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mercredi, 02 mars 2016

Banalisation du racisme : l’Europe accuse la France

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Le verdict des « experts » du Conseil de l’Europe vient de tomber : « banalisation des discours racistes en France, y compris de la part de responsables politiques, et accroissement des violences racistes, antisémites et islamophobes. » Qu’en jolis termes technocratiques ces choses-là sont dites.

En effet, le racisme, à l’instar de la tuberculose ou du chancre mou, tout le monde est contre. Nonobstant, on ajoutera que dans cet inventaire, il y a quelques « blancs », si l’on nous tolère encore ce vocable. Les violences anti-françaises ou le racisme anti-Blanc, par exemple. Oubli volontaire ou simple distraction de nos ronds-de-cuir de Strasbourg ?

Premier écueil : être Français, ce n’est pas une race ; terme qui, par ailleurs, a été biffé de notre Constitution. Après, quid des violences faites, par exemple, à nos compatriotes antillais ? Sont-ils molestés parce que Noirs ou Français ? Ou les deux à la fois ? Les instances européennes ne le disent pas.

Deuxième écueil sémantique : l’islamophobie. La foi islamique ne relève pas du domaine racial, sachant qu’on peut être arabe et chrétien, breton et musulman. À ce sujet, les instances européennes nous mettent au piquet, avec bonnet d’âne de surcroît, stigmatisant – Dieu, que ce mot est joli – les discours de personnalités politiques aussi diverses que Marine Le Pen et Jean-François Copé.

Troisième écueil qui relève de la légitime liberté d’expression : « l’islamophobie ». À l’origine de ce néologisme, il y a un grand malentendu linguistique. L’islamophobie, c’est la « peur de l’islam », mot-valise dans lequel certains mettent dans le même sac les intellectuels rétifs ou critiques vis-à-vis de cette religion, la deuxième de la planète. Mais personne n’est obligé de tenir l’islam en haute considération. Personne n’est, non plus, obligé d’aimer les musulmans. En revanche, de par ses livres saints, l’islam, au même titre que les autres religions, est aussi un objet public, de fait susceptible de prêter le flanc à la critique, qu’elle soit bienveillante ou pas, négative ou non.

On pourrait aussi ajouter qu’il en va de même des autres religions : catholique, protestante, orthodoxe, juive, bouddhiste, voire même païenne. Mais il semble que certaines transgressions soient plus ou moins tolérées, encouragées ou tout simplement proscrites. Tout dépend du Top 50 du moment et des élégances démocratiques de l’instant médiatique. Il n’empêche que critiquer telle ou telle religion relève de la liberté d’expression la plus élémentaire, à condition toutefois que cette même critique soit argumentée et point trop haineuse ; mais cela fait aussi partie de ce type d’exercice.

Quatrième écueil : mettre les homosexuels dans le même sac. Une fois de plus, il ne s’agit pas d’une race et encore moins d’une religion ; mais seulement d’un loisir d’ordre privé entre adultes consentants, hommes ou femmes, et même ceux habitués à jouer une mi-temps dans chaque camp.

Le dernier et cinquième écueil pour la fin : la question des « gens du voyage ». Là encore, le grand flou technocratique. S’agit-il d’une « race » ? À l’évidence non, puisque ce « peuple » vient de diverses contrées allant de l’Espagne au Pakistan tout en passant par l’ensemble du monde arabe. Et puis, de quels « gens du voyage » parlent-ils ? De nos manouches d’autrefois, tel le très droitier Marcel Campion, surnommé « le roi des forains » ou d’immigrés clandestins venus de Roumanie ou de Bulgarie ? Bref, de nos romanichels français ou de ceux qui, accords de Schengen obligent, viennent de partout et de nulle part, prenant la France comme un supermarché dans lequel on peut venir se faire reluire à l’œil, gratis et sept jours sur sept ?

Bref, on voudrait rendre les Français racistes pour de bon que le Conseil de l’Europe ne s’y prendrait pas autrement. On se consolera en se disant que tout cela n’est pas véritablement sérieux.

Nicolas Gauthier

Source : Boulevard Voltaire

Suisse : un « non » démoralisant et inquiétant

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Mauvaise nouvelle, lundi 29 février matin : 59 % des Suisses ont voté « non » à l’expulsion automatique des étrangers délinquants, escrocs ou criminels. Comment cela a-t-il pu se produire ? Tout simplement le résultat d’une désinformation martelée à jet continu et d’une propagande d’affichage digne d’un État totalitaire.

La désinformation, d’abord. Nos amis helvètes pouvaient lire, dans un communiqué de l’Union syndicale de Suisse, sur le site uss.ch, que « l’inhumaine UDC » envisageait de priver de leurs droits tous les Suisses sans exception, de jeter aux orties les acquis sociaux et, le summum, de s’attaquer en réalité aux droits humains. Pas moins. En outre, pour les défenseurs du « non », expulser les étrangers délinquants visait à nuire aux étrangers « qui habitent la Suisse depuis longtemps ou qui sont nés dans le pays ». Et nous qui pensions plutôt que ces personnes se sentiraient infiniment soulagées de ne pas subir, comme les Suisses, la délinquance étrangère… L’Union syndicale de Suisse portait donc en étendard « la Suisse de la diversité et des minorités », tandis que l’initiative de l’UDC – comble de l’horreur – souhaitait subordonner « les droits humains pour tous » aux droits des nationaux. Pas une ligne sur le fait que l’expulsion ne concernait que les étrangers commettant deux délits. Un vote sur la base d’informations mensongères est-il encore démocratique ?

La propagande, ensuite. Afin de contrer une réponse affirmative à ce référendum, l’annonceur Parvez Sheik Fareed a inondé de neuf écrans la gare de Zurich, sur lesquels, toutes les trois minutes pendant dix secondes, les voyageurs et autres passants dans le lieu s’en prenaient plein la vue : la croix suisse déformée en croix gammée accompagnée de « Non pour une justice à deux vitesses ». Avec une moyenne de 437.000 quidams à traverser la gare quotidiennement et un coût de 3.585 francs l’emplacement (3.290 euros), il n’y a pas à dire, la dépense valait le coup ! De la publicité politique dans les gares, n’est-ce-pas étrange, en démocratie ? « Obligatoire », répond la porte-parole des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF). Au fait, qui a payé ? De généreux donateurs, des particuliers, paraît-il. Sans autre commentaire de la part de Sheik Fareed…

Même la BBC s’y est mise, qui mettait en garde, en cas d’approbation de l’initiative UDC contre les législations suisses, lesquelles deviendraient « les plus sévères pour les étrangers parmi tous les pays européens ». Pas gentils, assimilés nazis, qualificatifs trop durs à porter, pour les Suisses qui n’ont pu se résoudre à voter « oui » ? Au fait, pourquoi ce référendum, alors qu’en 2010, le même avait été organisé ? Parce que les Suisses, à 52,9 %, avaient, justement, voté « oui » !

Le résultat du forcing suisse en faveur des étrangers délinquants ? Un avant-goût de ce qui nous attend lors des prochaines élections. Des campagnes qui ne s’adresseront ni à la raison, ni au jugement critique des électeurs, mais uniquement aux réflexes pavloviens, à la peur et aux émotions. Totalitaire ? Juste un peu…

Caroline Artus

Source : Boulevard Voltaire

mardi, 01 mars 2016

Adhérer à l'association des amis de Synthèse Nationale

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Depuis bientôt dix ans, Synthèse nationale mène sans relâche un combat contre le Système mondialiste broyeur des Peuples et des Nations et pour l’instauration d’un Ordre nouveau, nationaliste, social et identitaire.

Pour cela nous avons créé une machine de guerre qui repose sur :

 

■ la revue Synthèse nationale, 40 numéros parus, diffusée à 4 000 exemplaires, qui est le fer de lance de notre organisation... Ajoutez à cela des numéros thématiques hors-série…

 

■ Le blog éponyme, actualisé trois fois par jours, consulté quotidiennement par des milliers d’internautes…

 

■ Une maison d’édition, Les Bouquins de Synthèse nationale, créée en 2012, qui a déjà publié une vingtaine de titres diffusés dans les librairies non-conformistes et grâce au site synthese-editions.com

 

■ Une revue historique, Les Cahiers d’Histoire du nationalisme, lancée en avril 2014, dont le septième numéro, consacré à la Croix celtique, vient de paraître…

 

■ Les « Journées nationalistes et identitaires » qui se déroulent chaque année depuis neuf ans et qui sont devenues le rendez-vous de rentrée des forces patriotiques… Nous en sommes à la neuvième édition cette année. Une autre réunion de ce type a lieu chaque année au printemps, depuis 2013, près de Lille…

 

■ Des réunions, colloques, conférences de presse dans plus d’une trentaine de villes de France...

 

■ Des campagnes militantes remarquées (contre la réintégration dans l’OTAN en 2009, contre l’islamisation de la France en 2009 et 2010, contre l’étau bruxellois en 2011, pour l’Union de la Droite nationale en 2012, pour la dissolution de l’officine anti-française SOS-Racisme en 2013, contre le Traité transatlantique en 2014, « Non, nous ne sommes pas Charlie » en 2015…).

 

■ Un soutien fraternel aux organisations nationalistes victimes de la répression gouvernementale, comme ce fut le cas en 2013 au moment de « l’affaire Méric »…

 

■ Des contacts amicaux avec une grande partie des mouvements nationaux, nationalistes et identitaires, tant en France qu’en Europe…

Aujourd’hui, face à l’accélération du processus de décomposition de notre Nation et contre le génocide par substitution que nous impose le Système, nous avons le devoir d’intensifier notre action. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien !

 

ADHEREZ AUX AMIS DE SYNTHESE NATIONALE !

AIDEZ-NOUS A AMPLIFIER LE

COMBAT NATIONALISTE ET IDENTITAIRE

 

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Pakistan: foule dense aux funérailles d'un islamiste exécuté

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Quelque 100.000 partisans d'un islamiste, exécuté pour avoir assassiné un politicien réformateur, ont participé à ses funérailles mardi à Islamabad, couvrant de pétales l'ambulance transportant son corps, tandis qu'écoles et routes ont été fermées et la police déployée en nombre.

