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jeudi, 06 octobre 2016

Brexit : les étrangers bientôt listés ?

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C’est la proposition choc de la ministre britannique de l’intérieur, Amber Rudd. « Il y a trop de salariés non britanniques » dans les entreprises de sa Majesté, dit-elle, « les entreprises doivent faire la liste du nombre d’étrangers qu’elles emploient » ! Ouahhhhh ! Rien de moins. Le Royaume Uni, ce phare de la civilisation démocratique qui sut résister aux pires heures de l’Europe en 1940, se mettrait à recenser les « étrangers » travaillant sur son sol ? C’est en tous les cas la proposition dont The Times se faisait l’écho dans son édition de ce matin.

On savait que l’équipe de Theresa May plutôt orientée, désormais, vers un Brexit hard. On savait que le contrôle de l’immigration avait prévalu lors du dernier congrès du parti conservateur, le week-end dernier, dans les priorités sur le maintien d’un plein accès au marché unique. Avec Amber Rudd, résolue à privilégier la main d’œuvre nationale, on passe un autre cap. Marine Le Pen en rêvait, Theresa May va le faire.

Il suffit pourtant de séjourner à Londres pour comprendre l’absurdité de cette mesure. Des jeunes de toute l’Europe sont employés dans les services et la restauration, et souvent pour des emplois dont les Britanniques eux-mêmes ne veulent plus.

Quant au ministre de Commerce international, Liam Fox, il a souligné qu'il était hors de question à ce stade de garantir les futurs droits des trois millions de citoyens européens déjà établis au Royaume-Uni. "C'est l'une de nos principales cartes lors des négociations à venir sur le Brexit. On ne va pas l'abattre dès maintenant", a-t-il dit.

Ce matraquage sur l'immigration a suscité de vives critiques dans l'opposition, qui accuse les Tories d'utiliser "des êtres humains comme monnaie d'échange". Les remarques de Liam Fox en particulier "feraient rougir de honte même un Nigel Farage", l'ex-leader controversé de l'Ukip, a fustigé le député travailliste Chuka Umunna. "Ce n'est pas parce qu'il y a vacance de pouvoir à l'Ukip que Theresa May doit s'y engouffrer", a ajouté sa collègue écossaise, Kezia Dugdale.

Ouest France

Paris : des jeunes vandalisent des Vélib’ et réveillent tout un quartier

La scène a été surréaliste. Bruyante. Et a tiré des riverains du lit! Samedi soir, à minuit, des adolescents de 14 à 17 ans ont ravagé une dizaine de Vélib’ à une station, rue Fragonard (XVIIe), à quelques mètres du RER porte de Clichy.

Alors qu’il se loue un Vélib’ par seconde, chaque année environ 9.000 d’entre eux sont volés, vandalisés ou détériorés. Des vélos populaires mais parfois malmenés.

Islamisme.fr 

Brexit: les Tories durcissent le ton sur l'immigration

 

 
Engagée sur la voie d'un Brexit sans compromis, la Première ministre britannique Theresa May a durci le ton sur l'immigration mercredi, s'attirant les foudres de l'opposition qui l'accuse de "souffler sur les braises de la xénophobie".

La dirigeante du parti conservateur a clos le congrès des Tories à Birmingham (centre) en s'adressant en priorité aux "travailleurs ordinaires" et en soulignant que la gauche n'avait "pas le monopole du coeur".

Assurant que son camp représentait désormais le "vrai parti des travailleurs", elle a brocardé le leader du Labour, Jeremy Corbyn, dont la "prétendue supériorité morale" l'empêche d'entendre les peurs de la population sur l'immigration.

Elle a aussi fustigé le mépris qu'éprouveraient les "élites progressistes" pour le "patriotisme" et les "craintes sur l'immigration" des "gens du peuple".

"Nous n'allons pas quitter l'UE pour abandonner de nouveau le contrôle de l'immigration", a-t-elle martelé, alors que Bruxelles fait de la libre circulation des citoyens de l'UE une condition sine qua non de l'accès au marché unique.

