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dimanche, 26 juin 2016

Erdoğan menace l’UE d’un référendum sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe !

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On était content des Anglais, qui ne se sont pas laissés intimider par Obama-Merkel, qui ont fait fonctionner leur démocratie normalement et avec honneur, après d’âpres débats il est vrai. Mais n’est-ce pas cela, la démocratie ? Il y aura contamination car d’autres, mécontents de la sclérose bruxelloise, enragés par la corruption qui y règne, comme dans toute dictature, voudront aussi leur référendum ! Nous vivons une époque passionnante.

En revanche, il y en a un dont on n’aurait pas cru qu’il se laisserait contaminer par le très démocratique référendum, c’est bien le sultan du Bosphore, Erdoğan ! Le voilà qui veut faire comme les Anglais et tenir son référendum dont la question est autrement plus épineuse, dangereuse et finalement mortelle pour l’Europe. Car c’est un chantage caractérisé. Il menace de ce référendum si l’Union européenne traîne à accorder des visas pour une libre circulation des Turcs en Europe. Autant dire qu’il se positionne d’autorité dans l’espace Schengen.

Poser la question aux Turcs « Avez-vous envie de faire partie intégrante de l’Union européenne ? » n’a pas le même sens que cette même question posée aux Britanniques.

Ces pauvres Turcs, ceux qui rêvent encore à Atatürk et la laïcité, qui n’en peuvent plus de sa dictature corrompue, tomberont dans le panneau du mirage de la liberté proposée et voteront massivement « oui » pour entrer dans l’Union européenne, dont ils ignorent que c’est aussi une dictature. Plus molle que celle du calife, mais tout de même une dictature technocratique. Il sera ainsi permis à Erdoğan de nous lancer à la figure : « Vous voyez ? Mon peuple a voté et veut faire partie de l’Europe. Désormais que le peuple a voté, vous ne pouvez plus nous refuser. » Il est habile, l’animal.

Ce qu’il ne dira pas, c’est qu’avec tous les millions de Turcs déjà atomisés dans l’Union européenne, lui, qui arrive avec une population approchant les 80 millions, deviendra le dominant en Europe. Et, comme il veut être le calife, le référendum dans son pays fera qu’il le deviendra. Il faut rappeler d’urgence son discours de Cologne de 2010 devant sa communauté qu’il exhortait à ne pas s’assimiler. L’assimilation étant, à ses yeux, un crime contre l’humanité. Il avait imposé le port du voile en Allemagne, alors qu’il était encore interdit en Turquie.

Les cerveaux malades aux manettes de l’Union européenne, dont le leitmotiv est le multikulti, le vivre ensemble et autres bisounourseries, seront servis. C’est ainsi que pourrait se terminer la conquête de l’Europe par l’islam. Démocratiquement. Le rêve de l’Oumma. Une Europe victime de son propre système qu’elle n’aura pas eu la force de préserver. Cela est un scénario possible si Erdoğan organise un référendum. Sans oublier qu’il tirera vers lui l’État islamique, qu’il finance, puisqu’il veut devenir le calife à la place du calife Al-Baghdadi.

Conclusion : les velléités d’Erdoğan à se présenter en démocrate de circonstance démontrent notre faiblesse et sa puissance. Il est déjà maître de notre destin en nous faisant du chantage à l’immigration, nous taxant au passage notre bon argent à hauteur de 6 milliards d’euros…

Hildegard von Hessen am Rhein

Source : Boulevard Voltaire

"Jungle" de Calais : le Brexit aidera-t-il les migrants à gagner le Royaume-Uni ?

Visant à juguler l'immigration clandestine vers le Royaume-Uni, le "traité de Touquet", conclu en 2003, a déplacé côté français le contrôle de la frontière britannique. Mais dans les heures qui ont suivi l'annonce du Brexit, plusieurs responsables politiques français ont appelé à le remettre en cause.

"Le peuple britannique a tranché, je demande au gouvernement français de renégocier les accords du Touquet", a tweeté Xavier Bertrand, président LR de la région Les Hauts de France. De son côté, l'eurodéputée écologiste Karima Delli a  affirmé que "François Hollande doit renvoyer les accords du Touquet aux oubliettes".
Texte bilatéral, conçu pour lutter contre l'immigration illégale, ce traité a été signé en 2003 après la fermeture du camp de Sangatte. Il prévoit bien une clause de sortie, avec un délai de deux ans. Confiant les premiers contrôles d'immigration au pays de départ, ce traité a entraîné de fait un glissement de la frontière britannique dans les ports français.
Un accord "injuste pour la France et pour les migrants"
"A présent que la Grande-Bretagne n'est plus dans l'UE, il n'y a aucune raison que la frontière se trouve encore à Calais", affirme François Gemenne, professeur à Sciences Po, pour qui Londres s'est "défaussé de ses responsabilités" avec cet accord "injuste pour la France et pour les migrants".

"Le paradoxe est que, alors que le Brexit a été majoritairement un vote anti-migration, la Grande-Bretagne pourrait se retrouver à devoir accueillir davantage de migrants demain", note-t-il -- d'autant que Londres ne pourra plus renvoyer les demandeurs d'asile vers le premier pays où ils ont laissé une empreinte, comme le prévoit le règlement européen dit "de Dublin".

"Il faut réfléchir avant de dire n'importe quoi"

L'universitaire met toutefois en garde : le campement de migrants de Calais ne disparaîtra pas avec la dénonciation du Touquet, car "il y a un obstacle physique" avec la mer. La population sur la "Jungle" a ainsi à nouveau augmenté ces dernières semaines, à près de 4.500 personnes, selon la préfète du Pas-de-Calais.

Côté français, on souligne au ministère de l'Intérieur que la position sur le sujet n'a pas changé avec ce référendum. Bernard Cazeneuve avait estimé en mars que dénoncer le traité reviendrait à "envoyer le signal aux passeurs qu'ils sont légitimes à mettre tous les migrants à la frontière pour qu'ils passent" et dans ce cas "demain il n'y en aura plus 6.000 mais 20.000". Les autorités redoutent une multiplication des incidents qui rendrait de toute façon nécessaire le maintien d'un important dispositif de sécurité.

"L'accord du Touquet, c'est : où est la frontière. Si c'est pour la mettre, comme certains le préconisent, de l'autre côté de la Manche, il faudra mettre des bateaux pour sauver des gens qui seront dans l'eau", a pour sa part affirmé le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, pour qui "il faut réfléchir avant de dire n'importe quoi" et "ne pas faire de démagogie".

Source : Tf1

En France et en Europe, l’extrême droite profitera-t-elle du « Brexit » ?

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Olivier Faye, journaliste au Monde spécialiste de l’extrême droite, a répondu à vos questions dans notre suivi en direct, vendredi 24 juin, de la victoire du « Out » au référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

  • Question : Le FN n’est-il pas en train de prendre d’énormes risques en citant le Brexit en exemple, avant même de voir les conséquences de ce vote ?

Olivier Faye : La question s’était déjà posée au moment d’un possible « Grexit » (une sortie de la Grèce de l’euro) il y a un an : cette sortie représente-t-elle un saut dans l’inconnu qui risque de décrédibiliser le projet du FN ? Au fil des semaines, les dirigeants du parti avaient plaidé pour une sortie concertée et maîtrisée, car personne ne connaît vraiment les conséquences d’une telle décision. Le Brexit représente le test grandeur nature que le FN attendait pour valider ou non son projet (sortie de l’Union européenne, et a fortiori de l’euro). Marine Le Pen a assuré ce matin qu’il ne fallait pas être impressionné par « l’hystérie des marchés ». Florian Philippot s’est déjà avancé à dire qu’il était « possible » de faire un référendum sur l’UE sans que ce soit « l’apocalypse ». Attendons de voir dans les prochaines semaines, la vérité est que tout le monde avance à tâtons. En tout cas, les propos réitérés de Florian Philippot sur le fait que la France ne serait plus dans l’euro au bout de six mois après une éventuelle victoire de Marine Le Pen en 2017 sont assez mal vécus au sein du parti, où l’on estime que cette prédiction est peu crédible.

  • Peut-on imaginer une campagne présidentielle française focalisée sur la sortie de l’UE, sous l’impulsion d’un FN déjà très bien placé dans les sondages ?

O.F. : Depuis que Marine Le Pen est à la tête du Front national, le parti a fait de l’euroscepticisme un de ses principaux arguments de campagne. C’est dans l’air du temps (on le constate en France au moins depuis le non au référendum de 2005) et cela permet « d’attraper » un grand nombre de sujets : l’immigration, l’économie, le gouffre supposé entre le « peuple » et les « élites », etc. Marine Le Pen est naturellement plus intéressée par les questions économiques et sociales que par les sujets identitaires, même si elle ne dédaigne pas ces derniers. Mais la campagne va avant tout se déterminer en fonction de l’actualité : un éventuel attentat focaliserait une fois encore les débats sur la sécurité. En 2015, le FN voulait axer sa campagne des régionales sur les territoires « oubliés » : la crise des migrants a imposé un autre sujet, qui lui était favorable.

Pour résumer, le FN va tenter d’imposer le rejet de l’UE dans la campagne présidentielle, mais il n’est pas certain qu’il parvienne à fixer l’agenda (même s’il se trouve au centre de chaque campagne depuis 2012).

  • Est-ce que le FN, s’il est élu en 2017, compte organiser un référendum similaire en France ?

O.F. : Marine Le Pen a annoncé avant les résultats du référendum britannique qu’elle comptait organiser un référendum similaire en France en cas de victoire en 2017. A vrai dire, elle plaide depuis 2013 pour consulter les Français sur l’Union européenne – ou l’euro, sa position a parfois varié. Le référendum organisé en cas de victoire du FN aurait lieu six mois après l’élection présidentielle. Entre-temps, l’éventuel gouvernement frontiste aurait tenté de négocier le retour des « souverainetés » françaises (législative, judiciaire, européenne, etc.) auprès des institutions européennes.

  • L’opposition au projet européen est-elle dans L’ADN de la totalité des frontistes ?

O.F. : Officiellement, au Front national, tout le monde défend le principe d’un référendum sur l’Union européenne et le retour de la « souveraineté monétaire » : cet élément de langage qui désigne, en clair, une sortie de la zone euro, a été trouvé en début d’année pour tenter de rassurer sur la volonté du parti de revenir au franc. Mais tout le monde n’est pas d’accord sur les modalités ou sur l’importance à accorder à un tel sujet. Florian Philippot assure que le FN sortira au bout de six mois de l’euro si Marine Le Pen gagne en 2017 ; Marion Maréchal-Le Pen, elle, juge cette prédiction peu crédible et estime que la monnaie unique n’est pas « l’alpha et l’oméga » des problèmes ou des solutions pour la France. Mais le FN dans son ensemble s’est clairement converti à l’euroscepticisme depuis les années 90.

  • Quels sont les points de concordance éventuels entre le UKIP et le FN ?

O.F. : Le UKIP (United Kingdom Independence Party) et le FN portent le même objectif – en clair, disloquer l’Union européenne – mais ils ne sont pas alliés : Nigel Farage, leader du UKIP, lui a préféré Debout la France, de Nicolas Dupont-Aignan. Pourtant, le UKIP utilise lui aussi le rejet de l’immigration comme argument massue (il a notamment publié pendant la campagne du Brexit une affiche figurant une colonne de migrants, comme le FN durant la campagne des régionales en 2015) et a fait du rejet des élites un leitmotiv.

