jeudi, 28 avril 2016
Hongrie : «l’islamisation interdite par la Constitution» selon le Premier ministre
Lors de la célébration du 5e anniversaire de la nouvelle constitution hongroise, Viktor Orban a affirmé que la constitution «forçait le gouvernement à s’opposer à toute migration de masse susceptible de poser un risque pour ses principes».
«Nous avons le droit de choisir avec qui nous voulons vivre, et avec qui nous ne le voulons pas. (...) Pour être clair et sans équivoque, je dirai que l’islamisation est constitutionnellement interdite en Hongrie», a insisté le Premier ministre, lors de la cérémonie au parlement.
Viktor Orban a rappelé que dans son préambule, la nouvelle constitution, - également appelée Loi Fondamentale - stipulait que le pays devait «promouvoir et sauvegarder son héritage, sa langue unique, la culture hongroise et qu’elle prévoyait que le pays devait protéger les conditions de vie pour les générations futures». Selon lui, l'Islam ne ferait donc pas partie du patrimoine culturel de la Hongrie.
Connu pour ses positions radicales sur l'Islam et les migrants, Viktor Orban avait déjà fait parler de lui pour avoir annoncé qu’il voulait «zéro migrant» et il a fait édifier des clôtures en fil de fer aux frontières sud du pays pour empêcher les migrants de passer par la Hongrie pour gagner les pays d’Europe du Nord. En 2015, avant l’érection de ces clôtures, près de 400 000 réfugiés étaient entrés dans le pays.
La Hongrie a également entamé une procédure à l’encontre de l’UE à la Cour Européenne de Justice pour contester le plan de réaffectation des migrants et Viktor Orban veut organiser un référendum sur la question des quotas de migrants de réfugiés imposés par l’UE.
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Grande-Bretagne : les étrangers gagnant moins de 3 700€ par mois pourront être expulsés
C'est une nouvelle réforme qui va faire grand bruit en Grande-Bretagne. Jusqu'à présent, les immigrants non européens qui possédaient un visa de travail le voyaient renouvelé au bout de cinq ans. Désormais, il y aura une condition pour obtenir cette reconduction. Tous les travailleurs gagnant moins de 3 700 euros par mois pourront en effet être expulsés du territoire. Cette mesure concerne même les professions stratégiques, comme les infirmiers. Outre-manche, les syndicats dénoncent cette loi et craignent un chaos social incontrôlable. Ils pointent du doigt le nombre très important d'étrangers employés par les hôpitaux publics ou l'Education nationale.
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L'Australie devra fermer son camp de détention de migrants en Papouasie Nouvelle-Guinée
L'Australie est sommée de fermer son centre de détention de migrants installé sur l'île de Manus en Papouasie Nouvelle-Guinée, a annoncé mercredi le Premier ministre de l'archipel après un jugement rendu par la Cour suprême du pays.
Le même-jour, dans un geste désespéré, un réfugié iranien s'est immolé dans un centre similaire à Nauru.
L'application de la très sévère politique d'immigration de l'Australie passe par la détention des migrants illégaux dans des centres installés dans les îles de pays voisins, le temps que leur demande d'asile soit examinée.
L'un de ces camps, situé sur l'île de Manus, devra être fermé a annoncé mercredi le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée Peter O'Neill.
Sa déclaration donne suite à la décision rendue la veille par la Cour suprême du pays, jugeant le camp de détention australien "illégal et anticonstitutionnel."
"Dans le respect de cette décision, la Papouasie Nouvelle-Guinée va immédiatement demander au gouvernement australien de prendre des dispositions alternatives pour les demandeurs d'asile actuellement placés au Centre de traitement régional", un camp géré par une société privée australienne, a déclaré M. O'Neill.
"Nous n'avions pas anticipé que les demandeurs d'asile seraient détenus aussi longtemps dans le centre Manus."
Son pays va négocier avec son puissant voisin pour fixer la date de fermeture du centre, qui causera du tort à l'économie de la petite île de Manus, craint M. O'Neill.
Le système australien de dissuasion de l'immigration illégale par voie maritime, qui passe par des camps de détention décentralisés en Papouasie Nouvelle-Guinée et à Nauru, est décrié par les défenseurs des droits de l'homme. Près de 1.500 personnes étaient emprisonnées dans ces centres l'an passé.
Pour dénoncer ses conditions de détention, un immigré iranien de 23 ans s'est immolé le même jour dans un centre de Nauru lors d'une visite de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Son état est jugé critique et il devrait être transporté en Australie pour être soigné.
Le ministre australien de l'immigration, Peter Dutton, a toutefois communiqué que ce geste désespéré n'influencerait pas la procédure de demande d'asile de la victime.
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Heurts dans un camp de migrants en Grèce après des rapatriements
Des heurts entre migrants et policiers se sont produits mardi au centre de rétention de Moria sur l'île grecque de Lesbos, quelques heures après le rapatriement de réfugiés en Turquie à bord de ferries. Les manifestants ont lancé des pierres lors des heurts avec les policiers, tandis que de la fumée s'élevait du centre, où le pape François s'est rendu le 16 avril dernier.
La tension qui montait dans le camp depuis plusieurs jours a débordé juste après une visite des ministres grec et néerlandais de l'Immigration. Selon un porte-parole de la police, le feu a été mis à des poubelles, tandis que les migrants "lançaient des pierres et des morceaux de métal sur la police". Auparavant, quelque 200 jeunes avaient brisé une cloison dans le camp. "Ils régissaient à leur conditions de détention et aux retours en Turquie", a déclaré le porte-parole de la police. Selon la police, huit mineurs ont été hospitalisés après avoir été légèrement blessés après des bagarres entre Pakistanais et Afghans. Depuis le 4 avril, un peu plus de 340 migrants ont été renvoyés en Turquie dans le cadre de l'accord conclu par l'Union européenne et Ankara le 20 mars dernier. Treize personnes ont été expulsées mardi de l'île grecque de Lesbos en direction de la ville turque de Dikili, cinq ont été acheminées par ferry de l'île de Chios vers la station balnéaire turque de Çeme et 31 de Kos, a déclaré la police. La plupart de ces migrants étaient de nationalité afghane. Aucun d'entre eux n'avait fait de demande d'asile en Grèce, a précisé un responsable gouvernemental à Athènes. L'accord intervenu entre Bruxelles et Ankara prévoit de renvoyer en Turquie tous les migrants, y compris syriens, en situation irrégulière qui sont arrivés après le 20 mars dans les îles grecques, et de procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d'un autre Syrien de Turquie dans un des Etats membres de l'UE. 300 MIGRANTS EN FRANCE
La Commission européenne a dit mardi avoir obtenu la garantie formelle des autorités turques qu'elles permettraient aux migrants renvoyés de Grèce de bénéficier des procédures d'asile turques, un point crucial qui était encore en suspens. La Turquie n'applique la Convention de Genève sur les réfugiés qu'aux Européens, accorde une protection limitée aux Syriens et ne prévoit aucune garantie légale pour les autres nationalités. Bruxelles fait pression sur la Turquie depuis le mois de mars pour qu'elle modifie ces dispositions, cela pour permettre à l'UE d'augmenter le nombre de migrants qu'elle renvoie, sans que cela viole le droit international. Le droit international bannit le refoulement de personnes vers un pays où leur vie ou leur sécurité est menacée. Selon les chiffres officiels, 4.313 réfugiés et migrants se trouvaient à Lesbos mardi. La grande majorité d'entre eux sont hébergés à Moria. Au total, environ 8.000 réfugiés et migrants se trouvent actuellement sur les îles grecques. Ils sont arrivés après la mise en oeuvre de l'accord UE-Turquie. Dans le cadre de cet accord, l'Office international pour les migrations (OIM) a annoncé mardi avoir facilité la relocalisation de 350 Syriens en provenance de Turquie dans plusieurs pays européens (Allemagne, Autriche et Danemark). Il espère en relocaliser 300 de plus cette semaine, pour la plupart en France. Les organisations de défense des droits de l'homme ont fait part de leurs préoccupation sur les conditions de rétention à Moria, qui accueille environ 3.000 personnes. "Les événements à Moria illustrent la frustration là-bas", a déclaré le directeur de l'International Rescue Committee (IRC) pour la Grèce, Panos Navrozidis. "Beaucoup de ces réfugiés sont détenus à Moria depuis plus d'un mois avec des services qui ne leur conviennent pas et très peu de réponses. Ils méritent mieux", a-t-il ajouté.
