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samedi, 05 novembre 2016

Incitation à la haine en ligne: la justice allemande s'attaque à Facebook

 

 





Le procureur de Munich a ouvert une procédure contre Mark Zuckerberg, cofondateur et PDG du réseau social, et Sheryl Sandberg, directrice des opérations de l'entreprise américaine.

À Berlin

La justice allemande a décidé de se mesurer à Facebook. Le procureur de Munich vient d'ouvrir une procédure contre le fondateur de l'entreprise Mark Zuckerberg ainsi que la directrice des opérations Sheryl Sandberg. Deux lobbyistes du groupe sont aussi visés: Richard Allan et Eva-Maria Kirschsieper. Les dirigeants de Facebook sont accusés de complicité d'incitation à la haine raciale. Le procureur a donné suite à la plainte déposée par un avocat de Würzburg, Chan-Jo Chun, qui reproche au réseau social de tolérer la propagation de propos haineux. Symbolique, l'affaire est révélée par l'hebdomadaire Der Spiegel dans son édition à paraître samedi. Une procédure similaire lancée par le procureur de Hambourg avait échoué au début de l'année.



Le problème de la modération



En Allemagne, on ne plaisante pas avec les propos incitant à la violence, racistes, xénophobes ou évoquant le nazisme. La propagation de la violence politique via internet «est préoccupante» a maintes fois mis en garde le gouvernement en pensant aux réseaux islamistes ou d'extrême droite. Les autorités font pression depuis plusieurs mois sur le réseau social pour qu'il modère davantage les commentaires qui y sont publiés. Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière s'était rendu en août dernier au siège de Facebook à Berlin pour convaincre l'entreprise de coopérer et d'installer un programme de détection des commentaires haineux. Au nom de la liberté de pensée, le réseau social est réticent aux moyens de censure préalable et préfère jusqu'à présent supprimer les propos litigieux lorsqu'ils sont notifiés. Beaucoup échappent à la sanction.

Le phénomène inquiète et est surveillé de près en Allemagne. En 2014, la police a recensé 1119 cas d'incitation à la haine sur internet et 3084 en 2015. En septembre, une vaste opération policière a été menée contre la «criminalité de la haine». Les tribunaux ont eux aussi choisi de durcir le ton. Début octobre, le tribunal de Würzburg a condamné à 18 mois de prison ferme un militant d'extrême droite utilisateur de Facebook qui appelait au meurtre contre les réfugiés ou les juifs. «Notre société a des principes moraux», a déclaré en septembre Thomas de Maizière avant de préciser: «Offline comme online». Facebook est prié d'en tenir compte.


 Nicolas Barotte

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Réveil de l'extrême-droite en Suisse: ce que disent les chiffres

 

 
En dépit de l'actualité récente, le nombre de manifestations d'extrême-droite a régressé en Suisse depuis cinq ans. Mais les violences à l’encontre des étrangers augmentent et l'évolution du contexte migratoire pourrait intensifier les activités extrémistes



 Mi-octobre, 5000 personnes ont participé à un concert néonazi à Unterwasser. En Suisse romande, deux rassemblements sont annoncés dans le courant du mois de novembre: l’un, interdit par le gouvernement vaudois, aurait du se tenir samedi dans un lieu secret du canton; le second est programmé à Genève le 12 novembre avec en invité d'honneur Alain Soral, figure de l’extrême-droite française.  


Assiste-t-on pour autant à un réveil soudain de ces mouvements? La base de données du service de renseignement de la Confédération (SRC) qui liste tous les événements d’extrême-droite entre 2011 et 2015 – et que «Le Temps» s’est procurée – apporte un éclairage statistique partiel sur l’activité de ces groupes. Le SRC surveille et recense les événements d’extrême droite qui impliquent des organisations ou des personnes connues pour des actes violents. Cette base de données n’est donc pas le reflet de toutes les activités de l’extrême-droite, les mouvements identitaires n’y figurant souvent pas. 