A l’étranger, le Front national garde une image sulfureuse, héritée des années de présidence de Jean-Marie Le Pen. « L’antisémitisme est dans l’ADN [du FN] » avait assuré Nigel Farage en 2014 pour justifier son refus d’une alliance avec Marine Le Pen au lendemain des élections européennes, alors même que le Front national envoyait le plus gros contingent de députés français à Strasbourg. Cette « interdiabolisation », comme l’appellent certains au FN, a néanmoins tendance à s’étioler : l’AfD en Allemagne est ainsi tentée par un rapprochement avec le FN, malgré son image dégradée outre-Rhin.

  • Le Brexit peut-il être l’occasion d’un regroupement des forces et partis d’extrême droite européens pour promouvoir des référendums dans le plus grand nombre de pays de l’UE ?

O.F. : Le Front national et ses alliés (FPÖ autrichien, Ligue du Nord italienne, PVV néerlandais, etc.) se sont retrouvés à Vienne le 17 juin pour un congrès qui avait des airs de meeting de campagne pro-Brexit. Si le FN et ses partenaires, qui sont regroupés depuis un an dans le groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, partagent une volonté de revenir à une « Europe des nations », ils ne sont pas forcément d’accord sur les modalités. Le FPÖ ne plaide pas pour un référendum dans son pays : l’Autriche, avec sa petite économie, n’y aurait aucun intérêt. L’AfD, qui n’est pas encore formellement l’allié du FN, n’a pas non plus fait état d’une telle volonté (contrairement au PVV, qui l’a dit clairement, ou à la Ligue du Nord, qui l’a laissé entendre). Mais le Brexit apporte clairement du poids au souhait de Marine Le Pen de voir des référendums être organisés dans tous les Etats de l’UE.

  • Dans quelle mesure l’extrême droite européenne va-t-elle bénéficier du « Brexit » à court terme (je pense évidement aux élections de 2017) ? Le divorce du Royaume-Uni de Bruxelles n’est-il pas du pain béni pour le parti de Marine Le Pen et ses alliés ?

O.F. : Le « Brexit » va à l’évidence dans le sens des idées portées par le Front national (FN) et par ses alliés, qui assurent travailler à un retour d’une « Europe des nations », réduite à des coopérations interétatiques. La victoire du « Leave » participe de la vague conservatrice, voire identitaire, que le FN porte, au même titre que le FPÖ en Autriche ou l’AfD en Allemagne. Dans le même temps, cela renforce la dichotomie établie par le FN entre d’un côté le recours à la « vraie » démocratie – le peuple consulté par référendum – et une Union européenne prétendument « totalitaire », comme dit Marine Le Pen, peuplée de technocrates qui travailleraient à l’encontre des « intérêts vitaux » des peuples. Tout ce qui va contre l’UE – ou est perçu comme tel, avec par exemple la victoire du Mouvement 5 étoiles à Rome et à Turin – est utilisé par le FN en vue de l’élection présidentielle de 2017.

Olivier Faye
 


Brexit : la victoire du «Leave» divise la classe politique française

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Les réactions des responsables français ont mis en lumière le clivage entre européistes et eurosceptiques, qui applaudissent ou déplorent le «Leave». Peu de propositions concrètes émergent toutefois.

C'est un véritable tremblement de terre. Malgré plusieurs sondages venus tirer la sonnette d'alarme ces dernières semaines, la victoire du «Leave» au référendum britannique apparaît comme une surprise. En France, la nouvelle a d'ailleurs reçu un accueil mitigé: applaudie par les uns et déplorée par les autres, elle a fait apparaître un clivage clair entre européistes et eurosceptiques. Mais si beaucoup d'élements de langage ont été mis en place, peu de propositions concrètes ont pour l'heure émergé.

«Triste pour le Royaume-Uni. L'Europe continue mais elle doit réagir et retrouver la confiance des peuples. C'est l'urgence», a déploré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault sur Twitter. Presque les mêmes mots du côté du secrétaire d'État aux Affaires européennes, Harlem Désir: «Triste pour le Royaume-Uni. L'Europe doit se ressaisir et avancer. L'urgence, c'est de rebâtir un projet européen ambitieux, avec les citoyens». La ministre écologiste du Logement, Emmanuelle Cosse, a elle évoqué un réveil amer». «Une mer calme n'a jamais fait un bon marin. Le Brexit appelle l'action», a lancé le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Le président des Républicains Nicolas Sarkozy a pour sa part considéré, lors d'une allocution télévisée, que «ce choix exprime un rejet fort». «La lucidité commande de dire que ce sentiment de rejet est partagé par beaucoup de Français et par beaucoup d'autres européens», a jugé le candidat officieux à la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy a demandé qu'une «réunion de chefs d'états et de gouvernements européens prenne la décision d'élaborer un nouveau traité». Il propose de l'articuler autour de cinq propositions: un Schengen 2, la création d'un gouvernement économique européen, l'application plus stricte du principe de subsidiarité, la refonte des compétences de la commission européenne et l'arrêt du processus d'élargissement.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a ajouté: «Maintenant que la Grande-Bretagne est sortie de l'Europe, il serait temps que l'Europe sorte de sa torpeur». «J'emprunte “Il faut dans nos temps modernes, avoir l'esprit européen” à Mme De Staël. J'y ajoute: “Et prendre des initiatives, vite”», a de son côté exhorté le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux.

La droite y voit une opportunité pour la France

«C'est un choc historique pour la Grande-Bretagne, d'abord, son peuple est souverain, il a fait son choix, à lui maintenant de gérer les défis qu'il va avoir à relever. C'est un choc historique pour nous aussi. Je crois que la plus grosse erreur que nous pourrions faire ce serait de laisse entendre qu'à 27 on va continuer comme avant. (...) Il faut écrire une nouvelle page, un nouveau chapitre de l'Histoire de l'Europe», a quant à lui estimé Alain Juppé, le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite, sur Europe 1.

La gauche de la gauche, prompte à brocarder l'Union «néolibérale», s'en remet elle aussi au mantra de la refondation: «Voilà ce qui se passe quand l'Europe est confisquée par les technocrates et les libéraux, écrit sur Twitter l'écologiste Cécile Duflot, plus que jamais l'Europe a besoin de vision, de courage, de valeurs. D'écrire une nouvelle histoire avec un rêve en commun.»

Invité vendredi de France Info, le cofondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a jugé que l'Europe, dans sa forme actuelle, était «morte, tuée à coups de privilèges pour la caste des eurocrates, de mensonges permanents, de politiques de flexibilité, de loi El Khomri. Tout le monde n'en peut plus.» D'où cette conclusion opportuniste: «La leçon est que l'Union européenne on la change ou on la quitte. L'heure du plan B va sonner. Ma candidature pour l'élection présidentielle est celle de la sortie des traités européens.»

Dans un communiqué, le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent considère que le Brexit est un «nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale». Les eurosceptiques de gauche tiennent par ailleurs à se distinguer de leurs homologues de droite. Le fondateur du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot renvoie ainsi dos à dos souverainistes et libéraux, invitant à «ne pas pleurer avec les dirigeants de l'UE du capital», et à «ne pas rire avec les partisans du repli raciste».

Dès l'aube, plusieurs élus du Front national ont en revanche témoigné leur joie sur les réseaux sociaux. «VICTORY» (sic), a tweeté la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen. Très vite, le vice-président du parti, Florian Philippot, lui a emboîté le pas: «La liberté des peuples finit toujours par gagner! Bravo le Royaume-Uni». «Victoire de la liberté!», a ensuite exulté Marine Le Pen. Idem du côté du président de Debout la France, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a salué «une grande victoire pour la démocratie».

Dès l'aube, plusieurs élus du Front national ont en revanche témoigné leur joie sur les réseaux sociaux. «VICTORY» (sic), a tweeté la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen. Très vite, le vice-président du parti, Florian Philippot, lui a emboîté le pas: «La liberté des peuples finit toujours par gagner! Bravo le Royaume-Uni». «Victoire de la liberté!», a ensuite exulté Marine Le Pen. Idem du côté du président de Debout la France, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a salué «une grande victoire pour la démocratie».

Arthur Berdah , Louis Nadau

Source : Le Figaro

 

L'extrême-droite slovaque veut un référendum pour sortir de l'UE

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Un parti slovaque d'extrême droite représenté au parlement a annoncé qu'il allait lancer une collecte de signatures en faveur d'un référendum sur la sortie de la Slovaquie de l'Union européenne, au lendemain du Brexit.

"Il est grand temps que la Slovaquie quitte aussi ce Titanic en train de couler", a déclaré Marian Kotleba, le chef du parti ultranationaliste Notre Slovaquie, sur son profil Facebook.

"Aussi allons-nous commencer dès lundi à réaliser notre promesse électorale - nous allons collecter des signatures en faveur d'un référendum sur la sortie de la Slovaquie de l'UE", a-t-il annoncé.

La Slovaquie va assurer la présidence de l'UE le 1er juillet

La Slovaquie, un pays de 5,4 millions d'habitants qui a rejoint l'UE en 2004 et la zone euro cinq ans plus tard, assumera à compter du 1er juillet la présidence tournante de l'Union européenne.

Lors des élections parlementaires en mars, le parti de M. Kotleba a réalisé une percée remportant 14 sièges sur 150 au parlement national dominé par la centre-gauche au pouvoir.

Marian Kotleba s'était fait connaitre par son discours raciste, particulièrement contre les Roms, et des marches où ses militants sont habillés en uniformes sombres rappelant ceux des fascistes des années 30 ou 40.

Source : La Tribune

Paris: une jeune femme enlevée puis violée dans le Xe arrondissement

Les enquêteurs de la police judiciaire se penchent sur une nouvelle affaire après une plainte déposée par une jeune femme, victime d’un enlèvement puis d’un viol, rapporte Le Parisien

Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme d’origine roumaine aurait été approchée mardi dernier près de la gare de l’Est, dans le Xe arrondissement de la capitale, par un homme qui disait vouloir se marier avec elle. 

Aidé par 5 complices, il l’aurait forcée à monter dans une voiture avant de la violer, puis finalement de la laisser repartir. Toujours selon le quotidien, la victime s’est vue prescrire 10 jours d’interruption totale de travail (ITT).

Source : Boulevard Voltaire

Immigration/islamisation : 10 mesures pour notre survie, par Jean-Yves Le Gallou

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Le 17 juin 2016, le Siel, Riposte laïque et Résistance républicaine ont organisé une manifestation d’hommage aux policiers assassinés – et de protestation contre l’islamisation de la France. Nous reproduisons ci-dessous l’intervention de Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia.

Ecoutons Péguy : « Il est difficile de dire ce que l’on voit mais il est encore plus difficile de voir ce que l’on voit. »

Eh bien, voyons ce que l’on voit : de même qu’il y des pommes sous les pommiers, les Africains africanisent et les musulmans islamisent.

Et entre le musulman modéré (ce qui est un oxymore) et le terroriste islamique, il n’y a pas de solution de continuité. Le vivier des terroristes islamiques se trouve dans les banlieues de l’immigration et les prisons de la République.

Alors que faut-il faire ? Nommer les choses, tarir le problème à la source, permettre aux nôtres de se défendre. Voici 10 points pour notre survie en tant que peuple et en tant que civilisation.

