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mardi, 21 juin 2016

Géographie du Brexit: la campagne anglaise contre Londres et l'Ecosse

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Le Royaume-Uni se déchire à l'approche du référendum sur l'Union européenne, y compris sur le plan géographique, les grandes villes et l'Écosse étant majoritairement europhiles, alors que la campagne anglaise plébiscite le Brexit.

"C'est la province anglaise contre Londres et les Celtes", résume l'ancien président de l'institut de sondage YouGov, Peter Kellner.

LE ROYAUME-UNI PRO-EU

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- Londres: ville-monde de 8,6 millions d'habitants, la capitale britannique est, selon tous les sondages, résolument en faveur d'un maintien, dans des proportions avoisinant les 60%.

Avec la City, majoritairement pro-UE, Londres possède un des plus grands centres financiers du monde. C'est aussi une mégapole cosmopolite, dont 37% de la population est née à l'étranger.

"Les endroits les plus europhiles du Royaume-Uni sont aussi les plus cosmopolites. Avec une population habituée aux échanges avec l'Europe, mieux éduquée et qui voit généralement d'un bon oeil la mondialisation", explique à l'AFP le professeur Ron Johnston, spécialiste en géographie électorale.

Ce qui vaut pour Londres vaut également dans une moindre mesure pour les autres grandes villes anglaises. "Les villes universitaires avec une population jeune comme Liverpool, Manchester, York ou Bristol figurent parmi les plus europhiles", note l'institut YouGov dans une étude.

- L'Écosse: des quatre nations constituantes du Royaume-Uni, l'Écosse est la plus pro-UE, et de loin. Un récent sondage Ipos-Mori donne les partisans d'un maintien à 64%, contre 36% à préférer un Brexit.

"Traditionnellement, l'Écosse a toujours eu des liens plus forts avec l'Europe, en particulier la France, relève le professeur Johnston. C'est aussi Édimbourg, et non Londres, qui était au coeur du +British Enlightenment+, le siècle des lumières britannique. Les universités d'Édimbourg, St Andrews et Glasgow sont plus anciennes que la plupart des universités anglaises. D'où un cosmopolitisme plus important".

Le parti national écossais SNP s'appuie sur ce courant europhile pour plaider la cause de l'indépendance. Aimer l'Europe est aussi pour certains une opportunité de "se débarrasser des Anglais", ajoute M. Johnston.

L'Irlande du nord est également majoritairement pro-UE. "Le cas du Pays de Galles intrigue davantage, il n'est pas aussi pro-Brexit que l'Angleterre mais certainement plus que l'Écosse et l'Irlande du Nord", affirme Charles Pattie, professeur de géographie politique à l'Université de Sheffield, à l'AFP.

LE ROYAUME-UNI PRO-BREXIT

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- La province anglaise: la campagne anglaise, les "Green Belts", ces ceintures vertes encerclant les grandes villes, constituent le principal réservoir pro-Brexit.

C'est là que vivent les populations se sentant le plus menacées par l'immigration qui viendrait grignoter leur territoire et peser sur les services publics.

"L'immigration de masse va nous contraindre à construire sur une grande partie des +Green Belt+ pour répondre à la demande de logements", prévient Chris Grayling, le leader de la Chambre des Communes qui est un des principaux avocats du Brexit.

"On enregistre le plus fort soutien d'un Brexit dans le ventre de l'Angleterre, en particulier dans les Midlands, autour de certaines vieilles villes industrielles du nord et les côtes sud et est du pays", souligne Charles Pattie.

"Ce sont surtout les personnes aux revenus modestes qui se sentent menacées par l'immigration", ajoute Ron Johnston.

- Les stations balnéaires. Les "seaside towns" sont particulièrement pro-Brexit et constituent le territoire de chasse privilégié du parti anti-immigration Ukip. Son unique député élu, Douglas Carswell, possède son fief à Clacton, sur la côte est.

Destination de vacances prisée jusque dans les années 1950, "les stations balnéaires britanniques sont, à quelques rares exceptions comme Brighton, tombées en décrépitude", avec la démocratisations des voyages bon marché au soleil, souligne Ron Johnston.

Les commerçants et touristes ont été remplacées par une population vieillissante, souvent peu qualifiée et majoritairement blanche, "chassée des grandes villes par des loyers qu'ils ne peuvent pas payer", selon M. Johnston.

Dans les stations balnéaires, l'immigration est moins présente que dans les grandes villes. Pour autant, elle y constitue le principal argument en faveur d'un Brexit.

Source : Le Point

La question migratoire au cœur du référendum sur le « Brexit »

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Au cours des dernières semaines, l’immigration est revenue au centre du débat pour ou contre le Brexit outre-Manche. Si la problématique n’est pas nouvelle (la plupart des partis anti-européens sont également anti-immigration), elle semble toutefois avoir gagné une audience médiatique, certains annonçant même qu’elle sera la clé du résultat du scrutin de ce jeudi. Alors que les conséquences d’un Brexit sur la politique migratoire britannique demeurent incertaines, le débat révèle toutefois les tensions actuelles autour de la libre circulation en Europe.

La vérité sur le plombier polonais

En 2004, le Royaume-Uni est le seul pays européen, avec la Suède, à accorder pleinement l’accès au marché du travail aux citoyens des États qui viennent d’entrer dans l’Union européenne (huit pays d’Europe centrale et orientale ainsi que Chypre et Malte). La Commission européenne autorise en effet les anciens pays de l’UE à retarder jusqu’à sept ans l’accès des nouveaux membres à leur marché du travail. La France, par exemple, ne l’ouvrira qu’en 2008.

Entre 2004 et 2014, environ un million et demi d’Européens issus des nouveaux pays membres sont venus travailler au Royaume-Uni, dont une grande majorité de Polonais. Ceux-ci étaient alors loin d’être considérés comme une menace, l’ouverture du marché du travail ayant été pensée dans la continuité des programmes d’immigration précédents, qui facilitaient déjà l’emploi d’Européens de l’Est dans certains secteurs. Entre 2004 et 2008, la demande de travail industriel, en particulier dans les dark stores du commerce en ligne était telle que les agences de travail temporaire publiaient les annonces directement en polonais, voire allaient recruter sur place.

