Le scandale était pourtant là. Que la France, incarnée par le Premier ministre, se prosternât devant la future première religion du pays, ce, afin de promouvoir un lieu de culte (la mosquée Al Ihsan, d’une superficie de 3.000 m2, contrôlée par l’Algérie, qui y nomme l’imam), faisait l’effet d’un coup de tonnerre. À bas bruit, néanmoins.
À l’évidence, François Fillon jouait l’idiot utile du président de la République, Nicolas Sarkozy, tout à sa judéophilie tendue vers un alignement inconditionnel sur la diplomatie américano-sioniste. Le Premier ministre, en chien fidèle du sarkozysme déclinant, s’était coltiné une singulière tâche en piétinant la loi de séparation du 9 décembre 1905, en même temps qu’il donnait des gages aux « personnes de confession musulmane et [à] leurs lieux de culte […] encore trop souvent l’objet de discriminations et la cible d’agressions [intolérables] ».
M. Fillon se pâmait devant les arabesques mahométanes enluminant les frontispices de mosquées poussant indûment sur le sol de France.
La vérité est que François Fillon n’a rien à envier à son pseudo-adversaire, Alain Juppé, islamophile convaincu. Six ans plus tard, en dépit de la parution opportuniste de son Vaincre le totalitarisme islamique (Albin Michel, 2016), Fillon ne sera pas parvenu à faire oublier cet acte de dhimmitude institutionnelle qui s’analysait déjà comme une haute trahison dans la mesure où il fut perpétré contra legem.
C’est dire que, malgré les postures fallacieusement volontaristes et martiales de la dernière et soudaine coqueluche des médias, rien ne changera fondamentalement sur le front du Grand Remplacement islamique. Par son geste immarcescible et ineffaçable, Fillon s’est fait le « co(allah)borateur » à la main tendue de l’État français vers ce que l’on nous serine être un islam « de » France, traduisant cette réalité terrible, depuis trente ans, d’un islam « en » France qui préfigure un pays majoritairement islamisé d’ici à la fin du siècle.
Finalement, le candidat à l’élection présidentielle ne se départira jamais de ce statut de factotum que Sarkozy, regnante, lui avait accolé, lui déniant, du même coup, d’autres ambitions que celle d’agent subalterne en toute circonstance. Fillon pourrait bien être Hollande en pire… Pour notre plus grand malheur !
Aristide Leucate
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