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vendredi, 10 juin 2016

Ça se passe en Europe : En Belgique, les djihadistes profitent des ratés de la police

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L’histoire d’Hamid A. -le policier qui avait des informations sur les planques de Salah Abdeslam- est un des symboles des faillites de la lutte anti-terroriste en Belgique.

Ca se passe en Belgique : Les djihadistes profitent des ratés de la police

C'est un des symboles des faillites de la lutte anti-terroriste en Belgique. L'histoire d'Hamid A. -le policier qui avait des informations sur les planques de Salah Abdeslam, mais que sa hiérarchie n'a pas écouté- s'étalait en ce début de semaine dans la presse nationale. L'homme est amer et annonce à cette occasion avoir déposé plainte contre ses supérieurs qui ne sortent pas grandis de l'affaire.

Il faut revenir à la fin novembre 2015 pour comprendre les ressorts de cette histoire : quelques jours après les attentats de Paris, l'inspecteur Hamid A., basé à Malines, reçoit un tuyau selon lequel un proche de Salah Abdeslam - le terroriste en cavale après les attentats de Paris du 13 novembre - était en train de se radicaliser. Sa famille habite à Molenbeek, au 79 rue des Quatre-Vents ... soit l'adresse où Salah Abdeslam a finalement été cueilli par la police le 18 mars. Est-ce que ce dernier aurait-il pu être arrêté plus tôt si la police avait commencé à s'intéresser à cet endroit quelques semaines auparavant ? On ne le saura jamais. Les supérieurs de Hamid A. n'ont jamais daigné donner cette information à la police de Bruxelles. « Pas fiable », avaient-ils assuré.

La divulgation de ce raté fin mars après les attentats de Bruxelles avait provoqué un énorme scandale. Plusieurs mois plus tard, Hamid A. n'a toujours pas digéré cette histoire invraisemblable. Dans la presse belge cette semaine, il dit son incompréhension devant le comportement de son supérieur. « Dès son entrée en fonction en 2009, les choses ne tournaient pas rond. Il trouvait que j'étais trop près de ma communauté. A un certain moment, je devais signaler chaque discussion avec un Marocain », explique-t-il.

Le racisme serait-il à l'origine de ce loupé ? « Je ne veux pas entamer une discussion sur le racisme, je veux savoir pourquoi il trouve que je suis non fiable. Je veux savoir pour quelle raison le rapport d'information n'a pas été transmis », explique Hamid A., qui dit que sa vie est désormais menacée par les djihadistes depuis la révélation de cette histoire. Pas de quoi améliorer la réputation de l'Etat belge, qui se bat contre l'accusation de « failed state » (Etat défaillant) lancée par la presse internationale depuis plusieurs semaines.

Ça se passe en Allemagne : En Allemagne, Amnesty International dénonce un « racisme institutionnel »

En 2015, un incendie criminel contre des foyers de réfugiés a été perpétré presque tous les deux jours en moyenne en Allemagne. Cet état de fait a mis en alerte Amnesty International, qui s'est penchée sur l'action de la police et de la justice face à ce type de criminalité. Résultat, l'Etat est sévèrement montré du doigt, en étant accusé par l'ONG de ne pas réussir à élucider les faits commis, à poursuivre les criminels et faire son travail de prévention. Pour la secrétaire générale d'Amnesty en Allemagne, Selmin Caliskan, c'est comme si la police et la justice n'avaient quasiment rien appris de la complexe affaire NSU, du nom de la cellule criminelle d'extrême-droite qui a commis une série de crimes racistes en Allemagne sur plusieurs années.

Dans le rapport, présenté jeudi à Berlin par l'organisation, intitulé « Vivre en insécurité : comment l'Allemagne laisse à l'écart les victimes d'actes racistes », il est par exemple question du cas Savas T., un homme d'origine turque. Il aurait été passé à tabac en 2015 par deux hommes dans un night-club à Munich, les deux assaillants l'ayant auparavant copieusement injurié et fait un salut hitlérien. La police ne s'est pas intéressée à la déposition de la victime et a lancé les recherches seulement le lendemain. Plus tard, après insistance de l'avocate de la victime, la police transmettait l'enquête à une unité spécialisée. Puis les agresseurs, traduits en justice, ont été condamnés à des peines, mais sans qu'allusion soit faite à un acte raciste. Ce cas ne serait pas isolé. D'autres affaires montrent que la police et une justice ont, selon Amnesty, failli à leurs devoirs. Comme raison, l'ONG en vient à dénoncer un « racisme institutionnel » au sein des administrations. Un avertissement sans frais qui contraste avec ces images maintes fois diffusées d'Allemands accueillant les bras ouverts des milliers de réfugiés.

Renaud Honoré et Jean-Philippe Lacour

Source : Les Echos



Après avoir fait fermer la mosquée, la maire de Saint-Gratien appelle au boycott des magasins employant des femmes voilées

Lien direct : cliquez ici

La seconde grande mosquée de Carpentras est ouverte

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Ces derniers jours, plusieurs mosquées ont ouvert leurs portes après des années de travaux pour certaines. C’est le cas du Centre Cultuel et Culturel de Carpentras dans le Vaucluse. Les fidèles peuvent enfin y prier après le feu vert de la commission sécurité donné la semaine dernière.

En 2011, la ville de Carpentras vend une parcelle de 3400 m² à l’Association de l’Amitié et de la Fraternité des Musulmans de Carpentras (AAFMC) pour y bâtir une mosquée et un centre culturel. Un bâtiment 959 m² subdivisé en deux parties avec la salle de prière de 400 m² pouvant accueillir jusqu’à 800 personnes et de l’autre côté un centre culturel sur deux niveaux, pour une superficie totale de 800 m². Outre une bibliothèque, cet espace comprendra sept salles de classe.

Un parking d’une centaine de places est crée eu sous-sol du bâtiment.

Cette deuxième grande mosquée est une bouffée d’oxygène pour les 13.000 musulmans de cette commune du Vaucluse où les mosquées dignes de ce nom se font rares.

Source : des dômes et des minarets

Carl Lang s'exprime sur l'islamisation, la dédiabolisation et l'engagement politique

 

Propos enregistrés lors de la IVe journée régionale de Synthèse Nationale qui s'est déroulée le 24 avril dernier à Nieppe (59).

Source : Le blog de Thomas Joly

Asile: 33.000 demandes depuis janvier, hausse de 18% sur un an

Selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), la France a été l’objet de 33.167 demandes d’asile lors des cinq premiers mois de l’année 2016. Comparé à 2015 où, sur la même période, les demandes montaient à 28.000, cela équivaut à une croissance de 18%. Il s’agit là d’une « hausse maîtrisée », après une année 2015 marquée par une progression de 23,6% de la demande d’asile, a indiqué Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra, à l’occasion de la publication du rapport d’activité de l’Office pour 2015.

La Syrie, toujours en bonne place des demandes

Ce rapport confirme les grandes lignes d’un tableau déjà bien esquissé en janvier: 80.075 demandes au total, répartition géographique concentrée en Ile-de-France (41% du total), accélération des arrivées en fin d’année… L’an dernier, le tableau de la demande d’asile en France a été bouleversé par les conflits et les principaux pays d’origine ont été le Soudan et la Syrie (et non plus la République démocratique du Congo et la Chine). Cette tendance s’est poursuivie en 2016, avec dans le trio de tête des pays d’origine la Syrie, le Soudan et l’Afghanistan.

Source : Boulevard Voltaire

Libéralisation de visas à tout-va : l'Union Européenne favorise l'immigration clandestine

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Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen

Alors que notre Vieux Continent traverse une crise migratoire sans précédent, l’Union Européenne multiplie tous azimuts les accords dits de « libéralisation de visas ». Ce mercredi, lors de votes du Parlement européen, ce sont ainsi trois nouveaux pays qui viennent d’obtenir pour leurs ressortissants une exemption de visas, leur donnant libre accès à l’espace Schengen.

Si la République des Palaos et le Royaume des Tonga, petits archipels du Pacifique comptabilisant un total inférieur à 150 000 habitants, ne posent pas a priori de réel problème, il n’en va de même du troisième pays à bénéficier aujourd’hui des largesses des eurocrates : la Colombie, comptant 48 millions d’habitants et gangrénée par le trafic de drogues.

Les technocrates de Bruxelles mettent un véritable coup d’accélérateur à leur politique d’immigration massive irresponsable qui a des conséquences désastreuses sur l’équilibre déjà précaire de nos nations européennes, tant sur le plan économique et social, qu’identitaire et sécuritaire. Votée au Parlement européen par les groupes « S&D » (socialiste) et « PPE », dont font partie les députés LR, cette exemption de visas ouvre de nouvelles routes d’immigration clandestine et aggravera le chaos migratoire.