Mais avec la crise de 2008, le climat s’est dégradé pour les migrants européens. Non seulement ils ont vu leurs salaires chuter, mais ils ont également été confrontés à la montée des discours hostiles à leur présence. Les jeunes qui autrefois étaient accueillis comme de nouvelles forces vives ont vieilli et ont eu des enfants, aujourd’hui accusés de surpeupler les écoles britanniques.

Dès la reprise, cependant, l’économie britannique a continué d’utiliser massivement le travail migrant dans des secteurs qui peinent à recruter en raison de la difficulté du travail, de l’intermittence de l’activité ou encore des horaires asociaux. Ailleurs en Europe, la persistance des difficultés économiques et les politiques d’austérité ont poussé un nombre croissant de personnes à chercher du travail à l’étranger. La suprématie de la langue anglaise motive également le départ de nombreux jeunes diplômés, attirés par ce nouveau sésame de mobilité sociale.

Ainsi, le retour de l’immigration au centre du débat a aussi été alimenté par la présentation de statistiques témoignant d’une hausse importante de l’immigration européenne au cours du mandat de David Cameron, alors que celui-ci avait affiché dès 2011 son intention de la limiter. Cette hausse, bien que réelle, n’est cependant pas uniquement due à l’augmentation de l’immigration roumaine et bulgare, comme l’affirme le parti nationaliste Ukip (United Kingdom independence Party). Si l’on prend en compte le fait que les migrants de ces deux pays étaient déjà employés dans les programmes de travail autrefois réservés aux Polonais, cette immigration semble plus modeste.

Par ailleurs, l’immigration nette s’explique également par une baisse de l’émigration des Britanniques (dont deux millions vivent en Europe et en particulier en Espagne) et l’irruption d’une immigration en provenance d’Europe du Sud, en particulier d’Espagne et d’Italie.

Immigration, globalisation et rhétoriques identitaires

L’un des traits distinctifs de l’immigration européenne de ces dernières années est le fait qu’elle se soit majoritairement installée en dehors des grandes villes, dans les localités moyennes et même à la campagne. Cela s’explique par les secteurs économiques dans lesquels les migrants ont été employés, situés hors des grandes métropoles. Bien que l’arrivée de ces nouveaux actifs ait contribué à redynamiser des villes plutôt en déshérence, elle a également rendu le phénomène migratoire visible à des populations qui y étaient peu habituées et qui se sentaient déjà fragilisées et exclues.

La concentration sectorielle, c’est-à-dire le fait que les migrants soient employés dans un petit nombre d’entreprises, a également renforcé l’impression d’une immigration massive. Enfin, ces populations ont vu dans les migrants européens, plus jeunes et plus éduqués, une nouvelle manifestation de cette mondialisation qui avait fait fermer leurs usines, et dont l’Europe constitue un avatar. Tout cela explique que, dans les sondages, les Britanniques surestiment largement la réalité de l’immigration dans leur pays.

Plus récemment, la crise des réfugiés est venue alimenter encore un peu plus ces inquiétudes. Le discours identitaire qui sous-tend l’association entre Europe et immigration dans le camp du « Leave » ressemble alors à s’y méprendre à celui que l’on retrouve en France ou aux États-Unis : l’idée qu’il faut revenir à une grandeur passée, une identité perdue, et stopper un changement social venu de l’extérieur et devenu incontrôlable.

Le double visage de l’utilitarisme migratoire

Alors que le camp du « Leave » met en avant la possibilité d’une « immigration choisie » rendue possible grâce à la sortie de l’Union européenne, le camp du « Remain » capitalise également sur le rejet de l’immigration en proposant de limiter l’accès des travailleurs étrangers aux prestations sociales. Plaider pour une modification des conditions de séjour permettrait au Royaume-Uni de continuer à profiter de la main-d’œuvre européenne, tout en créant une catégorie de travailleurs aux droits réduits. Une énième déclinaison de l’utilitarisme migratoire, qui intéresse également d’autres pays.

La mesure proposée par David Cameron, qui consiste à limiter l’accès aux prestations sociales aux travailleurs pouvant justifier de quatre années de travail continu, aggraverait encore la précarité de la situation des travailleurs étrangers, déjà surexposés aux risques professionnels et à la précarité. Et n’aurait que peu d’impact économique, puisque les Européens qui travaillent au Royaume-Uni sont jeunes, actifs, et cotisent davantage qu’ils ne coûtent au système britannique. Les allégations de « welfare tourism » (mobilité motivée par l’accès aux aides sociales dans un pays réputé plus généreux), bien que démenties par les études sur le sujet, servent d’alibi à la constitution d’une catégorie de travailleurs rendus hypermobiles par la privation de citoyenneté sociale.

Du côté du « Leave », et bien que les propositions concrètes en matière de politique migratoire restent évasives, les tabloïds pro-Brexit ont abondamment misé sur la peur de l’immigration au cours des dernières semaines pour remporter l’adhésion des derniers indécis, quitte à faire usage de la désinformation

Mobilisation pour le Brexit dans le Kent. Ben Stansall/AFP

Au cours des dernières semaines, l’immigration est revenue au centre du débat pour ou contre le Brexit outre-Manche. Si la problématique n’est pas nouvelle (la plupart des partis anti-européens sont également anti-immigration), elle semble toutefois avoir gagné une audience médiatique, certains annonçant même qu’elle sera la clé du résultat du scrutin de ce jeudi. Alors que les conséquences d’un Brexit sur la politique migratoire britannique demeurent incertaines, le débat révèle toutefois les tensions actuelles autour de la libre circulation en Europe.

La vérité sur le plombier polonais

En 2004, le Royaume-Uni est le seul pays européen, avec la Suède, à accorder pleinement l’accès au marché du travail aux citoyens des États qui viennent d’entrer dans l’Union européenne (huit pays d’Europe centrale et orientale ainsi que Chypre et Malte). La Commission européenne autorise en effet les anciens pays de l’UE à retarder jusqu’à sept ans l’accès des nouveaux membres à leur marché du travail. La France, par exemple, ne l’ouvrira qu’en 2008.

