samedi, 05 mars 2016
Quatre Sœurs de la Charité assassinées au Yémen
Communiqué de l'AED :
"Nous apprenons à l’instant le meurtre de quatre Sœurs Missionnaires de la Charité, (Sœurs de Mère Teresa) à Aden, au Yémen. Elles ont été attaquées ce matin vendredi 4 mars par un groupe d’hommes armés qui s’est infiltré dans la maison où les religieuses s’occupaient de personnes âgées et handicapées.
En plus des quatre religieuses, les terroristes ont tué au moins douze autres personnes, dont deux femmes yéménites travaillant dans l’établissement, et huit personnes âgées. On reste sans nouvelle du père Tom Uzhunnalil, salésien, qui résidait au couvent des sœurs.
« Ces religieuses étaient au service des plus pauvres et avaient accepté de rester pour eux dans l’enfer qu’est devenu le Yémen aujourd’hui explique Marc Fromager, directeur de l’AED.Elles ont été victimes d’un absurde assassinat de sang-froid, qui semble encore plus violent que les bombardements quotidiens qui auraient pu les tuer à n’importe quel instant. Clairement, on cherche à faire disparaître toute présence chrétienne dans ce pays ».
Les sœurs assassinées venaient du Rwanda (pour deux d’entre elles), d’Inde et du Kenya.
En septembre dernier, Mgr Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, rendait hommage à ces religieuses qui « malgré les menaces de guerre, confiait-il à l’AED, restent dans le pays et continuent de s’occuper des personnes handicapées».
Les chrétiens du Yémen aujourd’hui
Il y a quelques mois, avant la prise de la capitale par les Houthis (mouvement chiite en guerre contre le gouvernement sunnite), on évaluait le nombre de chrétiens vivant au Yémen à environ 9 000. Que des expatriés, indiens pour la plupart.
On estime aussi qu’il pourrait y avoir entre 500 et 1 000 chrétiens d’origine musulmane au Yémen. Mais comme l’apostasie est passible de la peine de mort, il est impossible d’en parler officiellement. Ces chrétiens sont obligés de vivre leur foi en secret et ne peuvent se réunir que clandestinement. « Être prudent et discret fait partie de notre comportement général dans les pays de la péninsule, surtout dans un pays en conflit comme le Yémen », explique Mgr Hinder.
Aujourd’hui, victimes collatérales de la guerre entre sunnites et chiites, les rares chrétiens expatriés sont partis, à cause de la violence et du risque d’enlèvement. Restent donc les plus pauvres. Ou ceux qui ont une mission particulière, comme les religieuses des Missionnaires de la Charité de Mère Teresa. Demeurent aussi deux prêtres salésiens dont le Père Tom dont on n’est sans nouvelle à ce jour".
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Le conseil municipal de Rouvray dit “non” à l’accueil de demandeurs d’asile

Jeudi soir, les élus de Rouvray ont voté majoritairement contre l’arrivée d’une soixantaine de migrants dans la commune.
Le conseil municipal de Rouvray, village de 508 habitants situé dans le Morvan, s’est réuni jeudi soir. Les élus se sont penchés sur la question de l’arrivée éventuelle d’une soixantaine de demandeurs d’asile dans un bâtiment du bailleur social Orvitis, situé espace Marcel-Boillin.
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Passeurs : le business de l’exil
Quelque 71 réfugiés retrouvés morts à l’arrière d’un camion frigorifique, l’été dernier près de Vienne en Autriche. Tous asphyxiés. Aux commandes de ce « camion de la mort », des passeurs. Les réseaux de trafic de réfugiés sont très organisés et tenus par les mafias. Enquête au cœur du business de l’exil.
12:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Miam !

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Allemagne : « Chaque réfugié va nous coûter au moins 450.000 € »

Hans- Werner Sinn, chef de l’institut de recherche économique de Munich, dresse un sombre tableau des coûts résultant de la crise des réfugiés. Selon les calculs du chercheur financier l’Etat providence allemand devra sortir au moins 450 milliards d’ euros. «Cela fait par « habitant » 450.000 euros» , explique-t-il sur la base d’un million de réfugiés. En réalité, il faut s’attendre à des coûts beaucoup plus élevés.
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Agressions sexuelles de Cologne : un « détail » pour Amnesty International

Tous les vendredis, Natacha Polony reçoit des « électrons libres » dans son émission « Polonium », diffusée sur la chaîne Paris Première. Dans le dernier épisode, datant du 4 mars au soir, un échange m’a interpellé. Robert Ménard faisait face à Jean-Michel Dubost, responsable du programme « Personnes déracinées » pour l’ONG Amnesty International.
