mercredi, 20 avril 2016
L’appel de musulmans à coloniser l’Italie
La loi anti-mosquée votée début avril en Vénétie, en Italie, suscite l’émoi dans la communauté musulmane. Un émoi qui s’exprime avec un appel lancé sur Facebook aux musulmans du monde entier à envahir l’Italie.
« Musulmans venez en Italie » c’est le message écrit sur la page web du groupe Rumiya Al-Mawu’ , communauté musulmane internationale qui compte 80 000 inscrits et qui est domiciliée en Italie.
« Nous apprenons avec déplaisir que la loi anti-mosquée a été votée en Vénétie la semaine dernière. La loi pose des restrictions pour la construction de nouveaux lieux de culte et de facto réduit la capacité de pratiquer la religion musulmane librement et en toute sécurité.
« Si la communauté islamique en Italie était plus forte et nombreuse cela ne serait pas arrivé » continue le post, écrit en Italien et en arabe. Qui invite donc à l’envahissement de l’Italie : « Nous demandons à tous les musulmans du monde de rejoindre l’Italie, pour renforcer notre communauté et nous aider à garantir un futur meilleur pour tous. » Enfin pour tous, c’est un bien grand mot. Pour les musulmans, oui, pour les Italiens, non !
D’autre part, pour bien marquer cette volonté d’islamiser et de coloniser l’Italie, le drapeau italien reproduit sur le message est islamisé tout simplement avec au centre la parole Inshallah (Si Allah veut)
Ces gentils envahisseurs musulmans ont déjà trouvé deux alliés de poids dans leur œuvre de conquête : l’évêque de Venise qui s’est insurgé contre cette loi anti-mosquée au nom de la liberté religieuse. Et surtout le pape François qui a ramené avec lui, de Lesbos, trois familles musulmanes, soit 12 personnes. Avec de tels soutiens, la colonisation de l’Italie par le monde musulman risque d’être un jeu d’enfants…
Francesca de Villasmundo
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Montpellier – 6 mois de prison pour l’Imam
Six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve ont été requis mercredi contre l’imam Mohamed Khattabi qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour recel de fraudes aux allocations et « travail dissimulé ». Trois mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve ont été également requis contre Nadia Mallem, sa compagne et la mère de quatre de ses enfants, notamment pour avoir mis en avant auprès de la Caisse d’allocations familiales (Caf) une « fausse qualité de parent isolé ». Le jugement a été mis en délibéré au 18 mai.
05:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'immigration est en forte baisse en Suisse
D'un côté, le nombre d'étrangers arrivés en Suisse a diminué, de l'autre l'émigration a augmenté. Conséquence: le solde migratoire a chuté de 34,5% au 1er trimestre.
L'immigration nette d'étrangers a diminué au premier trimestre 2016, selon les derniers chiffres du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). L'immigration a baissé de 9,7%, tandis que l'émigration a augmenté de 11,5% par rapport à la même période de l'année dernière.
Le solde migratoire après les trois premiers mois de l'année était de 15'027 personnes, ce qui correspond à une baisse de 34,5%. Cette diminution concerne aussi bien les ressortissants d«Etats membres de l«UE-28 ou de l«AELE (-38,4%) que ceux d«Etat tiers (-25,4%). Le nombre d'étrangers venus d'un Etat membre de l'UE ou de l'AELE pour travailler en Suisse est de 32'667, soit une diminution de 14,7% par rapport au premier trimestre de 2015.
Sur la même période, 10'880 personnes sont entrées en Suisse dans le cadre d'un regroupement familial (-8%). Un cinquième d'entre eux sont des membres de la famille d'un Suisse ou d'une Suissesse, selon un communiqué du SEM publié mardi. Fin mars, 2'004'263 étrangers vivaient en Suisse, dont 1'371'572 étaient ressortissants d«un Etat membre de l«UE ou de l«AELE et 632'691 d«un Etat tiers.
Augmentation de 2% sur un an
La population étrangère résidante permanente a crû de 1,9% entre mars 2015 et mars 2016. Si les autorisations d'établissement ont augmenté de 1,5% et les permis de séjour de 2,9%, le nombre d'autorisations délivrées pour un séjour de courte durée (un an au minimum) est en baisse de 5,2%.
Plus de deux tiers (68,4%) des étrangers résidant de façon permanente en Suisse proviennent de l'UE/AELE. L'Italie et l'Allemagne sont les principaux pays d'origine, avec respectivement 15,7% et 15,1%, devant le Portugal avec 13,4%. Suivent la France (6,2%), le Kosovo (5,5%) et l'Espagne (4,1%).
L'augmentation la plus marquée entre mars 2015 et mars 2016 concerne la France, dont 5136 nouveaux ressortissants sont arrivés en Suisse, devant l'Italie (3957) et le Portugal (3682). Inversement, les plus forts reculs sont le fait des Serbes (-3541) et des Turcs (-910).
La population d'étrangers qui résident de façon non permanente en Suisse a de son côté reculé de 7,9% sur une année. En provenance d'Europe ou d'un Etat tiers, les étrangers vivant temporairement en Suisse étaient moins nombreux en mars 2016 qu'un an auparavant. Seul le nombre de ressortissants croates est en hausse, passant de 173 à 211 ( 22%).
05:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un groupuscule d'extrême droite préparait des attaques contre des réfugiés en Allemagne
La police allemande a arrêté aujourd'hui cinq personnes soupçonnées d'appartenir à un groupuscule d'extrême droite projetant des attaques à l'explosif contre des demandeurs d'asile, annonce le parquet fédéral.
Plus de 200 agents des forces de l'ordre ont participé à l'opération menée dans la région de Dresde, la capitale politique du land de Saxe, en ex-Allemagne de l'Est. Les cinq suspects, âgés de 18 à 39 ans, auraient formé l'an dernier le "groupe de Freital", du nom d'une ville de la région où un centre d'accueil de demandeurs d'asile a été la cible d'un incendie criminel l'an dernier.
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mardi, 19 avril 2016
Yvan Rioufol : "François ne prend pas la mesure de la crise d’identité qui traverse l’Europe"
Tout comme Bernard Antony, Yvan Rioufol critique l'attitude du pape François dans un billet intitulé "Le pape François s'égare dans la politique":
"Le pape François s’est donné le meilleur rôle, samedi après sa visite éclair sur l’île grecque de Lesbos, en ramenant avec lui trois familles syriennes musulmanes : douze personnes au total, qui seront prises en charge par Le Vatican. Émouvantes ont été les scènes, diffusées sur les télévisions, de réfugiés en larmes aux pieds du Saint Père ou demandant sa bénédiction. Un chrétien ne peut qu’être fier et solidaire, évidemment, de ce geste d’humanité envers des musulmans, qui répond à la barbarie islamiste qui martyrise aussi les minorités religieuses en terres d’islam.
Cependant, cette mise en scène flatteuse trouve vite ses limites, puisque 700.000 migrants (chiffre de Frontex) attendent de pouvoir passer en Europe et que l’immigration de masse est désormais vue comme une menace par une majorité d’Européens (...)
Le pape est bien sûr dans son rôle quand il applique la parole du Christ invitant à accueillir l’étranger comme lui-même le fut. Mais Jésus ne faisait que passer chez ses hôtes. Et il recommandait aussi d’aimer son prochain comme soi-même. Or, François ne prend pas la mesure de la crise d’identité qui traverse l’Europe et qui fragilise sa confiance en ses valeurs. Il ne s’attarde pas non plus sur la montée du totalitarisme salafiste qui, embarqué dans les bagages de l’immigration, ne cache pourtant rien de sa détestation de l’Occident gréco-latin et judéo-chrétien. Le pape a expliqué n’avoir pas choisi parmi les réfugiés, tous "enfants de Dieu". Mais cet oubli du sort des Chrétiens d’Orient, qui font partie des réfugiés, est difficilement acceptable.
Le pape assure ne pas faire de la politique et dit s’exprimer en tant de chef spirituel. En réalité cette subtilité ne tient pas. En parlant de Dieu, il bouscule aussi César. Or ce n’est pas son rôle. "Nous sommes tous des migrants", proclame-t-il, à la plus grande joie de Jean-Luc Mélenchon, l’ancien enfant de choeur. François critique les frontières et les murs, en oubliant que ces moyens sont parfois nécessaires pour protéger les nations affaiblies de leurs ennemis ou du grand Babel. Le pape est un guide spirituel inspiré. Mais ses incursions dans la politique obligent à ne pas le prendre au sérieux."
Les lecteurs du Salon beige me pardonneront de publier trois réactions plutôt critiques vis-à-vis du Pape mais son geste entraîne de nombreux commentaires. Les réactions de ces trois intervenants (Marion Maréchal-Le Pen, Bernard Antony et Yvan Rioufol) restent néanmoins respectueux et relèvent du libre débat politique.
09:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne"
Toute la bien-pensance leur tombe dessus :
"Le parti populiste allemand Alternative für Deutschland (AfD) a créé la polémique en estimant que l'islam n'était pas compatible avec la Constitution allemande, suscitant lundi critiques nationales et européennes.
"L'islam est en soi une idéologie politique qui n'est pas compatible avec la loi fondamentale", a déclaré dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Beatrix von Storch, une des responsables du parti (...) Et plusieurs autres responsables de l'AfD ont multiplié ce week-end les déclarations concernant l'islam.
"Il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne", a par exemple affirmé Alexander Gauland, un autre responsable du parti, dans un autre journal, qualifiant l'islam de "corps étranger".
Interrogé lundi à propos de ces déclarations, le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, a souligné que la chancelière avait "à maintes reprises" affirmé que l'islam appartenait "indubitablement à l'Allemagne". Il a par ailleurs rappelé que la loi fondamentale allemande garantissait "la liberté de croyance et de conscience" ainsi que le droit de pratiquer sa religion.
Dans un communiqué, le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, a estimé que les déclarations de l'AfD étaient "contraires aux valeurs européennes, valeurs que l'Allemagne, en tant que membre fondateur du Conseil de l'Europe, a toujours soutenues avec force". "S'il est juste et nécessaire d'avoir un débat sur des questions importantes comme l'intégration et l'éducation, dépeindre l'islam comme une menace pour notre société n'est pas bon et blesse des millions d'Européens musulmans", a-t-il ajouté.