Des événements moins nombreux depuis 2011

 

En Suisse, entre 2011 et 2015, 180 événements d’extrême droite ont été recensés par le SRC. Et leur nombre est en forte régression en Suisse depuis 2011. Le concert d’Unterwasser, de loin le plus grand événement organisé sur cette période, devance un autre concert dans le même canton de St-Gall organisé par Blood&Honor, 300 personnes.


Un ancrage plus fort en Suisse alémanique

 

Il existe de grandes disparités entre les cantons. La Romandie est peu habituée à accueillir ce genre d'événements. A l’inverse, Lucerne, Argovie et Zürich connaissaient une dizaine d’événements par année en 2011.
En Argovie, le nombre d’événements annuels a soudainement chuté en 2013, alors qu’à Lucerne, le déclin survient une année plus tard. Zürich a connu un pic d’événements en 2012, puis un retour au calme. Comment l’expliquer? «Le SRC ne fait pas d’analyse cantonale de l’évolution des extrémismes violents, mais des analyses nationales. Nous pouvons cependant dire que les développements ou les régressions sont liés à des individus» répond le SRC aux questions du Temps. «Nous observons aussi que l’extrémisme de droite se développe davantage dans les campagnes que dans les villes».


Une présence plus soutenue en 2015 dans le canton de Vaud

 

En Suisse romande, seul Genève connaissait une poignée d’événements par année, essentiellement liés au groupuscule Genève non-conforme. Ces manifestations, qui tournaient parfois en bagarres, ne réunissaient jamais plus d’une dizaine de personnes.
Quant au canton de Vaud, il a connu un événement une année sur deux entre 2011 et 2014. Collage d’autocollants anti-noirs ou anti-frontaliers à Yverdon, concert et grillade autour du groupe Frakass - Crew 38 (branche des Hammerskins) en 2013 à Lavey-Morcles avec 50 participants, une fête de la jeunesse qui dégénère en bagarre sous les coups d’un skin valaisan, un père extrémiste de droite qui menace des fonctionnaires pour une bisbille privée en 2014.
Mais en 2015, le canton a vécu quatre événements d’extrême droite, selon la liste du SRC. Une bagarre à Lausanne impliquant 20 personnes, un concert d’un groupe hooligan allemand a attiré 20 personnes, un cimetière a été profané à Lausanne et un concert organisé par les Hammerskins suisses (SHS) a attiré une centaine de participants.

Les étrangers au cœur des violences

 

Sur l’ensemble des 180 événements listés par le SRC qui vont des concerts aux agressions physiques, 48 ont clairement pris des étrangers pour cible. Dans 19 cas, il s’agit d’agressions physiques. Dans les autres cas, il s’agit de lettres, de tags, d’auto-collants dont le contenu est raciste ou menaçant.

Cependant, depuis 2012, les agressions physiques sont plus fréquentes que les menaces. Des étrangers sont menacés au couteau, visés avec des bouteilles en verre ou tabassés dans les rues. Des extrémistes ont envahi des lieux d’accueil de réfugiés en les menaçants et 5 incendies criminels de centre de requérants ont été recensés depuis 2012. L’alcool, et parfois la cocaïne, est souvent de la partie lors de ces passages à l’acte.

«Le gros de l’attention des extrémistes de droite se concentre actuellement sur les thèmes de la migration et de l’islam», souligne le SRC dans son dernier rapport. «Une stratégie qui fixerait des buts et les moyens pour les atteindre n’a toutefois pas été relevée», ajoute-t-il. «Les développements dans le domaine de l’asile, qui génèrent de fortes tensions, ainsi que des attentats supplémentaires pour motifs djihadistes en Europe pourraient entraîner une aggravation de la situation dans les domaines de l’extrémisme de droite et de gauche», estime le SRC dans le rapport précité.» A ce jour, des signes concrets d’une telle évolution n’ont pas été relevés en Suisse, ils l’ont par contre été dans d’autres pays européens», note-t-il encore.