Entre 2004 et 2014, environ un million et demi d’Européens issus des nouveaux pays membres sont venus travailler au Royaume-Uni, dont une grande majorité de Polonais. Ceux-ci étaient alors loin d’être considérés comme une menace, l’ouverture du marché du travail ayant été pensée dans la continuité des programmes d’immigration précédents, qui facilitaient déjà l’emploi d’Européens de l’Est dans certains secteurs. Entre 2004 et 2008, la demande de travail industriel, en particulier dans les dark stores du commerce en ligne était telle que les agences de travail temporaire publiaient les annonces directement en polonais, voire allaient recruter sur place.

Les entrepôts de plate-formes de commerce en ligne ont recruté de nombreux travailleurs d’Europe de l’Est. Álvaro Ibáñez/Flickr, CC BY

Mais avec la crise de 2008, le climat s’est dégradé pour les migrants européens. Non seulement ils ont vu leurs salaires chuter, mais ils ont également été confrontés à la montée des discours hostiles à leur présence. Les jeunes qui autrefois étaient accueillis comme de nouvelles forces vives ont vieilli et ont eu des enfants, aujourd’hui accusés de surpeupler les écoles britanniques.

Dès la reprise, cependant, l’économie britannique a continué d’utiliser massivement le travail migrant dans des secteurs qui peinent à recruter en raison de la difficulté du travail, de l’intermittence de l’activité ou encore des horaires asociaux. Ailleurs en Europe, la persistance des difficultés économiques et les politiques d’austérité ont poussé un nombre croissant de personnes à chercher du travail à l’étranger. La suprématie de la langue anglaise motive également le départ de nombreux jeunes diplômés, attirés par ce nouveau sésame de mobilité sociale.

Ainsi, le retour de l’immigration au centre du débat a aussi été alimenté par la présentation de statistiques témoignant d’une hausse importante de l’immigration européenne au cours du mandat de David Cameron, alors que celui-ci avait affiché dès 2011 son intention de la limiter. Cette hausse, bien que réelle, n’est cependant pas uniquement due à l’augmentation de l’immigration roumaine et bulgare, comme l’affirme le parti nationaliste Ukip (United Kingdom independence Party). Si l’on prend en compte le fait que les migrants de ces deux pays étaient déjà employés dans les programmes de travail autrefois réservés aux Polonais, cette immigration semble plus modeste.

Affiche de campagne de Ukip, Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, lors des élections européennes de 2014. Geograph, CC BY

Par ailleurs, l’immigration nette s’explique également par une baisse de l’émigration des Britanniques (dont deux millions vivent en Europe et en particulier en Espagne) et l’irruption d’une immigration en provenance d’Europe du Sud, en particulier d’Espagne et d’Italie.

Immigration, globalisation et rhétoriques identitaires

L’un des traits distinctifs de l’immigration européenne de ces dernières années est le fait qu’elle se soit majoritairement installée en dehors des grandes villes, dans les localités moyennes et même à la campagne. Cela s’explique par les secteurs économiques dans lesquels les migrants ont été employés, situés hors des grandes métropoles. Bien que l’arrivée de ces nouveaux actifs ait contribué à redynamiser des villes plutôt en déshérence, elle a également rendu le phénomène migratoire visible à des populations qui y étaient peu habituées et qui se sentaient déjà fragilisées et exclues.

La concentration sectorielle, c’est-à-dire le fait que les migrants soient employés dans un petit nombre d’entreprises, a également renforcé l’impression d’une immigration massive. Enfin, ces populations ont vu dans les migrants européens, plus jeunes et plus éduqués, une nouvelle manifestation de cette mondialisation qui avait fait fermer leurs usines, et dont l’Europe constitue un avatar. Tout cela explique que, dans les sondages, les Britanniques surestiment largement la réalité de l’immigration dans leur pays.

Plus récemment, la crise des réfugiés est venue alimenter encore un peu plus ces inquiétudes. Le discours identitaire qui sous-tend l’association entre Europe et immigration dans le camp du « Leave » ressemble alors à s’y méprendre à celui que l’on retrouve en France ou aux États-Unis : l’idée qu’il faut revenir à une grandeur passée, une identité perdue, et stopper un changement social venu de l’extérieur et devenu incontrôlable.

Le double visage de l’utilitarisme migratoire

Alors que le camp du « Leave » met en avant la possibilité d’une « immigration choisie » rendue possible grâce à la sortie de l’Union européenne, le camp du « Remain » capitalise également sur le rejet de l’immigration en proposant de limiter l’accès des travailleurs étrangers aux prestations sociales. Plaider pour une modification des conditions de séjour permettrait au Royaume-Uni de continuer à profiter de la main-d’œuvre européenne, tout en créant une catégorie de travailleurs aux droits réduits. Une énième déclinaison de l’utilitarisme migratoire, qui intéresse également d’autres pays.

La mesure proposée par David Cameron, qui consiste à limiter l’accès aux prestations sociales aux travailleurs pouvant justifier de quatre années de travail continu, aggraverait encore la précarité de la situation des travailleurs étrangers, déjà surexposés aux risques professionnels et à la précarité. Et n’aurait que peu d’impact économique, puisque les Européens qui travaillent au Royaume-Uni sont jeunes, actifs, et cotisent davantage qu’ils ne coûtent au système britannique. Les allégations de « welfare tourism » (mobilité motivée par l’accès aux aides sociales dans un pays réputé plus généreux), bien que démenties par les études sur le sujet, servent d’alibi à la constitution d’une catégorie de travailleurs rendus hypermobiles par la privation de citoyenneté sociale.

Du côté du « Leave », et bien que les propositions concrètes en matière de politique migratoire restent évasives, les tabloïds pro-Brexit ont abondamment misé sur la peur de l’immigration au cours des dernières semaines pour remporter l’adhésion des derniers indécis, quitte à faire usage de la désinformation :

Mais capitaliser sur la haine n’est pas sans risques, comme l’illustre de manière dramatique le meurtre de la parlementaire travailliste pro-européenne Jo Cox.