Cette intransigeance affichée, qui ouvre la perspective d'un "Brexit dur", a fait plonger la monnaie britannique à un plus bas depuis cinq ans.
Avec son discours aux allures de grand écart, Theresa May visait autant les électeurs travaillistes que ceux du parti populiste Ukip, réceptacle des crispations de la société britannique et premier avocat d'une sortie de l'Union européenne.

Il était parfaitement dans le ton du congrès où le thème de l'immigration a été matraqué du matin au soir depuis dimanche.
A Birmingham, la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, a ainsi dévoilé un nouveau plan destiné à pousser les entreprises à publier une liste de leurs employés non-britanniques et à privilégier la main d’œuvre nationale.

L'idée est de ramener le solde migratoire, qui s'établit actuellement à 330.000 par an, sous la barre des 100.000, a-t-elle insisté.
Au même moment, le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, a expliqué comment il voulait rendre "autosuffisant en médecins britanniques" le système de santé public NHS, dont un quart des effectifs est actuellement constitué d'étrangers.


- "Une vision répugnante" -


Quant au ministre de Commerce international, Liam Fox, il a souligné qu'il était hors de question à ce stade de garantir les futurs droits des trois millions de citoyens européens déjà établis au Royaume-Uni. "C'est l'une de nos principales cartes lors des négociations à venir sur le Brexit. On ne va pas l'abattre dès maintenant", a-t-il dit.

Cette offensive torie a suscité de vives critiques dans l'opposition. "Les leaders du parti conservateur ont touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie", a vivement réagi Jeremy Corbyn.
"La vision de Theresa May sur le Royaume-Uni du Brexit est répugnante", a abondé la Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon. "C'est celle d'un pays où les gens ne sont pas jugés sur leurs capacités ou leur contribution à l'intérêt général mais sur leur lieu de naissance ou la couleur de leur passeport".

La danseuse espagnole Tamara Rojo, directrice artistique de l'English National Ballet, a même évoqué l'Allemagne nazie. "Après avoir contribué pendant 20 ans à la vie de ce grand pays (...), combien de temps va-t-il s'écouler avec que je ne doive coudre mon étoile?", s'est-elle emportée sur twitter.

De nombreux députés de l'opposition regrettaient un alignement sur le programme du parti Ukip, au moment même où celui-ci est plongé dans une crise de succession.

Sa nouvelle dirigeante Diane James a démissionné pour raisons "personnelles et professionnelles" mardi soir, dix-huit jours seulement après avoir été désignée pour prendre la suite du leader emblématique Nigel Farage.

Unique personnage du parti identifié par le grand public, Nigel Farage a exclu tout retour aux commandes, même s'il reste "techniquement" le leader provisoire du parti jusqu'à l'élection d'un nouveau chef, fin novembre a priori.

En attendant, les conservateurs ont bien compris qu'il y avait un espace à occuper, selon Matthew Goodwin, professeur à l'Université du Kent. "Theresa May, a-t-il déclaré à la BBC, a garé ses chars sur le territoire de l'Ukip".

 Katherine Haddon avec Jacques Klopp

Tv5 monde 

Hongrie : mobilisation juive en faveur de l’immigration

 

 

Durant la campagne précédent le référendum organisé en Hongrie au sujet des quotas d’immigrés imposés par l’Union européenne, le gouvernement de Viktor Orban faisant campagne contre l’immigration a dû faire face à une campagne hostile organisée par Mazsihisz, la plus importante organisation juive de Hongrie.
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Mazsihisz, équivalent en Hongrie du CRIF en France, fait de la propagande pour accepter l’immigration en utilisant systématiquement l’analogie avec l’Allemagne hitlérienne. Pour le président de l’organisation juive, András Heisler, le discours de Viktor Orban contre l’immigration rappelle « l’expérience historique des juifs » et pourrait s’étendre aux différentes minorités telles que les Roms ou les homosexuels. 
 