Karolina Tagaris et Lefteris Papadimas
Source : Boursorama
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mercredi, 27 avril 2016
L’Autriche, mauvaise élève ou avant-gardiste ?
L’an 2000 avait commencé par son « bug démocratique » : Jörg Haider, le gouverneur de Carinthie, le personnage aux amis sulfureux, l’idéologue ethnocentré, le sex symbol au teint hâlé, venait d’arriver au pouvoir dans cette Autriche aux paysages montagneux et à la culture multiséculaire. Pour Wolfgang Schüssel (ÖVP, parti démocrate-chrétien), associer le FPÖ (Parti de la liberté d’Autriche) aux affaires était la meilleure manière de contrecarrer l’extrême droite.
L’Union européenne ne l’entendit pas de cette oreille et infligea rapidement sa batterie de sanctions au pays frondeur de l’Europe centrale, comme elle aurait hésité à le faire à l’encontre d’un État du Moyen-Orient peu acquis aux droits de l’homme. Elles furent rapidement levées. Un ministre belge bien en cour avait même recommandé à ses compatriotes, au nom de la morale, de ne plus aller skier en Autriche.
Pour la plupart des hommes politiques et des commentateurs, les nazis avaient fait leur soudaine et fracassante réapparition en plein cœur d’un continent dont l’idéal kantien du jus cosmopolitum devait écarter tout risque de retour de la barbarie. Fatalement, des camps de concentration finiraient par resurgir des terres autrichiennes, les étrangers devraient reporter l’étoile et les libertés seraient bafouées.
Pourtant, rien de ce qui fut annoncé au nom du catastrophisme n’eut lieu. Comme dans toute démocratie parlementaire, la vie politique autrichienne y est allée de ses soubresauts, avec ses flux et reflux du populisme honni, ses reprises en main par les forces politiques traditionnelles, avant leur embourbement dans une gestion marécageuse.
Le FPÖ, parti de Jörg Haider, a quant à lui quitté le gouvernement avec fracas en 2002, avec la démission de la vice-chancelière Suzanne Riess-Passer, est revenu aux affaires affaibli par les élections, a connu le départ de son chef emblématique, parti créer l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ) avec quelques affidés, et a connu une palingénésie, concrétisée par le résultat de ce week-end. Entre-temps, Jörg Haider est décédé, au volant de sa voiture.
L’Histoire repasse aujourd’hui les plats. Norbert Hofer, propre sur lui, est la nouvelle figure de proue. Le fracas est moindre. L’Union européenne s’est habituée à ses populistes.
Le politologue autrichien Reinhard Heinisch, de l’université de Salzbourg, ville de Mozart et de Karajan, analyse le succès du FPÖ dédiabolisé par la concomitance de trois facteurs : la crise des réfugiés, le sentiment d’abandon des citoyens et la campagne inadaptée des formations traditionnelles. En d’autres termes, un grand classique de la politique européenne actuelle.
Que l’on s’en réjouisse, ou non, la victoire d’une force populiste en Europe prouve une nouvelle fois l’inadéquation de la réponse apportée par les dirigeants européens aux problématiques qui taraudent les citoyens, notamment sur la question identitaire dont l’Autriche est à l’avant-garde.
Gregory Vanden Bruel
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Femmes en banlieue : le grand déni
« À moins de 20 kilomètres de Paris, des femmes ne vivent pas comme moi et n’ont pas les mêmes droits que moi », a déclaré mardi matin au micro d’Europe 1 Céline Pina, ancienne conseillère régionale d’Île-de-France, ancienne adjointe au maire d’une commune du Val-d’Oise.
Celle qui s’est fait connaître pour avoir vivement critiqué le Salon de la femme musulmane à Pontoise en septembre 2015 enfonce le clou : « Dans certains endroits, la condition pour occuper l’espace public est le voile. Et ça se passe ici et maintenant. »
Céline Pina dénonce le « déni » de la classe politique, la compromission des élus. De ce cri d’alarme, elle a fait un livre, Silence coupable, sorti le 18 octobre.
Bien sûr, elle n’est pas la première à le dire. Mais ses mots ont une portée particulière, un accent tout spécial de vérité. Simplement parce que Céline Pina vient du sérail socialiste. Que l’on imagine qu’elle a dû hésiter, reculer, peser, réfléchir avant de se lancer. Parce qu’il n’est jamais simple de se désolidariser de sa famille politique qui, comme toutes les familles, est un nid douillet pénible à quitter.
C’est donc que quelque chose de plus fort qu’elle, quelque chose qui devait l’empêcher de se regarder dans la glace, quelque chose qui doit s’appeler l’honnêteté l’a obligée à parler. On ne peut pas l’accuser de surfer sur les fantasmes, d’alimenter la haine, de jouer sur les peurs pour faire prospérer son fonds de commerce, car sa boutique, précisément, vend tout l’inverse. On ne peut qu’en déduire que tout ce qu’elle dit est exact.
Dans un entretien paru dans Le Point le 15 avril, elle témoignait : « Là où j’habite, à Cergy, […] beaucoup de femmes sont voilées de la tête au pied. La pression dans les quartiers est réelle. Les voilées font pression sur les autres dévoilées. […] On contraint les femmes à l’aliénation et à l’infantilisation. » Et de poursuivre, encore, dans les colonnes de Marianne le 18 avril : « Le voile n’est pas une pièce vestimentaire, c’est une forme de revendication politique. Il dit des femmes qu’elles sont impures, qu’elles sont des sexes ambulants et qu’elles doivent cacher cela. Il dit surtout qu’elles sont inférieures à l’homme. […] Alain Juppé m’a particulièrement déçue lorsqu’il a justifié l’autorisation du voile en parlant de sa mère qui portait un foulard à l’église. J’ai envie de lui dire : “Tu sais, Alain, ta mère qui portait un foulard, elle n’emmerdait pas les autres femmes pour qu’elle le porte”. »
Le retour de bâton a été immédiat : « C’est avant tout ma famille politique qui m’a agressée. […] traitée d’islamophobe, de raciste, de “faire le jeu du FN”. »
Mais les féministes, bien sûr, ont volé à son secours ? Céline Pina précise qu’elle n’appartient à aucune association féministe, mais celles-ci, naturellement, l’ont accueillie comme une lanceuse d’alerte, à la traçabilité politique de bon aloi, offrant toutes les garanties ? Comme le médecin spécialiste écoute le généraliste qui vient de lever un lièvre ?
Penses-tu. Deux jours après la sortie de Silence coupable se tenait le Hijjab Day à Sciences Po. J’ai surveillé toute la journée le compte Twitter d’Osez le féminisme : il n’a pas bronché. Encéphalogramme plat. Qu’on le dise à Céline Pina. Les copines l’ont plantée là. Elles oseront le féminisme une autre fois. Avec la couleur des boîtes de Playmo. Soubrettes empressées de la gauche depuis si longtemps, elles ne savent rien faire d’autre que lui servir la soupe.