  1. Dire les choses, nommer l’ennemi. L’ennemi ce n’est pas le terrorisme, l’ennemi c’est le terrorisme islamiste ; le danger c’est l’islam conquérant.
  2. Appliquons le principe de précaution : arrêtons toute immigration nouvelle, sous quelque prétexte que ce soit, en provenance des pays musulmans
  3. Expulsons les étrangers délinquants à l’issue de leur peine.
  4. Appliquons la déchéance de la nationalité aux binationaux délinquants et aux binationaux radicalisés manifestant leur hostilité aux règles françaises et à la civilisation européenne et expulsons-les.
  5. Et en attendant que ces mesures prennent effet, réarmons les nôtres : moralement, juridiquement et pratiquement.
  6. Réarmons-nous moralement. Retrouvons la fierté de notre héritage et abrogeons les lois liberticides, dites « antiracistes », responsables de l’arrogance conquérante des minorités.
  7. Réarmons-nous judiciairement en rendant à nouveau possible la légitime défense aujourd’hui rendue impraticable par des jurisprudences irresponsables.
  8. Réarmons-nous pratiquement en libéralisant la détention et le port d’armes pour nos compatriotes – en commençant par ceux qui exercent les professions les plus menacées : policiers et gendarmes mais aussi membres de leur famille, les agents de la pénitentiaire et demain les enseignants et les soignants.
  9. Francisons les compagnies privées de sécurité. Il y a quarante ans, il y avait 100 000 policiers et 100 000 gendarmes. L’immigration massive a débouché sur une explosion de la délinquance. Mais il y a toujours 100 000 policiers et 100 000 gendarmes mais, en plus, 200 à 300.000 agents de sécurité privée. Or dans les aéroports, les musées, les centres commerciaux des grandes métropoles, ces agents sont à 80 ou 90 % issus des minorités le plus souvent musulmanes. Arrêtons cette folie ! Rétablissons un minimum d’équilibre en francisant et en européanisant leur recrutement.
  10. Adoptons ces mesures par référendum pour contourner la dictature des médias et des juges.

L’empire romain est mort d’avoir confié la défense de ses frontières extérieures aux Barbares : reprenons le contrôle de notre sécurité et de nos frontières intérieures avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Yves Le Gallou

Texte paru sur le site de Polémia sous le titre
« 10 mesures pour faire face au défi lancé par le djihadiste de Magnanville

Source : Novopress

samedi, 25 juin 2016

Brexit, une gifle du pays réel au pays légal

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Alain Escada, Président de Civitas

La nouvelle est tombée ce matin : le référendum organisé ce 23 juin au Royaume-Uni a donné gagnante la sortie de ce pays de l’Union Européenne.

C’est une victoire des paysans, des pêcheurs, des artisans, des petits commerçants, des petites entreprises, des ouvriers, des employés, des “sans dents”, des familles, des patriotes et du bon sens.

C’est une défaite des mondialistes, des banksters, des multinationales, de la gauche internationaliste et apatride, des lobbies interlopes, des promoteurs du vice, des forces occultes, de la synarchie, du syncrétisme religieux, des médias du système et de la jet-set décadente et cosmopolite.

CIVITAS félicite les électeurs britanniques pour cette victoire du pays réel sur le pays légal. Une victoire qui fait du bien au moral.

Il faut maintenant espérer que le pays réel ne sera pas spolié de cette victoire par des politiciens corrompus, comme cela fut le cas en France et aux Pays-Bas lors de précédents référendums.

Il faut surtout avoir bien en tête que le système vient de recevoir une gifle mais qu’il n’est pas à terre, loin de là. La propagande va redoubler d’efforts dans les prochaines heures et prendre prétexte du Brexit pour justifier de nouvelles mesures urgentes en faveur du renforcement du mondialisme contre le prétendu “repli sur soi”. Des représentants de la haute finance vagabonde aux tenants de la haine de Dieu, de la Patrie et de la Famille, en passant par les troupeaux de bien-pensants manipulés, tous vont se donner la main pour utiliser ce Brexit à leur profit.

A nous de résister et de préparer la suite !

Source : Synthèse Nationale

Du Brexit au Frexit !

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Communiqué de Bruno Gollnisch, Député européen

Brexit : le peuple britannique a démontré ses capacités de résistance à une campagne de pressions sans précèdent, qui jouait sans vergogne de toutes les peurs injustifiées et de prédictions aussi calamiteuses que fantaisistes.

Une majorité inflige aujourd’hui un camouflet sévère et mérité aux Euro-mondialistes qui depuis des années dévoient la coopération européenne, en édifiant méthodiquement la bureaucratie d’un « Super-État », véritable prison des peuples, tout en ouvrant les frontières à tous les flux de personnes, de marchandises et de capitaux, fussent-ils dévastateurs.

Le Front National a été le premier à dénoncer cette évolution et à proposer une autre politique. Puisse-t-il enfin être entendu !

Source : Synthèse Nationale

LA VOIX DU PEUPLE, LA VOIE DE LA LIBERTE

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Consternation de toutes celles et de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, sont partie prenante dans le fonctionnement du Système : le peuple anglais et le peuple gallois ont osé l’impensable. Ils ont osé dire non au Système, dont une des illustrations majeures est l’Union Européenne.

Pourtant tout avait été fait pour les dissuader de ce crime de lèse-majesté, tous les épouvantails avaient été brandis. En vain : avec flegme et bon sens, les « gens d’en bas » ont envoyé « les gens d’en haut » se faire foutre. C’est donc possible et ce premier enseignement du référendum britannique met la panique au sein de l’Etablissement car il démontre la force du populisme.

Un populisme qui dit non à la City et donc au pouvoir du fric, non à Bruxelles et donc à la tyrannie bureaucratique et technocratique prétendant penser et décider à la place du peuple. Non à l’immigration et à la destruction des identités nationales. Et les gens du Système avouent redouter l’onde de choc : les Anglais montrent aux autres peuples d’Europe qu’il est possible de se libérer et de choisir une Europe des peuples et des patries.

Et l’appel à un référendum se répand comme une traînée de poudre de pays à pays. Car il est temps de mettre au pied du mur ceux qui se gargarisent en permanence avec le mot « démocratie » : « Vous êtes démocrates ? Alors donnez la parole au peuple ». Un refus montrerait que les populistes ont raison et qu’ils représentent donc l’avenir.

Décidément le 23 juin 2016 s’inscrit d’ores et déjà comme un grand jour dans l’Histoire du combat pour la liberté et l’identité.

Pierre Vial, Président de Terre et peuple

Source : Synthèse Nationale

QUELLE BELLE MATINEE !

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Quelle belle matinée qui commence bien ! Sur les ondes (sauf sur Radio Libertés bien sûr) l'ensemble des commentateurs s'étrangle, la haute-finance s'inquiète et... les droites nationales européennes jubilent. Vraiment, pour une fois, les Anglais sont nos amis. Un tel cadeau de si bon matin cela fait longtemps que nous n'en avons pas reçu d'outre-Manche.

Mais ne nous relâchons pas pour autant. Les "démocrates" soumis au mondialisme sont très forts pour retourner à leur avantage une décision populaire qui va à l'encontre de leurs projets. Rappelez-vous avec quelle arrogance ils se sont moqués des résultats du référendum de 2005 en France. On commence déjà à nous expliquer qu'il faudra au moins deux ans pour que la décision du peuple britannique se concrétise. En deux ans, beaucoup de magouilles peuvent avoir lieu...

Quoi qu'il en soit, cette victoire du Brexit démontre elle aussi que le monde est en train de changer. Partout le processus de destruction des nations et des identités voulu par l'hyper-classe affairiste se heurte à la volonté des peuples. Il est temps de réfléchir à une autre Europe...

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Source : Synthèse Nationale

Jean-Marie Le Pen adresse message de félicitations aux Britanniques

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-MARIE LE PEN PRESIDENT D’HONNEUR DU FRONT NATIONAL
DEPUTE FRANÇAIS AU PARLEMENT EUROPEEN

Je félicite le peuple britannique pour son courage et son esprit de résistance face aux incroyables pressions médiatiques et politiques qu’il aura su finalement déjouer : aujourd’hui le BREXIT, demain le FRAXIT !

Une certaine Europe est en déroute : celle des élites mondialisées dont la bureaucratie bruxelloise était le bras armée contre l’âme des nations et des peuples. Le replâtrage n’est désormais plus possible.

Un nouveau rêve européen se lève : celui de l’Europe boréale, si nécessaire aux équilibres et à la paix du Monde.

Sur ce sujet capital, le peuple français doit être consulté sans attendre par la seule voie acceptable, celle du référendum.

Source : Synthèse Nationale

BREXIT : POUR LA SOUVERAINETÉ ET LE DROIT DES PEUPLES À DISPOSER D’EUX-MÊMES

De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/45384/marche-mon...
De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

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A l’issue du vote historique des électeurs du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord qui viennent de décider de quitter l’Union européenne, Le Parti de la France réaffirme son attachement au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et au respect du principe de souveraineté nationale.

Brexit : Pour la souveraineté et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Certaines réactions d’hystérie politique et médiatique à l’encontre des peuples du Royaume-Uni sont une intolérable ingérence dans les affaires intérieures d’un royaume souverain.

C’est d’ailleurs au nom de ce même principe de souveraineté que les peuples d’Ecosse et d’Irlande du Nord appellent à nouveau aujourd’hui à la sortie du Royaume-Uni au motif qu’ils ont voté non à la sortie de l’Union européenne.

En application de l’article 50 du Traité de Lisbonne, le gouvernement du Royaume-Uni va devoir engager avec les instances européennes le processus de négociation afin de fixer les modalités du retrait ainsi que de leurs relations futures. Ce seront les conditions du divorce qui devront être approuvées par le Parlement européen avant d’être officielles. Tout ne fait que commencer.

Le grand coup de pied dans la fourmilière européenne donné par ce vote de Brexit est l’occasion de ré-ouvrir le nécessaire débat sur les politiques et les institutions européennes qui sont aujourd’hui calamiteuses.

Le Parti de la France rappelle sa volonté de construire une nouvelle Europe des nations souveraines et des peuples libres, une Europe qui défende l’identité et les valeurs européennes et chrétiennes de civilisation, une Europe libérée de la tutelle de l’OTAN, une Europe refusant la Turquie en son sein et établissant un partenariat privilégié, économique, politique et de sécurité avec la Russie.

Si le Royaume-Uni conformément à son histoire et à sa géographie a choisi de couper le lien continental en privilégiant le Commonwealth et l’axe atlantique avec les USA, l’occasion nous est donnée de refondre le projet européen autour de notre bloc continental de civilisation.

Etant aujourd’hui libérés de nos obligations européennes vis-à-vis du Royaume Uni, Le Parti de la France demande au gouvernement français de dénoncer immédiatement le traité du Touquet signé le 4 février 2003 qui transforme de fait Calais en ville frontière de la Grande Bretagne et les douaniers et policiers français en garde-frontières britanniques. Il appartient désormais au gouvernement britannique de gérer sur le territoire britannique le flux des dizaines de milliers de migrants qui souhaitent rejoindre la Grande-Bretagne. Il en va de l’intérêt national français et il serait temps, sur cette question devenue insupportable des migrants, que le gouvernement français défende les intérêts de la France.

Carl Lang

Source : Synthèse Nationale

De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

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De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

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De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

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De 245 milliards de dollars, le marché du halal devrait représenter un volume d'affaire de 324 milliards de dollars à l'horizon 2020. Physionomie d'un secteur qui aiguise l'appétit des grands entreprises de l'agroalimentaire.

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Brexit : c'est l'immigration qui a fait la différence

 

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Dans les derniers jours qui ont précédé le vote des britanniques, certains commentateurs français s'étaient émus de la dernière campagne d'affichage de l'Ukip (United Kingdom Independence Party). Sur ses affiches, l'UKIP affirmait que les écoles britanniques étaient submergées, avec 25 % d'élèves d'origine étrangère. Et nos commentateurs d'affirmer que même le Front national n'aurait jamais osé sortir de telles affiches en France ! La précédente campagne d'affichage de l'UKIP, plus sobre, mais tout aussi explicite, montrait une colonne de migrants barrée des mots "Breaking Point". 