Dans un discours destiné à épouvanter les Hongrois, le président de Mazsihisz a déclaré : « La haine se propage comme un virus et peut contaminer toute la société ».
 
Le rabbin Zoltán Radnóti, proche du Mazsihisz, a renchéri en prétendant que « l’Europe post-holocauste devrait considérer comme une évidence de permettre à ceux qui veulent fuir de pouvoir le faire ». 
 
Diana Groo, réalisatrice de films, de confession juive, s’est également impliquée en affirmant que la campagne gouvernementale lui rappelait beaucoup « la propagande nazie des années 1930 et le film « Le juif éternel » ». 
 
Cela n’a pas empêché les Hongrois de voter massivement (98,32 %) contre l’accueil des demandeurs d’asile.

MPI 

«Dossier Tabou»: Des jeunes de Sevran parlent de leur altercation avec l'équipe de M6

 

 
Le site Buzzfeed a retrouvé les habitants de la cité des « Radars » qui ont pris à partie le journaliste Bernard de La Villardière…


La séquence est loin d’être passée inaperçue. Dans Dossier Tabou, diffusé sur M6 mardi dernier, Bernard de La Villardière interviewait l’imam Dhaou Meskine devant la mosquée de la cité des « Radars » à Sevran (Seine-Saint-Denis). Le journaliste s’interrogeait sur le fait qu’une quinzaine de jeunes de la ville sont partis faire le djihad en Syrie. Mais l’entrevue a tourné court car l’équipe de tournage a été prise à partie par une bande de jeunes.

Les téléspectateurs ont ainsi pu voir le journaliste de M6 quelque peu malmené. Si bien que l’interview a dû reprendre ailleurs quelques instants plus tard, ailleurs. « [L’incident] n’a pas été programmé », se défendait Bernard de la Villardière auprès de 20 Minutes avant la diffusion du reportage. « J’étais sur le terrain et je me suis fait jeter, poursuivait-il. Oui, ça dit quelque chose [de la situation]… Ça renvoie aux « zones de non droit » dont on nous rebat les oreilles depuis vingt ans et qui participent de ce climat aujourd’hui. Ce sont des quartiers (…) dans lesquels on a laissé faire les réseaux de revente de drogue. Moralité : on a fabriqué des générations de gosses qui étaient embauchés comme shouffeurs [guetteurs] (…) et qui n’ont pas fait d’études et qui ont fait de la taule… Et quand, sur cette population de 25 - 30 ans un peu en déshérence, vous arrivez avec une idéologie salafiste, qui est une espèce de kit prêt à l’emploi qui leur redonne une colonne vertébrale, une raison de vivre, ça fait des ravages. »

« Vous allez me laisser bosser ? »

 

En voix off, dans Dossier Tabou, la bande qui s’en est pris à l’équipe de l’émission est présentée comme un « un mélange de salafistes et de dealers de drogue. » Ce mardi, c’est auprès du site Buzzfeed que groupe de jeunes hommes livrent leur version des faits, qui remontent à l’après-midi du 11 avril. « Lorsqu’on a vu les trois cameramans et l’animateur devant le propriétaire de la mosquée, on est allés les voir pour les saluer et pour avoir des précisions sur les motifs du reportage. On s’est demandé qui était cet imam qui n’a jamais mis les pieds à Sevran. Sauf qu’aucun des journalistes n’a répondu à nos bonjours. La Villardière nous a simplement ignorés et a dit à son équipe : "C’est bon on tourne." », témoigne Ousmane, 33 ans, salarié d’une entreprise de transports.