Gabrielle Cluzel
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Concrètement, que faire en cas d’attaque terroriste ?
Philippe Lobjois, reporter de guerre, publie avec Michel Olivier (ancien officier des forces spéciales) un livre intitulé « Ne pas subir: Petit manuel de résistance en temps de guerre terroriste« . Le but ? Savoir quoi faire, très concrètement, en cas d’attaque terroriste.
08:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il faut abolir les lois antiracistes pour pouvoir critiquer l’islam
Sobhy Gress, président de l’association Solidarité Copte-Europe, organisait samedi dernier, en partenariat avec l’AED, SOS Chrétiens d’Orient et Valeurs actuelles, un colloque sur le thème « SOS, Orient-Occident, Libertés en péril ». Il a été interrogé par Louis Lorphelin dans Présent. Extrait :
"Comment voyez-vous l’évolution de la France à court et moyen termes, due notamment à l’invasion migratoire de population majoritairement musulmane ?
A moins que les Français ne réagissent en 2017 en ne votant ni gauche, ni Républicains, ils seront soumis et dominés par le politiquement correct. S’ils font le bon choix en 2017, il subsiste encore un espoir de redresser la France. Pour cela, les Français doivent changer leur façon de comprendre la politique. Ils doivent exiger de leurs dirigeants l’usage du référendum pour tout ce qui touche la nation, l’identité, les traditions chrétiennes. Il faut abolir les lois antiracistes pour rétablir la liberté d’expression et pouvoir critiquer l’islam. Il faut concevoir des enfants, aussi. Enfin, une arme très efficace contre l’islam, c’est l’affirmation de sa foi chrétienne et de son identité française dans la société, coûte que coûte. C’est en consentant au martyre que nous, chrétiens d’Orient, avons pu survivre à quatorze siècles d’islamisation. [...]"
08:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Bientôt plus de musulmans pratiquants que de chrétiens pratiquants en Europe ?
Koenraad Frans Julia Koen Geens, Ministre fédéral de la Justice en Belgique, vient de déclarer qu'il y aura bientôt plus de musulmans pratiquants que de chrétiens pratiquants en Europe. En bon avocat de la dhimmitude, il a ajouté :
«la pire chose que nous pouvons faire est de nous faire un ennemi de l'Islam».
«Cela ne veut pas dire qu'il ya trop de musulmans, c'est parce que les chrétiens sont généralement moins pratiquant."
08:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Affrontements dans un camp de migrants en Grèce, selon la police
Des heurts entre migrants et policiers se sont produits mardi au centre de rétention de Moria sur l'île grecque de Lesbos peu après une visite des ministres grec et néerlandais de l'Immigration dans cet ancien camp militaire.
De la fumée s'élevait de ce centre très visité par les officiels. Selon un porte-parole de la police, le feu a été mis à des poubelles situées dans une aile pour les jeunes migrants ce qui a déclenché les heurts.
Les travailleurs humanitaires expliquent que la tension montait dans le camp depuis plusieurs jours mais ont dit ne pouvoir déterminer la cause immédiate des affrontements.
Réfugiés et migrants sont regroupés à Moria dans le cadre de l'accord du 20 mars dernier entre l'Union européenne et la Turquie, accord qui vise à endiguer de flot de migrants arrivant en Europe. Cet accord prévoit que les arrivants qui ne sont pas éligibles à l'asile politique doivent être renvoyés en Turquie.
Le pape François et Bartholomée Ier, primat de l'Église orthodoxe de Constantinople, ont visité ce camp il y a dix jours, le 16 avril. Le chef de l'Eglise catholique a ramené avec lui à Rome 12 réfugiés syriens, qui vivaient dans un autre camp en plein air à Lesbos.
Selon les chiffres officiels, 4.313 réfugiés et migrants se trouvaient à Lesbos mardi. La grande majorité d'entre eux sont hébergés à Moria. (Lefteris Papadimas; Danielle Rouquié pour le service français)
07:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac à Paris.
Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.
Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :
“Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelles-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre.”
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Bataille juridique autour d’une mosquée à Milan
Entre la région de Lombardie, la mairie de Milan, les riverains et la communauté musulmane de la capitale économique italienne rien ne va plus !
Faut-il ou non construire une grande mosquée à Milan, la capitale économique d’Italie ? Depuis quelques années la question divise par ses réponses. Il faut dire que l’arrivée d’un exécutif d’extrême-droite à la tête de la région de Lombardie (dont Milan est le chef-lieu) a semblé susciter un malaise autour de questions qui étaient pourtant bien là avant l’arrivée de Roberto Maroni, secrétaire fédéral du mouvement xénophobe et anti-immigré de la Ligue du Nord et, depuis 2013, président de région.
Tout le monde semble désormais découvrir l’existence d’une communauté musulmane en croissance dans la ville et la région ; de ses besoins en lieux de culte décents et de la mixité de plus en plus affirmée dans les écoles. Croyants chrétiens, non-croyants et musulmans se côtoient dans cette région, l’une des plus riches d’Italie, et attrayante de ce fait pour la main d’œuvre immigrée. Mais de temps en temps la cohabitation est loin d’aller de soi. Surtout quand les politiques s’en mêlent.
Cette fois, la querelle a été ravivée autour d’une mosquée, située via Cavalcanti. Les autorités, constats en main, soutiennent que ce point de prière est totalement abusif. La communauté musulmane de la ville, elle aussi contrat en main, fait valoir son bon-droit pour un immeuble acquis en bonne et due forme. Mais les autorités régionales qui demandent au préfet d’intervenir pour fermer cet édifice avancent leurs arguments : local trop exigu ne satisfaisant pas du tout aux conditions d’accueil régulier de concentrations de personnes.
Qui plus, fait valoir l’assesseure régionale à la sécurité Simona Bordonali, le contrat signé l’avait été entre la ville et un groupe de personnes se prévalant du statut d’association. Or une mosquée est tout sauf, paraît-il, le lieu d’exercice d’une activité associative : il y a donc eu abus, il faut fermer ! Les musulmans de Milan disent attendre de pied ferme le premier huissier qui se présentera pour cela. Alors que la ville manque déjà singulièrement de lieux de culte, on viendrait à leur enlever même celui-là, un ancien dépôt d’habit, qui est loin de répondre aux attentes culturelles de leur communauté ? On va voir ce qu’on va voir !
La bataille juridique fait donc rage. La population elle-même est assez partagée entre ceux qui comprennent les raisons des musulmans et ceux qui, surtout à la faveur des derniers attentats de Paris et de Bruxelles (où des Italiens ont péri), retiennent qu’il faut limiter l’expansion sur le territoire des musulmans vus comme source de danger. Peur et xénophobie agissent ; la raison et le bon sens ont du mal à se frayer un chemin d’apaisement. Car les temps sont résolument à la méfiance.
07:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
Hongrie : “La constitution interdit l’islamisation et l’immigration de masse” (Premier ministre)
La constitution de la Hongrie interdit l’islamisation car le texte fondamental vise à protéger la langue et la culture hongroise, a déclaré le Premier ministre Viktor Orban.
“Pour être parfaitement clair et sans équivoque, je peux dire que l’islamisation est constitutionnellement interdite en Hongrie” a assuré le chef du gouvernement hongrois lors d’un événement pour les cinq années de la nouvelle constitution, également connue sous le nom de “Loi Fondamentale”.
M. Orban a également déclaré que la constitution contraignait le gouvernement à s’opposer à tout immigration de masse qui “mettrait en danger ces principes”.