Marie Parvex

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Pour Cazeneuve, "il n'y pas de mini-Calais en France"

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a constaté vendredi qu'il n'y avait "aucun mini-Calais en France" après le démantèlement de la "Jungle", contrairement à ce qu'avait prédit la droite, et affirmé que les personnes évacuées avaient "vocation à obtenir le statut de réfugié".


 
"Il n'y a aucun mini-Calais en France, il n'y a que des centres d'accueil et d'orientation", a-t-il affirmé devant les députés à l'occasion du débat sur le projet budget 2017 de la mission "immigration, asile et intégration" adopté en première lecture avec le soutien des groupes de gauche.

De nombreux responsables LR, comme Christian Estrosi, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Éric Ciotti, avaient dénoncé la création de "mini-Calais" partout en France à l'annonce mi-septembre du plan gouvernemental de répartition des migrants de Calais sur l'ensemble du territoire. 

 "Les discours qui ont été tenus relevaient de manipulations et d'instrumentalisation dans un contexte d'irresponsabilité absolue", a jugé M. Cazeneuve en s'en prenant particulièrement à Laurent Wauquiez qui "avait proposé à la population de se dresser contre les préfets qui organisent cette opération humanitaire".

Tirant le bilan de cette opération qui a "sorti de la boue et du froid" 5.132 adultes et 1.930 mineurs, M. Cazeneuve a estimé que "les troubles publics qui résultaient de cette concentration avaient cessé. Depuis dix jours, il n'y a aucune intrusion sur la rocade, ni sur le tunnel".

"Vous n'avez rien réglé sur le fond", lui a répondu le LR Éric Ciotti, pour qui il y a eu à Calais une "utilisation du droit d'asile à des fins d'immigration illégale", "une perversion contre laquelle vous n'avez pas su combattre". 

M. Cazeneuve a nié avoir procédé à Calais à une "opération de régularisation massive d'étrangers en situation irrégulière".
Ceux qui étaient là "venaient de pays où il ont été persécutés, qu'il s'agisse des Soudanais du Darfour, des Érythréens, des Irakiens, des Syriens. Il n'y avait aucune raison de ne pas leur accorder la protection", a-t-il affirmé.

Remerciant l'ensemble des participants à l'opération, M. Cazeneuve a tenu à rendre hommage aux "Calaisiens qui ont affronté depuis des années une situation difficile avec la générosité et le courage qui caractérise les Français de notre façade septentrionale, comme d'autres".

A la FN Marion Maréchal-Le Pen l'interrogeant sur "les choix politiques pro-immigration du gouvernement", M. Cazeneuve a répondu : "la pression migratoire concernait l'ensemble des pays de l'Union européenne au cas où cela aurait échappé à votre sagacité".

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Police aux Frontières : Une filière d’immigration clandestine démantelée à Saint-Martin ?

 

 




Mardi dernier, aux alentours de 12 heures, les agents de la Police aux Frontières ont procédé à un contrôle d’un catamaran au mouillage dans la baie de Marigot.

Une intervention payante des autorités françaises puisque 52 clandestins dont sept enfants ont été découverts à bord de l’embarcation. A noter que toutes les personnes présentes sur le bateau sont de nationalité haïtienne.

Dans la foulée, les policiers ont interpellé et placé en garde-à-vue les trois membres d’équipage, soupçonnés d’un trafic de migrants.
En attendant une décision de justice, les cinquante-deux personnes en situation irrégulière ont été placées dans un local de rétention administrative à Saint-Martin. 