Comme le montrent des vidéos prises par ce trentenaire et un autre habitant et publiées sur Buzzfeed, le petit groupe a commencé par perturber l’enregistrement, en parlant fort ou en mettant la main devant la caméra. Ils reprochent ensuite à l’équipe de tournage de ne pas avoir fait preuve de davantage de respect à leur égard.
Le ton monte alors très vite. « Vous allez me laisser bosser ? (…) Ça vous embête qu’on parle de cette mosquée ? », s’énerve Bernard de La Villardière. Ce à quoi l’un des Sevranais répond : « A raconter de la merde, ouais ça nous gêne. » « Quelle merde ? Ça te regarde ? Je fais ce que je veux, lui rétorque le journaliste. Je suis dans mon pays, et j’ai le droit de faire ce que je veux, d’accord. (…) Arrête de me toucher, ok ? »

« Quand vous venez dans une cité, ce n’est pas chez vous »

 

« Quand on est journaliste, il faut garder son sang-froid, tonne l’un des trentenaires alors que Bernard de la Villardière quitte les lieux avec les cameramen. (…) Tu n’as même pas fait un pas devant nous, mon pote. Tu es parti dans une allégation de merde. La réalité elle est là messieurs. C’est tout. Passez une très bonne journée. » Quelques secondes plus tôt, on peut entendre sur la vidéo un « Quand vous venez dans une cité, ce n’est pas chez vous », bien moins cordial.

Auprès de Buzzfeed, les membres du petit groupe qui a participé à l’altercation déplorent d’avoir été qualifiés de « salafistes et de dealers »

« Il nous a vus cinq minutes et décrète qu’on est soit salafistes, soit dealers. Comment il peut savoir ça ? », demande Ousmane. Le site précise que les témoins qui ont accepté de répondre à ses questions assurent n’être ni « musulmans pratiquants », ni dealers.
Selon Buzzfeed, les sept Sevranais envisagent d’organiser une « sorte de journée portes ouvertes dimanche 9 octobre à la cité pour montrer qu’on sait accueillir ». Ils aimeraient bien y voir Bernard de La Villardière pour « dialoguer ». Sans tabou ?

F. R. 

20 Minutes

Démission de la dirigeante du parti anti-immigration UKIP

 

 






Le parti britannique anti-immigration UKIP a connu un nouveau rebondissement à sa tête avec la démission de sa dirigeante Diane James, après 18 jours seulement, qui survient après le départ surprise de l'emblématique Nigel Farage et l'exclusion inattendue du favori à sa succession Steven Woolfe.
 
«Il est devenu évident que je n'ai pas assez d'autorité, ni le soutien de tous mes collègues membres du Parlement européen et des responsables du parti, pour mettre en oeuvre les changements que j'estime nécessaires et sur lesquels j'ai basé ma campagne», a expliqué Diane James sur son compte Twitter.

«Pour des raisons personnelles et professionnelles, en conséquence, je ne continuerai pas le processus électoral» pour finaliser sa prise de fonction, a-t-elle ajouté, précisant qu'elle restait députée européenne sous la bannière du parti.

Selon le Times, elle serait sous le choc après avoir reçu un crachat dans un train la semaine précédente et avait également des réticences à mener le parti sans garantie sur son financement. Pour d'autres médias, ce sont les problèmes de santé de son mari qui l'ont poussée à se retirer.

Le président de l'UKIP Paul Oakden a pris acte «avec regrets» de cette décision, précisant qu'il convoquerait d'urgence le Comité exécutif national (NEC) du parti pour préparer un nouveau processus électoral interne.

«Bien que cette décision soit regrettable, Diane est en droit de la prendre. Nous la remercions pour tout son travail en tant que dirigeante», a-t-il déclaré.

Le député européen conservateur Sajjad Karim a affirmé sur Twitter avoir «pu sentir le malaise» lors d'une conversation avec Diane James.

Diane James avait été choisie par les militants de l'UKIP pour prendre les rênes de ce parti après le retrait de Nigel Farage. Le cofondateur de l'UKIP en 1993, avait, à la surprise générale, annoncé sa démission quelques jours après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne, le 23 juin, estimant sa mission «accomplie».

