vendredi, 29 avril 2016
Salah Abdelslam : la connerie est-elle une circonstance atténuante ?
« C’est un petit con de Molenbeek issu de la petite criminalité, plutôt un suiveur qu’un meneur. Il a l’intelligence d’un cendrier vide, il est d’une abyssale vacuité. »
Ces propos ne sont pas ceux d’un client du Café du Commerce, mais de Sven Mary, avocat de Salah Abdeslam. Enfin, ex-avocat, puisque le terroriste a été transféré en France où il devrait être défendu par un confrère parisien. Pour être imagée – on connaissait « con comme un balai, comme une valise sans poignée, à bouffer du foin » et autres variations -, l’expression ne manque pas de surprendre, s’agissant d’un avocat à l’égard d’un client qui mérite a minima la perpétuité.
Tout avocat a un jour pensé que certains de ses clients en étaient… D’ailleurs, c’est sans doute la connerie humaine qui légitime en partie l’existence d’une institution judiciaire. Mais entre le penser in petto et le clamer devant les journalistes, il existe une différence notable. Alors, pourquoi un ténor du barreau tient-il de tels propos ?
Certains y voient une stratégie de défense. Pourquoi pas ? Faire passer son client pour un imbécile peut, en effet, constituer une manière d’atténuer sa responsabilité, un peu comme s’il avait commencé à descendre l’échelle de la folie qui, elle, peut entraîner une décision d’irresponsabilité pénale, assortie d’une hospitalisation en milieu spécialisé. Mais ce qui fonctionne pour un pauvre abruti accusé d’agressions sexuelles ou de violences conjugales n’est pas transposable au cas Abdeslam. Pour une raison qui tient en un mot : décence.
Abdeslam a participé activement à l’organisation et à l’exécution méthodique d’un massacre. Lui et ses complices ont délibérément entrepris de tuer plus de 130 personnes. Ils l’ont fait au nom d’une idéologie meurtrière qui légitime le meurtre, l’assassinat, la torture, la relégation en esclavage, sans états d’âme, sans pitié, sans distinction entre le combattant et le civil, entre l’homme et l’enfant, entre le jeune et le vieillard. Ils ont invoqué le nom du Prophète pour justifier leurs crimes et se sont – pour certains d’entre eux – fait exploser avec la certitude qu’ils gagnaient ainsi le paradis d’Allah.
Certes, il existe une forme de bêtise abyssale, une « abyssale vacuité », comme le dit Sven Mary, à se laisser entraîner à une telle extrémité. Cela ne fait pas de ces gens des « cons » qu’on pourrait presque, à bien y réfléchir, déclarer innocents. Les criminels communistes ou nazis n’étaient pas des imbéciles. Certains, même – à commencer par Lénine -, étaient d’authentiques intelligences. Hitler lui-même, tout vulgaire et inculte qu’il fût, possédait une intelligence des situations qui le rendait capable de fulgurances quasiment géniales, effrayant les gens raisonnables de son entourage, mais parfois couronnées de succès éclatants. Cela n’en a jamais fait un innocent des crimes abominables commis en son nom ou sous ses ordres. Celui qui oserait plaider cela serait sans doute voué à la vindicte publique.
Défendre un homme, quels que soient les crimes qu’il a commis, est une noble tâche qui mérite le respect. Mais pas au prix de n’importe quels arguments. Certains sont indécents. Par respect pour les victimes, l’avocat de la défense sait ne pas franchir certaines bornes. Manifestement, certains d’entre eux n’en ont cure. Sven Mary, par exemple.
François Teutsch
08:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour lutter contre l’islam politique, la loi, tout simplement…
La condamnation pour discrimination d’un commerçant musulman ayant décidé d’ouvrir son commerce à des jours différents pour les femmes et les hommes éclaire l’outil juridique le plus efficace pour lutter contre les tenants de l’islam politique qui tentent d’imposer à la sphère publique des lois incompatibles avec nos principes juridiques fondamentaux.
Les articles 225-1 et 225-2 du Code pénal, qui punissent les comportements discriminatoires fondés, notamment, sur la religion ou le sexe sont un formidable outil pour lutter contre les dérives sectaires de certains musulmans.
En effet, concernant la discrimination à l’embauche : le fait, pour un dentiste musulman, de vouloir embaucher exclusivement un autre dentiste musulman contrevient aux dispositions des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal, comme l’a jugé le tribunal correctionnel de Paris en 1991. Le fait de refuser les services d’un avocat commis d’office en raison de sa couleur de peau constitue l’entrave ou la volonté d’entrave exigée par le texte légal.
Nous pouvons donc en déduire que les manifestations fréquentes de patients exigeant d’être soignés par un homme ou une femme eu égard à leur religion entrent dans le champ des articles 225-1 et 225-2 en ce qu’elles entravent ou tentent d’entraver une activité économique.
Le dossier pénal concernant un boulanger installé à Nice et d’origine maghrébine qui avait porté plainte parce que, selon lui, trois hommes tentaient d’imposer qu’il ne vende pas de gâteaux contenant de l’alcool et de sandwichs au jambon est très instructif car le tribunal, tout en condamnant les trois individus, n’avait pas retenu la discrimination. À la condition que le tribunal soit persuadé du caractère religieux des violences et de la violation de domicile (ce que nous ignorons), l’infraction de discrimination était caractérisée. Il n’y a, en effet, aucune distinction intellectuelle entre une discrimination à l’égard d’un non-musulman ou d’un musulman considéré comme un mauvais croyant.
Dans les deux cas, une personne subit une distinction fondée sur « leur appartenance ou leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (article 225-1 du Code pénal). La discrimination en droit pénal français semble limitée par la rédaction du texte en ce qu’elle ne vise principalement qu’une activité économique ou la fourniture de biens et de services.
Qu’en est-il des associations, des mouvements, des clubs sportifs pratiquant le communautarisme ou prônant la non-mixité par exemple, ou bien du refus de certains de serrer la main d’une femme ? Une réécriture du texte me semble indispensable pour embrasser toutes les situations possibles. Réécriture sur la sanction, également, car il n’existe pas de peine complémentaire d’interdiction du territoire et le droit de vote n’est pas affecté. Dans le cas des personnes morales, associations notamment, la dissolution n’est pas prévue par l’article 225-4 du Code pénal.
Je trouve dommage qu’une association de lutte contre les discriminations n’utilise pas ces outils juridiques pour lutter et informer le public de l’ampleur de ces phénomènes.
Me Richard Daudanne
08:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
Gilbert Collard : la torture en question
« Lorsqu’on a la certitude que l’individu qu’on tient sait où est posée la bombe qui va tuer des innocents, il faut qu’il nous dise où elle est. » Tels sont les propos exacts tenus jeudi matin par Gilbert Collard, député Rassemblement Bleu Marine du Gard, chez Jean-Jacques Bourdin. Nul doute que, dans les jours qui viennent, ces propos seront amplifiés, déformés, exploités par le tribunal de la bonne conscience qui ne connaît pas de vacances judiciaires en notre pays.
Marianne, par exemple, n’a pas traîné (le même jour dès 9 h 55). Reprenant in extenso – reconnaissons-le -, les paroles de l’avocat, Marianne ponctue, entre deux citations, son compte rendu de commentaires qui amènent forcément le lecteur à en conclure que Collard est un abominable salaud : « Décidément, le FN semble avoir un problème refoulé avec la torture », « C’est à cet instant de l’échange que la parole se libère », « Gilbert Collard vient de flatter les bas instincts dans le sens du poil ». Et Marianne, le drapeau de la bonne conscience dans une main, le stylo dans l’autre, de balayer, du revers de sa troisième main, le cas évoqué par Gilbert Collard pour justifier l’emploi de la torture, « en cas de certitude absolue » : « Sauf, évidemment encore, que les choses ne se passent jamais comme cela… » Parce qu’ils en savent quelque chose, chez Marianne, que cela ne se passe et ne se passera jamais comme cela ?
Alors que fait-t-on ?
C’est la question que Gilbert Collard a posée à Jean-Jacques Bourdin, la posant ainsi à toutes les bonnes consciences qui ont le privilège de tenir le haut du pavé médiatique, à tous nos politiques, à notre société, mais aussi à chacun de nous. Jean-Jacques Bourdin n’a pas répondu, évidemment, presque aussi désarçonné que cette pauvrette d’El Khomri lorsqu’elle passa son premier examen du matin chez ce même Jean-Jacques Bourdin.
Que fait-on, pour protéger notre société, notre pays, nos concitoyens ? Faut-il arrêter les « opérations homo » qui ont pour but d’« éliminer » à l’étranger certaines personnes, notamment terroristes, opérations décidées au plus haut niveau de l’État, alors même que la peine de mort est abolie dans notre pays ?
Et le pilote larguant, du haut de ses vingt mille pieds, ses bombes qui vont vitrifier Dresde, tuer 25.000 hommes, femmes et enfants, pour que la guerre cesse plus vite ?
Et ce commando poignardant dans la nuit cette brave sentinelle bedonnante, en train de lire la lettre de sa femme ou de ses enfants, parce que la prise du pont permettra de gagner la bataille et d’épargner des centaines de vies amies ?
Et ce salaud que l’on a réussi à arrêter mais qui a enfermé un petit enfant au fond d’une cave, on ne sait où, et qui refuse de parler…
Cela ne se passe jamais comme cela, Marianne l’a dit. Alors, que fait-on ?
Sans doute faudrait-il lire, ou relire, le livre de Vladimir Volkoff, Le Tortionnaire, son dernier roman paru en 2006, dans lequel est racontée l’histoire d’un lieutenant intègre, animé de fortes convictions religieuses, qui se refuse à malmener un suspect, chef d’un réseau terroriste. À cause des scrupules de ce lieutenant, un attentat atroce est commis : femmes enceintes éventrées, infirmières violées, etc.
Et une fois que l’on a lu, que fait-on ? Pour ma part, je ne sais pas. Marianne est bienheureuse de le savoir.
Georges Michel
08:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
Salah Abdeslam à Fleury-Mérogis : la population carcérale divisée
Salah Abdeslam est arrivé hier soir aux alentours de 19 h 30 en sa nouvelle demeure, Fleury-Mérogis. Les prisonniers de la plus grande maison d’arrêt du continent ont réservé un accueil étonnant à leur nouveau compagnon d’infortune. Celui qui était encore, il y a peu, l’homme le plus recherché d’Europe, a divisé la foule d’obédience « islamo-racaille » qui peuple nos prisons.
Si l’arrestation du terroriste islamiste s’était déroulée de façon spectaculaire, son incarcération en France ne l’a pas été moins. Escorté par une vingtaine de gardes, issus de la gendarmerie et de l’administration pénitentiaire, aidés d’un hélicoptère en stationnement bas, Salah Abdeslam ne pouvait pas passer inaperçu. Et ce, d’autant plus que son arrivée était diffusée en direct à la télévision. Brisant la monotonie du morne quotidien des taulards, l’exécutant des basses œuvres mortelles de l’État islamique aura pu ainsi mesurer sa popularité, toute relative, dans son milieu naturel.