Évoquant un rapport sur l’Allemagne rendu par Jean-Michel Dubost, l’édile de la ville de Béziers a voulu évoquer un sujet d’actualité révoltant, commenté depuis déjà plus de deux mois : « Ce qui me gêne, c’est que dans votre rapport sur l’Allemagne, vous ne parliez à aucun moment des agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne, et ailleurs en Europe. » Qu’a répondu le Bisounours Dubost ? « Ah, ça, c’est un détail. »
Vous lisez bien. Un détail. Des centaines de viols, commis par des migrants extra-européens, constituent un détail de l’Histoire récente. On en a connu d’autres qui ont été mis au ban politico-médiatique pour ce genre de « détail ». Rassurez-vous, ce ne sera pas le cas de monsieur Dubost qui représente toujours, n’en déplaise aux « éditocrates » du Monde, la pensée dominante. Pas la pensée majoritaire, mais bien la pensée dominante dans les élites.
Les agressions sexuelles de masse de la nuit du Nouvel An dernier sont inédites dans l’Histoire continentale en temps de paix. Les faits sont si graves que les lobbyistes du multiculturalisme le plus forcené, partisans de l’immigration de peuplement et de la suppression de toutes les frontières, tant physiques que morales, ont décidé de les passer sous silence, ou de les minimiser. Championne du féminisme des plateaux télé, Caroline De Haas avait préféré prendre la défense des migrants plutôt que celle des femmes allemandes agressées : « Ceux qui disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde ailleurs. »
Ce déni de réalité s’explique. Ces gens ont été déformés par ces « bourdieuseries » qui nous tiennent aujourd’hui lieu de « bondieuseries ». Un « migrant » ne peut pas être coupable de quoi que ce soit. Seul l’homme occidental est un phallocrate. Les anciens colonisés sont, au pire, partiellement inadaptés à nos us et coutumes. Certains disent qu’ils ne tiennent pas bien l’alcool. D’autres pensent qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des femmes en jupes ou qu’ils sont victimes d’éducation trop rigoriste. Toujours des excuses, jamais de condamnations. Du point de vue de ces cerveaux malades d’une idéologie utopique gavée de saccharose, ce qui importe n’est pas le crime mais qui le commet. Lorsqu’un migrant viole, c’est un détail. Lorsqu’un patron drague sa secrétaire, c’est une affaire d’État.
Le programme « Personnes déracinées » ne s’occupe pas des Français qui se sentent comme déracinés chez eux, comme orphelins de leur patrie. Jean-Michel Dubost défend les « personnes déracinées » mais entend déraciner les nations d’Europe pour en faire des néants, des terres d’accueil pour tous les candidats à l’immigration. Et Dieu seul sait qu’ils sont nombreux ! La démographie nigériane est supérieure à celle de l’Union européenne tout entière, et huit fois supérieure à celle de la France.
Il est temps de ne plus prêter crédit au Conseil de l’Europe, à l’ONU ou à Amnesty International. Ces gens sont déconnectés des réalités. Si les viols de masse ne sont pour eux que des « détails », qu’en est-il de notre mode de vie ?
Gabriel Robin
03:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Suisse signe l'extension de la libre circulation à la Croatie

La Suisse a signé vendredi matin à Bruxelles l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes à la Croatie. L'accord doit encore être ratifié par le Parlement pour aboutir à la pleine réintégration helvétique aux programmes européens Horizon 2020 et Eramus+.
La Suisse a signé vendredi matin à Bruxelles l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes à la Croatie. Le Conseil fédéral avait bloqué le texte après le "oui" à l'initiative contre l'immigration de masse, déclenchant des mesures de rétorsion.
Après la votation du 9 février 2014, le gouvernement estimait que la votation ne lui permettait plus de signer le protocole prévu concernant les Croates. L'UE avait réagi en suspendant la participation de la Suisse au programme européen de recherche Horizon 2020 et au programme européen d'échange d'étudiants Erasmus+.
Le Conseil fédéral a débloqué les choses en annonçant qu'il respecterait la libre circulation même sans accord et verserait les 45 millions de francs d'aide prévue à la Croatie. La Suisse a ainsi pu être partiellement réassociée aux programmes européens jusqu'à fin 2016.
L'accord a été signé vendredi à Bruxelles par un représentant de la présidence néerlandaise du Conseil de l'UE et le secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker, a confirmé la Mission de la Suisse auprès de l'UE. Il doit encore être ratifié par le Parlement pour aboutir à la pleine réintégration helvétique aux programmes européens.
Dans le camp du Parlement
Mais encore faut-il que la solution retenue par le Parlement pour appliquer l'initiative contre l'immigration soit acceptable pour l'UE. Les Chambres fédérales devraient recevoir ce vendredi les propositions du gouvernement à ce sujet. Le National a déjà annoncé qu'il traiterait le volet croate lors de sa prochaine session spéciale, fin avril.