Le chef du gouvernement a cité des extraits du la “Loi Fondamentale” assurant que celle-ci garantissait “la promotion et la protection de notre héritage, de notre langue unique, de la culture hongroise” ainsi que la protection des “conditions de vie des futures générations”.
“Nous avons le droit de choisir avec qui nous voulons et avec qui nous ne voulons pas vivre avec” a encore martelé M. Orban.
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Allemagne : autorisation d’appel à la prière public pour la mosquée de Kiel | VIDEO
En Allemagne, près de 30 mosquées peuvent faire l’appel à la prière publiquement. Selon les localités, les muezzins peuvent faire l’adhan chaque jour ou une fois par semaine pour salât Jumuha.
La mosquée de Kiel peut depuis ce vendredi faire l’appel à la prière tous les jours pour salât dohr. Elle est gérée par une association turque proche d’Erdogan qui a investi 120 000 euros dans le bâtiment. L’appel à la prière sera limité à 54 décibels afin de ne pas gêner le voisinage.
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Mantes-la-Ville : c’est la mosquée dont le maire FN ne veut pas
S’il avait des moustaches, Aziz El Jaouhari pourrait se les friser en annonçant la date d’ouverture de la mosquée de Mantes-la-Ville. « C’est prévu pour mi-mai », déclare le président de l’association des musulmans de Mantes-sud.
L’ouverture du site constitue aussi une victoire personnelle contre le Cyril Nauth qui avait fait de ce dossier un thème de campagne durant les municipales de 2014. L’élu a tout fait pour torpiller ce projet qui était encouragé en coulisses par l’ancien préfet Erard Corbin de Mangoux.
Ultime pied de nez, Aziz El Jaouhari envisage d’envoyer une invitation pour l’inauguration à Cyril Nauth. « Je n’irai pas ! », répond d’ores et déjà clairement le maire.
M.G.
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L’extrême droite européenne dopée par les migrants
Le candidat du FPÖ pourrait être élu le 22 mai à la présidence de l’Autriche. Cette poussée nationaliste s’explique largement par la crise des réfugiés qui a déstabilisé les pays sur la route des Balkans.
L’Autriche va-t-elle élire un président issu de l’extrême droite ? Aussi étonnant que cela puisse paraître pour une grande démocratie européenne, cette hypothèse a pris du corps, dimanche soir, après les résultats du premier tour.
Rien n’est encore fait, mais le candidat du FPÖ (nationaliste) Norbert Hofer a créé la surprise en arrivant en tête du premier tour avec 35 % des voix. Il devance largement l’écologiste Alexander Van der Bellen (21,3 %), qu’il retrouvera au second tour.
Hofer, 45 ans, a surtout pulvérisé les deux candidats des partis de gouvernement : le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP), qui ne recueillent que 11,2 % des voix chacun. C’est un peu comme si le FN et les Verts avaient éliminé d’un coup le PS et les Républicains.
Tout se jouera donc le 22 mai (il y a un mois de délai entre les deux tours en Autriche). Certes, ce n’est pas la première fois que le voisin de l’Allemagne connaît une poussée de fièvre nationaliste. En 1999, après avoir obtenu 27 % des voix aux législatives, le FPÖ de Jörg Haider avait même gouverné dans une coalition avec les conservateurs. Mais cette fois — même si le président autrichien n’exerce qu’une fonction symbolique —, le signal a clairement été entendu dans toutes les capitales européennes.
L'Autriche a vu transiter des centaines de milliers de réfugiés vers l'Allemagne
« Il y a une fronde populiste dans l’ensemble de l’UE et plus particulièrement en Europe de l’Est. L’idée se répand que l’Union européenne n’est plus un rempart contre l’immigration, notamment celle venue des pays musulmans. Le réflexe, c’est le repli sur soi, le retour aux frontières. C’est inquiétant », constate un diplomate français.
L’immigration : un thème largement utilisé par Norbert Hofer, qui a surfé pendant toute la campagne sur la crise des migrants . Car , même si la route des Balkans est désormais fermée après l’accord entre la Turquie et l’UE, le pays a vu défiler des centaines de milliers de réfugiés (en particulier syriens) ces derniers mois. L’immense majorité n’a fait que transiter par l’Autriche pour se rendre en Allemagne. Mais près de 90 000 d’entre eux ont tout de même déposé une demande d’asile dans le pays.
Comme d’autres Etats de l’UE, l’Autriche avait finalement musclé ses contrôles aux frontières, contrairement à l’esprit des accords de Schengen. S’attirant les foudres de Bruxelles. « Les prochains scrutins en Europe devraient confirmer la poussée identitaire », pronostique-t-on à Paris. Une tendance déjà observée dans plusieurs pays comme la Hongrie, la Serbie et même l’Allemagne, où la formation nationaliste AfD (Alternativ für Deutschland) avait obtenu de très bons scores lors des élections régionales du mois de mars
Frédéric gerschel
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Rue du Caire à Roubaix, le chantier de la mosquée franco-turque avance
Le chantier de la mosquée franco-turque avance rue du Caire. Une journée portes ouvertes a été très suivie par les fidèles ce samedi.
Cette journée portes ouvertes était visiblement très attendue des fidèles. Du coup, samedi, aux alentours de 14 h 30, ils étaient plus de 500 à venir découvrir l’avancée du chantier de la mosquée franco-turque. Ibrahim Alci, le président du collectif des institutions musulmanes de Roubaix (CIMR) était tout heureux de présenter le nouvel écrin. « C’était important de montrer l’avancée du projet avant le début du ramadan. Les donateurs et les fidèles ont pu se rendre compte de ce qui a été fait et reste à faire. Ça rassure tout le monde ».
Le sous-sol et le rez-de-chaussée sont terminés. « À ce jour, les travaux ont coûté 1,5 million d’euros », a précisé Ibrahim Alci. Seul bémol de cette journée portes ouvertes, les riverains étaient aux abonnés absents. Clément, un retraité de la rue du Caire qui passe souvent devant le chantier, n’avait pas l’air emballé. « À l’heure où les églises disparaissent, je ne vois pas l’utilité de construire une mosquée. On ferait mieux d’utiliser l’argent pour aider les pauvres ». Rencontrée à une centaine de mètres de la future mosquée, Yuzene avait un autre point de vue. « C’est une belle récompense pour la communauté franco turque et les fidèles du quartier. Avec le temps, la mosquée va créer des liens et aider au vivre ensemble ».
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Le chef du parlement turc réclame «une Constitution religieuse»
«Nous sommes un pays musulman. Par conséquent, il faut faire une Constitution religieuse» affirme le président du parlement du pays de Kemal Atatatürk, Ismaïl Kahraman
La prochaine Constitution turque doit être «religieuse». La laïcité ne devrait «pas (y) figurer», a estimé lundi le président du Parlement, Ismail Kahraman, cité par l’agence de presse progouvernementale Anatolie.
«En tant que pays musulman, pourquoi devrions-nous être dans une situation où nous sommes en retrait de la religion ? Nous sommes un pays musulman. Par conséquent, il faut faire une Constitution religieuse», a déclaré M. Kahraman qui s'exprimait lors d'une conférence à Istanbul.
«Avant toute autre chose, la laïcité ne doit pas figurer dans la nouvelle Constitution», a ajouté ce député du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur).
L'islamisation de la société divise
Depuis son arrivée au pouvoir en 2002, l'AKP du président Recep tayyip Erdogan est accusé par ses détracteurs de vouloir islamiser la société turque.
«Le chaos qui règne au Moyen-Orient est le fruit des mentalités qui, comme vous, font de la religion un instrument de la politique», a vivement réagi sur Twitter le chef de l'opposition kémaliste, Kemal Kiliçdaroglu. «La laïcité existe pour que chacun puisse vivre sa religion librement, M. Kahraman !», a-t-il ajouté.