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Terrorisme: la Belgique donne son accord pour un transfert de Mehdi Nemmouche vers la France

 

 
Les autorités belges ont donné leur accord ce jeudi pour autoriser le transfert de Mehdi Nemmouche vers la France, annonce le parquet fédéral belge. Mehdi Nemmouche, un Français de 31 ans, est suspecté d’être l’auteur de l’attaque du Musée juif à Bruxelles le 24 mai 2014 au cours de laquelle quatre personnes ont été tuées. Cette remise à Paris va se dérouler dans les prochaines semaines.
Il pourra être remis quand la Belgique « n’en aura plus besoin » dans le cadre de l’enquête sur cet attentat, précise la justice belge.
La France a lancé un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mehdi Nemmouche. La justice française le soupçonne d’avoir été l’un des geôliers des quatre ex-otages journalistes français enlevés en Syrie en 2013 et libérés en avril 2014. Quelques mois plus tard, Nicolas Hénin confirmait que Nemmouche l’avait « maltraité » pendant sa détention et décrit un homme doté d’un « très grand ego » qui « torturait » les captifs.

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Perpignan: un homme recherché pour avoir foncé avec sa Porsche sur des policiers

 

 
Ce lundi matin, à 6h30, à un péage situé près de la frontière franco-espagnole, une Porsche évite un contrôle de la police aux frontières (PAF). La voiture de luxe fait demi-tour, et prend à contre-sens la bretelle d’autoroute pour se diriger vers Perpignan. 

Quelques instants plus tard, la voiture se retrouve face à des policiers de la brigade anti-criminalité. Elle fait demi-tour, et fonce vers le véhicule des policiers de la PAF, qui l’avait suivie. Un policier est légèrement blessé dans le choc. 

Le suspect est lié au grand banditisme

 

Le conducteur réussit à s’enfuir à pied. Dans la Porsche, les policiers découvrent le document d’identité d’un homme de 31 ans, lié au grand banditisme, et sous le coup d’un mandat d’arrêt du TGI de Lille pour association de malfaiteurs. « Il y a des fortes chances » que la pièce d’identité appartienne au conducteur recherché, mais « c’est en cours d’identification », a précisé un enquêteur.

Le passager du véhicule, qui est immatriculé en Allemagne, a été interpellé et était ce jeudi en garde à vue. La Porsche avait été placée « sous surveillance comme pouvant être utilisé par des malfaiteurs », selon un enquêteur.

Aucune drogue ni arme n’ont été retrouvées dans la voiture de luxe.

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Seine-et-Marne: une policière violemment percutée par une voiture volée

 

 
Ce jeudi matin, une fonctionnaire de la police nationale a été brutalement percutée par le conducteur d’une voiture volée, révèle Le Parisien

Vers 10 heures, une patrouille de police aperçoit un véhicule volé près de la gare de Saint-Pierre-lès-Nemours, en Seine-et-Marne. Les policiers tentent d’en déloger le conducteur et son passager. Pour leur échapper, ces derniers enclenchent brutalement la marche arrière, et percutent l’avant de la voiture de patrouille. Les policiers en sortent, et tentent de les arrêter. Une policière est alors violemment percutée contre un mur. Deux autres policiers ont également été blessés, l’un au visage et l’autre au bras. 

Hospitalisée, elle souffre de nombreuses fractures aux jambes et au bassin. Les agresseurs, deux adolescents, ont été interpellés puis placés en garde à vue. Plusieurs armes ont été retrouvées à bord de leur véhicule volé. 

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Viol d'une interprète de France 5: trois migrants afghans placés en garde à vue à Paris

 

 
Trois migrants afghans, âgés de 30 à 35 ans, ont été arrêtés dans un centre pour travailleurs étrangers de Rungis, ce mercredi. Un portrait-robot de l’agresseur avait été établi, après le viol d’une interprète travaillant pour France 5, en octobre dernier, aux abords de la « Jungle » de Calais. 

Le parquet de Boulogne-sur-Mer précise que leur culpabilité n’est pas encore établie à ce stade. 

Une information judiciaire avait été ouverte le 27 octobre dernier, pour « viol et vol avec arme » par un juge d’instruction boulonnais sur commission rogatoire nationale, a précisé le parquet. 

Les trois hommes nient les faits

 

Entendus lors de leur garde à vue à Paris, toujours en cours, les trois migrants afghans nient leur implication dans le crime qui leur est reproché. Mais contrairement à ce qu’ils affirment, l’enquête a établi qu’ils sont effectivement passés par la « Jungle » de Calais.  Ils pourraient être transférés vers Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.
  