Alors que la Commission européenne prévoit l’arrivée de 3 millions de migrants supplémentaires d’ici 2017, le Front National rappelle que la seule politique permettant d’éviter le chaos social, économique et culturel consiste à restaurer nos frontières nationales, mettre fin à toute forme de laxisme face à l’immigration clandestine, réduire drastiquement l’immigration légale, et réaffirmer notre identité.

Euro 2016 : menace terroriste et insurrection molle

La France peut perdre la bataille de l’image.

Le décalage est impressionnant. Le battage médiatique autour des bleus et la volonté d’euphoriser le pays autour du ballon rond n’a jamais été aussi éloigné de son état réel.

Le maintien de la manifestation, malgré la menace terroriste, montre à quel point le pouvoir législatif socialiste mise sur le parcours de l’équipe de France pour redorer son blason. Le risque est immense. Le moindre attentat serait reproché au gouvernement. Il n’y résisterait pas.

Mais pour la France, il y a autre chose. La chienlit sociale imposée par une minorité syndicale radicalisée est dévastatrice. Nous sommes en face, à la Sncf ou dans les raffineries, à une insurrection molle. La fermeté affichée de François Hollande et de Manuel Valls ne sert à rien. C’est la preuve par neuf de l’impuissance.

Quand au pays menacé et otage, il ne répond par aucune insoumission n’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon. Face aux tueurs islamistes, il oppose la compassion, les fleurs et les bougies. Face aux soviets de la Cgt et à l inutilité du pouvoir il étale une incroyable résignation.

Si le trafic est chaotique, la sécurité angoissante et les poubelles odorantes, la France peut gagner l’Euro de football. Elle aura perdu ce qui reste d’une attractivité déjà bien à la baisse. L’image de notre pays à l’étranger est épouvantable. Pour les Américains, c’est un pays mis à feu et à sang par le terrorisme. Pour tous les autres, c’est celui où l’on ne peut plus rien prévoir.
Une France « à genoux », « constamment en grève », « ingouvernable ». Les qualificatifs attribués par la presse étrangère n’ont pas de quoi donner du baume au cœur des Français.

La grève à la française et incompréhensible vue d’ailleurs. Elle l’est de plus en plus aussi vue de l’intérieur. Pour le moment, politiquement cela profite à Jean-Luc Mélenchon présenté parfois à l’étranger comme un émule de Robespierre. Cette presse cependant redoute qu’a la longue, cela ne fasse le jeu du Fn.

C’est moins sûr qu’il y a quelques mois. Les silences embarrassés et prolongés de Marine Le Pen sur les conflits sociaux, soulignés encore par les positions claire de sa nièce Marion, démontrent que comme sur l’économie, il y a un flottement social au Fn.
Miser sur la Cgt et son noyau dur parait bien risqué et le créneau est occupé maintenant avec talent par Mélenchon. Le vrai débat est ailleurs, sur la faillite de l’exécutif. A deux jours de l’ouverture de l’Euro de football, la grogne sociale, si elle mobilise moins, est toujours vivace. Les contestataires, Cgt en tête, restent mobilisés contre la loi Travail, et les perturbations sont multiples, bien que de plus en plus ponctuelles
.
Valls et Myriam El Khomri qui, malgré les imprécations du président de la République, ne parviennent pas à apaiser les esprits, assisteront à une réunion publique à Paris pour dénoncer les «régressions de la droite sénatoriale» sur le texte. C’est vraiment botter en touche.  Le gouvernement va tenter de faire croire qu’il est bien de gauche. Mais les cheminots radicaux n’en sont plus là depuis longtemps.

Deux syndicats ont reconduit leur grève illimitée malgré les concessions de la direction sur le temps de travail (Rtt et repos maintenus, amélioration des conditions du travail de nuit) dans la branche ferroviaire. Mais les syndicats poursuivent désormais le mouvement contre la loi Travail, pour la huitième journée consécutive. Mardi, le taux de participation des grévistes était, selon la direction, de 8,5%.

Que dire d’un État impuissant face à quelques grévistes soviétoïdes dans quelques secteurs ?  L’insurrection molle n’est pas le respect du droit de grève. Et l’application téléphonique alerte attentat, dernière trouvaille du pouvoir, pas la réponse aux djihadistes.

Espérons que nos footballeurs ne soient pas autant à coté de la plaque… mais à dire vrai, c’est bien moins important. On a même le droit de s’en ficher, même si par tous les moyens on va tenter de convaincre le peuple des otages et des victimes qu’il est celui de la diversité joyeuse et des exploits sportifs.

Source : Metamag

jeudi, 09 juin 2016

Daech : le compte à rebours a commencé…

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Les semaines de Daech sont désormais comptées en Libye. En Irak et en Syrie, ce sera un peu plus long mais il est désormais inévitable que les armées officielles, avec l’aide des puissances internationales, et notamment de la Russie, réussissent à bouter l’État islamique hors de leurs pays respectifs.

La bataille pour reconquérir Falloujah est engagée depuis quelques jours et l’armée irakienne, appuyée par certaines milices chiites et sunnites, après avoir libéré près de 27 villages au total autour de la ville principale, va s’employer à atteindre le centre-ville après des combats d’une rare violence qui les opposent aux djihadistes qui minent tout sur leur passage au cours de leur retraite.

Les pertes sont lourdes des deux côtés, plus d’une centaine de combattants de Daech et presque autant au sein de l’armée irakienne et de ses alliés, qui contrôlent tous les points de sortie de la ville et ne laissent à l’ennemi que le choix de se rendre ou d’accepter la mort.

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a affirmé, lors d’une courte allocution, que le drapeau irakien ne tarderait pas à flotter sur cette ville importante, située à 75 km de la capitale Bagdad, et que Daech ne tarderait pas à être totalement vaincu.

Actuellement, les 50.000 habitants sont pris en otage à l’intérieur de la cité par l’État islamique, qui les utilise comme cibles humaines et cela fait craindre de très nombreuses victimes lors de l’assaut final.

Dès la prise de Falloujah, l’armée irakienne et ses alliés s’emploieront à libérer Mossoul, capitale de l’État islamique, a annoncé le Premier ministre, mais ce sera une bataille très difficile, mais décisive, pour le contrôle total du pays par les forces gouvernementales.

Manuel Gomez

Source : Boulevard Voltaire

Nîmes : la mosquée de la Miséricorde est sauvée

La mosquée de la Miséricorde avait dû fermer ses portes le 30 mai sur ordre de la municipalité de Nîmes. Le maire LR Jean-Paul Fournier avait alors invoqué des raisons de sécurité, estimant que les risques d’effondrement étaient élevés et que la fréquentation en hausse durant le mois de Ramadan faisait courir un risque trop important. 

 Un accord a finalement été trouvé dans la soirée du jeudi 2 juin au cours d’une réunion entre le maire, le préfet Didier Lauga et des représentants de l’Association cultuelle islamique. La mairie accepte de vendre la mosquée de la gare aux fidèles, de mettre en œuvre « les procédures judiciaires nécessaires à cette cession dans le respect des délais réglementaires légaux » et, surtout, de sécuriser la façade du bâtiment pour éviter tout effondrement. 

Pendant la durée des travaux qui doivent démarrer le 6 juin, après évacuation des lieux, les musulmans pourront prier dans la salle des Costières de Nîmes. L’Association cultuelle islamique s’engage en retour à mettre fin à toutes ses procédures judiciaires engagées contre la mairie. Les fidèles devront également racheter les locaux, estimés à 500 000 euros. Environ 100 00 euros ont déjà été collectés et un appel aux dons a été lancé auprès des musulmans du département. 

Source : Saphir news

Que représente le marché du halal en France ?

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« Le goût de l’Orient » chez Auchan, « Toutes les saveurs du ramadan » chez Carrefour, « Spécial Orient » chez Intermarché… Les enseignes de la grande distribution sortent leurs décors des mille et une nuits et profitent du ramadan, qui a commencé lundi 6 juin, pour mettre en avant des produits destinés spécifiquement aux musulmans, et en particulier des aliments estampillés « halal ».

1. Qu’est-ce que le halal ?

Dans la religion musulmane, halal correspond à tout ce qui est licite, permis par opposition au haram, qui est prohibé ou impur. Parmi les interdits majeurs de la religion musulmane figurent la consommation d’alcool, de drogue et de porc sous toutes ses formes, ainsi que « le sang, la bête morte ou celle sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu » (sourate 5 du Coran). Le halal est beaucoup moins restrictif que le casher de la religion juive, qui implique d’autres interdits : crustacés et poissons sans écailles, contact entre lait et viande…

En théorie, donc, le Coran peut accepter comme licite la viande abattue par des « gens du Livre », c’est-à-dire les chrétiens et les juifs. Dans la pratique, les viandes abattues selon le rite casher (en particulier les parties postérieures des ovins, non consommées par les juifs pratiquants) sont considérées comme halal. Selon le rituel musulman (la dhabila), pour être halal, un animal doit être tourné vers la Mecque, égorgé et saigné vivant par un musulman. Cette pratique est réalisée dans des conditions particulières (immobilisation de la bête), par dérogation à la législation française qui préconise l’étourdissement.