Selon plusieurs témoins cités dans les médias nationaux, les partisans et les détracteurs du dixième homme ont fait jeu égal à l’applaudimètre. Les acclamations ne surprendront pas ceux qui connaissent l’opinion générale de la voyoucratie « nationale », souvent sympathisante de la cause terroriste, ou au moins indifférente. Les terroristes sont des vedettes dans de nombreux quartiers, pudiquement qualifiés de « populaires ».
On se souviendra, d’ailleurs, d’une chanson du groupe de rap lyonnais Zone 3 qui, reprenant parodiquement « La Marseillaise », lançait : « Si tu fermes pas ta gueule, on te la fait à la Merah. » Issus des mêmes quartiers, biberonnés à l’infra-culture et souvent dotés de curricula vitae criminels qui tiennent lieu de diplômes, les terroristes passent pour s’être purifiés par la pratique d’un islam, perçu, à tort ou à raison, comme celui des origines. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que Salah Abdeslam, un frère, soit élevé au rang de héros de la communauté.
Les lecteurs les plus ignorants auront probablement espéré, à la lecture de ce rapide exposé, que les détracteurs du terroriste soient les ultimes reliquats du patriotisme en ces lieux peu accueillants. Si vous étiez dans ce cas, sachez que vous vous trompiez. Il semblerait plutôt que les sifflets et les injures aient été le fait de la frange la plus radicale des détenus. Les islamistes de Fleury-Mérogis, nombreux et influents, semblent reprocher à Salah Abdeslam son attitude durant les attentats parisiens. Il est maintenant su de tous que Salah Abdeslam s’est enfui le soir du 13 novembre, ce qui lui est reproché par les islamistes emprisonnés qui le jugent coupable de trahison, ou de lâcheté.
Il est communément admis que les musulmans représentent entre 60 et 80 % de la population carcérale du pays. Parmi ces prisonniers, combien ressortiront demain commettre des méfaits de plus grande ampleur ? Combien se seront déterminés à basculer dans le terrorisme pour laver les péchés d’une vie précédente faite de crimes ? Combien viendront en aide au terrorisme, indirectement, via les trafics de toutes sortes, tant d’armes que de drogue ? Nos prisons sont des bombes à retardement.
Salah Abdeslam doit être gardé en vie dans cet univers hyper-violent. Son témoignage sera précieux pour comprendre les méthodes opérationnelles de l’État islamique en France et en Europe. Ne surestimons, cependant, pas l’intérêt du personnage, qui se situait au rang le plus bas de la hiérarchie interne de l’organisation. Sven Mary, avocat belge, a récemment déclaré que son client avait l’ « intelligence d’un cendrier vide ».
Gabriel Robin
08:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un élu du parti d'extrême droite suédois a été suspendu après avoir menacé de commettre un attentat-suicide contre une mosquée
Le parti d'extrême droite des Démocrates de Suède a annoncé la suspension d'un conseiller municipal accusé d'avoir menacé de commettre un attentat-suicide contre une mosquée.
La polémique est partie des révélations d'un site internet antiraciste, "Inte racist men..." ("Pas raciste mais..."), qui avait démontré que cet élu de la commune de Habo (sud), Lennart Karlsson, écrivait des commentaires violemment islamophobes sous pseudonyme.
"Je vais aller en personne à une mosquée avec une veste chargée", avait-il affirmé.
La radio publique SR a rapporté que mercredi soir, une réunion de la section régionale du parti dans le comté de Jönköping avait accepté, sur proposition de M. Karlsson, qu'il se retire provisoirement de ses fonctions. Son dossier est transmis aux instances nationales du parti.
Sans nier que le pseudonyme en question était le sien, Lennart Karlsson s'est défendu en expliquant aux membres de son parti et au quotidien local, le Jönköpings-Posten, que son compte avait été "piraté".
Dans un entretien publié mardi par ce quotidien, il déclare par ailleurs qu'il croit à l'existence de races humaines différentes.
Lennart Karlsson n'a en revanche pas nié être l'auteur sous ce pseudonyme, UNObserver ("observateur de l'ONU"), d'un récit considéré par la presse locale comme complètement invraisemblable: il aurait, en tant que membre d'une organisation humanitaire mandatée par l'ONU, participé à une action en Syrie consistant à enfermer "des musulmans" à l'intérieur d'églises que ces derniers faisaient brûler.
07:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour De Villiers, Hollande veut "faire de la France un grand Kosovo islamique"
L'ancien candidat souverainiste à la présidentielle Philippe de Villiers accuse François Hollande de vouloir "faire de la France un grand Kosovo islamique" dans un entretien à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles à paraître jeudi.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles le président de la République et la gauche appellent à l'accueil "humaniste" des migrants, le président du Mouvement pour la France répond : "L'islamisation de la France, sous prétexte de multiculturalisme, n'est pas un lapsus. C'est le projet de sauvetage électoral (de François Hollande) et celui des bobos.
Ils veulent faire de la France un grand Kosovo islamique, sous clé américaine." "Le migrant remplace le prolétaire, que les socialistes vont abandonner à la mondialisation sauvage. Le peuple migrant va devenir le nouveau peuple élu", selon lui.
Il critique aussi Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon, qui "incarnent la politique veule, détachée du peuple réel, de la haute mémoire, de la souveraineté, de la famille".
"Leur bilan parle pour eux. C'est un désastre. Ils ont coulé le pays. Ce sont des naufrageurs en cravate."
07:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Agressions sexuelles à Cologne : un des principaux suspects arrêté en Suisse
La justice allemande va pouvoir faire son travail. Un jeune homme de 19 ans, considéré comme l'un des «principaux auteurs» des violences sexuelles commises contre des femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne (ouest) a été arrêté en Suisse, a indiqué jeudi la police allemande.
Le suspect a été interpellé mercredi en compagnie d'un autre homme de 24 ans à Kreuzlingen (canton de Thurgovie, nord de la Suisse), après un vol dans un centre commercial dans la ville allemande voisine de Constance (sud).
Le ressortissant marocain a accepté son extradition
Ils avaient été repérés peu avant midi par un vigile du centre commercial allemand qui les a suivis, avant qu'ils ne traversent à pied la frontière vers la Suisse. Le vigile a alors alerté les forces de l'ordre qui ont interpellé les deux suspects à Kreuzlingen.Le plus jeune, âgé de 19 ans, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par le Parquet de Cologne, qui le soupçonne d'être l'un des agresseurs lors des violences commises à Cologne la nuit du Réveillon.
Selon l'Office fédéral de la justice de Berne, le jeune homme est un ressortissant marocain et a accepté d'être extradé vers l'Allemagne. En conséquence, l'extradition devrait se faire rapidement, mais la justice suisse n'a pas donné davantage d'informations.
La vague de violences sexuelles perpétrées le 31 décembre à Cologne et dans d'autres villes allemandes ont scandalisé l'Allemagne alors aux prises avec un afflux sans précédent de demandeurs d'asile (plus d'un million en 2015).
Trois condamnations jusqu'à présent
Le 11 avril, le premier procès pour une agression sexuelle s'est ouvert devant un tribunal de Düsseldorf (ouest) où comparaît un Marocain de 33 ans. Jusque là, les tribunaux n'avaient prononcé que trois condamnations pour des faits de vols.Au total, rien qu'à Cologne, les enquêteurs ont recensé plus de 1500 délits, dont de très nombreuses agressions sexuelles mais aussi des viols. Ce soir-là, sur le parvis de la gare de Cologne, des femmes étaient devenues des proies sexuelles pour de jeunes migrants éméchés.
La plupart des 120 suspects identifiés sont originaires d'Algérie ou du Maroc. Certains sont arrivés récemment en Allemagne, d'autres sont présents depuis plusieurs années. En février, le chef de la police locale avait reconnu que la plupart des auteurs pourraient ne jamais être retrouvés.
07:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
Suisse : un musée de l'islam inquiète des députés
L'inauguration est prévue pour dans un mois (le 27 mai), mais le Musée des civilisations de l'islam (Mucivi) fait déjà polémique. Des députés du Grand Conseil neuchâtelois ont exprimé leur méfiance contre ce projet, son financement et son objectif officieux. Les investissements consentis pour l'ouverture sont uniquement privés, à hauteur de 3 à 5 millions de francs, auxquels s'ajoutent 22 millions pour un projet immobilier connexe. L'Union démocratique du centre (UDC) pose la question de l'origine de ces fonds, dont il a été dit qu'ils venaient de pays du Golfe, comme le Koweït, le Qatar ou l'Arabie saoudite. Autant d'Etats "connus pour leur grand sens de la tolérance religieuse", remarquent ironiquement les députés.
Dans leur interpellation au Grand conseil, ils ont demandé : "Le Conseil d'Etat compte-t-il vérifier l'origine de ces fonds ? Ces dons ont-ils été défiscalisés ?" Des interrogations auxquelles l'exécutif répondra dans une session ultérieure. Autre élément problématique, le projet immobilier. Ce dernier devrait compter des surfaces commerciales, des appartements, ainsi qu'une salle de prière et une piscine à horaires différenciés pour les hommes et les femmes. Une structure propice pour le "prosélytisme islamiste, en particulier avec les enfants", dénoncent-ils. Les créateurs se sont défendu, présentant leur musée comme un lieu "d'ouverture", pas censé professer l'islam, mais le raconter et le questionner.
07:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
Des imams suisses pour éviter la radicalisation
La Turquie est sous les feux de la critique parce qu’elle envoie et paie des imams en Suisse. Une filière helvétique de formation des imams réduirait-elle les risques de radicalisation des musulmans sous l’influence d’Etats étrangers? Entretien avec Serdar Kurnaz, directeur du Centre Islam et société de l’Université de Fribourg.
Serdar Kurnaz a des orgines turques, mais il est né et a grandi en Allemagne. Avant d’arriver en Suisse, il était imam et a étudié les sciences des religions et la pédagogie à l’Université de Francfort.
swissinfo.ch: Comment devient-on imam en Suisse?
S.K.: Il n’existe pas de formation en Suisse, du moins pas de programme reconnu par l’Etat. La plupart des personnes se rendent à l’étranger pour se former, ou alors ce sont des imams de l’étranger qui sont employés en Suisse.
swissinfo.ch: Concrètement, cela signifie que tous les imams actifs en Suisse sont étrangers ou ont été formés à l’étranger?
S.K.: Oui, il n’y pas d’autres options. Parfois, il peut arriver que les jeunes suivent une sorte d’«apprentissage par la pratique», et qu’ils soient ensuite reconnus comme imam par une association. Ce sont toutefois des cas très rares.
swissinfo.ch: La voie à suivre pour devenir imam en Suisse est donc très informelle?
S.K.: Dans ce cas, oui. Toutefois, cela dépend aussi des associations. Certaines ont aussi des liens avec le gouvernement suisse. Par exemple, le Diyanet (le Ministère turc des Affaires religieuses, ndlr) a conclu un accord avec la Suisse pour que des imams turcs puissent venir exercer. Ils doivent répondre à certaines conditions, par exemple en ce qui concerne la connaissance de la langue. Le Diyanet est une institution étatique de la Turquie. Il possède des succursales à l’étranger, comme la fondation Diyanet en Suisse. Les mosquées de la fondation s’engagent à employer les imams payés par le Diyanet. Cela se fait en accord avec la Confédération et les autorités cantonales.
swissinfo.ch: La majorité des imams actifs en Suisse est donc formée en Turquie?