Des représentants de la communauté musulmane allemande ont aussi vivement critiqué le positionnement antimusulman de l'AfD. Le Conseil central des musulmans d'Allemagne a ainsi jugé que c'était "la première fois depuis l'Allemagne d'Hitler qu'il y a un parti qui de nouveau discrédite une communauté religieuse dans son ensemble et la menace dans son existence". L'ensemble des partis politiques allemands ont également dénoncé les propos de l'AfD (...)
En 2015, le pays a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile, principalement de confession musulmane."
L'AfD n'a pourtant rien dit de plus que ce que disait le RPR en France en 1990 :
"L'islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois"
09:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'islamisation est une infiltration insidieuse qui s'inscrit dans le temps long
Céline Pina est une ex-élue PS (adjointe à la mairie de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et conseillère régionale d'Ile-de-France). Après avoir dénoncé le salon de "la femme musulmane" de Pontoise, elle sort un livre "Silence coupable" dans lequel elle dénonce le déni de la classe politique face à la progression rampante du salafisme mais aussi le clientélisme des élus locaux vis-à-vis des islamistes. Extrait de son interview édifiant recueilli par Marianne :
Vous dénoncez les élus qui pactisent avec des islamistes en citant des municipalités comme Bagnolet, Cergy-Pontoise ou Aulnay-sous-Bois, mais vous n'accumulez pas de nombreux exemples. Est-ce pour ne pas jeter des noms en pâture ou parce que tout cela reste marginal ?
D'abord, je n'ai pas mené moi-même une enquête : j'ai pris des exemples que j'ai vus ou dont on m'a parlé. Ensuite, ce n'est pas forcément intéressant de livrer des noms car c'est une logique de système. Surtout, c'est dangereux. Certaines personnes vous racontent des choses, mais ne veulent pas témoigner publiquement de peur d'être violemment attaquées. Les accusations d'islamophobie ferment encore la bouche de beaucoup de monde. Quand quelqu'un d'aussi respectable et respecté qu'Elisabeth Badinter subit de telles attaques pour avoir dit qu'il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe, vous imaginez la trouille des gens qui n'ont pas son aura.
Dans votre livre, vous décrivez des salafistes dans une logique permanente de dissimulation…
Ce n'est pas une invasion de barbus, c'est beaucoup plus insidieux. C'est de l'infiltration qui s'inscrit dans le temps long. Or, nous ne savons pas observer ces lentes montées en puissances, et quand elles aboutissent, nous sommes complètement décontenancés. Lorsqu'une association a voulu construire une mosquée dans la ville où j'étais élue, elle a d'abord envoyé trois gugusses sur la liste de gauche et trois autres sur la liste de droite. Ceux qui sont envoyés en première ligne sont de vieux chibanis sympas, pas du tout agressifs. Mais derrière, vous voyez souvent des jeunes, plutôt beaux gosses et sportifs, avec un look à la Tariq Ramadan. Ils ne disent jamais rien tant que les places ne sont pas prises, mais à la fin, vous vous rendez compte que ce sont eux qui tirent les ficelles.
Concrètement, qu'avez-vous observé dans le cas des mosquées ?
D'abord, la mairie accorde un bail emphytéotique, ce qui permet de subventionner sans le dire. Ensuite, les promoteurs de la mosquée vous demandent de construire un parking, en assurant que c'est l'intérêt général puisqu'il servira à tout le monde. Ensuite, on vous explique que ce serait bien de construire la mosquée à côté du lycée, pour que les jeunes puissent y aller au lieu de traîner dans la rue. Ensuite, on vous demande pourquoi on ne la mettrait pas dans le centre-ville. C'est un moyen de montrer sa puissance et de gagner en visibilité. On ne parle jamais de religion dans ces discussions, qui ressemblent plus à des négociations politiques qu'à une revendication légitime de gens qui veulent pratiquer leur religion dans l'enceinte privée.
On distingue en général l'islamisme non violent du terrorisme djihadisme, mais vous écrivez que les courants islamistes quiétistes sont en réalité "les préparateurs du terrain". Pourquoi ?
Parce qu'ils ensemencent des graines de haine, de violences, de rejet de la société et préparent ainsi le passage à l'acte, même si je suis bien consciente que tous ne basculeront pas. Que la prise du pouvoir se fasse par la violence ou la légalité, la société qu'elle installe est la même. Quelle que soit la différence entre les Qataris, l'Arabie saoudite, l'Etat islamique, etc, la finalité est identique : soumission, oppression des femmes, violence envers les homosexuels, refus d'accorder les mêmes droits à ceux qui n'ont pas la même religion… On dériverait alors vers des sociétés claniques, non démocratiques, marquées par une embolie intellectuelle (...)"
09:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
Terrorisme : j’irai danser sur vos tombes
Le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA, Nieuw-Vlaamse Alliantie/Alliance néo-flamande) vient de lancer un fameux pavé dans la mare en affirmant, dans une interview accordée au Standaard, quotidien flamand, qu’« une partie significative de la communauté musulmane avait dansé à l’occasion des attentats », précisant que ce sont des faits rapportés par les services de renseignement et non de simples spéculations.
On se souvient qu’en 2001, après l’effondrement des tours jumelles à New York, et les 2.977 victimes que le 11 septembre engendra, partout dans le monde arabe, notamment à Gaza, les attentats furent célébrés aussi bruyamment qu’une victoire sportive.
Quinze ans plus tard, c’est en Occident même, dans les territoires perdus de nos pays, que l’on fête les actes barbares de terroristes agissant aujourd’hui au nom de Daech. Faut-il, dans ce contexte, s’étonner qu’il ait fallu plusieurs mois pour retrouver Salah Abseslam dans la commune même d’où il était parti commettre ses méfaits ?
Les pays de la vieille Europe ont donc leurs communes et quartiers au sein desquels la bataille métapolitique est en passe d’être gagnée par les islamistes. Dans son dernier ouvrage, La France djihadiste, Alexandre Mendel explique remarquablement comment Molenbeek est devenue une zone grise dans laquelle un environnement, que l’on qualifiera de halal, fait de boutiques vendant des livres aux titres évocateurs, d’enseignes en arabe ou de voiles, sert de terreau à la guerre sainte.
Pire encore : nous pouvons également affirmer que dans certaines écoles belges, où il n’y a plus beaucoup de têtes blondes, il est désormais interdit de manger des bonbons ou des tartines de jambon sous peine d’insultes et de crachats. N’essayez pas non plus d’y expliquer la théorie de l’évolution et ne vous aventurez pas trop dans un débat sur le terrorisme. Le Premier ministre belge, le libéral Charles Michel, tout en confirmant qu’il y a eu « des expressions de soutien aux auteurs des attentats », a néanmoins recadré son ministre de l’Intérieur, pourtant l’un des meilleurs depuis longtemps, en affirmant qu’il s’agissait « d’actes provenant de personnes minoritaires » et qu’il faut éviter « de faire des généralisations ». En d’autres termes, cachez cette réalité que je ne saurais voir.
Les médias se sont mis au diapason : alors que la Belgique organisait ce dimanche une marche contre la haine et la terreur, organisée et soutenue par le ban et l’arrière-ban de la gauche et de l’extrême gauche – sorte de marche du 11 janvier, mais à la belge -, les médias ont fait tourner en boucle l’image des quelques musulmans et musulmanes voilées présents sur les lieux. L’honneur du multiculturalisme est sauf !
Si l’on peut se féliciter que des musulmans se désolidarisent de la terreur, on ne peut occulter une réalité autrement préoccupante : oui, en Belgique, quand les cadavres jonchent le sol, certains dansent et font la fête à quelques encablures de corps sans vie !
Gregory Vanden Bruel
09:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Renaud Camus : « Il faut interrompre le processus du Grand Remplacement »
À l’origine du concept du Grand Remplacement, Renaud Camus réagit aux propos tenus par Marion Maréchal-Le Pen, qui a déclaré que le Grand Remplacement est une vérité sur un certain nombre de territoires en France. Répondant aux questions de Boulevard Voltaire, il rappelle qu’il est important que les Français se dressent contre ce qu’il convient d’appeler un phénomène qui ne s’est encore jamais produit et qui ressemble à une vaste « colonisation ».
Renaud Camus
09:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
Mensonges d’État
Alors là, c’est grave ! Vraiment grave. Le président Hollande – j’insiste sur « président » -, interrogé sur le sort de l’imam de Brest – vous vous souvenez, c’est celui qui menace les gamins qui écoutent de la musique d’être transformés en porcs ! -, eh bien, le président a déclaré devant trois millions et demi de téléspectateurs : « Celui-là est français et ne peut pas être expulsé, mais son lieu de prière – je ne veux même pas utiliser ce mot -, ce lieu de haine a été fermé. » À une question de la journaliste demandant s’il ne pouvait pas, quand même, être inquiété, le Président a répondu : « Il est inquiété, il est poursuivi et il est dans une procédure judiciaire. »
Deux affirmations tombent donc du verbe présidentiel, la plus haute autorité de France : un, la mosquée de Brest est fermée, et deux, l’imam est poursuivi.
En réalité, deux mensonges ! La mosquée Al Sunna, là où cet excité – je parle de l’imam – prêche ses diatribes, n’est pas fermée. Ces derniers jours encore, le tenancier faisait de la retape. Il cherche 830.000 euros pour construire son école coranique qui se donne un triple objectif : l’éducation religieuse, l’apprentissage de la langue arabe et la mémorisation du Coran. Le permis de construire, accordé par la mairie socialiste, est actuellement contesté devant le tribunal administratif par des voisins. L’imam, quant à lui, le sinistre Rachid Abou Houdeyfa, contrairement à ce qu’a affirmé Hollande, vit sa vie paisiblement. Son domicile et la mosquée ont bien été un peu perquisitionnés il y a six mois, mais c’est tout : pas de poursuite, pas de procédure judiciaire en cours. Le type est libre comme l’air. Évidemment ! Il se permet même de claquer les bretelles en se fichant ouvertement du Président, un peu à la manière d’une certaine Leonarda ! En effet, selon Libération, il affirme : « L’imam de Brest n’a jamais commis le moindre délit pénal, il n’a jamais enfreint la moindre loi ou a été mis en examen suite à ses discours, contrairement à beaucoup de personnes. »
Trois jours avant la soirée catastrophe sur France 2, tous les médias nous racontaient à longueur d’antenne que François Hollande préparait son intervention avec minutie, que c’était sa dernière chance, qu’il peaufinait ses réponses, etc. Et dans ses petites fiches, rien sur la mosquée de Brest ? Rien sur ce prêcheur en eaux troubles ? Stupeur : il ne connaît pas le sujet. Ou s’il le connaît, il n’a rien compris ! C’est hallucinant de la part d’un président de la République, gardien de l’ordre, de la moralité, de la sécurité, de la cohésion des Français – de la loi, en somme. Ne pas maîtriser un tel sujet lorsque l’on parle à la France entière, qui en a plus que marre de cette islamisation même plus rampante, c’est se moquer ouvertement du monde. Et dire qu’il y a encore 13 % des gens à lui sauver la mise ! On ne tire pas sur une ambulance, d’accord, mais il y a des limites à l’incompétence ou à la fourberie. N’est-ce pas, Dilma ?