S’appliquant à la viande, le halal s’étend ensuite logiquement aux produits élaborés : charcuterie, surgelés, plats préparés, sauces… mais aussi les bonbons, qui ne doivent pas contenir de gélatine de porc.

Le terme halal a ensuite été utilisé pour toutes sortes d’activités : la « finance halal » définit le système de finance islamique qui proscrit la notion d’usure ; le « tourisme halal » garantit aux voyageurs l’absence de nourriture ou de comportement illicite ; la « cosmétique halal » ne contient pas d’alcool… « On pourrait aussi imaginer de l’immobilier halal, avec par exemple un espace de prière orienté vers la Mecque, des alarmes pour les heures de prière, des espaces d’ablution séparés hommes-femmes », explique Mai Lam Nguyen-Conan, consultante en marketing, qui a écrit Le Marché de l’ethnique, un modèle d’intégration ? (Michalon, 2011). Toutefois, hors de l’alimentaire, le marché du halal reste extrêmement marginal en France.

2. Qui consomme des produits halal ?

Tout le monde peut acheter de la nourriture halal mais les clients « cibles » sont bien évidemment les musulmans. Problème : dans un pays où les statistiques ethniques sont interdites, difficile de savoir s’ils sont plutôt 2,1 millions de pratiquants, selon l’enquête trajectoires et origines de l’INED et l’Insee, ou 4 à 5 millions, voire davantage si on inclut toutes les personnes de culture musulmane. La France compte une importante immigration maghrébine, mais aussi de nombreux musulmans originaires d’Afrique subsaharienne, de Turquie ou d’Asie.

Selon un sondage de l’IFOP de 2010, 59 % des musulmans interrogés affirmaient consommer systématiquement de la viande halal, et 28 % occasionnellement. Les pratiquants sont 91 % à consommer halal, mais même les non-pratiquants le font à 44 %.

L’agence de marketing ethnique Solis précise dans son étude Horizons Shoppers 2015 que les consommateurs plébiscitent le halal pour la viande (86 %), les bouillons en cube (43 %), les sauces tomate de type bolognaise (29 %), les plats cuisinés (24 %), les soupes (22 %) et les petits pots pour bébé (8 %)… On trouve même du foie gras halal.

3. Comment sont certifiés les produits halal ?

Comme l’explique l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler dans Comprendre le halal (Edipro, 2010), le marché halal a été inventé par les pays occidentaux, dans les années 1970-1980. Afin d’exporter leurs carcasses dans les pays musulmans, les producteurs de viande (comme le volailler Doux, par exemple) les ont abattues selon le rite halal. Il s’agissait alors d’un marché de « dégagement » pour des produits de faible qualité ou en surproduction. La demande a ensuite émergé en France par le biais des populations immigrées.

Pour simplifier et rentabiliser la chaîne de production, les abattoirs préfèrent abattre de manière rituelle des lots entiers de viande, même si seule une partie sera commercialisée sous l’appellation halal. Au total, 26 % des bêtes en France étaient abattues (en particulier les ovins) selon le rite musulman en 2011, selon le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Au grand dam des protecteurs des animaux, qui réclament l’obligation de l’étourdissement avant la mise à mort, et de l’extrême droite qui y a trouvé matière à polémique en 2012. L’encadrement des abattages rituels a été renforcé par un décret fin 2011.

Après la création du premier certificateur, AVS, en 1991, des dizaines d’organismes ont émergé dans les années 2000. Les plus importants sont liés aux trois grandes mosquées de Paris, Lyon et Evry. Toutefois, les mosquées n’interviennent directement que pour délivrer des habilitations aux sacrificateurs. Mais les organismes certificateurs eux-mêmes divergent sur les méthodes de contrôle et les pratiques (par exemple, l’autorisation ou non d’un étourdissement préalable). Des polémiques éclatent régulièrement.

En 2011, le groupe Herta avait été accusé de vendre des Knackis halal contenant de l’ADN de porc. Bien qu’un second test ait blanchi le fabricant et son certificateur, le produit a été retiré du marché. D’autre part, le magazine Capital qui vient de faire tester 42 échantillons de viande halal a décelé trois produits contenant du porc.

De nombreux acteurs appellent donc à créer un cahier des charges ou un label unique, comme on en trouve pour les produits « bio » ou les « AOP ».

4. Un marché de 5,5 milliards d’euros ?

En l’absence d’une filière unique, il est très difficile d’évaluer le chiffre d’affaires du halal en France. Ainsi, les abattoirs ne connaissent pas la proportion de viande abattue selon le rituel qui sera réellement commercialisée comme halal. Par ailleurs, l’essentiel des ventes se fait via les boucheries musulmanes et les épiceries de quartier, petites structures indépendantes dont la comptabilité n’est pas centralisée.

L’étude la plus reprise dans les médias a été réalisée par le cabinet Solis, spécialisé dans le marketing « identitaire » à partir de questionnaires déclaratifs. Basée sur l’hypothèse de 5 millions de musulmans en France, elle conclut que le marché s’établissait à 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards en produits alimentaires et 1 milliard en restauration hors domicile (kebab, fast-food, pizzeria).

« Ce n’est pas une étude exhaustive, mais une estimation, précise Abbas Bendali, directeur de Solis. Les musulmans sont jeunes, actifs et surconsommateurs de viande, surtout lors d’événement comme l’Aïd, les naissances, les mariages… Ils achètent à 85 % de la viande, dans des boucheries halal qui, contrairement aux boucheries traditionnelles, résistent très bien et vendent de gros volumes. »

Cette étude a été corroborée par le cabinet Xerfi, qui évoquait, en 2011, un marché de 4 milliards d’euros. Elle est toutefois remise en cause par d’autres observateurs. Pour Mai Lam Nguyen-Conan, le chiffre a été « complètement gonflé ». Jean-Christophe Despres, directeur de l’agence de marketing ethnique Sopi, calcule qu’« à titre d’exemple, la société Zaphir (Isla Délice) réalisait 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, pour une part de marché de 45 %. Certes la réalité se trouve du côté des produits carnés bruts, mais l’opacité des filières ne permet pas de mettre en place une démarche convaincante. Il n’y a pas de marché, côté entreprises, pour mener à bien de telles études en toute rigueur. »

Même dans la grande distribution, le marché est éclaté, entre des marques spécialisées (Isla Délice, leader du secteur, Medina Halal), des géants de l’agroalimentaire qui lancent une gamme halal (Fleury Michon, Nestlé) et des marques de distributeurs (Wassila pour Casino).

Du côté des grandes surfaces, les ventes de produits halal avec code à barres (ce qui exclut la viande fraîche étiquetée différemment) atteignent 205 millions d’euros, selon l’institut Nielsen. Les produits les plus plébiscités sont les charcuteries de volaille (77 millions d’euros), les viandes surgelées (37 millions), les saucisses (16 millions) et les plats cuisinés, loin devant les confiseries (2,8 millions).

Mais si ce marché reste encore « confidentiel » en hyper et supermarchés (0,2 % des produits de grande consommation), il est en croissance continue, selon Nielsen : + 7,3 % entre 2015 et 2016, + 20 % depuis 2013. De quoi aiguiser l’appétit de certains acteurs industriels.

 Anne-Aël Durand

Source : Le Monde

Immigration clandestine: plus de 10000 morts en Méditerranée depuis 2014

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Selon l’Organisation internationale des migrations, 320 migrants sont morts dans le naufrage au large de la Crète vendredi 3 juin. En tout, plus de 10 000 personnes ont péri en Méditerranée depuis 2014, selon l’ONU. L’UE veut lier l’aide à l’Afrique à la lutte contre les migrations.

« Horrible ». Le mot est celui d’un porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Le nombre de victimes en Méditerranée ne cesse de croître ces deux dernières années. Elles étaient 3 500 en 2014 et 3 771 en 2015. Depuis janvier, plus de 2 800 décès ont déjà été enregistrés, soit 1 000 de plus par rapport au premier semestre 2015.

En tout, depuis 2014, plus de 10 000 personnes sont mortes en mer en voulant rejoindre l’Europe.

Ces drames ne découragent pourtant pas les candidats à l’exil de tenter des traversées périlleuses. Selon l’Office international des migrations, plus de 206 000 réfugiés et migrants sont arrivés en Europe depuis le début de l’année 2016. Les trois quarts d’entre eux sont passés par le Grèce avant la fin du mois de mars, soit avant la mise en œuvre de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie. Depuis, la route maritime au départ de l’Afrique via la Méditerranée est redevenue tristement sur le devant de l’actualité, avec ses centaines de victimes.

Source : Soninke

La population belge en hausse de 0,5% surtout grâce à l’immigration

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La population légalement enregistrée en Belgique totalisait 11.267.910 habitants au 1er janvier 2016, d’après les chiffres officiels de la DG Statistique. Ce nombre est en hausse de 0,5% par rapport à 2015, un taux de croissance identique à celui de 2014, en raison de l’accroissement de la population immigrée.