Entre 02h00 et 03h00, un journaliste freelance et une interprète de langue pachtoune réalisaient un reportage pour France 5, aux abords de la « Jungle » de Calais, lorsqu’ils ont été pris à partie par trois Afghans, qui ont d’abord voulu voler leur matériel.
  
L’un de ces trois individus a obligé l’interprète à avoir un rapport sexuel sous la menace d’un couteau, tandis que les deux autres maintenaient le journaliste à distance, également avec un couteau.


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Paris: le camp de Stalingrad en cours d'évacuation

 

 
Le ministre de l’Intérieur l’avait assuré la semaine dernière après le démantèlement de la « Jungle » de Calais, le président de la République l’avait confirmé: le camp de migrants de Stalingrad à Paris sera lui aussi évacué. L’évacuation a débuté vendredi matin à 6 heures dans le calme et encadrée par de nombreux gendarmes et CRS.
« 600 policiers, qui font un travail remarquable, 250 bénévoles des administrations, des bénévoles et des salariés d’associations », a détaillé sur BFMTV le préfet d’Ile-de-France et de Paris.
Aux premières heures de la journée, la première opération a consisté à évacuer environ 500 migrants originaires d’Afghanistan qui ont été regroupés derrière un cordon mis en place par les forces de l’ordre sur le quai de Jemmapes, situé à proximité des stations de métro Stalingrad et Jaurès où s’étaient installés entre 2.000 et 3.000 migrants. L’évacuation va se poursuivre avec les autres migrants, venus d’Afrique, installés eux sur l’avenue de Flandre.

La faim et le froid

 

Les milliers de migrants évacués doivent être dirigés vers l’un des 82 bus pour être conduits dans des centres d’hébergements en Ile-de-France. Une opération qui devrait durer jusqu’au milieu de la journée. « Il a fallu trouver des places, c’est ce que nous avons fait toute la semaine dernière, poursuit Jean-François Carenco. J’espère que nous en aurons assez. »

Cette évacuation, annoncée depuis plusieurs jours, s’est déroulée dans le calme, les migrants se réjouissant pour certains de quitter ce terre-plein sous le métro aérien entre les stations de Stalingrad et de Jaurès, dans le nord-est de Paris où des centaines de tentes avaient été installées. Nombreux sont ceux qui se sont présentés spontanément aux forces de l’ordre. Ahmed, un migrant venu de Libye et rencontré par un journaliste de BFMTV se dit « content » de partir alors qu’il vivait dans des conditions déplorables, « dans le froid et avec la faim ».

Evacué à plusieurs reprises, le camp de migrants de Stalingrad s’était reformé et agrandi notamment après le démantèlement de la Jungle de Calais. Ces derniers jours, plusieurs opérations ont été menées par les autorités dans le campement provoquant certaines tensions. Lundi, une « opération de contrôle » visant à partager  les demandeurs d’asile des sans-papiers. Le lendemain, une manifestation de soutien s’était conclue avec des échauffourées entre migrants.

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Françoise Schepmans fait fermer la mosquée Loqman: surveillé, ce lieu de culte était fréquenté par les terroristes El Khazzani, Akrouh et Abrini

 

 
Nouvelle fermeture d’un lieu de culte à Molenbeek-Saint-Jean. La bourgmestre Françoise Schepmans (MR) a fait fermer pour infractions urbanistiques la mosquée Loqman de la rue Ransfort. Cette mosquée était surveillée par la Sûreté de l’Etat depuis plus d’un an. Elle a été fréquentée par les terroristes Ayoub El Khazzani, Chakib Akrouh et Mohamed Abrini.



Après la fermeture d’une école coranique en mai dernier, la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans (MR), a pris un arrêté de fermeture de la mosquée Loqman, située au numéro 24 de la rue Ransfort, à Molenbeek-Saint-Jean. La fermeture a lieu dans le cadre d’infractions urbanistiques. « Changement de destination des sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage arrière, d’une maison de commerce en lieu de culte, couverture de la cour latérale et modification de la façade sans permis d’urbanisme », peut-on lire dans la confirmation d’ordre verbal « d’arrêt immédiat des actes et travaux ».