Aux cris de "Qadri, ton sang déclenchera la révolution", une foule immense a participé aux prières en mémoire de l'islamiste pendu lundi, Mumtaz Qadri, dans un parc de Rawalpindi, ville voisine de la capitale pakistanaise, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Qadri a été salué comme un "héros" par des islamistes conservateurs après avoir abattu en 2011 Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab, car ce dernier était favorable à une révision de la loi sur le blasphème.

Les conservateurs défendent bec et ongles cette loi qui prévoit jusqu'à la peine de mort pour le blasphème, un sujet extrêmement sensible au Pakistan, république islamique de 200 millions d'habitants.

"La punition du blasphémateur, c'est la décapitation" ou "Mort au (Premier ministre) Nawaz Sharif" ont scandé des participants aux funérailles, conspuant le gouvernement.

Si les forces de sécurité étaient déployées à distance du parc où se déroulaient les prières, les principaux rond-points et bâtiments sensibles d'Islamabad et Rawalpindi étaient gardés par des milliers de policiers, avec le renfort d'unités militaires du ministère de l'Intérieur.

Des routes ont été bouclées, les écoles sont restées fermées, et le personnel de l'ONU renvoyé chez lui.

Une partie de la foule s'est dispersée après les prières funéraires, mais environ 5.000 partisans ont défilé en procession derrière l'ambulance recouverte de pétales de roses sur le chemin du cimetière, où Mumtaz Qadri a été enterré en début de soirée.

Pour l'analyste Amir Rana, la décision des autorités d'exécuter Qadri marque "un moment critique dans l'histoire politique du Pakistan". "Ils ne laissent pas d'espace à l'extrémisme au Pakistan", a-t-il estimé, soulignant le risque de faire de Qadri un martyre au yeux des conservateurs.

- 17 condamnés à mort pour blasphème -

Pour Khadim Hussain, présent aux funérailles, "le ministre de la Justice, le chef d'Etat major et le président doivent craindre le jour où chaque habitant de ce pays sera devenu un Mumtaz Qadri".

Un autre sympathisant, Muhammad Ghias, dit être venu de Mansehra dans le nord-ouest, avec la conviction que sa participation aux funérailles lui permettrait d'aller au paradis.

Des Pakistanais sont venus d'aussi loin que Karachi, Lahore ou le Cachemire pour assister à l'enterrement. Plusieurs rassemblements de taille modeste ont également eu lieu dans le nord-ouest du pays.

La plupart des médias pakistanais ont continué à limiter leur couverture des manifestations, comme ils l'avaient fait la veille.

Lundi, aussitôt répandue la nouvelle de l'exécution survenue à l'aube, des milliers de manifestants étaient descendus dans la rue à travers le pays pour rendre hommage à Qadri, une mobilisation sous haute sécurité qui n'avait pas dégénéré.

Policier affecté à la protection de Salman Taseer, Qadri avait avoué l'avoir criblé de 28 balles dans le centre d'Islamabad.

L'assassinat du gouverneur avait pétrifié une classe politique locale déjà très frileuse sur toute controverse impliquant la religion d'Etat.

A Islamabad, des partisans de Qadri ont appelé mardi à "pendre Asia Bibi", une chrétienne condamnée pour blasphème en 2010, dont le gouverneur Taseer avait pris la défense.

Si personne n'a été exécuté pour blasphème jusqu'à présent, 17 condamnés dont Mme Bibi se trouvent actuellement dans le couloir de la mort pour de tels faits.

De simples allégations valent régulièrement à des personnes souvent pauvres et issues des minorités d'être lynchées par la foule ou prises pour cible par des fanatiques.

Les critiques de cette loi soulignent qu'elle est souvent instrumentalisée pour régler des différends personnels, et que de nombreux innocents croupissent en prison sous de fausses accusations.

Afp via Le Point

"Jungle" de Calais: reprise du démantèlement avec des migrants récalcitrants

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Les travaux de démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais se poursuivaient dans le calme mardi après les incidents de lundi, mais les maraudes organisées par l'Etat se heurtent parfois au refus des migrants de quitter les lieux.

Une vingtaine d'ouvriers de la société Sogéa mandatée par l'Etat, vêtus de gilets oranges, ont commencé avant 09H00 à déblayer le terrain des abris de fortune, laissés vides, dans un nouveau périmètre de la zone sud jouxtant celui où ils étaient intervenus lundi.

Par un froid glacial, et sous la neige fondue, la progression des ouvriers, aidés de deux pelleteuses qui faisaient table rase de ces cabanes ou caravanes, se faisait sous protection d'un important cordon de CRS, a constaté une équipe de l'AFP.

Elle n'était pas sans à-coups, cependant: il faut en effet d'abord convaincre les occupants de partir, "un travail de persuasion" selon le sous-préfet de Calais Vincent Berton, mené tant bien que mal par les équipes de maraudes sociales.

"Vous devez prendre vos affaires et partir, la police va venir", expliquait ainsi un membre de ces maraudes à un groupe de migrants soudanais, pas décidés du tout à abandonner leurs cabanes. "Nous avons déjà connu la prison et les tortures, cela ne nous fait pas peur!", lui ont répondu les migrants, refusant de rejoindre l'un des 102 Centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés partout en France ou d'emménager dans le Centre d'accueil provisoire (CAP), des conteneurs chauffés en périphérie de la "jungle", où ils craignent, disent-ils, de devoir laisser leurs empreintes à leurs dépens.

Des attroupements se forment alors, l'avancée est stoppée, et "pour le moment on les laisse sur place", explique le sous-préfet. Conscient des difficultés, les équipes de maraude vont jusqu'à ne plus proposer les options CAP ou CAO, au profit des tentes de la sécurité civile en bordure du bidonville.

- "activisme d'une poignée de militants" -

Lundi, selon la préfecture, 43 migrants, répartis en deux bus, ont toutefois été acheminés vers deux CAO près de Bordeaux et Montpellier. Ils n'étaient que cinq vendredi, au lendemain de la décision du tribunal administratif de Lille d'autoriser l'évacuation de la zone sud de la "jungle", où vivent entre 800 et 1.000 migrants selon la préfecture mais 3.450 selon les associations.

Les militants altermondialistes du collectif No border avaient en effet multiplié les interventions pour dissuader les réfugiés d'accepter ces propositions, tentant de les empêcher de monter dans les bus. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé mardi "l'activisme d'une poignée" de ces militants "extrémistes et violents", qui a rendu "nécessaire", selon lui, la présence de policiers. Leur activisme "ne changera rien" à la détermination de l'Etat de mener à bien l'opération, a ajouté M. Cazeneuve

Lundi, les heurts se sont multipliés entre d'une part ces militants radicalement opposés aux politiques de contrôle de l'immigration et certains migrants, et d'autre part les CRS, du début d'après-midi jusqu'en soirée. Les forces de l'ordre ont notamment riposté par gaz lacrymogène aux jets de projectiles.

Entre 19H00 et 20H00, quelque 150 migrants, certains armés d'une barre de fer, s'étaient ainsi introduits une heure durant sur la rocade portuaire jouxtant la "jungle" de Calais, lançant des pierres ou tapant sur des véhicules en partance vers l'Angleterre, avait constaté un correspondant de l'AFP.

La nuit de lundi à mardi a été cependant calme, selon des sources concordantes.

David Courbet

Source : Tv5 monde

ZOOM - Claude Huet : "Inacceptable de donner aux clandestins ce que l'on refuse à nos SDF"

En juin dernier, Claude Huet venait raconter son histoire sur le plateau de TV Libertés. Après 10 années passées dans la rue en tant que sans abri, ses talents d'écrivain et quelques bons amis l’ont aidé à s'en sortir. Auteur d'un nouvel ouvragé intitulé "Etats des Lieux" paru aux éditions du Rubicon, il pointe du doigt l'incompétence des politiques et des associations et explique les réels besoins des SDF.

Président de l’association SOS Sans Abris, il a récemment rencontré Marine Le Pen pour évoquer le sort des Français en détresse, tandis que le gouvernement se préoccupe en priorité des clandestins...

Source : Tv Libertés

Crise des réfugiés: Washington sous pression pour empêcher l'Europe de s'effondrer

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Les Etats-Unis sont sous pression pour prendre la tête d'un règlement international d'urgence à la crise des réfugiés syriens, sous peine, s'alarment des experts, de voir s'effondrer des pays du Moyen-Orient et l'Union européenne.


L'administration de Barack Obama n'est plus seulement vilipendée depuis des mois pour avoir refusé toute intervention militaire d'envergure en Syrie, mais elle est dorénavant brocardée pour ne pas voler au secours de ses alliés européens, turc, jordanien ou libanais submergés par le flot de réfugiés et de migrants.


Soulignant que "la crise actuelle des réfugiés est de loin la plus grave depuis la fin de la Seconde guerre mondiale", l'ex ambassadeur des Etats-Unis en Irak et en Syrie, Ryan Crocker, estime que cet afflux potentiel de millions de déplacés "n'est pas un problème pour le Moyen-Orient, ni pour l'Europe, (mais) un problème pour le monde et pour l'Amérique".


Pire: cet ancien diplomate donne écho aux inquiétudes de responsables américains qui évoquent ces dernières semaines en privé une menace "existentielle" sur l'Europe et il redoute lui aussi que "le flot de réfugiés défasse l'Union européenne en tant que construction politique".


Quant aux "Etats en première ligne, la Turquie, la Jordanie et le Liban, ils risquent de chanceler", avertit-il. De fait, le roi Abdallah II, dont le royaume jordanien accueille des centaines de milliers de Syriens, avait sonné l'alarme du point de rupture.


Alors, M. Crocker réclame au gouvernement américain d'organiser au plus vite "un sommet mondial sur les réfugiés" car "ni la région (le Moyen-Orient, ndlr), ni l'Europe ne peuvent surmonter" la crise.


Mais, selon l'ambassadeur américain, l'administration Obama a jusqu'à présent péché par "manque de leadership", alors que seule l'Amérique "peut faire la différence" pour régler la crise.


- 'Crise mondiale' -


Accusée par ses opposants de conduire une politique étrangère "isolationniste" à l'égard du monde arabe et de l'Europe et de ne plus vouloir se mêler des conflits armés régionaux, l'administration démocrate défend sans relâche son engagement diplomatique et humanitaire pour la Syrie.