Source : theconversation.com

Daech : un banal mouvement messianique ?

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Quel rapport entre l’islam, un policier français non musulman (Jean-Baptiste Salvaing) exterminé devant chez lui au couteau par un français musulman (Larossi Abballa) et un judoka français musulman (« Medhi » / prénom modifié) qui tenta de secourir la victime ?

De la clarté de la réponse à cette question, posée à chaque crime commis au nom de l’islam (revendiqué ici par Daech), dépendra notre avenir dans un monde confronté pour la première fois de son histoire à l’expansion universelle de cette religion, sous la double houlette (« facilitante ») migratoire et multiculturelle. Une fois de retour dans son local sportif proche du lieu du crime (Le Parisien 16 juin), notre enseignant judoka-secouriste affirma y avoir « entendu des propos caricaturaux sur l’islam. J’ai haussé le ton et je leur ai dit que j’étais musulman […] et que j’avais tenté de sauver la vie d’un policier […] C’est un acte citoyen mais aussi la démonstration et la confirmation que l’islam est une religion de paix. »

Déjà, ce relent d’intimidation pacifiste… Si les mots ont un sens, un musulman secourant un non-musulman agressé par un autre musulman démontre que l’islam est humainement divers, point final. Si nous devions croire notre judoka sur parole, l’islam ne saurait donc être impliqué dans le crime esclavagiste perpétré par tant de musulmans durant 14 siècles… Si j’osais néanmoins lui soumettre ce fait historique avéré, « hausserait-il » à nouveau « le ton » ?

Je crains de connaître une réponse que beaucoup de politiques contemporains éludent, tantôt avec une exquise couardise, tantôt avec un cynisme idéologique de caniveau. L’Obs n° 2692 du 9 juin consacrait un sujet au thème suivant : « Daech est-il l’enfant de l’Arabie saoudite ? » Y débattaient deux spécialistes : Stéphane Lacroix, professeur associé à Sciences Po, et Nabil Mouline, historien et politologue. S’il est extrêmement délicat de résumer en trois mots un débat autour de questions complexes, l’on peut retenir l’observation suivante de Nabil Mouline : « À court terme, Daech peut apparaître comme le fils monstrueux de l’Arabie saoudite, et l’Arabie saoudite comme un Daech qui a réussi et s’est “routinisé”. Mais si l’on s’inscrit dans la longue histoire arabo-musulmane, on pourrait également y voir la banalité de l’exceptionnel. Aussi aberrant qu’il nous semble aujourd’hui, Daech est un mouvement messianique qui s’inspire des méthodes de conquête du pouvoir et des stratégies de légitimation d’une bonne partie des mouvements politico-religieux qui ont émergé en terre d’islam depuis le Moyen Âge. Des Daech, le monde musulman en a déjà connu beaucoup. »

Si caricature de l’islam il y a, elle est donc en premier lieu l’œuvre de l’assassin musulman du jour. Pour la gouverne du judoka-secouriste musulman citoyen français, ce dernier notera donc, et sans « élever le ton », le fait suivant : si la violence dont il a été un témoin direct est apparue maintes fois en terre d’islam au cours de son histoire, c’est qu’il y a un lien de cause à effet.

Silvio Molenaar

Source : Boulevard Voltaire

Le terrorisme, simple maillon d’un système ?

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Pourquoi combattons-nous si faiblement le terrorisme, en dépit de l’état d’urgence ?

Si les morts ne sont pas directement voulus, pour eux-mêmes, ils sont les dommages collatéraux, les signes sans importance à l’intérieur d’un système où l’essentiel est déjà prévisible, et théoriquement sous contrôle. Le profil type du « terroriste » n’échappe pas plus à la criminologie et à la psychiatrie que celui du violeur multirécidiviste, même potentiel.

Dès lors, les victimes deviennent logiquement de simples éléments sacrifiables à l’intérieur du système de gouvernance. En dépit de la brutalité du terrorisme, chaque enfant avec une balle dans la tête, chaque jeune femme attablée à un café et pulvérisée par une bombe, chaque mère de famille égorgée tend désormais à relever de la variable d’ajustement. L’horizon utopique du multiculturalisme et de la sortie de l’Histoire est à ce prix paradoxal, en un « Grand Bond en avant » d’un nouveau type qui implique ses cadavres.

Cependant, si le terrorisme fait pour l’instant l’objet d’une simple répression policière, partielle, c’est qu’il n’est ni plus ni moins qu’un phénomène semi-autonome au sein d’un système, se nourrissant certes de dynamiques démographiques, psychologiques, culturelles voire politiques localisables. Au-delà des facteurs idéologiques qui structurent nos réseaux dirigeants, le terrorisme relève plus simplement, classiquement, d’une logique des rapports de force bien mise en lumière par le colonel Jacques Baud (Terrorisme : mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occident, Éditions du Rocher, 2016).

Hors l’éventualité non exclusive de la psychose collective, le terrorisme est pensé par ses principaux acteurs comme une simple opération de chantage et de braquage à grande échelle, qui ne vise généralement pas à la destruction de l’adversaire. Il cherche l’établissement d’un partenariat paradoxal de réseaux dirigeants à réseaux dirigeants, par l’intermédiaire des populations mutuellement sacrifiées. Il est le mode opératoire d’une razzia 2.0.

Franchir ce seuil pour entrer en guerre est donc logiquement hors de question, dès lors que les réseaux dirigeants eux-mêmes ne sont pas soumis au péril de la destruction : le terrorisme est pensé par ceux qui le répriment sur le seul mode de la police comme épiphénomène, effet secondaire et moyen éventuel, dans le mouvement de reconfiguration des espaces sociaux qui doivent s’accomplir dans l’Utopie.

Le terrorisme ne sera donc réellement combattu que dans la mesure où il imposera aux réseaux dirigeants dont il attaque la population plus qu’une simple répression policière. Dans la mesure où il imposera le passage de la « gouvernance » à la « politique », en visant les intérêts vitaux de ses partenaires paradoxaux ; en les menaçant physiquement.