L'UDC s'y opposera au Parlement, mais ne lancera pas le référendum, a annoncé le président de l'UDC Toni Brunner sur les ondes de la RSR. Le parti avait combattu les précédentes extensions, mais il veut concentrer ses forces sur l'essentiel à ses yeux: l'application du nouvel article constitutionnel pour limiter l'immigration et l'accord sur la collaboration institutionnelle avec l'UE. "La Croatie est une bataille secondaire."
L'enjeu du dossier européen chiffre en milliards de francs du côté de la recherche. Faute de solution définitive, la Suisse participera comme Etat tiers à l'ensemble du programme Horizon 2020. Cette situation a prévalu entre 1987 et 2003.
L'association partielle actuelle permet aux institutions suisses de participer aux projets, mais sans recevoir de financement européen. Du coup, la participation aux programmes de recherche 2014-2020 a a été divisée presque par deux par rapport à 2007-2013 et le nombre de projets coordonnés par la Suisse est en nette diminution.
03:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
Au colloque du Vlaams Belang, « le printemps patriotique a commencé »

Selon le leader de l’extrême droite néerlandaise, Geert Wilders, un bouleversement politique et une révolution non-violente sont en cours.
«Le printemps patriotique a commencé. Entre Molenbeek et la Tour de Babel (les institutions européennes), nous sommes là, les patriotes, avec la vérité pour seule arme», a déclaré vendredi soir le leader d’extrême-droite néerlandais et président du PVV, Geert Wilders, lors d’un colloque organisé par le Vlaams Belang au parlement flamand.
Selon Geert Wilders, un bouleversement politique et une révolution non-violente sont en cours. Il se refère au succès de Donald Trump aux USA et des partis «frères» en Autriche, Allemagne, Italie et Belgique. «Lundi prochain, un sommet turco-européen se déroulera lors duquel Michel et Rutte nous vendrons à Erdogan, qui ne peut pas épeler le mot ‘liberté», ajoute-t-il. «Si nous étions assis à la même table que Tom Van Grieken et Marine Le Pen, nous fermerions immédiatement les frontières afin que l’argent des contribuables retourne à nos peuples».
Le leader populiste Geert Wilders était l’hôte vendredi d’un colloque organisé par le Vlaams Belang. Quelques mois après Marine Le Pen.
03:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
Une seule certitude: les Suisses finiront par revoter

Le Conseil fédéral peine à rassurer sur la mise en oeuvre d'un frein à l'immigration
Deux ans après le vote du 9 février 2014, le Conseil fédéral peine à rassurer sur la mise en œuvre d’un frein à l’immigration. Sur le plan extérieur, il est contraint de s’accommoder du calendrier européen. Tant que le référendum de la Grande-Bretagne sur son appartenance à l’Union européenne n’aura pas eu lieu – il se déroulera le 23 juin – il ne pourra y avoir de solution consensuelle, négociée, entre Berne et Bruxelles sur la libre circulation des personnes (ALCP). Et même ensuite, une telle solution n’est pas acquise. Elle devrait passer par l’article 14 alinéa 2 qui prévoit une clause de sauvegarde, mais seulement en cas de graves problèmes sociaux ou économiques. Elle placerait aussi le frein à l’immigration dans les mains du comité mixte suisse-UE, une perte de souveraineté que ne manquerait pas de dénoncer l’UDC.
Sur le plan intérieur, le Conseil fédéral bredouille. Son plan unilatéral de mise en œuvre présenté hier n’est qu’un écran de fumée, qui doit permettre de patienter jusqu’au 23 juin. Aujourd’hui, il n’y a encore qu’une seule certitude: un nouveau vote aura lieu à un moment ou un autre sur cet encombrant dossier. Pour emporter cette bataille-là, le gouvernement doit préparer le terrain. Pour l’instant, il ne parvient pas à dépasser le stade des intentions. Le groupe de travail qui a planché sur le renforcement des mesures d’accompagnement a échoué. Le collège s’est aussi présenté hier à la presse sans le ministre des affaires étrangères, Didier Burkhalter, curieusement absent sur un dossier dans lequel il a un rôle clé et qui devra se poursuivre sur le plan institutionnel. A un an du délai de mise en œuvre de l’initiative UDC, le tableau n’est ainsi guère réjouissant. Les partenaires sociaux sont désunis. Le Conseil fédéral n’agit pas en collège. Et on voit encore moins aujourd’hui qu’hier la question qui sera posée aux citoyens. Le terrain en vue d’un nouveau vote reste à l’état de friche.
Lise Bailat
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Mantes-la-Ville : les musulmans espèrent ouvrir la mosquée en juin

Les travaux pour la mosquée Mantes-sud de Mantes-la-Ville avancent.
