, des petites et moyennes entreprises – premier employeur de France, rappelons-le, au contraire de nos grands groupes transnationaux. On aura beau tout faire, l’entrepreneur en BTP qui ne veut pas d’Arabe chez lui se fout comme d’une pelle d’un CV anonyme, sachant qu’après réception du document en question, il y aura entretien de visu et que, là, Mohamed ne pourra pas se faire passer pour Kevin.

Puis, les quelques mois à l’essai… Soit tout le temps de comprendre si Kevin est apte et que Mohamed n’est pas trop mauvais, ou le contraire.

De même, je me vois assez mal postuler en tant qu’éditorialiste aux Inrockuptibles, même en glissant ma godasse dans la porte, tout comme un ancien de Libération ne serait pas forcément accueilli à bras ouverts – quoique… – dans les colonnes de Boulevard Voltaire 1. Pareillement, un juif à kippa sera-t-il le premier embauché dans une boucherie halal de la rue Ordener, à Paris ? Et le salafiste à barbe et kamis sera-t-il forcément le bienvenu dans les ateliers de la rue d’Aboukir ? La discrimination ? Elle est pour tout le monde.
Les exemples et contre-exemples pourraient être multipliés à l’infini. Mais la vie, pour être parfois détestable, demeure indéniable réalité. On ne sculpte pas des statues de sable, pas plus qu’on ne transforme les cerises en poireaux, malgré cette longue plainte du ministre du Travail, Myriam El Khomri :
« Les discriminations à l’embauche sont prohibées par la loi. Elles constituent une faute morale inacceptable et une absurdité économique. »
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Fort bien, mais grosse méfiance. Ainsi, méfions-nous de dénombrer nos compatriotes aux origines et confessions diverses et leur visibilité potentielle. Quand on commence à faire entrer l’arithmétique en politique, on ne sait jamais véritablement où l’on s’arrête. Compter les Noirs, les Jaunes et les Arabes sur nos chantiers et nos écrans ? Mais qui empêchera, ensuite, le premier clampin venu d’en faire de même des juifs et des homosexuels, voire de ceux qui pratiquent le cumul des mandats ?
Notes:
 
La directrice de publication proteste : on ne demande que ça, mais c’est eux qui ne veulent pas rire avec nous…

1 La directrice de publication proteste : on ne demande que ça, mais c’est eux qui ne veulent pas rire avec nous…

Caméra cachée dans un hôpital de Marseille…

 

 
Une femme fait semblant de téléphoner, pour tenir son téléphone droit et filmer ce qu’elle voit.
Regardez.
Et souvenez-vous : le Grand Remplacement est « un fantasme ».

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Arabie saoudite : la mort pour un vêtement ?

 

 
 

Malak al-Shehri, vous connaissez ? Sans doute pas puisque, à ma connaissance, la « grande » presse quotidienne française n’en a pas parlé ; il faut se tourner vers l’étranger, et notamment le Daily Mail online, pour y lire l’histoire ahurissante de cette jeune Saoudienne.
Elle a publié sur Twitter une photo d’elle, lunettes de soleil, cheveux tombant sur les épaules, bottillons, vêtue d’un manteau trois-quarts d’où dépasse une jupe multicolore descendant à mi-mollet. On croise tous les jours des milliers de Malak dans les rues de nos villes. Pas de quoi fouetter un dromadaire, me direz-vous ? Vous avez tort ! 

Car la scène se passe dans une rue de Riyad, capitale d’Arabie saoudite. Là-bas, le code vestimentaire féminin comporte obligatoirement – o-bli-ga-toi-re-ment – un voile masquant la plus grande partie de la tête et une abaya, cette robe islamique qui couvre le corps, du cou aux chevilles. Il n’en a pas fallu plus pour que certains Saoudiens s’échauffent. L’une des amies de Malak, à l’abri d’un faux nom par sécurité, a mis sur les réseaux les commentaires que cette photo a suscités : « Il faut qu’elle paie pour son crime. » « Tuez-la et jetez son corps aux chiens. » « Nous voulons du sang. » « Nous demandons l’emprisonnement de la rebelle. » Ah ! La religion de tolérance et de paix…

L’affaire a eu lieu en début de semaine. Aujourd’hui, on ne sait pas exactement ce qu’est devenue Malak. Citant le journal arabe Al Sharq, le Daily Mail annonce que la jeune femme a été arrêtée à la suite d’une plainte déposée par la police religieuse. 

Elle risque l’exécution capitale.
 Chez nous, nos féministes en peau de lapin regardent ailleurs. Ainsi, et par exemple, l’association Osez le féminisme, porte-drapeau de cette lutte farouche des classes, constelle son site de « campagnes d’action », toutes vachement importantes : « Guide de la routarde », « Journées du matrimoine », « LesBieFamily », « À bas le concours Miss France » et plein d’autres trucs du même tabac. Sur Malak, pas une ligne !