S.K.: Absolument pas. Il y a aussi des imams qui viennent d’Albanie, du Kosovo, de Macédoine, d’Arabie saoudite, de Tunisie ou du Maroc. Cela dépend de la composition ethnique de la communauté ou de l’association. La langue joue aussi un rôle. Par exemple, un imam prêchera en français et en arabe à la mosquée Diyanet de Fribourg. Les mosquées ont différentes manières de recruter leurs imams.
swissinfo.ch: Le lieu où un imam a été formé est-il vraiment important?
S.K.: Pas d’un point de vue théologique, mais il ne peut pas faire abstraction de l’empreinte culturelle de sa communauté de fidèles. Un imam arabe aura beaucoup plus de difficultés à évoluer dans une mosquée turque que dans une mosquée tunisienne. Il y a aussi un problème de langue: s’il parle uniquement arabe et pas allemand ou turc, il sera confronté à une barrière linguistique en Suisse alémanique. Ainsi, la plupart des communautés optent pour un imam qui vient d’un environnement similaire à celui des fidèles. La prière et le contenu du sermon sont toutefois souvent les mêmes.
swissinfo.ch: N’est-il pas problématique que des imams soient formés ou financés par d’autres pays?
S.K.: A certains égards, oui. Dans de nombreux cas, les imams venus de l'étranger ont de grandes difficultés à s’adapter à la vie suisse. Ils ont du mal à comprendre comment les musulmans vivent dans notre pays et quels sont leurs problèmes. Il peut leur arriver de parler de choses que les gens ne comprennent pas, notamment lorsqu’ils abordent des thèmes qui concernent les musulmans turcs ou tunisiens mais qui ne touchent pas les musulmans d’ici. C’est particulièrement problématique pour les jeunes qui sont encore plus éloignés du contexte de leur pays d’origine. Ainsi, il serait hautement souhaitable de disposer de possibilités de formation en Suisse. Evidemment, il reste encore beaucoup de points à clarifier, notamment la question de savoir qui met en place la formation et qui la finance.
Je crois, cependant, que le problème concerne moins les soi-disant prédicateurs haineux. Ce sont plutôt des cas isolés. De plus, la radicalisation a peu avoir avec le fait que des formations soient financées par des fonds étrangers. Dans la plupart des cas, il s’agit de fondations qui investissent de l’argent mais qui ne s’occupent pas du contenu du prêche.
swissinfo.ch: Quels efforts ont-ils été entrepris en Suisse pour la formation des imams et pourquoi ont-ils échoué?
S.K.: Il y a eu des discussions pour former des imams dans les universités. A ce propos, notre centre a aussi été évoqué. Nous ne formons toutefois pas d’imams, nous proposons des formations continues, et notre public cible comprend bien sûr des imams.
En Suisse, les imams s’occupent aussi d’assistance spirituelle. Une tâche qui n’est pas comprise dans les programmes de formation des pays arabes ou de la Turquie. Les imams pourraient approfondir cet aspect dans le cadre universitaire. Cependant, l’Université est à mon avis le mauvais endroit pour former les imams. Les associations sont mieux adaptées. Chez les chrétiens non plus, la formation ne se déroule pas uniquement à l’Université.
swissinfo.ch: N’est-il pas problématique que des imams soient formés ou financés par d’autres pays?
S.K.: A certains égards, oui. Dans de nombreux cas, les imams venus de l'étranger ont de grandes difficultés à s’adapter à la vie suisse. Ils ont du mal à comprendre comment les musulmans vivent dans notre pays et quels sont leurs problèmes. Il peut leur arriver de parler de choses que les gens ne comprennent pas, notamment lorsqu’ils abordent des thèmes qui concernent les musulmans turcs ou tunisiens mais qui ne touchent pas les musulmans d’ici. C’est particulièrement problématique pour les jeunes qui sont encore plus éloignés du contexte de leur pays d’origine. Ainsi, il serait hautement souhaitable de disposer de possibilités de formation en Suisse. Evidemment, il reste encore beaucoup de points à clarifier, notamment la question de savoir qui met en place la formation et qui la finance.
Je crois, cependant, que le problème concerne moins les soi-disant prédicateurs haineux. Ce sont plutôt des cas isolés. De plus, la radicalisation a peu avoir avec le fait que des formations soient financées par des fonds étrangers. Dans la plupart des cas, il s’agit de fondations qui investissent de l’argent mais qui ne s’occupent pas du contenu du prêche.
swissinfo.ch: Quels efforts ont-ils été entrepris en Suisse pour la formation des imams et pourquoi ont-ils échoué?
S.K.: Il y a eu des discussions pour former des imams dans les universités. A ce propos, notre centre a aussi été évoqué. Nous ne formons toutefois pas d’imams, nous proposons des formations continues, et notre public cible comprend bien sûr des imams.
En Suisse, les imams s’occupent aussi d’assistance spirituelle. Une tâche qui n’est pas comprise dans les programmes de formation des pays arabes ou de la Turquie. Les imams pourraient approfondir cet aspect dans le cadre universitaire. Cependant, l’Université est à mon avis le mauvais endroit pour former les imams. Les associations sont mieux adaptées. Chez les chrétiens non plus, la formation ne se déroule pas uniquement à l’Université.
swissinfo.ch: Quelle est la différence entre un imam et un prêtre catholique ou un pasteur protestant? Quelles sont ses tâches?
S.K.: Il y a plusieurs similitudes. L’imam a des devoirs pastoraux, dirige la prière et est la personne de référence pour toutes les questions religieuses. En Europe en particulier, l’imam est un personnage qui assume de nombreuses fonctions. J’ai parfois l’impression qu’il est considéré comme un Supermann. Parfois, il est psychologue ou théologien. Il doit parfois jouer les savants ou être un organisateur, notamment de pèlerinages. Le rôle des imams en Suisse doit être redéfini. Les imams ne peuvent pas continuer à être surchargés de la sorte.
swissinfo.ch: Y a-t-il des voix qui s’élèvent contre la formation des imams en Suisse?
S.K.: Oui, il y a eu beaucoup de critiques à propos de la formation d’imams en Suisse. L’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice) a utilisé cela pour protester contre notre centre, même si nous ne formons pas d’imam. Je ne comprends pas ce scepticisme. La formation des imams en Suisse ou en Allemagne pourrait empêcher la radicalisation et rendre le financement plus transparent. Les imams pourraient étudier en Allemagne et suivre des formations continues en Suisse. En outre, il est du devoir des associations d’approfondir la formation pratique de leurs imams. Ce serait une contribution à la lutte contre la radicalisation et la coexistence constructive.
(Traduction de l'allemand: Katy Romy)
Sibilla Bondolfi
07:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les islamistes se félicitent de la proposition de Christian Estrosi pour une Grande Mosquée à Nice
Rappel :
LE CONSEIL MUNICIPAL “EXTRAORDINAIRE” ACCOUCHE D’UNE SECONDE GRANDE MOSQUÉE A NICE OUEST !
(communiqué du 25/04/2016)
« Nous proposerons d’ici à la fin de la semaine un autre projet pour l’implantation d’une mosquée à l’ouest de la ville (…) Il s’agira d’un complexe beaucoup plus développé qui permettra de limiter aussi les abattages clandestins. » a donc annoncé Christian Estrosi.
Au-delà des gesticulations politico-médiatiques de cette matinée, voici la principale nouvelle qu’il faudra retenir de ce Conseil municipal « extraordinaire » : après avoir encouragé le projet de Grande mosquée saoudienne de Nice Ouest et après que sa municipalité en ait autorisé les travaux, Christian Estrosi entend désormais s’y opposer… en favorisant une seconde Grande mosquée ! Pilotée par ses grands amis de l’UOIF peut-être ? Comme c’est déjà le cas de la mosquée de Nice centre, hébergée dans des locaux municipaux, et de celle de Nice Est, hébergée dans des locaux de l’office HLM de la métropole. Son annonce laisse aussi entendre que le lieu, « beaucoup plus développé », pourrait même être agrémenté d’un abattoir halal.
Ainsi, au final, et après toute cette comédie, c’est donc bien d’une seconde Grande mosquée que risquent d’hériter les habitants des quartiers Ouest de Nice. Une seconde Grande mosquée dont tout laisse à croire qu’on y professera la même dangereuse doctrine politico-religieuse.
Les Niçois peuvent compter sur nous pour continuer à combattre sans relâche tant la Grande mosquée à propulsion saoudienne que celle à propulsion municipale !
Marie-Christine Arnautu
Vice-présidente du Front National
Député français au Parlement européen
Conseillère municipale et métropolitaine de Nice
Philippe Vardon
Conseiller régional de PACA
Benoît Loeuillet
Conseiller régional de PACA
Responsable FN de la ville de Nice
07:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
Dossier de la mosquée de la Plaine du Var : le FN rentre en bataille
Le projet d'implantation d'un lieu de prière pour le culte musulman dans l'ouest de Nice n'a pas fini de faire parler de lui. Après le Conseil Municipal de lundi (auquel l'élue Madame Arnautu n'avait pas participé) et la conférence de l'association En Nour porteuse du projet auquel le maire de Nice s'oppose, c'est au tour du FN de s'exprimer d'un ton ferme et sans ambiguïté.
Ce sont Marie-Christine Arnautu, Conseillère municipale et métropolitaine de Nice ; Philippe Vardon, Benoît Loeuillet, Conseillers régionaux de PACA qui ont réagi avec véhémence en reprenant les déclarations du Maire de Nice :
"Nous proposerons d’ici à la fin de la semaine un autre projet pour l’implantation d’une mosquée à l’ouest de la ville, sur un terrain adapté, avec des financements français et qui représentera tous les courants de la religion musulmane (...) Il s’agira d’un complexe beaucoup plus développé qui permettra de limiter aussi les abattages clandestins".
Les élus frontistes mettent le doit dans la plaie : "Ainsi, au final, et après toute cette comédie, c’est donc bien d’une seconde Grande mosquée que risquent d’hériter les habitants des quartiers Ouest de Nice. Les Niçois peuvent compter sur nous pour continuer à combattre sans relâche tant la Grande mosquée à propulsion saoudienne que celle à propulsion municipale !
Philippe Vardon va encore plus loi et lance un gant de défi : "Je ne doute pas qu’un homme si courageux et si vertueux que Christian Estrosi, n’ayant rien à craindre d’un lâche opposant* et de ses arguments fallacieux, acceptera donc de débattre face à moi sur ce sujet qui préoccupe désormais tous les Niçois".
* au moment où Olivier Bettati et Benoît Kandel allaient quitter l’hémicycle, le Maire de Nice les qualifia de "lâches" .
07:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
Migrants: l'Italie répond à l'Autriche
L’Italie et l’Autriche, bien que frontaliers, ne sont pas sur la même longueur d’ondes en matière d’immigration et de contrôles. La fermeture du col du Brenner est notamment en jeu.
Les mesures anti-migrants que l'Autriche veut mettre en place à sa frontière avec l'Italie provoquent la colère des dirigeants italiens, qui devraient l'exprimer ce jeudi lors d'une réunion ministérielle à Rome.
Le nouveau ministre autrichien de l'Intérieur, Wolfgang Sobotka, est attendu ce jeudi après-midi à Rome, où il doit s'entretenir avec son homologue italien Angelino Alfano. "C'est contre la logique, contre l'Histoire et aussi contre le bon sens de fermer le col du Brenner", dans les Alpes, un des axes principaux de transit entre l'Italie et le nord de l'Europe, a prévenu Angelino Alfano ce jeudi matin à la télévision.
A.M avec AFP
07:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
64% des français font le lien entre immigration et criminalité
Un sondage Ifop (mené du 3 au 5 février sur un échantillon représentatif de 1499 personnes) révèle que les Français considèrent les migrants comme une « importante source de criminalité ». À plus de 64 % ils sont convaincus que la présence de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient sur leur territoire est une des causes de l’importante criminalité qui sévit en France. Ils ne sont que 28 % à déclarer penser le contraire.
Ce sondage est à relier avec celui dévoilé le 5 mars dernier dans lequel on apprenait que 59 % des Français étaient opposés au plan de l’Union européenne de saupoudrage des envahisseurs dans tous les États européens en général et à leur accueil en France en particulier. 61 % des Français jugeaient déjà que la France « compte beaucoup d’étrangers ou de personnes d’origine étrangère et en accueillir de supplémentaires n’est pas possible ».
Donc selon le sondage, 64% des français interrogés associent l’invasion avec le développement de la criminalité en France; 8% n’ont été capable de répondre à la question, et 28% des sondés ne sont toujours pas conscients du rapport entre la hausse permanente de la criminalité en France avec l’invasion extra-européenne que nous subissons.
Il est inconcevable qu’en 2016, il soit possible que 8% d’un échantillon de 1499 personnes interrogées puissent ne pas avoir d’avis sur une question dont la réponse est démontrée tous les jours, et que 28% nient sérieusement l’évidence. C’est de l’ethno-masochisme.
Nous devons reconquérir tous ces esprits malades et endormis.
Pierre Olivier
07:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'Autriche crée un "état d'urgence" migratoire sur fond de poussée d'extrême droite
Le parlement autrichien a adopté mercredi une loi qui prévoit la possibilité de décréter un "état d'urgence" migratoire supprimant quasiment le droit d'asile, sur fond de montée de l'extrême droite dans ce petit pays qui a accueilli 90.000 réfugiés en 2015.
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a immédiatement condamné le texte, soulignant notamment que "les demandeurs d'asile, même venant de région en guerre, n'auront plus la possibilité de bénéficier de l'asile en Autriche" si l'état d'urgence est proclamé.
Elaboré depuis plusieurs mois et décrié par des ONG et une partie de l?opposition, cette loi, l'une des plus restrictives d'Europe qui n'a d'équivalent qu'en Hongrie, permettra dans certaines circonstances de bloquer les migrants aux frontières sans même leur accorder la possibilité de formuler une demande d'asile.
Sous ce régime, mis en oeuvre si les services de l'Etat sont jugés "dépassés", tous les demandeurs d'asile, y compris les Syriens et les Irakiens, seront refoulés aux frontières, à moins de prouver qu'ils sont persécutés par le pays d'où ils arrivent, par exemple l'Italie.
La nouvelle loi, adopté par 98 voix contre 67, limite aussi à trois ans l'octroi initial du droit d'asile, une mesure déjà en vigueur dans d'autres pays européens comme l'Allemagne. Elle restreint le regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire, un statut moins favorable que l'asile et qui concerne principalement des Afghans.
"Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde", a expliqué le nouveau ministre de l'Intérieur Wolfgang Sobotka, assurant que le gouvernement n'agissait "pas par plaisir, mais parce que d'autres pays ne font pas leur travail" en matière de contrôles des migrants.
Située au croisement des deux principales routes migratoires en Europe - via les Balkans et via l'Italie - l'Autriche a vu transiter plusieurs centaines de milliers de réfugiés en 2015. Elle en a accueilli 90.000, soit plus du 1% de sa population, dépassée seulement par la Suède au sein de l'UE.
Pour 2016, Vienne s'est fixé un plafond de 37.500 demandeurs d'asile supplémentaires, assurant que ses capacités d'intégration arrivent à saturation. Quelque 18.000 demandes ont été enregistrées depuis le début de l'année.
Saluée pour sa générosité au plus fort de la crise, à l'automne, la grande coalition gouvernementale du chancelier social-démocrate Werner Faymann et du vice-chancelier conservateur Reinhold Mitterlehner a, depuis, fortement durci sa politique, dans un contexte de montée du parti d'extrême droite FPÖ.
Créant un véritable "séisme" dans le pays, le candidat FPÖ Norbert Hofer a recueilli 35% des voix au premier tour de la présidentielle dimanche. Et les deux partis au pouvoir ont été éliminés du second tour au profit d'un écologiste.
- 'Entre de mauvaises mains' -
Dans ce contexte, la création d'un "état d'urgence" forge "des outils extrêmement tranchants, qui risquent de tomber un jour entre de mauvaises mains", s'est alarmé le petit parti libéral Neos, en référence à la montée du FPÖ, donné favori aux prochaines échéances électorales.
La patronne des Verts, Eva Glawischnig, a dénoncé mardi "une suppression de facto du droit d'asile" et la conférence épiscopale a dénoncé une "atteinte inacceptable au droit fondamental qu'est le droit d'asile".
Face à un début de bronca au sein même d'une partie des élus sociaux-démocrates, dont quatre ont voté contre le texte, le gouvernement a accepté de limiter à deux ans au maximum la mise en oeuvre de cette disposition.
L'Autriche a réaffirmé mercredi sa volonté de réintroduire des contrôles fin mai à sa frontière italienne, évoquant le risque d'un afflux de migrants via l'Italie. Elle envisage d'ériger une clôture au col du Brenner, l'un des principaux axes de transit nord-sud à travers les Alpes.
Un projet jugé injustifié et illégal par le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, au regard du droit européen, dans une interview au journal Die Presse mercredi, alors que, selon le HCR, un peu plus de 26.000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l'année.
Vienne a annoncé mardi une rallonge de 1,3 milliard d'euros pour l'armée et de 1,1 milliard pour la police, notamment pour la protection des frontières, promettant 500 millions supplémentaires pour l'intégration.
En Autriche, le flux quotidien de migrants est tombé à 150 par jour, selon le ministère de l'Intérieur, après la fermeture de la route des Balkans et la mise en oeuvre de l'accord entre l'UE-Turquie en mars.
07:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
École privée musulmane d’Halluin: tout est en règle pour le procureur
L’école privée musulmane Al Fitra avait ouvert pour la rentrée de septembre malgré l’absence d’autorisation de la ville. Le maire a fait un signalement auprès du procureur, qui a été classé sans suite.
C’est une victoire pour l’école Al Fitra et un désaveu pour la ville. La veille de la rentrée, les parents ayant inscrit leurs enfants dans la toute nouvelle école privée musulmane de la rue de la Lys, attenante à la mosquée, ne savent pas si l’établissement va bel et bien ouvrir. Des responsables de l’association qui portent ce projet iront même en mairie pour voir le maire, qui refusera de les rencontrer.
Finalement, l’école ouvre sans l’accord de la ville. « Nous avons saisi le procureur de la République, explique Véronique Six, adjointe à l’action éducative, pour lui signaler cette ouverture sans autorisation. Nous n’avons jamais eu de réponse. » Nous sommes donc allés demander au procureur Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Qui nous a répondu que « considérant qu’il y avait eu régularisation et mise en conformité, le parquet a procédé à un classement sans suite du signalement effectué par Monsieur le maire d’Halluin. » Et le procureur de préciser que « la commission de sécurité a rendu un avis favorable à l’ouverture de cet établissement en fin d’année 2015 ».
Une autorisation en août
Plusieurs mois avant l’ouverture de l’école, la ville avait effectué une visite pour vérifier l’hygiène et la sécurité. Ayant remarqué plusieurs problèmes, le maire avait envoyé un courrier recommandé pour demander des aménagements. Par exemple la cour située sur le parking de la mosquée, ce qui est interdit, pour des raisons de sécurité évidente. La ville a fait une seconde visite et là encore, des remarques ont été émises, empêchant le maire de donner son autorisation. En août, la commission communale hygiène et sécurité passe pour la troisième dans les locaux de l’école musulmane et rend un avis favorable. Mais la ville attend une déclaration d’ouverture qu’elle ne recevra jamais. D’où ce signalement au parquet.
« Nous avons fait ce que la loi exige, se défend Gustave Dassonville. Si le procureur classe sans suite, c’est tout, chacun ses responsabilités, j’ai fait ce qu’il fallait faire. » Et le maire d’insister sur le fait qu’il « n’a rien contre cette école ni contre personne. J’applique la loi ».
De leur côté, les responsables d’Al Fitra s’étaient assurés que le parquet ne poursuivrait pas. Ils aimeraient à présent rencontrer le maire « qui n’a jamais donné suite à nos demandes officielles de rendez-vous ».
06:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Migrants/Autriche: Ban Ki-moon «préoccupé»
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est dit "préoccupé" par l'adoption en Europe de politiques de "plus en plus restrictives" concernant les migrants, jeudi lors d'un discours devant le Parlement autrichien.
"Je suis préoccupé par le fait que les pays européens adoptent aujourd'hui des politiques de plus en plus restrictives concernant l'immigration et les réfugiés", a-t-il déclaré au lendemain d'un durcissement par Vienne de son droit d'asile, sur fond de montée de l'extrême droite dans ce pays.
06:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 28 avril 2016
Jean Raspail : « Il n’y aura pas de solution sans force ! »
Jean Raspail répond aux questions de Boulevard Voltaire. L’auteur du Camp des saints revient sur les événements tragiques que la France a connus en 2015 et donne sa vision de l’avenir. Selon lui, les armes parleront.
09:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
À Marseille, une synagogue bientôt transformée en mosquée
Jeanne d’Arc avait bouté les Anglais hors de France, ou presque. Moins de 600 ans plus tard, des musulmans marseillais finiront-ils par bouter les juifs hors du centre-ville, ou presque ? La synagogue Or Thora, dans le centre, justement, est en passe d’être rachetée par l’association islamique Al Badr. L’explication, donnée par Zvi Ammar, président du consistoire israélite de Marseille au journal La Provence : « Ce qui arrive est dû à un transfert des populations. » Rien d’autre ?
