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vendredi, 22 avril 2016

Le pape ramène des réfugiés musulmans mais pas chrétiens !

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Il y a moins d’un an, en voyage en Bolivie, le pape François dénonçait « le génocide en marche » des chrétiens d’Orient. De l’île de Lesbos, il revient avec 12 réfugiés syriens mais… pas un seul chrétien.

On reste sans voix. On reste sans voix quand, il y a à peine trois semaines, sur France 2, Arnaud Comte montrait sur la carte la disparition de ces chrétiens dans leur pays d’origine, cibles des djihadistes. Moins 30 % en Irak, moins 14 % au Liban, et moins 58 % en Syrie : de 2 millions en 2008, il n’y en a plus que 850.000 aujourd’hui. Qui sont persécutés, exécutés ou qui, eux aussi, fuient leur pays.

Mais le pape est revenu de Lesbos avec trois familles musulmanes parce que, a-t-il expliqué, les familles chrétiennes qu’on lui a présentées n’avaient pas leurs papiers en règle. « On ne savait pas la miséricorde divine si procédurière […] », ironise, à juste titre, Éric Zemmour. Choquant.

On reste sans voix car le sort des 10 % de Syriens chrétiens dans un pays dévasté par la guerre, aux prises avec l’État islamique, risque fort d’être bientôt scellé. En octobre 2015, Monseigneur Jeanbart, archevêque d’Alep, décrivait « le poids de leurs privations multiples » : alimentation, soins, chauffage, eau potable. Mais, pour le pape, en dépit de ces épouvantables conditions de vie, c’est « pas de papiers, pas de laisser-passer » ? C’est une farce ?

On reste sans voix parce que, ce faisant, le pape François, analyse Éric Zemmour, envoie un « signal redoutable ». Entre les enfants d’Allah et ceux de Jésus-Christ, le pape aurait donc choisi ? Imagine-t-il très naïvement la conversion future de ces musulmans au christianisme ? Ou le pape, abandonné au relativisme, livrerait-il l’Europe à son destin islamique ? Mais un pape à ce point ignorant de l’histoire de l’islam depuis 1.400 ans mérite-t-il d’occuper sa fonction ? Un pape qui, de surcroît, s’il « va jusqu’au bout de sa logique », fait « de la politique », comme l’a souligné avec finesse Marion Maréchal-Le Pen, au micro de RTL le 17 avril.« La doctrine sociale de l’Église est que les hommes et les femmes politiques doivent chercher à mettre en place le bien commun. Moi, je considère que le bien commun pour la nation française, ce n’est pas d’accueillir tous ceux qui viennent utiliser le droit d’asile comme une filière clandestine bis », a-t-elle ajouté.

Dit autrement, en sauvant les enfants des autres avant les siens, le pape cautionne la mondialisation et favorise l’islamisation. Ce n’est pas très chrétien…

En outre, pour trois familles luxueusement et pompeusement accueillies, combien d’autres à vivre dans l’enfer des camps ? L’Italie, c’est comme un rêve, le pape est merveilleux, le pape est un miracle, il nous a redonné la vie, s’exclament les familles. Et à nous, il est en train de faire quoi, là, le pape François, une tromperie ?

Caroline Artus

Source : Boulevard Voltaire

« Hijab Day », quand islamisation et américanisation vont de pair

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« On aimerait que la majorité silencieuse de Sciences Po soit un peu moins silencieuse car votre école fout la honte à tout le monde », déclarait hier l’artiste Joann Sfar. Oui, Sciences Po Paris a réussi à embarrasser toute la France avec ce « Hijab Day », qui témoignait tout autant du remplacement du Français par un jargon technocratique anglo-américain que de l’islamisation, de moins en moins rampante, de notre pays.

La dénomination « Hijab Day » renvoie immanquablement aux journées « Friday Wear », durant lesquelles shorts et autres tennis colonisent les lieux de travail des Français. Ces journées « Friday Wear » proviennent directement de l’idéologie « festiviste » que moquait Philippe Muray. Vous êtes tenus d’être « cool », « swag », « fun », sans quoi vous seriez frappés d’excommunication par les matons de Panurge de l’empire du bien.

Le mouvement Nuit debout est atteint du même syndrome. Une élite multiculturelle, immaculée et festive s’arroge le droit de se révolter. Mais contre quoi porte cette révolte ? L’homme occidental, un être ontologiquement mauvais. Nous serions tous des oppresseurs en puissance, car fils d’oppresseurs. D’où les multiples ateliers traitant de la « décolonisation des esprits », ou bien encore les discours schizophréniques sur les questions raciales. Cet ensemble baroque, et revanchard, se présente sous les traits festifs d’une jeunesse en « route pour la joie ». Quand on ne regarde pas de trop près, l’image donnée par cette « multitude » est très télégénique. En se rapprochant, on constate qu’elle exclut de son affectio societatis nouvellement formé tout un pan de la population : les Français enracinés, attachés à leur histoire.

Malins, les prosélytes musulmans surfent sur le zeitgeist avec une habileté remarquable. Ils entendent montrer qu’ils peuvent participer à cette nouvelle société, strictement contractuelle. On voit des femmes porter le hijab lors des soirées organisées par Nuit debout, comme on en voit désormais dans les couloirs de Sciences Po Paris. Peu importe, au fond, que ce vêtement religieux ne soit pas un vêtement traditionnel en France. Pour les néo-libéraux, comme pour les post-marxistes, l’histoire n’a jamais existé. L’héritage culturel de nos ancêtres n’est, pour eux, qu’un fardeau pour les contemporains, qui les empêchent tant de commercer que de créer de nouveaux corps politiques.

Les musulmans nouvellement installés s’engouffrent dans la brèche, multipliant les opérations de communication montrant qu’ils entendent faire société. Après les attentats, le blogueur Al-Kanz a ainsi mis au défi les internautes de diffuser des photos de leurs barbes, puis des photos avec le visage voilé… L’objectif étant de dédramatiser la présence islamiste en Europe. De la même façon, le philosophe Frédéric Lordon se travestit en ouvrier, bleu de travail compris, lorsqu’il se rend à Nuit debout.

La magie de la communication n’opère plus. Derrière le festivisme de façade du « Hijab Day » se trouvent deux phénomènes bien réels qui résistent aux élucubrations des idéologues : américanisation et islamisation. L’américanisation est la traduction quotidienne de la perte de sa souveraineté politique par la France. L’islamisation démontre son effondrement intérieur. Notre essence collective menace de s’effacer, remplacée par un néant.

Pour l’instant, les deux phénomènes marchent de concert. Ils n’ont de commun qu’un objectif stratégique : la disparition des ordres anciens.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire

 

Suite au geste de charité du Pape François, la récupération immigrationniste est en marche

Il fallait s'y attendre. Le pire, c'est qu'elle vient de Martin Schultz, président du Parlement européen et un des hommes politiques européens les plus hostiles au principe de subsidiarité. Il part d'un geste de charité pour imposer un déferlement d'immigrés clandestins dans tous les pays membres :

"Le geste du pape est un signal fort pour l'Union européenne (UE). Si chacun des pays membres de l'UE prenait ses responsabilités, nous n'aurions pas de crise des réfugiés. Si on répartit un million de réfugiés parmi les 508 millions d'Européens, la crise disparaît (...)

Son acte aujourd'hui est, selon moi, un symbole indiscutable de respect, d'humanité et de tolérance. À tous les États membres qui se disent catholiques ou chrétiens et dont les gouvernements utilisent cet argument pour refuser d'accueillir des réfugiés - en majorité des musulmans -, la plus haute autorité catholique donne une leçon sans appel. Ces réfugiés sont des personnes qui ont besoin de protection, de notre protection.

Et leur religion, croyance, couleur de peau n'y changent rien.Si ce voyage et ce geste peuvent changer l'attitude de certains États européens, je ne peux que m'en féliciter."

Source : Le salon beige

A Malmö, le jihad à la suédoise

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Accusé d’être un foyer islamiste, le quartier de Rosengard, où a grandi Osama Krayem, un des suspects des attentats de Bruxelles, lutte depuis des années contre l’extrémisme.

C’est dans un fast-food, en bordure du quartier populaire de Rosengard, à Malmö, que l’imam Salahuddin Barakat donne rendez-vous. Il vient de terminer sa journée à l’Académie islamique, un centre d’études religieuses qu’il a fondé en 2013. Longue tunique bleu clair, coiffe blanche et barbe coupée court, l’homme de 34 ans appartient à cette jeune garde d’imams grandis en Suède, qui prêchent l’ouverture sur le monde et le dialogue interreligieux. Ce jour-là, il est excédé : «Depuis une semaine, je ne peux plus entrer dans un café ou un restaurant du centre de Malmö sans que les gens se retournent et pensent qu’ils ont affaire à un recruteur de Daech.» Quelques heures plus tôt, le journal régional Sydsvenskan racontait qu’une antenne locale de l’agence pour l’emploi avait dû faire appel à la police : des personnes s’étaient plaintes qu’un homme, posté à l’entrée, tentait de les convaincre de rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique. «Il faut être bête pour aller faire ça en plein jour. Les recruteurs sérieux travaillent dans les sous-sols», doute l’imam.

Lieu de transit

Mais ce qui a récemment placé la ville sous les projecteurs, c’est surtout le fait d’être la commune d’origine d’un des terroristes des attentats de Bruxelles : Osama Krayem, 23 ans, l’homme qui a accompagné le kamikaze Khalid El Bakraoui aux abords de la station de métro Maelbeek, le 22 mars, avant que ce dernier ne se fasse exploser. Né à Malmö, parti en Syrie en 2014, il a été arrêté le 8 avril dans la capitale européenne. Déjà inculpé d’«assassinats terroristes» dans l’enquête sur les attentats de Bruxelles, le parquet fédéral belge est également convaincu de sa participation aux attaques de Paris et Saint-Denis (lire ci-contre).

Son parcours n’a rien de très original, commente Magnus Ranstorp, spécialiste du terrorisme auprès de l’Ecole des études de la défense de Suède : «C’est le cocktail désormais classique entre marginalisation sociale, défiance à l’égard de la société et radicalisation idéologique.» L’enfance d’Osama Krayem se déroule dans le quartier de Rosengard, dans le sud de la ville, berceau du footballeur Zlatan Ibrahimovic, où 88 % des habitants sont d’origine étrangère et 40 % seulement des personnes en âge de travailler ont un emploi. La famille Krayem déménage dès qu’elle en a les moyens - «comme 50% des habitants ces quatre dernières années», précise le président du conseil de quartier, Andreas Konstantinides, qui décrit Rosengard comme un lieu de transit, dans une ville qui a accueilli 1 800 réfugiés et 800 mineurs non accompagnés en 2015. La famille emménage alors dans le quartier d’Oxie, quand Osama n’est encore qu’un collégien. Puis vient la case délinquance, avant de décrocher un emploi municipal, dans le cadre d’un projet de réinsertion.

En 2014, Krayem change, selon ses amis. Il devient religieux, se laisse pousser la barbe, puis disparaît du jour au lendemain. Sa famille apprend qu’il est en Syrie. On le retrouve en janvier 2015 sur Facebook : en treillis de camouflage, une kalachnikov à la main, il pose devant un drapeau de l’EI.