Car, en France, il semble que nous ayons l’indignation sélective. Tout dépend, en fait, de celui qui tient le manche du coutelas et là, comme dans les westerns, il y a les bons et les méchants.

 Aujourd’hui, le méchant, c’est Poutine : Ukraine, Crimée, Syrie – beurk. Le bon, c’est l’Arabie saoudite. Alors, le Yémen en guerre ? C’est où, ça, le Yémen ? Malak ? C’est bien fait pour elle ! N’avait qu’à se saper comme tout le monde ! Non mais, des fois, on ne va pas arrêter de vendre nos avions pour une donzelle qui se balade « à poil » ! Hollande a même refilé la Légion d’honneur au prince héritier de ce royaume qui, dans les trois premiers mois de 2016, avait déjà décapité 70 personnes.

Et pendant ce temps-là, nos prétendants au trône républicain nous gavent de belles paroles où il est sans arrêt question des « valeurs de la République ». Bon ! Ça va ! J’ai compris. C’est une potion à usage interne et, en aucun cas, un produit d’exportation.

« Oh eh la gauche », en rafistolant votre « Belle alliance », pensez un peu à Malak.

 Yannik Chauvin

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Jean-Frédéric Poisson : « L’efficacité de l’état d’urgence n’a absolument pas été prouvée ! »

 

 
Alors que les députés ont adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, le projet de loi qui étend l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017, Jean-Frédéric Poisson explique pourquoi il a fait partie des 32 députés qui s’y sont opposés. Décryptage. 
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« Boomerang » : cette religion et ce prophète dont il faut taire les noms…

 

 
On ne présente plus Augustin Trapenard. Normalien, agrégé d’anglais, il a très vite abandonné la recherche et l’enseignement. Non pas pour la politique : ça, c’était avant, quand l’intelligence se mettait au service du pays et que les normaliens investissaient la sphère politique. Cela donnait un Blum, un Herriot, la République des professeurs décrite naguère par Albert Thibaudet. Avec ses grandeurs et ses limites.

Désormais, fini les Pompidou, les VGE. Juppé fut le dernier dinosaure de cette tradition. Les politiciens n’ont même plus à fournir de prestigieux diplômes. Soit ils crachent dessus, soit ils s’en fabriquent de faux : Macron pseudo-normalien. 

Le Roux faux HEC-ESSEC.
 Car maintenant, les normaliens émancipés, avides de reconnaissance et de gloire, mettent leurs compétences et leur narcissisme au service… des médias.

Raphaël Enthoven serait le meilleur symbole de cette dérive de la culture et de l’intelligence diplômée. Quant à Augustin Trapenard, lui, il a choisi France Inter et Canal+. Tout ce qu’il y a de plus… À vous de juger !

On pourrait donc espérer, à côté de la pauvreté abêtissante de nos radios et télés, un surcroît d’intelligence, d’esprit critique, de vision. Mais malheureusement, de même que les normaliens en politique ont souvent manqué d’intelligence face aux situations (Alain Juppé), les normaliens des médias, eux aussi, sont parfois confondants de conformisme, de cécité, de servitude volontaire.
Et notre cher Trapenard, jeudi dernier, en fut l’exemple criant.
Il recevait dans sa matinale culturelle, bienheureusement intitulée « Boomerang », l’artiste féministe Annette Messager, plasticienne couronnée par le Praemium Imperiale, le Nobel des arts, qui venait parler de sa nouvelle installation à la galerie Marian Goodman à Paris. Et ladite Messager avait évidemment un « message » à délivrer, surtout avec ce qui faisait l’actualité du moment. Vous savez, ces bars qu’un média ami, France 2, au-dessus de tout soupçon, avait révélé à cette France qui ignorait la chose, ou ne voulait pas la voir.

Ces bars interdits aux femmes. Dans certains endroits de France. Ces choses d’une autre époque qu’on ne pensait plus voir en France. Cet « ordre moral » ! Eh bien, notre normalien surdiplômé, spécialiste de tous les langages, de toutes ses subtilités et ses ruses, et notre plasticienne « impériale » ont réussi l’exploit d’évoquer ces bars (mais tenus par qui ? Et dans quels quartiers ?) et ces Femen se tatouant sur le corps « Je suis mon propre prophète » sans jamais nommer cette religion, cette culture, ce prophète qui règnent dans ces bars et ces quartiers.

Et la tranquille conversation politico-cultureuse grave glissa sur ce non-dit, cet innommé, ce tabou. 

Pour finir avec : La Manif pour tous, bien sûr ! C’était donc ça ! Tous ces bars de nos banlieues, à Sevran, Tourcoing, Marseille, Toulouse où les femmes sont persona non grata, ce sont des bars LMPT, tenus par des catholiques rétrogrades ! C’était tellement évident !

Il fallait bien tout le talent interprétatif d’un normalien et d’une plasticienne de renommée mondiale pour créer cette œuvre d’art éphémère, cette « installation », cette « performance » d’un jeudi matin sur nos ondes.

Vous avez dit « Boomerang » ?

Pascal Célérier

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