Le surplus des naissances par rapport aux décès, qui s’élève à 11.205 individus en 2015, ne représente qu’un cinquième de la croissance démographique. Pour la cinquième année consécutive, le nombre de naissances a diminué l’an dernier alors que le vieillissement de la population entraîne une augmentation des décès.

La hausse de 0,5% de la population belge est due pour quatre cinquièmes au solde migratoire. En 2015, ce solde était positif de 47.682 unités grâce à l’immigration internationale, en progrès. A noter que les demandeurs d’asile dont la requête est en cours de traitement n’ont pas été comptabilisés.

La Région de Bruxelles-Capitale est celle qui contribue le plus à la croissance démographique: +1,1%, contre +0,5% en Région flamande et +0,3% en Wallonie. La capitale se caractérise à la fois par un accroissement naturel élevé et un mouvement migratoire international important. Toutefois, le nombre de Bruxellois qui quittent la capitale pour une autre Région dépasse celui des Wallons et Flamands qui emménagent à Bruxelles.

En Wallonie, les décès ont devancé les naissances en 2015. La croissance de la population y est assurée uniquement par l’immigration internationale et depuis les autres Régions du pays.

Au total, la Belgique compte 51% de femmes pour 49% d’hommes. Avec 6.477.804 habitants au 1er janvier 2016, la Flandre est la Région la plus peuplée. La Wallonie accueille 3.602.216 habitants et Bruxelles 1.187.890.

Lavenir.net

 

Procédure de fermeture d'une mosquée à Liège

Une procédure de fermeture de la mosquée Markaz, quai Saint Léonard à Liège, a été lancée pour des motifs judiciaires.

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Une procédure de fermeture de la mosquée Markaz, quai Saint Léonard à Liège, a été lancée pour des motifs judiciaires. Quatre condamnés pour motifs terroristes auraient fréquenté les lieux. Le Bourgmestre de Liège a été alerté par un courrier du Procureur du Roi.

Source : vivreici.be

A Genève, les liens très étroits de la Grande mosquée avec le djihadisme

L'information semble dépasser l'entendement. A Genève, la Grande mosquée de la ville est aux mains de prédicateurs radicaux délivrant une vision de l'islam des plus rétrogrades.

Deux imams, français, convertis, habitants de l'autre côté de la frontière dans le département de l'Ain y font l'objet d'une surveillance spéciale de la part des services de renseignement qui ont perquisitionné leur domicile en novembre 2015, quelques jours après les attentats de Paris.

Le numéro de téléphone portable de l'un d'eux, un Toulousain, figurerait au moins à sept reprises dans la liste des appels entrants et sortants du téléphone de Mohammed Merah, auteur de la tuerie de Toulouse et Montauban lors de laquelle il avait, au volant de son scooter, abattu sept personnes, dont trois militaires français et trois enfants juifs et un éducateur de l'école juive Ozar Hatorah.

 

Plus que cela, selon une note de la Direction départementale de la police aux frontières de l'Ain, il est soupçonné d'être «l'un des personnages-clés dans l'organisation d'une filière djihadiste».

Interrogé par Le Point et Le Matin dimanche, il a démenti toutes les accusations, affirmant «ne pas avoir le souvenir d'avoir jamais rencontré Mohammed Merah».

Le second a fait ses études en Arabie saoudite, avant de venir travailler pour la Grande Mosquée de Genève en 2008. Interrogé par la télévision suisse pour savoir ce qu'il pensait de la lapidation, il avait préféré répondre «Joker».

Plus grave encore, au printemps 2015, deux jeunes, un Suisse converti et un Tunisien, liés à «un groupe de jeunes radicalisés fréquentant la mosquée du Petit-Saconnex», sont partis en Syrie, explique Le Point.

Interrogée par La Tribune de Genève, la mère du suisse converti a indiqué avoir demandé de l'aide à un imam de la Grande mosquée du Petit-Saconnex. Ce dernier lui a répondu : «ce n'est pas mon problème».

L'Arabie saoudite aux commandes et à la rescousse

La Grande mosquée de Genève est un véritable symbole : il s'agit de la première mosquée construite en Europe en 1978, sous l'impulsion et avec le soutien de la Ligue islamique mondiale.

Cette dernière, fondée à La Mecque en 1962 a pour but de propager l'islam et lutter contre les fausses allégations visant à détruire l'unité des musulmans.

Aussi, ce scandale de la Grande Mosquée du Petit-Saconnex a contraint la Ligue, en bon dirigeant, à faire une petite visite à Genève, histoire de remettre les pendules à l'heure et faire le point sur cette affaire.

Car il s'agit là d'une véritable épine dans le pied de Riyad qui s'applique depuis des années à crier à la diffamation à chaque fois que l'Arabie saoudite est accusée d'entretenir des liens avec le terrorisme islamiste et le djihadisme.

Arrivés dans le plus grand secret, les membres de la Ligue islamique n'ont accepté de répondre à aucun journaliste et ont refusé de s'entretenir avec les fidèles de la mosquée.

«Ces gens descendent dans les palaces, mais ne cherchent même pas à dialoguer avec ceux qui fréquentent la mosquée ! Décidément, rien ne change», a déploré à Le Point Hafid Ouardiri, porte-parole de la Fondation culturelle islamique de l'Entre-Connaissance et ancien porte-parole de la mosquée du Petit-Saconnex d'où il a été licencié en 2007 pour avoir refusé de suivre à la lettre les instructions de Riyad, préférant que plus de pouvoir soit confié à la communauté musulmane locale.

Source : Lesobservateurs.ch

Athènes proteste contre la lecture du Coran dans l'ex-basilique de Sainte-Sophie

La diffusion tout au long du mois de Ramadan d'une émission religieuse dans le musée de Sainte-Sophie, une ancienne basilique, a provoqué la colère d'Athènes. Ankara a fait part de son bon droit et a appelé la Grèce à se focaliser d'abord sur la liberté religieuse de sa minorité turcophone.

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Le Diyanet, la Direction des affaires religieuses de Turquie, la plus haute autorité sunnite du pays, a reçu une autorisation exceptionnelle du ministère de la Culture pour diffuser sur la chaîne publique TRT une émission religieuse tout au long du mois de Ramadan dans le musée de Sainte-Sophie.

C'est donc la seconde fois que le Coran sera psalmodié dans cette ancienne basilique orthodoxe transformée en mosquée par le sultan Mehmed II en 1453 puis en musée par Mustafa Kemal Atatürk en 1934. L'an dernier, l'inauguration d'une exposition sur le Prophète avait débuté par la lecture du livre sacré, une pratique qui n'avait plus cours depuis 85 ans.

Athènes dénonce un manque de respect, Ankara rappelle la condition des musulmans en Grèce

«C'est un lieu d'instruction pour nombre de savants, de lettrés, de grands hommes. Je prie pour qu'Allah étende sa miséricorde à tous nos aînés qui, de la victoire manifeste [la conquête de 1453 dite «feth-i mubin» car annoncée par le Prophète, ndlr] jusqu'au début de ce siècle, se sont prosternés devant le Miséricordieux», adéclaré Mehmet Görmez, le président du Diyanet, lors de l'émission inaugurale.

L'initiative a eu l'heur de déplaire à Athènes qui a dénoncé une «attitude anachronique» et des «obsessions, confinant à la bigotrie, avec des rituels musulmans dans un monument faisant partie de l'héritage culturel mondial qui sont incompréhensibles et qui révèlent un manque de respect pour la réalité».

Le parti grec d'opposition conservateur Nouvelle Démocratie, au pouvoir jusqu'en janvier 2015, a dénoncé une «provocation» et «un manque de respect envers les chrétiens orthodoxes qui se trouvent dans les quatre coins du monde».

Mercredi 8 juin, Ankara a réagi par le biais du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tanju Bilgiç. «Nous appelons à la raison la Grèce qui n'autorise toujours pas la construction d'une mosquée dans sa capitale, qui s'immisce sans arrêt dans la liberté religieuse de la minorité turque de Thrace occidentale et qui confond l'islamophobie avec la modernité», a-t-il déclaré.

Des polémiques en cascade

En 1967, le pape Paul VI, en visite en Turquie, s’était agenouillé pour une courte prière, un geste considéré comme un affront par les autorités turques de l’époque.

En mars 2014, devant les rumeurs qui couraient sur une annonce imminente de la réouverture du musée de Sainte-Sophie en mosquée, le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomée, avait appelé le pouvoir à la retenue, estimant que face à une éventuelle transformation en mosquée, «le monde chrétien se dressera contre cette possibilité». «Si Sainte-Sophie est à nouveau ouverte à la prière, elle doit l'être conformément à son but initial», avait-il ajouté.