Dans le cas contraire, il restera un épiphénomène du multiculturalisme pensé comme horizon indépassable, susceptible de fournir divers motifs à la pression étatique, policière et fiscale. À la manière des excès de vitesse et des morts sur la route, qui ne sont que les dommages collatéraux de la voiture.

La question que révèle le phénomène terroriste : avons-nous, ou non, des intérêts communs avec nos propres réseaux dirigeants ?

Benjamin Wirtz

Source : Boulevard Voltaire

L’anonymat des policiers n’est pas la panacée

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Le président de la République relance le débat de l’anonymat du policier : encore une incantation pour le moins symbolique, pour ne pas dire dérisoire, quand on sait aujourd’hui tous les moyens mis à la disposition du crime organisé ou du terrorisme pour parvenir à identifier ou loger un individu !

Par ailleurs, il me souvient qu’en 2014, un ministre de l’Intérieur, monsieur Manuel Valls, sollicité par des associations des droits de l’homme, a obligé les fonctionnaires de police à porter sur leur uniforme le numéro de matricule. Cette décision partait du principe qu’il était normal que tout citoyen avait le droit d’identifier le ou les fonctionnaires de police qui les avaient contrôlé ou verbalisé.

Aujourd’hui, par l’effet de l’émotion et de l’actualité, on voudrait renverser la norme et trouver des solutions pour rendre anonymes les policiers. Ainsi, dans la procédure pénale, on pourrait très bien remplacer, sur le procès-verbal, le nom de l’officier de police par son numéro de matricule. Pour autant, lorsque viendra le jour du procès, la justice ne convoquera pas un matricule mais bien le policier in personam, logé administrativement dans son lieu de travail mais qui rentrera nonobstant à son domicile privé après le procès. Alors, faut-il encaserner les familles des policiers à l’instar des forces de gendarmerie ? Je crains que cette solution ne reçoive pas l’accord des policiers.

Par ailleurs, il faut savoir qu’un délinquant n’a que faire du nom du policier dès lors qu’il le connaît physiquement. À cet égard, on aborde alors le problème de l’apparence physique. Faut-il que tous les policiers portent la cagoule lors de leur intervention ou des interrogatoires dans les commissariats de police ? Si on en arrivait là, on tomberait très vite dans la commedia dell’arte, la théorie des masques…. Alors, que faire ? Il ne suffit pas de critiquer pour critiquer, il faut trouver des solutions !

La plus radicale relève de la compétence de la justice pénale : tout individu s’attaquant aux forces de police dans l’exercice de leur fonction, ou à un membre proche de leur famille si l’on peut démontrer un lien de causalité, devrait être condamné au maximum de la peine et, en cas d’assassinat, on devrait remettre la peine de mort en haut de la hiérarchie des peines.

S’agissant de l’acte de terrorisme qui cible plus particulièrement le policier, il me paraît évident que le terroriste n’a que faire de la peine de mort, puisque celle-ci lui ouvre le paradis des vierges. Par conséquent, à partir du moment où un individu est considéré comme terroriste, il faut sortir du droit commun et appliquer la théorie du risque et du principe de précaution : l’éradication à la source pour la tarir, mais surtout inventer un nouveau principe. Celui de l’emprunt de la criminalité en instaurant une responsabilité civile pour toute sa famille, laquelle devra verser toute sa vie des dommages et intérêts aux victimes de leur cher enfant. Ce serait un nouveau principe juridique à créer. Reste à savoir s’il serait dissuasif. Mais il faut bien agir.

Jean-Paul Mounier

Source : Boulevard Voltaire

L’étrange minute d’applaudissement en hommage aux policiers tués

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Mercredi 15 juin au soir, les Bleus sont sortis victorieux de la rencontre qui les opposait à l’Albanie, notamment grâce à Dimitri Payet, dont le jeu et la personnalité en font un des piliers de l’équipe française.

Une ombre a cependant terni cette soirée. Il n’est pas question, ici, du bras d’honneur dont Paul Pogba a gratifié nos chers journalistes… Comme on le comprend !

C’est une autre curiosité, dont j’espère ne pas être le seul à être effaré : je fais, bien sûr, allusion à ce drôle d’hommage que le Stade Vélodrome a rendu aux deux policiers tués la veille à Magnanville.

La traditionnelle minute de silence que l’on a coutume de respecter pour rendre hommage aux morts a été remplacée par « une minute solennelle d’applaudissements » (sic). C’est ainsi que 64.000 spectateurs ont tapé des mains pendant soixante secondes en mémoire du couple assassiné. L’esprit brillant dans lequel a germé cette idée est-il le même qui a programmé la « chorégraphie » de Verdun ? Hélas, non.

D’aucuns s’insurgent de ce qu’ils considèrent être une insulte déguisée en hommage. Les lecteurs férus d’Evola et de Muray vouent aux gémonies le « festivisme » de cette mesure, cette désacralisation de la mort et de la solennité.

Pourtant, suite au massacre d’Orlando, c’est bien une minute de silence qui a été respectée dans les fan zones. Après Fukushima, après le crash de l’A320, après la fusillade d’Utøya, c’est encore des minutes de silence qui ont été observées partout dans le monde. La « minute d’applaudissement » est d’usage lorsqu’il s’agit de rendre hommage à une personnalité liée au football : c’est ainsi que, le 25 mars dernier, lors du match France – Pays-Bas, une minute d’applaudissement a été effectuée en mémoire du légendaire Johan Cruyff.

Étrange hommage bruyant quand le recueillement silencieux était de mise… Et si le bruit avait eu pour but de couvrir quelque chose ? Les sifflets, par exemple… Le match se déroulait à Marseille, une des villes les plus criminogènes de France, ville « multiculturelle » aux « quartiers sensibles », ville où la police est souvent prise à partie. Il est probable qu’une minute de silence en mémoire des deux policiers se serait soldée par des huées, voire des slogans anti-français.

N’oublions pas que le pensionnaire de l’Élysée était présent au stade. Siffler des policiers assassinés, en présence du chef de l’État, ça aurait fait tache dans le paysage, surtout au lendemain de la manifestation parisienne lors de laquelle le slogan « Tout le monde déteste la police ! » avait été scandé.