Comme lui, 300 Suédois ont quitté le pays ces dernières années pour rejoindre des groupes jihadistes en Syrie et en Irak. Une quarantaine seraient morts sur place et une centaine seraient rentrés. Dans un rapport publié en 2010, les services de renseignement suédois estimaient cependant que l’extrémisme islamiste «ne représentait pas une menace contre la société». Mais en décembre 2015, deux Suédois, qui avaient rejoint l’Etat islamique, sont condamnés à la prison à vie par le tribunal de Göteborg - principal foyer de recrutement en Suède - pour avoir égorgé deux prisonniers en Syrie en 2013.

«On s’est trop longtemps enfoui la tête dans le sable, dénonce Magnus Ranstorp. Tant que rien n’est arrivé en Suède, on n’en a pas fait une priorité. Et les jihadistes y ont disposé d’un refuge où planifier leurs actes.» Il regrette l’absence d’un débat de fond : «On peut parler des facteurs sociaux et économiques, mais dès qu’on évoque l’idéologie, on est taxés de xénophobes. On ne fait plus la différence entre l’islam et l’islamisme.»

Après la découverte du rôle de Krayem, l’ancienne patronne des sociaux-démocrates, Mona Sahlin, coordinatrice nationale pour la prévention de l’extrémisme violent, a rappelé Malmö à l’ordre, pour ne pas avoir pris suffisamment le problème au sérieux et s’être trop longtemps concentré sur l’extrême droite. «Nous avions l’impression de faire des choses, mais peut-être n’en avons-nous pas fait assez», confie Andreas Konstantinides, du conseil de quartier de Rosengard.

Sur place, la critique a du mal à passer. D’autant que, sur les 300 Suédois partis faire le jihad, une poignée seulement vient de Malmö, rappelle Marie Hendra, chef du développement pour la mairie. Dans cette commune de 320 000 habitants, située dans le sud de la Suède, ils sont également vite repérés, selon l’imam Salahuddin Barakat : «C’est une petite ville, très compacte, où les associations musulmanes sont très actives et ont de bons contacts avec la mairie, ce qui explique qu’on ait eu relativement peu de départs pour la Syrie.» Il parle de cinq jeunes, «dix maximum».

«Désespérance»

«Mais le quartier a mauvaise réputation, malgré tous nos efforts», souligne Marie Hendra. Car depuis 2008, année record du nombre de voitures brûlées et d’attaques à coups de pierres contre les ambulances et véhicules de police, des millions de couronnes ont été investis à Rosengard. La criminalité baisse et les résultats scolaires s’améliorent. «Il n’y a plus cette désespérance qu’on pouvait voir alors chez les jeunes», témoigne Engel Livaja, animateur à Tegelhuset, le centre d’insertion au cœur du quartier. Pour lui, c’est autant de candidats au jihad en moins.

Dans le quartier de Krocksbäck, à l’ouest de Malmö, qui devance désormais Rosengard en termes de criminalité et d’exclusion sociale, Rafi Farouq, animateur de l’association de jeunes Flamman, met en garde : «On peut se taper sur la poitrine et se féliciter. Mais on a surtout eu de la chance. Si cinq recruteurs charismatiques débarquent, personne n’est en mesure de dire ce qui se passera.» Depuis le 11 septembre 2001, il dit se battre contre la propagande islamiste. Ce fils de réfugiés afghans montre un rapport des services de renseignement britanniques, qui décrit les liens entre criminalité et radicalisation. «20 % des moins de 20 ans dans le quartier ont déjà été condamnés. Il y a un foyer. Il suffit juste d’y semer des graines…» L’homme reconnaît cependant que les choses commencent à bouger. Tout doucement. L’attaque contre Charlie Hebdo, notamment, a réveillé les esprits.

Malmö vient ainsi d’adopter un plan d’action contre l’extrémisme violent. La mairie est aussi partie prenante du projet «Vara liv» («nos vies», en suédois), lancé à l’initiative d’une ONG locale, Spiritus Mundi, aussi présente au Moyen-Orient. «La Suède n’est pas isolée du reste du monde, les problèmes y sont les mêmes qu’ailleurs», constate son président, Henrik Melius. D’où l’importance d’agir, «en offrant notamment des plateformes de communication aux jeunes, qui ont le sentiment que leur parole ne compte pas», explique le Jordanien Ashraf Haddad, également membre de Spiritus Mundi. Une première victoire : en novembre, l’ONG a réussi à convaincre Felix Raisma, un jeune Suédois de 24 ans, qui voulait rejoindre les combattants kurdes de Syrie, d’annuler son voyage, la veille de son départ, et de s’engager dans le projet.

Anne-Françoise Hivert

Source : Libération

Quand la mosquée d’Aubervilliers s’indignait de la restauration du clocher classé monument historique

Non contents d’avoir obtenu un bail emphytéotique leur mettant à disposition un terrain municipal pour leur grande mosquée, non contents d’avoir à disposition le gymnase municipal pour leur fête de l’Aid El-Adha, les responsables de la mosquée frériste d’Aubervilliers s’indignent qu’un clocher du XVème siècle, monument historique, soit entretenu par la France. Pour plus d’informations sur l’église Notre-Dame des Vertus Lire ici Il n’y a aucune raison de mettre à égalité les islamistes d’Aubervilliers qui invitent Hani Ramadan et notre patrimoine historique d’une valeur artistique inestimable.

Source : islamisation.fr

Les chiffres de l’immigration, mode d’emploi

La question du nombre de personnes d’origine étrangère résidant en France alimente tous les fantasmes. L’absence de statistiques ethniques rendrait, dit-on, impossible leur décompte. Pourtant, on dispose de données de source publique, Insee et INED, qui permettent une évaluation assez fiable. Cette note tente de clarifier les concepts et d’actualiser les études disponibles.

Immigrés ou étrangers ? Une statistique ambiguë
 
Les notions d’immigré et d’étranger se recoupent sans se superposer. Un immigré n’est pas nécessairement étranger. Un étranger n’est pas toujours immigré ; d’où la difficulté à s’entendre sur les chiffres et leur interprétation. Rappelons la définition adoptée par le Haut Conseil à l'Intégration : "… un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. Les personnes nées françaises à l'étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. À l'inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers. […] La qualité d'immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il devient français par acquisition".

Ainsi les rapatriés d’Algérie ne sont pas considérés comme immigrés. Mais Manuel Valls, Mme Vallaud-Belkacem, nés étrangers hors de France, le sont, tandis que le terroriste du Musée juif de Bruxelles, né à Roubaix, ne l’est pas. On voit que cette notion d’immigré recouvre des réalités sociologiques très diverses.

Le nombre des immigrés présents sur le sol français augmente du fait de nouvelles arrivées et diminue par départ spontané ou par décès. Elle était de l’ordre de 125 000 par an sur les quinze dernières années. Les immigrés représentaient 8,9 % de la population totale en 2014 (soit 5,9 millions de personnes).

Moins discutable en apparence est la répartition, sans double compte, de l’ensemble des résidents, consistant à distinguer les Français de naissance, les Français par acquisition et les étrangers. Grosso modo, le partage entre la première catégorie et les deux autres est de 88/12 en 2014. Ce ratio n’était que de 96/4 au début du XXe siècle. Entre 1911 et 2010, la population totale a augmenté de 60 %, tandis que le nombre des Français naturalisés a été multiplié par 13, celui des étrangers par 3.

Mécaniquement, le nombre des Français de naissance a progressé de 50 %, un peu moins vite que la population générale. Bien entendu, l’immigration est à l’origine de ces progressions, celle du nombre des naturalisés et des étrangers, et même dans une moindre mesure, via la filiation, du nombre des Français de naissance. Le nombre des immigrés a été multiplié par 5 en un siècle.

Plus que par le passé, l’intégration des immigrés dans la société française connaît quelques difficultés. C’est peut-être que, leur proportion au regard de la population autochtone ayant crû sensiblement, les mécanismes subtils de cette intégration, école, habitat, lieu de travail, famille, se sont grippés. Affirmer que la France a toujours été "terre d’immigration" fait perdre de vue que de qualitatif le phénomène est devenu quantitatif.

Un concept opérationnel : "la population d’origine étrangère"

Plus que le lieu de naissance des individus, leur nationalité, passée plutôt qu’actuelle, est susceptible de renseigner sur leurs caractéristiques socio-culturelles. À un moindre degré, la descendance des personnes d’origine étrangère peut présenter les mêmes traits distinctifs. Il est donc légitime de s’intéresser à ceux que l’on appelle abusivement "immigrés de la deuxième ou de la troisième génération". C’est à cette condition que les politiques publiques, conçues pour les aider, seront mieux ciblées.

"Le développement de l'immigration familiale favorise la constitution d'une population de descendants d'immigrés. La France ne se distingue guère de beaucoup de pays européens quant à la proportion et aux principaux traits socio-démographiques des populations nées à l'étranger. Par rapport aux autres grands pays, la France se caractérise par des flux migratoires plus anciens, mais aussi plus faibles sur la période récente. La proportion de descendants d'immigrés dans la population résidente est en revanche parmi les plus élevées d'Europe".

L’Insee a évalué à 6,7 millions le nombre des descendants directs d’immigrés en 2008 (individus dont au moins un parent est immigré). Ce chiffre doit être actualisé en tenant compte de l’accroissement naturel de cette population entre 2008 et 2014. À cet effet, on a évalué le nombre des naissances, cumulé de 2008 à 2013 inclus, à 1,050 million d’individus.

De ce nombre de naissances, il faut retrancher les décès (environ 260 000) survenus au cours de la période. Finalement, on a substitué aux 6,7 millions, estimés pour 2008, le chiffre de 7,5 millions. Ce segment de la population a donc progressé au rythme soutenu de 1,9 % par an entre 2008 et 2014.

Le total de la "population d’origine étrangère" se monterait donc en 2014 à :

2,3 M d’immigrés naturalisés + 3,6 M d’immigrés restés étrangers + 7,5 M descendants d’immigrés = 13,4 millions représentant 20,4 % du total de la population résidente..

On n’a pas tenu compte ici des descendants d’immigrés au-delà de la deuxième génération. La démographe Michèle TRIBALAT avance un pourcentage de 30 % de personnes d’origine étrangère en 2011, en considérant trois générations, pour les moins de 60 ans. En extrapolant à l’ensemble de la population, on aboutit à un total d’environ 20 millions de personnes à cette date.

8,4 millions de personnes originaires de pays situés hors de l’UE

La décomposition selon l’origine géographique est plus délicate. On estime que 68 % des immigrés recensés sont venus de pays situés hors de l’UE, parmi lesquels 70 % sont nés en Afrique et Turquie (pays à forte population musulmane).

L’étude de l’Insee de 2008 décrit également la structure par pays d’origine des enfants d’immigrés. Pour la prolonger jusqu’en 2014, il a fallu tenir compte de la présence croissante des familles issues d’une immigration extra-européenne (88 % des enfants d’immigrés, nés entre 2008 et 2014, ont au moins un parent venu d’un pays non membre de l’UE).

Tous calculs faits, la décomposition par origine géographique de la "population d’origine étrangère", immigrés et descendants d’immigrés confondus, s’établit comme suit en 2014 :

5 M d’originaires de l’Union européenne + 8,4 M d’originaires de pays situés hors de l’UE = 13,4 millions. Parmi les 8,4 millions non originaires de l’UE, 6,1 millions viennent d’Afrique ou de Turquie.

Un fort potentiel de progression

Cette évaluation est une photographie à un moment du temps, l’année 2014. La "population d’origine étrangère" est appelée à évoluer et probablement à augmenter, pour plusieurs raisons.