L’idée de transformation en lieu de culte avait été réfutée par Tayyip Erdogan en personne. En juin 2014, le Premier ministre, aujourd’hui président de la République, avait lancé : «Remplissons d'abord la mosquée bleue [qui se trouve juste en face de Sainte-Sophie, ndlr] non pas à l'occasion des prières du tarawih [qui s'accomplissent lors du Ramadan, ndlr] ou des fêtes religieuses mais à l'occasion des prières du matin. Après, on verra».

Sami Kiliç

Source : Zaman France

Nice: Une carcasse de sanglier retrouvée devant la mosquée En-Nour

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Le corps ensanglanté de l’animal a été découvert devant le bâtiment. Une carcasse de sanglier gisait ce mercredi matin contre un mur de la mosquée En-Nour, nouveau lieu de culte de l’Ouest de Nice qui doit ouvrir vendredi malgré l’opposition de Christian Estrosi (LR).

Cette mosquée, dont les travaux se sont achevés récemment, est au cœur d’une polémique entre l’association qui la porte et la municipalité de Nice, qui l’accuse de « salafisme » et lui reproche d’avoir été financée par des fonds saoudiens.

Lundi, le tribunal administratif a enjoint la ville de donner son autorisation d’ouverture dans les cinq jours. La juridiction considère notamment que le refus du maire porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte ». La ville a décidé de se pourvoir en cassation devant le conseil d’Etat, mais ce recours n’est pas suspensif.

«Christian Estrosi qui décide de nous stigmatiser»

«Grâce à Christian Estrosi qui décide de nous stigmatiser, nous sommes victime d'actes islamophobes», a réagi l'institut En-Nour, sur son compte Twitter

Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie et secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit « choqué par ce nouvel acte raciste qui intervient en plein mois de ramadan ».

Le responsable « condamne avec la plus grande vigueur cet acte insultant et provocateur à l’encontre des musulmans français de la ville de Nice ». Il annonce par ailleurs que l'institut En-Nour a déposé plainte contre X.

« Une catastrophe pour le «vivre ensemble» »

Une enquête ouverte pour « violences morales » a été confiée à la Sûreté départementale, indique également Nice-Matin. Sur place dans la matinée, des policiers effectuaient des constatations.

La dépouille de l’animal a été enlevée rapidement mais des traces de sang demeuraient visibles, les responsables de cet acte ayant pris soin d’éviter d’être filmés par la caméra placée devant l’entrée du lieu de culte, selon Razak Fetnan, ancien conseiller municipal proche des dirigeants de la mosquée. « C’est une catastrophe pour le «vivre ensemble». Il s’agit d’un lieu de prière, pas d’un champ de bataille », a-t-il déploré.

Les dirigeants de la mosquée comptent inaugurer leur lieu de culte, qui peut accueillir plus de 800 fidèles, à l’occasion de la grande prière de vendredi.

F.B. avec AFP

Source 20 minutes

Ramadan : «Saint-Denis a sa basilique, son stade, elle aura sa mosquée !»

La grande mosquée de Saint Denis pouvant accueillir 2 500 fidèles ouvrait exceptionnellement ses portes en ce 6 juin, premier jour du mois de Ramadan. 

 Pour cette première prière du Dohr du mois de Ramadan, quelques dizaines de fidèles se sont pressés pour suivre l'imam qui guide l'office sur les tapis étalés à même un sol encore brut. Quelques fils pendouillent toujourd du plafond, le gris du béton apparaît ci et là : les travaux ne sont pas terminés et l'ouverture est encore fragile. «La préfecture nous a donné l'autorisation d'ouvrir pendant le ramadan, mais seulement la salle des hommes, en bas» explique Hakim Rabiha, porte parole de l'association Amal en charge de l'édifice.
 

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Le projet d'une valeur de 7 millions d'euros au total, comprend un bâtiment central et deux bâtiments adjacents aux normes RT 2012, assurant une gestion thermique très performante. Le toit sera végétalisé et le bâtiment doté d'un système de récupération des eaux pluviales. Même l'électricité devrait être alimentée par des panneaux solaires.

«On n'a plus de prétexte pour ne pas aller à la mosquée !»

Nichée au cœur du quartier de la cité Allende, à la frontière nord entre Saint-Denis et Stains et un nouveau quartier en construction, la nouvelle mosquée de Saint-Denis multiplie les communications aux journalistes et a convoqué la presse à plusieurs reprises pour annoncer l'ouverture officielle bien que la mosquée ne sera pas ouverte définitivement avant décembre 2016.

«On en profite avant que ça ferme, avance Karim, 22 ans, habitant du quartier. On espère vraiment que la mosquée sera ouverte en décembre», une réalité qui n'enlève en rien la joie des habitants.

«Attendez, on a une mosquée en bas de chez nous : que demander de plus ?» lance un jeune fidèle en sortant de la prière. En kamis blanc, grand sourire, une petite barbe de jeune homme, il ne cache pas sa joie. «On n'a plus de prétexte pour ne pas aller à la mosquée !» ajoute-t-il, hilare.

«Avant, j'allais à Stains, se souvient Karim. Ça me prenait 10 à 15 minutes. » En effet, la plupart des habitants fréquentaient soit la mosquée de Stains, dans l'autre commune, soit la mosquée Bilal que beaucoup d'habitants ont peur de voir être fermée à cause de l'ouverture du nouveau lieu de culte, ou encore la salle de prière du foyer au premier étage d'un bâtiment adjacent à la nouvelle mosquée.

«Saint-Denis a sa basilique, son stade, elle aura sa mosquée ! »

«Au foyer, les prêches sont parfois en Bambara ou Konianké, se souvient Réda, 34 ans. Moi je ne comprends pas ces dialectes, alors je préfère aller dans la nouvelle mosquée.» Arrivé un peu en retard pour l'heure du Dohr, il trouvera porte clause. Tant pis pour cette fois-ci. «J'ai hâte qu'elle soit ouverte tout le temps et puis elle est belle, c'est une marque de respect de faire un bâtiment aussi beau pour nous.» 

26 mètres de minarets, un dôme visible de la rue... il faut dire que malgré sa sobriété, le bâtiment se pose assez fièrement dans ce quartier en rénovation. «C'est une situation géographique stratégique entre trois quartiers, dont un qui se construit, explique Hakim, le porte parole de l'association Amal. «Saint-Denis a sa basilique, son stade, elle aura sa mosquée !» plaisante-t-il joyeusement.

Le projet a été lancé en 2003, par l'association Amal qui gère déjà la mosquée Bilal, une salle de prière située près du barrage de la ville : «La mère des mosquées de Seine-Saint-Denis », aime à dire Ahmad, le trésorier, rappelant qu'elle est la première structure officielle d'accueil du culte musulman dans le département.

L’association a décidé d’acquérir le terrain de 4 000 m² pour la somme de 666 000 euros. «Il était pour nous hors de question de faire un bail emphytéotique, affirme Hakim. Cela reste une épée de Damoclès sur nos tête : que se passera-t-il dans 99 ans si tout à coup on ne nous renouvelle pas le loyer ? Il faudrait détruire le bâtiment ? Non, être propriétaire nous garanti de la pérennité de ce lieu».

La mosquée de Saint-Denis, un enjeu pour les élections du CFCM ?

La construction de cette grande mosquée pouvant accueillir jusqu'à 2 500 fidèles a démarré en 2007 et la première pierre fut posée à ce moment là.

Les travaux n'ont réellement commencé qu'en 2009. «Nous avons été très bien accompagné par la Mairie, dans le respect des règles de la laïcité, la communauté chrétienne nous a aussi beaucoup soutenu.» conclu le porte parole.

Avec son nombre important de m², la mosquée risque également de devenir un enjeu capital pour les élections du Conseil français du culte musulman (CFCM). Mais à la grande mosquée de Saint-Denis, «on n'y a pas encore réfléchit avoue Hakim. On n'est affilié à aucune tendance, ou courant. On est indépendant ! ».

Source : pages hallal

Sanglier devant la mosquée: l'association En-Nour va porter plainte

Le président de l'association devrait porter plainte contre X dans la journée de mercredi.

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Le président de l'association qui gère la mosquée En-Nour a annoncé sa volonté de déposer plainte après la découverte d'un cadavre de sanglier devant la mosquée de Nice-Ouest.

Anouar Benaouada va porter plainte contre X dans la journée de mercredi.

Une enquête pour "violences morales" a été ouverte et confiée à la Sûreté départementale.

Source : Nice Matin

Les musulmans de Meaux dans leur nouvelle mosquée pour le Ramadan

Le Collectif musulman de Meaux (CMM) a réussi son pari. La nouvelle mosquée, aménagée dans l'ancien magasin Gigastore, dans le quartier de la Verrière, a ouvert juste avant le ramadan, qui a débuté lundi 6 juin.

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Les musulmans de Meaux et des environs bénéficient désormais d’un espace « digne pour la prière », selon les mots de Mohamed Mellouk, président du collectif. Le rez-de-chaussée s’étend sur 1 500 m². Le sous-sol offre une surface de 500 m².