Le secrétaire d'Etat John Kerry a même reconnu lundi soir, pour la première fois, que la crise des réfugiés était un "défi mondial" et non plus uniquement "régional" pour le Moyen-Orient et l'Europe. Il a admis qu'il s'agissait dorénavant d'un "test pour nous tous" et non plus du "problème de quelqu'un d'autre".


Face au Congrès républicain, M. Kerry, qui parraine avec Moscou un cessez-le-feu et l'acheminement de l'aide humanitaire en Syrie, avait vanté la semaine dernière le fait que Washington était "le plus important donateur" humanitaire pour la Syrie avec "plus de 5,1 milliards de dollars" débloqués en cinq ans.


Le président Obama s'est aussi engagé à l'automne dernier à ce que les Etats-Unis accueillent 100.000 réfugiés de toutes nationalités d'ici au 30 septembre, dont 10.000 Syriens. Pour l'année 2016, ils sont pour l'instant tout juste 942 Syriens à avoir franchi toutes les étapes d'admission sur le sol américain, selon des chiffres officiels.


"Vous ne pouvez pas exercer du leadership si vous n'êtes pas un leader", tacle Eric Schwartz, ancien cadre du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche et ex responsable au département d'Etat des politiques pour les réfugiés et les migrations.


L'association américaine Human Rights First formule la même critique de fond, soulignant la "nécessité d'un leadership des Etats-Unis", dans un rapport de terrain assassin sur la "dégradation de la situation des réfugiés syriens". L'auteure du rapport, Eleanor Acer, dénonce "l'échec pour régler la crise des réfugiés (qui) sape les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis, menace la stabilité des pays en première ligne et contribue à la désunion de l'Europe".


Elle réclame "au gouvernement américain un objectif d'accueil de 100.000 Syriens en 2017, un engagement qui correspondrait davantage à la tradition de leadership américain et aux intérêts de la sécurité nationale".
De surcroît, abonde M. Schwartz, "une telle initiative encouragerait certainement d'autres pays à en faire plus".

Source : Le Parisien

La crise migratoire, préoccupation numéro 1 des Français

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La crise migratoire est devenue le principal sujet de préoccupation des Français, devant le terrorisme. Le climat est relégué au fond du classement.

Les Français considèrent l’immigration comme le principal problème auquel doit faire face l’Union européenne, selon un sondage Eurobaromètre publié le 29 février.

L’enquête, réalisée en France en novembre 2015 par l’institut TNS Sofres pour la Commission européenne, place la question de l’immigration loin devant tous les autres sujets de préoccupation, comme le terrorisme ou la situation économique.

En effet, 49 % des personnes interrogées placent l’immigration parmi les deux plus importants problèmes de l’UE, soit une hausse de 15 points par rapport au dernier sondage réalisé au printemps 2015.

Au niveau européen, le problème de l’immigration encore plus présent qu’en France, puisqu’il est cité dans 58 % des cas.

Terrorisme en deuxième position

Le terrorisme arrive en seconde position des préoccupations des Français (27 %) en hausse de 8 points après les attentats de Paris en janvier 2015 et dans une moindre mesure ceux de novembre 2015, puisqu’une grande majorité des personnes interrogées l’ont été avant le 13 novembre. Suivent ensuite la situation économique et le chômage (22 % chacun).

Le chômage est pourtant cité comme principal sujet de préoccupation à l’échelle nationale par les Français (54 %).

Parmi les priorités identifiées par les Français au niveau européen, les questions d’environnement et de climat demeurent assez peu présentes. Le changement climatique, pourtant très exposé au niveau médiatique en France au moment de la COP 21, n’est mentionnée que par 8 % des répondants. L’environnement (8 %) et l’approvisionnement en énergie (2 %) sont également mentionnés.

Attente d’une politique commune

Principal problème de l’Europe, l’immigration est aussi le sujet sur lequel les Français attendent le plus de Bruxelles. En effet, ils sont 64 % à se déclarer favorables à une politique européenne commune en matière de migration. Seuls 27 % des répondants sont opposés à une solution au niveau européen.

Les Français demeurent cependant moins enthousiastes que le reste de l’UE sur la question du traitement de la crise migratoire à 28. Dans les 28 États membres, les personnes interrogées ont été 68 % à se déclarer en faveur d’une réponse européenne, et 24 % contre.

Le soutien des classes supérieures atteint 92 % tandis que seul 35 % des personnes de classe ouvrière se déclarent en faveur d’une action européenne. La division est également très marquée en fonction des orientations politiques. Les sympathisants de gauche sont 81 % à vouloir une politique européenne, contre seulement 58 % des sympathisants de droite.

Deux poids, deux mesures

L’attitude des Français face à l’immigration est fortement conditionnée par l’origine des migrants. 51 % des Français trouvent que l’immigration de personnes venant d’autres États membres de l’UE est positive. Mais cette proportion se tombe à 30 % si les migrants ne sont pas des ressortissants d’un État membre.

Cécile Barbière

Euractiv

En Allemagne, le dérapage d'une députée sur la crise des migrants fait scandale

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Elle s’appelle Erika Steinbach. Députée de Francfort, membre de la CDU, le parti d’Angela Merkel : à 72 ans, cette femme politique aguerrie – bien connue en Allemagne pour ses prises de positions conservatrices – est notamment chargée au Bundestag des questions humanitaires et des droits de l’homme. Bref, quelqu’un de tout à fait respectable, mais si Erika Steinbach fait tant parler d’elle depuis deux jours, c’est parce qu’elle a cru bon de partager sur les réseaux sociaux un photo-montage d’un gôut tout à fait discutable. Sous le titre « Allemagne 2030 »… On y voit un enfant blond aux cheveux blouclés, encerlé par un groupe de jeunes à la peau sombre qui le regardent comme une bête curieuse et lui demandent : « mais d’où viens-tu ? ».

La peur de l’envahissement du pays par les migrants : c’est un sujet qui travaille aussi la société allemande. Et notamment depuis Cologne. Les militants d’extrême droite – qu’ils soient membres du parti AfD ou qu’ils manifestent avec les islamophobes de Pegida – s’en donnent à cœur joie sur les réseaux. Mais de là à voir une élue démocrate, proche d’Angela Merkel, rentrer dans ce jeu : c’est une autre histoire. De gauche à droite de l’échiquier politique, le tweet de la députée fait scandale. Les écologistes réclament sa démission, ils dénoncent un message "raciste et nauséabond". A la CDU, c’est l’embarras : le secrétaire général du parti, Peter Tauber a eu cette petite phrase : « Chère Erika, pour ne pas employer de gros mots, je ne commenterai pas ton dernier tweet ». La députée se défend comme elle peut, en plaidant l’innocence et la bonne foi. « Il n’y a rien d’agressif là dedans » dit-elle. « Je n’ai fait que relayer le message d’un père de famille inquiet qui m’a écrit en me disant que son fils n’avait plus que deux camarades allemands dans sa salle de classe ».

Cyril Sauvageot

France Inter

Daech en Syrie : Robert Kennedy dénonce l’imposture américaine

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L’actuelle guerre au Proche et Moyen-Orient – mais qui contamine déjà le Maghreb -, la faute à qui ? À l’islam, pardi ! Qu’importe que cette religion ne soit ni une personne civile, administrative ou morale, elle est la seule coupable et ses sectateurs les premiers complices.

Qu’importe, encore, que le Coran puisse donner lieu à des interprétations multiples, que d’innombrables écoles théologiques puissent s’affronter au sein de la même religion, puisqu’il y a l’Oumma (communauté des croyants), vocable repris à la fois par les musulmans les plus obtus et les islamophobes les plus bas de plafond.

Qu’importe qu’au nom de cette même Oumma, les musulmans s’entre-déchirent depuis des siècles. D’ailleurs, si cette Oumma était autre qu’une simple figure rhétorique, les pays musulmans avoisinants accueilleraient à bras ouverts ces cortèges de réfugiés… musulmans. Pourquoi ne le font-ils pas ? Tout simplement au nom de la primauté politique incarnée par ces frontières, fussent-elles récentes et dictées par les Occidentaux pour la plupart.

Qu’importe, donc, qu’on puisse prétendre, musulmans bas de plafond et islamophobes des plus obtus, que l’islam ne sache distinguer le temporel du spirituel, puisque la réalité de « l’Oumma » démontre chaque jour le contraire. À ce titre, un papier très révélateur de notre confrère Caroline Artus, publié hier en ces colonnes, qui narre les problèmes d’un couple de salafistes franco-maghrébins à trouver asile en Afrique du Nord ou en Arabie saoudite. La raison en est simple : les pays du Maghreb ont assez d’extrémistes musulmans chez eux pour en importer d’Europe. Quant aux Arabes, ils n’ont que mépris pour les Maghrébins. La vérité est parfois toute bête…

Plus sérieusement, Robert Kennedy, Jr., qui n’est pas exactement le premier venu, étant à la fois avocat et neveu de John Fitzgerald Kennedy, vient de jeter un assez joli pavé dans la mare en révélant au magazine américain Politico que les raisons de l’embrasement syrien étaient tout autres.

Ainsi : « La décision américaine d’organiser une campagne contre Bachar el-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2000, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour dix milliards de dollars qui traverserait l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie. »

Aussitôt, le président syrien rejette cette proposition susceptible de nuire aux intérêts de son traditionnel allié russe et propose, un an plus tard, à l’Iran de construire un autre gazoduc qui, lui, passerait directement par le Liban, évitant ainsi les pays susnommés. Casus belli géopolitique et hautement stratégique en matière énergétique, donc. Toujours à lire Robert Kennedy, Jr., dès ce refus syrien, pour le moins logique, les services de renseignement qataris, américains, israéliens et saoudiens commencent à planifier le régime de Damas ; rappelons que nous ne sommes encore qu’en 2001…

D’où le financement d’une opposition démocratique syrienne encore fantomatique, de son frère ennemi islamiste qui l’est déjà un peu moins. Là, Robert Kennedy, Jr. se fait encore plus précis : « La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste Daech pour protéger les intérêts des USA sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l’influence de l’ancienne URSS dans la région. »

Nous voilà donc bien loin de l’Oumma, quitte à décevoir ceux qui n’y voient qu’un étendard ou un démon ; étendard et démon de papier, il va de soi. En effet, la réalité de la marche du monde est souvent bien plus prosaïque et ne relève que de loin des contingences religieuses, puisqu’il suffit généralement, pour comprendre les raisons de ces guerres orientales, d’y gratter un peu le sable…

Il n’est pas rare d’y trouver du pétrole et quelques-uns de ces agents occidentaux, paraît-il garants de ce fameux « monde libre », autre sorte d’Oumma tout aussi fantasmatique.