Massalia, la capitale provençale fondée par les Grecs, longtemps réputée pour être l’une des villes les plus accueillantes pour ceux appelés jadis Israélites, a bien changé. Depuis dix ans, année après année, les juifs quittent donc son centre, de gré ou de force, du moins l’imagine-t-on, cédant la place à une communauté démographiquement plus vigoureuse. Mais après, lorsqu’il n’y aura plus assez de place pour les musulmans à cet endroit ? Les juifs ayant élu domicile dans les 8e, 9e,10e et jusqu’au 13e arrondissement, où émigreront-ils, cette fois ?
« Un mouvement de population » cependant « naturel », pour Zvi Ammar. Mais un « vivre ensemble » pas si naturel, en tout cas, entre les musulmans, représentant dorénavant près de 30 % de la population, contre seulement 9 % de juifs. Lequel, Zvi Ammar, qui se félicitait du « dynamisme de la communauté juive, qui, en quinze ans, a triplé le nombre de synagogues, quadruplé celui des restaurants cacher et doublé le nombre des écoles juives », quatre mois plus tard, ne semble pas s’émouvoir outre mesure à la perspective de troquer une synagogue contre une mosquée.
Et la mairie, dans cette histoire ? La mairie, celle du secteur dirigée par Sabine Bernasconi, se réjouit et « espère même que ce sera grand » ! Peu de chance, après si enthousiaste déclaration, de voir la mairie préempter. La même élue Les Républicains, l’année dernière, qui promettait de faire recouvrer « son identité de culture, sa vocation patrimoniale et culturelle » au centre-ville…
Tout de même, ce changement de peuple de la cité phocéenne ne présenterait-il pas, de surcroît, quelques liens avec une insécurité de plus en plus manifeste ? Comme la trentaine d’actes antisémites signalés chaque année depuis 2012, date des tueries de Toulouse, commises par Mohammed Merah, par exemple ? On peut tout de même se poser la question.
Car, alors que jusqu’aux années 90, les juifs marseillais pouvaient prendre à leur compte le vieux proverbe yiddish « Heureux comme un juif en France », désormais le fait de porter une kippa dans certains lieux est perçu comme un comportement à risque, comme l’explique Jérôme Fourquet dans son livre L’an prochain à Jérusalem. Kippa que Zvi Ammar recommandait de ne plus porter… On comprend mieux, dans ces conditions, que face à 250.000 Marseillais musulmans dont 10 % de pratiquants sur un total d’environ 855.000 habitants, de plus en plus de Marseillais de confession juive parmi une communauté s’élevant, elle, à 80.000, finissent par fuir. Pire : « ils n’ont plus confiance », confie Tal Sfadj, du CRIF.
Aujourd’hui, le centre-ville. Et demain ? Et quid de tous les autres Marseillais ? Des Français non musulmans ? Vous avez dit Grand Remplacement ?
Caroline Artus
09:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
La politique de l’accommodement raisonnable face au terrorisme islamiste Aujourd'hui Alain Juppé est un fervent admirateur de la politique de « l’accommodement raisonnable », persuadé qu’elle amènera à « l’apaisement »
Le Canadien John Ridsdel a été décapité, lundi 25 avril, par l’organisation djihadiste Abou Sayyaf (« les porteurs de l’épée »), qui a fait allégeance à l’État islamique depuis août 2014. Le 21 septembre dernier, John Ridsdel fut enlevé aux Philippines avec trois autres personnes à bord d’un yacht dans la marina d’un complexe hôtelier près de Davao, grande ville de l’île méridionale de Mindanao. Les trois autres détenus sont le Canadien Robert Hall, sa petite amie Marites Flor et le manager norvégien du complexe hôtelier, Khartan Sekkingstad.
Après l’enlèvement, plusieurs vidéos avec les otages avaient été publiées par Abou Sayyaf. Dans la dernière, on y voyait les otages totalement épuisés et affamés. John Ridsdel, lui, gémissait de peur alors qu’un terroriste le tenait fermement par la tête tout en pressant sa nuque contre une machette bien aiguisée. Il sera expliqué que John serait tué le 25 avril si une rançon de 6,4 millions de dollars n’était pas versée. La date arriva mais pas l’argent. Quelques heures après l’expiration de l’ultimatum, la tête de John fut jetée devant la mairie de Jolo par deux personnes circulant à moto.
Face à cet acte, qu’on ne peut qualifier que d’islamiste, Justin Trudeau a dénoncé un « acte de haine » commis par des « terroristes », mais s’est refusé à les qualifier « d’islamistes ». Depuis qu’il a été élu, Justin Trudeau mène face à l’islam et l’islamisme une politique de « l’accommodement raisonnable ». Cette dernière consiste à croire que l’on peut obtenir une paix du moment où nous arrêtons toute confrontation directe avec l’ennemi. Ce dernier se mettra alors à devenir « gentil » et à vous « aimer ». Ainsi, en janvier 2016, Trudeau fit une entrée fracassante sur la scène internationale en annonçant le retrait total de l’aviation canadienne dans la guerre contre l’État islamique, allant même jusqu’à déclarer : « Nous ne bombarderons pas l’État islamique, et cela même si nous sommes attaqués. » Le 6 mars dernier, pendant l’émission « 60 minutes » de CBS, Trudeau développa sa nouvelle stratégie : la meilleure façon pour vaincre le terrorisme, c’est en étant « ouvert » et « respectueux ». Visiblement, cela n’a pas suffi pour sauver la vie de John Ridsdel. L’État islamique considérant sans doute Justin Trudeau comme encore « trop renfermé sur lui-même » et « intolérant ».
En France, Alain Juppé est également un fervent admirateur de la politique de « l’accommodement raisonnable ». Il est persuadé qu’elle amènera à « l’apaisement » dont la France a tellement besoin et, donc, nous garantirait la paix. Cependant, il n’existe qu’un seul moyen pour obtenir et garantir la paix : en capitulant. Se prononcer pour « l’accommodement raisonnable », ce n’est pas préférer « la paix à la guerre », mais choisir de se rendre au lieu de se battre.
Xavier Scott
08:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’intégration de l’Europe dans la Turquie semble en bonne voie
Dans la vie, il n’y a jamais rien d’acquis, chose que les citoyens des démocraties occidentales vont probablement devoir redécouvrir dans les temps à venir (et la douleur), plus particulièrement dans le domaine de la liberté d’expression, voire de la liberté tout court. Peu ont eu à se battre au péril de leur vie pour l’acquérir ou la préserver. Et l’on ne sait pas exactement qui est prêt à sacrifier quoi dans ce but.
Je n’aimerais pas devoir me sacrifier pour rattraper les inconséquences de la sordide classe politique européenne actuelle. Là gît néanmoins tout le paradoxe et le mystère : la patrie est une chose terrestre, fragile, finie, qui nécessite parfois un sacrifice absolu, selon l’idée de Simone Weil. L’épouse du vizir Erdoğan, ardente pratiquante de l’autocensure capillaire, déclara il y a quelques semaines de cela que les harems furent d’excellentes écoles préparant les femmes à la vie. Et c’est avec son mari que Bruxelles discute le plus sérieusement du monde de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, dans le cadre de péripatéticiens marchandages autour des « migrants ».
Le sultan semble s’être mis en tête de régir d’ores et déjà les modalités de l’expression humoristique européenne, décrétant haut et fort frontières du haram et du halal, et ce, avant même l’entrée de son lopin dans une Europe dont l’exécrable mollesse semble, elle, ne plus avoir de frontières. Un certain humoriste allemand, Jan Böhmermann, avait ouvert le bal, mais il n’est pas en reste : les Pays-Bas et la Suisse ont commencé également à goûter au bâton halal du vizir.
Il y a le cas de cette chroniqueuse turco-néerlandaise, Ebru Umar, brièvement arrêtée à Kuşadası en Turquie pour « insultes » au chef des Ottomans et, aux dernières nouvelles, interdite de sortie du territoire. Détail intéressant – mais faut-il s’en étonner ? -, la communauté turque des Pays-Bas semble soutenir massivement Erdoğan dans ce bras de fer (contre le bras de terre). Par ailleurs, des individus ont pénétré par effraction dans le lieu où réside Ebru Umar à Amsterdam, et sur les murs, l’on peut lire désormais « Pute ». Il semblerait également que les autorités turques aient discrètement encouragé les Turcs des Pays-Bas à leur signaler tout « manquement » à l’égard d’Erdoğan. Cela a été démenti par les autorités turques en des termes aussi savoureux que grotesques : « Il s’agit d’un malentendu, cela ne s’adressait pas aux citoyens turco-néerlandais, mais à des organisations. » Entre-temps, l’ambassadeur néerlandais à Ankara avait reçu rappel à l’ordre concernant les médias sociaux aux Pays-Bas, Facebook et Twitter, après que toutes sortes de moqueries et caricatures d’Erdoğan y ont fleuri. L’ambassadeur Van Rij a rétorqué que cela se situait dans le cadre légal de la liberté d’expression aux Pays-Bas.
Mais le chef ottoman ne s’est pas arrêté là : c’est désormais le tour de nos amis suisses. Dans le cadre d’une exposition photo place des Nations à Genève, un artiste avait installé une photo où l’on pouvait lire notamment : « Je m’appelle Berkin Elvan, la police m’a tué sur l’ordre du Premier ministre turc. » Le photographe en question, le Genevois d’origine kurde et arménienne Demir Sönmez, y expose en effet 58 photos jusqu’à dimanche. La photo incriminée avait été prise lors d’une manifestation en mars 2014 à Genève, et montrait une banderole avec la victime et le petit texte incriminant le Premier ministre. Les autorités turques ont exigé le retrait de la photo incriminée : les Genevois ne se sont pas laissés démonter.
Dernière minute (27 avril, 9 h 00) : selon De Telegraaf, la ville de Mayence a reçu des centaines de dépôts de plainte contre le comique allemand Jan Böhmermann qui s’en était pris à Erdoğan. L’Oumma ottomane germanique en marche. La Turquie ne fait pas encore partie de l’Europe, et le moins qu’on puisse dire est : pourvu que ça dure.
Silvio Molenaar
08:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Campagne contre les discriminations : l'antiracisme à sens unique
Pour lutter contre les discriminations à l'embauche, le gouvernement a lancé la campagne #LesCompétencesD'Abord. André Bercoff s'étonne du deux poids deux mesures qui a cours quand il s'agit de combattre le racisme.
André Bercoff est journaliste et écrivain. Son dernier livre Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi est paru en octobre 2014 chez First.