La commission donne son feu vert

Ce n’était pourtant pas gagné. Début mai, la mairie de Meaux n’avait pas encore reçu le dossier ERP (Etablissement recevant du public). La commission technique s’est finalement réunie jeudi 2 juin. Des représentants des sapeurs-pompiers, de la mairie, de la police, de la préfecture et du Département ont visité le site en compagnie des responsables du CMM pendant plus de 4 heures. « Ils ont délibéré et nous ont accordé le droit d’ouvrir au public. Le site répond aux normes de sécurité », explique Mohamed Mellouk.

Fini donc l’entrepôt de la zone industrielle où les fidèles prient depuis la fermeture de la mosquée du quartier Dunant, fin 2014, pour cause de travaux. L’association islamique culturelle et cultuelle de Meaux, qui gère ce lieu de culte, ne va pas renouveler le bail qui s’achève en juin. Tous les musulmans se retrouveront donc à la Verrière au moins jusqu’à la réouverture de l’autre mosquée meldoise, prévue au cours de l’été. « Ca règle déjà les problèmes de stationnement, de nuisances et de sécurité dans la zone industrielle », explique Mohamed Mellouk.

Mohamed Mellouk :

Nous sommes là pour rassurer

Le CMM a engagé le dialogue avec certaines associations de quartier qui avaient exprimé une inquiétude à propos de ce projet de mosquée. « Il y a une peur à cause du contexte actuel. Je peux la comprendre. Nous sommes là pour les rassurer. Il n’y a pas de raison pour que l’on ne puisse pas cohabiter sereinement. Je le répète : nous défendons un islam modéré, vecteur de paix. La diversité doit être une richesse. » Quatre imams vont se relayer pendant le mois de ramadan. Nordine Mamoune, celui de la mosquée du quartier Dunant, en fait partie.

Pour Mohamed Mellouk, l’ouverture de cette salle de prière n’est qu’une première étape. « L’objectif est de créer un centre cultuel mais aussi culturel avec du soutien scolaire, des animations… un lieu de vie pour tout le monde. On a encore beaucoup de boulot. »

Gurvan Abjean

Source : Journal de la Marne

A Sorgues, une pétition pour sauver la mosquée

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Deux mois après la décision du tribunal correctionnel d'Avignon, ordonnant la fermeture de la mosquée à Sorgues, et alors que les membres de l'association La Renaissance culturelle sorguaise ont interjeté appel de ce jugement, une pétition réclamant "un lieu de culte décent dans la ville de Sorgues" a été lancée.

Sur mesopinions.com, un site dédié aux pétitions et sondages en ligne, le président de l'association La Renaissance culturelle sorguaise, Brahim Bouharrada, réclament un lieu de culte pour tous les citoyens de confessions musulmanes. "Après plusieurs années de refus émanant de la mairie (droit de préemption notamment) c'est en 2014 qu'un pas a été franchi avec l'acquisition du bâtiment situé en zone industrielle du Fournalet pour une somme globale de 400 000, ce projet de mosquée est et restera en adéquation avec la commune", peut-on lire. Le président y dénonce toujours l'ambiguïté du maire Thierry Lagneau dans ce dossier. "Il fit la promesse de modifier le PLU (Plan Local d'Urbanisme) afin que les musulmans puissent avoir un lieu de culte honorable et sécuritaire. Aujourd'hui, il récuse la promesse qu'il a tenue (...) !"

"Des gens font la prière dehors par tous les temps"

Les pétitionnaires -- 1354 personnes ont signé ce texte depuis le 22 mai dernier-- réclament enfin la modification du zonage de la parcelle où est situé le bâtiment acquis dans la zone du Fournalet par l'association. Fin avril, l'association avait été condamnée à remettre en état l'entrepôt abritant la mosquée et dans laquelle des salles de classe d'une école coranique et une salle de prière avaient été aménagées. Le tribunal correctionnel avait ordonné la remise en état des lieux sous peine d'astreinte de 100€ par jour.

"Nous sommes 4000 musulmans à Sorgues, dit M. Brahim Bouharrada. Comment peut-on rester dans une mosquée de 50m² ? Des gens font la prière dehors par tous les temps".

Contacté, Thierry Lagneau a précisé "comprendre la démarche. Chacun se bat avec ses armes. Mais pour l'instant, je m'en tiens à la décision de la justice".

M.F.

Source : La Provence

mercredi, 08 juin 2016

Une serveuse agressée à Nice, parce qu'elle servait de l'alcool lors du ramadan?

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Une serveuse de Nice a porté plainte pour violences volontaires. Elle dit avoir été insultée et frappée, lundi, par des hommes qui lui reprochaient de servir de l'alcool au premier jour du ramadan.

Il est midi, lundi, dans le centre-ville de Nice. Une serveuse d'une trentaine d'années sert de l'alcool à des clients, quand deux hommes seraient entrés dans le bar en pointant les bouteilles du doigt et l'auraient invectivée.  

La jeune femme d'origine tunisienne a relaté à l'Obs, ce mardi, les propos qu'ils auraient tenu: "L'un d'entre eux m'a dit en arabe: 'Tu devrais avoir honte de servir de l'alcool en période de ramadan'. Puis, il a ajouté: 'Si j'étais Dieu, je t'aurais pendue'."  

"Tu n'es pas Dieu pour me juger"

La jeune femme qui pratique le ramadan dit ne pas s'être démontée. "Tu n'es pas Dieu pour me juger", aurait-elle répliqué à ses interlocuteurs. Les deux hommes ne se seraient pas arrêtés là puisque avant de quitter les lieux, ils l'auraient traitée de "sale pute" et de "prostituée" et l'un des deux l'aurait frappée. La trentenaire dit être tombée à terre.  

C'est son patron, qui n'était pas présent lors des faits, mais qu'elle a appelé immédiatement, qui aurait prévenu la police. Nice-Matin relate qu'il aurait confié aux enquêteurs les bandes de vidéo-surveillance de l'établissement, qui ont enregistré la scène et que l'Obs assure avoir pu consulter.  

"Si je le fais, c'est parce que je suis serveuse"

"J'ai eu tellement peur. J'ai du mal à comprendre. Pourquoi m'ont-ils insultée? Pourquoi cette gifle? Je me suis sentie rabaissée, humiliée, salie. Je ne veux pas que d'autres femmes puissent être victimes d'une telle agression", a réagi la victime auprès de l'Obs. Elle dit ne pas comprendre cette haine envers elle. "Ce n'est pas parce que je sers de l'alcool que je n'accomplis pas mon devoir. Si je le fais, c'est parce que je suis serveuse. En Tunisie, j'exerçais le même métier et je n'ai jamais eu le moindre problème. Je ne pensais pas qu'en France, pays de libertés, je puisse être agressée pour ça", déplore la jeune femme.  

La serveuse, a tenu à terminer sa journée de travail, mais a porté plainte pour violences volontaires, comme l'a confirmé à L'Express la préfecture des Alpes-Maritimes. "Une division de la police de Nice s'occupe de cette enquête", précise cette source. 

Source : L'Express

Deux grandes mosquées à Nice, ou comment se prendre les pieds dans le tapis…

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De longue date, Christian Estrosi voulait une grande mosquée à Nice. En 2006, lorsqu’il n’était pas encore maire mais président du conseil général des Alpes-Maritimes, il avait défendu cette idée avec ferveur. Il risque, aujourd’hui, d’être satisfait bien au-delà de ses espérances !

Nice, qui compte déjà 18 lieux de prière musulmans (selon le site trouvetamosquee.fr), pourrait bientôt s’appeler Nice-les-Deux-Grandes-Mosquées.

En effet, un bâtiment, situé à Nice-Ouest et appartenant à un sujet saoudien qui a investi 4 millions d’euros, a fait l’objet de travaux pour être aménagé en grande mosquée. Christian Estrosi, depuis plusieurs mois, tente en apparence de s’opposer à cette construction. Mais l’association culturelle et cultuelle En-Nour, en charge du projet, a déposé la semaine dernière un référé auprès du tribunal administratif de Nice. La décision est tombée le 6 juin : sous cinq jours – avant le début du ramadan -, cette mosquée devra ouvrir ses portes aux fidèles. La ville de Nice s’est immédiatement pourvue en cassation auprès du Conseil d’État.

Christian Estrosi en pointe face à l’islam radical ? Voir. Car comme le faisait remarquer, le 23 avril dernier dans Nice-Matin, Olivier Bettati, conseiller régional Front national et conseiller municipal de Nice, « qui peut imaginer une seconde qu’une mosquée de cette taille soit construite dans la circo du maire sans qu’il ne se soit occupé de rien ? » Et Benoît Kandel, ancien premier adjoint d’Estrosi, de préciser que c’est le maire qui a signé les autorisations de travaux en ajoutant : « Aujourd’hui, le maire veut apparaître comme le sauveur d’une situation qu’il a lui-même créée… C’est lui qui a fabriqué la mosquée. »

Ces déclarations venaient à la veille d’un conseil municipal extraordinaire autour de ce sujet, conseil au cours duquel Christian Estrosi montra ses gros bras pour faire face au fondamentalisme. Marie-Christine Arnautu, conseillère municipale Front national, avait alors dénoncé cette gesticulation inscrite dans un plan com’ bien huilé.