Nicolas Gauthier

Source : Boulevard Voltaire

Echec de la votation UDC : dommage !

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On y avait pris goût, aux victoires de nos amis de l’UDC.

En novembre 2009, ils proposaient une votation contre la construction de nouveaux minarets : victoire à 57 %. En décembre 2010, ils demandaient aux électeurs de se prononcer pour le renvoi automatique des délinquants étrangers : victoire à 52,9 %. En février 2014, ils s’opposaient à l’immigration de masse, voulue par le Conseil fédéral et l’Union européenne : victoire à 50,3 %.

À chaque fois, le scénario était le même. Il y avait d’un côté l’UDC, et de l’autre côté les autres : politiciens de tous bords, patronat, syndicats, universitaires, journalistes, ecclésiastiques, banquiers. Et à chaque fois, jusqu’à ce jour, le peuple infligeait un camouflet à la caste et aux prébendiers du système.

Que cela était savoureux de voir Caroline Fourest, en 2009, venir faire la leçon aux Suisses, et Daniel Cohn-Bendit les insulter carrément. Avec le résultat qu’on connaît. Que cela était gouleyant de voir, en 2010 et 2014, les immigrationnistes et autres européistes menacer les Suisses de représailles s’ils votaient mal. Avec le résultat qu’on connaît. Nos amis helvètes étaient les Astérix de l’Europe, comme l’avait dit Oskar Freysinger aux Assises contre l’islamisation de nos pays, en décembre 2010, à Paris.

Sauf que, cette fois, cela n’a pas marché. L’UDC n’a recueilli que 41 % des voix, ce dimanche 28 février. Cette votation était déjà un scandale à elle toute seule. En effet, elle ne faisait que reprendre celle, victorieuse, de 2010, avec une obligation d’application. Le Conseil fédéral, depuis cinq ans, bloquait le vote du peuple, en permettant aux délinquants criminels d’avoir des recours que, bien souvent, les juges écoutaient avec bienveillance, pour ne pas les expulser.

Faut-il rappeler ce qu’était un étranger criminel, dans le texte des amis d’Oskar Freysinger ? Des personnes coupables de meurtre, de viol, de brigandage, de traite d’êtres humains, de trafic de drogue. On est loin du voleur de poule…

L’UDC a donc voulu empêcher ces recours systématiques, pour permettre l’expulsion de dix mille délinquants étrangers par an, alors qu’aujourd’hui, il n’y en a que cinq cents qui sont renvoyés. La réalité de la Suisse, où les statistiques ethniques sont légales, est la suivante : 73 % des prisonniers sont des étrangers. Depuis l’invasion migratoire que connaît l’Europe, la surdélinquance a touché encore davantage les Helvètes. Et pourtant, cette fois, l’UDC a perdu, n’ayant pu résister à un rouleau compresseur d’une ampleur sans précédent. Une croix gammée remplaçant la croix du drapeau suisse a même été exposée, en toute légalité, à la gare de Zurich, par les adversaires de l’UDC.

On avait fini par s’habituer aux exploits à répétition de ce parti qui, avec 30 % de votants aux élections nationales, réussissait, seul contre tous, face à une opposition haineuse, à dépasser les 50 % à chaque fois. Comment ne pas penser au deuxième tour des régionales en France, où la propagande d’État a fonctionné à plein régime, et victorieusement, contre le FN ? À une époque où, sous l’impulsion de la Hongrie et de la Pologne, de nouveaux dirigeants européens veulent retrouver leur souveraineté, cet échec de l’UDC est un coup dur pour tous les patriotes européens.

Mais faisons confiance aux amis de Christoph Blocher et d’Oskar Freysinger pour savoir l’analyser, et repartir de plus belle, pour que la Suisse demeure ce modèle de démocratie directe, au service du peuple, que tous les pays lui envient, et que l’Union européenne veut briser.

Pierre Cassen

Source : Boulevard Voltaire

Le sordide « attentat » d’une nounou voilée à Moscou

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On sentait, confusément, qu’un jour cela arriverait. Parce qu’à chaque fois – c’est l’implacable logique islamiste -, il faut bien gravir une marche. Sinon, n’est-ce pas, tout le monde finirait par être blasé, habitué, blindé. En France, il y avait eu un « homme fait », Hervé Cornara. Il y aurait un jour, ici ou sur une autre terre « chrétienne », c’était écrit, un enfant. Et c’est à Moscou que cela s’est passé : une fillette de 4 ans a été décapitée. Par sa nounou, qui a ensuite incendié l’appartement, laissant le petit corps derrière elle pour gagner le centre-ville, couverte d’un hijab noir, et brandir la tête en criant « Allahu Akbar », « je suis une terroriste » et en menaçant de tout faire sauter.

On lit que la femme – originaire d’Ouzbékistan, à majorité musulmane – était sous l’empire de stupéfiants et que son mari venait de la quitter. On lit aussi qu’elle va subir un « examen psychiatrique ». On peut imaginer, en effet, qu’elle n’est pas parfaitement équilibrée… Peut-être entendra-t-on demain qu’elle s’est « autoradicalisée », puisque cette pauvre parade-là, usée jusqu’au trognon, parvient encore à nous rasséréner ?

Qu’elle soit dingue et droguée n’y change rien. Qu’elle n’ait pas été expressément téléguidée par tel commando organisé non plus. C’est le rituel morbide qui signe l’acte. Que Daech soit une armée constituée de soldats identifiés, d’un ramassis d’électrons libres fous furieux et dispersés ou bien des deux à la fois ne fait, in fine, pas grande différence : sa force de frappe est redoutable.

On sentait, confusément, qu’un jour cela arriverait. Et c’est arrivé – si tout cela est confirmé – de la pire des façons.

Parce que même si Moscou est loin, on se projette. La victime aurait pu être un enfant de 12 ans à bicyclette, assassiné par un barbu au coin d’une rue. Il aurait suffi, alors, de dire au nôtre de n’emprunter que les boulevards éclairés. Ou de prendre le bus. Et de faire gaffe aux barbus le regardant de travers. Mais dit-on à une fillette de 4 ans de se méfier de sa nounou ? Pourquoi pas, aussi, de son doudou ?
Lire aussi : Elle dénonce les islamistes : elle est condamnée à mort

Parce que la charge symbolique de cet assassinat est frappante. Comme l’écrit Caroline Ibos dans son livre Qui gardera nos enfants ? (Flammarion) : « À qui les couples de bobos hyperactifs confient-ils le plus souvent leurs enfants et leur appartement ? La réponse est la même à Paris qu’à Londres ou à New York : des femmes migrantes, originaires du monde pauvre, laissant leurs propres enfants au pays pour venir prendre soin de ceux de la bourgeoisie occidentale. » Des femmes majoritairement musulmanes. Souvent voilées.

Une chose est de voir le terrorisme rentrer dans son pays. Une autre de l’imaginer dans son foyer. Et dans ce que l’on a de plus intime et de plus cher à l’intérieur de celui-ci : la chambre du bébé.

« Chers parents, je suis une babysitteuse voilée, et alors ? », écrivait, en septembre 2012, une contributrice de L’Obs.

Et alors, voilà.

Toutes les « babysitteuses voilées », bien sûr, ne sont pas des terroristes, mais puisque le principe de précaution, chez nous, a force de loi, comment empêcherait-on les parents de l’appliquer, secrètement, dans un domaine aussi précieux que celui-là ? Un degré de plus dans la suspicion a été franchi. Et pas seulement à Moscou.

Gabrielle Cluzel.

Source : Boulevard Voltaire

Des centaines de familles françaises retenues en Arabie saoudite

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Il n’y a pas, je crois, de contrées où notre lâcheté et notre veulerie s’expriment plus ouvertement que dans les monarchies pétrolières. On y fait assaut de bassesse et de flagornerie, on se prosterne en reculant comme on le faisait voilà trois siècles à Versailles, baisant les babouches d’obscurantistes à peines descendus de leurs chameaux pour implorer deux signatures au bas d’un contrat de dupes.

Ainsi Manuel Valls, en octobre dernier, vantant des « accords très importants » après que le roi Salman – qui l’avait fait poireauter une heure dans le hall de l’hôtel avec ses ministres Fabius et Le Drian avant de daigner le recevoir – eut réellement signé pour moins de trois milliards de contrats alors qu’il en avait annoncé pour plus de 10 milliards en juin et promis 50 un mois plus tôt, en mai 2015. La France est un pays de cocus glorieux qui non seulement doit en permanence rabaisser ses tarifs mais, en plus, fait l’avance pour payer l’hôtel.

L’Arabie saoudite que nous courtisons et dont nous acceptons les pires atteintes aux « droits de l’homme » – dont nous ne cessons, par ailleurs, de nous gargariser – est en train de couler, car tout le monde vit là-bas de la rente pétrolière, dangereusement à la baisse. Sur les 5,5 millions de Saoudiens qui travaillent, 3 millions sont employés directement par le gouvernement. Le secteur privé, lui, très limité, fonctionne grâce aux étrangers. Des Philippins, des Malaisiens pour la main-d’œuvre réduite en esclavage, et des Occidentaux pour l’encadrement.

C’est ainsi que la plus grande entreprise de BTP du royaume, Saudi Oger, basée à Riyad, ne paie plus ses 56.000 employés depuis cinq mois. Ce fleuron qui appartient au Libanais Saad Hariri, fils de feu Rafiq Hariri (grand ami et logeur du couple Chirac), est en faillite. Des centaines de familles françaises sont concernées, des expatriés qui non seulement n’ont plus de revenus et dont l’entreprise ne paie évidemment plus ni le logement, ni les billets d’avion pour le retour, mais pour beaucoup n’ont même pas la possibilité de rentrer en France puisqu’ils « ne disposent plus d’iqama, le permis de séjour et de travail. Ils sont actuellement bloqués dans le pays, tout comme leur compte bancaire. » Et souvent privés de passeport.