Bien entendu, l'UKIP n'a pas emporté le morceau seul, en faisant campagne sur le danger de l'immigration. Les tabloïds anglais, largement critiqués et conspués de ce côté-ci de la Manche, bien qu'ils dépassent largement le million d'exemplaires vendus tous les jours, n'ont eu de cesse, au cours de ces derniers mois, de traiter sans complexe les conséquences de l'afflux de migrants en Europe et en Grande-Bretagne.  Les images des migrants massés à Calais, et tentant l'impossible pour rejoindre la Grande-Bretagne au péril de leur vie, images largement diffusées sur les chaînes d'inforrmation continue anglaises, ont fait le reste.

Les élections présidentielles autrichiennes avaient annoncé la couleur

Ceux qui n'ont pas vu que le Brexit pouvait arriver, et que le problème de l'immigration en Europe pouvait faire pencher la balance en sa faveur, avaient pourtant été prévenus ! Les élections présidentielles autrichiennes, en mai, avaient largement annoncé la couleur. Comment ? Le chef d'un parti ouvertement xénophobe, eurosceptique, arrivait très largement en tête de l'élection présidentielle d'un petit pays européen, avec 15 points d'avance sur son improbable challenger, un candidat écologiste sans panache ?

Oui, c'était le coup de semonce, et le score serré du second tour, installant finalement le candidat soutenu par l'ensemble de la classe politique autrichienne, unie contre le candidat du FPÖ, a créé un précédent en Europe. Car en effet, si le candidat du FPÖ a fait un tel score au premier (et au second) tour de la présidentielle, c'est parce que... lui aussi à largement fait campagne sur le thème de l'immigration et, plus précisément, sur le problème posé par l'accueil de millions de migrants en quelques mois.

Si les Anglais (contrairement aux Irlandais du Nord et aux Écossais qui, eux, ont voté en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne) ont voté massivement en faveur du Brexit, c'est parce qu'ils ont eu peur. Sachant que l'Allemagne qui, de par sa position centrale en Europe, n'a pas eu d'autre solution que d'accueillir 1,2 million de migrants l'an passé et pourrait en accueillir un million de plus cette année, se retrouvait seule face au problème, abandonnée par ses partenaires européens, les Anglais ont eu peur.  Car ils savent que la Grande-Bretagne est la véritable destination préférée des migrants ! La langue, l'anglais, beaucoup la pratiquent déjà un peu, et elle est bien plus facile à apprendre que l'allemand.. Mais surtout, en Grande-Bretagne, existent déjà des communautés installées de Syriens, Lybiens, Irakiens... Pas en Allemagne. Mais grâce à sa place particulière en Europe, seul État européen avec l'Irlande, protégé par une frontière naturelle quasiment inviolable, à savoir, une mer, la Grande-Bretagne a pu gagner du temps. Sans Calais, sans la Manche, l'Angleterre aurait été submergée, comme l'Allemagne.

Demain, d'autres vont demander à sortir de l'Union Européenne

Pour reprendre l'attaque de cet éditorial, ne nous voilons pas la face une seconde fois : demain, d'autres pays européens vont demander à sortir de l'Union Européenne, pour ne pas être contraints d'accepter que Bruxelles décide à leur place en matière d'immigration et d'accueil. Vous voulez la liste ? D'abord, l'Autriche. Le 6 juillet prochain, la cour constitutionnelle va dire si le second tour de l'élection présidentielle est valide, ou non, sachant que le candidat du FPÖ a formé un recours, arguant d'irrégularités dans le dépouillement, de nature à avoir modifié le résultat du scrutin. Dans un pays où tricher et mentir est culturellement inconcevable, le fait qu'un tel recours ait été déposé démontre ab absurdo qu'il y a effectivement probablement eu des choses pas très catholiques dans certaines circonscriptions, comme par exemple, des bureaux de vote avec 100 % de taux de participation... Si la cour constitutionnelle autrichienne invalide les élections, le résultat de la prochaine élection présidentielle est connu d'avance. À défaut, le FPÖ fera monter la pression, pour que les élections législatives de 2018 soient avancées.

Ensuite, les Pays-Bas. Dans ce pays, les questions d'immigration ne sont pas taboues et la classe politique néerlandaise est majoritairement opposée à l'accueil des migrants. Si Bruxelles n'infléchit pas sa position, la perspective d'un référendum sur la sortie de l'UE y est plus que probable. Enfin... enfin, la liste pourrait être longue. Car le fait qu'un pays, un grand pays, démocratique, ait accepté de poser la question à ses citoyens de son maintien dans l'Europe, et que la réponse "non" l'ait largement emporté, va créer un précédent ! Quel homme politique, quel chef d'État normalement constitué (si c'est possible) peut oser considérer comme illégitime les demandes de référendum sur la sortie de l'UE dans son pays ? 

Désormais, l'avenir de l'Union Européenne dépend de la réponse à une seule question : l'Europe peut-elle continuer à se construire contre les peuples qui la constituent, contre les pays membres qui désaprouvent la politique menée par la Commission Européenne, gouvernement technocratique mais si peu démocratique ?  Si l'Union ne remet pas très rapidement à plat ses institutions par l'élaboration d'un nouveau traité européen, elle risque tout bonnement de disparaître, soit en se disloquant (on parle d'effet domino), soit,en explosant, plus personne n'obéissant du jour au lendemain à Bruxelles.

Jean-Baptiste Giraud

Source : Economir Matin

Pays-Bas : le député Geert Wilders veut un référendum sur un "Nexit"

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Le député d'extrême-droite a réclamé vendredi matin un référendum pour que le Pays-Bas ait sa "propre monnaie" et sa "propre politique d'immigration".

Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders a réclamé vendredi matin un référendum sur l'UE, après que des résultats provisoires sur le référendum au Royaume-Uni aient donné la victoire au Brexit.

"Notre propre pays". "Les Néerlandais ont le droit à un référendum aussi. Le Parti pour la liberté (PVV, nldr) demande ainsi un référendum sur un Nexit, une sortie néerlandaise de l'UE", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d'immigration", a souligné Geert Wilders. "Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas". Le PVV évoque également un récent sondage réalisé par la télévision publique néerlandaise, selon lequel une majorité de Néerlandais souhaitent un référendum et "davantage de Néerlandais sont favorables à sortir de l'UE qu'à y rester".

Rejet d'un accord avec l'Ukraine.Les Pays-Bas, actuellement à la présidence tournante de l'UE, ont tenu en avril un référendum sur l'accord entre l'UE et l'Ukraine. Malgré un faible taux de participation à cette consultation populaire, à peine au-delà du seuil nécessaire à sa validation, plus de 60% des électeurs ont rejeté cet accord d'association qui vise à renforcer le dialogue politique ainsi que les échanges politiques et commerciaux entre l'UE et Kiev. Les eurosceptiques avaient alors salué une "motion de défiance" envers Bruxelles.

Des sondages plutôt favorables au PVV. Les élections aux Pays-Bas sont attendues l'année prochaine, mais depuis l'année dernière, les sondages ont invariablement montré le soutien au PVV dont la popularité croît face à la crise des réfugiés. Bien qu'il ait reculé ces derniers mois, les derniers sondages de mai montrent que le parti de Geert Wilders gagnerait le plus grand nombre de voix, obtenant 31 sièges sur 150, soit plus du double de ses 15 sièges actuels.

Source : Europe 1

La Cour suprême inflige un revers à Barack Obama sur sa réforme de l’immigration

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Dans la dernière ligne droite de son second mandat, le président américain, Barack Obama, a essuyé, jeudi 23 juin, un sérieux revers dans son programme de réformes. La Cour suprême des Etats-Unis a en effet bloqué son projet sur l’immigration, qui visait à régulariser plus de cinq millions de personnes en situation irrégulière.

Le vote des juges s’est soldé par une stricte égalité (quatre voix pour, quatre contre) qui revient à confirmer deux décisions, l’une du tribunal fédéral de Brownsville (Texas) en 2015, en première instance, et l’autre, en appel, par la cour fédérale de La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

La Cour suprême n’a en effet pas pu trancher dans la mesure où son neuvième siège n’a toujours pas été pourvu depuis le décès, en février, du juge conservateur Antonin Scalia, qui aurait, de toute façon, très certainement voté dans le sens d’un blocage.

« Décision frustrante »

Face à l’opposition systématique des républicains au Congrès visant à faire évoluer la législation sur l’immigration, M. Obama avait décidé, en novembre 2014, d’user de ses pouvoirs exécutifs pour faire passer une réforme visant à sortir de l’illégalité des millions de clandestins.

Les immigrants illégaux, présents depuis plus de cinq ans sur le sol américain, sans passé judiciaire et dont les enfants possèdent des documents officiels auraient pu ainsi éviter d’être expulsés et obtenir un permis de travail. Mais pas moins de 26 Etats, le Texas en tête, avaient accusé le président d’abuser de son pouvoir, estimant que seul le Congrès pouvait prendre ce type d’initiative.

Ken Paxton, le procureur général du Texas, s’est félicité jeudi de la décision de la Cour suprême, estimant qu’il s’agit « d’une victoire pour ceux qui croient en la séparation des pouvoirs et en la primauté du droit ».

Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, constate avec satisfaction que le passage en force du président est « nul et non avenu », rappelant que « la Constitution est claire : le président n’est pas autorisé à écrire les lois, seul le Congrès le peut ».

De son côté, M. Obama a fait une courte allocution pour exprimer sa déception. « La décision d’aujourd’hui est frustrante pour ceux qui cherchent à faire croître notre économie et à apporter de la rationalité à notre système d’immigration », ajoutant que c’était « navrant pour les millions d’immigrants qui ont fait leur vie ici ».
 
Cette décision risque d’avoir un impact majeur sur la campagne électorale dans laquelle la question de l’immigration joue un rôle central. L’Amérique semble plus que jamais divisée sur le sujet. Le républicain Donald Trump appelle à la construction d’un mur à la frontière mexicaine et à l’expulsion des 11,5 millions d’immigrés clandestins, tandis que la démocrate Hillary Clinton se situe dans la droite ligne de l’actuel président.

Cette dernière a d’ailleurs qualifié la décision de la Cour suprême d’« inacceptable », estimant que les familles avaient besoin « d’un répit face au spectre de l’expulsion ». Mme Clinton a promis que, dans les cent premiers jours de son mandat, si elle était élue, elle proposerait un plan d’immigration qui comprendrait un accès à la citoyenneté.

« Temps de protéger notre pays »

M. Trump, actuellement en voyage en Ecosse, a estimé que la décision de M. Obama était « l’une des plus inconstitutionnelles jamais prises par un président », ajoutant que « cette décision partagée [de la Cour suprême] rend clair ce qui est en jeu en novembre. L’élection et la nomination à venir à la Cour suprême vont décider si, oui ou non, nous avons des frontières et si, par conséquent, nous sommes un pays. Il est temps de protéger notre pays et de le rendre à nouveau sûr. »

De leur côté, les associations militant pour la régularisation affirment vouloir continuer le combat. Pour Rocio Saenz, l’une des dirigeants du syndicat Service Employees International Union, la décision de la Cour suprême ne va qu’inciter les électeurs hispaniques à se mobiliser. « Nous allons aller voter, nous allons manifester et demander des comptes à ceux qui, avec leurs rhétoriques et leurs politiques anti-immigrés, empêchent les familles de se réunir. »

. Obama a fait une courte allocution pour exprimer sa déception. « La décision d’aujourd’hui est frustrante pour ceux qui cherchent à faire croître notre économie et à apporter de la rationalité à notre système d’immigration », ajoutant que c’était « navrant pour les millions d’immigrants qui ont fait leur vie ici ».