Le ministère du Travail nous l'affirme, et pourquoi ne pas l'écouter? La France est raciste. Discriminante. Réactionnaire. Sclérosée. Corsetée dans son refus de l'autre en son infinie diversité. D'où la campagne nationale à coups d'affiches, de clips et de posters intitulée «Les compétences d'abord». Il s'agit de combattre ce deux poids deux mesures indicible, honteux mais réel, qui empêcherait les patrons d'employer des hommes et des femmes qui n'auraient pas la même couleur qu'eux. Ainsi, sur une image divisée en deux, on voit par exemple, à gauche une jeune femme blanche à qui l'on susurre: «à demain» et à droite, une jeune femme basanée à qui l'on déclare: «désolé, on ne cherche personne»
Que le racisme soit une tare aussi haïssable que condamnable, nul ne le conteste. Mais désigner, depuis des années, le Blanc comme l'archétype du beauf, des Dupont-la-Joie ; psalmodier en permanence qu'il n'existe pas de racisme anti-blanc alors qu'une foultitude de faits divers prouve le contraire, c'est ajouter, au mécontentement ambiant, une frustration et un sentiment d'injustice qui nuisent à la cause même que l'on prétend défendre. Depuis près de quarante ans, de la naissance de SOS Racisme aux mouvements pro-migrants d'aujourd'hui, on ne cesse de clamer: «Touche pas à mon pote». A une seule condition: défendons ardemment le pote si celui-ci est africain, oriental ou asiatique. Mais s'il s'agit d'un visage pâle ou d'une «face de craie», alors il est normal que l'on s'acharne sur lui et que l'on trouve des excuses à ses agresseurs, puisque, par essence, ce Français «de souche» est un colonialiste, un coupable, un oppresseur, qui doit expier tous les péchés de ses ancêtres qui ont occupé, pillé et massacré des populations entières. Par exemple, selon la doxa régnante, seuls les Occidentaux auraient été esclavagistes et il n'y aurait eu aucune traite négrière organisée et soutenue pendant des siècles par des Africains et des Arabes, ni aucune épuration ethnique au Soudan et au Rwanda, au Biafra et au Yémen: cela ne se peut. Seule l'hémisphère Nord a le monopole des génocides.
Récemment, en France, par exemple, on a appris que pourrait se tenir cet été un «camp décolonial» interdit aux blancs. En fait, ce qui se construit ici, à l'insu du plein gré de responsables sourds et aveugles, c'est l'exact pendant des racismes propres à l'extrême-droite de l'entre-deux guerres et d'aujourd'hui. Une espèce de délire de la différence qui, par vengeance mémorielle et commémorations à l'envers, s'attache à répandre, heureusement pour le moment à basse température, les théories qui firent le bonheur de l'Allemagne et de l'Italie des années 30. Ce n'est pas en pratiquant le retour haineux de balancier et la discrimination à l'envers que l'on fera avancer les mœurs et les esprits dans une France moins apaisée que jamais, et où, pour certains, faire de la politique consiste à ajouter encore plus d'huile sur un feu qui couve de moins en moins. Les compétences d'abord? Absolument. A condition que les Gribouille cessent d'être à la manœuvre.
André Bercoff
08:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Une mosquée installée dans un ancien entrepôt a Sorgues doit vider les lieux de tous caractères religieux
Le tribunal correctionnel d'Avignon a condamné ce mercredi deux associations musulmanes sorguaises à démolir toute installation liée à la pratique du culte musulman et à rendre l'entrepôt à son état d'origine d'ici deux mois
Un permis de construire avait été refusé par la mairie pour transformer le bâtiment acheté durant l'été 2014 dans la zone commerciale du Fournalet. Mais une salle de prière et des salles de classe avaient tout de même été installées et la mairie a porté plainte
Les deux associations se défendent d'avoir eu un accord verbal du maire de Sorgues car elles cherchent à quitter sans succès des locaux pas du tout aux normes dans la cité des Griffons ou elle réunissent depuis des années les fidèles.
Leur avocat qui avait plaidé la relaxe en dénonçant une réaction politique de la mairie au moment des élections départementales réfléchit avec ses clients à interjeter appel.
Le tribunal en plus d'astreintes financières par jour de retard sur l'exécution de sa décision dans deux mois ( 100 euros par jour de retard ) a condamné les associations a verser 1000 euros à la municipalité de Sorgues.
08:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’office britannique de statistiques a minimisé l'immigration de 250.000 personnes
Chaque année, le gouvernement britannique n’a pas décompté environ 50.000 migrants arrivant dans le pays, présentant ainsi de fausses données.
Mercredi, les médias britanniques ont publié une enquête du think tank pour la recherche sur les questions liées à l’immigration, Migration Watch UK.
D’après cette enquête, les données officielles, concernant le nombre de migrants arrivant dans le pays, ont été fortement minimisées. Au cours de la période 2010-2015, les autorités britanniques n’ont pas décompté 50.000 personnes chaque année. Ainsi, ces cinq dernières années, le Royaume-Uni a accueilli officiellement 250.000 migrants de moins qu’en réalité.
Dans le même temps, Migration Watch UK a présenté un chiffre impressionnant indiquant que plus de 375.000 migrants arrivent au Royaume-Uni chaque année. Toutefois, pour la première fois, l’organisation a enregistré que le nombre d’immigrants venant de l’UE était plus élevé que ceux venant d’autres pays du monde: 220.000 personnes contre 191.000.
"Maintenant, il semble très probable que nous avons sous-estimé l’afflux de migrants venant de l'UE, qui ne cesse de croître", a déclaré Andrew Green, président de l’organisation.
Plus tôt, l'Office for National Statistics (ONS, Bureau de la statistique nationale) du Royaume-Uni avait déclaré qu’il reverrait ses données sur le nombre de travailleurs migrants de l’UE arrivés au Royaume-Uni durant les cinq dernières années. Cette décision a été prise suite à des soupçons publics indiquant une sous-estimation de cet indicateur.
Selon les informations présentées par l’ONS, depuis l’année 2010, le Royaume-Uni a accueilli 904.000 travailleurs migrants originaires des pays de l'UE, tandis que le service du numéro de sécurité sociale a enregistré plus de 2,2 millions d'Européens qui sont venus à des fins professionnelles. Une telle divergence statistique a provoqué une vive réaction parmi les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'UE (Brexit) car l'afflux de main-d'œuvre provenant d'Europe de l’est réduit considérablement le coût du travail du Britannique moyen.
De nouvelles statistiques sur le taux d’immigration au Royaume-Uni devraient être publiées par l’ONS en mai, la veille du référendum concernant l'appartenance du pays à l'Union européenne, qui se tiendra le 23 juin.
Pour le moment, les Britanniques ne sont pas sûrs au sujet de la sortie de l’union. Un sondage récent, mené par l’agence de recherches sociales TNS BMRB a montré que 38% des personnes interrogées sont pour l'UE, 34% sont contre et 28% indécises. C’est pourquoi ces données pourraient affecter les résultats du référendum.
08:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'Autriche crée un "état d'urgence" migratoire sur fond de poussée d'extrême droite
Le parlement autrichien a adopté mercredi une loi qui prévoit la possibilité de décréter un "état d'urgence" migratoire supprimant quasiment le droit d'asile, sur fond de montée de l'extrême droite dans ce petit pays qui a accueilli 90.000 réfugiés en 2015.
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a immédiatement condamné le texte, soulignant notamment que "les demandeurs d'asile, même venant de région en guerre, n'auront plus la possibilité de bénéficier de l'asile en Autriche" si l'état d'urgence est proclamé.
Elaboré depuis plusieurs mois et décrié par des ONG et une partie de l'opposition, cette loi, l'une des plus restrictives d'Europe qui n'a d'équivalent qu'en Hongrie, permettra dans certaines circonstances de bloquer les migrants aux frontières sans même leur accorder la possibilité de formuler une demande d'asile.
Sous ce régime, mis en oeuvre si les services de l'Etat sont jugés "dépassés", tous les demandeurs d'asile, y compris les Syriens et les Irakiens, seront refoulés aux frontières, à moins de prouver qu'ils sont persécutés par le pays d'où ils arrivent, par exemple l'Italie.
La nouvelle loi, adopté par 98 voix contre 67, limite aussi à trois ans l'octroi initial du droit d'asile, une mesure déjà en vigueur dans d'autres pays européens comme l'Allemagne. Elle restreint le regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire, un statut moins favorable que l'asile et qui concerne principalement des Afghans.
"Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde", a expliqué le nouveau ministre de l'Intérieur Wolfgang Sobotka, assurant que le gouvernement n'agissait "pas par plaisir, mais parce que d'autres pays ne font pas leur travail" en matière de contrôles des migrants.
Située au croisement des deux principales routes migratoires en Europe - via les Balkans et via l'Italie - l'Autriche a vu transiter plusieurs centaines de milliers de réfugiés en 2015. Elle en a accueilli 90.000, soit plus du 1% de sa population, dépassée seulement par la Suède au sein de l'UE.
Pour 2016, Vienne s'est fixé un plafond de 37.500 demandeurs d'asile supplémentaires, assurant que ses capacités d'intégration arrivent à saturation. Quelque 18.000 demandes ont été enregistrées depuis le début de l'année.
Saluée pour sa générosité au plus fort de la crise, à l'automne, la grande coalition gouvernementale du chancelier social-démocrate Werner Faymann et du vice-chancelier conservateur Reinhold Mitterlehner a, depuis, fortement durci sa politique, dans un contexte de montée du parti d'extrême droite FPÖ.
Créant un véritable "séisme" dans le pays, le candidat FPÖ Norbert Hofer a recueilli 35% des voix au premier tour de la présidentielle dimanche. Et les deux partis au pouvoir ont été éliminés du second tour au profit d'un écologiste.
- 'Entre de mauvaises mains' -
Dans ce contexte, la création d'un "état d'urgence" forge "des outils extrêmement tranchants, qui risquent de tomber un jour entre de mauvaises mains", s'est alarmé le petit parti libéral Neos, en référence à la montée du FPÖ, donné favori aux prochaines échéances électorales.
La patronne des Verts, Eva Glawischnig, a dénoncé mardi "une suppression de facto du droit d'asile" et la conférence épiscopale a dénoncé une "atteinte inacceptable au droit fondamental qu'est le droit d'asile".
Face à un début de bronca au sein même d'une partie des élus sociaux-démocrates, dont quatre ont voté contre le texte, le gouvernement a accepté de limiter à deux ans au maximum la mise en oeuvre de cette disposition.
L'Autriche a réaffirmé mercredi sa volonté de réintroduire des contrôles fin mai à sa frontière italienne, évoquant le risque d'un afflux de migrants via l'Italie. Elle envisage d'ériger une clôture au col du Brenner, l'un des principaux axes de transit nord-sud à travers les Alpes.
Un projet jugé injustifié et illégal par le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, au regard du droit européen, dans une interview au journal Die Presse mercredi, alors que, selon le HCR, un peu plus de 26.000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l'année.
Vienne a annoncé mardi une rallonge de 1,3 milliard d'euros pour l'armée et de 1,1 milliard pour la police, notamment pour la protection des frontières, promettant 500 millions supplémentaires pour l'intégration.
En Autriche, le flux quotidien de migrants est tombé à 150 par jour, selon le ministère de l'Intérieur, après la fermeture de la route des Balkans et la mise en oeuvre de l'accord entre l'UE-Turquie en mars.
08:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un «oui» à la libre circulation avec la Croatie pour amadouer Bruxelles
La Chambre basse du Parlement a lancé mardi un signal de bonne volonté à l’égard de l’Union européenne et de la voie bilatérale en avalisant l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes à la Croatie. Les relations entre la Suisse et Bruxelles n’en demeurent pas moins toujours très compliquées.
L’enjeu de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) à la Croatie, qui est depuis le 1er juillet 2013 membre à part entière de l’Union européenne (UE), va bien au-delà des relations entre la Confédération et l’ex-République yougoslave, ont rappelé plusieurs députés au cours de débats agités mardi à Berne.