Yannik Chauvin
09:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’affaire Benzema, c’est l’antiracisme dans toute sa splendeur
Il est des semaines où tout va mal. Les adeptes de la France multiculturelle s’apprêtaient, mercredi dernier, à fêter l’inévitable qualification du Paris Saint-Germain pour les demi-finales de la Champions League. Ils imaginaient déjà des centaines de milliers de Parisiens remonter les Champs-Élysées avec un maillot « Fly Emirates ». Peut-être même les communicants de l’Élysée avaient-ils réfléchi à faire défiler Hollande et Hidalgo revêtus du maillot du Qatar, au milieu d’une foule en liesse majoritairement venue du 9-3… Hélas, les « Parisiens » se sont liquéfiés et, pour la quatrième année consécutive, ils sont éliminés en quart de finales. Caramba, encore raté !
Comme un malheur n’arrive jamais seul, une autre bien mauvaise nouvelle tombait, le lendemain. La Fédération française de football annonçait que Karim Benzema ne serait pas retenu en équipe de France, pour le prochain Euro 2016. Le prétexte évoqué étant la volonté de « préserver le groupe ». Belle hypocrisie qui cachait une autre réalité : 70 % des Français, rejoints par Valls et le ministre des Sports, ne voulaient pas de Benzema dans cette équipe. Ces affreux « racistes » ne supportaient plus l’arrogance du joueur, ses frasques judiciaires et surtout son mépris à peine dissimulé pour le maillot tricolore, l’hymne national et notre pays. Et comme d’autre part, en deux matchs, sans « Karim », l’équipe de France avait marqué sept buts et enthousiasmé le public, imposer dans ce contexte aux supporters un joueur aussi détesté devenait périlleux. Exit Benzema, qui avait pourtant pris comme avocats Jakubowicz et Dupond-Moretti, des pointures de l’antiracisme et du politiquement correct !
Coup terrible pour le journal L’Équipe, qui nous avait fait un numéro spécial sur « celui que le monde entier nous envie ». Frustration énorme pour Cambadélis et Askolovitch qui, les rares fois où Benzema (un but tous les trois matchs, c’est peu) marque en équipe de France, tweetent aussitôt pour rappeler aux Français le prénom du buteur.
Dans un autre registre, le chef du service des sports d’Europe 1, François Clauss, osait : « Ne pas prendre Benzema, c’est céder à une certaine France raciste. C’est envoyer un message très négatif aux quartiers. » Donc, par antiracisme, il faudrait sélectionner un joueur à cause de ses origines. Intéressant…
L’ineffable Guy Roux, entraîneur mythique d’Auxerre durant 40 ans, jouera dans le même registre. « S’il s’appelait Jean-Claude et était né à Brest, on ne parlerait pas autant de cette affaire. Mais son problème est de s’appeler Karim. C’est déplorable, mais c’est ainsi. Aux yeux de certains, il paie ses origines. Il faudra un siècle avant que ce genre de préjugés disparaisse. »
Le même Guy Roux n’avait pas eu un mot, en 1998, quand Aimé Jacquet avait choisi de ne pas retenir, pour préserver le groupe, les deux meilleurs joueurs français de l’époque. Mais eux s’appelaient Éric et David, cela n’intéressait donc pas l’entraîneur d’Auxerre.
Rappelons ce que disait « l’antiraciste » Guy Roux, il y a quelque temps, sur le plateau de Ruquier : « À Auxerre, le centre de formation, c’était 80 % d’Africains, 10 % de Maghrébins et 10 % de Gaulois. » Si on applique ces principes à la société française, cela devrait aller plus vite qu’un siècle pour que « ce genre de préjugés disparaisse »…
Faut-il le rappeler, Benzema est juste mouillé jusqu’au cou dans une affaire de chantage à l’encontre d’un coéquipier de l’équipe de France, Valbuena.
Ces bonnes âmes, qui pleurnichent pour « Karim », oublient juste que, dans cette affaire, la véritable victime est celui qui, déstabilisé par cette affaire, ne sera probablement pas sélectionné pour l’Euro. Cela lui apprendra à s’appeler Mathieu, et d’avoir refusé de céder au chantage des amis de Karim…
L’affaire Benzema, c’est l’antiracisme dans toute sa splendeur !
Pierre Cassen
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Vive la guerre civile ?
Une guerre civile est-elle inévitable ? Faudrait-il l’appeler de nos vœux ? Car une guerre civile aurait le triste mérite de clarifier une fois pour toutes le débat qui se joue en France au lieu de condamner la France à la mort lente par strangulation ou étouffement au travers de l’ inévitable islamisation de notre pays, processus qui est clairement en route et que rien ni personne ne semblent devoir arrêter.
Rappelons qu’à un taux de croissance de 2 % , une population double en 35 ans, à 3 % elle double en 25 ans, à 3,5 % elle double en 20 ans . Ainsi le veut l’inexorable loi des intérêts composés qui commande l’évolution du volume d’une population dans le temps. Il s’agit , bien entendu, du potentiel de croissance de la population musulmane en France. L’islamisation gagne de proche en proche tel un cancer malin, toutes les cellules du corps social français. Et nul ne s’en soucie.
Mais de quoi s’agit-il , comme aurait dit le général Foch ?
On parle beaucoup de guerre civile ici et là devant les attentats répétitifs qui ont secoué la France l’an dernier un peu comme les enfants évoquent avec effroi des malheurs épouvantables pour se faire peur sans risque.
Selon le dictionnaire, une guerre civile est un soulèvement armé qui oppose un État à une partie de la population décidée à prendre le pouvoir ou plus simplement déterminée à s’opposer au reste du pays pour de multiples raisons ethniques, religieuses, politiques, etc. Les motifs ne manquent pas. Tous les prétextes sont bons pour s’entretuer.
Le motif principal est la haine de l’autre, celui d’en face, et la volonté de ne plus vivre paisiblement ensemble au sein d’un même pays, ou d’une même nation, ou d’un même territoire, associées au désir de tuer, de détruire , de faire souffrir.. Exactement l’inverse de la définition d’Ernest Renan sur « le désir de vivre ensemble » qui, selon lui, définissait l’appartenance à une même nation. Cette définition donne un guide pour comprendre le phénomène qui se donne libre cours en France. La communauté musulmane reste encore aujourd’hui un corps étranger au sein de la nation française.
Devant les attentats meurtriers de l’an dernier, peut-on raisonnablement parler de guerre ?
En fait, on voit bien qu’il ne s’agit que d’un abus de langage, comme ceux dont Emmanuel Valls est coutumier. On l’a entendu rouge, les traits crispés et les joues gonflées, parler de guerre pour faire peur et justifier au passage les manquements et les incapacités de son gouvernement en regard des crises spasmodiques meurtrières qui ont secoué le pays en 2015.
En fait, ces attentats sont à la fois beaucoup plus que cela et beaucoup moins qu’une guerre civile. On ne peut pas dire que le pays soit en guerre le moindrement du monde. Le Marathon de Paris vient de prendre place le plus paisiblement du monde avec plus de 54 000 personnes dans les rues sans le moindre incident de parcours . Un climat de guerre civile ? Vous voulez rire.
En revanche, les ingrédients d’une guerre civile larvée, une guerre à venir, sont clairement en place.
En premier lieu , il y a la présence sur le sol national d’une importante communauté musulmane dont une fraction significative a clairement refusé l’assimilation au sens classique du terme (voir sur ce point les lumineuses analyses de Michelle Tribalat- Assimilation : la fin du modèle français, ed. du Toucan,2013) . Il faut entendre par là l’adoption des mœurs des us et coutumes de la plus grande partie de la population d’accueil , qu’il s’agisse du port du voile, de la viande hallal, mais aussi le refus d’attenter à la vie d’autrui, l’acceptation d’une justice égale pour tous, le respect du résultat des élections démocratiquement menées, en fait , tout ce qui fait le propre d’une société civilisée.
C’est par pur aveuglement politique que les gouvernements successifs, depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à François Hollande en passant par l’ineffable Nicolas Sarkozy ont laissé se constituer, année après année, cette accumulation de personnes étrangères aux traditions françaises par la religion, l’ethnie , le langage , bref, en tout.
Combien sont-ils ? Nul ne sait avec précision puisque le gouvernement, fidèle à la politique de l’autruche de rigueur dans notre pays, se refuse à autoriser la publication de statistiques ethniques ou religieuses. Mais les estimations se situent dans une fourchette allant de 4 millions (selon Michelle Tribalat) à 6 ou 7 millions selon d’autres sources (Jacques Dupâquier). Mais comment traiter convenablement un problème si l’on n’en connait pas avec précision les dimensions ?
Mais il faut garder à l’esprit que ces communautés ont un taux de fécondité largement supérieur à celui de la population française dite de souche, en fait, presque le double (soit environ 1,6 enfant par femme pour les Français de souche contre de 2,5 à 3 enfant par femme pour les Maghrébins (4,2 pour les femmes d’origine africaine).En outre, les flux migratoires, qui n’ont nullement diminué, comportent une importante fraction de Musulmans, au moins 50 % , sinon bien davantage. En conclusion, par le seul effet démographique (fécondité plus immigration) , la place relative des Musulmans dans la société française est arithmétiquement appelée à s’élargir, avec les conséquences que l’on peut imaginer à terme.
Comment on en est-on arrivé là ?
La classe politique a totalement manqué de courage et de lucidité en s’abandonnant avec bonheur à des concepts bonasses passe partout comme la « France, terre d’asile », France « terre d’accueil » etc. etc. Elle ne s’est jamais soucié de mettre en question la validité de ces slogans commodes portés largement par les « bobos » du monde diplomatique, de la politique et de la presse résidant pour la plupart dans le 6° et 7° arrondissements pour éviter des voisinages gênants pour eux-mêmes et leur progéniture. Les voisins encombrants, c’est pour la banlieue ou les arrondissements du nord de Paris. En France, la générosité c’est toujours pour le compte d’autrui.