À côté de ces salariés, de nombreuses entreprises françaises et autres sous-traitants sont dans une situation tout aussi désespérée, des contrats et chantiers honorés depuis trois ans n’ayant toujours pas été réglés.

Et que fait le Quai d’Orsay ? Le mort. On ne veut pas risquer de se fâcher avec nos bons amis saoudiens. Seul l’ambassadeur a envoyé une lettre de protestation à Saad Hariri, qui a payé aux cadres français les salaires de septembre. Et promis la suite en mars… c’est-à-dire aux calendes grecques.

Ce qui n’a pas empêché Manuel Valls, parti nous prostituer pour quelques Rafale, de fanfaronner sur son compte Twitter un mois plus tard : « France-Arabie saoudite : dix milliards d’euros de contrats ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi. » La bonne blague.

Avec les monarchies du Golfe, la France s’humilie à crédit. Et le pire est que nos politiques, et nos entreprises dans leur sillage, s’avilissent bassement devant ces chameliers pour leur vendre des services qu’ils ne paieront jamais : le FMI l’assure, la faillite de l’Arabie saoudite, c’est pour 2020 ! Si nous ne sommes pas morts avant, ce sera juste après.

Marie Delarue

Boulevard Voltaire

La Cour pénale internationale juge pour la première fois un djihadiste

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Certains Français qui ont pu être impliqués dans des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre à grande échelle au sein de Daech pourraient être poursuivis par la Cour pénale internationale (CPI).

Ahmad al-Mahdi, ayant joué un rôle majeur à Tombouctou au sein du groupe djihadiste d’Ansar Eddine, est suspecté de crimes de guerre pour la destruction de neuf mausolées et de la mosquée Sidi Yahia à Tombouctou, entre le 30 juin et le 10 juillet 2012. L’audience de confirmation des charges s’ouvre le 1er mars à la Cour pénale internationale (CPI). C’est un procès décisif, car ce sera la toute première fois que les juges de la CPI se prononceront sur la destruction d’édifices religieux.

Cette annonce arrive au moment où le rôle de la CPI, créée par le statut de Rome en 2002 pour statuer sur le sort des personnalités mondiales accusées d’avoir commis des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocides et crimes d’agression à grande échelle, est aujourd’hui décrié, principalement en Afrique. Et pour cause : les individus jugés ou recherchés à ce jour par la CPI, dont des chefs d’État, sont pour la plupart originaires du continent africain. Lors du dernier sommet de l’Union africaine, les dirigeants africains ont soutenu une initiative kényane prévoyant « l’élaboration d’une feuille de route pour un retrait de la CPI », adoptée à huis clos. Ce serait une régression dont la CPI ne se remettrait pas. Malgré la nomination en 2012 d’un procureur africain, la Gambienne Fatou Bensouda, la position de la CPI est fragilisée par l’absence des USA, de la Russie, de la Chine et d’Israël dans l’assemblée des « États parties ».
Lire aussi : Lutte contre Daech : l’imposture et la responsabilité des Occidentaux

En avril 2015, le procureur de la CPI a déclaré que, depuis l’été 2014, son Bureau reçoit et examine des renseignements à propos d’allégations préoccupantes concernant des atrocités commises de façon généralisée par le prétendu État islamique d’Irak et du Cham/Grande Syrie. Cependant, ni la Syrie ni l’Irak ne sont parties prenantes au statut de Rome. Par conséquent, la Cour n’a pas de compétence ratione loci [en raison du lieu, ndlr] s’agissant des crimes commis sur leur territoire. Le procureur précisait que, cela étant, il peut exercer sa compétence ratione personae [en raison de la personne, ndlr] à l’égard des auteurs présumés de crimes s’ils sont ressortissants d’un État partie, en concentrant son action sur les personnes qui portent la responsabilité la plus lourde dans les crimes commis à grande échelle.

Des milliers de combattants étrangers ont rallié les rangs de l’organisation État islamique. Parmi eux figurent un nombre important de ressortissants d’États parties, dont des Français. Les renseignements dont dispose le Bureau indiquent également que l’État islamique est une organisation militaire et politique dirigée principalement par des ressortissants irakiens et syriens. Partant, à ce stade, les chances de pouvoir enquêter et poursuivre les personnes qui portent la responsabilité la plus lourde au sein de la direction de l’État islamique semblent très minces et le fondement juridique nécessaire pour procéder à un examen préliminaire est trop étriqué.

Toutefois, précise le procureur, si les États en cause renouvellent leur engagement et prennent conscience de l’urgence de la situation, des solutions seront peut-être envisageables. C’est un appel du pied auquel la France devrait répondre si nous avons ou quand nous aurons des ressortissants djihadistes au sein de Daech susceptibles de correspondre aux critères de la CPI. Même s’il convient de rappeler qu’au regard du statut de Rome, il incombe en premier lieu aux autorités nationales d’enquêter sur les crimes commis à grande échelle et de poursuivre leurs auteurs, en se dessaisissant des dossiers les plus lourds au profit de la CPI, la France s’honorerait de faire avancer le droit pénal international.

Philippe Franceschi

Source : Boulevard Voltaire

Visite de Jude Law à Calais : du migrant au hooligan

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Dimanche 21 février, Jude Law, accompagné d’autres comédiens britanniques, s’est rendu dans la « jungle » de Calais. Cette visite était dans la droite ligne d’une lettre ouverte envoyée au Premier ministre, David Cameron, et signée par plus de 100 personnalités britanniques.

L’interprète du Dr Watson dans Sherlock Holmes est apparu peu après midi sur le site où vivent, selon la préfecture du Pas-de-Calais, 3.700 « migrants » (ou, plus exactement, clandestins). Vêtu d’un bonnet, d’une épaisse veste rembourrée et de bottines vite recouvertes de boue, il a traversé à pied le camp détrempé par les intempéries pour se diriger vers le dôme du « Good Chance Theatre », créé par des associatifs anglais. L’acteur et les autres comédiens à ses côtés veulent que la Grande-Bretagne accueille les mineurs isolés. Ils ont lu, chacun leur tour, des lettres de migrants présents dans la « jungle », accompagnés par de la musique traditionnelle afghane notamment. Le spectacle, qui était traduit en direct en arabe, kurde, pachtoune et farsi par des associatifs, a été salué par des applaudissements nourris. Voilà ce que vous avez pu lire dans vos quotidiens favoris et pu voir sur toutes les chaînes d’information de la télévision.

Lorsqu’on lit ces lignes ou lorsqu’on voit les images de ce reportage, on ne peut que s’extasier devant le courage de cette vedette internationale qui, prenant le risque de salir ses belles bottines et de côtoyer la misère du monde, n’a pas hésité à dénoncer sur le lieu même du « délit » son gouvernement. Tout irait donc bien dans le meilleur des mondes du politiquement correct si ce même personnage n’avait pas été choqué par des résidents se comportant, juste avant son départ, comme des « racailles ».

En effet, l’équipe de sécurité gardant Jude Law – on n’est jamais trop prudent – a été attaquée par les migrants. Les caméras venaient juste de cesser de tourner lorsque les gardes du corps ont été pris en embuscade par certains habitants de la jungle et se sont fait voler leurs téléphones portables.
Lire aussi : Jude impose sa Law dans la jungle de Calais

Peu de temps avant l’embuscade, alors que la tension grandissait, les accompagnateurs de Jude lui avaient demandé de rester dans le bus. C’est justement au moment où il s’installait à l’intérieur avec l’équipe de production que des voyous sont passés à l’attaque. L’équipe de sécurité s’est fait caillasser et deux membres ont vu leurs téléphones fracassés et volés.

D’après une source proche de l’acteur, celui-ci ainsi que ses compagnons auraient « été choqués de voir certains des migrants agir comme des hooligans ». Ces faits ont été relatés par le quotidien britannique The Mirror, anciennement The Daily Mirror. On peut d’autant plus faire confiance à ce journal qu’il est proche des milieux travaillistes.

Deux remarques : pourquoi ce magazine a attendu le 27 février pour faire connaître l’information alors que les faits se sont passés six jours plutôt ?

Mais, surtout, pourquoi aucun organe de presse français n’a cherché à connaître les derniers développements rattachés à la venue de Jude Law ou, au minimum, n’a repris les propos du Mirror ?

On voit bien, comme d’habitude, que le deux poids deux mesures est de mise dans les médias de notre pays. D’un côté, il ne faut pas décourager les « droits-de-l’hommistes » et, de l’autre, interdiction de conforter une majorité de Français dans leur refus de cautionner une immigration prolifique génératrice de délinquance.

J.-P. Fabre Bernadac

Source : Boulevard Voltaire

Démantèlement de la jungle de Calais : où vont aller les immigrés clandestins ?

N'allez pas imaginer que les immigrés clandestins ou illégaux vont-être expulsés comme la loi l'exigerait. Selon le Figaro :

"L'État assure que tout le monde sera relogé".

Gilles Pennelle, chef de file du FN au conseil régional de Bretagne, donne des éléments de réponse qui datent d'avant le début du soi-disant démantèlement, confirmés par la presse locale :

"Dans un silence quasi-complet, le gouvernement est en train d’installer de très nombreux immigrés directement issus de la « jungle de Calais » dans les bourgs et villages bretons. Seul le FN combat cette politique, seul le FN se déplace dans ces communes avec ses élus pour attirer l’attention de nos concitoyens bretons de cette menace qui pèse sur leur portefeuille bien sûr, mais également sur leur identité et leur sécurité. Les élus du FN sont mobilisés sur ce dossier, ils sont d’ailleurs les seuls. La première mission qu’ils remplissent est d’informer les populations sur ce qui est en train de se passer. On installe avec l’argent des contribuables de fortes communautés immigrées en Bretagne contre l’avis des Maires de ces communes, contre l’avis des administrés ; tout ceci pour désengorger la « jungle de Calais » qui se remplira immédiatement. C’est une politique irresponsable menée par les socialistes avec la complicité et le silence de l’ex-UMP et des centristes."