Députée européenne, Mme James, 56 ans, a travaillé pendant 30 ans dans le secteur de la santé. Porte-parole de l'UKIP, elle s'était engagée à faire de sa formation politique le «parti officiel de l'opposition» à la place du Parti travailliste après les prochaines législatives de 2020.

Sa démission soulève la question d'un éventuel retour de Nigel Farage à ce poste, bien que celui-ci ait exclu une telle possibilité.
«Pas pour dix millions de dollars», a déclaré M. Farage à l'agence britannique Press Association, alors que sa succession a d'ores et déjà connu son lot de turbulences.


Retour en jeu de Woolfe? 


Un autre successeur possible pourrait être Steven Woolfe, député européen qui avait été le grand favori pour la présidence mais a été exclu du scrutin début août pour avoir remis son dossier de candidature avec 17 minutes de retard.

Evoquant des problèmes d'ordinateur, M. Woolfe s'était dit «profondément déçu» et avait accusé le Comité exécutif national du parti de n'être «pas adapté à l'objectif».

La décision du parti de l'exclure de la course avait entraîné la démission immédiate de trois de ses membres qui considéraient qu'elle avait été dictée par la volonté des centristes du parti d'empêcher Steven Woolfe de concourir alors qu'il était, selon eux, le plus populaire auprès des adhérents du parti.

«Si nous n'avons pas un candidat compétent et à l'aise avec les médias, ce pourrait bien être la fin du parti», avait alors mis en garde l'un des démissionnaires, Michael McGough.

Steven Woolfe avait en outre le soutien de Nigel Farage et du principal pourvoyeur de fonds de l'UKIP, l'homme d'affaires Arron Banks, qui a jugé que l'exclusion de son protégé s'apparentait à un «putsch».

L'UKIP est devenu la troisième force politique britannique après avoir obtenu le vote de 3,8 millions de Britanniques (12,6% des votes, mais un seul député) lors des législatives de mai 2015. Il ne compte qu'un député en raison du scrutin majoritaire uninominal en vigueur dans le pays.

Lapresse.ca 

Trois bébés sur dix au Québec ont au moins un parent immigrant

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Près du tiers des nouveau-nés québécois de 2015 ont au moins un parent qui est né l’extérieur du pays, révèle une étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Cette donnée est en hausse depuis l’an 2000, passant de 21% à 30%, notent les auteures de l’étude, Anne Binette Charbonneau et Chantal Girard.

En effet, sur les 86 800 naissances qui ont eu lieu au Québec en 2015, le père, la mère, ou les deux parents de 26 200 bébés sont nés à l’extérieur du Canada. Le cas de figure le plus fréquent (17 130 naissances) est celui où les deux parents ne sont pas nés au pays.

 

«La contribution de l’immigration à la natalité dépend de la part des immigrantes au sein de la population en âge d’avoir des enfants et du niveau de fécondité de ces dernières», soulignent les auteures de l’étude en indiquant qu’au Québec, les femmes nées à l’étranger constituent 15,1% de la population féminine âgée de 15 à 44 ans, un groupe démographique dont la part augmente.

Dominique Cambron-Goulet

Journalmetro

mardi, 04 octobre 2016

C'est comment ailleurs ? Les mosquées en Allemagne

 

 

Alors que le projet de grande mosquée à Marseille est définitivement abandonné, comment sont gérés les lieux de culte musulmans en Allemagne ?

 

 En Allemagne, on estime qu'il y a quatre millions de musulmans, la plupart originaires de Turquie, contre environ cinq millions en France. Les mosquées et les salles de prières en Allemagne seraient au nombre de 2.700, un nombre équivalent à celui de la France. 

Une association turque gère 900 mosquées
Un très grand nombre de mosquées (900) sont gérées et financées par une association musulmane très influente en Allemagne, l'Union turco-islamique pour les Affaires religieuses (DITIB). Les imams de ces mosquées sont envoyés par les autorités turques et l'organisation DITIB dépend directement du ministère turc du culte, à Ankara.