Ces concepts avaient l’immense avantage d’éviter à avoir à se poser des questions gênantes et à prendre des décisions difficiles. Tout est là, dans la lâcheté de la classe politique, de droite comme de gauche. Cette lâcheté a évidemment atteint son apogée avec le présent président de République qui rassemblait sur sa personne rotonde tout ce que la classe politique peut incarner de méprisable.
L’homme qui, le soir même de son élection, allait nuitamment, toutes affaires cessantes, satisfaire ses pulsions avec la petite actrice du moment , puis d’échecs en reculades, qui s’est révélé totalement incapable de faire adopter une mesure de déchéance de la nationalité pour des Français qui assassinent d’autres Français . Et tout cela par manque d’autorité et de prestige. C’est le triomphe du mépris en politique. Malheureux de Gaulle ! Quel successeur pathétique l’histoire lui aura cruellement désigné.
En fait, les candidats au terrorisme ont de beaux jours devant eux. Le seul dispositif efficace et encore pour la prévention est une police, il faut le reconnaître, remarquablement dévouée et motivée . La triste constatation est que le régime ne tient que par la police. Sinon il s’effondrerait sur lui-même. Le Général de Gaulle aura légué aux Français un système institutionnel qui tient debout par lui-même sans que rien de vivant ne vive à l’intérieur, comme dans une armure vide.
Mais le reste ? Des politiciens mous qui ont peur de leur ombre , des institutions molles qui ne permettent pas d‘agir, des politiques molles qui ne règlent rien, des associations caritatives au grand cœur aux aguets du moindre manquement à la pensée unique et des Français , il faut bien le constater, qui sont loin d’être des foudres de guerre. Après ces atroces attentats de l’an dernier le mot d’ordre du jour n’était-il de s’amuser, par patriotisme, bien sûr, et de faire la fête comme si rien de bien grave ne s’était passé ? On ne peut mieux exprimer la médiocrité d’une époque et d’un peuple veule, adonné à la jouissance du moment. Du moment que ce sont les autres qui trinquent …
Les Français sont clairement prêts à tout accepter pourvu qu’on ne touche pas au portefeuille et aux vacances . Ah, j’oubliai l’essentiel : la bouffe. Du reste , il n’y a qu’à voir le nombre d’émissions à la télévision, sur la cuisine, les petit plats, la façon de les préparer, bref, la bouffe. Pour le reste, les grands problèmes de l’heure, c’est l’affaire des autres. Faire une guerre civile dans ces conditions. Monsieur veut rire.
Or c’est à une guerre civile larvée, une guerre à venir que nous avons à faire. Pour l’affronter il faudrait du courage politique et non des accommodements au jour le jour destinés à préparer l’opinion à l’inévitable triomphe de l’Islam sur la terre de France. A cet égard il est permis de considérer que l’islamophobie tant décriée n’ est en fait que le réflexe ultime de survie de la part de Français qui se savent condamnés à disparaître.
Est-ce que le gouvernement actuel est en mesure d’ouvrir ce gigantesque chantier ?
Surement pas , ne serait-ce que parce que le socialisme est, de fait , l’antichambre de l’islamisation, son compagnon de route (Immigration : la droite pourra-elle encore gagner ? Colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations,13 avril 2013). Cela est d’ailleurs tout à fait normal car les immigrés musulmans votent massivement socialiste . François Hollande lui-même, cette caricature de président, a été élu avec 2 millions de voix des électeurs musulmans qui ont fait la différence. Les élus socialistes sont les obligés des électeurs musulmans. Cela créé des liens et des rapports de force. Il faudra donc attendre les changements d’équipe à venir.
La bataille peut encore être gagnée à condition de l’engager dès maintenant. Cela passe par la volonté de juguler les sources de l’expansion démographique de l’islam en France. Mais il faut aussi engager la lutte pour la conquête de esprits sur le terrain à l’école, dans les mosquées, dans les cantines, sur les lieux de travail , en fait partout où aujourd’hui l’islamisme , et son frère jumeau, le salafisme, gagnent du terrain. C’est une immense cause nationale qu’ il faut entreprendre avec le concours de tous les Français.
Sinon ce sera effectivement la guerre civile, et cette guerre- là, nous avons toutes les chances de la perdre.
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Le fondateur de Pegida jugé pour avoir qualifié les réfugiés de « bétail »
Le fondateur du mouvement islamophobe allemand Pegida va de nouveau devoir faire face à la justice de son pays. Lutz Bachmann comparaît à partir du mardi 19 avril dans son fief de Dresde, dans la Saxe, pour avoir traité les réfugiés de « bétail », dans un contexte de forte poussée de l’extrême droite au niveau national.
Déjà condamné pour braquages, violences et trafic de cocaïne, détenu quatorze mois en Allemagne après s’être enfui en Afrique du Sud, l’homme de 43 ans encourt cette fois trois mois à cinq ans de prison. Il sera jugé sur trois jours jusqu’au 10 mai, sous haute sécurité.
La justice lui reproche des propos postés en septembre 2014 sur sa page Facebook, décrivant les « réfugiés de guerre » comme du « bétail » ou de la « racaille », soit une « incitation à la haine » et une « atteinte à la dignité » aux yeux de l’accusation.
Sursaut du mouvement islamophobe en pleine crise des migrants
Les Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident (Pegida) avaient lancé leur mouvement à l’automne 2014 à Dresde, avec quelques centaines de personnes. Ils ont pris rapidement de l’ampleur avant de culminer après les attentats de janvier 2015 en région parisienne.
Mais le mouvement, après avoir tenté d’essaimer dans toute l’Allemagne et dans les pays voisins, avait subi un coup d’arrêt avec la publication par le journal Bild de photos de Lutz Bachmann grimé en Adolf Hitler puis l’implosion de sa direction, avec le départ des plus modérés.
Malgré un sursaut à l’automne dernier, porté par les inquiétudes suscitées par l’afflux record de demandeurs d’asile en Allemagne, Pegida n’a pas renoué avec ses sommets et reste principalement cantonné à son berceau dans la capitale de l’Etat régional de Saxe, en ex-RDA.
Lundi soir, lors du traditionnel rassemblement hebdomadaire de Pegida, au cœur de Dresde, M. Bachmann n’a fait aucune allusion au procès mais a ironisé sur l’émoi suscité ces derniers jours en Allemagne par la menace de poursuites contre l’humoriste Jan Böhmermann, pour un poème traitant le président turc Recep Tayyip Erdogan de zoophile et de pédophile.
« Imaginez le tollé (…) si ce poème était venu de moi ! On m’aurait arrêté directement devant la scène, placé en détention provisoire », et finalement « exécuté », a raillé Lutz Bachmann face à quelques milliers de manifestants venus réclamer l’expulsion des demandeurs d’asile et conspuer le gouvernement et la « presse mensongère ».
En quête de débouchés politiques, Pegida a multiplié les appels du pied – jusqu’ici en vain – au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), entré à la mi-mars dans trois nouveaux parlements régionaux. Avant la crise des réfugiés vivaient en Allemagne environ quatre millions de musulmans, majoritairement d’origine turque. En 2015, le pays a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile, principalement venus de pays musulmans.
08:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allemagne: le fondateur de Pegida au tribunal
Le fondateur du mouvement islamophobe allemand Pegida comparaît à partir d'aujourd'hui dans son fief de Dresde, dans l'est du pays, pour avoir traité les réfugiés de «bétail», dans un contexte de forte poussée de l'extrême droite au niveau national.
Déjà condamné pour braquages, violences et trafic de cocaïne, détenu 14 mois en Allemagne après s'être enfui en Afrique du Sud, Lutz Bachmann, 43 ans, encourt cette fois trois mois à cinq ans de prison. Une manifestation s'inspirant des positions de Pegida avait été organisée le 6 février dernier à Calais pour protester contre la présence des migrants dans la région.
La justice lui reproche des propos postés en septembre 2014 sur sa page Facebook, décrivant les «réfugiés de guerre» comme du «bétail» ou de la «racaille», soit une «incitation à la haine» et une «atteinte à la dignité» aux yeux de l'accusation.
Hier soir, lors du traditionnel rassemblement hebdomadaire de Pegida, au coeur de Dresde, Lutz Bachmann n'a fait aucune allusion au procès mais a ironisé sur l'émoi suscité ces derniers jours en Allemagne par la menace de poursuites contre l'humoriste Jan Böhmermann, pour un poème traitant le président turc Recep Tayyip Erdogan de zoophile et de pédophile.
08:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour la Suisse, le bon étranger est avant tout un étranger utile
La Suisse, qui est avant tout un pays pragmatique, voudrait introduire des quotas d’immigration au mépris de la libre-circulation préconisée par l'Union européenne, les étrangers y étant les bienvenus pour travailler, mais pas plus.
Plus de deux ans après le vote du 9 février 2014 sur l'initiative populaire "Contre l'immigration de masse", la Suisse ne sait toujours pas comment s’y prendre pour concilier les quotas voulus par le peuple et la libre circulation préconisée par l'Union européenne.
Tout au long de son histoire, les immigrés ont largement contribué à construire la Suisse moderne. Néanmoins, la Suisse est avant tout un pays pragmatique pour lequel le bon étranger est avant tout un étranger utile.
Par tradition, la Suisse n’est pas un pays d’immigration et les étrangers ne peuvent en règle générale y effectuer que des séjours temporaires. Il suffit de rappeler le fameux "statut de saisonnier".
La population, surtout rurale, est opposée à "l’emprise étrangère", estimant que la Suisse offre du travail, et ceux qui veulent le prendre n’ont qu’à s’estimer heureux et rentrer ensuite avec leurs économies se réinstaller dans leur pays d'origine.
Dans les années 1970, cette vague xénophobe a été contre-attaquée par la gauche avec une proposition de supprimer le statut de saisonnier, qu’elle jugeait inhumain.
Dans ce contexte, il s'agissait pour la Suisse de développer son économie, tout en limitant l’immigration. Telle est sans doute la contradiction majeure de la politique pratiquée par la droite conservatrice qui plaide en faveur des quotas d’immigration au mépris de la libre-circulation.