Source : Le salon beige

Génocide des chrétiens d’Orient : l’appel d’une philosophe allemande

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Sophia Kuby est une philosophe allemande, co-fondatrice de l’ONG European Dignity Watch à Bruxelles elle travaille aujourd’hui pour ADF International, autre ONG bruxelloise au service de la défense de la vie, de la famille et de la liberté religieuse. Elle a fait paraître, le 26 février dans le journal de l’Église catholique allemande, un appel intitulé Den Genozid stoppen (pour arrêter le génocide), qui a été traduit hier par nos confrères d’Aleteia. Voici cette traduction (légèrement remaniée).

« Le prétendu État Islamique [EIIL] tue, viole, torture, et réduit en esclavage toujours plus de monde en Syrie et en Irak : la communauté internationale voit cela et continue à rester passive. Nous vivons aujourd’hui un exode historique de toutes les minorités du Proche-Orient et pourtant l’action tarde à prendre corps : “Réveillez vous !” », s’est exclamé le père Bazi d’Erbil, en Irak, la semaine dernière quand il était devant le Parlement européen.

Il faut reconnaître que là-bas et ailleurs des actes commencent à émerger : le 27 janvier les 47 États membres du Conseil de l’Europe ont reconnu que les monstruosités commises par L’EIIL constituaient un génocide. Peu de temps après, une résolution a été prise au Parlement européen et qui dit les choses de manière suffisamment claire : les chrétiens, les Yézidis et les autres minorités ethniques et religieuses sont persécutés de manière systématique. Ce qui se traduit par un nom que l’immense majorité des parlementaires a reconnu : c’est un génocide, c’est-à-dire l’extermination d’un peuple, qui a lieu en Orient.

« Génocide » : il s’agit du concept le plus puissant qu’offre le droit international pour évoquer ce genre de meurtres de masses systématisés. On ne parlait jusqu’alors que de crimes contre l’humanité et d’épuration ethnique : des concepts proches mais pas aussi vastes et englobants que le terme génocide, qui inclut toutes ces dimensions dans l’horreur. Que ce soit au Rwanda ou au Kosovo, c’est le fait de nommer le génocide en tant que tel qui avait permis à la communauté internationale de s’entendre pour agir : « Les mots comptes ! », s’est exclamé le député suédois à l’origine de la résolution, Lars Adaktusson, devant l’assemblée plénière.

Ce sujet est maintenant abordé de manière brûlante à la chambre des Lords en Grande-Bretagne. De nombreux Lords ont écrit la semaine dernière un appel enflammé à leur Premier Ministre, pour faire en sorte qu’il agisse au niveau de l’ONU afin de mettre un terme à ce massacre abominable. Le Congrès américain a lui aussi adopté une résolution de la sorte et fin décembre Hilary Clinton évoquait le génocide chrétien qui a lieu en Syrie et en Irak.

Un consensus international semble enfin intervenir, lentement et bien tard, mais absolument nécessaire. Le patriarche catholique chaldéen de Babylone, Louis Sako, appelait début février le président du Parlement européen Martin Schulz dans une lettre ouverte à faire « tout ce qu’[il peut] pour arrêter ce génocide avant qu’il soit achevé ». Prions pour que la communauté internationale s’engage rapidement et véritablement dans cette direction et que se rapproche le terme de ces massacres.

Source : christianophobie.fr

L’oscar de la diversité pour nos césars

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A-t-on le droit de préférer le « Revenant » à « Fatima » ?


Notre presse idéologique est contente. Elle a pu nous donner de césars en oscars des leçons d’antiracisme pendant trois jours entre deux informations sur les pauvres migrants bloqués en Grèce.

Tout d’abord un immense sujet de satisfaction

Le cinéma français l’est de moins en moins. C’est un cinéma qui s’inscrit fièrement dans la préférence étrangère. Que d’Algériens, de Turcs et autres talents de la diversité pour bien démontrer combien notre courageux monde du cinéma résiste avec courage à la lepénisation des esprits. Rien à voir avec ces balourds d’américains qui en sont encore à récompenser du cinéma spectacle, incapables même d’établir des quotas en attendant la parité pour les talents noirs.

Et notre belle presse de dénoncer le Hollywood des blancs. Tout cela sans dire vraiment qui a fait Hollywood, qui le domine, qui le finance et s en sert depuis toujours comme d’une formidable fabrique des esprits.

La ségrégation serait elle de retour ?

Difficile à croire dans un cinéma où les noirs sont toujours innocents et persécutés, les femmes admirables, les gros des génies de l’informatique et les homosexuels attendrissants. Le problème ce n’est pas le contenu, c’est la récompense. S’il y a un problème de suprématisme blanc ce n’est certes pas le cas chez nous. C’est pourquoi on ose à peine écrire qu’on ira voir Le Revenant et pas Fatima.

Nos critiques n’ont que mépris pour cette aventure dans le grand nord glacé d’un Edmond Dantès des grands espaces entre ours et indiens survivant dans les tempêtes pour revenir se venger. Ils n’ont qu’admiration pour la femme de ménage voilée d’origine algérienne dont la banalité de vie est forcément une épopée sociale qui a du sens. C’est facile d’écrire comme eux.

Peu importe si seule Fatima, sa famille, sans doute nombreuse cependant, et quelques amis iront voir ce film qui parait-il est bon. Il ne manquerait plus que le cinéma français attire le grand public, ce ramassis de populistes. On est pas mieux entre nous ?


Des césars de la diversité et féministes comme le note Le Figaro. Il faudra bien sur un quota mais pour les hommes et les indigènes.

On laissera donc le césar de l’antiracisme ridicule de cette chronique à Adèle Haenel, qui a estimé, le cinéma français, «blanc et masculin» lors d’une interview pour Télérama, dont elle fait la Une. Franchement c’est difficile à défendre. Elle aurait sans doute donné les oscars à Star Wars qui n’a rien obtenu, à son acteur noir insipide et à la nouvelle héroïne peu convaincante.

Hollywood a toujours fait de l’idéologie. Le classique Spotlight mettant en valeur un journalisme d’investigation dénonçant la connivence de l’église catholique pour ses pédophiles en soutane en est une preuve. L’anti-catholicisme est assez bien vu à Hollywood, mais il faut dire que le sujet s’y prête vraiment.

Le meilleur film étranger aussi qui a tant déçu nos critiques. Ils auraient bien vu un film très turc sur les femmes récompenser la France. Méconnaissance complète d’Hollywood, car là aussi on a eu du classique avec Le fils de Saul. Le film montre, début octobre 1944, deux journées de la vie de Saul Ausländer, prisonnier juif hongrois à Auschwitz. Il fait partie du Sonderkommando de l’un des fours crématoires, groupe d’ouvriers strictement séparé du reste du camp et qui, tout en attendant leur propre exécution à tout moment, est forcé de participer à la crémation et à la dispersion des cendres des victimes de l’extermination massive. Saul croit reconnaître son fils dans un enfant mort, et décide de tenter de le sauver de l’incinération et d’entrer en contact avec un rabbin, avec qui il l’enterrera selon le rite approprié.

Á Hollywood le palmarès très politiquement correct aime les films qui ont du souffle. En France le palmarès encore plus politiquement correct préfère les films à prétentions intellectuelles.

On se mord la queue en se scrutant le nombril et c’est au niveau des scénarios à l’exception notable de Jean-Jacques Annaud que la diversité nous manque.

Jean Ansar

Source : Metamag

Syrie : Daech exécute huit de ses combattants néerlandais

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Le groupe extrémiste Etat Islamique (EI) a exécuté la semaine dernière huit de ses combattants néerlandais, «après les avoir accusés de tentative de désertion et de sédition», a affirmé un des responsables de l'ONG «Raqqa est massacrée en silence».

Cette organisation documente secrètement depuis avril 2014 les abus des djihadistes de cette ville du nord de la Syrie, désignée comme la «capitale» de l'EI. Depuis un mois existait une tension entre 75 djihadistes néerlandais, dont certains d'origine marocaine, qui étaient regroupés à Raqqa, et des Irakiens membres des services de renseignements de Daech. Ces derniers avaient arrêté trois djihadistes néerlandais, les soupçonnant de vouloir fuir, et l'un d'eux était mort sous les coups assénés durant l'interrogatoire.

Peut-être une vengeance

La direction de l'EI à Raqqa avait envoyé un délégué auprès des Néerlandais pour résoudre le problème, mais ces derniers l'avait assassiné pour venger la mort de leur camarade. La haute direction de Daech en Irak avait alors donné l'ordre d'arrêter tout le groupe de Néerlandais, qui ont été incarcérés dans deux prison à Tabaqa et à Maadan (province de Raqa), et huit ont été exécutés, toujours selon cette ONG.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) n'a pas confirmé ces exécutions mais a fait état d'informations selon lesquelles trois combattants originaires du Maghreb mais ayant des nationalités européennes avait été exécutés dans la «wilayat d'al Fourat«, région à cheval sur la Syrie et l'Irak, sans indiquer précisément où ils avaient été tués ni pour quelles raisons.

Selon les services de renseignements des Pays-Bas, qui n'ont pas confirmé ces exécutions, 200 Néerlandais, dont 50 femmes, ont rejoint Daech en Syrie et en Irak.

Source : Le Parisien

Huit ans requis à Paris contre un cyberdjihadiste tunisien

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Il se présentait comme l'administrateur du «plus grand forum jihadiste du monde», lié à Al-Qaïda. Huit ans de prison ont été requis en appel lundi à Paris à l'encontre du «cyberjihadiste» tunisien Nabil Amdouni, exactement la peine à laquelle il avait été condamné en première instance. Le jeune homme âgé de 37 ans avait été arrêté en juillet 2012 à Toulon, où il vivait avec son épouse et leurs deux enfants.

Les services de renseignement l'avaient identifié depuis environ un an comme administrateur du site «Choumoukh al-islam» (fierté de l'islam) hébergé sur un serveur en Malaisie.