La reconversion de l’ancienne trésorerie en salle de prières musulmane devrait être achevée avant l’été. « Nous espérons ouvrir et accueillir nos premiers fidèles pour le début du ramadan, début juin », annonce Aziz El Jaouhari, président de l’association des musulmans de Mantes-sud. Pour l’instant, les travaux se concentrent sur les aménagements intérieurs. La façade et l’extérieur n’ont pas encore été modifiés. « Le maire a refusé de signer notre permis de construire et l’affaire est au tribunal administratif », explique le responsable. La mosquée pourra accueillir jusqu’à 900 fidèles.
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Migrants : Paris et Berlin veulent montrer leur unité

« La France et l’Allemagne travaillent dans le même esprit et avec la même volonté » face à la crise migratoire, a affirmé François Hollande, vendredi, avant l’important sommet Europe-Turquie du 7 mars.
Front uni. Lors de leur première réunion de travail préparatoire au crucial sommet Union européenne-Turquie qui se tiendra lundi à Bruxelles, François Hollande a assuré vendredi à l’Elysée, aux côtés de la chancelière Angela Merkel, que « la France et l’Allemagne travaillent dans le même esprit et avec la même volonté » face à la crise migratoire.
Le président de la République a aussi assuré que la France que la France respecterait « l'ensemble de ses engagements » auprès de l'Europe, et en particulier celui d’accueillir 30.000 migrants comme elle s’y est engagée auprès de l’Union européenne, et annoncé également que la France aller envoyer « un bateau » au large de la Turquie dans le cadre de la force de l'Otan mise en place en mer Egée pour assurer le contrôle des flux migratoires. « Ensemble, nous sommes convaincus que des solutions unilatérales ne nous aideront pas » car elles « ne mènent pas à une réduction (du chiffre) des réfugiés », a de son côté déclaré la chancelière allemande. En dépit de ces déclarations de solidarité, le grand écart persiste toutefois dans les faits entre Paris et Berlin concernant l’accueil des réfugiés : Angela Merkel se montre aujourd’hui plus pugnace que son partenaire français pour appeler les Européens à ne pas laisser la Grèce « plonger dans le chaos »
Faire face au tangage franco-allemand
Le temps presse. La chancelière allemande et le président français veulent s’entendre pour tenter, dans le court laps de temps avant le crucial sommet de Bruxelles, de convaincre leurs partenaires de s’engager dans une réponse coordonnée à la grave crise migratoire qui enflamme l’Europe -et qui fait tanguer le couple franco-allemand- au lieu de se déchirer. Les restrictions aux frontières récemment décidées en cascade par plusieurs pays des Balkans, ont piégé des milliers de migrants en Grèce, menacée d’une crise humanitaire imminente.
« La visite de la chancelière à Paris vendredi vise à préciser les sujets, faire le point sur là où on en est, et engager la dernière phase durant le week-end pour obtenir le maximum lundi », a-t-on expliqué à Paris, estimant que l’Europe est désormais « engagée dans une course de vitesse pour rattraper le temps perdu ». Pour Paris, « l’idée c’est de montrer que l’engagement de la France et de l’Allemagne permet de donner toutes ses chances » au sommet de lundi. Une démarche qui n’est pas facilitée par les vives critiques de Manuel Valls, le 13 février à Munich, contre la politique migratoire allemande, qui avaient profondément fâché Berlin.
Pousser Ankara à tenir ses engagements
Paris et Berlin veulent notamment pousser la Turquie à tenir ses engagements pour le contrôle de l’accès à son territoire, voie de passage vers la Grèce, la réadmission des migrants irréguliers et la surveillance de ses frontières. La Turquie doit également, selon la France, améliorer ses structures d’accueil en échange des 3 milliards d’euros qui lui ont été alloués par l’UE.
La rencontre intervient deux jours après l’annonce d’une aide européenne inédite de 700 millions d’euros pour soulager les Etats membres en première ligne sur la route des migrants qui veulent rejoindre l’Europe du Nord, en particulier la Grèce. Celle-ci abrite actuellement 23.000 migrants, dont 10.000 bloqués à la frontière macédonienne. Plus de 130.000 migrants ont afflué en Europe depuis début janvier selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), après un million l’an dernier.
03:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le feuilleton autour de la mosquée de Fréjus continue

Le procureur de Draguignan a confirmé hier l'appel du parquet. Un choix qui ne constitue pas vraiment une surprise et qui, selon le magistrat, "permettra à la cour d’apprécier l’ensemble du dossier".
C’est un épisode supplémentaire dans l’interminable feuilleton de la mosquée de Fréjus. Mais son scénario était quasiment écrit à l’avance. Le parquet a décidé de faire appel du jugement rendu le 26 février dernier par le tribunal correctionnel de Draguignan.