Prendre date pour l’avenir

Le président a reconnu que la question serait désormais gelée jusqu’à l’élection de son successeur, le 8 novembre, tout en voulant prendre date pour l’avenir. « Désormais, nous avons le choix sur là où nous allons en tant que pays et sur ce que nous voulons apprendre à nos enfants. »

Stéphane Lauer

Source : Le Monde

Fête de la Musique contre État islamique ?

Manuel Valls est décidément un garçon épatant. Le poil lustré, l’œil vif et la truffe fraîche ; mâchoires serrées sur un menton qu’on pourrait qualifier de presque mussolinien, il ne dédaigne pas non plus jouer aux oracles, que ce soit en matière de philosophie ou de politologie. D’où cette déclaration à l’AFP, à la fois digne du Banquet de Platon et du Manuel des Castors juniors : « La meilleure réponse, “LA” réponse au terrorisme, à la menace en matière de sécurité, c’est la vie. […] C’est la culture, la fête de la Musique, c’est l’Euro avec des stades de football qui sont remplis. »

Dans la dernière édition de Bistrot Libertés dont l’invitée n’était autre que notre camarade Gabrielle Cluzel, Charlotte d’Ornellas, elle aussi collaboratrice de Boulevard Voltaire, assurait, non sans quelque audace, que « la menace de l’État islamique nous renvoyait aussi à notre propre insignifiance ».

Il est un fait que, dans nos sociétés occidentales, on a souvent peur de devenir pauvres ou de mourir ; alors qu’en face, la seule peur qui vaille est celle consistant à voir son âme descendre en enfer. Devant cette transcendance, fût-elle dévoyée, notre « insignifiance » ne pèse guère plus qu’un pot de terre contre un pot de terre. Les idéaux chrétiens ne sont plus, tandis que même la vulgate républicaine donne de sérieux signes d’essoufflement. Le « Je » a depuis longtemps supplanté le « Nous ». Nous ne pensons plus qu’à court terme, dans une immédiateté hédoniste, consumériste, matérialiste. Tout, tout de suite. Parce que « Je » le veux, parce que « Je » le vaux bien, pour paraphraser un fameux slogan de réclame.

Cet univers ne peut générer que frustrations à tous les étages. C’est celui de la femme qu’on ne pourra jamais conquérir, de la voiture qu’on ne pourra jamais s’offrir, du sportif qu’il est impossible d’égaler, d’une vie rêvée qui, immanquablement, se heurte au mur de la réalité. D’un côté, des Français de vieille souche se lamentent sur un pays qu’ils voient partir en quenouille ; de l’autre, ceux de jeunes branches se demandent pourquoi ils n’ont pas accès à cet eldorado tant fantasmé.

Entre les deux, et pour tenter vaille que vaille de maintenir un semblant de cohérence à tout ça, le « Système » offre pain et jeux, fait croire qu’on peut devenir quelqu’un en faisant profession de footballeur, de mannequin ou de vedette de télé-réalité. Il faut être « festif ». Boire des coups en terrasse. Écouter du David Guetta. Ce que rappelle, par ailleurs, Audrey Azoulay, ministre de la Culture : « La musique réussit ce miracle permanent de résonner de façon personnelle tout en nous reliant aux autres. Au Pulse à Orlando, comme au Bataclan l’an passé, la culture, un mode de vie, une passion pour la musique, la liberté, celle de s’aimer autrement. »

Ce « Système », à l’évidence, nous trompe. Mais peut également berner d’autres zozos, ces fameux « terroristes islamistes », tel que tendrait à le laisser penser l’entretien accordé par un ex-amant de Omar Mateen à la chaîne télévisée Univision. Le tueur en masse d’Orlando y est ainsi décrit comme « un homosexuel perturbé, qui buvait beaucoup et qui avait un sentiment de rancune envers la communauté hispanique rencontrée au Pulse ». Et, cerise sur le tarbouche, cette confession : « Omar Mateen était en colère et énervé après qu’un homme avec qui il avait eu des rapports sexuels lui avait annoncé qu’il était infecté par le virus du SIDA. »

Alors oui, notre société est, elle aussi, malade, tout comme certaines autres sociétés musulmanes ; chacune à sa façon. Il est pourtant à craindre, au risque de contredire ce grand penseur qu’est Manuel Valls, que la célébration convulsive de la teuf, de la zicmu et d’un football devenu patriotisme de substitution ne soit pas forcément le remède le plus approprié.

Il aurait été des plus intéressants de savoir ce qu’un Philippe Murray en aurait pensé.

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Nicolas Gauthier

Source : Boulevard Voltaire

vendredi, 24 juin 2016

L'ouverture de la mosquée En-Nour se joue lundi devant le Conseil d'État

Le sort de la mosquée de Nice-Ouest se jouera lundi devant le Conseil d'Etat qui statuera sur son ouverture ou non.

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Ouvira, ouvrira pas? Après des années de bataille, le sort de la mosquée En-Nour se jouera lundi devant le Conseil d'état.

La plus haute juridiction de l'état en matière de droit administratif va statuer sur l'appel en référé-liberté déposé par la Ville contre l'ordonnance de référé du tribunal administratif de Nice.

Le 6 juin, le juge niçois Bertrand Parisot, saisi par les musulmans porteurs du projet En-Nour, avait ordonné au maire, Christian Estrosi, de signer l'arrêté d'ouverture "de l'établissement recevant du public situé au 1, avenue Pontremoli [à Nice-Ouest]" dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Dans sa décision, le vice-président du tribunal administratif avait notamment retenu le caractère d'urgence alors que le Ramadan commençait et que "la capacité des salles de prières musulmanes à Nice est insuffisante pour accueillir, dans des conditions dignes, l'ensemble des fidèles".

Farouchement opposé à l'ouverture de cette mosquée, propriété d'un ministre saoudien, Christian Estrosi, inquiet de la provenance des fonds, avait immédiatement fait savoir qu'il ne signerait pas: "Je ne ferai courir aucun risque à ma ville et nous n'exécuterons une décision que lorsqu'elle sera définitive".

"La ville a décidé de se pourvoir immédiatement en cassation auprès du Conseil d'État", indiquait alors le maire de Nice.

C'est chose faite depuis mardi. L'affaire se jouant en référé-liberté, le Conseil d'État devrait rendre son ordonnance - insusceptible de recours - dans les 48 heures.

Mercredi soir, l'association culturelle et cultuelle Nice La Plaine "Institut niçois En-Nour", défendue par Me Ouassini Mebarek, devrait donc savoir si les musulmans pourront célébrer la fête de l'Aïd dans les lieux. 

L. B.

Source : Nice Matin

« Nous sommes les vrais islamistes et nous avons déjà conquis Rome »

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Virginia Raggi peut bien être le nouveau maire de Rome, elle va devoir la disputer aux « vrais islamistes » du mouvement radical des Tabligh Eddawa qui en revendique la conquête.

Les Tabligh Eddawa sont un mouvement, né dans les années 20, d’islamistes « itinérants », sorte de missionnaires. Ils sont aujourd’hui dans le monde entier, Europe comprise. Leur but ultime est la prédication. Et convertir les gens à l’islam.

« Rome est déjà musulmane » affirme Saydawi Hamid, le guide d’une des communautés italiennes, dans une interview à un journaliste italien, retranscrite dans le journal italien, il Giornale it. Très sérieusement, il explique que l’Italie « a été conquise parce que nous avons une grande mosquée, à Rome, la plus grande mosquée d’Europe. Nous avons les prières pour les fêtes dans les places. Il y a plus de 10 mosquées à Rome. Je marche dans Rome avec mon aspect de musulman et je n’ai jamais été mal traité. Parce que les bras des Italiens sont ouverts pour l’islam. »

Ils peuvent prêcher librement leur foi. Et pouvoir prêcher le Coran en Occident est bien une victoire pour l’islam. Il a raison de le souligner.

Mais comme « pour chaque aspect de la société, l’islam impose une règle précise », que les Tabligh Eddawa respectent, il va s’en dire, que les terres conquises doivent s’y soumettre. Se soumettre à Allah, au Prophète, et à la loi coranique. « Tous doivent devenir Tabligh, parce que tous doivent suivre la voie indiquée par Mahomet. » La foi coranique est selon Hamid « l’unique religion naturelle de l’homme. » Pas le christianisme !

Quand le journaliste évoque Jésus « comme le fils de Dieu », descend un silence glacial. L’imam murmure : « Comment fais-tu pour croire à de telles fantaisies ? » « Quand tu reviendras à l’islam, explose un des compagnons à ses côtés, tu ne penseras plus ainsi. »

« Il n’y a pas un islam modéré ou un islam non modéré. Parce qu’il y a l’islam. »

Ils sont itinérants et ils s’approchent de milliers de jeunes en Europe. Pour inviter les gens à venir à l’islam. Pour venir à la prière du soir à la mosquée où ils seront endoctrinés.

Ils sont en train de conquérir l’Europe et ses jeunes désœuvrés, sans avenir, sans racines, sans but ni spiritualité, que le monde moderne et matérialiste, l’éducation laïque, l’hédonisme, l’égoïsme post-soixante-huitard ont fabriqué à la pelle dans tout l’Occident.

« Nous avons conquis Rome : voici le vrai islam. »

Francesca de Villasmundo

Source : Mpi



L'Europe succombe de plus en plus au populisme : et la France ?

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En Grèce, en Italie et en Espagne, de nouveaux partis populistes s'illustrent lors des différentes élections. Décryptage d'un phénomène qui peine encore à se développer en France 

Dimanche, lors des élections législatives en Espagne, Unidos Podemos, coalition populiste formée par Podemos, Izquierda Unida, héritier du Parti communiste, et des formations régionalistes de gauche, pourrait bien devenir la deuxième force politique du pays devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Un coup de tonnerre ? Pas vraiment.

Ces derniers temps, un vent de contestation générale souffle sur l'Europe, et même au-delà. Dans la tempête, les partis traditionnels vacillent, accusés par les électeurs de ne pas apporter de solutions aux difficultés économiques, au chômage, aux questions d'immigration...

Partout en Europe, et même aux États-unis !

Ainsi, le Mouvement populiste 5 étoiles a été le grand vainqueur des élections municipales organisées le week-end dernier en Italie. L'an dernier, Syriza avait été le premier de ces partis s'exprimant au nom du peuple à prendre le pouvoir en Grèce, pour un bilan toutefois mitigé.

Ailleurs, chaque pays, ou presque, possède son parti anti-système, tantôt d'extrême droite, tantôt d'extrême gauche, voire ni de droite ni de gauche. Citons pêle-mêle le FPÖ en Autriche, le Parti des libertés aux Pays-Bas, le parti du peuple (Danemark), Pegida (Allemagne), le parti d'Orban (Hongrie) ou encore l'UDC (Suisse)... Aux États-Unis, la candidature de Donald Trump participe au même phénomène.

"Tous ces partis populistes, quelle que soit leur orientation politique, ont certaines caractéristiques communes", remarque Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS et pour Science Po Bordeaux.

"Un, ils se réclament du peuple, parlent au nom du peuple. Deux, ils ont une tendance à flatter, non pas les bas instincts de la population, mais en tout cas à être dans un registre émotionnel. C'est le registre de la peur pour l'extrême droite, en parlant de l'immigration, des frontières qui sont des passoires, du terrorisme, etc. A gauche, on fait appel à un sentiment plutôt de l'ordre de la révolte, en disant qu'il faut arrêter avec les nantis qui accaparent le pouvoir, les efforts demandés uniquement aux petites gens… Enfin, le rejet de la mondialisation et de l'intégration européenne est aussi très fort."