Le site qu'il avait créé après avoir sévi sur un autre site djihadiste avait reçu l'agrément d'Al-Fajr, la branche médiatique d'Al-Qaïda. Nombre des messages dans la partie privée des forums étaient cryptés et le site était en lien régulier avec Al-Qaïda dans la péninsule arabique et Al-Qaïda au Maghreb islamique. C'est ainsi qu'ont été transmis des détails sur des personnalités cibles potentielles, la fabrication d'explosifs, ou encore des revendications d'enlèvement. Des filières de recrutement ou de financement étaient également promues même si Amdouni a affirmé n'avoir aidé que deux candidats jihadistes à partir au Yémen.

«J'ai fait des choses immorales»


Dans son réquisitoire, l'avocat général a assorti sa demande d'une peine de sûreté des deux tiers. «M. Nabil Amdouni nous dit que du musulman radical qu'il était, il est devenu un musulman tolérant avec une toute nouvelle vision de sa religion», a ironisé le représentant du ministère public. Mais ces propos ne doivent pas nous faire oublier ce qu'il a fait.» «Je me condamne moi-même. J'ai fait des choses immorales. Je le sais maintenant», a reconnu lundi Nabil Amdouni, qui n'a jamais nié les faits au cours de ses deux procès.

«Il y a autre chose à faire que la prison pour mon client», a plaidé son avocat Me Éric Bourlion, brandissant un rapport de la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise) qui démontre que «(s)on client a changé». Pour l'avocat, expulser son client «vers la Tunisie est contre notre intérêt car après quatre années de déradicalisation en maison d'arrêt, on pourrait espérer un retour sur investissement».

La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 5 avril.

Source : Le Parisien

 

Samedi 12 mars : Gabriele Adinolfi présente le Projet Lansquenet à Paris

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Les livres de Gabriele Adinolfi:

Années de plomb et semelles de vent (2014) cliquez là

L'Europe (2015) cliquez ici

Source : Synthèse Nationale

Santé : L’imam de Brest préconise de boire de l’urine de chameau

L’imam de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, se réfère à un hadith sahîh de Boukhari et Mouslim : « Le prophète صلى الله عليه وسلم leur ordonna de suivre ses chameaux et de boire leur lait et leur urine. C’est ce qu’ils firent jusqu’au recouvrement de leur santé. »

Il dirige aussi l’école Al Amâna qui ” propose un cursus d’étude pour les enfants (5-15 ans) réparti sur 4 niveaux : maternelle, débutants, intermédiaires, avancés

islamisme.fr

En Turquie, hommes politiques et chercheurs vent debout contre l'islamisation du pays

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La grogne monte en Turquie contre la politique appliquée par le gouvernement en place.

Plusieurs hommes politiques et artistes turcs ont signé la pétition "Mouvement des Lumières contre les idées réactionnaires". Selon les signataires, la Turquie est sur le point de devenir un Etat islamique avec tous les dangers que cela présente pour la population. Le peuple doit s'opposer à la politique d'islamisation et protéger sa liberté et ses droits contre les atteintes des autorités actuelles, estiment les militants.

Les partis turcs semblent rivaliser pour savoir qui sera le plus réactionnaire, a déclaré à Sputnik l'avocat Hüseyin Aygün, signataire de la pétition. "Par exemple, la récente exigence de fréquenter les namaz (prières rituelles) du vendredi dans les mosquées risque de provoquer des affrontements et une discrimination à l'égard des citoyens qui ne vont pas à la mosquée, comme les alaouites ou les chrétiens. Mais aucun parti n'en parle, personne ne formule de préoccupations, alors que les exigences de la sorte contredisent, premièrement, le principe fondamental d'Etat laïc et, deuxièmement, risquent de devenir un instrument de pression sur certaines couches de la société turque de la part du gouvernement".

Le principal objectif du Mouvement des Lumières contre les idées réactionnaires, selon lui, consiste à protéger les valeurs de l'Etat laïc accumulées par la Turquie durant de longues années et à contribuer à la modernisation du pays, selon M. Aygün.

"Nous appelons la population à défendre ses droits et à résister aux provocations de l'administration Erdogan qui collabore avec le Front al-Nosra, reconnue dans le monde entier comme une organisation terroriste", a-t-il souligné.

De son côté, le membre du Parti communiste de Turquie Kemal Okuyan a déclaré à Sputnik que le gouvernement actuel faisait tout pour rendre la société turque plus religieuse et transformer à terme la Turquie en un Etat islamique. "Une protestation profonde existe dans la population, mécontente des activités des dirigeants du pays" souligne-t-il. Le Mouvement des Lumières contre les idées réactionnaires cherche, selon lui, à canaliser cette protestation et à faire savoir ses préoccupations à un maximum des gens.

A l'heure actuelle, les écoles laïques sont activement transformées en établissements religieux, a raconté M. Okuyan. "Nous envisageons d'engager une lutte juridique et politique légitime contre la politique d'islamisation de la Turquie appliquée par la direction actuelle", a-t-il déclaré.

Les activités du gouvernement sont soutenues par des représentants de grandes entreprises en Turquie et des acteurs internationaux influents, a souligné Kemal Okuyan. Sans cela, le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir depuis 2002, présidé par le premier ministre Akhmet Davutoglu, ndlr) n'aurait jamais réussi à se maintenir au pouvoir, a fait ressortir le responsable communiste.

Source : Sputniknews

Education à la danoise: un imam prêche la lapidation des femmes infidèles

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Un imam d'une mosquée danoise interprète les textes coraniques à sa manière: il explique comment punir les femmes "correctement".

Les vidéos officielles révèlent une mosquée de Grimhøj fonctionnant en conformité avec toutes les règles danoises et encourageant les paroissiens à participer activement à la vie de la société… Pourtant, une chaîne de télévision danoise a réussi à filmer en caméra cachée les prédications de l'imam Abu Bilal, au moment où il explique comment punir les femmes infidèles: à savoir par la lapidation et des coups de fouet, rapporte le média Berlingske.

"Si un époux infidèle ou une épouse infidèle commet un adultère, leur sang est halal, et ils doivent être lapidés à mort. Si c'est une femme, il faut des coups de fouet", prêche Abu Bilal.

La mosquée de Grimhøj suscite des débats depuis longtemps.Ainsi, l'imam Abu Bilal avait été déjà condamné à une amende de 75.000 couronnes danoises pour des appels visant à assassiner des Juifs au cours de sa visite dans une mosquée à Berlin.

L'année derrière, le représentant de la mosquée Oussama El-Saadi a ouvertement exprimé sa sympathie pour Daech, après quoi un grand nombre de jeunes associés à ce centre spirituel se sont rendus en Syrie et en Irak afin de rejoindre les rangs des terroristes.

Mosquées portes ouvertes : un moyen efficace de lutter contre l’islamophobie ?
Oussama El-Saadi a également exhorté le gouvernement danois à accepter des jeunes épouses qui ont l'âge d'un enfant, car c'est selon lui une pratique qui fait partie de la culture de nombreux réfugiés arrivés dans ce pays européen.

Certains hommes politiques se prononcent pour la fermeture de la mosquée et l'expulsion de l'imam du pays.

"Si nous ne fermons pas la mosquée, ce sera une reconnaissance du fait que nous permettons aux gens d'y aller et d'y écouter les sermons de l'imam ", a déclaré un représentant du Parti social-libéral danois, Naser Khader.

Néanmoins, l'expert en terrorisme Magnus Ranstorp estime que la fermeture de la mosquée ne résoudra pas le problème de la radicalisation des jeunes, qui dans ce cas prendront le maquis, ce qui rendra plus difficile la surveillance de leurs activités.

Sputniknews

La grande Mosquée financée uniquement par ses fidèles

Le chantier de la future grande mosquée de Glain se poursuit, les travaux ont certes pris du retard notamment dû à la météo mais surtout à un soucis de financement.

Explication. Le projet est de taille, le bâtiment devrait pouvoir accueillir 1.000 fidèles, comprendra 7.000 m² de parc, un minaret lumineux, une bibliothèque, et d’autres éléments encore. Il s’agit d’un projet monumental de quatre millions d’euros.

Une facture qui n’est assumée que par les musulmans de Liège et de sa région via l’ASBL qui gère la mosquée. « Du coup, au fur et à mesure que les travaux avancent, il y a parfois des moments de « pause » parce que le financement suit moins », explique Mehmet Aydogdu, conseiller communal PS à Liège et « coordinateur » du projet.

Ce qui a ouvert la voie à des propositions de financement moins claires, selon Le Soir plusieurs « puissances étrangères » ont tenté de participer à la construction de la mosquée. Jamais de manière directe, mais via des approches discrètes et répétées.
Notamment, des sympathisants des courants wahhabite, courant d’origine saoudienne connu pour être extrêmement fondamentaliste.

Le président de l’ASBL, M.Aktas poursuit : « Vous savez, cela pourrait être très simple de se financer. Il suffirait d’aller aux ambassades d’Arabie ou du Qatar et ça suivrait. Mais alors, l’imam serait imposé, la « ligne » aussi, et ainsi de suite. »

C’est pourquoi les responsables tiennent à rester maître de la situation même si cela entraîne des retards. « Nous n’avons aucune entente financière avec personne. Ni avec la Turquie, ni avec des pays comme l’Arabie et le Qatar. »

 Today in Liege

Les chercheurs du CNRS présentent 200 projets pour lutter contre le terrorisme

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Protéger les cathédrales gothiques des risques d’attentat, étudier le prosélytisme islamiste sur les terrains du sport, repérer des suspects grâce à un nez artificiel… des chercheurs français ont présenté plus de 200 projets pour aider à répondre à la menace terroriste.

Peu après les attentats du 13 novembre à Paris qui ont fait 130 morts, le président du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) Alain Fuchs avait appelé les scientifiques à faire des propositions pour offrir «sinon des solutions, du moins de nouvelles voies d’analyse et d’action». […]

L’organisme public de recherche a reçu 202 projets à fin janvier. La date butoir pour recevoir des réponses est fixée au 3 mars. Après examen, il a décidé d’en financer 53, soit un peu plus du quart. Pour chaque projet, l’enveloppe varie entre 2.000 et 30.000 euros. Le budget total consacré à l’appel «attentats-recherche» dépassera les 600.000 euros, précise le CNRS. […]

Une chimiste veut développer une sorte de «nez électronique» pour la capture d’odeurs corporelles ou l’analyse de résidus d’explosifs. En effet, chaque individu aurait une «empreinte olfactive» unique. Un détecteur de molécules pourrait permettre de détecter la «signature» d’un suspect sur le lieu d’un attentat.