Un appel "principal" et non "incident", comme l’a précisé hier le procureur de la République, qui ne fait donc pas écho à l’appel formé par ailleurs par Élie Brun, à titre personnel. "Cela permettra à la cour d’avoir une appréciation d’ensemble de ce dossier assez complexe", a expliqué le magistrat.
Satisfaction pour Rachline
De son côté, l’ancien maire de Fréjus a donc également choisi de confier son destin à de nouveaux juges. Il faut dire que le verdict du procès en première instance a dû lui laisser un arrière-goût dans la bouche : 18 mois de prison avec sursis, 100.000 euros d’amende, 5 ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique, voilà qui fait beaucoup pour un seul homme, contraint aujourd’hui d’expier les lourdes erreurs commises dans les dernières années de son mandat.
Concernant le dossier de la mosquée, rappelons que le tribunal n’a pas exigé la remise en état des lieux, ainsi que l’avait réclamé le procureur dans son réquisitoire. Un camouflet pour l’actuel maire de Fréjus qui, d’ailleurs, ne s’était pas privé d’afficher après coup son amertume et son incompréhension.
Ce qui est sûr, c’est que la décision prise ce jeudi par le parquet n’est pas faite pour lui déplaire. Hier d’ailleurs, David Rachline a réagi avec satisfaction en apprenant la nouvelle... "Je n’avais pas manqué de m’étonner après le jugement rendu le 26 février dernier, qui laissait beaucoup de questions en suspens et, surtout, revenait à dire qu’une construction érigée en l’absence de permis pouvait sans souci perdurer", nous disait-il.
"La Ville soutiendra le parquet"
"Cet étonnement, largement partagé, l’a aussi été par le parquet, qui a demandé au procureur de la République de faire appel de ce jugement. La Ville s’en félicite, et évidemment, soutiendra pleinement le parquet dans cette démarche, assure David Rachline. J’espère cette fois que toutes les conséquences seront tirées de la fraude avérée dans l’octroi du permis de construire de la mosquée de Fréjus, et de l’illégalité manifeste de cette construction. Personne ne comprendrait, en effet, que la loi ne soit pas la même pour tous. C’est en tout cas depuis l’origine le sens des démarches que nous entreprenons sur cette affaire."
Sobre. Mais explicite. De son côté, l’association El-Fath à qui nous avons laissé un message, ne nous a pas recontactés.
Eric Farel (avec G. D.)
02:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Devant Merkel, Hollande assure que la France accueillera 30.000 réfugiés

En marge d'un rendez-vous avec la chancelière allemande ce vendredi, le président de la République a annoncé qu'il respecterait son engagement pris devant l'Union européenne.
Mise au point. Trois jours avant le sommet crucial entre l'Union européenne et la Turquie sur la crise des migrants, François Hollande a reçu Angela Merkel à l'Élysée pour tenter d'accorder les positions françaises et allemandes. C'est peu dire que les déclarations de Manuel Valls avaient été mal perçues à Berlin, lorsque le premier ministre y avait déclaré, il y a trois semaines, que la ligne de la chancelière était «non tenable».
Face à l'afflux de réfugiés en Europe, Angela Merkel avait ouvert ses frontières et mis en place une politique d'accueil. Elle plaide depuis pour un mécanisme permanent de répartition des migrants dans l'UE. Après les critiques du premier ministre français, les diplomates allemands avaient évacué la polémique, en faisant savoir que leur interlocuteur en France était François Hollande. Lequel a donc remis les pendules à l'heure, vendredi à l'issue de sa rencontre avec Angela Merkel. «La France et l'Allemagne travaillent dans le même esprit et avec la même volonté», a assuré le président de la République, en ajoutant que Paris «respectera son engagement» pris devant l'UE d'accueillir 30.000 migrants.
Enjeu crucial
Ceci évacué, il s'agissait pour les deux dirigeants d'accorder leurs positions sur la Turquie, pour pousser cette dernière à respecter ses engagements. Ceux-ci tiennent en trois points. D'abord mieux contrôler l'accès à son territoire qui constitue une voie de passage vers la Grèce pour les réfugiés. Ensuite gérer la réadmission des migrants irréguliers. Enfin, améliorer ses structures d'accueil en échanges des 3 milliards d'euros qui lui ont été alloués par l'UE. Pour François Hollande et Angela Merkel, l'enjeu est crucial. Il s'agit de tarir le flot de réfugiés bien sûr mais aussi ne pas laisser la Grèce s'enfoncer dans une crise humanitaire qu'elle a du mal à affronter seule. «Nous devons veiller à ce que la Turquie respecte ses engagements, aider la Turquie à pouvoir les tenir et faire en sorte que la Grèce, qui est notre frontière commune, puisse être soutenue, aidée grâce à une solidarité européenne», a fait valoir François Hollande.