Comment expliquer cette percée populiste ?

Selon Olivier Costa, l'émergence de ces mouvements populistes est logiquement liée au contexte économique et social des pays où il se développent. En Grèce, en Italie et en Espagne, où ces partis ont connu des succès électoraux, la genèse trouve ses racines dans la crise financière de 2009 et ses conséquences.

"Dans ces trois pays, les effets de la crise de 2008-2009 ont été beaucoup plus forts qu'en France, explique-t-il. Surtout, la cure d'austérité a été sans commune mesure avec ce qu'a connu la France, où il n'y en a quasiment pas eu".

"Ce sont aussi des pays où il y a eu un effondrement des partis classiques, qui étaient souvent empêtrés dans des problématiques de corruption, de népotisme…, ajoute-t-il. Il y a eu une défiance extrêmement forte des citoyens vis-à-vis de ces partis. Et finalement, le lien s'est opéré entre ces deux phénomènes. Les gens se sont dit que c'est parce leurs partis sont incompétents, ne se renouvellent pas, qu'ils n'ont pas été capables de régler cette crise".

Dans l'ensemble des pays occidentaux concernés, ce contexte morose a favorisé la montée d'une "espèce d'angoisse généralisée" et d'une vague de pessimisme, constituant un terreau favorable au développement d'alternatives inédites.

"Les gens ont le sentiment que l'avenir est noir et que les vieilles recettes des partis établis ne fonctionnent pas, constate Olivier Costa. De ce fait, beaucoup ont la tentation de s'en remettre à des nouveaux venus sur la scène politique qui proposent de nouvelles solutions. Les ficelles sont souvent un peu grosses mais d'une certaine manière, les gens s'en fichent. Il y a ceux qui croient à ce que proposent ces nouveaux venus en se disant que ça n'a pas été essayé, et ceux qui sont dans une logique protestataire, de ras-le-bol par rapport aux partis établis. Aussi, ce succès est dû au fait que les partis traditionnels n'arrivent pas à proposer une alternative".

En France, le créneau du populisme est déjà occupé

En France, malgré quelques frémissements ces dernières années, aucun mouvement populiste comparable n'a réussi à s'imposer dans un paysage politique verrouillé et déjà quelque peu saturé.

"Il y a eu des initiatives pour fédérer un mécontentement par rapport aux partis classiques, avec Attac, le DAL, les indignés, Nouvelle donne, Nous citoyens voire même les zadistes et Nuit debout... Mais ces mouvements n'arrivent pas à se structurer", note le politologue.

Si ces initiatives peinent à faire leur trou, c'est parce que le champ du populisme est déjà largement occupé sur ses deux flancs. "Le Front national d'un côté et une multitude de partis d'extrême gauche de l'autre (Lutte Ouvrière, LCR, NPA, Front de gauche...) drainent une partie importante du vote protestataire en France", précise Olivier Costa.

"Il faut aussi prendre en considération le fait que l'on a en France un mode de scrutin, notamment pour les législatives, qui n'est pas du tout favorable aux petits partis. Pour créer une dynamique, il faut engendrer des succès électoraux, on l'a vu avec le FN. Aussi, ces petits partis ont peu accès aux médias. On en parle une fois, on fait un reportage parce qu'ils sont rigolos mais ils n'ont pas vraiment voix au chapitre..."

Vers des "surprises" en 2017 ?

A cela s'ajoutent les profondes divisions au sein de la gauche radicale, avec des partis qui "ne parviennent pas à s'entendre" et finissent par "faire 2% chacun", ce qui ne permet pas "l'émergence d'une figure ou d'un mouvement", et le refus culturel, chez les syndicats, de voir leurs revendications récupérées par les partis.

Enfin, l'absence ces dernières années en France d'une vraie politique d'austérité susceptible de générer un conflit socio-économique majeur, exception faite de l'actuel débat concernant la Loi travail, n'a pas non plus permis de "mobiliser les antis".

En conséquence, les élections présidentielles et législatives prévues l'an prochain ne devraient pas marquer une rupture aussi radicale que celle observée chez nos voisins européens. Toutefois, la "configuration actuelle pourrait avoir un effet déstabilisateur très fort, à droite comme à gauche", prévient Olivier Costa.

"Le FN a une capacité de nuisance considérable à droite, d'où la droitisation des discours chez certains candidats des Républicains, dit-il. A gauche, on voit qu'il y a un phénomène similaire puisqu'on constate dans certains sondages que Mélenchon serait à un niveau comparable à celui de François Hollande. On peut avoir des surprises pour la présidentielle". Si c'est le cas, pourra-t-on vraiment parler d'une "surprise" ?

Olivier Saint-Faustin

Source : Sud ouest

Grèce : construction de la première mosquée à Athènes

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Le PM grec Alexis Tsipras a fait une déclaration officielle à ce sujet

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que son pays construirait une mosquée et un cimetière musulman à Athènes, la seule capitale européenne qui ne compte aucune mosquée.

M. Tsipras a abordé les droits des communautés minoritaires en Grèce dans un message posté sur les réseaux sociaux.

Rappelant que ces pas devraient être lancés il y a longtemps, le PM grec s’est exprimé en ces mots : “ Nous devons faire ces pas ce n’est pas parce que nous sommes obligés de respecter nos citoyens musulmans dans notre capitale, mais aussi nous avons besoin de défendre nos valeurs de manière plus active”.

Source : Trt.net

Laurent Bigorgne : « Le lâche soulagement du 24 juin risque de ne pas durer très longtemps »

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Dans la note que vous avez publiée, vous expliquez que si un Brexit serait dramatique, un « remain » du Royaume-Uni ne serait pas, non plus, une partie de plaisir.

En effet, le maintien du Royaume-Uni dans l'Union pose toute une série de problèmes. Si les Britanniques décident de rester, nous aurons écarté un danger, mais nous ne sommes pas convaincus que ce choix sera définitif, compte tenu des divisions qui traversent les deux grands partis, tory et travailliste. On n'est pas du tout certains que ce vote sera un solde de tout compte pour l'avenir. Et puis va s'ouvrir une phase de discussions qui s'annoncent longues et difficiles sur l'interprétation de l'accord du 19 février, passé entre David Cameron et ses partenaires européens, et qui offre au Royaume-Uni un statut particulier dans l'Union. Le lâche soulagement du 24 juin risque donc de ne pas durer très longtemps

Vous pensez que paradoxalement, le maintien du Royaume-Uni peut être un danger pour l'avenir de l'Union européenne ?

Oui car l'accord sur le nouveau statut du Royaume-Uni crée plusieurs ruptures par rapport à l'état actuel des engagements à l'égard de l'Union et lui octroie des dérogations lourdes de sens. Il remet en cause la perspective d'une Union toujours plus étroite, l'articulation entre le marché unique et la zone euro et la libre circulation des personnes. Ce faisant, il crée un précédent dont d'autres voudront profiter. L'extrême droite néerlandaise mais aussi les Autrichiens, les Polonais, les Tchèques et d'autres encore risquent de s'engouffrer dans la brèche pour réclamer le même type d'arrangements, en menaçant eux aussi d'en sortir. Et cet effet de contamination peut à terme mettre en danger le projet européen.

Quelles conséquences en tirer ?

Il faudrait prendre acte de cette différenciation plus grande entre Etats membres de la zone euro et ceux qui n'en sont pas. Reste à inventer le fonctionnement d'une Europe à plusieurs vitesses. A cet égard, le relâchement de la relation franco-allemande fait plutôt craindre le maintien d'un statu quo délétère.

Catherine Chatignoux
 


Au pays de Galles, un sentiment d’abandon

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Après la fermeture des mines et d’usines, des Gallois souffrent du chômage, accusent Bruxelles et se méfient des immigrés.

Ici, le charbon et l’acier sont nulle part et partout. Les dernières mines et aciéries des valleys du sud du pays de Galles ont fermé au cours de la décennie passée. Les déchets miniers ont disparu des collines. Chacun raconte avec le même étonnement le passage du noir au vert de ces vallées cafardeuses aux reliefs qui s’étirent du nord au sud - les locaux les appellent les «fingers» («les doigts»). Elles ont retrouvé leurs couleurs d’origine, pré-industrialisation. Mais tant d’indices rappellent cet encombrant passé industriel… Ici, des statues et mémoriaux à la gloire des travailleurs du charbon, comme à Six Bells, où un coup de grisou coûta la vie à 45 mineurs en 1960. Là, une tour d’horloge d’époque indique où se situait une aciérie disparue. Jusqu’à la toponymie, de nombreuses villes étant sorties de terre pour loger la main-d’œuvre : Ashvale («vallon de cendre»), Blackwood («bois noir»), Blackpool («mare noire»)…

La région ne s’est jamais vraiment relevée de la fermeture des mines imposée par Thatcher dans les années 80. Dans le Blaenau Gwent, un des boroughsles plus pauvres du Royaume-Uni, le chômage a atteint jusqu’à 15 % ces dernières années. «Le problème, c’est surtout le type d’emplois : dans les valleys, il y a énormément de boulots à temps partiel, pour environ un actif sur cinq», précise Roger Scully, professeur de sciences politiques à l’Université de Cardiff. Selon lui, «si Cardiff votera sûrement pour le "remain", une bonne partie des valleys choisira le "leave"».

«Pas envie de me voiler»

Dans ces terres de gauche qui ont vu naître Neil Kinnock, ancien chef du Labour, la désindustrialisation et l’absence d’opportunités ont semé de drôles de graines. De nombreux panneaux «Leave» ont aujourd’hui poussé sur les arbres, et le parti europhobe et nationaliste Ukip a remporté en mai 7 sièges sur 60 lors des élections pour le Parlement gallois. Dans ce paysage de feutre vert, comme un tapis de billard posé sur les collines, on traverse des villages de maisons mitoyennes aux pierres sombres, renforçant la sévérité du décor.

A Ashvale, impossible de rater la maison de Lisa, dont les façades sont couvertes de panneaux en faveur du leave et de bannières «Nous voulons récupérer notre pays». «On s’en sortirait beaucoup mieux en dehors de l’UE, affirme cette cuisinière de 46 ans, mère de six enfants. Il n’y a pas assez de boulot et de plus en plus d’immigrés viennent ici. Avec l’UE, on n’est plus capables de contrôler l’immigration. Je n’ai rien contre le multiculturalisme, mais je veux pouvoir continuer de m’habiller comme je veux, je n’ai pas envie de devoir me voiler ! Beaucoup d’industries ont été délocalisées, il n’y a plus grand-chose pour les Britanniques.»

A moins de 5 kilomètres à l’est, se dresse Ebbw Vale, la plus grande ville du Blaenau Gwent, qui compte moins de 20 000 habitants. En 1930, la plus grande aciérie d’Europe s’étendait là, au creux de la vallée. Nationalisée dans les années 60, elle employait plus de 14 000 personnes. Elle a fermé en 2002.

Dans son resto de fish and chips, Remo, petit-fils d’immigrés italiens bientôt sexagénaire, se souvient des «magasins remplis, des nombreux travailleurs. A cette heure-ci, ça grouillait de monde !» Ce jour-là, à 16 heures, les rues sont quasiment désertes, presque tous les commerces sont déjà fermés. Remo ne sait pas encore ce qu’il va voter : «Les gens sont en colère, ils ne voient rien venir.» Partout à Ebbw Vale, comme ailleurs dans la région, on aperçoit pourtant de discrets drapeaux européens. L’UE y a subventionné de nombreux logements, des programmes de régénération urbaine, d’amélioration des transports… Selon l’Université de Cardiff, le pays de Galles a bénéficié en 2014 de 245 millions de livres (320 millions d’euros) en provenance de l’UE.