Et lorsqu’on prend connaissance des remarques faites par le tribunal administratif, on ne peut que se ranger à cette appréciation. En effet, le tribunal a relevé que le maire de Nice ne s’opposait pas à l’ouverture de cette mosquée pour des motifs relatifs au respect de la législation mais pour ses doutes sur l’origine du financement des travaux et sa crainte de prêches dangereux, arguments qui ne pouvaient à l’évidence être retenus par la justice administrative. En outre, le tribunal a souligné le fait que la commission d’accessibilité et la commission de sécurité communales avaient rendu des avis favorables à l’ouverture au public. Devant qui ces commissions sont-elles responsables ? Sans préjuger de la décision du Conseil d’État et sans être derviche tourneur, on peut imaginer comment se terminera cette affaire…

Mais le plus fort, c’est que pour contrer ce projet de grande mosquée, Christian Estrosi a eu l’idée géniale d’en soutenir un autre, non loin de l’autre mosquée. Un terrain communal a été attribué par bail emphytéotique à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Cette UOIF dont Estrosi envisageait la dissolution le 25 mars dernier au micro d’Europe 1. Cette même UOIF à qui le même Estrosi, deux semaines après, sur Public Sénat, concédait un brevet de républicanisme en déclarant qu’elle appartenait « aux 90 % des musulmans qui se reconnaissent dans les valeurs de la République française ». Il est vrai qu’entre-temps, le groupe FN au conseil régional de PACA avait proposé d’adresser un vœu au gouvernement pour prononcer la dissolution de cette association…

Difficile de suivre les arabesques de M. Estrosi. Ce que l’on voit, c’est que pour le prix d’un Estrosi, Nice aura droit à deux grandes mosquées.

PS : on lira avec intérêt le livre de Philippe Vardon L’imam Estrosi. Demain à Nice, 20 mosquées?

paru en 2014.

Georges Michel

Source : Boulevard Voltaire

Philippe Vardon : Christian Estrosi et les mosquées, c’est le double langage permanent !

Christian Estrosi a attaqué en justice le préfet des Alpes-Maritimes pour empêcher l’ouverture d’une mosquée à Nice, financée par l’Arabie saoudite. Le tribunal administratif vient de lui demander de signer l’arrêté d’ouverture. Philippe Vardon, auteur de « L’imam Estrosi. Demain à Nice, 20 mosquées?« , réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Source : Boulevard Voltaire

La grande mosquée de Genève, repaire de radicaux

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Accusée d’abriter régulièrement des djihadistes en son sein, la grande mosquée du Petit-Saconnex à Genève revient sur le devant de la scène pour avoir accueilli deux imams français, fichés S, et deux autres fidèles partis combattre en Syrie.

Repaire notoire de djihadistes, la grande mosquée du Petit Saconnex à Genève, financée par l’Arabie saoudite, s’est encore (tristement) distinguée. En cause, comme le révèle Le Point, la présence de deux imams fichés S, faisant donc l’objet d’une surveillance accrue de la part des services français. En l’occurrence, le numéro de téléphone de l’un d’entre eux figurerait « au moins à sept reprises » dans la liste des appels entrants et sortants du portable de Mohamed Merah.

Par ailleurs, selon une note de la Direction départementale de la police aux frontières de l'Ain dévoilée par l’hebdomadaire, ce Français converti serait soupçonné d'être « l'un des personnages-clés dans l'organisation d'une filière djihadiste »

Deux imams dans le collimateur des services de renseignement

Le second imam, également surveillé de près par les services, a étudié la théologie en Arabie saoudite, chantre du Wahhabisme, avant de revenir s’établir en Suisse, un parcours à première vue plus « classique » mais singulièrement entaché par une apparition à la télévision suisse où, invité à se prononcer sur la question de la question de la lapidation des femmes, il a répondu par un inquiétant et lapidaire « joker ».

Outre ces deux personnages peu recommandables, deux jeunes, un Suisse converti et un Tunisien, étroitement liés à un groupe de jeunes radicalisés de la mosquée, ont plié bagage, direction la Syrie et les contingents de l’Etat islamique.  

« Décidément, rien ne change ! »

Fort de constat accablant, la Ligue islamique mondiale, organisme saoudien fondé à La Mecque en 1962 pour « propager l'islam et lutter contre les fausses allégations visant à détruire l'unité des musulmans » a été appelée à la rescousse pour « remettre de l’ordre dans la maison ». Toutefois, les représentants de cette institution ont catégoriquement refusé de s’entretenir avec la presse, pour rendre compte de leurs investigations.

« Ces gens descendent dans les palaces, mais ne cherchent même pas à dialoguer avec ceux qui fréquentent la mosquée ! Décidément, rien ne change », déplore, toujours dans Le Point, Hafid Ouardiri, porte-parole de la Fondation culturelle islamique de l'Entre-Connaissance. En effet, les représentants de la ligue islamique mondiale n’ont pas davantage prévu de s’entretenir avec la communauté musulmane de Suisse, ne semblant pas particulièrement enclin à redorer le blason de la plus ancienne grande mosquée d’Europe.

Source : Valeurs actuelles

Liège: la mosquée "Markaz Attawhid" fermée aussi pour terrorisme par le bourgmestre

A Liège, huit jours après avoir fait fermer le centre culturel islamique Markaz Attawhid pour des infractions urbanistiques, le bourgmestre Willy Demeyer a lancé une autre procédure de fermeture contre ce centre qui abrite une mosquée réputée être un lieu de prêches radicaux.

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Des condamnations pour terrorisme

Cette fois, ce ne sont plus des raisons de sécurité dans le bâtiment qui justifient la procédure administrative lancée par le bourgmestre de Liège mais bien des motifs terroristes. La procédure administrative visant à la fermeture du centre Markaz Attawhid, le bourgmestre Willy Demeyer l'a lancée suite à un courrier du Procureur du Roi de Liège.

"Ce courrier m’informe du fait que 4 personnes qui ont fréquenté, ou fréquente toujours la mosquée, ont fait l’objet de condamnations définitives pour des faits de terrorisme. D’autres personnes sont également concernées par ces procédures. Sur base de cette information, j’ai entamé cette procédure pour éviter des troubles à l’ordre public. Elle prévoit que les responsables des lieux soient entendus avant que je prenne une décision définitive" explique Willy Demeyer.

Jurisprudence

Le bourgmestre de Liège use donc de ses pouvoirs de police administrative, mais sur base d'un dossier judiciaire lui faisant craindre des troubles à l'ordre public.

"Il ne faut pas préjuger de l’issue du dossier mais il est clair que quand une décision est prise, toutes les situations de même nature pourraient connaitre la même issue" poursuit-il.

Autrement dit, la procédure lancée à Liège pour faire jurisprudence. L'issue de cette procédure administrative sera sans doute observée avec intérêt par d'autres bourgmestres confrontés à des situations comparables qui pourraient ainsi trouver un moyen d'action contre des mosquées radicales. 

Martial Giot
 

Strasbourg (67) : le Maroc veut s’emparer de la grande mosquée

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C’était réunion de crise ce week-end à la grande mosquée de Strasbourg à la veille de l’ouverture du Ramadan. Le président de l’association qui gère l’institution vient de démissionner, comme trois autres présidents avant lui depuis 2013. À l’origine de ce dernier retournement, une visite à Rabat début mai lors de laquelle le Maroc a menacé de cesser de financer la mosquée si elle ne suivait pas ses conditions.

L’ouverture de la grande mosquée de Strasbourg en 2012 avait le goût d’une promesse, celle d’un Islam de France en émergence. La mosquée qui réunirait toute la communauté musulmane par-delà les origines diverses des fidèles. La vitrine et l’animatrice d’un « Islam du juste milieu », financée à 25% par l’argent public alsacien (Ville, Département, Région) grâce au droit local et à la volonté politique. Mais quatre ans plus tard, son bilan est amer. En pleine crise de l’image de l’Islam, l’institution est rongée par des conflits internes et sa voix reste donc inaudible. Quant à son indépendance, il n’en est plus question, le Maroc veut la récupérer dans son giron et c’est lui qui tient les cordons de la bourse.(…)

D’après des informations qui ont fuité sur cette visite, Abdellah Boussouf a posé un ultimatum aux administrateurs de la grande mosquée : soit ils acceptent de passer une convention avec le Maroc et de mettre en place un recteur et une équipe salariée fixe à la tête de la mosquée, payés grâce à des subventions marocaines, soit ils ne pourront à l’avenir plus compter sur le soutien financier du royaume chérifien. Une autre condition est posée : que la mosquée de la Robertsau soit rattachée juridiquement à la grande mosquée et passe donc elle aussi sous le contrôle de l’équipe marocaine. Au poste clé de recteur, Abdellah Boussouf exige l’ancien président de la GMS, Saïd Aalla. (…)

« Si le Maroc veut avoir le maximum de mosquées en France, c’est d’abord pour avoir un lobby qui défend sa domination sur le Sahara Occidental afin que la France ne lâche pas le Maroc sur ce dossier. » (…)

Source : Fdesouche

Jean Reno se défend d'avoir critiqué l'intégration des musulmans

Jean Reno a apporté un démenti à la suite de la publication de son interview dans le quotidien espagnol El Mundo dans laquelle il explique que les immigrants qui s'intègrent aujourd'hui en Europe sont des non-musulmans. Selon une attachée de presse, les propos de l'acteur auraient été déformés.