Depuis que plusieurs pays des Balkans ont fermé leurs frontières, la Grèce est devenue un cul-de-sac pour les réfugiés qui s'y retrouvent coincés. Après la fermeture des frontières macédoniennes, ce sont ainsi plus de 70.000 personnes qui pourraient se retrouver bloquées en Grèce. Un afflux auquel le pays, financièrement exsangue, ne parvient pas à faire face. «La Grèce ne peut pas gérer toute seule» ce fardeau, a répété jeudi son premier ministre, Alexis Tsipras.
La France va envoyer un navire en mer Égée
Si la France était apparue en première ligne pour aider le pays lors de la crise financière de 2015 qui avait failli voir Athènes quitter l'Europe, c'est cette fois l'Allemagne qui se porte au secours de la Grèce. Alors que François Hollande apparaît très en retrait, Angela Merkel s'est nettement plus engagée au côté d'Alexis Tsipras. La crise des réfugiés est sans doute beaucoup plus sensible en France, alors que se profile l'élection présidentielle de 2017 sur fond de forte poussée de l'extrême droite. Paris avait d'ailleurs été critiqué par Angela Merkel pour sa lenteur à mettre en place des dispositifs d'accueil des réfugiés pour soulager la Grèce. Le cap des 300 personnes accueillies dans l'Hexagone a récemment été franchi et ce sont désormais une centaine d'admissions par mois auxquels se prépare le pays. Très loin derrière l'Allemagne et son million de réfugiés accueillis.
Pour tenter de limiter les arrivées en Grèce, François Hollande a annoncé vendredi que la France allait envoyer un navire en mer Égée pour participer aux opérations de contrôle de l'Otan sur cette voie de passage des réfugiés entre la Turquie et la Grèce. Un geste symbolique pour adresser aussi un message à une Europe que la crise des migrants met au bord de l'implosion. Face aux réfugiés, chaque pays tente de trouver lui-même des solutions. «Ensemble, nous sommes convaincus que des solutions unilatérales ne nous aideront pas. Nous voyons qu'aucune d'elles ne conduit à une réduction du nombre des réfugiés», a assuré Angela Merkel à l'Élysée, en appelant à une «solution européenne commune», axée sur «la protection des frontières extérieures» et «le soutien à la Grèce».
François-Xavier Bourmaud
02:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Responsables et coupables
Sur fond d’actualité chargée et d’horizons menaçants, s’est ouvert hier à Amiens le 34e sommet franco-britannique. L’Ukraine, les crises syrienne et libyenne, les accords, les projets économiques et militaires sont au menu des discussions. Rencontre qui se déroule à quelques mois de l’anniversaire du début de la Bataille de la Somme (juillet-novembre 1916) qui mit aux prises principalement Britanniques et Allemands. François Hollande et le Premier ministre David Cameron se sont retrouvés symboliquement hier matin au cimetière-mémorial britannique de Pozières. Cette bataille-boucherie de la Somme se solda par un bien maigre gain territorial pour les alliés, et fit environ de chaque côté 1 200 000 tués et blessés; au premier jour de l’offensive 19 000 soldats britanniques furent tués entre 7h30 et 8h00… Une occasion peut être pour les deux hommes de méditer non seulement sur les conséquences dramatiques de cette guerre civile européenne, mais aussi sur les catastrophes auxquelles conduisent les décisions erronées en matière militaire comme dans le domaine politique.
D’une invasion l’autre, d’un entêtement l’autre, la question de l’afflux de migrants désireux de passer en Angleterre depuis Calais est au menu des discussions, alors que la pression migratoire, les tensions et les violences qu’elle génère ne faiblissent pas, de la Mer Egée à la Mer du Nord.
Hier, clin d’œil de l’histoire, c’est une figure du lobby immigrationniste des années 80, Harlem Désir, aujourd’hui recasé comme secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a annoncé que la contribution britannique à la gestion de la crise (à Calais, NDLR), actuellement «de plus de 60 millions» sera complétée par « une vingtaine de millions supplémentaires», pour «la sécurisation de la zone d’accès au tunnel et de la zone du port de Calais», ainsi que «la lutte contre les réseaux de passeurs».
Bien évidemment, même si cela officiellement ne fait pas partie des discussions, l’éventualité du Brexit, objet du référendum prévu en juin, sera certainement évoquée, d’autant qu’Emmanuel Macron n’a pas hésité à brandir (également) la menace migratoire pour dissuader les Britanniques de s’émanciper de l’Europe bruxelloise.