Quand on lui demande pourquoi il est sûr de voter «out», Paul répond seulement :«Les Polonais.» Assis dans l’un de ces pubs standardisés - moquette épaisse, bières pression et meubles en bois clair -, le quadra d’Ebbw Vale exprime ses doléances : «Pas de boulot, trop de Polonais.» Près d’un million d’Européens de l’Est ont immigré au Royaume-Uni depuis 2004, et sont montrés du doigt. «Ces jours-ci, on entend vraiment des choses moches, sur l’immigration, les étrangers… Mais honnêtement, les gens du coin disent ça histoire de dire quelque chose : ils répètent ce qu’ils lisent dans les tabloïds de Murdoch.» Julian Meek, 43 ans, est l’unique journaliste de The Dynamic, un titre gratuit tiré à 6 000 exemplaires. Depuis son local microscopique d’Abertillery, il prêche la bonne parole des pro-remain. «Thank EU very much» est le titre de une du numéro actuel. «On essaye de montrer les choses positives de l’UE dans la région», avance-t-il, yeux clairs et barbe fournie. Dans cette ville de 11 000 habitants à flanc de colline, «tout le monde me connaît mais je suis peut-être vu comme l’excentrique qu’on tolère», rigole-t-il. «Ici, la gauche est depuis si longtemps au pouvoir qu’elle est devenue l’orthodoxie. Ce qui est incroyable, c’est que les gens reprochent aujourd’hui à la gauche des choses qui ont été imposées par Thatcher. Et sont nostalgiques d’un passé glorieux qui n’a jamais vraiment existé : la vie a toujours été dure ici. Ils sont frustrés, et c’est compréhensible : depuis la fin du charbon, il y a une forme de désespoir. Bruxelles est devenu le coupable idéal.»

«On s’en sortira très bien seuls»

Sur la façade en pierre de son établissement, à Blackwood, Paul Taylor a fait installer des grands «out» écrits en bleu roi et étoiles jaunes. «Comme sur le drapeau européen !» sourit le propriétaire du Rock Tavern. «Beaucoup de gens s’arrêtent pour me dire qu’ils sont d’accord avec moi. Le soutien en faveur du "leave" est phénoménal ici.» A 64 ans, Paul ne veut «pas être contrôlé par des bureaucrates à Bruxelles qui ne sont ni élus ni tenus responsables de leurs actes». N’a-t-il pas peur d’un pays isolé ? «Il n’y a vraiment pas de quoi. Nous sommes la 5e économie mondiale, on s’en sortira très bien seuls. Avec l’entrée du Royaume-Uni dans l’UE, j’ai été forcé à un mariage arrangé. Aujourd’hui, on me donne enfin l’occasion de divorcer.»

Isabelle Hanne

Source : Libération

 

Quand la Suède durcit les règles d'immigration

On connaît le libéralisme suédois, un modèle de tolérance et d'ouverture.

On l'a encore vu dans la crise des migrants. Ce pays de 9 millions d'habitants a accueilli sur son territoire plus de 245 000 réfugiés depuis 2014 : beaucoup plus en comparaison que la France.

Mais ce flot migratoire commence à braquer une partie du pays,  à tel point que le Parlement vient de resserrer les conditions d'asile. Une nouvelle loi, qui vient d'être adoptée cette semaine, prévoit de ne plus accorder que des permis de séjours temporaires et de limiter l'accès au regroupement familial.

Dans la pratique, cela signifie que les réfugiés bénéficieront d'une carte de séjour de trois ans, convertible en droit de résidence permanente, à la condition qu'ils trouvent un emploi permettant de subvenir à leurs besoins. Un texte très restrictif qui a été voté à une large majorité au Parlement.

Comme beaucoup de pays européens, ici aussi l'extrême-droite a le vent en poupe et capitalise sur cet afflux de migrants. Le parti des Suédois Démocrates, qui représente ce courant, a raflé près de 13% des suffrages lors des élections générales de 2014. Et le discours de la citadelle assiégée et menacée porte dans l'opinion. La ministre de la justice a déclaré que le système suédois pourrait s'effondrer complètement si une nouvelle vague de migrants se présentait au porte de la Suède cette année...

Il n'y a pas que la Suède qui commence à fermer ses portes...

Le Danemark ou la Finlande mettent aujourd'hui le pied sur le frein sur la question migratoire. Les Danois sont inquiets de cette nouvelle politique restrictive de Stockholm qui a aussi rétabli les contrôles aléatoires à sa frontière.

Ils craignent que les migrants restent bloqués sur leur territoire, car le Danemark est jusqu'ici un pays de transit et les réfugiés remontent tous au nord vers la Scandinavie.

On se souvient que pour dissuader les migrants de venir, les autorités danoises avaient exigé que les candidats à l'asile remettent leurs objets de valeur pour financer les frais de leur installation dans le pays.

Source : France Inter

La France proche de la guerre civile ?

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En reprenant les propos de Patrick Calvar, le patron de la DGSI, selon lesquels « nous serions au bord de la guerre civile », propos tenus devant la commission de la défense nationale et des forces armées, puis devant les membres de la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre, Le Figaro n’a pas manqué de réveiller les craintes qui sommeillaient en chacun de nous.

Il est vrai qu’un tel avertissement, émis par l’un des plus éminents connaisseurs du Renseignement, ne pouvait que susciter de nouvelles interrogations. Parmi celles-ci, il en est une des plus importantes. En quoi la période troublée que traverse notre pays nous exposerait-elle au risque évoqué par cet expert de la lutte antiterroriste ? Par ailleurs, en désignant les éventuels coupables comme se situant dans les milieux de l’ultra-droite, Patrick Calvar n’ajoute-t-il pas le trouble à la perplexité ?

Dans son audition devant les représentants du peuple, le directeur général de la DGSI esquisse en partie les réponses. Il souligne d’abord que les faiblesses de l’Europe face à la lutte antiterroriste, notamment du fait d’un arsenal juridique commun inadapté, participent grandement à la fragilisation de nos États. Dans ce contexte, poursuit-il, « tous les extrémismes ont intérêt à se manifester, il faut provoquer le maximum de désordre pour aboutir, suivant son bord, à la grande révolution (l’ultra-gauche) ou bien à un ordre mieux établi (l’ultra-droite) ». Ainsi, les risques de guerre civile ou, à tout le moins, de profonds désordres sociaux sont-ils plus importants dans des pays aux politiques sécuritaires indécises et approximatives.

Il ne faut pas oublier, en outre, que la provocation au chaos et aux luttes intercommunautaires fait partie intégrante de la stratégie de l’État islamique. Plus les communautés seront remontées les unes contres autres, plus les chances de victoire de Daech seront importantes. En France, il est vrai que ces risques se sont aggravés à mesure que l’on a laissé se développer les communautarismes dans des quartiers livrés à eux-mêmes et aux délinquants.

Toutefois, en l’état actuel de la mouvance ultra-droitière – quelque deux milles individus environ, répartis dans une myriade de groupuscules -, les risques d’actions individuelles et ciblées semblent plus importants que ceux d’une véritable guerre. Il n’en demeure pas moins que le manque de pugnacité de nos dirigeants nationaux et européens constitue un péril majeur pour la sécurité des populations.

Si la surveillance des groupuscules extrémistes – de droite et de gauche – doit être une réalité, il convient surtout de se doter des outils stratégiques et juridiques pour combattre, au niveau des États concernés, le terrorisme dans toutes ses dimensions. Le temps de la fermeté et de la détermination doit venir, c’est d’ailleurs ce que suggère avec franchise et sans détour le patron français du Renseignement. À défaut, alors oui, le risque d’une guerre civile ne manquera pas de se transformer en réalité.

Olivier Damien

Source : Boulevard Voltaire

 

Le Qatar rachète la France

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Vous souvenez-vous du film Les Chinois à Paris réalisé par Jean Yanne ? Dans une scène, Grégoire Montclair, joué par Michel Serrault, porte un toast : « Eh bien, moi, je bois au succès de la fraternisation idéologique et culturelle franco-chinoise ! » Maintenant, imaginez que vous soyez invité à un dîner organisé par la mairie de Paris, recevant une délégation de personnalités venues du Qatar. Il y a des chances pour que vous entendiez Anne Hidalgo, ou n’importe quel membre de la municipalité sociétaliste, dire : « Eh bien, moi, je bois au succès de la fraternisation idéologique et culturelle franco-qatarie ! » Le tout au cours d’un dîner halal, sans alcool, animé de discussions portant sur l’immobilier parisien.
 
Les ressortissants qataris peuvent à peu près tout se permettre dans notre pays. Ils peuvent tout s’offrir, y compris notre dignité, notre avenir. Une enquête, menée conjointement par Marianne et Mediapart, révélait que l’ancien émir de la micro-gazomonarchie du Golfe s’était constitué, au cours des années écoulées, un gigantesque patrimoine immobilier hexagonal, plus particulièrement au cœur de notre capitale. Hamad Al Thani, ses trois épouses et quelques-uns de ses 24 enfants détiennent, notamment, des immeubles de bureaux dans les quartiers les plus prestigieux, des hôtels particuliers, des haras, des châteaux d’époque, des palaces et des villas hors de prix sur la Côte d’Azur.
 
Il faut comprendre qu’au Qatar, l’État se confond complètement avec celui qui le dirige. Pour comprendre l’ampleur de la fortune de ce potentat, il suffit de se pencher sur les chiffres. Entre 1989 et 2015, l’émir a accumulé un patrimoine immobilier d’une valeur de 3,3 milliards d’euros, uniquement en France. De quoi soumettre durablement nos dirigeants nationaux, impressionnables et impressionnés par les moyens colossaux que l’émir est capable de déployer. S’ajoutent à ces dépenses les montants démesurés des travaux qu’a réalisés le cheikh dans ses résidences nouvellement acquises. Plus amusant, dans son château du Verduron, l’émir était déçu de ne trouver que deux sphinx en pierre dans l’allée principale qui en comptait auparavant dix. Qu’à cela ne tienne, la Réunion des musées nationaux, établissement dépendant du ministère de la culture, a réalisé un moule, en partenariat avec l’École du Louvre.
 
Ses fils, dont son successeur Tamim, et le prodigue diplômé de Saint-Cyr Joaan, ne sont pas en reste, rachetant châteaux, hôtels particuliers et haras. Dans ce contexte, comment demander à l’ambassade qatarie de lever l’immunité de son diplomate, accusé de viol par une jeune Française de 33 ans ? Comment empêcher le Qatar de financer les mosquées salafistes à Paris et en région ? Vous n’y pensez pas, nos maîtres en seraient courroucés. Comment, aussi, lever les suspicions relatives au financement de l’État islamique qui entourent l’État profond qatari ? Après tout, ils nous financent aussi. Ils sont bien plus chez eux chez nous que nous ne le sommes.
 
Les enjeux sont d’ailleurs très importants. Pour mener sa funeste politique, Anne Hidalgo a besoin de rentrer d’importantes taxes foncières. Les Qataris, avec d’autres, ont beau chasser les vraies classes populaires en faisant monter les prix de l’immobilier parisien, ils permettent à la ville de continuer sa gabegie.

Source : Boulevard Voltaire

jeudi, 23 juin 2016

60 députés FN à l'Assemblée en 2017 ?

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D'après une étude Opinionway, le poids du Front national pourrait priver la prochaine Assemblée nationale de majorité claire.