La présence de la religion dans la politique a longtemps été taboue en Turquie. Gardienne autoproclamée des principes laïques de Mustafa Kemal, fondateur de la République turque, l'armée est intervenue à plusieurs reprises pour prévenir tout «péril islamiste».
La présidentialisation du régime en jeu
En 1997, le premier chef de gouvernement islamiste turc, Necmettin Erbakan, mentor de l'actuel président Recep Tayyip Erdogan, est poussé à la démission par l'état-major. Ce putsch sans aucun coup de feu tiré a été surnommé «coup d'Etat postmoderne».
Depuis la reconduction de l'AKP au pouvoir, en novembre dernier, l'une des priorités du gouvernement est de doter la Turquie d'une nouvelle loi fondamentale pour remplacer celle héritée de la junte militaire après le putsch de 1980.
Plusieurs négociations ont échoué, la dernière en février. L'opposition rejette la présidentialisation du régime exigée par M. Erdogan, élu chef de l'Etat en 2014 après trois mandats de premier ministre.
«Nous avons besoin d'un système présidentiel», a insisté lundi M. Kahraman. «Certains disent : 'la présidentialisation, c'est la dictature'. Quel rapport ? (Le président américain Barack) Obama est-il un dictateur ?»
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Le Conseil municipal « extraordinaire » de ce matin accouche d'une seconde Grande mosquée à Nice Ouest
Communiqué de presse de Marie-Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National, Député français au Parlement européen, Conseillère municipale et métropolitaine de Nice
« Nous proposerons d’ici à la fin de la semaine un autre projet pour l’implantation d’une mosquée à l’ouest de la ville, sur un terrain adapté, avec des financements français et qui représentera tous les courants de la religion musulmane (…) Il s’agira d’un complexe beaucoup plus développé qui permettra de limiter aussi les abattages clandestins. » a donc annoncé Christian Estrosi.
Au-delà des gesticulations politico-médiatiques de cette matinée, voici la principale nouvelle qu’il faudra retenir de ce Conseil municipal « extraordinaire » : après avoir encouragé le projet de Grande mosquée saoudienne de Nice Ouest et après que sa municipalité en ait autorisé les travaux, Christian Estrosi entend désormais s’y opposer… en favorisant une seconde Grande mosquée ! Pilotée par ses grands amis de l’UOIF peut-être ? Comme c’est déjà le cas de la mosquée de Nice centre, hébergée dans des locaux municipaux, et de celle de Nice Est, hébergée dans des locaux de l’office HLM de la métropole. Son annonce laisse aussi entendre que le lieu, « beaucoup plus développé », pourrait même être agrémenté d’un abattoir halal.
Ainsi, au final, et après toute cette comédie, c’est donc bien d’une seconde Grande mosquée que risquent d’hériter les habitants des quartiers Ouest de Nice. Une seconde Grande mosquée dont tout laisse à croire qu’on y professera la même dangereuse doctrine politico-religieuse.
Les Niçois peuvent compter sur nous pour continuer à combattre sans relâche tant la Grande mosquée à propulsion saoudienne que celle à propulsion municipale.
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Marseille : une synagogue transformée en mosquée
Lu sur Novopress :
"La synagogue Or Thora, dans le centre ville de Marseille, va être transformée en mosquée ! Cette information, stupéfiante, est ce matin à la une du quotidien La Provence, qui a mené l’enquête. Cette synagogue située 14 rue Saint-Dominique, dans le quartier Saint-Charles – à Marseille, la gare est au cœur de la ville – est en train d’être achetée par l’association Al Badr, « association islamique à but non lucratif créé en septembre 2009 suite à une volonté d’acquérir des lieux permettant aux musulmans de pratiquer leur culte ». Le compromis de vente a été signé et le transfert de propriété devrait aller très vite : la mosquée pourrait remplacer la synagogue dès le mois prochain.
Explication donnée par La Provence, le « transfert des populations » : « La communauté juive diminue au fil des années au centre ville. […] Les Maghrébins sont omniprésents et l’islam (250 000 musulmans à Marseille, dont 10 % de pratiquants) est la religion ultradominante, loin devant le judaïsme. » Ce que Zvi Ammar, président du Consistoire israélite de Marseille, confirme : « Ce qui arrive est dû au transfert des populations. Depuis dix ans, les juifs de Marseille vont du centre ville vers les 8e, 9e, 10e ou 13e arrondissement. Une autre population est venue habiter dans le centre ville. On est dans un mouvement de population naturel »… En clair : les juifs quittent le centre ville devant la pression démographique des musulmans ! [...]"
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Migrants : "La route migratoire en Libye menace d'exploser"
La nouvelle route migratoire vers l'Europe passe par la Libye, un pays en plein chaos. Le journaliste Marc de Chalvron est sur le plateau de France 2.
Migrants : "La route migratoire en Libye menace d'exploser"
Alors que de plus en plus de migrants passent par la Libye pour rejoindre l'Europe, les autorités craignent que ce pays ne devienne le cœur de la prochaine crise migratoire. Le journaliste Marc De Chalvron est sur le plateau pour en discuter. "C'est en tout cas la grande crainte des Européens. Car il y a beaucoup de réfugiés et de migrants en Libye. Ils cherchent du travail, mais ils sont aussi dans les centres de rétention, qui sont saturés et la Libye ne sait pas quoi faire".
Stabiliser la Libye
Combien sont-ils ? "La France évoque le chiffre de 800 000 personnes, l'Italie en attend 250 000. En tout cas, c'est beaucoup plus que l'année dernière. La route migratoire en Libye menace d'exploser, il faut donc trouver une solution et pour ça, il faut stabiliser la Libye en plein chaos depuis quatre ans, car l'immigration clandestine se nourrit de ce chaos", ajoute le journaliste.
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Syrie : une ville à majorité chrétienne bombardée par al-Nosra
Il n’y a pas à dire : comme l’avait déclaré Laurent Fabius, ci-devant ministre des Affaires étrangères, al-Nosra fait du bon boulot…
Des milices islamistes liées au Front al-Nosra (rattaché à Al-Qaeda) ont déclenché, le 24 avril, une attaque au mortier sur la ville syrienne à majorité chrétienne de Sqelbiya, sise dans la province centrale de Hama, provoquant la mort d’au moins quatre civils. C’est ce qu’indiquent des sources kurdes consultées par l’Agence Fides. Aux morts, viennent s’ajouter au moins 15 blessés, certains se trouvant dans des conditions graves. L’attaque a consisté en une pluie de tirs de mortier sur les quartiers résidentiels. La ville, contrôlée par l’armée syrienne, avait déjà subi par le passé des attaques de la part des miliciens djihadistes qui ont plusieurs fois tenté d’en prendre le contrôle sans jamais y parvenir.
La même dépêche de Fides aborde ensuite la situation à Kameshli. La trêve se fait à l’avantage des Kurdes et au détriment de la Syrie. Mais la situation demeure volatile…
Entre temps, dans la province d’Hassaké, au nord-est du pays, la trêve entre l’armée syrienne et les miliciens kurdes des Unités de protection populaire (YPG) obtenue samedi dernier après les affrontements sanglants intervenus à partir du 20 avril, en particulier dans la ville de Kameshli tient. Des représentants des milices kurdes, interpellés par l’agence ARA News, ont réaffirmé leur intention de conserver le contrôle des zones conquises au cours des affrontements et leur refus de toute concession au gouvernement […] L’ouverture d’un nouveau front entre milices kurdes et armée syrienne dans le nord-est de la Syrie confirme que, derrière la tragédie syrienne, se trouvent des stratégies et des intérêts complexes ne pouvant être réduits à la lutte contre les djihadistes du prétendu État islamique. Selon des sources locales, au cours des trois jours d’affrontements entre les milices kurdes et l’armée syrienne, 17 civils, 10 miliciens kurdes et 31 militaires et paramilitaires ont trouvé la mort.