Tensions turques exportées en Allemagne

 

La tentative de coup d'Etat en Turquie contre le Premier ministre Erdogan a rejailli sur les musulmans turcs d’Allemagne l’été dernier. Un prédicateur opposant au régime turc installé en Allemagne a été dénoncé par Ankara dans la foulée du coup d'Etat.
Et certaines mosquées, qui sont gérées par DITIB, ont collé des affiches hostiles aux opposants d'Erdogan. Devant cette  situation où les problèmes turcs passaient par-dessus les frontières de l'Allemagne, une partie de la classe politique allemande a critiqué l'association DITIB et son alignement sur Ankara.

Quel financement ?

 

Pourtant, cette association est l'interlocuteur du gouvernement allemand depuis plus de 30 ans, depuis la création de DITIB en 1984. Pendant longtemps, son existence a bien convenu à Berlin puisque l'Etat turc finançait les mosquées gérées par DITIB.
Le financement des mosquées est un vrai sujet de débat en Allemagne. Récemment l'Arabie Saoudite, berceau du Wahhabisme, a annoncé son intention de financer la création de 200 mosquées pour les centaines de milliers de migrants récemment arrivés en Allemagne.

Face à ce projet et à l'influence de l'Etat turc sur les mosquées, un parti de droite allemand, la CSU a demandé une loi sur l'Islam, qui interdise le financement des mosquées part des états étrangers.

Francetvinfo 

ZOOM – LAURENT OBERTONE : GUERILLA OU LA FRANCE À L’AGONIE

Dans Guerilla, son nouvel ouvrage, Laurent Obertone raconte comment la France s’effondre en 3 jours. Après un “incident” en banlieue, le pays s’embrase, perdant peu à peu ses institutions, sa sécurité matérielle et physique. A travers un roman fiction, que d’aucun diront d’anticipation, il dresse un constat accablant d’une France désarmée, en proie à une guerre civile latente.

Discours d'Alain Escada, président de Civitas, à la Xe Journée nationale et identitaire de Synthèse Nationale.

Grande mosquée de Marseille : le Conseil français du culte musulman est "prêt à se mobiliser" pour faire redémarrer le projet

 

 

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a lancé lundi 3 octobre sur franceinfo  "un appel vibrant" au maire de Marseille pour "redémarrer le projet" de grande mosquée.

 

La ville de Marseille reproche à l'association Mosquée de Marseille, qui porte le projet de grande mosquée, de ne plus payer les loyers et de ne pas avoir commencé les travaux. Elle doit résilier lundi 3 octobre le bail emphytéotique conclu en 2007 pour 50 ans. Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a lancé sur franceinfo "un appel vibrant au maire de Marseille", Jean-Claude Gaudin.


Franceinfo : Pensez-vous qu'une solution puisse être trouvée rapidement pour relancer le projet de grande mosquée à Marseille ?


Anouar Kbibech : La situation est difficile mais pas insoluble. J'ai l'engagement personnel du président de l'association Mosquée de Marseille que les 62 000 euros d'arriérés [de loyer] pourront être réglés dans quelques semaines. Il n'y a aucun souci là-dessus. Concernant la représentativité de l'association qui gère ce projet, je pense que toutes les sensibilités de l'islam de Marseille sont autour de la table. Concernant les fonds, c'est un projet conséquent, 22 millions d'euros. Il y a deux institutions qui se mettent en place pour le financement du culte musulman : la Fondation de l'islam de France sur le plan culturel et une association cultuelle nationale qui pourra lever des fonds.(...) On espère que cela pourra changer la donne à Marseille.


La création d'une grande mosquée à Marseille est-elle encore possible ?


Votre invitation me permet de lancer un appel vibrant au maire de Marseille, M. Jean-Claude Gaudin, pour lui dire qu'il y a des éléments positifs sur la table, que le CFCM est prêt à se mobiliser pour faire redémarrer le projet. Nous sommes à son entière disposition pour avancer ensemble.