Dans la rue Ransfort, difficile d’imaginer que cette maison abrite une mosquée. Pas d’inscription annonçant le lieu de culte. Cependant au moment des prières, notamment le vendredi, le va-et-vient démontre que le lieu abrite une mosquée. Petite et non reconnue par les autorités, cette mosquée occupait le sous-sol, le rez-de-chaussée et le premier étage d’une maison dans le centre historique de Molenbeek. Elle était gérée par l’ASBL Centre Jamii Islamique de Belgique.

Si elle était discrète en apparence, la mosquée Loqman était dans le collimateur de la Sûreté de l’Etat depuis près d’un an et était surveillée car soupçonnée de radicalisation. En effet, de nombreux jeunes du quartier ont fréquenté cette mosquée avant de partir faire le djihad en Syrie.


 Fréquentée par des terroristes


Plusieurs terroristes sont également passés par ce lieu de culte. Tout d’abord, Ayoub El Khazzani, le tireur de l’attentat déjoué dans le Thalys pendant l’été 2015 s’est rendu à plusieurs reprises au numéro 24 de la rue Ransfort. Lors de ses passages à Molenbeek, il séjournait chez sa sœur dont l’appartement est situé chaussée de Gand. A quelques centaines de mètres de la mosquée Loqman.

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Fermeture d'une mosquée fréquentée par des individus suspectés de terrorisme à Molenbeek

 

 


La bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans (MR) a fait fermer pour infractions urbanistiques la mosquée Loqman, rue Ransfort, fréquentée par des individus suspectés de terrorisme, rapportent vendredi les titres Sudpresse. La Sûreté de l'Etat surveillait depuis près d'un an cette mosquée discrète soupçonnée de radicalisation. Le lieu a été fréquenté notamment par Ayoub El Khazzani, le tireur de l'attentat déjoué dans le Thalys, Chakib Akrouh, qui a participé aux attentats de Paris, et Mohamed Abrini, "homme au chapeau" des attentats du 22 mars.

La mosquée a été fermée le 7 octobre pour "changement de destination des sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage arrière, d'une maison de commerce en lieu de culte, couverture de la cour latérale et modification de la façade sans permis d'urbanisme" selon la confirmation d'ordre verbal. Le lieu ne pourrait rouvrir qu'à condition "que les agents communaux constatent que les mesures de remise en pristin état auront bien été exécutées."

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Le refus d'accueillir des migrants est "scandaleux" pour la Grèce

 

 
La Grèce a inauguré un nouveau centre d’accueil pour mineurs isolés, ce jeudi, à Athènes, tout en condamnant le manque de bonne volonté de certains Etats membres concernant l’accueil des réfugiés.

66400 migrants censés être relocalisés depuis la Grèce

De nombreux jeunes sont censés quitter le sol grec pour rejoindre d’autres Etats membres en vertu du plan européen de répartition des migrants.
Celui-ci prévoit la relocalisation de 66400 personnes depuis la Grèce en deux ans. Mais pour l’instant un peu plus de 5000 migrants seulement ont quitté le pays.

Le groupe de Visegrad opposé au plan de répartition

Certains Etats membres refusent de les accueillir.
C’est notamment le cas du “groupe de Visegrad”, composé de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Slovaquie.

Ce refus est “scandaleux” pour le ministre grec de l’Immigration. Yannis Mouzalas a eu des mots très durs envers le groupe de Visegrad :
“Ils ne participent pas au processus de relocalisation et en plus ils essaient de le bloquer en lançant des procédures devant la cour européenne. Ils parlent également d“un nouveau modèle baptisé “solidarité flexible”. Pour résumer, ils nous disent : “gardez les réfugiés et on vous enverra des couvertures”.