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Trois nouvelles mosquées et une école privée en projet à Clermont-Ferrand
Trois nouvelles mosquées verront le jour dans la capitale auvergnate. Compte tenu du nombre croissant des fidèles dans cette ville de 140.000 habitants, il était nécessaire de bâtir d’autres lieux de culte musulmans, la Grande Mosquée ouverte depuis 2010 ne pouvant accueillir l’ensemble des musulmans clermontois répartis un peu partout dans la cité d’Urbain II.
LA MOSQUÉE ADDA’WA
Il y a d’abord la future mosquée Adda’wa dont le projet est relativement en phase avancé, qui sera construite dans le quartier de la Gauthière au nord de la ville. Le Centre Culturel et Cultuel Islamique de Clermont-Ferrand (CCCICF) avait lancé au printemps 2013 projet de construction d’une mosquée pour les quelques 500 familles musulmanes du quartier. Le terrain de la future mosquée, situé au 10 boulevard Kennedy, a été acquis par l’association. Un bâtiment blanc de plein-pied de 400 m² y sera construit. Près de cent mille euros sont collectés sur les quatre cents mille nécessaires. Le début des travaux est prévu en octobre 2016.
Actuellement, l’association utilise des locaux d’environ 100 m² pour ses activités cultuelles et culturelles.
LA MOSQUÉE ASSALAM
Un autre projet est en cours. L’Association Cultures et Citoyenneté (ACC63) affiliée à l’UOIF projette de construire une grande mosquée d’une capacité de 5.000 personnes. Les plans prévoient un grand bâtiment sur 5 niveaux avec des salles de prières, des salles de cours/conférences, des bureaux… Le projet comprend également une école musulmane privée. La future mosquée Assalam sera également située dans les quartiers Nord de Clermont-Ferrand. Coût total du projet : 7 millions d’euros. Pour l’instant, 640.000 euros sont réunis.
LA MOSQUÉE SULTAN AHMET
Enfin, un troisième projet du côté des Gravanches où la mosquée Sultan Ahmet doit être démolie et reconstruite sur un autre terrain d’ici 3 ou 4 ans rue Jacques Mailhot à côté de la déchetterie. Un projet porté par la branche locale de la Confédération Islamique du Millî Görüş.
Trois permis de construire ont été déposés mais aucun n’a été délivré pour le moment.
La communauté musulmane de Clermont-Ferrand est forte de 30.000 fidèles. Pendant plusieurs années, ils priaient dans une ancienne chapelle jusqu’en 2010 année d’inauguration de la Grande Mosquée. Avec l’édification de ces deux nouveaux lieux de culte, les fidèles musulmans espèrent en finir avec la pratique de leur culte dans des conditions indignes à l’étroit et sans visibilité.
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mardi, 26 avril 2016
Libye : point de départ de l'immigration clandestine
Après la Syrie et la Turquie, la Libye serait sur le point de devenir le prochain théâtre de la crise des migrants.
Libye : point de départ de l'immigration clandestine
Des centaines de milliers de migrants seraient actuellement en transit en Libye, qui pourrait devenir le prochain point de départ de l'immigration pour l'Europe. Les garde-côtes libyens sont le premier rempart contre l'immigration clandestine qui frappe aux portes de l'Europe. Tous les jours, ils sortent en mer, avec les moyens du bord : un zodiaque de fabrication française, dégonflé depuis de longs mois.
Le chaos libyen
La Libye est le principal pays de départ de l'immigration en provenance d'Afrique. Il faut à peine 70 km de traversée pour sortir des eaux territoriales libyennes. Du Niger, du Soudan ou encore du Tchad, les routes de l'immigration clandestine aboutissent toutes en Libye, un pays depuis quatre ans en plein chaos. Mais les forces de sécurité libyenne veulent montrer qu'elles ne désarment pas.
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Mosquée de Saint-Gratien : l'AMSG condamnée à la fermeture de ses locaux
La mairie de Saint-Gratien, dans le Val d'Oise, a obtenu gain de cause. La justice a condamné, vendredi 22 avril, l’Association des musulmans de Saint-Gratien (ASMG) à la fermeture de sa propriété aménagée en lieu de culte musulman. Celle-ci appelle à nouveau la préfecture à se saisir de l'affaire qui s'enlise depuis plusieurs années.
La mairie, qui s’est toujours montrée hostile, sous la direction de Jacqueline Eustache-Brinio (LR), à l’ouverture d’une mosquée tant souhaitée par l’AMSG, reprochait à l’association d’accueillir du public dans une maison non aménagée à cet effet, faisant courir « un danger imminent » à ceux qui la fréquentent.
En ce sens, elle avait ordonné, par arrêté du 15 janvier 2015, la fermeture administrative de l’établissement recevant du public (ERP) sans autorisation dans les locaux de l’AMSG avant de refuser, par arrêté du 8 juillet 2015, le changement de destination demandé d’une maison individuelle en un lieu de culte en raison notamment d’un non-respect du plan local d’urbanisme (PLU) et du manque de places de stationnement. Des arrêtés municipaux parmi tant d’autres rendus par le passé contre l’AMSG depuis sa création en 2010.
« Un dommage imminent » refuté par l'AMSG
« Il convient dans ces conditions de faire droit à la demande principale formée par la mairie de Saint-Gratien afin de prévenir un dommage imminent » par la fermeture immédiate des locaux. Un constat réfuté par l'AMSG qui martèle que la conformité des lieux aux règles applicables aux ERP a été vérifiée par des experts du bureau Veritas.
Il s’agit pour l’AMSG d’un nouvel échec judiciaire après le jugement rendu en novembre 2015 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Celui-ci déboutait l’association de sa requête tendant à faire annuler une délibération du conseil municipal pour l’acquisition d’une propriété située tout juste à côté de celle de l’AMSG alors que celle-ci, dit-elle, avait entamé des négociations bien avant la municipalité en vue de son achat. Cette acquisition aurait permis à l’association de régler le problème du manque de places de stationnement reproché par la mairie, nous indique son secrétaire.
La préfecture appelée à la rescousse
« On ne demande ni plus ni moins que les autres cultes dans les autres communes. On ne veut pas de traitement de faveur mais une simple application du droit », fait part le secrétaire de l’AMSG, qui s'est rendu à la préfecture lundi 25 avril pour formaliser la demande. « Nous avons fait état de notre mécontentement car on ne nous donnait plus de nouvelles. (…) Il y a une réelle frustration dans la communauté musulmane. On a essayé de la contenir mais on n’a pas beaucoup de marge de manœuvre » face à la mairie, dit-il.
La fermeture de la propriété devrait être effective cette semaine dès que l'AMSG se verra notifier la décision par voie d'huissier. Celle-ci étudie la possibilité de faire appel de la décision du TGI de Pontoise. En parallèle, trois autres affaires au fond sont en cours d'examen à ce jour, signes de la très longue relation conflictuelle entre les parties.
05:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Bientôt une mosquée à Maurepas, qui fut un village des Yvelines
Une mosquée ouvrira ses portes début juin à Maurepas, dans les Yvelines, juste avant le ramadan, annonce le président de l’association des musulmans de la ville, Mostefa Lazzouni. Elle sera située à l’emplacement d’un ancien snack. Sur une centaine de mètres carrés, elle accueillera aussi un espace pour les conférences et pour les « cours d’éducation civique pour les jeunes ». Une « bonne nouvelle » pour les musulmans écrit 78actu.fr, sans se rendre compte que la formule employée est pour le moins malheureuse.