Le « festivisme » est indéniablement présent dans notre société, il en est une des nombreuses pustules gangreneuses. Mais pour le coup, ce n’est pas le « festivisme » mais la lâcheté qu’il faut pointer du doigt. Couvrir les huées par le bruit des mains qui claquent pour ne pas entendre la sombre vérité, voilà une politique de l’autruche caractéristique de nos dirigeants.

Nicolas Kirkitadze

Source : Boulevard Voltaire

lundi, 20 juin 2016

Une filière d'immigration clandestine démantelée entre Dunkerque et Londres

Une dizaine de personnes ont été interpellées dans le cadre d’une vaste enquête sur une filière d’immigration clandestine entre la Belgique, l’Angleterre et la France. Elles seront jugées en comparution immédiate lundi au tribunal correctionnel de Dunkerque.

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Plus d'une dizaine de personnes qui seraient impliquées dans une filière vietnamienne d'immigration clandestine entre Dunkerque, Paris et Londres ont été interpellées mercredi en Grande-Bretagne et en France, a affirmé le parquet de Dunkerque dimanche.

Le présumé réseau de passeurs prenait en charge "l'arrivée des clandestins vietnamiens en France" en les logeant à Paris ou à Dunkerque, puis "organisait leur passage vers la Grande-Bretagne" dans des camions avec "la complicité du chauffeur", a expliqué le parquet de Dunkerque dans un communiqué, précisant que l'enquête avait débuté en mars 2016.

Comparution immédiate lundi

Le chargement des clandestins s'effectuait notamment à Furnes, dans le nord-ouest de la Belgique. Selon le parquet, quand les clandestins arrivaient en Angleterre, ils étaient accueillis "par deux autres membres de la filière" qui les faisaient travailler clandestinement "jusqu'à complet paiement" de leur trajet, le prix du passage pouvant varier de "8.000 à 12.000 livres" (entre 12 et 15 000 €).

Ce réseau agissant entre la France, la Belgique et la Grande-Bretagne, une coopération judiciaire et policière a été mise en place entre ces trois pays, sur l'initiative du parquet de Dunkerque, précise le parquet dans son communiqué.

Les membres du réseau interpellés en France seront jugés lundi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Dunkerque.

Source : Francetvinfo

A Annemasse, la future mosquée met à mal l’unité de la communauté

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Le projet de construction d’un nouveau lieu de culte pour les musulmans de l’agglomération suscite des tensions

En langue arabe, on appelle cela la fitna, qui se traduit par rivalité, voire dissension. C’est ce qu’une partie des 10 000 musulmans d’Annemasse ressentent en ce moment. Au point que le président de la Communauté culturelle des musulmans d’Annemasse (CCMA), le modéré Hamid Zeddoug, vient de donner sa démission après quatre années de mandat.

A l’origine de ce départ, l’élection en février dernier au sein du conseil d’administration de Mohammed Bousekri, imam en place depuis 30 ans à la mosquée d’Ambilly, et de trois de ses proches. Qu’un religieux intègre cet organisme a froissé beaucoup de monde. Certains membres de l’association déplorent un mélange des genres car si la CCMA fournit une assistance cultuelle, sa vocation est avant tout culturelle avec l’organisation du soutien scolaire, des cours de langue arabe, des œuvres caritatives, des camps de vacances, des conférences, des relations avec les élus et les représentants des autres communautés religieuse, etc. Par ailleurs, la CCMA s’exprime au nom de tous les musulmans d’Annemasse tandis que Mohammed Bousekri, d’origine marocaine, est identifié comme le prêcheur de la mosquée d’Ambilly. D’autres lieux de culte sont, eux, fréquentés par des musulmans d’origine turque ou algérienne, comme ceux qui se rendent à la salle de prière Nour, dans le quartier du Perrier.

Terrain pour la Grande Mosquée

Pourquoi l’imam Bousekri, discret et très respecté, étend-il ses prérogatives au-delà du service religieux? La réponse tient en deux mots: Grande Mosquée. Après 20 années de demandes restées sans effets, la communauté musulmane aura enfin un vrai lieu de prière assez vaste (7 500 m2) pour accueillir 800 fidèles le vendredi. Le 18 février dernier, le conseil municipal s’est en effet prononcé en faveur d’une vente au CCMA d’un terrain communal situé dans le quartier du Brouaz. Cette vente a entraîné la révision des statuts de la CCMA avec la constitution notamment d’un fonds de dotation (organe qui gérera la nouvelle mosquée) puisque la construction et le fonctionnement de l’édifice seront financés par des dons individuels et privés; mille personnes ont déjà cotisé.

Mais c’est avant tout le contrôle du lieu et son esprit qui font débat. Rencontré récemment à la mosquée d’Ambilly, l’imam Bousekri clame sa légitimité: «A l’heure où enfin un lieu de culte digne ce nom va s’élever, il est normal que l’autorité religieuse que je représente ait son mot à dire. Nous menons des discussions car c’est un grand changement pour notre communauté, cela ne va pas sans tensions parfois».

L’imam regrette par ailleurs «qu’une presse locale évoque des choses qui n’existent pas comme la présence à mes côtés de musulmans radicaux». «J’officie à Annemasse depuis 30 ans, ça se saurait si j’étais un radical», argumente-t-il. Et de prendre à témoin le colloque «contre la radicalisation» qu’il a organisé le 23 janvier à Annemasse, rassemblant des responsables religieux de toute confession, des élus et des sociologues. Il y a déclaré entre autres «adhérer au pacte républicain et défendre la laïcité».

Des fidèles parlent cependant d’allées et venues en début d’année «de deux jeunes inconnus fanatisés qui ne sont pas restés longtemps mais qui n’auraient jamais dû entrer». L’imam Bousekri n’est pas soupçonné de connivence avec ceux-ci «car c’est un homme d’ouverture et de paix»; on lui reproche davantage d’avoir été négligent et d’avoir manqué d’autorité. Ce qui dans la perspective du rôle qu’il est désormais amené à tenir au sein de la CCMA «pose des questions».