La collecte des fonds semble problématique.


Il y a eu des péripéties,qui ont compliqué les choses. Il y a effectivement des difficultés à collecter des fonds, mais aucun des pays donateurs musulmans qui sont engagés initialement n'a démenti son soutien au projet. Le loyer peut être réglé assez rapidement. La collecte des 22 millions d'euros n'est pas une chose simple. Le CFCM est prêt à aider, à jouer un rôle de facilitateur, pour aider la mosquée à pouvoir boucler son budget.

Francetvinfo 

En Allemagne de l’Est, les violences anti-réfugiés troublent la fête de la réunification

 

 

Le gouvernement s’inquiète de l’impact des violences racistes sur le développement économique et social des Länder de l’Est.

Vingt-six ans après la réunification, dont l'anniversaire est célébré ce lundi à Dresde, la multiplication des agressions anti-réfugiés dans les Länder de l'Est inquiète sérieusement le gouvernement allemand. « Le racisme, l'extrême droite et l'intolérance représentent un grand danger pour le développement social, mais aussi économique des nouveaux Länder », s'alarme Iris Gleicke, secrétaire d'Etat en charge des Länder de l'Est.

Tensions palpables

 

Témoignant de tensions palpables, dans la nuit de samedi à dimanche, avant le début des célébrations, trois voitures de police ont été incendiées et détruites. Les autorités soupçonnent un acte criminel inspiré par des motivations politiques avant les célébrations.

Si Dresde abrite l'ancienne fabrique de tabac Yenidze, dont l'architecture s'inspire d'une mosquée, la capitale de la Saxe est aussi le berceau du mouvement anti-islam Pegida. Et le théâtre de violences racistes. La semaine dernière, deux explosions ont eu lieu dans une mosquée et le centre de congrès où le président de la République, ­Joachim Gauck, avait prévu de tenir une réception ce lundi. Cette série, qui n'a pas fait de victimes, intervient après les violences entre des membres de l'extrême droite et des réfugiés dans la petite ville de ­Bautzen. L'an dernier, des manifestants s'opposant à la création d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile s'étaient livrés à de violents affrontements contre la police à Heidenau.
 

Risque d' « effet repoussoir »

 

En 2015, année durant laquelle 890.000 réfugiés sont venus en Allemagne, la police a recensé plus de 1.000 délits dans tout le pays ­contre des foyers de réfugiés. La Saxe était proportionnellement plus touchée. La région, qui abrite des usines de BMW ou Porsche, craint de voir sa réputation mise à mal. « Nous ne redoutons pas seulement une baisse des investissements, précise Reinhard Pätz, directeur général de la Fédération de la mécanique (VDMA) dans les Länder de l'Est. La recherche de main-d'oeuvre qualifiée, souvent déjà difficile, risque de devenir encore plus compliquée. » L'université technique de Dresde redoute aussi un effet « repoussoir » auprès des étudiants ou des enseignants, comme cela semble être le cas pour les touristes. En 2015, la ville, connue pour son église baroque Frauenkirche, a connu sa première baisse de visiteurs (3 %) après six années de hausse.

Thibaut Madelin
 

Hongrie : l'abstention fait échouer le référendum antiréfugiés

 

 

Malgré une majorité de votes contre l'accueil de réfugiés, le scrutin porté par Viktor Orban pourrait ne pas atteindre le quorum requis.

 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a vécu un semi-échec, dimanche, dans son bras de fer contre l'Union européenne : son référendum contre l'accueil des réfugiés n'a pas assez mobilisé pour parvenir au quorum requis. Le taux de participation atteignait à peine 40 % à 17 h 30, alors que les bureaux de vote ouverts depuis 6 heures fermaient à 19 heures. Le responsable du Bureau national des élections Andras Pulai a reconnu que la participation n'atteindrait sans doute pas la barre des 50 % de votes exprimés nécessaire pour que le référendum ait force légale.