Il est toutefois évident qu'il n'y a pas de solution miracle pour résoudre la contradiction entre quotas et libre circulation. Les analystes estiment que la Suisse va pourtant essayer de conserver autant de liberté que possible vis à vis de l'Union européenne.
Au cours des 60 dernières années, on estime toutefois à plus de 6 millions le nombre d’immigrants entrés en Suisse. Beaucoup sont repartis, mais la Confédération a connu, proportionnellement à sa taille, une immigration durable largement supérieure à celle de la plupart des pays du monde. Fin 2014, la Suisse comptait près de 2 millions d’étrangers sur 8,2 millions d’habitants.
Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour la période 2005-2009, la Suisse se trouve au premier rang des pays d’immigration, avec 16,5 entrées par an pour 1.000 habitants. Elle devance de peu l’Irlande (16,3) et l’Espagne (16), mais de beaucoup l’Autriche (11,1), l’Australie (9), le Canada (7,6), le Royaume-Uni (7,3), l’Allemagne (7), l’Italie (4), les Etats-Unis (3,8) ou la France (2,1).
Si l’on exceptait des cas très particuliers comme les monarchies pétrolières du Golfe, des petits pays d’accueil massif de réfugiés (Jordanie, Liban) ou des cités-Etats comme Singapour ou le Luxembourg, on dirait que la Suisse est la championne du monde de l’immigration.
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Allemagne : pour l'AfD, l'islam est incompatible avec la Constitution
Le parti populiste allemand AfD a créé la polémique outre-Rhin en estimant qu'"il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne".
Le parti populiste allemand Alternative für Deutschland (AfD) a déclenché de nombreuses réactions lundi en affirmant que l'islam n'était pas compatible avec la Constitution allemande. "L'islam est en soi une idéologie politique qui n'est pas compatible avec la loi fondamentale", a déclaré dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Beatrix von Storch, une des responsables du parti. Ce n'est pas la première fois que la formation politique qui a dernièrement engrangé d'importants succès électoraux lors de scrutins régionaux, suscite la polémique.
En février, sa chef de file, Frauke Petry, avait suggéré que la police pouvait "en dernière instance" "avoir recours aux armes" pour protéger les frontières nationales de l'afflux de migrants. Et plusieurs autres responsables de l'AfD ont multiplié ce week-end les déclarations concernant l'islam. "Il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne", a par exemple affirmé Alexander Gauland, un autre responsable du parti, dans un autre journal, qualifiant l'islam de "corps étranger". Interrogé lundi à propos de ces déclarations, le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, a souligné que la chancelière avait "à maintes reprises" affirmé que l'islam appartenait "indubitablement à l'Allemagne". Il a par ailleurs rappelé que la loi fondamentale allemande garantissait "la liberté de croyance et de conscience" ainsi que le droit de pratiquer sa religion.
Des déclarations "contraires aux valeurs européennes"
Dans un communiqué, le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, a estimé que les déclarations de l'AfD étaient "contraires aux valeurs européennes, valeurs que l'Allemagne, en tant que membre fondateur du Conseil de l'Europe, a toujours soutenues avec force". "S'il est juste et nécessaire d'avoir un débat sur des questions importantes comme l'intégration et l'éducation, dépeindre l'islam comme une menace pour notre société n'est pas bon et blesse des millions d'Européens musulmans", a-t-il ajouté. Des représentants de la communauté musulmane allemande ont aussi vivement critiqué le positionnement antimusulman de l'AfD.
Le Conseil central des musulmans d'Allemagne a ainsi jugé que c'était "la première fois depuis l'Allemagne d'Hitler qu'il y a un parti qui de nouveau discrédite une communauté religieuse dans son ensemble et la menace dans son existence". L'ensemble des partis politiques allemands ont également dénoncé les propos de l'AfD. Avant la crise des réfugiés, vivaient en Allemagne environ quatre millions de musulmans, majoritairement d'origine turque. En 2015, le pays a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile, principalement de confession musulmane.
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Finances de la mosquée controversée disséquées
Les bailleurs de fonds du lieu de culte où travaille le père des deux ados dispensés de serrer les mains devront fournir des renseignements aux autorités.
La mosquée du roi Fayçal à Bâle continue de faire les gros titres, après l’affaire du refus de deux frères syriens de serrer la main de leur prof à Therwil (BL), et dont le père n’est autre que l’un des imams du lieu. La Surveillance fédérale des fondations veut en effet examiner de près le flux de trésorerie autour de l’institution qui finance la mosquée. Selon la «NZZ am Sonntag» qui cite une source bien informée, le Ministère public de la Confédération (MPC) mène lui aussi des investigations.
Il est reproché depuis des années à la fondation Fayçal, qui reçoit de l’argent directement d’Arabie saoudite, sa proximité avec des courants de pensée radicaux et avec l’islam fondamentaliste. Le gérant de la mosquée indique de son côté que l’institution n’est plus financée par les fonds du royaume et vit des dons de ses quelque 200 fidèles. Riyad verse pourtant des contributions considérables à d’autres associations musulmanes et à des mosquées en Suisse. A Zurich, les Emirats arabes unis soutiennent également une mosquée, en versant annuellement une contribution pour son fonctionnement.
Par ailleurs, la «Basler Zeitung» rapporte que les deux frangins syriens de Therwil qui refusent de toucher leur enseignante veulent obtenir la nationalité suisse. Leur père a déposé une demande en ce sens pour toute sa famille le 4 janvier dernier. Formellement, ils remplissent tous les critères.
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lundi, 18 avril 2016
Cologne : misère sexuelle ou choc des barbaries ?
Un des premiers procès des viols de Cologne commence cette semaine et Thibaut d’Arcy donne une longue liste d’autres viols dans son article « Migrants : l’Europe accueille la misère sexuelle ».
Le djihad sexuel ne s’est pas abattu sur Cologne par hasard. Un prêtre horrifié, défenseur de longue date des personnes prostituées, me le rappelle : dans l’Allemagne où la prostitution est entièrement légalisée, Cologne, c’est le « Pascha », la plus grande usine à f… d’Europe, bordel de dix étages, 1.000 passes par jour.
Choc des civilisations ? Non, choc des barbaries ; l’une payante, l’autre gratuite.
Non, nous ne sommes globalement pas plus civilisés que Mahomet, nous sommes juste plus hypocrites en parlant de « liberté ». Oui, nous vivons toujours sous le « culte des ventres » que dénonçait saint Paul, comme le montrent les propos qui suivent…
Un psychiatre et député (Nicolas Dhuicq, Les Républicains) nous explique que tout le monde peut aller en prison : « un crime passionnel » peut arriver au plus honnête citoyen… Un avocat (Nicolas Gardères, EELV) nous dit que la loi venant d’être votée contre la prostitution serait anticonstitutionnelle. Un antiraciste émérite (Pierre-André Taguieff) accuse les féministes favorables à la condamnation de l’achat de prostitution d’« androphobie ». Une avocate (Brigitte Bogucki) affirme à une députée que le droit actuel reconnaît un droit à l’enfant par la PMA et la GPA (contrats de mères porteuses).
L’homme qui assassine sa femme estime avoir droit à l’amour – et à la vengeance. L’acheteur de prostitution estime avoir droit au sexe. L’acheteur de gamète ou de grossesse estime avoir droit à l’enfant. Avoir le droit de faire prendre à une femme le risque parfois mortel d’une grossesse, avoir le droit d’arracher le nouveau-né à sa mère sans se préoccuper du bouleversement du bébé.
Or, nous n’avons ni droit à l’amour ni droit au sexe ni droit à l’enfant. Si affirmer cette inexistence est moraliste, je suis moraliste. Il faut refuser les réquisitions d’amour, de sexe ou d’enfant. Il faut refuser les termes « crime passionnel » et « misère sexuelle ».
Peut-on vivre sans amour ni sexe ni enfant ? Sans doute. Sans doute bien mal. Mais même à supposer que ces aspirations soient aussi matériellement vitales que l’alimentation ou la chaleur, a-t-on le droit de vivre au prix de la vie d’autrui, le droit de jouir au prix de la santé ou de la souffrance d’autrui ? Non.
Parfois, la vie n’est pas possible. Non, effectivement, parfois elle n’est pas possible. Parfois, on a de la chance : seule la vie sans souffrance terrible n’est pas possible, mais la vie demeure, du moins tant que la souffrance ne l’épuise pas.
À l’extrême, la logique de ma hiérarchie des droits aboutit à dire qu’une femme n’a pas le droit de prendre la vie d’un être pour préserver sa propre santé ou même sa propre vie… mais le raisonnement vaut aussi pour son enfant. Qui est prioritaire : le plus fragile ou le plus souffrant ?
Tous les raisonnements opposés sont des légitimations du cannibalisme. Moussaillon, tu as tiré la plus courte paille et tu seras mangé. L’habillage du droit du plus fort de détruire et tourmenter plus faible que soi. Au fond, qu’il s’agisse de détruire et tourmenter pour conserver sa propre vie ou pour soulager sa propre souffrance ou par pure jouissance, l’acte n’est-il pas identique ? Un être détruit ou tourmente un être plus fragile.
Et par là se détruit, dans sa propre humanité. Définition de l’enfer sur terre.
Elise Elisseievna
07:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un colloque tenu à Paris VIII était-il raciste ?
Un comité autoproclamé non mixte et racialisé a organisé du 11 au 15 avril une série de conférences intitulées « Paroles non blanches » (sic !). Ces réunions se tenaient à l’université Paris VIII dans un bâtiment « occupé » (ce détail a son importance). Les thèmes étaient « Islamophobie au travail et à l’école » (sous-entendu : interdire le voile est raciste ), « S’organiser en non-mixité », « Le racisme institutionnalisé, police et médias » et enfin « Être noir(e) en France ».
Le comité Mwasi à l’origine de ce colloque ne regroupe que des femmes d’origine africaine. Son site spécifie que les hommes et les non-Noirs ont interdiction de participer aux réunions. On ajoute benoîtement qu’on accepte les transsexuelles et que ce comité n’est pas dirigé contre les hommes ou les autres ethnies. Dans Libération, un « intellectuel progressiste » a justifié cette exclusion en sous-entendant sans frémir que si on autorisait les Blancs, les Blanches ou les mâles à se joindre au mouvement, ceux-ci monopoliseraient la direction de la « lutte » au détriment des « dominées ».