Mercredi, dans le Financial Times, le ministre de l’Economie a prévenu que «Le jour où cette relation (entre la Grande Bretagne et l’UE) sera rompue (pour cause de Brexit), les migrants ne seront plus à Calais»…et donc passeront au Royaume-Uni. Harlem Désir a enfoncé le clou: « Il n’y a pas de chantage, ni de menace, mais c’est vrai que nous coopérons plus facilement en étant membres de l’UE que si le Royaume Uni ne l’était plus». Ni chantage, ni menace? Cela y ressemble pourtant diablement!
Florian Philippot a relevé sur i-télé que cette saillie de M. Macron sonnait comme un « aveu. Cela veut donc dire que si la France les retient aujourd’hui c’est à cause de l’Union européenne. C’est donc à cause des règles de l’Union européenne que la France connaît la jungle de Calais. (…) Merci M. Macron pour cet aveu. Nous l’avons toujours dit, l’Union européenne est un facteur de vulnérabilité pour notre pays.»
Vulnérabilité qui frappe tout l’édifice bruxellois qui tremble sur ses bases sous les coups de boutoir de l’immigration-invasion. Au moment ou des milliers d’ immigrés sont toujours bloqués à la frontière de la Grèce avec la Macédoine, poussés en avant par le flux continu qui débarque sans cesse dans leur dos, le président du Conseil européen, Donald Tusk, en est réduit à lancer des vœux pieux et à constater les dégâts.
Présent hier jeudi à Athènes, au moment ou l’UE vient de promettre de débloquer 700 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence aux pays envahis par les migrants -dont environ 500 millions devraient tomber dans l’escarcelle du gouvernement Grec- M. Tusk s’est adressé aux immigrés: «Ne venez pas en Europe. Ne croyez pas les passeurs. Ne risquez pas vos vies et votre argent. Tout cela ne servira à rien», «Ni la Grèce, ni aucun autre pays européen ne pourront continuer à être des pays de transit. (…) Les réglementations de Schengen seront à nouveau appliquées», a-t-il encore déclaré.
Un langage d’apparente fermeté qui ne l’a pas empêché de sermonner les pays qui, désireux de reprendre (un peu) leur situation en main, ont imposé des quotas à l’entrée de leurs territoires. «Des décisions unilatérales sans une coordination préalable, même si elles sont compréhensibles dans un contexte national, portent atteinte à l’esprit européen de solidarité», a affirmé le dirigeant européiste…Mais croit-il vraiment qu’il est encore audible et crédible alors que 130 000 migrants (chiffre officiel) ont dores et déjà déferlé sur l’Europe depuis le début de l’année?
Dans un tout récent entretien accordé à Breizh-Info, dans le cadre de la sortie de son livre «Immigration, la catastrophe – que faire ? », Jean-Yves Le Gallou citait le géopoliticien Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand qui «en juin 2015 lorsque l’invasion de l’Europe a commencé depuis les côtes libyennes avait déclaré: Un jour le recours à la force sera inévitable ».
Pourtant indique encore M. Le Gallou, les peuples européens sont victimes «des oligarchies européennes – à Bruxelles, Berlin ou Paris – sont à la remorque des oligarchies financières et médiatiques : elles sacrifient leur peuple à l’idéologie dominante, le mondialisme immigrationniste marchand, le MIM». Pourtant, « la responsabilité du politique est de décider de mesures exceptionnelles face à des circonstances exceptionnelles. Or l’invasion que nous subissons nécessite des mesures exceptionnelles. Ne pas les prendre aujourd’hui, c’est préparer le chaos de demain. Agir sans faiblesse aujourd’hui est la seule manière d’éviter de grands malheurs demain !»
Jean-Yves Le Gallou n’épargne pas le FN qu’il juge trop en retrait sur cette thématique (ce qui est peu ou prou aussi l’avis du maire de Béziers Robert Ménard) : «Il est assez étonnant de voir les dirigeants du FN s’embourber dedans les questions économiques, en vérité secondaires (par rapport à l’invasion migratoire, NDLR). Ceux qui discutent à perte de vue de l’euro me font penser à ces byzantins qui débattaient du sexe des anges quand les Turcs étaient aux portes. Ceci étant, quoi que pensent et disent ses principaux dirigeants, le FN reste de loin la meilleure offre électorale pour quiconque combat l’immigration. En politique, est ce qui paraît. Et c’est ainsi que le FN est perçu par les électeurs et les médias. Ainsi, dans la semaine qui a suivi les attentats de Paris, les intentions de vote pour le FN aux élections régionales ont progressé mécaniquement de 3 points ( de 25% à 28%). Florian Philippot et Marine Le Pen recueillent les rentes électorales de la ligne anti immigration constamment suivie par Jean-Pierre Stirbois, Bruno Megret, Bruno Gollnisch et bien sur Jean-Marie Le Pen.»
Ce qui est en tout cas certain ajouterons-nous, c’est que ce constat lucide sur les dangers de l’immigration non contrôlée est partagé par beaucoup, y compris par certain de nos adversaires, y compris dans les rouages du pouvoir.