Anticipant depuis quelques jours une possible victoire contrariée par l'abstention, le conservateur Viktor Orban n'a cessé d'insister sur le fait que la priorité était le pourcentage atteint par le non. Sur ce point, il ne devrait pas être déçu : les sondages donnent les opposants au plan européen de répartition des réfugiés largement vainqueurs.

L'appel au boycott lancé par l'opposition et les ONG

 

Quelque 8,3 millions d'électeurs étaient appelés à répondre à la question : "Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois ?" Au moment de voter à Budapest, le Premier ministre hongrois très décrié pour ses mesures nationalistes et populistes se déclarait fier "que nous soyons les premiers (en Europe) à répondre à cette question dans les urnes, même si nous sommes malheureusement les seuls". L'opposition et les ONG de défense des droits de l'homme avaient, elles, appelé au boycott ou au vote nul.

À Budaörs, à 15 km de la capitale, Marci, un agriculteur de 40 ans, expliquait avoir refusé de prendre part au scrutin en expliquant : "Je ne serai pas un pion sur l'échiquier d'Orban" et en dénonçant une consultation "biaisée". La majorité des électeurs ayant pris le chemin des isoloirs apparaissaient à l'inverse avoir opté pour le non, à l'instar de Zoltan, un avocat âgé de 38 ans, qui dit préférer "être prudent que surpris" en matière migratoire. Un couple de septuagénaires a confié avoir voté non "le cœur lourd", mais pour la "sécurité de (ses) enfants".

L'UE s'inquiète du "jeu dangereux" hongrois

 

La Hongrie n'a proposé à ce jour aucune place d'accueil de réfugiés relocalisés et se considérera, si le non l'emporte, définitivement affranchie de toute obligation de contribuer à l'effort européen de répartition des migrants. La Commission européenne souligne cependant que le scrutin n'aura aucun impact juridique sur les engagements adoptés, les États membres ayant "la responsabilité légale d'appliquer les décisions prises". La Hongrie est censée accueillir au moins 1 294 migrants en vertu du plan européen de répartition de 160 000 demandeurs d'asile adopté il y a un an. Celui-ci est toutefois largement resté lettre morte, seuls quelques milliers de personnes ayant été "relocalisées".
Les responsables européens redoutent cependant que le référendum hongrois ne porte un nouveau coup à une Union déjà malmenée par une succession de chocs, de la crise migratoire au Brexit. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a ainsi dénoncé dimanche le "jeu dangereux" de Viktor Orban. Dans une tribune publiée samedi et destinée à mobiliser le camp du non, ce dernier a estimé que les Hongrois avaient "le devoir" de l'aider à combattre les décisions de "l'élite à Bruxelles". "Avec le référendum, nous pouvons envoyer un message à chaque Européen : leur dire que cela dépend de nous, les citoyens européens, de ramener l'UE à la raison (...) ou de la laisser se désintégrer", a-t-il souligné.

Viktor Orban plus populaire que jamais en Hongrie

 

Une victoire du non, qu'aucun sondage ne met en doute, serait de nature à conforter politiquement Viktor Orban en Hongrie et à peaufiner son image de meneur du camp populiste anti-immigration en Europe. Le dirigeant du parti d'extrême droite Jobbik, Gabor Vona, seul véritable rival du Fidesz de Viktor Orban en vue des législatives de 2018, a estimé dimanche que le Premier ministre devrait rendre son tablier si tel n'était pas le cas. Ce dernier continue de bénéficier d'une popularité au plus haut, portée par son discours décomplexé sur l'immigration qu'il compare à "un poison", et qui a mis en sourdine les critiques sur le reste de sa politique.
En 2015, 400 000 candidats à l'asile en Europe ont transité par la Hongrie, la plupart avant l'installation de clôtures barbelées le long des frontières serbe et croate.

Le Point