La population de Maurepas, stable et homogène de l’Ancien Régime jusqu’au début des années 1960 – autour de 300 âmes, le curé inclus, rassemblées auprès du donjon du XIe siècle… –, a brusquement augmenté jusqu’à atteindre aujourd’hui près de 20 000 habitants.
05:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'islam à Copenhague : la lutte contre les caricatures
Plus de 10 ans après les caricatures controversées de Mahomet, un an après les fusillades de Copenhague visant le dessinateur Lars Wilk et une synagogue, l'attitude de la société danoise envers la communauté musulmane a changé. Immersion au sein des associations de jeunesse et des laboratoires culturels qui se racontent entre islamophobie, intégration et lutte contre la radicalisation.
« Lorsque les caricatures de Mahomet ont été publiées, nous avons constaté que la communauté musulmane n’était plus perçue de la même façon, le langage des médias et de la classe politique avait changé. Avec le terrorisme, le climat est devenu moins tolérant, voire même parfois hostile. D'après certains, le pays aurait même fait un retour en arrière de 10-20 ans concernant le processus d'intégration », explique Wassem Rana, un des responsables de Munida une organisation de jeunesse qui promeut l'intégration de l'identité musulmane au quotidien, au sein de la société danoise.
À l'intérieur de la mosquée de Wakf
Nous sommes à Norrebro au nord de Copenhague. Nous nous dirigeons vers un vieux quartier ouvrier où les éléments d'architecture industrielle se mêlent aux signes du multiculturalisme et de la gentrification : des magasins orientaux, des locaux modernes, un skate-park, de l'art de rue et des petits magasins de design. Ce n'est donc pas un hasard si les lieux de prière et les centres culturels musulmans ont leur siège ici.
Tout est prêt pour la prière du soir. Wassem accompagné d'autres jeunes nous attend à l'entrée de la mosquée de Wakf de la société islamique du Danemark. L'espace de prière se trouve à l'intérieur de deux hangars qui accueillent une centaine de fidèles de tous les âges. « Munida est née au début des années 2000 grâce à Ahmad Abu Laban », raconte Waseem, 38 ans, de parents pakistanais qui est né et a grandi à Copenhague. Mort en 2007, Ahmad Abu Ladan était la figure centrale de la controverse suscitée par la caricature de Mahomet publiée en 2005 par le quotidien danois Jyllands-Posten. Il participé à la délégation du Moyen-Orient, et avec Ahmad Akkari, a signé le « Dossier en soutien du Prophète Mahomet » afin de dénoncer le climat d’islamophobie ambiant de la société danoise. Un acte qui donnera lieu à une vague de protestations et de violences dans tout le pays.
« Laban voulait une section de jeunes, au départ un groupe de 4-5 jeunes l’ont rejoint. Aujourd’hui nous sommes 500, avec 60% de femmes. Nous regroupons des membres d’une quarantaine de nationalités et nos activités couvrent tous les aspects de la vie sociale de la jeunesse danoise. » Des activités sociales et de loisir, mais aussi éducatives. « Nous essayons de venir en aide aux jeunes musulmans pour qu’ils développent leur identité dans la société danoise. S’ils sont sûrs de leur credo et de leur identité, ils deviendront de meilleurs citoyens », ajoute Waseem.
« Ma mère m’a demandé quand je comptais me faire exploser »
La prière commence et nous sommes accueillis avec disponibilité et cordialité, seuls quelques regards sont suspicieux. « Depuis trois semaines nous vivons malheureusement dans un climat de défiance suite à une émission tournée en caméra cachée à la TV publique danoise. » Waseem fait référence à l’interview de TV2 de l’imam de la mosquée de Grimhøj, à Aarhus, qui a défendu la lapidation des femmes commettant un adultère et le droit de tuer les apostats. « Ils ont choisi un épisode radical, on risque de détruire le difficile parcours d’intégration », commente notre interlocuteur. « Après les attaques de Paris et Bruxelles, ma mère et ma soeur qui étaient au supermarché ont été interpelées par un homme qui les accusait d’être coupables des attentats… Certes il était ivre, mais c’est un signe. »
Nous nous rendons à la librairie où des milliers de visiteurs des écoles et des universités viennent chaque année pour mieux connaître l’islam. Elle est gérée par Nils, un étudiant en physique de 24 ans qui s’est converti lorsqu’il avait 17 ans. « Je suis le responsable des nouveaux musulmans, nous nous réunissons tous les lundis pour parler des bases de l’islam », explique-t-il. Il est né et a grandi au sein d’une famille chrétienne, puis s’est converti en 2009. « Mes parents me disaient que Dieu existe et j’y croyais, puis à l’adolescence, tu commences à te poser certaines questions. Au lycée j’ai rencontré des jeunes musulmans, c’est ainsi que j’ai découvert le Coran et son Prophète et trois mois plus tard je me suis converti. » Ce choix a été accepté par ma famille non sans ironie : « Pour plaisanter, ma mère m’a demandé quand je comptais me faire exploser ».
D’après une étude réalisée par l'International Center For Counter Journalism, depuis 2011, 125 « combattants étrangers » seraient partis du Danemark combattre en Syrie. 62 d’entre eux seraient revenus. Pour le reste, Omar El Hussein, l’auteur des attentats du 15 février, est né et a grandi au Danemark au sein d’une famille d’origine jordano-palestinienne. Il avait seulement 22 ans.
« Notre génération essaye de définir l'Islam dans la société danoise »
« Sans les conflits au Moyen-Orient, les prédicateurs de haine auraient moins d’emprise sur les jeunes. Ils sont nombreux à aller en Syrie en ayant la conviction de combattre les injustices », explique Waseem. « Mais s’opposer aux injustices ne signifie pas aller combattre en Syrie. Cela risquerait juste de porter préjudice à leur vie, leur cause et à l’image de l’Islam. Ils doivent transformer les pulsions négatives en énergie positive, en s’ouvrant, en écrivant, en se confiant. Si nous ne parlons pas avec eux, certains prédicateurs extrémistes pourraient s’en charger et les manipuler. »
Ce sujet a depuis toujours mobilisé Minahj ul Quran Danemark, une ONG fondée en 1981 au Pakistan par Mohammad Tahir-ul-Qadri qui promeut la tolérance et le dialogue inter-religieux. Nous sommes accueillis par Hassan Bostan, un avocat pratiquant âgé de 25 ans.
« 90% des membres sont d’origine pakistanaise, arrivés au Danemark pendant les années 70 et 80 », explique-t-il. « Nous, les jeunes, nous sommes nés et nous avons grandi ici. Nous essayons de définir l’Islam au sein de la société danoise, une religion universelle pouvant être pratiquée quel que soit le pays ou la période historique, à condition de définir son rôle et de comprendre comment les musulmans peuvent s’intégrer. Ça n’a pas été chose facile pour nos parents tout juste arrivés. Nous voulons aller de l’avant. »
Nous visitons le reste du bâtiment. Aux étages supérieurs on trouve les espaces de prière, précédés par des lavabos pour les ablutions et des pièces pour les cours donnés aux enfants. En empruntant les escaliers nous en rencontrons plusieurs qui se dirigent tous vers le grand salon de prière où l’imam leur apprend à réciter le Coran.