• Le flux d’immigrés (net des retours) risque fort de se maintenir, voire de progresser encore. Au rythme de 150 000 personnes par an, il représenterait déjà 57 % de l’accroissement naturel (naissances moins décès) de la population des personnes nées en France (260 000 environ en 2014). Le nombre des immigrés s’accroîtrait donc bon an mal an de 85 000, après déduction des décès (65 000 environ) survenant inévitablement parmi eux. Comme environ 100 000 personnes nées en France quittent le territoire tous les ans, l’effectif de ces dernières n’augmente plus que de 160 000, soit moins du double.

Ainsi, alors que la part des personnes nées hors de France (immigrés au sens large, en incluant les individus nés français à l’étranger) dans la population générale est d’environ 12 %, leur contribution à son accroissement est maintenant de 35 %. Les immigrés vont donc augmenter en nombre plus vite que la population générale ; il en sera de même des catégories de la "population d’origine étrangère" qui en dérive, Français naturalisés, des étrangers résidents et descendants d’immigrés.

• La proportion de 20,4 % constatée en 2014 est d’ores et déjà dépassée, s’agissant des indicateurs avancés. C’est ainsi que, au cours des dix dernières années, ont été célébrés 23 % de mariages pour lesquels au moins un des conjoints était né hors de France. De même, 27 % des naissances concernent des descendants d’immigrés.

• Ajoutons que les résidents illégaux ("sans-papiers") viendraient majorer encore cette évaluation. La rumeur parle de 200 000 à 400 000 personnes. Elle est invérifiable.

Une présence inégale sur le territoire national

Il s’agit jusqu’ici de moyennes nationales. La répartition géographique est très inégale. Ainsi, les communes de plus de 10 000 habitants seraient peuplées de 28,6 % d’immigrés ou de descendants d’immigrés, contre 10 % dans les communes de moins de 10 000 habitants (source : Insee, 2008).

De même, on note de fortes disparités entre les départements, s’agissant de la proportion des naissances pour lesquelles au moins un parent est immigré. En tête du classement, la Seine-Saint-Denis (65 %), le Val de Marne et le Val d’Oise (49 %), Paris (45 %), etc. En fin de classement, la Manche, la Vendée et le Pas-de-Calais (6 %), le Cantal (7 %), tandis qu’en France métropolitaine, la moyenne s’établissait à 27 % (source : Insee, 2011).

Cette hétérogénéité est de nature à nourrir une perception du phénomène migratoire, variable d’un lieu à l’autre.

Sources

OCDE, "La France face aux défis persistants de l’intégration", https://www.oecd.org/els/mig/press-note-France.pdf

Gérard Bouvier, Insee octobre 2012, "Les descendants d’immigrés plus nombreux que les immigrés : une position française originale en Europe".

Chantal Brutel, cellule statistiques et études sur l’immigration, Insee 2015, "Populations française, étrangère et immigrée en France depuis 2006".

Michèle Tribalat "Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 2011." Espace, Population, Société, 2015.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-156370-les-chiffres-de-limmigration-mode-demploi-1215479.php?4W6msocrleIPyqz1.99
Gérard Maarek

Le Rhône veut rénover les institutions représentant le culte musulman

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Depuis le mois de décembre, de nombreux acteurs s'attèlent à établir une charte à l'attention des institutions représentatives du culte musulman. Hier, le texte a été signé pour la première fois par le préfet du Rhône, le président du conseil régional du culte musulman et le recteur de la grande mosquée de Lyon. 

"Le Rhône a souvent été à l'avant-garde des initiatives qui consistent à montrer que l'Islam est compatible avec la République". Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, est signataire de la "charte d'accompagnement de la rénovation des institutions représentatives du culte musulman dans le Rhône", ainsi que le préfet du Rhône Michel Delpuech et le président du conseil régional du culte musulman, Laïd Bendidi. Pour Kamel Kabtane, cette charte établie les responsabilités de chacun et engage tous les responsables, aussi bien institutionnels que religieux. 

Le but de cette charte, souligne Laïd Bendidi, président du CRCM, est d'assurer un meilleur vivre ensemble de la communauté musulmane en France : "cette charte doit être signée par toutes les mosquées, mais aussi par tous les maires du département" précise-t-il. La première mesure indique la création d'un conseil des imams du Rhône, une instance qui devrait être mise en place en collaboration avec le CRCM et les imams du département. Une première réunion doit se tenir avant le ramadan, qui débute cette année au mois de juin. 

"Aujourd'hui, dans notre pays, le nerf de la guerre, c'est l'argent"

Parmi les 10 points de la charte, l'un souligne la promotion de la transparence financière. Un point particulièrement important pour le conseil régional du culte musulman : "les mosquées font des collectes lors de la prière du vendredi et les fidèles ne savent pas toujours ce qu'il se passe. Le conseil veut que les mosquées affichent leurs comptes ou que l'on transmette les chiffres lors des assemblées générales. Aujourd'hui, dans notre pays, le nerf de la guerre, c'est l'argent. Sachant que nous récusons le financement étranger pour nos mosquées, c'est l'argent des fidèles qui est en jeu et c'est important qu'ils sachent ce qu'il se passe avec. Il y a toujours des ragots pour savoir où l'argent part. Pour une meilleure vie dans la mosquée et une sérénité entre les fidèles et les responsables, cette transparence est demandée." Les mesures de cette charte vont aussi dans le sens d'une ouverture à la société civile et prône également l'importance du dialogue entre les différentes cultures et les différentes religions. Selon le préfet du Rhône, Michel Delpuech, cette charte représente un véritable "barrage contre les barbares".

"Dans nos mosquées, donner la place que mérite la femme au sein de la société française"

Le dernier point de la charte concerne la place de la femme dans la gestion des mosquées et dans l'organisation du culte musulman. Si en France les mosquées sont mixtes, peu de femmes détiennent des responsabilités : "nous avons déjà un exemple à Neuville-sur-Saône où la présidence de la mosquée est attribué à une femme. Nous souhaitons que les femmes rentrent dans les conseils d'administration de nos mosquées pour participer à leur gestion. Aujourd'hui, une femme peut gérer la prière, pas celle du vendredi, mais elle peut gérer la prière pour d'autres femmes car rien ne l'interdit dans notre religion. Nous avons établi ce point pour donner, dans nos mosquées, la place que mérite la femme au sein de la société française. Nous avons aussi des écoles coraniques, des écoles de langue arabe. Là aussi nous voulons que la femme, qui est la mère de famille et la soeur, puisse participer à cette formation" précise Laïd Bendidi. 

À la question de savoir comment les fidèles vont accueillir cette charte, Laïd Bendidi et Kamel Kabtane jugent qu'il est encore trop tôt pour le dire. Cependant, pour le président du conseil régional du culte musulman : "l'avantage de cette charte est qu'elle a été élaborée par l'ensemble des mosquées du Rhône, réunies vers le 10 décembre à la mosquée de Lyon. Les responsables étaient présents en amont, ils sont partie prenante de cette charte." La première charte devrait être signée à la mosquée de Brignais le 27 avril prochain entre les quatre instances : l'Etat, la mairie, le CRCM et l'association qui gère le lieu de culte.  

Les dix points de la charte  

  1. Création d’un conseil des imams du Rhône. 
  2. Inciter les mosquées à se doter de deux associations pour gérer les lieux de culte
  3. Revivifier le protocole d’accord quadripartite
  4. Inciter les mosquées à s’ouvrir davantage à la société
  5. Aider les recteurs et présidents de mosquées, souvent démunis et dépassés par les événements, à se structurer
  6. Promouvoir la rigueur de la gestion et la transparence financière
  7. Encadrer davantage les écoles de langue arabe et d’éducation islamique au sein des mosquées
  8. Développer les activités les loisirs et les rencontres
  9. Encourage les imams à s’investir dans le dialogue interreligieux et interculturel
  10. Donner toute leur place aux femmes dans l’organisations du culte musulman et la gestion des mosquées. 

Mathilde Régis

Source : Lyon capitale

L'Europe face aux migrants :"le système disjoncte", selon Hubert Védrine

L'ancien ministre des Affaires étrangères a estimé sur Europe 1 que l'UE se retrouvait confrontée à un problème, avec la crise des migrants, qu'elle aurait pu anticiper de longue date.

Moins d’un mois après l’accord passé entre l’UE et Ankara, prévoyant notamment de renvoyer en Turquie les migrants déboutés du droit d’asile, l’Allemagne est arrivée vendredi à un accord gouvernemental pour une future loi d’intégration des réfugiés. Une initiative saluée par Hubert Védrine : "Je suis très favorablement impressionné par l’accord auquel sont parvenus la SPD et la CDU en Allemagne", a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac et qui publie Le monde au défi.

"Le système disjoncte". Invité mercredi du Club de la Presse sur Europe 1, le diplomate a estimé que l'Europe se retrouvait actuellement confrontée à un problème, avec la crise des migrants, qu'elle aurait dû anticiper il y a plusieurs années. "On est obligé de faire dans la panique et l’improvisation, et avec des difficultés épouvantables, ce qui auraient dû être fait il y a quinze ou vingt ans, si on avait pas élargi systématiquement Schengen de façon idéaliste, et sans se préoccuper d’un contrôle sérieux aux frontières extérieures." Pour lui, "le système disjoncte", car "il n’a pas été pensé pour ça".

Un juste milieu. En outre, Hubert Védrine rappelle qu'en ce qui concerne l'accueil des migrants, la question humanitaire est parasitée par les enjeux économiques. "On ne va pas tout fermer, c’est impossible techniquement, absurde économiquement et infiniment cruel sur le plan humain. On ne va pas tout ouvrir non plus, car si l’Europe est un moulin où tout le monde peut venir je vous assure qu’il y aura bien pire que le populisme […] ce sont les milices. Vous verrez les gens s’organiser dans certains pays pour empêcher les entrées", a-t-il averti. Pour celui qui fut également secrétaire de la Présidence sous François Mitterrand, "la réponse ne peut pas être univoque, on ne va pas dire ‘on va fermer’ ou ‘on va ouvrir’".

Mettre en place des quotas. Concernant l'immigration économique, destinée à durer, Hubert Védrine se montre favorable à la mise en place de quotas. "La question syrienne finira d’une façon ou d’une autre par s’apaiser. Ce qu’il faudra gérer ce sont les migrants économiques, qu’à mon avis il faudra gérer avec les pays de départ et de transit, sur la base de quotas économiques par métier", propose-t-il.

 

Source : Europe1

jeudi, 21 avril 2016

Lyon: une charte pour encadrer l'islam

Adoptée dans son principe le 15 décembre, la « charte d’accompagnement de la rénovation des institutions représentatives du culte musulman dans le Rhône », a été paraphée par le préfet, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) et les recteurs de la grande mosquée de Lyon et de la mosquée Othmane de Villeurbanne.

Dix propositions

« Le but est de permettre aux maires de connaître leurs imams et leurs présidents d’associations », s’était réjoui en décembre Abdelkader Laïd Bendidi, président du CRCM. « J’ai besoin d’eux et ils ont besoin de nous pour éradiquer l’islam radical », avait-il ajouté. En tout, la charte détaille dix propositions, prévoyant notamment la création d’un conseil des imams du Rhône, précisant l’organisation locale des mosquées et salles de prières nombreuses dans la région et clarifiant la place des femmes dans l’organisation du culte musulman.

Source : Boulevard Voltaire

L’étonnante position de l’Église face à l’invasion migratoire de l’Europe

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Le pape François, qui s’est rendu sur l’île de Lesbos à la rencontre de migrants venus de Syrie, a décidé de ramener symboliquement avec lui au Vatican une douzaine d’entre eux, plus précisément trois familles de confession musulmane.