Des sanctions contre les pays récalcitrants

La Grèce et l’Italie demandent ainsi que soient mises en place des sanctions financières envers les Etats membres qui ne participent pas au programme de relocalisation. 

“Le nombre d’enfants accueillis dans ce nouveau centre est bien trop faible au vu des 1490 mineurs isolés présents actuellement sur le sol grec. Les autorités grecques l’admettent. Elles coopèrent avec l’Union européenne et avec les ONG, mais elles sont d’accord pour dire qu’il faudrait en faire davantage”, conclut Akis Tatsis, du bureau d’euronews à Athènes.

La France premier pays contributeur

En effet, il n’y a en Grèce actuellement guère plus de 19.000 personnes éligibles au programme conclu en septembre 2015.
Pour soulager la Grèce et l’Italie, la France a accueilli pour l’instant 1.924 personnes, soit près de 40% des relocalisés de Grèce. Elle a aussi accueilli 231 personnes depuis l’Italie.

La France compte relocaliser 400 personnes par mois, l’Allemagne 500. 

La Suisse accueille cette semaine ses premiers relocalisés. 

Les Norvégiens viennent d’adhérer volontairement au programme.

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Quatre mosquées radicales fermées en Île-de-France

 

 
 

 

Soyons francs : fermer quelques mosquées ne va pas résoudre le problème posé par des millions d’afro-maghrébins vivant sur le sol français.

Mais en même temps, le gouvernement est malin parce que ce n’est pas une décision en soi critiquable : tout français avec un peu de conscience nationale préfère clairement ces quelques fermetures à la tolérance passive des imams salafistes.
RT :
Le ministre [de l’Intérieur Bernard Cazeneuve] « a fait procéder ce jour à la fermeture administrative de quatre mosquées », ont indiqué ses services dans un communiqué. Ces fermetures ont été décidées sur « le fondement des dispositions de l’article 8 de la loi sur l’état d’urgence permettant la fermeture des lieux de culte au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes », précise le document.
Cette notion de « mosquée radicale » est tout de même assez contestable, puisque cela laisse entendre que les autres mosquées seraient « modérées » et « acceptables ».
Le 12 octobre, le ministre de l’Intérieur avait indiqué qu’une vingtaine de mosquées et de salles de prières présumées radicalisées avaient été fermées depuis la mise en vigueur de l’état d’urgence, instauré après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts.

Les fermetures décidées le 2 novembre sont intervenues dans les départements des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis ainsi que du Val-de-Marne, et « prennent effet immédiatement », précise encore le ministère.
Dans le Val-de-Marne, il s’agit de la mosquée Al-Islah située à Villiers-sur-Marne, où une école coranique clandestine avait été découverte fin août lors d’une perquisition, a-t-on appris de source proche du dossier.
[…]

Dans les Yvelines, c’est la salle de prières d’Ecquevilly qui a été fermée. […] En Seine-Saint-Denis, il s’agit de la mosquée Ar Rawda, à Stains, et d’un lieu baptisé Masjid Al Fath, à Clichy-sous-Bois, selon la préfecture.
Al-Fath signifie « La conquête », et c’est un nom très fréqueent pour les mosquées en France. On se demande bien pourquoi…
« Sous couvert de but cultuel », les quatre lieux qui ont été l’objet de cette fermeture administrative « abritaient des réunions visant en réalité à promouvoir une idéologie radicale, contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer un risque grave d’atteinte à la sécurité et à l’ordre publics », a fait valoir le ministère de l’Intérieur.
Ah, les « valeurs » de leur (((République)))… Quand on sait que détruire la population française en important des hordes du Tiers-Monde pour la remplacer est parfaitement conforme à leurs « valeurs »…

C’est d’ailleurs sous le couvert de ces mêmes « valeurs » que les nationalistes sont harcelés par la justice.
Si la fermeture de ces mosquées est positive, c’est tout simplement parce qu’elles sont des lieux où des ennemis de la France se rassemblent et s’organisent.

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