« Nous enseignons les sciences musulmanes, la méditation et le soufisme pour libérer le coeur de la haine et des pulsions négatives. » Ce n’est pas tout. « Nous collaborons avec des associations juives et chrétiennes et nous avons participé en tant que groupe de pilotage à un programme souhaité par la ville de Copenhague pour comprendre la radicalisation et fournir des indications à la classe politique », poursuit Hassan, ancien membre du Danish Ethnic Youth Council. Un rôle a été joué au niveau européen avec la participation au RAN (Radicalisation Awarness Network), un programme européen visant à prévenir la radicalisation et qui organise aussi des séminaires pour étudier la « Fatwa contre le terrorisme » et l'« Islamic Curriculum on Peace and Counter-Terrorism ».
Mariam, la mosquée pour femmes
Vient ensuite la question des femmes : « L'intégration des femmes est un problème très pakistanais et qui va au-delà de la religion », déclare Hassan. « Nous avons une Ligue des Femmes et toutes les activités, aussi bien sportives que ludiques, mettent les hommes et les femmes sur un même pied d’égalité. » C’est un sujet qui a donné lieu à une expérience culturelle d’intégration novatrice : la mosquée des femmes. Appelée Mariam, c'est la maison de toutes les musulmanes, mais les prières du vendredi seront uniquement réservées aux femmes dirigées par des « fem-imam », des imams femmes. Sa fondatrice Sherin Khankan, 41 ans, de père syrien et de mère finlandaise, est journaliste d’opinion et commentatrice connue au Danemark pour ses publications sur l’islam et son militantisme d’extrême gauche.
« Le débat a commencé en 2001 lorsqu’on a fondé le Forum de l’Islam Critique. On voulait mettre un terme à la structure patriarcale de l’islam. Le Coran n’interdit pas les imams femmes », précise Sherin Khankan. La mosquée, en construction, se situe dans un appartement au cœur de Copenhague, à quelques mètres des magasins bondés de touristes en quête de souvenirs. Ici, le 9 février, lorsque l’AFP a diffusé la nouvelle, les premiers mariages et divorces islamiques ont été célébrés. Il s’agit de la première étape d’un parcours ambitieux qui mise beaucoup sur l’éducation des jeunes : « Nous nous inspirons des traditions, mais nous les adaptons au XXIème siècle, explique Sherin Khankan. Les nouvelles générations ne connaissent pas leurs origines, elles veulent introduire la philosophie islamique et les penseurs comme Ibn Arabi qui admettaient les femmes imams. » Le message a déjà conquis les premières jeunes. « Elles ont participé à une rencontre à l’université et se sont identifiées à notre projet, nous pouvons être une référence pour les nouvelles générations. »
Tullio Filippone
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Helmut Kohl – L’immigration menace l’ordre social judéo-chrétien
L’ex-chancelier Helmut Kohl, très populaire en Allemagne et connu pour l’importance qu’il accorde à une Union européenne chrétienne, a écrit dans un avant-propos de la nouvelle traduction hongroise de son livre Out of Concern for Europe : An appeal (paru en 2014) : « La solution (à la crise migratoire) se situe dans les régions concernées. Pas en Europe. L’Europe ne peut être la nouvelle patrie de millions de personnes dans le besoin. » Il fait remarquer que beaucoup de réfugiés ont des « racines culturelles différentes. Ils ont, sur des points importants, des croyances qui diffèrent du judéo-christianisme, l’un des fondements de nos valeurs et de notre ordre social. »
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lundi, 25 avril 2016
Au moins 2 000 migrants dans les camps en Ile-de-France
Il y a déjà au moins 2 000 immigrés en situation irrégulière en Ile-de-France, selon la présidente d'une association d'aide aux migrants, qui justifie ainsi l'occupation illégale de bâtiments.
Malgré l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, la France croule toujours sous l'afflux de migrants. Selon Geneviève Domenach-Chich, présidente régionale du Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) interrogée sur France Info, "il y a au moins 2 000 personnes dans la rue, dans des campements" en Ile-de-France. Elle évoque ici un bilan total prenant en compte "tous les campements et tous les squats".
Une occasion pour elle de préciser sa position quant aux occupations illégales de bâtiments par les immigrés : "A priori, je ne suis pas particulièrement favorable aux occupations illégales, sauf qu'il faut être réaliste", a-t-elle expliqué. "Il y avait eu une occupation illégale du lycée Jean-Quarré [un lycée inoccupé]. Voilà qu'il est devenu un centre d'hébergement soutenu par la municipalité de Paris, où les choses se passent correctement." Et d'insister : "Quand les gens vivent dans des conditions si terribles, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des tensions. C'est une banalité, mais c'est une réalité".
11:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
Agression de Gennevilliers : Journée de la jupe et langue de bois médiatique
À Gennevilliers, cette semaine, Illham, 19 ans, a roué de coups une copine de 16 ans qui attendait le tramway. Pas une dispute entre copines sympas dopées d’hormones adolescentes, non, un tabassage en règle, de ceux qui mènent une adolescente aux urgences dans le coma.
De la barbarie dans notre quotidien jusqu’au quai du tramway, le « tous-les-jours » de nos vies, rythmé par une violence devenue ordinaire. Mis à part le motif : lynchée de coups parce qu’elle était en jupe.
Dans la France normale, maltraitée par quarante ans d’abandon d’identité, de reculades communautaristes, de zones de non-droit érigées en royaume du multiculturalisme où le vivre ensemble a remplacé le vivre bien, une jeune fille de 16 ans est frappée à terre par une furie haineuse parce qu’elle porte une jupe. Le constat est déjà si affligeant qu’il n’aurait pas été besoin de lui rajouter un traitement de l’information à vous faire prendre des vessies pour des lanternes.
La jeune fille a d’abord expliqué « qu’elle ne supportait pas de voir la victime habillée d’une mini-jupe, qu’elle considérait que c’était une tenue indécente ». « Elle ne s’est pas expliquée plus que cela à ce sujet », raconte la magistrate.
Bien conseillée, la jeune fille en fleur. Pas plus d’explication que cela sur cette aversion subtile liée au port d’une jupe ? C’est dommage. Ou bien vu ? Rouer de coups à terre une copine jusqu’à ce que coma s’ensuive, la maintenir par les cheveux pour lui éviter de se sauver dans le tramway, pour une jupe trop courte ?
En revanche, poursuit le procureur de la République, « aucun motif religieux n’est apparu lors de l’enquête ». On respire ! Un grand ouf de soulagement !
Une seconde dans l’esprit des ballots primaires que nous pourrions être, l’idée qu’une jeune fille de banlieue dont le nom résonne oriental ait pu assommer à coups de pied, en la traitant de « sale pute », une copine juste parce qu’elle portait une mini-jupe contraire à sa religion a pu traverser nos esprits étroits…
Nous voilà rassurés car anesthésiés par le bien–pensé, dérivé subtil du vivre ensemble à n’importe quel prix, et surtout celui du renoncement.
D’autant que nos médias s’y sont tous mis afin de rassurer nos âmes torturées en passe de conversion au politiquement correct. Le Parisien y voit « une agression sur fond de féminité ». Plus poétique, tu meurs. À coups de pied dans la tête ? La jeune fille (entendez l’agresseur) s’est rendue d’elle même au commissariat. Sympa, non ?
Du coup, une forêt de micros s’est tendue vers la nouvelle mise en examen, star d’un moment et tabasseuse d’hier, afin qu’elle puisse s’expliquer. Sur son tabassage ? Et elle a démenti en bloc : « Franchement, je ne suis pas contre ça, même moi, je sors en jupe. » En jupe ? Ce que la jeunesse ose, de nos temps, quand même…
Car il fallait oser. Il fallait oser traiter cette information sans nommer la cause probable et effleurer l’agression sans pointer du doigt l’ignominie du motif.
Anne-Sophie Désir
09:26 | Lien permanent | Commentaires (0)

