Les traditionnels duels droite-gauche vont devenir l'exception au second tour des élections législatives, alors que les duels droite-FN et les triangulaires vont se généraliser. Si bien que plusieurs dizaines de députés d'extrême droite pourraient siéger dans la prochaine Assemblée nationale élue en juin 2017, selon une étude réalisée par l'institut Opinionway et "La Lettre de l'Opinion", publiée dans Le Figaro de ce mercredi 22 juin.

Cette étude doit être lue avec des pincettes, car bien sûr, les législatives de juin 2017 découleront du résultat de l'élection présidentielle, quelques semaines plus tôt. Mais tout de même. En se fondant sur les résultats des dernières élections régionales en 2015, et en tenant compte des variations de la participation, Opinionway réalise des projections qui éclairent les rapports de force entre la gauche, la droite et l'extrême droite. Nous assistons à une recomposition inédite du paysage politique.

La gauche est souvent éliminée

Il faut 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour, le taux d'abstention est donc déterminant. Dans une hypothèse où la participation aux élections législatives serait basse (50%), il pourrait y avoir 225 duels entre la droite et le FN, contre 169 duels gauche-droite, 114 duels gauche-FN et 12 triangulaires, selon Opinionway. La gauche serait éliminée dès le premier tour dans 176 circonscriptions, principalement dans l'Est, le Nord et sur le bassin Méditerranéen.

Dans une hypothèse de participation plus élevée (58,7%, comme aux législatives de 2012), il sera plus facile pour les candidats de se qualifier au second tour, et il devrait y avoir davantage de triangulaires : 151 triangulaires pour 163 duels droite-FN, 122 duels gauche-droite et 84 duels gauche-FN.

"Dans ce nouveau contexte, la présence du FN au second tour devient massive et dépasse de très loin son plus haut historique de 1997 (124 circonscriptions)", commente Opinionway. "Selon l’hypothèse de participation prise en compte, le FN pourrait qualifier 351 à 398 candidats au second tour, auquel il convient d’ajouter les 4 élus dès le premier tour, dans chacune de ces hypothèses."

La projection des résultats des dernières élections régionales montre que le FN pourrait espérer entre 58 et 64 députés élus… A moins la gauche ne se désiste pour faire barrage à l'extrême droite, comme elle l'a fait aux régionales. Et à moins que les appels à un barrage républicain ne modifie le report des voix des électeurs.

Quoi qu'il en soit, le Front national devrait être en mesure de constituer un groupe à l'Assemblée, pour la première fois dans le cadre d'élections au scrutin majoritaire. Il pourrait même miser sur des élus dès le premier tour, dans le Vaucluse (Marion Maréchal-Le Pen à Carpentras), les Bouches-du-Rhône et le Pas-de-Calais (Marine Le Pen à Hénin-Beaumont).

"Les législatives devraient traduire de manière concrète et brutale la poussée du Front national constatée depuis 2012 et l’existence de trois blocs électoraux, certes de poids inégal, qui luttent pour la victoire lors des scrutins majoritaires à 2 tours", observent les auteurs de l'étude.

Un groupe d'élus d'extrême droite pourrait priver la droite ou la gauche d'une majorité claire au Parlement.

Baptiste Legrand

Source : L'obs

L’UDC n’abandonnera pas son combat contre le droit international

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La question du rapport entre droit suisse et international a de quoi continuer à animer le débat démocratique. Et l’UDC n’est pas prête à cesser ses attaques contre les juges étrangers. C’est pourquoi, malgré les échecs que ce parti a enregistrés lors des dernières votations, la prudence est de mise

Le week-end du 5 juin 2016, le peuple et les cantons ont approuvé la réforme de la loi sur l’asile, conformément aux recommandations du Conseil fédéral et de la plupart des partis politiques. Le souverain a rejeté ainsi, de manière univoque (et même unanime pour ce qui est des cantons) le référendum lancé par l’UDC à l’encontre de la révision législative.

De nombreux commentateurs/-trices ont souligné que l’UDC essuyait ainsi sa deuxième défaite consécutive en matière de politique d’immigration après le rejet, le 28 février dernier, de l’initiative «pour le renvoi effectif des criminels étrangers». Dans ce contexte déjà sont nées des spéculations selon lesquelles le parti pourrait renoncer à déposer son initiative pour «le droit suisse au lieu de juges étrangers» (voir l’analyse, certes prudente, de Simon Gemperli dans la NZZ du 1er mars dernier et l’article de Simon Hehli, Davide Scruzzi et Lucien Scherrer du 29 février dans le même quotidien).

Nouvelle défaite en perspective? Voire…

Cette initiative (intitulée «Initiative pour l’autodétermination») vise à établir une primauté du droit constitutionnel suisse sur le droit international et à contraindre les juges et autres autorités suisses à appliquer les lois fédérales. Quant aux traités internationaux, ceux-ci ne doivent être appliqués par les autorités suisses que s’ils ont passé l’épreuve du référendum.

Les voix qui anticipent un retrait de l’initiative pour l’autodétermination se sont faites plus insistantes suite à la votation sur la loi sur l’asile du 5 juin. Selon Johan Rochel, chroniqueur pour L’Hebdo, l’UDC pourrait renoncer à soumettre son texte avant l’échéance du délai de dépôt de l’initiative, fixé à la mi-septembre de cette année. Un constat fréquent est que l’UDC «ne sent plus» le peuple, comme le déclare René Zeller de la NZZ. Ainsi, l’UDC pourrait préférer ne pas soumettre au vote un sujet «abstrait», risquant de se solder par une nouvelle défaite et de rassembler ses adversaires politiques contre elle, explique Johan Rochel.

Or le diagnostic d’une «Schubladisation» de l’initiative contre les «juges étrangers» et d’une disparition, pour l’heure, du droit international de l’agenda de l’UDC pourrait être hâtif. Magalie Goumaz, analysant le «oui» à la réforme de la loi sur l’asile dans Le Temps au soir des votations, parle «d’une claque qui n’en est peut-être pas une». Comme le souligne l’Opération Libero, la croisade de l’UDC contre le droit international doit, encore et toujours, être prise au sérieux. Pourquoi?

La question de la légitimité démocratique du droit international

Tout d’abord, droit international et politique d’immigration sont deux thématiques distinctes à plusieurs égards. L’initiative contre les «juges étrangers» soulève la question de la souveraineté de la Suisse (concept dont la définition semble d’ailleurs varier d’un parti à l’autre) et de la légitimité démocratique de normes créées à l’extérieur des frontières nationales. A travers ces deux thèmes fondamentaux, l’UDC pourrait parvenir à mobiliser les votants indépendamment des fluctuations politiques nationales et internationales. La révision de la loi sur l’asile, en revanche, si elle touche bien un ensemble d’obligations internationales liant la Suisse, ne remettait pas en question de manière directe la relation entre droit suisse et droit international et le rôle des institutions nationales, internationales et supranationales dans ce contexte. En outre, le «oui» des votants le 5 juin pourrait avoir bénéficié du contexte migratoire actuel.

L’aversion séculaire contre les juges étrangers toujours vivante

En deuxième lieu, les récentes votations fédérales en matière d’immigration ne permettent pas de conclure que l’aversion séculaire contre les «juges étrangers» qui prévaut en Suisse aurait disparu.

Ce slogan accrocheur de l’UDC est susceptible de résonner davantage auprès des citoyen (ne) s que les tentatives de clarifier la notion de juridiction internationale et supranationale par des explications juridiques venues des «élites éclairées», comme certains politiciens de droite ont coutume de les qualifier.

Le spectre d’un gouvernement des juges de l’Union européenne, par exemple, continue de planer sur le dossier institutionnel entre la Suisse et l’UE, notamment à travers le comité «Non à l’adhésion insidieuse à l’UE»; et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme suscite encore et toujours la controverse, comme en atteste la récente motion de Ruedi Lustenberger, adoptée par les deux chambres du parlement fédéral en 2015 et réclamant que le Conseil fédéral s’engage sur le plan international pour une plus grande prise en compte des ordres juridiques nationaux dans la jurisprudence de la Cour.

De nombreux précédents

Enfin, malgré l’échec, le 28 février dernier, d’une proposition qui visait à limiter la marge d’appréciation des juges suisses, de nombreux objets acceptés par le peuple et les cantons suisses au cours des dernières années démontrent que la place du pouvoir judiciaire, qu’il soit étranger ou suisse, est souvent un thème porteur pour les initiants. Cela vaut tant pour l’initiative Marche Blanche (2014) que pour l’initiative sur le renvoi (2010) ou encore celle sur l’internement à vie (2004). Ces initiatives populaires ont toutes été acceptées et ont eu pour effet de limiter la liberté interprétative des juges suisses. L’initiative pour l’autodétermination se situe dans la même veine, puisqu’elle vise à trancher les conflits entre droit suisse et international à la place du juge suisse et à limiter l’application de certaines normes de droit international (et, par ce biais, la portée juridique de l’interprétation de ces normes par des juges internationaux et supranationaux).

Que l’initiative pour l’autodétermination soit ou non déposée par l’UDC d’ici le 10 septembre prochain, la question du rapport entre droit suisse et international a de quoi continuer à animer le débat démocratique, notamment pour les trois raisons susmentionnées. Son sort ne semble guère scellé par le résultat des récentes votations, et pour les défenseurs du respect par la Suisse de ses obligations internationales, la prudence reste de mise.

Odile Ammann*MLaw

Source : Letemps.ch

Seine-Saint-Denis: un homme tué à coup de barre de fer en pleine rue

Un homme de 31 ans a été tué lundi en fin d’après-midi en pleine rue à Neuilly-sur-Marne par un inconnu qui l’a frappé avec une barre de fer avant de prendre la fuite.

« L’homme marchait dans la rue lorsque, pour une raison inconnue, un autre homme lui a porté un coup à l’abdomen avec une barre de fer pointue et a pris la fuite », selon une source policière, précisant que les secours avaient été avisés par une passante, vers 17h30. La victime a été transportée à l’hôpital dans un état critique et a succombé à ses blessures dans la nuit. Le parquet de Bobigny, qui a confirmé les faits, a confié l’enquête à la Brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.

Source : Boulevard Voltaire

Peine alourdie pour deux jihadistes en fuite, proches d'un kamikaze du Bataclan

En l’absence de Charaffe El Mouadan et Samir Bouabout, dont l’un serait mort en Syrie, la cour d’appel de Paris les a condamnés tous deux à six ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers. Les deux hommes ont rejoint la Syrie avec un des kamikazes du Bataclan

Arrêtés en 2012 mais libérés sous contrôle judiciaire 

En première instance, Charaffe El Mouadan avait été condamné à cinq ans de prison, et Samir Bouabout à trois ans. Le parquet, qui avait requis des peines plus lourdes, avait interjeté appel. Selon l’armée américaine, Charaffe El Mouadan, Franco-Marocain de 26 ans, membre du groupe jihadiste Daesh a été tué le 24 décembre 2015 dans une frappe en Syrie, mais la preuve formelle de sa mort n’a pas été apportée. Lui, Samir Bouabout, Franco-Algérien de 28 ans, et Samy Amimour, soupçonnés de vouloir quitter la France pour aller faire le jihad, avaient été arrêtés en octobre 2012, mais laissés libres sous contrôle judiciaire.

Ils étaient partis en Syrie moins d’un an plus tard. Samy Amimour était revenu en France pour devenir l’un des assaillants de la salle de concert parisienne, où 90 personnes ont trouvé la mort. En première instance, la présidente avait constaté l’extinction de l’action publique contre Samy Amimour, « le tribunal ayant une pensée particulière pour les victimes du Bataclan ».

Source : Boulevard Voltaire