En jeu, ni plus ni moins que l’avenir des relations entre la Suisse et l’UE. Berne doit en effet trouver un moyen d’appliquer l’initiative «contre l’immigration de masse» - qui consacre la gestion autonome de l’immigration avec des plafonds et des quotas d’étrangers – tout en respectant l’accord sur la libre circulation des personnes signé avec l’UE.
Des enjeux très importants
La ratification du protocole avec la Croatie conditionne la participation de la Suisse au programme de recherche «Horizon 2020» et au programme d’échange estudiantin «Erasmus+». Tous deux d’importance fondamentale pour la science et l’économie, ils se traduisent par des montants de plusieurs milliards de francs en faveur de la recherche, comme l’ont souligné de nombreux intervenants au cours des débats à la Chambre du peuple.
La Confédération avait précisément été exclue de ces programmes après avoir suspendu la signature sur l’extension du protocole avec la Croatie. Une décision prise à la suite de la votation populaire sur l’initiative «contre l’immigration de masse», acceptée par une courte majorité du peuple suisse le 9 février 2014.
La Suisse avait ensuite été partiellement réadmise, mais seulement à titre provisoire, jusqu’à fin 2016. En échange, le gouvernement helvétique avait dû s’engager à respecter la libre circulation des personnes, même sans accord, et à verser les 45 millions de francs prévus à titre de contribution au fonds de cohésion de l’UE pour la Croatie.
Mais si elle ne ratifie pas l’extension de l’ALCP avec la Croatie d’ici au 9 février 2017 – à savoir la date limite pour l’application de l’article constitutionnel sur le contrôle de l’immigration, prévue par l’initiative «contre l’immigration de masse» - la Suisse perdrait l’accès à «Horizon 2020». Avec un effet rétroactif au 1er janvier 2017, elle serait reléguée au statut d’Etat tiers et ses chercheurs pourraient se joindre uniquement à des projets en cours, sans financement de l’UE.
Le gouvernement change d’avis
C’est précisément pour éviter ce scénario que le gouvernement suisse a embrayé la vitesse supérieure. Le 4 mars, soit le jour même au cours duquel la Suisse a signé le protocole sur l’extension de l’ALCP à la Croatie, il l’a transmis au Parlement afin d’obtenir le feu vert à sa ratification. A son tour, la Chambre du peuple n’a pas perdu son temps. Elle l’a examiné et a donné son accord mardi 26 avril à une nette majorité (122 voix pour, 64 contre).
Seuls les députés du groupe UDC (qui inclut les membres de la Lega dei Ticinesi et du Mouvement citoyens romand) s’y sont opposés. A leurs yeux, le protocole sur la Croatie viole l’article constitutionnel sur le contrôle de l’immigration, qui interdit entre autres de conclure des traités internationaux qui vont à l’encontre de l’article en question.
C’était également l’interprétation faite il y a deux ans par le gouvernement suisse, qui avait donc décidé de suspendre l’accord. Mais plusieurs avis juridiques ont entretemps abouti à une conclusion différente. Le protocole relatif à la Croatie ne doit pas être considéré comme un nouveau traité mais comme l’application à un nouveau pays membre d’un accord existant entre Berne et Bruxelles. Cela conformément à ce qui a été fait dans les phases précédentes de l’élargissement de l’UE.
Il n’y aucune raison pour la Suisse de discriminer la Croatie, ont également relevé plusieurs parlementaires. En plus de s’appuyer sur des avis d’experts de droit constitutionnel reconnus, l’exécutif helvétique a motivé son changement d'avis par la disponibilité montrée par Bruxelles de chercher une solution consensuelle à cette impasse
Le gouvernement suisse voit une marge de manœuvre dans l’interprétation de la clause de sauvegarde prévue par l’ALCP, qui permettrait de limiter l’immigration à certaines conditions. La solution pour une libre circulation des personnes compatible avec l’article sur le contrôle de l’immigration «n’existe pas encore, mais le protocole sur la Croatie ne sera pas ratifié jusqu’à ce qu’elle ne soit trouvée», a assuré la ministre de Justice et Police Simonetta Sommaruga.
Comme on le sait, Bruxelles n’a pas l’intention de faire des concessions à la Suisse avant que la Grande-Bretagne ne se prononce sur son avenir européen. D’ici au 23 juin, date de la votation sur le «Brexit», il n’y aura pas de négociations entre la Suisse et l’UE. Mais en coulisses, le travail se poursuit, a souligné la ministre socialiste, qui fait preuve d’optimisme dans ce dossier.
Aux yeux du gouvernement et de la majorité de la Chambre du peuple, l’accord de principe à la ratification du protocole sur la Croatie est la promesse indispensable pour trouver une solution avec l’UE. Pour qu’il soit prêt à temps, il est nécessaire d’avancer à un rythme soutenu, estiment les autorités helvétiques.
Des propositions à la pelle
Le dossier passe à la Chambre des cantons. Selon le souhait du Conseil fédéral et des députés, les sénateurs devraient donner leur feu vert en juin. Cela permettrait de respecter les délais pour le lancement d’un éventuel référendum afin d’être en mesure de ratifier le protocole début 2017.
Il n’est cependant pas certain que ce programme accéléré soit respecté. Au-travers de déclarations faites aux médias, certains membres de la commission préparatoire de la Chambre haute ont en effet indiqué qu’ils ne se prononceraient pas sur le protocole concernant la Croatie avant que ne soient clarifiées toutes les questions fondamentales ouvertes avec l’UE et que la solution concernant la limitation de la libre circulation des personnes ne soit sur la table.
Il n’est donc pas exclu que la commission ne soumette en octobre seulement le dossier à la Chambre des cantons. Il s’agit pour l’heure uniquement de spéculations. Dans l’intervalle, d’autres variantes pourraient faire leur chemin. L’une d’entre elles, développée par un groupe de travail de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, sous la direction du professeur Michael Ambühl et sur mandat du canton du Tessin, prévoit une clause de sauvegarde régionale ou sectorielle, actionnable en fonction du taux de chômage en Suisse. Ce modèle suscite de l’intérêt dans d’autres régions du pays.
D’autres experts réfléchissent à une contre-proposition à l’initiative populaire «Sortons de l’impasse!», également connue sous l’acronyme allemand Rasa, et qui demande d’abroger l’article constitutionnel sur le contrôle de l’immigration. Présenté par le Forum de politique étrangère (foraus), ce contre-projet prévoit de lier l’autorisation de s’établir en Suisse à certaines conditions, comme celle d’avoir un permis un travail ou de démontrer sa capacité à gagner suffisamment d’argent pour assurer son autosuffisance. La Suisse pourrait ainsi gérer l’immigration de manière autonome, sans entraver l’accord sur la libre circulation.
Ce ne sont donc pas les idées qui manquent. Reste à voir si la voie pour une solution concertée entre Berne et Bruxelles se simplifiera ou au contraire se compliquera dans les mois à venir.
Sonia Fenazzi
08:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
Entrepôt transformé en mosquée: 2 associations musulmanes condamnées
Deux associations musulmanes et leurs présidents ont été condamnées aujourd'hui par le tribunal correctionnel d'Avignon à remettre en état un entrepôt situé à Sorgues, transformé sans autorisation en mosquée.
Les associations La Renaissance culturelle sorguaise et La Sérénité ainsi que leurs présidents, Brahim Bouharrada et Jamel Mouloua, ont été condamnés solidairement à remettre en conformité les lieux, démolir les aménagements, la signalétique et abaisser la clôture dans un délai de deux mois avec une amende de 75 euros par jour de retard. Ils devront également acquitter une amende de 100 euros par m2 de surface construite. Le tribunal correctionnel a quasiment suivi les réquisitions du ministère public qui avait réclamé la "restitution des lieux en l'état" et "la démolition sous délais et astreintes à 100 euros par jour de retard" des aménagements réalisés ainsi qu'une "peine d'amende de 100 euros par m2 concerné".
Ils étaient poursuivis pour avoir, sans autorisation, réalisé des travaux pour transformer un entrepôt entouré d'un terrain de 2600 m2, situé dans une zone d'activité commerciale de Sorgues, qu'ils avaient acheté 350.000 euros en août 2014, en lieu de culte et d'enseignement religieux. Deux pièces dédiées à la prière et des salles de classe ont été aménagées dans le hangar et le bâtiment de deux étages attenant. A l'extérieur, une rampe d'accès a notamment été installée et le mur d'enceinte surélevé. Lors de l'audience le 30 mars, les prévenus avaient assuré leur bonne foi, prétendant avoir obtenu lors de réunions l'accord verbal du maire, Thierry Lagneau (LR), qui leur avait, selon eux, garanti que le PLU serait modifié, la zone dans laquelle est située la parcelle interdisant tout bâtiment recevant du public.
Leur avocat, Me Louis-Alain Lemaire, avait plaidé la relaxe, estimant que "l'intention frauduleuse et délictuelle, la malveillance et la malhonnêteté de (ses) clients" n'étaient pas caractérisées. Selon Me Lemaire, le maire avait dû revenir sur sa parole sous la pression des candidats du Front national de son canton quelques mois avant les élections départementales de mars 2015.
07:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Par quoi est influencé le vote des électeurs musulmans
Le député socialiste Philippe Doucet a reçu, dans le cadre de son groupe de travail Demain les banlieues en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès Antoine Jardin, chercheur au Centre d'études européennes de Sciences Po et coauteur, avec Gilles Kepel, de Terreur dans l'Hexagone. Genèse du djihad français (Gallimard, décembre 2015). Dans le cadre de ce livre, il s'est particulièrement intéressé au vote des électeurs de confession musulmane qui habitent les quartiers marginalisés des grandes villes françaises. L'analyse se développe en deux temps. Il constate d'abord une démarche d'inclusion dans la vie politique - inscriptions sur les listes électorales et participation aux scrutins - entre 2005 et 2012 qui se sont faites en faveur de la gauche. Ensuite, à partir de 2012, apparaissent les premières contestations au sein de cette dynamique. La défiance à l'égard du gouvernement socialiste augmente avec le temps, ce qui conduit certains électeurs à s'orienter vers la droite, voire l'extrême droite.
Cette évolution s'explique notamment par le vote massif en faveur de la gauche entre 2005 et 2012, qui s'est surtout structuré autour de l'opposition à Nicolas Sarkozy. En soi, il n'y a pas forcément de filiation entre cet électorat et la gauche, mais plutôt un accord tacite lié à des circonstances particulières. Mais, une fois retiré du jeu politique en 2012, Nicolas Sarkozy ne cristallise plus l'opposition à la droite. Et, déçu par la politique de François Hollande, l'électorat se détourne de la gauche ; en témoignent les élections européennes et municipales de 2014.
La première des déceptions concerne la politique économique initiée par François Hollande et la progression continue du chômage. En contrepoint, l'idée d'un développement économique des quartiers, défendu par la droite ou le centre droit, a séduit une partie de l'électorat qui n'était pas convaincue par la politique sociale proposée par la gauche, notamment par le mariage pour tous. Parallèlement, l'absence de discours sur les quartiers populaires a contribué au repli de cet électorat.