Ce geste, inspiré par l’amour du prochain, ne saurait être reproché au successeur de Pierre, dont la mission consiste à rappeler inlassablement au monde le message de charité délivré par le Christ, qui ne distingue pas entre les enfants de Dieu, quelle que soit la religion qu’ils professent.

En outre, le pape n’ignore pas la souffrance subie par les chrétiens d’Orient, comme il l’a démontré à plusieurs reprises par ses homélies ou lors de ses voyages en Terre sainte ; au surplus, le communiqué final destiné à rendre publique cette opération, cosigné par le patriarche de Constantinople et par l’archevêque d’Athènes, confirme à nouveau la préoccupation du chef de l’Église romaine pour nos frères persécutés.

Cela étant, les marques de sollicitude et de compassion, multipliées par le souverain pontife à l’égard des fidèles de l’islam depuis son élection, ne sont peut-être pas accueillies par la communauté musulmane comme une incitation à respecter ceux qui ne partagent pas leur foi, en particulier les catholiques, mais comme une manifestation de faiblesse, voire de soumission.

Sachant que, depuis les prédications du prophète Mahomet, les cavaliers d’Allah cherchent à conquérir le monde pour le soumettre à la loi coranique et que la prise de Rome constitue un objectif important si ce n’est prioritaire pour les djihadistes de notre temps, il est fort à craindre que l’accueil de ces migrants dans l’enceinte même du Vatican soit davantage perçu par « l’Oumma » comme le signe de la future capitulation de l’Europe chrétienne que comme un appel à la fraternité universelle de tous les hommes…

Mais surtout, comme l’a récemment souligné l’essayiste Maxime Tandonnet dans les colonnes du Figaro, « l’Europe, tout en ayant le devoir de rester accueillante, notamment aux familles victimes des persécutions en quête d’asile, n’a pas les moyens d’une hospitalité illimitée. Ses capacités à fournir un emploi, un logement et des conditions de vie dignes aux populations venues de l’extérieur ne sont pas indéfiniment extensibles […]. Sauf à plonger le continent dans le chaos de gigantesques poches de détresse et de malheur […], il est indispensable de marquer des limites à ce flux migratoire. »

Or, le pape François ne peut ignorer l’angoisse des peuples européens, dont la civilisation judéo-chrétienne est menacée de disparition par un « Grand Remplacement » qu’il faut interrompre au plus vite, comme vient de le répéter Renaud Camus en réaction aux propos tenus par Marion Maréchal-Le Pen, reconnaissant l’existence de ce phénomène.

Alors que la situation de l’Occident ne cesse de se dégrader, le successeur de Benoît XVI pourrait reprendre à son compte les paroles de celui-ci, prononcées le 26 octobre 2010 lors de la Journée mondiale du migrant et du réfugié : « Les États ont le droit de réguler les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil en respectant ses lois et l’identité nationale. »

La déferlante migratoire qui s’abat aujourd’hui sur notre sol défie, par son ampleur, la souveraineté des États et ruine tout espoir d’intégration des populations allogènes fraîchement débarquées.

Laure Fouré

Source : Boulevard Voltaire

 

Daech sur nos plages cet été. Canular ou psychose ?

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Les plages de la Méditerranée (dans le sud de la France, en Espagne et en Italie) pourraient-elles être, cet été, la cible des djihadistes de l’État islamique, à l’occasion des coutumières et invasives migrations touristiques ?

Selon nos confrères du Corriere della Sera, eux-mêmes relayant une dépêche du quotidien allemand Bild (qui s’appuierait sur des sources des services de renseignement allemand et italien), la menace serait prise très au sérieux par les services secrets de certains pays européens moins d’un an après une attaque contre un hôtel tunisien de Port El-Kantaoui, près de la ville de Sousse.

Plus précisément, ces attaques seraient le fait de marchands ambulants prenant d’assaut l’épais tapis de touristes recouvrant les plages de la mare nostrum, en se faisant exploser au milieu d’eux. De quoi « créer une nouvelle dimension de la terreur de l’État islamique », aurait déclaré au Bild, sous couvert de l’anonymat, un haut fonctionnaire allemand indiquant encore que « les plages sont difficiles à protéger ».

Bien plus, le Bild mentionnerait un rapport du chef de la police d’une ville sénégalaise (on ignore laquelle) expliquant « qu’en raison de leurs activités commerciales et pour leur réapprovisionnement en marchandises, des hommes font la navette de façon régulière entre l’Italie et l’Afrique. Et c’est tout à fait légal, puisqu’ils possèdent des papiers en règle et même des visas. »

On ne sera guère plus renseigné, d’autant que, d’après Le Soir de Bruxelles, les autorités italiennes se sont empressées de démentir les allégations du Bild.

Entre fantasme et psychose, notre cœur ne balancera pas, rejetant d’une même volée un marronnier journalistique destiné, d’abord et avant tout, à fidéliser un certain lectorat aussi avide de sensationnel qu’il en a subséquemment exhérédé tout sens critique.

D’une part, à supposer l’information fondée (elle doit l’être, nonobstant, dans une proportion qui reste à déterminer), elle n’oblitérera aucunement l’irrésistible instinct grégaire qui, chaque été, pousse, non moins inexorablement, ces immigrants temporaires à coloniser des zones pourtant écologiquement vulnérables (à cause des risques incendie et des innombrables pollutions qu’ils leur font encourir).

D’autre part, quel est l’intérêt de diffuser une telle « nouvelle », abondamment (complaisamment ?) relayée par des médias aussi irréfléchis qu’inconséquents, au risque patent de démobiliser les forces de sécurité et autres services de renseignement, comme celui d’attiser le fanatisme de l’ennemi ? Cette pratique s’apparente à de la désinformation pure et simple dans la mesure où elle paralyse toute capacité de réflexion et de prise de distance par rapport à une problématique générale (la lutte contre le terrorisme et les moyens employés pour ce faire) qui ne se réduit pas à un simple fait aussi fragilement avéré.

Enfin, l’on doit s’interroger sur l’absence de déontologie caractérisant certains médias dont le fonds de commerce consiste systématiquement à mettre en scène le réel, tant pour l’enrégimenter dans un prêt-à-penser idéologique que pour conserver, sinon conquérir, des parts de marché.

C’est ainsi que, selon une belle formule connue, « le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’Opinion » (Paul Valéry, Œuvres I [posthume], La Pléiade, 1957).

Aristide Leucate

Source : Boulevard Voltaire

Ivan Rioufol : « Il faut pouvoir parler de l’immigration et de l’islam sans crainte ».

Ivan Rioufol, qui participera le 28 mai prochain à la table ronde « Immigration : que fait-on ? » au premier Rendez-vous de Béziers (1), s’est confié à Boulevard Voltaire. S’il estime « évident » le besoin de changer d’idées et de candidats pour l’élection présidentielle de 2017, il juge tout aussi important de porter un nouveau regard sur l’immigration ainsi que sur les règles de l’intégration et de l’assimilation.

(1) Rendez-vous Béziers

Source : Boulevard Voltaire

Hijab Day à Sciences Po comme si vous y étiez !

Mercredi, c’était « Jour du hijab » à Sciences Po. Boulevard Voltaire est allé enquêter.

Source : Boulevard Voltaire

La fermeture des frontières autrichiennes inquiète ses voisins

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Un nombre croissant de réfugiés continue de traverser une Hongrie barricadée  pour rejoindre l’Autriche, guidés par des passeurs.

En avril, 24 trafiquants et 520 réfugiés ont déjà été appréhendés dans le Burgenland, la région la plus à l’Est de la république alpine. Le gouvernement régional envisage déjà de prendre des mesures supplémentaires.

Le ministre de la Défense national, Hans Peter Doskozil, a défendu la politique inflexible de Vienne par rapport aux réfugiés en pointant du doigt la popularité accrue du parti nationaliste d’extrême droite, le Parti des libertés (FPÖ). Le ministre estime que la seule façon de bloquer l’ascension de son dirigeant, Heinz-Christian Strache, est d’adopter une attitude stricte.

Ce week-end, même le chancelier, Werner Faymann, a conseillé à son homologue allemande, Angela Merkel, d’envisager de fournir des visas de transit aux réfugiés  aux frontières externes de l’UE.

La possibilité de voir se dresser encore davantage de contrôles aux frontières au cœur de l’Europe a provoqué un débat paneuropéen. Les autorités de la province autonome italienne du Sud-Tyrol, qui partage une longue frontière avec l’Autriche et a une histoire mouvementée, écartelée entre l’Autriche et l’Italie, ont également exprimé leur inquiétude. Le parti populaire du Sud-Tyrol a averti que la réinstauration de contrôles serait un « signal négatif » adressé à ses voisins.

Mêmes inquiétudes en Frioul-Vénétie Julienne, à la frontière du land autrichien de Carinthie. « Les pays de l’UE, dont l’économie est basée sur la libre circulation des personnes et des biens, ne peuvent pas autoriser une réinstauration des contrôles aux frontières. L’Autriche devrait ouvrir un dialogue », plaide sa présidente, Debora Serracchiani.

Federica Mogherini, membre italienne de la Commission Juncker, a également appelé le gouvernement autrichien à réévaluer sa politique vis-à-vis des réfugiés.

Vienne a tenté de se défendre en exigeant que l’Italie mette un terme à son attitude de « laissez passer » des immigrants vers l’Autriche. L’ancien président, Heinz Fischer, s’est également fendu d’une lettre ouverte, publiée par La Repubblica, dans laquelle il assure que les rumeurs de fermeture du col du Brenner, un point de passage extrêmement important entre les deux pays, sont « fausses et trompeuses ».

Ces derniers mois, Vienne s’est efforcée de convaincre que la crise des réfugiés et l’introduction de quotas ne devraient pas mettre en danger le principe de la libre circulation des biens et personnes. L’Autriche justifie son action par le manque de « protection efficace des frontières externes de l’Europe ».

Plus à l’Ouest, le ministre-président de la Bavière, Horst Seehofer, a salué les mesures autrichiennes face à la crise des réfugiés, un sujet sur lequel il est en désaccord avec la chancelière, Angela Merkel, et a assuré que celles-ci sont conformes aux « intérêts bavarois ».

Herbert Vytiska

Source : Euractiv

Immigration - 59% des Français pour la suppression du regroupement familial

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Une large majorité de Français (59%) se dit favorable à la suppression du regroupement familial, un dispositif instauré en 1976 en France que les principaux candidats à la primaire de la droite et du centre souhaitent restreindre, selon un sondage Ifop publié jeudi dans Valeurs actuelles.

Quarante-et-un pour cent des personnes interrogées se déclarent pour le maintien du regroupement familial.

Les plus hostiles à cette disposition figurent dans les rangs des sympathisants du Front national (92%) et des Républicains (73%). A contrario, 75% des sympathisants du Front de gauche et 64% des sympathisants du Parti socialiste sont pour.

Le regroupement familial a été mis en oeuvre le 29 avril 1976 sous le mandat de Valéry Giscard d'Estaing pour offrir la possibilité à un étranger arrivé en France de faire venir son époux(se) et ses enfants.

Depuis 2006, les familles ne peuvent introduire des demandes qu'après 18 mois de présence en France, sous condition de présenter un travail stable "avec des revenus supérieurs au Smic net et un logement acceptable par sa surface et ses conditions de vie."