Un autre scientifique veut travailler à la neutralisation d’armes chimiques sur le lieu de leur détection, grâce au développement de dispositifs transportables rapidement.

Les chercheurs en sciences humaines et sociales ont également été nombreux à présenter des projets. L’un d’eux vise à étudier les processus de radicalisation liés à l’islam salafiste au sein des structures de sport amateur. L’enquête de terrain se fera dans des «quartiers sensibles» en Alsace. Un autre s’interroge sur la façon dont la France combat le terrorisme d’aujourd’hui. Il entend montrer que les instruments de politique publique sont «inadaptés aux menaces actuelles» et compte proposer des pistes, en s’appuyant notamment sur les réponses d’autres pays exposés.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, «il y a eu énormément de recherches» autour de l’islam, des pays du Moyen-Orient, du terrorisme, souligne Sandra Laugier, du CNRS. Mais «elles n’ont pas été suivies d’effet sur le plan de la connaissance du grand public et des politiques publiques». […]

islamisme.fr

La visibilité de l'islam : un "problème" pour le FN

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« C'est un jugement particulièrement laxiste » regrette David Rachline. Les propos du sénateur-maire FN de Fréjus se rapportent au jugement du 26 février dernier. La mosquée de Fréjus échappe en justice à la démolition, malgré des irrégularités dans le permis de construire.

Dès la fin des années 1980, le FN se pose en adversaire déclaré de ce lieu de culte. En 1987, on peut lire « Inch’Allah ! Dans vingt ans, c’est sûr, la France sera une république islamique » sur une affiche anonyme (imprimée par Jean-Pierre Stirbois). Une autre, plus confidentielle, suit. Comme la précédente, elle met en avant les signes visibles de ce que le parti d'extrême considère comme une « menace islamique », mosquée, minaret et voile religieux


Le FN aborde la question de l’immigration sous plusieurs angles dont un essentiel : sa visibilité. Pour Jean-Yves Le Gallou, l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi un « ensemble de pratiques sociales qui tendent de s’imposer à l’ensemble de la société et (...) à remettre en cause une partie de l’identité française ». Pour l’idéologue de la « préférence nationale », l’islam rend « visible » les immigrés et, de ce fait, rend visible l’immigration. Dans son livre programme de la présidentielle de 2012 Pour que Vive la France, Marine Le Pen va dans le même sens lorsqu'elle avance qu'il est « désormais interdit de considérer que la France, ce sont aussi les clochers et les cathédrales par héritage, et que l’irruption soudaine dans notre paysage de signes prosélytes tels que les mosquées cathédrales ou les minarets ne sont pas nécessairement souhaitables ».

Après une parenthèse d'une vingtaine d'années, la propagande du FN réinvestit le thème de l’islamophobie à partir du printemps 2010. Ce faisant, Marine Le Pen marche sur les plates-bandes d’un de ses ennemis politiques : Bruno Mégret. Le mouvement de l'ancien numéro 2 du FN, le MNR, n'a cessé d'exploiter le thème de la « menace islamique ». Voici l'affiche du MNR pour la présidentielle de 2002
Le FN entend mettre un terme à la visibilité de l'islam par l'interdit. La présidente du FN s'est déjà prononcée pour l'interdiction dans l'espace public, notamment, du voile religieux porté par certaines femmes musulmanes et de la djellaba. La ligne politique du parti de Marine Le Pen, fondée sur le rejet de l’islam, assimilé en tant que culture et religion à un danger, dénonce ce qu'elle considère comme des « signes religieux ostentatoires ». Dans un entretien à Zaman France (avril 2013), Marine Le Pen précise un peu plus certaines de ses positions : « Il y a toujours eu des musulmans en France. Mais la majorité des musulmans sont arrivés ces trente dernières années. Je ne peux que regretter que cette immigration se fasse sur la base d’une radicalisation religieuse. Or, la multiplication du voile dans les rues n’est pas un simple effet de mode. (...) Il n’y a pas de signes ostensibles dans la religion catholique. Il y a des religieux qui portent l’habit mais c’est autorisé par la loi de 1905. Les Français se sentent agressés dans leurs habitudes. Les voiles, les exigences sur les lieux de prière, les demandes de nourritures spécifiques… tout ça est en contradiction avec notre culture ».

Et de conclure : « Par conséquent, ce n’est ni l’islam qui pose problème ni même son exercice mais c’est sa visibilité ».

Francetvinfo

Les Pays-Bas identifient 30 suspects de crimes de guerre parmi les réfugiés

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Les autorités néerlandaises ont identifié 30 suspects de crimes de guerre, dont 10 Syriens, parmi les dizaines de milliers de réfugiés ayant demandé l’asile dans le pays en 2015, a affirmé lundi le ministère de la Justice et de la Sécurité.

Les services de l’immigration ont enquêté sur 170 personnes, a indiqué le secrétaire d’Etat en charge du dossier, Klaas Dijkhoff, dans une lettre adressée au parlement après des questions sur le sujet par des députés.

La convention de Genève qui définit les droits des réfugiés prévoit une clause d’exclusion - l’article 1F - «quand il existe de sérieuses raisons de croire que les personnes se sont rendues coupables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou de graves crimes non politiques», a précisé M. Dijkhoff.

Un an plus tôt, les services néerlandais avaient mené un nombre similaire d’enquêtes et avaient conclu qu’une cinquantaine de personnes étaient suspectes.

La question des réfugiés divise les Pays-Bas, qui ont accueilli une nombre record de réfugiés l’an dernier, avec 58.880 demandes sur l’année, soit près du double du nombre de demandes déposées en 2014.

Dix des suspects sont d’origine syrienne alors que les autres sont originaires de l’Érythrée, du Nigeria, du Soudan et de la Géorgie, a souligné M. Dijkhoff.

Vingt d’entre eux ne peuvent être renvoyés chez eux à cause de guerres, notamment, ou de menaces de traitements inhumains, comme le prévoit l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Le débat néerlandais sur la pire crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale profite au Parti pour la liberté (PVV) du populiste Geert Wilders, plus populaire que jamais alors que se rapprochent les élections législatives de 2017.

Plusieurs manifestations violentes ont eu lieu contre des projets de centres d’accueil pour les réfugiés, obligeant notamment la police à procéder à des tirs de sommation dans le village de Geldermalsen, dans l’ouest du pays.

Afp via Libération

Un rapport du Conseil de l’Europe déplore la « banalisation » du racisme en France

Des experts du Conseil de l’Europe se sont inquiétés mardi 1er mars de la « banalisation » des discours racistes en France. Ils dénoncent aussi un accroissement des actes xénophobes, antisémites et islamophobes.

Selon les données du ministère de l’intérieur, les violences associées à ces préjugés ont augmenté de 14 % entre 2012 et 2014, dont 36 % pour celles relevant de l’antisémitisme. Dans leur rapport, les spécialistes de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) dénoncent également l’homophobie et les discriminations anti-Roms.

« Le discours de haine, de par sa banalisation dans la sphère publique, demeure un sujet de préoccupation », a commenté le secrétaire général de l’organisation paneuropéenne, Thorbjorn Jagland. Il a appelé les responsables politiques à s’abstenir « de tenir des propos qui stigmatisent des groupes déjà vulnérables et attisent les tensions dans la société française ».

« Conception restrictive de la laïcité »

L’ECRI cite le cas du député et maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, qui avait affirmé en 2013, lors d’une altercation sur un terrain agricole occupé illégalement par des gens du voyage : « Hitler n’en avait peut-être pas tué assez. »

Le texte évoque aussi une persistante alarmante des discours islamophobes, notamment chez des dirigeants comme la présidente du Front national Marine Le Pen, qui a comparé les prières de rue à l’occupation allemande en décembre 2010, ou le maire Les Républicains de Meaux Jean-François Copé, qui a évoqué des « voyous » musulmans qui auraient arraché un pain au chocolat à un jeune au motif « qu’on ne mange pas pendant le ramadan », en octobre 2012.

La Commission déplore également des décisions prises « au nom d’une conception restrictive de la laïcité » et pouvant être « perçues comme sources de discrimination », comme exemple celle en 2015 du maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, de supprimer les menus sans porc des cantines scolaires.

« Circonstance aggravante »

Les experts européens demandent par ailleurs aux autorités de « clarifier » la réglementation concernant l’accompagnement de sorties scolaires par des mères d’élèves portant le voile. En décembre 2013, le Conseil d’Etat avait jugé son interdiction illégale. Mais la circulaire qui précisait cette prohibition n’a pas été abrogée, si bien que « des incidents de même nature se reproduisent régulièrement », insiste l’ECRI.

L’organisation demande aussi de légiférer pour que le racisme ou l’homophobie constitue « une circonstance aggravante de toute infraction pénale ordinaire ». Une réforme promise à plusieurs reprises l’an dernier par le président François Hollande.

Quant aux Roms, les responsables politiques française doivent leur accorder une domiciliation administrative, même s’ils n’ont pas de résidence stable, afin de ne pas entraver leur accès « aux droits de base », notamment à la scolarisation de leurs enfants.

L’ECRI déplore enfin une inflation des discours haineux sur Internet et les réseaux sociaux, « malgré les efforts des autorités pour endiguer ce phénomène ». Le même phénomène a été observé lors des manifestations contre l’instauration du mariage homosexuel, début 2013.
 

Cameroun : Un correspondant de RFI jugé pour complicité de terrorisme

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Un correspondant camerounais de Radio France International (RFI), Ahmed Abba, interpellé en juillet 2015, a comparu pour la première fois lundi devant le tribunal militaire de Yaoundé sous l’accusation de »complicité de terrorisme ».

Il lui est reproché d’être le complice de deux membres du groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui mène des attaques en territoire camerounais. Le ministère public l’accuse aussi d’avoir « manqué d’avertir » les autorités quand il a eu connaissance d’ »activités de la secte Boko Haram« .

islamisme.fr