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Ses propos ont fait le (bad) buzz. Au cours d'une interview accordée au quotidien espagnol El Mundo, Jean Reno a été invité à s'exprimer sur l'immigration alors qu'il a lui-même connu cette situation. Né à Casablanca de parents espagnols, qui avaient fui le franquisme, la star des Visiteurs est, en effet, arrivé en 1970 en France.

Le média ibérique a ainsi rapporté cette déclaration : "Si on regarde les gens qui arrivent en Europe, on voit que ceux qui s'intègrent sont des non-musulmans. Ceux qui mettent les lois avant la religion peuvent y arriver mais ceux qui décident de rester dans une culture dont la base est la religion auront des problèmes. A l'école et dans d'autres institutions de la République".

"M. Reno regrette la déformation de ses propos"


Mais ce mardi matin, une attachée de presse de l'acteur a apporté un démenti. Jean Reno n'aurait "d'aucune façon" livré cette opinion. "M. Reno regrette la déformation de ses propos de la part du quotidien", peut-on lire dans un communiqué. Jean Reno aurait simplement exprimé que : "l’intégration pouvait être plus difficile lorsque la religion était placée au-dessus des lois de la République."

"Jean Reno n’a donc d’aucune manière exprimé l’incompatibilité de la religion et des lois de la République", précise le communiqué sorti à la suite de la publication de plusieurs articles sur ce sujet et des très nombreuses critiques lancées sur Twitter.

Source : Metronews

Brève – Ramadan – 5000 personnes chaque nuit à la mosquée de Gennevilliers

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Alors qu’une polémique voit le jour autour des nuisances sonores qui peuvent être occasionnées par le Ramadan, le Parisien donne une idée des chiffres concernant la pratique du ramadan à Gennevilliers.

 

L’importante communauté musulmane de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine : « Trois mille fidèles viennent pour la prière du vendredi, et presque 5 000 personnes la nuit pendant le ramadan, comptabilise Mohammed Benali, le président de l’association qui gère la mosquée Enour.

Source : Riposte catholique

La grande mosquée de Genève, nid de djihadistes ?

Deux des imams de la grande mosquée de Genève, financée par les Saoudiens, sont des Français convertis, fichés "S" par les services de renseignements.

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La Ligue islamique mondiale, fondée à La Mecque en 1962 pour propager l'islam et lutter contre les fausses allégations visant à détruire l'unité des musulmans, prend son temps. Elle n'est arrivée que la semaine dernière à Genève, alors que depuis plusieurs années déjà la grande mosquée du Petit-Saconnex, financée par l'Arabie saoudite, est accusée de propager une vision de la religion parmi les plus rétrogrades. Plus embarrassant, deux de ses fidèles sont partis se battre en Syrie et deux de ses imams font l'objet d'une surveillance accrue de la part des services de renseignements français.

Le numéro de portable de l'un des deux imams, un Toulousain, figurerait au moins à sept reprises dans la liste des appels entrants et sortants du téléphone de Mohamed Merah, emprunté à sa mère. Les domiciles des deux imams, des Français convertis, domiciliés à Ferney-Voltaire, dans le département de l'Ain, juste de l'autre côté de la frontière, ont été perquisitionnés en novembre 2015. Répondant à une interview dans Le Matin Dimanche, J. A., l'imam toulousain, affirme, parlant de Toulouse, « Mohamed Merah venait d'un autre quartier. Nous ne fréquentions pas la même mosquée. [...] Je n'ai aucun souvenir de l'avoir jamais rencontré. » Par ailleurs, selon une note de la Direction départementale de la police aux frontières de l'Ain, ce Français converti serait soupçonné d'être « l'un des personnages-clés dans l'organisation d'une filière djihadiste ». Une accusation que J. A. dément.

« Partir en Syrie ? Ce n'est pas son problème »

Quant à l'autre imam, F. T., qui fait également l'objet d'une fiche « S », il a fait ses études en Arabie saoudite, avant de travailler pour la grande mosquée de Genève en 2008. Parti un temps en Jordanie, il est revenu ensuite en Suisse officier dans ce lieu de culte appartenant à la Ligue islamique mondiale. Interrogé par la télévision suisse pour savoir s'il était pour ou contre la lapidation, il a préféré répondre « joker ». Plus grave, au printemps 2015, deux jeunes, un Suisse converti et un Tunisien, liés à « un groupe de jeunes radicalisés fréquentant la mosquée du Petit-Saconnex », sont partis en Syrie.

Lorsque la mère du Suisse converti appelle un imam de la mosquée pour lui demander de l'aide, celui-ci lui répond « [qu']il ne le connai[t] pas, [que] ce n'[es]t pas [s]on problème ». « Il m'a mal répondu », raconte la mère dans La Tribune de Genève, en août 2015. Saïd Ramadan, le gendre d'Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, et père d'Hani et de Tariq, a bien participé à la création de la Ligue islamique mondiale en 1962. En revanche, il a coupé les ponts avec l'Arabie saoudite quelques années plus tard. Le centre islamique de la famille Ramadan, installé au bord du lac Léman, n'a officiellement pas de relations avec la grande mosquée établie au Petit-Saconnex. Hani Ramadan, son directeur, a toujours manifesté son hostilité quant à l'envoi de djihadistes en Irak ou en Syrie.

Une direction imposée par les Saoudiens

Les « dysfonctionnements » de la grande mosquée ont donc contraint la Ligue islamique mondiale à venir la semaine dernière remettre de l'ordre dans la ville du bout du lac. À l'origine, le déplacement devait demeurer confidentiel. Les représentants de l'Arabie saoudite ont refusé de rencontrer la presse et « de s'entretenir avec la communauté musulmane de Suisse ». « Ces gens descendent dans les palaces, mais ne cherchent même pas à dialoguer avec ceux qui fréquentent la mosquée ! Décidément, rien ne change », déplore Hafid Ouardiri, porte-parole de la Fondation culturelle islamique de l'Entre-Connaissance. Ancien porte-parole de la grande mosquée, il a été licencié en 2007 pour avoir demandé la nomination d'une direction issue de la communauté locale, et non imposée par l'ambassade d'Arabie saoudite.

Pour l'Arabie saoudite, qui entend tordre le cou à toutes les accusations évoquant ses liens avec le terrorisme, la grande mosquée, la première construite en Europe en 1978, fait incontestablement désordre. Car elle « est devenue la plus polémique d'Europe », constate Hasni Abidi, politologue d'origine algérienne. Mais de là à démocratiser son fonctionnement…

Ian Hamel

Source : Le Point

Roubaix : une mosquée ouvre une cagnotte sur Leetchi pour financer son chantier

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La mosquée du Pile a lancé une cagnotte sur internet pour « rembourser ses dettes » liées au chantier d’agrandissement du lieu de culte.

Ce n’est pas un hasard si cet appel aux dons a été lancé ce lundi, premier jour du ramadan : les musulmans sont traditionnellement invités à davantage de générosité pendant leur mois sacré. La mosquée Abou Bakr de Roubaix a donc lancé un appel à la contribution visant à «  rembourser les dettes  » de l’association, liées à son chantier d’agrandissement.

La cagnotte vise un objectif de 100 000 €. «  Nous avons terminé la salle de prière, la sonorisation, les tapis, le chauffage au sol, le tout-à-l’égout, le portail, toute la partie sécurité avec entre autres le système de vidéosurveillance et les portes automatiques  », précise l’association cultuelle. Le 10 mai, la commission de sécurité avait donné son avis favorable à l’ouverture de la nouvelle mosquée. Le budget total des travaux est estimé à 2,6 millions d’euros.

Sur les six mosquées de Roubaix, quatre ont achevé ou lancé des vastes chantiers permettant d’augmenter la capacité d’accueil du lieu de culte et d’améliorer le confort des fidèles. Outre la mosquée Abou Bakr, la mosquée Bilal est quasi terminée à l’Épeule. Le chantier de la mosquée turque avance à Oran-Cartigny, et la mosquée Arrahma en est encore au stade du dépôt du permis de construire.

Bruno Renoul

Surce : Nord éclair