L'enquête a été réalisée en ligne du 14 au 15 avril auprès d'un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

Source : Seneweb.com

Les caricatures de l’UDC refont surface au lycée Blaise-Cendrars

Elles sont de retour.

Les caricatures polémiques sur l’immigration sont visibles cette semaine au lycée Blaise-Cendrars à La Chaux-de-Fonds, dans le cadre des semaines hors-cadre. L’exposition avait créé un petit scandale il y a un mois à l’école secondaire de Fleurier.

En effet, l’UDC neuchâteloise, via son président Yvan Perrin, avait fait retirer huit dessins jugés offensants. La conseillère d’Etat neuchâteloise en charge de l'éducation, Monika Maire-Hefti, avait alors justifié cette décision en invoquant un devoir de neutralité vis-à-vis des élèves.

Un débat organisé

Cette fois-ci exposées dans un lycée et non plus dans une école obligatoire, les caricatures ne sont plus bannies. Mais, l’institution a tout de même dû négocier avec le Département neuchâtelois de l’éducation pour afficher les dessins incriminés. Résultat : un débat qui réunira des jeunes politiciens de tous bords sera organisé dans le cadre de l’exposition.

Par son action, le lycée Blaise-Cendrars et son directeur Patrick Herrmann se refusent à vouloir alimenter la polémique - l’exposition a été commandée bien avant les controverses du mois passé – mais argumentent que ces images font partie intégrante de l’exposition.

Situation différente qu'à Fleurier

Selon la conseillère d'Etat, Monika Maire-Hefti, le cas du lycée de La Chaux-de-Fonds se différencie complètement de l'école de Fleurier du fait que les élèves ont plus de 16 ans. A son avis, l'exposition est adaptée à un public plus âgé comme les élèves du secondaire 2 et pas aux élèves de l'école obligatoire. Mais, elle rajoute aussi que si les caricatures ont fait leur retour, les élèves sont désormais accompagnés de manière pédagogique ce qui n'était pas le cas auparavant.

De son côté Yvan Perrin répond que ce ne sont pas les caricatures qui posent problème, mais la situation dans laquelle elles sont présentées aux élèves. Dans le cas du lycée Blaise-Cendrars, le président de l'UDC neuchâteloise se déclare satisfait de l'organisation d'un débat qui "permet la contradiction, ce qui n'était pas possible à Fleurier où le public était captif de l'exposition sans moyen d'opposer un point de vue inverse". Malgré tout, Yvan Perrin ajoute encore qu'il continue à penser "qu'une telle exposition n'a rien à faire dans un domaine scolaire, car sa place est dans l'espace public".

« La Suisse, terre d’accueil, eldorado ou paradis perdu ?» propose une cinquantaine de dessins de presse en lien avec les questions liées à l’immigration. Après ce passage à La Chaux-de-Fonds, l’exposition va retourner à Fleurier… sans les dessins polémiques. /jha

Pour Monika Maire-Hefti, l’exposition est cette fois plus adaptée au public visé, même si elle a nécessité quelques certains ajustements.

Cette fois-ci exposées dans un lycée et non plus dans une école obligatoire, les caricatures ne sont plus bannies. Le lycée a tout de même dû négocier avec le Département neuchâtelois de l’éducation pour afficher les dessins incriminés. Le directeur Patrick Hermann.

Contacté, Yvan Perrin répond que ce ne sont pas les caricatures qui posent problème, mais la situation dans laquelle elles ont été présentées aux élèves. Pour lui aussi, l’exposition est plus adaptée à l’âge des lycéens, mais c’est surtout un autre élément qui fait pencher la balance. 

Source : Rtn.ch

Allemagne: la déchéance de nationalité à l'étude

La coalition gouvernementale en Allemagne va étudier une mesure de déchéance de nationalité pour les combattants binationaux de l'Etat islamique (EI) afin de les empêcher de revenir dans le pays, montre un document qu'a pu consulter Reuters aujourd'hui. Pus de 800 personnes ont quitté l'Allemagne pour la Syrie et le nord de l'Irak ces dernières années et environ 70 personnes sont revenues après avoir pris part à des combats ou suivi un entraînement militaire, ont annoncé récemment les services de renseignement. 

"Pour empêcher les djihadistes de revenir en Allemagne, nous voulons examiner les possibilités juridiques permettant de priver ces personnes de leur nationalité allemande s'ils combattent pour une milice terroriste à l'étranger et détiennent une autre nationalité outre leur citoyenneté allemande", dit le document. Le texte doit être débattu demain par la coalition des Conservateurs et des Sociaux-démocrates. Celle-ci projette également de priver les sympathisants allemands de l'EI de leur carte d'identité et passeport afin d'éviter leur départ vers des zones contrôlées par l'organisation djihadiste. Le renforcement de la surveillance vidéo des lieux publics, pour contrer d'éventuelles menaces terroristes islamistes mais aussi celles liées à l'extrême-gauche et l'extrême-droite, est également envisagé. 

"Les personnes que nos services de sécurité pensent prêtes à commettre des délits importants parce qu'elles soutiennent des activités terroristes doivent rester sur l'écran radar des services de sécurité", poursuit le document, évoquant des méthodes de suivi électronique. Une telle mesure devrait susciter nombre de controverses, les questions touchant au respect de la vie privée restant très douloureuses pour une partie de l'opinion publique qui conserve en mémoire le souvenir de la Stasi, la police secrète est-allemande. En France, François Hollande a renoncé fin mars, faute de majorité parlementaire suffisante, à réviser la Constitution pour rendre possible la déchéance de la nationalité des auteurs d'actes terroristes.

Source : Le Figaro

Une charte pour encadrer l’islam et lutter contre les «obscurantismes salafistes»

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Adoptée dans son principe le 15 décembre, elle a été paraphée ce mercredi par le préfet, le président du Conseil régional du culte musulman et les recteurs de la grande mosquée de Lyon et de la mosquée Othmane de Villeurbanne.

Création d’un conseil des imams, organisation des mosquées, instauration d’une plus grande transparence: le préfet et les responsables musulmans de la métropole de Lyon ont signé mercredi une charte pour lutter contre «les obscurantismes salafistes».

Adoptée dans son principe le 15 décembre, la «charte d’accompagnement de la rénovation des institutions représentatives du culte musulman dans le Rhône», a été paraphée par le préfet, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) et les recteurs de la grande mosquée de Lyon et de la mosquée Othmane de Villeurbanne.

«Le but est de permettre aux maires de connaître leurs imams et leurs présidents d’associations», s’était réjoui en décembre Abdelkader Laïd Bendidi, président du CRCM.

«J’ai besoin d’eux et ils ont besoin de nous pour éradiquer l’islam radical», avait-il ajouté. En tout, la charte détaille dix propositions, prévoyant notamment la création d’un conseil des imams du Rhône, précisant l’organisation locale des mosquées et salles de prières nombreuses dans la région et clarifiant la place des femmes dans l’organisation du culte musulman.

Un "rempart face à tous les extrémismes et fanatismes"

«Ce texte rappelle l’importance du dialogue inter-religieux», a souligné le préfet Michel Delpuech, lors de la signature.
Selon lui, ce document permettra à tous les acteurs locaux de «moderniser et clarifier le fonctionnement des associations, en instaurant davantage de rigueur et transparence».

Après les attentats tragiques de 2015, la charte «prend place dans le rempart face à tous les extrémismes et fanatismes». Elle incite les «présidents de mosquées et salles de prière à dénoncer» les «obscurantismes salafistes», a aussi souligné le préfet.
Dans la foulée de la signature, chaque maire pourra décliner localement un protocole.

A l’Arbresle, la mosquée qui avait été fermée en raison de sa fréquentation par de nombreux salafistes a ainsi pu rouvrir en janvier «et accueillir sereinement les fidèles» depuis un travail de fond réalisé entre l’État, le CRCM et la mairie, a souligné M. Delpuech.

Source : Le Progrès

En France, les immigrés sont globalement urbains et parisiens

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Selon une étude de l'Insee, une part importante des 5,7 millions d’immigrés qui vivent en France réside dans des grands pôles urbains, en particulier dans l’aire urbaine de Paris.

Comment se répartissent les immigrés qui viennent s'installer en France? Une étude publiée mardi 19 par l'Insee répond à cette question et fait un point précis sur les zones géographiques où les immigrés se sont installés au fur et à mesure des grandes vagues d'immigration. Il apparaît que la plupart de ces derniers sont des urbains et vivent dans la région parisienne.

Selon la définition donnée par les Nations unies, une personne immigrée est une personne née dans un autre pays que celui où elle réside.  "Un immigré peut garder sa nationalité ou acquérir la nationalité française. Dans les deux cas il reste immigré. Le fait d'être immigré est donc permanent", précise l'Institut, qui rappelle que 40% des personnes immigrées sont de nationalité française après l'avoir obtenue.

L'étude de l'Insee montre que huit immigrés sur dix (soit 5,2 millions de personnes) en France habitent une grande agglomération (une ville, une banlieue ou une grande banlieue), sur une population de 5,7 millions de personnes immigrées en 2012.

A elles seules, Paris et l'Ile-de-France, où résident 12,3 millions de personnes, concentrent 38 % de la population immigrée en France (soit 2,2 millions de personnes).

L'autre enseignement de cette étude c'est que la répartition territoriale de la population immigrée est le résultat de plusieurs vagues d’immigration, notamment vers le sud-ouest de la France et les zones urbanisées et industrialisées des années 1960; elle varie toutefois selon le pays de naissance.

De fait, les immigrés arrivés en France depuis moins de cinq ans s’installent dans des lieux où vivent déjà beaucoup ceux arrivés depuis longtemps. Ce constat s'explique en partie par la volonté de s'installer dans des lieux où le prix du logement est attractif et dans une moindre mesure avec des gens de la même origine que soi.

Source : France soir

“Les Autrichiens ont peur d’une nouvelle vague de réfugiés cet été”

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L'Autriche, pays à la longue tradition d'accueil des réfugiés, ferme désormais ses portes. Un discours à lire à l'aune de la frilosité européenne, et de l'élection présidentielle à venir, selon l'universitaire Herta Luise Ott, spécialiste des civilisations autrichienne et allemande.

Depuis six mois, l'Autriche et ses 8,5 millions d'habitants se distinguent dans la gestion de la crise migratoire sans précédent qui frappe l'Europe. Membre de l'Union européenne depuis 1995, l'Autriche a d'abord emboîté le pas accueillant d'Angela Merkel, la chancelière allemande, et fait preuve d'une grande solidarité envers les personnes arrivant massivement sur son sol. Mais depuis la fin 2015, l'ambiance a changé.

Le pays a d'abord érigé une clôture grillagée à sa frontière slovène, puis annoncé, en janvier, des quotas pour les demandes d'asile : un maximum de 37 500 dossiers seront examinés en 2016 (quelques 90 000 demandes avaient été déposées en 2015). Et le 12 avril, le ministre de la Défense a annoncé la construction d'un mur à la frontière italienne, pour pouvoir fermer le passage si l'Italie continue de permettre aux migrants de passer.

Ces décisions frappent dans un pays qui a pourtant une longue histoire et tradition de l'accueil, comme l'explique Herta Luise Ott, enseignante-chercheure à l'université Jules Verne de Picardie, spécialiste des civilisations autrichienne et allemande. Le contexte politique national – l'Autriche élit un nouveau président, le 24 avril 2016 – n'est pas étranger à ces annonces de fermeté…

Vous revenez d'Autriche, quelle ambiance avez-vous pu constater sur place ?