Si des « suprémacistes blancs » organisaient une conférence ou un mouvement auquel ne pourraient participer que des mâles caucasiens, ils seraient évidemment poursuivis et condamnés, et avec raison ! En revanche, ne réserver qu’aux femmes d’origine africaine une réunion me semble faire preuve d’un double racisme ! Envers les ethnies non noires et envers les hommes. Une vraie démocratie ne devrait pas tolérer de tels dérapages.
Il est également intolérable de prétendre que les forces de l’ordre et nos médias sont racistes. Il peut exister, ici ou là, des débordements individuels de la part de policiers ou de journalistes. Il faut les condamner, bien sûr, mais affirmer que l’État institue le racisme est un mensonge antidémocratique. Nous ne sommes pas l’Afrique du Sud entre 1948 et 1991 (heureusement) !
Enfin, déclarer que l’interdiction du voile islamique à l’école est raciste est une odieuse contre-vérité car la Cour européenne, si pointilleuse en matière de droits de l’homme, autorise les États à proscrire, sous certaines conditions, le hijab ou la burqua. Non, il n’y a absolument aucun racisme dans l’interdiction du voile.
Le colloque s’est tenu tranquillement. Comme l’amphithéâtre où il s’est tenu était occupé, la direction de l’université n’a sans doute pas donné son accord. Enfin, j’ose l’espérer, sinon la dérive antidémocratique serait effrayante. Le président de Paris VIII avait donc toute latitude et toute légitimité pour faire cesser ces délires choquants mais il ne l’a pas fait.
Nous ne devons plus accepter ces discours issus d’une minorité qui, sous couvert d’antiracisme, est profondément raciste. Et, à en lire l’éditorial de M. Joffrin, paru mardi 12 avril dans Libération et qui reprend exactement ce que beaucoup affirment dans ces colonnes ou ailleurs, même la gauche bien-pensante commence à en convenir !
Christian de Moliner
07:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
En 15 ans, 28.146 attaques terroristes mortelles ont été perpétrées par des musulmans de par le monde
Libération et Le Parisien/Aujourd’hui se sont penchés la semaine dernière sur le casse-tête du salafisme dans nos banlieues. Si Libération, en sélectionnant trois quartiers, a bien voulu admettre que dans l’un d’eux pouvaient se poser des problèmes, c’est pour mieux invoquer les deux autres au titre de règle confirmant l’exception (titre de l’article de Libération du 10 avril : « Les “Molenbeek” français, trois villes derrière les amalgames. Saint-Denis, Roubaix et Lunel »).
L’on apprend que le salafisme est « un courant fondamentaliste prônant un retour à l’islam des origines » (Le Parisien, 12 avril)… Mais qu’était donc cet islam des origines ? Lorsque l’on voit avec quel aplomb l’islam présent passe par pertes et profits ses crimes de 12 siècles d’esclavage arabo-musulman… Depuis les attaques sur les tours jumelles, en 15 ans donc, 28.146 attaques terroristes mortelles ont été perpétrées par des musulmans de par le monde. Tous musulmans, mais aucun n’est représentatif du « véritable » islam. Serge Grouard, député LR du Loiret, a beau affirmer dans sa récente lettre aux musulmans de France que « le terrorisme est le fait de quelques dégénérés », le fait est que cette religion génère plus de 28.000 attentats en 15 ans. De quelque côté sémantique que l’on se tourne, l’islam est donc toujours victime, se tordant si nécessaire de douleur dans la surface de réparation, tel l’attaquant que le défenseur adverse n’a même pas effleuré. C’est ce qui rend cette religion si inquiétante à mon sens.
La lettre de Serge Grouard ne fait qu’illustrer une prise de conscience tardive du politique. Il suffisait de saisir la nature radicalement inédite de la situation dans laquelle se trouve l’espèce humaine : une expansion mondiale de l’islam, majoritairement par voie migratoire. Sa lettre aux musulmans de France pourrait s’adresser dans les mêmes termes aux musulmans de Belgique ou de Grande-Bretagne, d’Australie ou de Papouasie. La première faute incombe aux politiques : leur insondable sottise et leur couardise ont imposé le multiculturalisme. C’est exactement ce contre quoi de Gaulle prévenait dès 1958 : Colombey-les-Deux-Églises deviendrait Colombey-les-Deux-Mosquées. Même lorsque les instances musulmanes se démarquent des violences en avançant que « l’on ne peut tuer des innocents », demandons désormais, et à tout hasard, plus de précisions : qu’est-ce qu’un innocent en islam ? Bien des intellectuels en vue évoquent des différences de degré, mais non pas de nature…
Illustration du niveau de basse-fosse affiché par le politique, ce « tweet » du député PS Mennucci, rapporteur de la commission d’enquête sur les filières djihadistes, suite à l’interpellation de François Hollande par la mère (Véronique Roy) d’un djihadiste mort en Syrie, au cours de l’émission spéciale sur France 2 jeudi soir : « La mère du djihadiste n’a donc aucune responsabilité dans l’évolution de son fils, tout ça est la faute de François Hollande. » Lequel Hollande affirme par ailleurs à tort que la fameuse mosquée de Brest est fermée… Notre sécurité est en de bonnes mains. Gageons, au passage, que si la maman s’était prénommée Fatima et non Véronique, jamais ce pauvre Mennucci n’aurait osé proférer une sottise d’une telle crasse.
Serge Grouard appelle encore les musulmans de France à faire « leur révolution intérieure » : imaginons un article du Code de la route stipulant qu’un automobiliste n’a pas le droit de ne pas s’arrêter à un stop. Exercice : faites une lecture successivement modérée et fondamentaliste de cet article, sachant que Dieu l’a rédigé et qu’à ce titre, il est interdit de le modifier. Bonne chance à tous.
Silvio Molenaar
07:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
Prostitution, voile, banlieues : c’est du grand n’importe quoi
Le Président s’est emmuré dans un univers virtuel qui lui fait fonction de carapace, il en a bien besoin, car comment pourrait-il encore supporter l’insupportable, à savoir le mépris total que lui renvoie le peuple français tout entier. Puisque Valls suit le même chemin, c’est donc un exécutif en pleine décomposition qui a la charge du pays. Jamais, depuis 1944, la France n’a connu une telle situation. Avec ses ultras qui alignent les lois les plus ineptes comme on enfile des perles, ce gouvernement Valls en perdition n’est pas sans rappeler les fuyards de Sigmaringen.
Verbaliser les clients des prostituées tout en abrogeant le délit de racolage ? C’est quoi, cette ineptie ? Comment constater la matérialité des faits prohibés ? Va-t-on mettre des agents de police déguisés en péripatéticienne (ou travelo, car il en faut pour tous les goûts) pour attirer le client dans un piège ? Car à part le cas de flagrant délit, je voudrais bien qu’on m’explique comment la maréchaussée va s’y prendre pour verbaliser.
Interdire le voile ? Là aussi, on nage en plein délire. Car de deux choses l’une, ou bien la femme qui porte le voile le fait de son plein gré et, dans ce cas, une interdiction est contraire aux principes les plus élémentaires du droit, sans parler des conventions internationales. Ou bien la femme est contrainte de porter le voile et le résultat inévitable d’une interdiction est que la femme restera cloîtrée chez elle. Je précise ici à l’intention des islamophobes qui liront ces lignes que rendre l’islam invisible est encore le moyen le plus sûr pour arriver au Grand Remplacement.
Le projet de loi Égalité et citoyenneté enfin, présenté la semaine dernière en Conseil des ministres et dont l’ambition est d’apporter une réponse législative à « l’apartheid territorial, social et ethnique » dénoncé par Manuel Valls. Alors là, c’est la saignée finale, celle qui achève le malade. Pas un mot sur la discipline à l’école, pas un mot sur la lutte contre les petits trafics des cités, pas un mot sur les effectifs de police. En revanche, le projet prévoit de durcir le dispositif qui vise à réprimer les actes racistes et les discriminations à l’embauche. Le projet entend user de la contrainte pour forcer des populations qui ne le veulent pas à vivre ensemble. Enfin, il entend renforcer l’action du mouvement associatif en instaurant des congés supplémentaires pour les bénévoles. Une loi dont la tonalité générale oscille entre « Touche pas à mon pote » et « Tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil ». Il y a quinze jours, nous avons eu droit au retrait tragi-comique de la révision constitutionnelle. Aujourd’hui, la loi El Khomry – une bonne loi dans l’absolu, mais présentée bien trop tard – est en train d’être vidée de sa substance. En somme, tout ce que ces gens savent faire est inepte ou voué à l’échec.
Tout récemment, lors d’une interview accordée à la chaîne britannique Channel 4 News, Yánis Varoufákis, évoquant les forces centrifuges qui pèsent sur l’Europe, a eu cette phrase que je trouve à la fois drôle et terrible : « Les Grecs détestent les Allemands, les Allemands détestent les Grecs, tout le monde déteste les Français et les Anglais veulent partir. » Je me demande si ce n’est pas encore le meilleur résumé que l’on puisse faire de ce quinquennat. Tous les Français détestent François Hollande et tout le monde a fini par détester les Français !
Christophe Servan
07:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les Livrets de Rachida Dati sur la radicalisation : il manque des mots…
Rachida Dati a drôlement travaillé. Son rapport intitulé Mon combat contre la radicalisation, au Parlement européen, vient de remporter un franc succès. Adopté à une écrasante majorité de voix, il a de ce pas été envoyé aux autres pays européens qui, d’ailleurs, n’attendaient que lui pour lutter contre la radicalisation.
Un rapport, ça ? Sobrement baptisé les Livrets de Rachida Dati, en fait un insignifiant ospuscule minuscule de douze pages dont six de photos. Rachida au Parlement en train de voter sur le clavier, avec le bras, Rachida en train de s’exprimer. Des bâtiments européens hyper « design », tout en verre et des paysages tout proprets. Et, trop bien, une péniche, avec son toit, en verre, lui aussi. Quelle netteté, quelle transparence, l’Europe ! Comme la définition de la radicalisation de madame Dati.