Antoine Jardin décrit un basculement du "désespoir social" au "conservatisme autoritaire" observé chez une minorité, au sein de laquelle l'émergence de groupes islamiques traditionnels joue un rôle dans la structuration du vote. Entre le mariage pour tous et la journée de retrait de l'école, la question de l'éducation sexuelle ainsi que celle du genre se sont souvent heurtées à un système de valeurs différent, et cela a eu un effet sur la façon dont les électeurs perçoivent le pouvoir politique.
Au sujet du livre de Jérôme Fourquet Karim vote à Gauche et son voisin vote FN (L'Aube, Fondation Jean-Jaurès, novembre 2015), Antoine Jardin rappelle que les territoires sont très différents. Si l'on considère l'Ile-de-France, si l'ancienne banlieue rouge continue de voter à gauche, la frange périurbaine vote, quant à elle, beaucoup plus pour l'extrême droite. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les populations non originaires d'un pays étranger qui habitent dans les quartiers populaires votent davantage à gauche que celles qui ne vivent pas fans ces quartiers. En résumé, le fait d'être en contact avec les quartiers marginalisés homogénéise le comportement électoral des habitants vers la gauche plutôt qu'il ne les engage vers l'extrême droite.
Toutefois, il est un nouveau défi pour la gauche. En effet, beaucoup plus que la droite, la gauche est aujourd'hui divisée sur la question de la laïcité. L'enjeu est donc de structurer ses différentes lignes, d'autant que les prises de position sont essentielles à la relation avec un électorat qui, parfois, a des revendications religieuses ou souhaite des modifications dans l'application de la norme de la laïcité.
07:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'école suédoise au défi de l'immigration
Crise des vocations, profs déprimés, performances en berne: la Suède avait déjà mal à son école avant l'arrivée massive de migrants, dont d'innombrables enfants qu'il faut instruire au pas de charge pour assurer leur intégration.
Sur les quelque 245.000 migrants arrivés sur le sol du pays scandinave depuis 2014, 70.000 avaient moins de 18 ans.
Syriens, afghans ou irakiens, la guerre et l'exil les ont longtemps privés d'école. Ils doivent apprendre un nouvel alphabet, une langue très différente, s'approprier une pensée, un rapport à l'autre.
"C'est un vrai défi", reconnaît le ministre de l'Éducation, Gustav Fridolin auprès de l'AFP.
D'autant que l'école suédoise est à la peine. Elle a un besoin criant d'enseignants -- il faudrait en trouver 60.000 de plus d'ici 2019 --, les écarts de niveau entre établissements se creusent, les élèves apprennent moins et moins bien.
Un rapport de l'Unicef publié en avril montre que la Suède est, avec la Finlande, le pays de l'OCDE où les résultats scolaires ont le plus dégringolé entre 2006 et 2012.
Pour l'Agence de l'éducation nationale, si le niveau général baisse, c'est avant tout parce que les élèves d'origine étrangère, fortement handicapés par leur méconnaissance de la langue, sont sur la touche.
Entre 2006 et 2014, la part des élèves échouant aux tests d'entrée du lycée est passée de 10 à 14%. Or "jusqu'à 85%" de cette détérioration s'explique par "la hausse de la part d'élèves arrivés dans le pays en cours de scolarisation", analyse l'Agence.
L'enjeu est de taille car le traitement social de l'échec scolaire "est beaucoup plus coûteux" que l'instruction, s'alarme le ministre de l'Éducation.
Plus de 20% des Suédois nés à l'étranger sont sans emploi, contre environ 5% de ceux nés en Suède.
Le parti d'extrême droite SD, qui dénonce l'impréparation des autorités dans l'accueil des migrants, voit dans la dégradation des résultats scolaires le fruit de la "ségrégation" à l'oeuvre sur tout le territoire.
A Södertälje, en banlieue sud de Stockholm, 37% des habitants sont nés à l'étranger. La commune a mis en place depuis trois ans deux enseignants par classe au primaire pour assurer un meilleur encadrement.
"Les élèves obtiennent plus d'aide, les cours peuvent être adaptés et les instituteurs se sentent moins stressés", résume la responsable des affaires scolaires de la commune, Monica Sonde.
Et, à l'en croire, ça marche: la part des élèves autorisés à poursuivre des études secondaires augmente depuis son introduction.
A l'école Wasa, 90% des élèves parlent arabe et près de 20% sont arrivés en Suède il y a moins de deux ans. Fils d'un médecin d'Alep, Mark Khoazzoum, n'est resté en classe d'adaptation que trois mois après son arrivée il y a près d'un an et demi.
Ce garçon de 11 ans, élève brillant, parle sans accent la langue de Zlatan Ibrahimovic, lui-même enfant d'immigrés bosno-croates. "Le suédois reste un obstacle quand je veux décrire les choses", déplore-t-il pourtant.
En fonction de leur pays de naissance, les difficultés auxquelles sont confrontées les primo-arrivants sont plus ou moins aigües.
"La Syrie a un système éducatif correct, tandis que des pays comme l'Irak, l'Afghanistan et la Somalie ont des systèmes plutôt faibles, ce qui signifie que des élèves en provenance de ces pays n'ont peut-être pas été en classe avant d'arriver en Suède et malgré leur motivation, ils ont du mal", explique Anders Auer, de l'Agence pour l'éducation nationale.
En général, les enfants sont placés dès leur arrivée dans des classes d'adaptation, souvent dans des écoles où les immigrés sont déjà en surnombre. En deux ans, ils doivent pouvoir intégrer le cursus ordinaire.
Un parcours d'obstacles les attend jusqu'au lycée. Mais Anders Auer l'assure, "les élèves étrangers sont en moyenne plus motivés que les élèves nés en Suède".
07:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allemagne : islamisation galopante
En Allemagne l’appel à la prière du muezzin, du haut du minaret de la mosquée, retentit dans 30 capitales régionales dont la dernière en date la ville de Kiel. Dans le quartier de Kiel-Gaarden, ou les immigrés, surtout turcs, sont majoritaires, vient d’être inauguré le minaret érigé par une association sous contrôle de l’autorité religieuse gouvernementale de Turquie. En Allemagne les appels à la prière sont protégés par la liberté de religion mais de toute façon les protestants du nord de la ville de Kiel n’ont pas protesté et ont même vu ce minaret comme « un hommage aux hommes venus de Turquie pour contribuer au développement économique de la région ». Ainsi le muezzin rappellera aux habitants de Kiel tous les jours qu’Allah est grand, qu’il n’y a pas d’autres dieux qu’Allah et que tous doivent obéissance à son prophète. Seule limite posée, bien dérisoire, l’appel ne devra pas durer plus de 3 minutes ni dépasser 54 décibels.
Pierre Olivier
07:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
Royaume-Uni: le Brexit pour limiter l'immigration
A quelques semaines du référendum sur une éventuelle sortie de l'Union européenne, de nombreux habitants du Royaume-Uni penchent en faveur du Brexit das le but de limiter l'immigration. C'est notamment le cas des citoyens de la ville Peterborough, qui a enregistré entre 2001 et 2011 près de 25.000 nouveaux venus, majoritairement en provenance d'Europe de l'Est
Sortir de l'Union européenne pour arrêter le flot de migrants venus du continent: cet argument des pro-Brexit rencontre un écho très favorable dans les villes moyennes du Royaume-Uni comme Peterborough, où domine le ras-le-bol. "Nous ne pouvons plus faire face", affirme John Fovargue, un retraité de Peterborough, une cité de 180.000 habitants du centre de l'Angleterre réputée pour son euroscepticisme. La ville a pourtant une tradition d'accueil: depuis la Seconde Guerre mondiale, les immigrants italiens, irlandais ou du sous-continent indien s'y sont donné rendez-vous.
Mais ces dernières années, le nombre d'arrivées a battu des records. Entre 2001 et 2011, Peterborough a enregistré près de 25.000 nouveaux venus, majoritairement en provenance d'Europe de l'Est, en quête de travail et souvent prêts à accepter des salaires plus faibles, alimentant le ressentiment de la population locale. Ginge Tuttlebee, rencontrée en pleine séance de shopping sous un ciel pluvieux, leur reproche aussi de ne pas vouloir "s'intégrer"."Ils ont leurs propres boutiques, ils parlent leur propre langue", explique à l'AFP cette sémillante octogénaire aux boucles rousses.
Gosia Prochal, animatrice sur Radio Star, voix de la communauté polonaise de Peterborough, juge que "beaucoup de Polonais" se sont bien intégrés mais sont "évidemment préoccupés" par une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'UE ou Brexit. "Les Britanniques se montrent plutôt positifs avec les immigrés pris individuellement. C'est juste globalement qu'ils veulent réduire l'immigration", ajoute la jeune femme arrivée de Cracovie il y a trois ans.
Cette hostilité "n'est pas qu'une question de racisme", estime Simon Hix, professeur de politique comparée et européenne à la London School of Economics. "Il y a des conséquences réelles et importantes dans les zones rurales en particulier (...) et pour les revenus les moins élevés. Les gens rivalisent pour les emplois, ils rivalisent pour les services publics", dit-il. Son collègue de la LSE Joseph Downing estime aussi les inquiétudes des Britanniques légitimes mais juge qu'elles devraient être plus que contrebalancées par les impôts payés par les migrants.
Les immigrés issus d'Europe de l'Est "contribuent beaucoup en matière de recettes fiscales", dit-il à l'AFP, estimant que c'est le gouvernement britannique qui n'a pas su "transformer (cet argent) en investissements dans les infrastructures". D'où des hôpitaux et des écoles parfois débordés tandis que se loger devient problématique dans certaines régions. "C'est la vitesse du changement qui inquiète les gens et l'impact sur les services publics", affirme le député conservateur de la circonscription de Peterborough Stewart Jackson. C'est pourquoi il a décidé de braver le mot d'ordre du Premier ministre David Cameron qui appelle à rester dans l'UE et votera pour le Brexit le 23 juin. Pete Reeve, un conseiller municipal du parti europhobe Ukip, estime lui que les habitants de Peterborough "vivent le côté sombre de l'appartenance à l'UE".
La ministre de l'Intérieur Theresa May a rétorqué lundi 25 que quitter l'UE n'allait pas résoudre "tous les problèmes d'immigration" du Royaume-Uni. Tout en admettant que, liberté de circulation entre pays européens oblige, il est "plus difficile de contrôler le volume de l'immigration européenne", alors que le pays accueillait en 2015 trois millions d'immigrés originaires de l'UE, soit de deux fois plus qu'en 2004. De quoi alimenter la rhétorique des pro-Brexit. D'autant que près de la moitié des électeurs --et les trois quart de ceux qui veulent quitter l'UE-- disent que l'argument de l'immigration sera le plus important pour prendre leur décision, selon un sondage récent de l'institut Opinium.
07:39 | Lien permanent | Commentaires (0)






