L’Autriche est désormais clivée : après une vague de solidarité à l'automne 2015, qui a mobilisé une partie importante de la population, dans les villes et dans les campagnes, et qui a eu pour conséquence un large soutien de l’accueil des réfugiés dans les médias, le vent a tourné en janvier 2016. Pour expliquer ce revirement, on peut mentionner la durée de la crise migratoire, l’incapacité au niveau européen de trouver des solutions politiques, les attentats de Paris et plus récemment de Bruxelles. Les événements de Cologne [des femmes y ont été agressées par des hommes d'origine étrangère la nuit du 31 décembre, ndlr] ont également joué. Très concrètement, les gens ont peur d’une nouvelle vague de réfugiés cet été. Les informations sur les capacités d’accueil et d’intégration en Autriche sont peu précises.

On me dit sur place qu’il existe toujours des initiatives d’accueil à titre privé (accompagnement dans les démarches administratives, cours d’allemand dispensés à titre gratuit, hébergement, etc.), mais les médias mettent désormais l’accent sur la division de la population face à l’accueil des réfugiés en général et face à la politique gouvernementale en particulier. Ceux et celles qui continuent à défendre la Willkommenskultur (culture de l’accueil) – par exemple Michael Landau, président de Caritas, la plus grande organisation caritative catholique en Autriche –, critiquent sévèrement les mesures restrictives prises par le gouvernement ; d’autres, en premier lieu le FPÖ [parti d'extrême droite, ndlr], considèrent qu’elles ne vont pas assez loin.

Peut-on dire que l'Autriche a une tradition de terre d'accueil pour les réfugiés ?

Oui. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, l'Autriche a accueilli 1,4 à 1,65 millions de displaced persons (les estimations varient), en premier lieu des ressortissants de divers pays d’Europe centrale et de l’Est (juifs, populations slaves, Volksdeutsche – les « Allemands ethniques »…). Sont venus ensuite, en 1956, un an après l’indépendance du pays accordée par les quatre alliés, 180 000 Hongrois qui fuyaient la répression de l’insurrection de Budapest, puis 162 000 Tchèques et Slovaques victimes de la répression du Printemps de Prague de 1968, puis encore 33 000 Polonais fuyant la Loi martiale de 1981. Dès 1991-92, et même après, on voit des flux importants de réfugiés ex-yougoslaves, notamment de Serbie, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et du Kosovo.

On peut aussi souligner la longue histoire de l’accueil des juifs ayant réussi à quitter l’Union soviétique, particulièrement soutenu par les gouvernements de Bruno Kreisky [SPÖ, parti social-démocrate, grand parti de centre gauche actuellement au pouvoir dans une coalition avec les conservateurs de l'ÖVP, ndlr] des années 70. S’y ajoutent, à cette même époque, des réfugiés venus d’un peu partout dans le monde, en particulier du Vietnam et du Chili. Sous les différents gouvernements Kreisky (entre 1970 et 1983), l’Autriche s’est fait, en coopération avec l’UNHCR, une réputation de pays d’accueil passager de réfugiés, sans qu’elle devienne une terre d’asile définitif.

Entre 1987 et 1994, le nombre de ressortissants étrangers vivant en Autriche (y compris les réfugiés politiques), en faible augmentation depuis 1961, a doublé, passant de 326 000 en 1978 à 713 000 en 1994. Aujourd’hui, l’Autriche est après la Suisse et le Luxembourg le pays européen avec le taux le plus élevé de ressortissants nés à l’étranger (environ 17%). Quant aux demandeurs d’asile, ils proviennent depuis 1994 prioritairement de la Confédération russe (1994 : 30 000 Tchétchènes) et de l’Afghanistan. Plus récemment, entre 2014 et 2015, le nombre de demandes d’asile a triplé – de 28 452 à 88 912.

Quelle a été, dans l'histoire, la politique d'intégration de l'Autriche ?

Il convient de rappeler ici la politique d’accueil de l’Autriche face à la main d’œuvre étrangère à partir des années 60, qui, comparée à l’Allemagne et à la Suisse, s’est développée avec un léger retard, en raison d’un essor économique retardé. Comme ailleurs en Europe, et à l’instar de la politique d’asile, elle n’était pas conçue comme invitation à une immigration définitive. C’est notamment en raison de la forte pression exercée par la confédération syndicale autrichienne (Österreichischer Gewerkschaftsbund), qui a fortement influencé la politique d’immigration autrichienne, que le primat des  « nationaux » est demeuré une exigence importante, même en temps d’essor économique. Les travailleurs immigrés étaient considérés comme une « armée de réserve ».

Par conséquent, on s’est opposé au regroupement familial. L’enseignement de la langue maternelle dispensé aux enfants d’immigrés venus de l’ex-Yougoslavie et de Turquie, dès les années 70 (crise économique de 1974-76) était censé servir à la future « réintégration » dans le pays d’origine de leurs parents. La pression de la Cour constitutionnelle, qui a annulé en 1985 la « loi sur la police des étrangers » (Fremdenpolizeigesetz) de 1954, a fait qu’on a modifié par la suite le cadre constitutionnel de la politique d’immigration autrichienne : on a remplacé la régulation via le marché du travail par une régulation directe, en introduisant un plafonnement des titres de séjour délivrés annuellement. On a fusionné ainsi sur ce point la politique d’asile et la politique d’immigration de la main d’œuvre : il y avait parfois des ressortissants étrangers munis d’un titre de séjour officiel (par exemple des femmes sortant d’un congé de maternité) qui ne pouvaient prétendre à un permis de travail.

Au tournant du XXIe siècle, c’est la connaissance de la langue qui redevient un enjeu important de la politique d’immigration autrichienne (examen de connaissance de langue allemande en vue de l’obtention d’un titre de séjour dans le cadre d’un « accord d’intégration », Integrationsvereinbarung). Si l’Autriche des années 2000 est connue pour avoir développé une politique restrictive d’accueil des ressortissants étrangers, y compris des réfugiés politiques (en s’appuyant sur la clause européenne du « pays tiers sûr »), on peut constater que certains Länder, et notamment la capitale, ont mené une véritable politique d’intégration à l’égard de la population immigrée. La position officielle du gouvernement a également changé. On peut lire sur le site du gouvernement : « Actuellement, 8,5 millions de personnes vivent en Autriche, dont 1,4 million sont nés dans un autre pays. Cela signifie qu’un habitant de l’Autriche sur six est un immigré, une habitante sur six une immigrée. Cela signifie aussi clairement que l’Autriche est devenue plus moderne et plus internationale. »

A la fin de l'été 2015, dans un premier temps, l'Autriche a plutôt fait montre de solidarité envers la politique accueillante pour les réfugiés d'Angela Merkel… Comment interpréter le revirement actuel ?

Je préfère citer ici l’extrait d’un discours que le président de la République a tenu à la séance plénière de l’ONU à New York le 30 septembre 2015 :

«  Tout d’abord, il s’agit d’accueillir et de traiter ces réfugiés de manière humaine. Je crois que l’Autriche a fait cela d’une manière exemplaire. L’Autriche a approvisionné pendant de nombreuses semaines les réfugiés en nourriture, en eau, elle les a hébergés, leur a apporté de l’aide médicale et d’autres services de base. Dans ce cadre, j’aimerais souligner l’importante participation spontanée de la société civile aux côtés des structures d’aide professionnelle. Sans cette aide substantielle, l’Autriche n’aurait pas été capable de gérer aussi bien ce flux migratoire. J’ai visité des centres d’accueil et des gares et j’ai été profondément impressionné par le travail infatigable tant des structures d’accueil professionnelles que des nombreux volontaires qui coordonnent les ressources – souvent via les réseaux sociaux pour optimiser l’aide aux réfugiés arrivants. La situation actuelle cependant est intenable. » (Je tiens cet extrait d’un article de Mme Ute Weinmann, MCF à l’université de Cergy Pontoise, à paraître dans la revue Austriaca)

A titre personnel, je trouve regrettable que la plupart des médias français ne s’intéressent à l’Autriche que lorsqu’on entend parler de mesures restrictives. En France, on a très peu parlé de cette énorme vague de solidarité spontanée, qui a permis d’accueillir les réfugiés dans de bonnes conditions dès l’été 2015…

Dès le départ, l’arrivée en masses des réfugiés a néanmoins inquiété une partie de la population. Cette inquiétude s’est exprimée notamment par un vote massif pour le FPÖ à Vienne, et en haute Autriche à l’automne 2015. Vienne « la Rouge », gouvernée par le SPÖ depuis 1945, a été sauvée de justesse par des votes utiles en faveur du SPÖ. Mais le FPÖ y a réalisé un score de 30,79% soit une hausse de 6%. La politique d’intégration de la municipalité viennoise est exemplaire à beaucoup d’égards, Vienne est régulièrement élue « ville la plus agréable du monde », etc.

Par conséquent, ce n’est pas à cause d’une mauvaise politique d’ensemble que les socialistes ont failli perdre ces élections contre le FPÖ, mais bel et bien en raison de l’inquiétude montante d’une population modeste qui se voit en concurrence directe avec les réfugiés (considérés comme « immigrés ») en matière de ressources financières (concurrence sur le marché du travail dans une situation où le chômage augmente, menace d’une baisse de certaines allocations, etc.), mais aussi en matière d’éducation (à Vienne, il existe des écoles élémentaires où le taux d’élèves non germanophones a atteint les 85% avant 2015). S’y ajoutent les perdants de la mondialisation issus des classes moyennes… On parle de 700 000 personnes qui auraient transité par l’Autriche entre début septembre et fin décembre 2015 !

Précisons également qu'actuellement, la frontière italienne n’est pas bloquée. Le gouvernement dit se préparer pour le jour X. Il me semble qu’en soi, cet argument n’est pas dépourvu de pertinence. Même si les inquiétudes des organisations humanitaires, de la Caritas notamment, d’une partie de la classe politique et de la population qui continue à soutenir la Willkommenskultur sont tout à fait compréhensibles, il ne faut pas oublier que bon nombre des pays de l’UE ont jusqu’ici fait montre de peu de solidarité dans la gestion de la crise. Il s’agit d’envisager une éventualité. Le gouvernement a peur qu’en cas d’afflux de réfugiés, l’Italie se contente de les laisser passer d’une frontière à l’autre… Et n’oublions pas : la campagne électorale bat son plein !

Que disent les sondages quant à l'élection présidentielle ?

Nous sommes face à une constellation exceptionnelle : six candidat(e)s pour la présidence du pays, dont trois officiellement « indépendant(e)s ». Il faut remonter à 1951 pour retrouver autant de candidats ! Par le passé, les candidats du SPÖ et du ÖVP ont toujours rassemblé une large partie de la population dès le premier tour.

Mais les sondages donnent aujourd'hui pour gagnants au premier tour Alexander van der Bellen (officiellement indépendant, mais proche des Verts dont il est l’ancien chef – jusqu’à 30%, selon l’orientation des sondages) et Norbert Hofer (FPÖ – jusqu’à 24 %). Ensuite viennent Irmgard Griss (candidate conservatrice indépendante, soutenue par les NEOS, petit parti libéral récent – jusqu’à 20%, en hausse), Rudolf Hundstorfer (SPÖ – dernièrement à 16%, avec des fluctuations entre 21 et 14%) et Andreas Khol (ÖVP – dernièrement à 11%, après 15% en mars). Sur le plan national, le FPÖ est actuellement toujours moins fort qu'en 1999, mais rappelons ses hauts scores en Haute Autriche et à Vienne en 2015 : quant à la présidentielle, son candidat risque fort de se retrouver au deuxième tour…

Aujourd'hui, la crise migratoire occupe le devant de la scène politique. Les autres problèmes (et ils sont nombreux, notamment ceux du chômage, du système éducatif et de l’inégalité des revenus, même si l’Autriche demeure l’un des pays les plus prospères de l’UE) semblent actuellement perdre leur importance. Voire être uniquement perçus à travers le prisme de la question des réfugiés.