« Le terme de radicalisation est utilisé aujourd’hui pour désigner l’adhésion de personnes dont les points de vue ou opinions intolérantes et opposées aux droits de l’homme et aux valeurs de la démocratie sont susceptibles de les amener à commettre des actes violents ou dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. »
C’est tout ? Les radicalisés ne se réclameraient-ils pas d’Allah ? Ne les appelle-t-on pas des intégristes, des islamistes, des intégristes islamistes, des terroristes islamistes ? Aurait-on mal entendu ? Bon, mais qui rejoignent-ils, ces radicalisés tout court ? L’État islamique, Daech, Al-Qaïda, Boko Haram, AQMI ? D’après les « Livrets de Rachida Dati », ils partent intégrer « des organisations terroristes ». On est bien avancé…
En revanche, les « Livrets » peuvent être précis. Enfin, ça dépend. Ainsi, on apprend que « plus de 5.000 Européens auraient rejoints des organisations terroristes » (la faute d’orthographe est offerte par Rachida ou, tout du moins, par le rédacteur de cette œuvre éponyme). Et, bien sûr, ces 5.000 Européens, 40 % sont des femmes, 20 % des mineurs et 50 % des « convertis ». À quoi ? C’est bête, Rachida ne le mentionne pas. Par souci de ne pas stigmatiser les bouddhistes, peut-être…
Nous en sommes donc là. Entre un président de la République de gauche, dont les termes précédemment cités écorchent la bouche au point de ne pas les prononcer, et un ex-garde des Sceaux de droite prenant soin de ne pas les écrire, le terrorisme islamique a de beaux jours devant lui, et nous… beaucoup de soucis en perspective.
En outre, ce qui est alarmant, dans cette histoire de Livrets d’une médiocrité à pleurer, c’est qu’ils émanent d’un député européen à la double culture marocaine et algérienne d’origine. D’un parlementaire – selon la loi islamique, de religion musulmane -, qui, en réaction au débat sur le port du voile à l’université ou les menus de substitution dans les cantines, lançait, il y a un an, un lapidaire « Il faut arrêter de délirer ». Et, au motif qu’on « allait encore diviser et fracturer les Français », Rachida Dati considérait même que c’était « un non-sujet ». Apparemment, « l’islamisme » aussi.
Bon, pour tout dire, ces Livrets de Rachida Dati, dont le titre évoque un peu « Les Carnets de Julie », manquent non pas de sel mais tout simplement de mots pour nommer les maux…
Caroline Artus
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Mosquée 2.0: les prêches sur internet se démocratisent
Avec Internet, tout est accessible et encore plus facilement qu’auparavant. Il y a encore quelques années, pour ce qui concerne les mosquées il était difficile de trouver des prêches, des conférences ou cours, encore moins récents, sur leurs sites internet. Ils étaient souvent enregistrés, mais rarement en lignes. Pour ceux qui ont plus de 35 ans, il y avait les cassettes à bandes où les cours et conférences y étaient enregistrés. Internet et YouTube ont balayé les walkmans et ont laissé place au prêche 2.0.
En 2009, au lancement de Trouvetamosquee.fr seulement quelques mosquées diffusaient leurs discours ou les prêches sur leur site internet.
Aujourd’hui, à l’instar de la mosquée de Vigneux-sur-Seine où celle de Clamart, de nombreuses mosquées même les petites n’hésitent plus à diffuser les prêches et les rendre accessibles aux plus grands nombres. Les outils d’enregistrement sonore sont devenus accessibles et les outils de diffusions sont gratuits et facile à utiliser, par exemple YouTube et Soundcloud. Mais pourquoi ces mosquées diffusent-elles les prêches ?
Répondre à la demande des internautes
Il n’y a pas d’offre sans demande, les internautes sont demandeurs du prêche 2.0. Pourquoi ne pas se réécouter le prêche du vendredi dernier tranquillement à la maison ou dans le métro ? Il y a eu empêchement et je n’ai pas pu assister à la conférence de tel ou tel imam ou simplement, je suis curieux et je voudrais écouter ce qui a été dit dans telle ou telle mosquée. Voilà quelques raisons parmi d’autres qui amènent les mosquées à partager leurs conférences, prêches ou autres cours.
Une question de visibilité
Désormais, les nouvelles mosquées sortent de terre et des sous-sols d’immeuble sans complexes. Elles sont visibles et ont une forte volonté de rayonner sur leurs territoires.
Et c’est pour cette raison que partager ce qui s’y dit à l’intérieur développera l’image et la visibilité de la mosquée.
En plus d’un simple partage, la mise à disposition des audios et vidéos permet d’attirer de nouveaux musulmans, en particulier ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les mosquées.
Pour les curieux et ceux qui veulent en savoir plus
Nous disons dans un autre article qu’il était nécessaire de « laisser la lumière sortir des mosquées » et cela nécessite de laisser la porte ouverte. La mise en ligne de ce qui se dit dans les mosquées et le développement de ce service 2.0 prouvent bien que les portes s’ouvrent. Ainsi, quiconque peut facilement se faire une idée de ce qui se dit sans aucun prisme. Cela permettra peut-être de combattre les préjugées.
Cependant, les mosquées ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Chaque publication peut se retourner contre le publicateur. Une mauvaise interprétation peut facilement créer une polémique surtout quand elle est créée et alimentée par l’extrême droite. Des polémiques que la plupart des mosquées n’ont ni le temps ni les compétences pour les gérer.
02:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Beaucoup de musulmans "ont dansé" après les attentats, affirme un ministre belge
Polémique: Jan Jambon: "De nombreux musulmans... par i24news-fr
Jan Jambon évoque la radicalisation des jeunes musulmans issus des 3è et 4è générations de l'immigration
Le ministre belge de l'Intérieur, le nationaliste flamand Jan Jambon, affirme que la politique d'intégration des étrangers en Belgique a échoué, y voyant pour preuve le fait qu'"une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats", dans un entretien samedi avec le quotidien flamand De Standaard.
Cette figure de proue de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), parti qui est un pilier de la coalition de droite au pouvoir depuis octobre 2014, ne précise pas à quels attentats il fait allusion, ceux de Paris en 2015 (130 morts le 13 novembre) ou ceux de Bruxelles le 22 mars (32 morts).
Et M. Jambon d'enchaîner : "ils ont jeté des pierres et des bouteilles en direction de la police et de la presse au moment de l'arrestation de Salah Abdeslam (le seul survivant des commandos djihadistes du 13 novembre à Paris, interpellé le 18 mars dans sa commune bruxelloise de Molenbeek, ndlr). C'est ça le vrai problème".
"Les terroristes, on peut les arrêter, les écarter de la société. Mais ils ne sont qu'une pustule. En dessous se trouve un cancer beaucoup plus difficile à traiter. Nous pouvons le faire, mais pas du jour au lendemain", assure encore le ministre, qui revendique de dépasser "la pensée politiquement correcte" et d'"appeler un chat un chat".
Il explique aussi que le "danger" lié à la radicalisation de jeunes issus des troisième et quatrième générations de l'immigration a désormais "trop profondément pris racine" dans certains quartiers, car la Belgique "a ignoré pendant des années les signaux de détresse".
Après les attentats du 13 novembre, Jan Jambon avait créé la polémique en promettant de "nettoyer Molenbeek", quand il était apparu que plusieurs membres des commandos ayant frappé Paris étaient issus de cette commune qui a désormais la réputation d'être un des principaux foyers du djihadisme en Europe.
La semaine dernière, Jan Jambon avait été également au centre d'une polémique à la suite de propos controversés, faisant une analogie entre les djihadistes cachés et les Juifs traqués pendant l'occupation nazie en Belgique.
01:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Mosquée 2.0: les prêches sur internet se démocratisent
Avec Internet, tout est accessible et encore plus facilement qu’auparavant. Il y a encore quelques années, pour ce qui concerne les mosquées il était difficile de trouver des prêches, des conférences ou cours, encore moins récents, sur leurs sites internet. Ils étaient souvent enregistrés, mais rarement en lignes. Pour ceux qui ont plus de 35 ans, il y avait les cassettes à bandes où les cours et conférences y étaient enregistrés. Internet et YouTube ont balayé les walkmans et ont laissé place au prêche 2.0.
En 2009, au lancement de Trouvetamosquee.fr seulement quelques mosquées diffusaient leurs discours ou les prêches sur leur site internet.
Aujourd’hui, à l’instar de la mosquée de Vigneux-sur-Seine où celle de Clamart, de nombreuses mosquées même les petites n’hésitent plus à diffuser les prêches et les rendre accessibles aux plus grands nombres. Les outils d’enregistrement sonore sont devenus accessibles et les outils de diffusions sont gratuits et facile à utiliser, par exemple YouTube et Soundcloud. Mais pourquoi ces mosquées diffusent-elles les prêches ?
Répondre à la demande des internautes
Il n’y a pas d’offre sans demande, les internautes sont demandeurs du prêche 2.0. Pourquoi ne pas se réécouter le prêche du vendredi dernier tranquillement à la maison ou dans le métro ? Il y a eu empêchement et je n’ai pas pu assister à la conférence de tel ou tel imam ou simplement, je suis curieux et je voudrais écouter ce qui a été dit dans telle ou telle mosquée. Voilà quelques raisons parmi d’autres qui amènent les mosquées à partager leurs conférences, prêches ou autres cours.
Une question de visibilité
Désormais, les nouvelles mosquées sortent de terre et des sous-sols d’immeuble sans complexes. Elles sont visibles et ont une forte volonté de rayonner sur leurs territoires.
Et c’est pour cette raison que partager ce qui s’y dit à l’intérieur développera l’image et la visibilité de la mosquée.
En plus d’un simple partage, la mise à disposition des audios et vidéos permet d’attirer de nouveaux musulmans, en particulier ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les mosquées.
Pour les curieux et ceux qui veulent en savoir plus
Nous disons dans un autre article qu’il était nécessaire de « laisser la lumière sortir des mosquées » et cela nécessite de laisser la porte ouverte. La mise en ligne de ce qui se dit dans les mosquées et le développement de ce service 2.0 prouvent bien que les portes s’ouvrent. Ainsi, quiconque peut facilement se faire une idée de ce qui se dit sans aucun prisme. Cela permettra peut-être de combattre les préjugées.
Cependant, les mosquées ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Chaque publication peut se retourner contre le publicateur. Une mauvaise interprétation peut facilement créer une polémique surtout quand elle est créée et alimentée par l’extrême droite. Des polémiques que la plupart des mosquées n’ont ni le temps ni les compétences pour les gérer.
01:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Allemagne, la coalition présente une loi sur l’intégration
L’accès à la formation et au marché du travail sera facilité. En échange, la pression augmente sur les demandeurs d’asile.