Christian Dupessey, maire d’Annemasse, regrette le départ d’Hamid Zeddoug (qui n’a pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes) en qui il avait confiance et se dit étonné de l’entrée de Mohammed Bousekri au sein du conseil d’administration du CCMA. «Son autorité est morale et religieuse plus qu’administrative, mais cela reste une affaire qui regarde la communauté musulmane». L’élu réitère bien entendu son offre de vente de terrain mais restera attentif à la constitution du fonds de dotation «qui devra être composé de membres indiscutés et indiscutables». «Tous les Musulmans de l’agglomération d’Annemasse doivent se reconnaître dans l’autorité morale de ces personnes», insiste-t-il.

Christian Lecomte

Source : letemps.ch

Marion M. Le Pen: Sarkozy c’est plus d’immigration que sous Jospin

Source : prechi precha

Emigration clandestine : 19 corps de clandestins éthiopiens découverts dans un container en RDC

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Dix-neuf corps sans vie de clandestins éthiopiens ont été découverts par les services d'immigration de la province du Haut Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo lors d'un contrôle ciblé, a déclaré samedi à l'AFP un responsable local d'immigration.

«Nous avons intercepté jeudi ce véhicule avec immatriculation zambienne, à 7 km du poste frontière de Mwenda, à cause de l'odeur nauséabonde que dégageait le container qu'il traînait. En l'ouvrant, nous avons découvert la présence de 95 personnes dont 19 décédées par asphyxie», a précisé Jean-Pierre Lubosha, chef local de la Direction générale de migration (DGM) de la RDC.

Les deux chauffeurs et le convoyeur avaient déclaré transporter des poissons «mais l'odeur dégagé nous a convaincus qu'il faisait une fausse déclaration», a-t-il ajouté.

«Les cadavres ont été remis aux autorités zambiennes jeudi. Nous avons interrogé les survivants, qui ont tous déclaré être de nationalité éthiopienne», a ajouté M. Lubosha, qui a précisé les avoir aussi remis à ses collègues zambiens vendredi.

Selon l'officier congolais d'immigration, toutes ces personnes ont expliqué avoir fui leurs pays à destination de l'Afrique du sud, en transitant par le territoire kényan, «à la recherche du bien-être».

Un accord de 1968 signé par les autorités congolaises et zambiennes interdit à l'immigration congolaise de contrôler des véhicules zambiens qui traversent un tronçon de 70 km en territoire congolais, considéré comme un raccourci pour relier Shembe à Kitwe, deux villes de Zambie à cheval sur la partie sud de la RDC.

«Nous félicitions les autorités congolaises pour leur vigilance ayant permis de découvrir ce trafic scandaleux d'êtres humains impliquant trois Zambiens», a déclaré le vice-consul de Zambie, David Nyangulu, interrogé par l'AFP. Il a ajouté qu'une enquête internationale avait été lancée pour démanteler l'ensemble du réseau.

C'est pour la première fois qu'un tel coup de filet est réussi par la DGM, s'est félicité l'officier congolais d'immigration.

Source : Sen360

Nous sommes tous des mécréants !

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Hollande, Valls, Cazeneuve, les trois petits singes de la sagesse : ne pas voir le MAL, ne pas entendre le MAL, ne pas dire le MAL.

Cela suffit, arrêtez de tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Arrêtez de VOUS mentir, de NOUS mentir !

Ceux qui se font exploser, ces terroristes qui commettent des attentats meurtriers, qui massacrent à la kalachnikov, qui assassinent à coups de couteau, ne sont pas des Français, ne sont pas des Belges, ne sont pas des Américains, ce sont des « musulmans ».

Ce ne sont pas des déséquilibrés, ni des dingues, ni des fous, ce sont des « musulmans ».

Ils tuent au nom du Prophète et sur les ordres dictés par le Coran. Le djihad armé est permis par l’islam, il est même préconisé, et il est impie de lui désobéir.

Tous les attentats, tous les massacres, tous les assassinats, jusqu’à aujourd’hui, ont été commis par des « musulmans » radicalisés, que cela vous plaise ou non. Vous ne trouverez pas un seul nom qui ne soit pas d’origine islamique.

Tous les musulmans ne sont pas radicalisés, fort heureusement pour l’humanité, mais nombreux sont ceux qui, en sourdine, les approuvent et certains même les applaudissent en apprenant leurs exploits. Ils sont des héros pour eux.

Quand, à Marseille, surgit un drapeau algérien au milieu d’une bagarre entre Russes et Anglais sur le Vieux-Port, ne vous méprenez-pas, c’est uniquement parce qu’ils n’ont pas, chez eux (ou n’ont pas osé arborer), un drapeau de l’État islamique. J’en veux pour preuve les déclarations de certains imams, dans l’entourage même du recteur de la Grande Mosquée de Paris, adhérents de la fédération chère à Dalil Boubakeur :

– le Coran ordonne aux musulmans de combattre et de soumettre les juifs et les chrétiens ;
– les valeurs et les mœurs de la République ne sont pas les valeurs et les mœurs que nous a données le Prophète. Ce ne sont pas les valeurs et les mœurs des musulmans ;
– combattez les mécréants, capturez-les, assignez-les et guettez-les dans toutes embuscades jusqu’à ce que la religion soit entièrement à Dieu ;
– l’islam doit s’étendre partout, il doit exister partout, pour permettre les conversions consenties. Nous sommes envoyés pour convertir toute l’humanité ;
– l’islam n’est pas une religion de paix. Le djihad armé est pour apporter la lumière de Dieu aux peuples mécréants.

Et il termine en ajoutant « qu’il n’est pas le seul à être hostile, au sein de la fédération, à promouvoir un véritable islam de France ».

Un porte-parole de l’État islamique, Abou al-Adnani, ordonne de tuer tous les mécréants au nom du Prophète, ajoutant « qu’il n’y a pas d’innocents ». Et c’est la vérité du Prophète : pour l’islam, il n’y a pas d’innocents, nous sommes tous des « mécréants » !