Juliette Bénabent

Source : Telerama

Près de 500 migrants meurent noyés dans un naufrage en Méditerranée

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En débarquant sur le sol grec, à Kalamata, ils livrent un récit glaçant. Quarante-et-un migrants, originaires de Somalie, du Soudan et d’Ethiopie, ont débarqué en Grèce après avoir été secourus en Méditerranée. Selon leur récit, relaté par Carlotta Sami, porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) pour l'Europe du Sud, ils auraient assisté à "un grand naufrage qui a eu lieu en mer Méditerranée et qui a tué environ 500 personnes".

Des doutes subsistent quand à la date de ce naufrage. Toujours selon la même source, ces migrants auraient rejoint en pleine mer un bateau déjà chargé d’autres immigrés. Les passeurs tentent alors de faire passer certains d’entre eux depuis leur embarcation délabrée jusqu’à ce navire. Sous l’effet de la surcharge et du mouvement, le bateau aurait sombré. "Parmi les 41 survivants se trouvent des gens qui n'avaient pas encore embarqué à bord du plus grand bateau ainsi que des gens qui ont réussi à nager jusqu'au plus petit bateau après le naufrage", explique Carlotta Sami.

L’embarcation avait pris le départ depuis un port proche de Tobrouk, dans l’est de la Libye. Le pays nord-africain devient l’un des principaux points de passage de migrants du Moyen-Orient vers l’Europe depuis l’accord entre l’Union européenne et la Turquie pour le contrôle des flux migratoires par le régime de Recep Tayyip Erdogan.

Source : Valeurs actuelles

Dans Paris et sa banlieue, une personne sur cinq est immigrée

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Les immigrés sont concentrés dans les grandes villes et leur périphérie plus que dans le reste du pays. Le phénomène s’accentue lorsque ces populations ne viennent pas d’Europe.

Ils sont 8 sur 10 à habiter dans les grandes métropoles. Sur le territoire français, les immigrés sont particulièrement concentrés, selon un récent rapport de l’Insee, qui s’appuie sur des chiffres de 2012. Le reste de la population est bien urbain, lui aussi : 6 Français sur 10 habitent en ville. Mais entre ces deux groupes, une vraie différence existe.

Paris joue un rôle important dans cette inégalité. La capitale et sa petite banlieue abritent 36% des immigrés venus en France, contre 14% de l’ensemble de la population française. En chiffres, cela donne 2 millions d’immigrés pour 8,5 millions de Français. Dans Paris et sa proche périphérie, 1 personne sur 5 (19,4%) est donc immigrée.

Une telle concentration ne se retrouve nulle part ailleurs en France. Cependant, les immigrés sont pour la plupart présents dans les communes densément peuplées : c’est le cas pour 6 d’entre eux sur 10. En comparaison, 3 non-immigrés sur 10 seulement habitent de telles villes.

Des différences selon le pays d’origine

Cette concentration concerne tous les immigrés. Mais, selon le pays d’origine, certaines populations sont plus concernées que d’autres. Par exemple, l’immigration originaire d’Afrique est encore plus urbaine que les populations venues de l’Union européenne : 95,2 % des Africains vivent dans les grandes aires urbaines contre 82,5 % des Européens.

Cette répartition géographique évolue peu au fil des années. De fait, les immigrés arrivés en France depuis moins de cinq ans s’installent dans des lieux où vivent déjà beaucoup ceux arrivés depuis longtemps. Rien ne semble donc présager d’un changement à venir.

Robin Korda

Source : Libération

Sénégal : Plus de 100 000 sénégalais partis à l’étranger entre 2009 et 2013

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Ils sont estimés à prés de 164.901 Sénégalais soit 1,2% de la population, qui sont partis à l’étranger entre 2009 et 2013 pour des raisons qui sont principalement économiques. Ces chiffres sont établis sur la base du Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) de 2013 publié en 2015.

Les chiffres et statistiques contenues dans les 2e et 3e rapports périodiques combinés devant le Comité des Nations Unies pour la Protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles présentés par le Sénégal les 13 et 14 avril 2016, à Genève (Suisse). L’étude révèle en outre que les principales destinations des jeunes sont l’Europe (44,4%) et les pays de l’Afrique centrale (27,5%), selon la même source soulignant que le motif principal a été le travail (73,5%).

S’agissant de l’immigration internationale, le Sénégal a accueilli 244 953 étrangers, soit 2,0% de la population, l’essentiel de ces immigrants venant de l’Afrique de l’ouest avec 84,4%.

Selon les deux rapports, «il apparaît que l’immigration internationale affecte tous les âges même si les groupes d’âges jeunes sont plus concernés. Ainsi, il y a 14,2% entre 20 - 24 ans et 13, 9% pour les 25-29 ans, 13,9% », souligne les rapports. Des informations livrées par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

D’après toujours cette étude « le niveau élevé de la migration dans ces derniers groupes d’âge s’explique depuis le début des années 2000 par la scolarité », explique t-on.
 
Ainsi « il convient de noter à ce niveau que la migration féminine est plus importante que celle masculine, mais elle diminue à partir de 30 ans en faveur de celle des hommes, mentionnent les documents », précise les documents.
 
Et, pour ce qui est de l’émigration internationale, l’analyse par sexe et selon l’âge montre que chez les femmes les départs sont plus importants entre 20-24 et 25-29 avec respectivement 20,0% et 17,1%. Toujours pour ce même groupe d’âge on a respectivement 80,0% et 82,9% pour les hommes. Entre 45 et 65 ans les hommes représentent plus de 90%".
 
Dans la foulée les rapports en montré que « le Sénégal a pris différentes mesures dans le cadre de la mise en œuvre de chacun des droits énoncés dans la Convention internationale sur la Protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Le pays a également a ratifié la presque totalité des instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme », souligne les deux rapports.

Il en est ainsi par exemple de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), du Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP), du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention sur les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Khadim Fall

Source : Pressafrik

 

La Norvège va indemniser Anders Breivik pour mauvais traitements

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La justice de l'Etat scandinave a donné raison au tueur d'Utoya et d'Oslo, ce qui suscite l'incompréhension au regard du statut particulier du prisonnier.

330 937,50 couronnes norvégiennes – soit un peu plus de 35 800 euros. C’est la somme que l’Etat norvégien va devoir verser à Anders Behring Breivik afin de couvrir ses frais d’avocat, au titre des dommages et intérêts, imposés ce mercredi par la juge Helen Andenaes Sekulic. L’auteur de la tuerie du 22 juillet 2011, qui a fait huit victimes à Oslo et 69 sur l’île d’Utoya, a en partie obtenu gain de cause dans la bataille juridique qui l’opposait à l’Etat norvégien qu’il accusait de «traitements inhumains».

Jugement «courageux» pour les uns, «grave» pour les autres, il est en tout cas déjà extrêmement controversé et «devrait être difficile à digérer en Norvège et à l’étranger», constate l’éditorialiste du quotidien Aftenposten Harald Shanghelle, qui observe que la juge n’a pas tenu compte du statut exceptionnel du plaintif, pour se concentrer uniquement sur le contenu de la plainte.

L’enjeu était particulièrement important pour la Norvège, qui avait été saluée à l’étranger pour la dignité avec laquelle elle avait conduit le procès du tueur en 2012. Dans un jugement de 37 pages, la magistrate constate que «l’interdiction des traitements inhumains et dégradants représente une valeur fondamentale dans une société démocratique» et que ce principe «s’applique dans n’importe quelle circonstance – y compris dans le traitement des terroristes et des meurtriers». Breivik a beau être «une personne dangereuse, qui va probablement passer le reste de sa vie en prison», la juge estime cependant qu’un «seuil de gravité a été dépassé» dans le régime d’incarcération qui lui est réservé.

«Statut héroïque dans certains milieux d’extrême droite»

Elle met en cause notamment les longues périodes d’isolement, qui ont pu avoir des effets sur la santé mentale du détenu et constituent une violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Condamné à la peine maximale de vingt et un ans de prison en juin 2012, Breivik, qui revendique depuis 2014 son «allégeance au national-socialisme», est incarcéré à la prison de haute sécurité de Skien, à une centaine de kilomètres d’Oslo.

Pendant le procès, qui s’est tenu mi-mars dans le gymnase de l’établissement pénitentiaire, son avocat, Oystein Storrvik, avait fait valoir que le terroriste passait entre vingt-deux et vingt-trois heures par jour à l’isolement, était soumis à des fouilles corporelles jusqu’à quatre fois par jour et avait été menotté plus de 3 000 fois depuis son arrestation. Le taxant de «poseur narcissique», la défense avait rétorqué qu’il disposait, pour son confort, de trois cellules, d’une télévision, d’un ordinateur (non-connecté à Internet) et même d’une console de jeux.

Breivik dénonçait aussi la «violation de sa vie privée et vie familiale», se plaignant de voir ses communications vers l’extérieur limitées. Sur ce point, sa plainte a été déboutée, le tribunal arguant qu’il disposait d'«une forme de statut héroïque dans certains milieux d’extrême droite» et que les restrictions étaient justifiées. Les associations de proches des victimes avaient encouragé les Norvégiens à ne pas suivre le procès, pour priver Breivik de l’attention qu’il recherchait.

Anne-Françoise Hivert

Source : Libération

mercredi, 20 avril 2016

L’armée allemande infiltrée par l’Etat Islamique ?

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Les services allemands du contre-espionnage militaire (MAD) ont rendu public un rapport indiquant la possibilité que le groupe djihadiste Etat islamique ait infiltré la Bundeswehr, l’armée allemande, avec l’intention de collecter des armes et des moniteurs pour leurs camps d’entraînement en Syrie et Irak. Le MAD ne parle pas de tentatives d’infiltration systématique, mais ses soupçons sont validés par des données inquiétantes: 29 anciens soldats se sont rendus en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs de groupes djihadistes, État islamique compris, et 65 autres soldats sont sous enquête pour suspicion de tendances islamistes.

Depuis 2007, le MAD a enquêté sur 320 cas de présumés islamistes dans l’armée (Bundeswehr), dont 7 % seraient considérés comme «extrémistes» «La Bundeswehr, comme toutes les armées, peut être très attrayante pour les islamistes en recherche d’armes pour l’entrainement, nous sommes donc face à un danger réel qui doit être pris très au sérieux», a déclaré le commissaire parlementaire aux forces armées, Hans-Peter Barlels.

Un danger réel parce que l’enquête du MAD, indépendamment du nombre, a montré le manque de contrôles de la Bundeswehr, à l’exception des soldats et officiers qui travaillent dans les zones sensibles ou avec des informations classifiées. Les porte-paroles du ministère de la Défense ont annoncé mardi que d’ici la fin du mois sera présenté au Cabinet un projet de loi qui permettra de renforcer les contrôles de tous ses effectifs pour empêcher les infiltrations.