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Angela Merkel, Sigmar Gabriel et Horst Seehofer, sur la même photo, le sourire aux lèvres. Jeudi 14 avril, les leaders des trois partis qui forment la coalition gouvernementale sont apparus satisfaits devant la presse, pour présenter leur future loi sur l’intégration des migrants. Il leur a fallu plusieurs semaines de débats et sept heures de négociations finales pour trouver un accord sur le sujet.
La chancelière Angela Merkel, présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a qualifié cet accord de « première » dans l’histoire du pays. Le vice-chancelier Sigmar Gabriel, social-démocrate (SPD), parle de texte « historique ». Même le très critique Horst Seehofer, de l’Union chrétienne-sociale (CSU), juge qu’il « existe aujourd’hui une chance que l’intégration réussisse ».
La future loi d’intégration se base sur deux principes : encourager les demandeurs d’asile à s’intégrer et exiger des efforts de leur part. Cela implique que les prestations de l’État seront réduites si la personne ne coopère pas. Le gouvernement prévoit tout d’abord de rendre obligatoire les cours d’intégration.
Un dispositif pour faciliter l’emploi des réfugiés
Les personnes refusant d’apprendre la langue pourront se voir annuler leur permis de séjour. De même, celles qui trouvent une formation obtiendront un permis de séjour de la durée de leurs études mais le perdront si elles abandonnent leur formation. L’accès au marché du travail se voit par ailleurs facilité. Les demandeurs d’asile pourront désormais travailler en tant qu’intérimaires.
Fini aussi la durée de trois ans durant laquelle ils se voient actuellement refuser des postes auxquels peuvent prétendre des citoyens allemands et des ressortissants de l’Union européenne. Berlin souhaite aussi financer 100 000 « opportunités de travail », des jobs payés un euro de l’heure. Actuellement, ce dispositif vise à réintégrer des chômeurs de longue durée.
Enfin, les demandeurs d’asile seront contraints de résider dans des lieux déterminés par les autorités. Le but est d’éviter la formation de ghettos dans les grandes villes et de repeupler certaines communes où, à défaut de travail, se trouvent des logements vacants.
Éviter une « explosion sociale »
Cette mesure est l’une des plus polémiques. Herbert Brücker, économiste à l’Institut de recherche pour le marché du travail et les professions (IAB) prône davantage de mobilité afin que les migrants trouvent un emploi. Günter Burkhardt, président de l’association Pro Asyl, constate « un manque d’offre d’intégration de la part du gouvernement et non un manque de volonté d’intégration de la part des migrants ».
Le Conseil central des musulmans pose, lui, la question des moyens financiers afin que tous les demandeurs d’asile apprennent l’allemand. La coalition gouvernementale n’a pas évoqué le budget nécessaire à la mise en œuvre de cette loi mais certains parlent de 10 milliards d’euros.
Le quotidien conservateur Die Welt estime de son côté que le texte « calmera les mouvements populistes ». L’hebdomadaire social-démocrate Die Zeit juge lui aussi que cette loi « évitera une explosion sociale dont de nombreux citoyens allemands ont si peur », alors que le pays a accueilli un million de demandeurs d’asile l’an dernier.
Die Zeit estime toutefois que l’Allemagne a besoin de beaucoup plus qu’une simple loi d’intégration. Il appelle de ses vœux une loi générale sur l’immigration.
Delphine Nerbollier
01:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les djihadistes restent inscrits au registre national pour le suivi policier
Les autorités veillent à ce que tous les djihadistes de retour de Syrie soient bien inscrits au registre national, a indiqué dimanche le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon, réagissant à un article de De Zondag.
"Nous veillons précisément à ce que tous les djihadistes (belges) de retour de Syrie soient inscrits dans le registre national. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons les suivre sur le plan policier", selon le porte-parole du ministre, Olivier Van Raemdonck.
"Le fait que ces 'foreign fighters' soient inscrits ne signifie absolument pas qu'ils ont automatiquement droit à des allocations", a rappelé le cabinet. "Il est exact que nous supprimons du registre les personnes qui sont en Syrie. Mais celles qui reviennent, nous voulons précisément qu'elles soient toutes inscrites".
De Zondag faisait état dimanche du fait que seules 21 sur 113 personnes revenues de Syrie avaient été rayées du registre national, selon des chiffres réclamés par Filip Dewinter (Vlaams Belang) au ministre Jambon. Le député d'extrême droite en tirait certaines conclusions - "erronées" selon le cabinet Jambon - en lien avec les allocations.
01:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
Brice Hortefeux : "Demain il faudra faire baisser l'immigration légale" en France
01:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
À la Grande mosquée de Paris, les musulmans se disent "touchés" par le geste du pape
Le souverain pontife accueille au Vatican douze musulmans immigrés de Syrie.
Douze musulmans anonymes sont accueillis par le chef de l'Eglise catholique. Le pape François a montré l'exemple samedi, en ramenant dans son avion douze réfugiés syriens qui étaient depuis des semaines enfermés dans un camp de réfugiés sur l'île grecques de Lesbos. Trois familles qui ont fui la guerre et les bombardements, et sont donc depuis samedi soir au Vatican. Cet automne, le pape avait déjà demandé que chaque paroisse d'Europe accueille une famille de réfugiés. Que pense-t-on de ce geste chez les musulmans ? Reportage à la Grande mosquée de Paris.
"Courageux". A la sortie de la Mosquée, le même adjectif revient pour qualifier la sortie du pape : "courageux". "C'est une belle initiative pour rapprocher toutes les religions. Il reste encore un peu d'humanisme dans ce monde de brutes, on va dire ça comme ça!", salue Farid.
A entendre les musulmans présents à la Grande mosquée samedi soir, le personnage du pape François, son charisme, font un tabac. Sous son voile vert, le visage de Zora s'illumine d'un sourire à l'évocation du "Saint Père". Elle se dit encore "touchée" par l'accueil des trois familles musulmanes. "Oui, ça touche. J'oublie qu'il est chrétien, on voit juste qu'il est gentil. C'est un être humain. Je pense que celui-là a un grand cœur".
"Le faire chez nous". Pour Farid, ce geste doit également inciter les musulmans à se poser des questions. "La plupart des musulmans, en fin de compte, doivent se poser la question : 'ce que lui arrive à faire, pourquoi nous n'arrivons pas à le faire chez-nous ? Quand les chrétiens ont des problèmes, les chrétiens agissent. Nous sommes absents là où il faudrait être là".
01:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attentats de Paris: comment la France et la Belgique coopèrent?
Equipe commune d’enquêteurs, magistrat de liaison, échange de renseignements… comment la France et la Belgique, base arrière de la cellule jihadiste qui a tué 130 personnes le 13 novembre à Paris, coopèrent dans l’enquête ?
Créée dans les jours qui ont suivi les attentats, une équipe commune d’enquête rassemble l’ensemble des magistrats et policiers saisis de l’enquête dans les deux pays. Concrètement, elle permet à des enquêteurs français de se déplacer en Belgique pour assister à certains actes diligentés par leurs homologues. Ils sont notamment présents lors des auditions de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos parisiens, interrogé à au moins deux reprises depuis son interpellation à Bruxelles, le 18 mars.
« Ils ne participent pas aux interrogatoires, ils sont là en tant qu’observateurs », explique Carine Couquelet, avocate d’Hamza Hattou qui a ramené Abdeslam à Bruxelles le lendemain des attaques.
Bientôt un magistrat de liaison
Des Français assistent aussi à des perquisitions, comme le 15 mars dans un appartement bruxellois qui a servi de planque à Salah Abdeslam. La perquisition avait dégénéré et quatre enquêteurs, dont une Française, avaient été blessés au cours d’une fusillade. L’équipe commune permet ainsi aux Français d’avoir accès rapidement aux écoutes téléphoniques, images de vidéosurveillance, ou tout autre scellé saisi par leurs homologues Belges. Des équipes franco-belges travaillent sur quatre autres dossiers terroristes: l’attentat au Musée juif de Bruxelles, l’attaque ratée dans le Thalys, la filière jihadiste démantelée de Verviers en Belgique, et le projet d’attentat déjoué en France après l’arrestation de Reda Kriket.
Le procureur de Paris, François Molins, s’entretient « plusieurs fois par jour » avec le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw, assure le député socialiste Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire française sur le 13 novembre. Mais la coopération entre Paris et Bruxelles reste pointée du doigt. Pour faire taire les critiques, les deux gouvernements ont annoncé en février la nomination prochaine d’un magistrat de liaison détaché à l’ambassade de France à Bruxelles. Ce « trait d’union » aura pour mission de « fluidifier l’entraide » et de familiariser les magistrats avec le système judiciaire du pays voisin alors que des différences notables existent, notamment en termes de garde à vue ou de perquisition, ce qui complique le travail des enquêteurs.
Trois scénarios envisagés
Il dépend de la bonne volonté de chaque Etat. « Cela circule plutôt bien. Mais la culture n’est pas à l’ouverture totale », relève Michaël Dantinne, criminologue à l’université de Liège. « Pour être efficace, il faudrait une plateforme d’échanges au sein des services européens et on en est très loin. » Des spécialistes pointent aussi l’organisation complexe de la collecte de renseignements côté belge: l’existence de 192 forces locales de police et, pour Bruxelles, de 19 communes autonomes, dont Molenbeek, Forest et Schaerbeek au coeur de l’enquête, ne favorise pas le partage des informations.
De nombreux suspects interpellés en Belgique, aux premiers rangs desquels Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, soupçonné d’avoir eu au moins un rôle de logisticien dans les tueries de Paris, intéressent la France. Mais, les attentats du 22 mars à Bruxelles ont compliqué la donne: Abrini a reconnu être « le troisième homme » de l’aéroport de Zaventem et les enquêteurs belges s’interrogent sur le rôle qu’aurait pu jouer Salah Abdeslam s’il n’avait pas été arrêté quatre jours plus tôt.
« On travaille pour savoir qui va récupérer qui », relève une source proche du dossier.
Trois scénarios sont envisagés. D’abord une remise différée comme cela devrait être le cas pour Salah Abdeslam, qui devrait être transféré définitivement en France une fois que les Belges l’auront entendu. Pour les autres suspects, des remises temporaires peuvent être envisagées. « On va les limiter au maximum car des allers-retours entre pays posent des problèmes de sécurité », explique une source proche de l’enquête. Troisième hypothèse, les Belges peuvent également proposer aux juges français de se déplacer chez eux pour les interroger.
01:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
