Manuel Gomez

Source : Boulevard Voltaire

Terroriste : c’est pas sa faute à lui mais à son arme…

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Durant ces derniers jours, les médias se sont livrés à une thèse ahurissante qui suppose que le massacre d’Orlando n’aurait pas eu lieu si le port d’armes à feu, autorisé en Floride, était interdit. Ce drame américain vient donc relancer un débat sans frontières sur la détention d’armes par le citoyen.

Notre gouvernement, qui lutte contre le terrorisme à coups de Numéro Vert, voit dans cette question l’occasion d’exercer un semblant de fermeté en manifestant sa volonté de restreindre la détention d’armes afin de minimiser les risques d’attaques terroristes.

L’actualité dramatique qui entache notre communauté nationale vient néanmoins démasquer cette supercherie et affirmer l’évidence. Avec un peu d’honnêteté intellectuelle, il devient facile de comprendre que ce n’est pas l’amateur de ball-trap qui utilise son arme pour massacrer des innocents au cri d’« Allah Akbar ». Tout criminologue sérieux sait pertinemment que la détention d’une arme à feu déclarée en préfecture n’a strictement aucun rapport avec le terrorisme dans notre pays. Les islamistes de Charlie Hebdo ou du Bataclan n’ont pas acheté leurs armes en règle chez l’armurier du coin. Ces armes proviennent d’un trafic parallèle et illégal, qui ne sera absolument pas affecté par cette éventuelle mesure de restriction gouvernementale.

Ce nouvel enfumage politique ne fera que désarmer les honnêtes gens qui s’adonnent à un loisir tandis qu’un terroriste pourra toujours débarquer chez eux avec une kalach’ achetée sous le manteau, dans la cave d’une cité sensible.

Fort avec les faibles et faible avec les forts, le gouvernement affiche une nouvelle fois à travers ce débat son incompétence en matière de politique sécuritaire. S’il voulait sérieusement affronter la bête qu’il a laissée prospérer sur notre sol, il s’attaquerait directement au marché noir pour obtenir son démantèlement plutôt qu’aux honnêtes citoyens. Mais il n’est peut-être pas judicieux de bousculer la clientèle électorale des banlieues à la veille de la présidentielle.

Pierre-Louis Mériguet

Source : Boulevard Voltaire

 

Salah Abdeslam en soirée, ou l’islamo-racaille la plus typique

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Médias et journalistes n’en reviennent toujours pas : Salah Abdeslam aurait passé la nuit du 13 au 14 novembre dans une cage d’escalier de la cité Vauban à Châtillon (Hauts-de-Seine). Daphné Bürki y a même consacré une partie de « La Nouvelle Édition » du 16 juin, jugeant l’anecdote incroyable.
 
Que se serait-il donc passé ce soir-là, en plus des funestes attentats islamistes ? L’Obs nous révèle que Salah Abdeslam serait arrivé aux alentours d’une heure du matin au 9e étage d’une tour de la susmentionnée cité Vauban, cherchant « un endroit calme pour manger et se reposer ». Il aurait alors fait la rencontre de trois jeunes adolescents, dont un certain « Tom », lycéen rebaptisé par le journaliste qui a recueilli son témoignage. Les quatre hommes auraient rapidement sympathisé autour d’un dîner improvisé constitué de produits de la marque américaine McDonald’s, et de quelques joints de cannabis pour la digestion.
 
Le dénommé « Tom », interrogé par L’Obs, admet même que Salah Abdeslam « avait l’air d’un mec normal, qui n’a rien à faire. On a commencé à discuter, il était sympa, alors il est resté avec nous. » Le récit de cette petite sauterie, typique des nuits d’errance de la jeunesse des quartiers dits « populaires », a plongé en émoi toute la sphère médiatique. Pour les amateurs de complots, ce serait la preuve qu’on nous ment, que Salah Abdeslam ne serait qu’un leurre.

Quoi ? Comment ? Salah Abdeslam aurait attendu d’être exfiltré vers la Belgique en mangeant des frites et en fumant des joints de cannabis, après les attentats du Bataclan ? Quoi ? Comment ? Salah Abdeslam serait passé pour un mec normal parmi des squatteurs quotidien de cages d’immeuble ? Quoi ? Comment ? Salah Abdeslam aurait trouvé refuge dans son milieu naturel, une zone de non-France connue pour être un bastion de l’économie parallèle générée par le trafic de drogue ? Quoi ? Comment ? Salah Abdeslam n’aurait montré aucune émotion en regardant, sur un téléphone mobile, les images des attentats ? Impossible, vous n’y pensez pas.
 
Pour le journaliste lambda, cela n’est pas possible qu’un meurtrier de masse puisse être une banale racaille, comme on en croise tous les jours en allant faire ses courses ou en empruntant les transports en commun. Ceux qui me lisent régulièrement savent que les terroristes qui ont frappé en France correspondent pourtant très précisément à ce portrait-robot. Ils sont quasiment tous des islamo-racailles issues des quartiers « populaires », déculturées et transformées en véritables États dans l’État.
 
Ils se ressourcent en l’islam des origines pour se purifier, retrouver ce qu’ils pensent être au plus profond d’eux-mêmes, essentiellement. Ils sont des déracinés qui ne connaissent que l’infraculture la plus crasse et la religion. Ils entendent nous soumettre, conquérir cette terre qu’ils pensent leur revenir de droit. Oui, ils aiment le McDonald’s, le rap, le foot et fumer du shit. Allez faire un tour dans la rue, vous les verrez. Des centaines de milliers de personnes ressemblent à Salah Abdeslam.

Certains ne commettront, fort heureusement, jamais d’actes terroristes. D’autres resteront de simples rieurs, amusés par la terreur que suscitent ces attaques. Parmi eux, quelques-uns, plus convaincus, plus haineux, plus méchants, franchiront le pas de la révolte armée.
 
Je n’ai rien appris avec cette anecdote. Vous non plus. Espérons que les « sachants » officiels en tireront une leçon : un jour, le lumpenprolétariat immigré fera plus que nous mener une guerre de basse intensité, il souhaitera en finir totalement avec l’ère coloniale.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire

 

Hommage aux deux policiers assassinés devant leur enfant à Magnanville

Un discours de Sébastien Jallamion.

Source : Boulevard Voltaire