Le projet de loi prévoit, entre autres, l’étude exhaustive de chacun des candidats à la Bundeswehr, y compris la formation, les antécédents familiaux, les croyances religieuses, ainsi que des contrôles réguliers des troupes. L’Allemagne est l’un des pays d’Europe occidentale qui compte le plus d’anciens militaires partis rejoindre les djihadistes au Moyen-Orient, des jeunes nés dans des familles musulmanes ou convertis qui, une fois revenus, pourraient constituer un risque pour la sécurité en Europe.

Source : MPI

L’Autriche veut fermer ses frontières avec l’Italie

Arrivée du printemps et route des Balkans fermée : deux conditions qui poussent les vagues de migrants vers l’Italie qui devient ainsi la route privilégiée des aspirants au titre de « réfugiés ». Populations en exode qui se déversent, de la péninsule, sur tout le sol européen, par le col du Brenner, un des principaux points de passage avec le voisin autrichien.

L’Autriche tonne : elle construira un mur au Brenner si l’Italie n’adopte pas des mesures pour stopper l’invasion. De toute façon les portes vont se fermer : « Si l’Italie continue à faire passer les migrants et l’Allemagne à contrôler sa frontière comme elle le fait maintenant, nous aurions un sérieux problème » a expliqué le ministre de la défense autrichien, Hanspeter Doskozil, au cours d’une réunion de son parti, le Sphe. Le Tyrol deviendra, a-t-il prophétisé, « une grande salle d’attente. » « En cas de crise, nous devrons fermer les frontières. » a donc précisé le ministre de la défense autrichien, qui ajoute que si le flux de migrants continue et incontrôlé à travers la frontière du Brenner se maintient « nous demanderons à l’Italie de pouvoir contrôler aussi sur son territoire. »

Depuis mardi, du côté autrichien, des travaux pour la construction d’une clôture au Brenner destinée à barrer la route aux clandestins a donc débuté. Pour bien montrer que l’Autriche prend les choses très au sérieux et ne se laissera pas intimider par les réactions hostiles que sa décision de fermer son pays aux nouveaux migrants a suscitées dans le gratin immigrationiste européen.

Le gouvernement italien s’insurge à travers son ministre des Affaires extérieures, Paolo Gentiloni, qui estime que cette décision « serait grave car cela signifie oublier que les problèmes doivent être affronter ensemble et non en érigeant des barrières. » Ce serait « un mauvais signal pour l’Europe »

L’évêque de Bolzano et Bressanone, au pied du col, Mgr Ivo Muser y a été aussi de son couplet culpabilisant et misérabiliste sur le journal local, Il corriere dell’Alto-Adige : « Ma première préoccupation ne réside pas dans les conséquences négatives sur l’économie et le tourisme, mais va d’abord à ces femmes, ces hommes et ces enfants qui fuient et ont besoin de notre aide », « L’Europe a besoin de solutions communes et non de barrières. Celle-ci n’est pas une vague migratoire de quelques mois, mais un mouvement de masse qui se prolongera des années » pour terminer par un rappel à l’année de la miséricorde, atout magique pour faire accepter aux européens une invasion : « A quoi ça sert de célébrer l’Année de la Miséricorde, si ensuite nous sommes durs de cœur envers notre prochain? »

A quoi ça sert une année de la Miséricorde sans une prise de conscience de tous ces beaux esprits philanthropes et humanitaristes que leur premier prochain sont, non toute la misère du monde, mais avant tout les hommes et les femmes dont ils ont la charge. Et qu’ils sacrifient allègrement, avec dureté de cœur, sur l’autel de l’idéologie cosmopolite et mondialiste à laquelle ils sont soumis !

Francesca de Villasmundo

Source : MPI



Pegida Allemagne: Tatiana Festerling dénonce l’immigration musulmane de masse et les mensonges des immigrationnistes

Tatyana Festerling est devenue, en quelques mois, l’emblématique et charismatique porte-parole du mouvement de résistance Pegida en Allemagne:

 

L’Union Européenne réforme le droit d’asile pour favoriser l’invasion

Le nombre de débarquements sur les côtes italiennes a déjà doublé par rapport à l’an dernier. La crise migratoire avec ses conséquences dramatiques que sont l’aggravation de l’insécurité, du marasme économique et de la banqueroute financière ainsi que la conquête islamique de nos territoires grâce à l’arrivée de combattants djihadistes prêts à se faire sauter et à des populations en majorité musulmane, pèse toujours plus lourd sur les épaules d’une vieille Europe à l’agonie. Et l’Union Européenne ne trouve rien de mieux à faire que de réformer dans un sens encore plus libéral le droit d’asile ! Pour attirer, encore et encore, de nouveaux clandestins sur le continent européen, en leur rendant leurs démarches d’obtention du droit d’asile plus simples et plus favorables.

Avec 459 votes pour, 206 contre et 52 abstentions, les eurodéputés ont donc approuvé mardi 13 avril 2016 la réforme du droit d’asile proposée par la socialiste italienne d’origine congolaise, Cecile Kyenge, arrivée clandestinement sur le vieux continent, rappelons-le. C’est un véritable plan de l’Union européenne pour amener toujours plus de migrants en Europe.

« Chaque demandeur d’asile devrait être considéré comme une personne en recherche d’asile dans toute l’Europe et non dans un seul État membre » lit-on dans le texte qui décrète ainsi la fin du Traité de Dublin.

La révision du traité prévoit la création d’un système « centralisé » du droit d’asile pour consentir une meilleure gestion des flux migratoires et des demandeurs d’asile qui arrivent en Europe. Avec la résolution nouvellement approuvée (mais qui n’est pas contraignante) le Parlement de l’UE a décidé également de l’ouverture de couloirs humanitaires pour garantir que les migrants ne finissent pas entre les mains des trafiquants. En effet, selon cette vénérable assemblée composée surtout d’idéologues immigrationistes « l’actuel système du droit d’asile ne tient pas compte suffisamment de la particulière pression migratoire à laquelle sont soumis les pays membres situés aux confins externes de l’Union. »  Qui, en conclusion, ne décide pas sagement, pour alléger cette pression, de la fermeture totale des frontières aux confins de l’Europe ni du renvoie des bateaux et des ses occupants, manu militari s’il le faut, à la manière australienne. Au contraire, sous le prétexte fallacieux d’aider les pays des confins,  il met en place des secours pour aider les clandestins à rejoindre le territoire européen. En somme, c’est l’UE qui favorise l’invasion au détriment des populations européennes, et pour le plus grand avantage des trafiquants qui voient leur commerce de chair humaine conforté.

Dans le document voté, il est demandé en outre aux États membres de s’engager dans la redistribution des migrants débarqués en Grèce et en Italie. Concernant la réimplantation de camps de réfugiés, le texte insiste sur le fait que l’UE a besoin « d’une approche législative contraignante et obligatoire ».  Pour mieux multiplier des petits Calais sur tout le vieux Continent…

L’ex-ministre de l’intégration de l’Italie, Cécile Kyenge, a ainsi pu exulter : « Avec le rapport approuvé aujourd’hui, nous décrétons la fin du règlement de Dublin et nous allons vers un système européen du droit d’asile ».

Avec la congolaise Kenye, qui semble avoir comme but de changer les composantes ethniques des vieux peuples européens, nous allons vers la submersion sans retour de l’Europe, submersion favorisée par des euro-députés traites à leur nation.

Francesca de Villasmundo

Source : MPI

Alain Soral s’inquiète d’un Pape au service du Nouvel Ordre Mondial et plus préoccupé par les migrants musulmans que par les chrétiens d’Orient

Le samedi 16 avril 2016, le pape François s’est rendu sur l’île grecque de Lesbos et a ramené avec lui à Rome douze réfugiés syriens musulmans. Alain Soral livre sa réaction.


Alain Soral s'exprime à propos du Pape François par LaPravdaCH

Source : MPI

Où habitent les immigrés ?

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Selon une étude de l'Insee, une part importante des 5,7 millions d’immigrés qui vivent en France réside dans des grands pôles urbains, en particulier dans l’aire urbaine de Paris.

Qui sont-ils ? Où habitent-ils ? D'où viennent-ils ? Une étude publiée ce mardi par l'Insee fait un point précis sur les zones géographiques où les immigrés se sont installés au fur et à mesure des grandes vagues d'immigration.

Pour mémoire, une personne immigrée est une personne née dans un autre pays que celui où elle réside selon la définition de l'Organisation des Nations Unies.

" Un immigré peut garder sa nationalité ou acquérir la nationalité française. Dans les deux cas il reste immigré. Le fait d'être immigré est donc permanent ", précise l'Institut.

Huit immigrés sur dix résident dans les grands pôles urbains

En France, au 1er janvier 2012, la population immigrée était estimée à 5,7 millions de personnes. Parmi elles, 40 % ont acquis la nationalité française. Un chiffre à comparer à la population totale française, estimée à 65,2 millions de personnes.

Principal enseignement, huit immigrés sur dix résident dans les grands pôles urbains. près d'un immigré sur quatre, 38% précisément, vit dans l'aire urbaine de Paris où résident 12,3 millions de personnes, ce qui représente 2,2 millions de personnes. Concrètement, 17,7 % des personnes qui résident dans l'aire urbaine de Paris sont immigrées.

La concentration géographique des populations immigrées a évolué au fil des années." Entre les deux guerres, les flux migratoires en provenance d'Italie et d'Espagne se sont accélérés afin notamment de combler les besoins en main d'œuvre de l'industrie en expansion, mais également de l'agriculture. À cette époque, les immigrés venus d'Espagne se sont majoritairement installés dans le sud-ouest de la France pour travailler dans l'agriculture, mais aussi dans les départements industriels (Paris et sa petite couronne, Rhône, Isère, Bouches-du-Rhône). Les Italiens ont quant à eux immigré dans les zones industrielles de l'est de la France ", rappelle l'Insee.

Les derniers arrivants ? Les populations turques et chinoises

De fait, après 1945, ce sont des immigrés algériens qui sont venus travailler dans l'industrie, "principalement en Île-de-France, à Lyon, à Marseille ou à Grenoble et s'y sont installés ", précise le rapport.

Et ensuite ? Au cours des années 1960, les immigrés portugais sont également venus combler les besoins en main d'œuvre. Ils se sont installés en fonction de l'extension des grands travaux des zones urbaines. Les immigrés arrivés depuis la fin des années 1960 d'Afrique subsaharienne se sont très majoritairement établis en Île-de-France. Au cours des années 1960 et jusqu'au milieu des années 1980, les vagues migratoires en provenance de l'Asie ont été trop ponctuelles pour constituer des populations d'origine commune importantes. Depuis 1999, l'immigration asiatique est essentiellement d'origine turque ou chinoise.

Une répartition spatiale qui a peu varié

Autre enseignement, les immigrés sont moins présents dans les zones peu ou très peu densément peuplées. " La répartition territoriale de la population immigrée est le résultat de plusieurs vagues d'immigration, notamment vers le sud-ouest de la France et les zones urbanisées et industrialisées des années 1960 ; elle varie toutefois selon le pays de naissance. De fait, les immigrés arrivés en France depuis moins de cinq ans s'installent dans des lieux où vivent déjà beaucoup ceux arrivés depuis longtemps ".

Résultat, la répartition spatiale des immigrés n'a que très peu évolué entre les recensements de 2007 et 2012. En effet, 72,9 % de l'ensemble des immigrés habitent en 2012 dans les 48 aires urbaines de plus de 200 000 habitants, soit autant qu'en 2007. Et après ? Les statistiques portant sur l'exercice suivant, l'année 2013, seront publiés en décembre.

Fabien Piliu

Source : La Tribune