Héros de la Grande Guerre, engagé notamment dans la bataille de la Somme, grand écrivain allemand, grand européen francophile, Ersnt Jünger le notait: Le savoir aggrave la faute et avec elle la responsabilité. Mais tétanisés par le politiquement correct, la peur, la démission morale, politiciens, spécialistes et personnalités sont nombreux à se taire, à mentir, à détourner les yeux, à s’accrocher à des prébendes, des places, des chimères. Responsables et coupables, ils seront sévèrement jugés par l’histoire.
Bruno Gollnisch
02:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Conseil fédéral présente son projet de loi sur la gestion de l’immigration
Berne, 04.03.2016 - Ce vendredi, le Conseil fédéral a adopté, à l’intention du Parlement, plusieurs projets de loi visant à mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles relatives à l’immigration. Il s’efforce par ailleurs de parvenir à une solution consensuelle avec l’Union européenne (UE). Toutefois, étant donné qu’aucun accord n’a encore pu être trouvé avec l’UE, il propose, comme il l’avait annoncé, de gérer l’immigration au moyen d’une clause de sauvegarde unilatérale : lorsqu’un certain seuil sera dépassé, le Conseil fédéral devra fixer des nombres maximaux annuels. Afin de mieux exploiter le potentiel des travailleurs en Suisse, le Conseil fédéral souhaite que les personnes qui relèvent de la législation sur l’asile et qui peuvent demeurer dans notre pays puissent trouver du travail plus facilement. En outre, il a arrêté une modification de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr) en vue d’empêcher que les étrangers en quête d’un emploi en Suisse aient accès à l’aide sociale. Enfin, le Conseil fédéral a adopté le message concernant l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) à la Croatie. La ratification du protocole sur la Croatie est une condition de la poursuite de la participation de la Suisse au programme-cadre de recherche Horizon 2020.
Aujourd’hui, le Conseil fédéral a confirmé ses décisions du 4 décembre 2015. Il entend donc poursuivre les pourparlers avec l’UE en vue de parvenir à une solution consensuelle et de consolider ainsi la voie bilatérale. Toutefois, aucun accord n’a pu être trouvé à ce jour. Les consultations avec l’UE se poursuivront rapidement au plus tard après le référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE. Si les pourparlers se concluent par un accord, le Conseil fédéral veillera à ce que les résultats des négociations soient pris en compte dans les délibérations parlementaires. Afin que le délai constitutionnel en matière de gestion de l’immigration puisse être respecté, le projet de loi du Conseil fédéral prévoit une clause de sauvegarde unilatérale.
Clause de sauvegarde unilatérale envers les ressortissants des Etats membres de l’UE ou de l’AELE
La clause de sauvegarde unilatérale proposée prévoit que le Conseil fédéral détermine des nombres maximaux annuels pour les autorisations octroyées aux ressortissants des Etats membres de l’UE ou de l’AELE, lorsqu’un certain seuil d’immigration est dépassé. A cet égard, le Conseil fédéral tiendra compte des intérêts économiques globaux de la Suisse, comme le prévoit la Constitution, et des recommandations d’une commission de l’immigration qui doit encore être créée. En parallèle, il prendra des mesures en vue d’encourager le potentiel des travailleurs en Suisse et d’adapter, si nécessaire, l’exécution de la législation sur les étrangers. Il entend ainsi réduire la demande de main-d’œuvre étrangère supplémentaire.
Mesures contre les abus en matière d’aide sociale
La modification de la LEtr comprend des mesures destinées à améliorer l’application de l’ALCP. Concrètement, il s’agit d’éviter que des étrangers qui sont à la recherche d’un emploi en Suisse puissent y toucher des prestations d’aide sociale. Le projet de loi définit aussi les critères selon lesquels un ressortissant d’un Etat membre de l’UE ou de l’AELE perd son droit de séjour en cas de cessation des rapports de travail. Désormais, la loi contiendra également une disposition prévoyant un échange de données entre les autorités en cas de versement de prestations complémentaires.
En outre, le Conseil fédéral a adopté un message additionnel sur les dispositions de la LEtr qui portent sur l’intégration. Pour renforcer les effets de l’initiative visant à combattre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en exploitant mieux le potentiel indigène, le Conseil fédéral propose une série de mesures dans le domaine de l’asile. Afin que les personnes autorisées à demeurer en Suisse puissent accéder plus facilement à une activité lucrative, il propose de simplifier les procédures d’autorisation et de supprimer l’obligation de verser la taxe spéciale.
Extension de l’ALCP à la Croatie
Aujourd’hui, le Conseil fédéral a également adopté, à l’intention du Parlement, le message concernant l’extension de l’ALCP à la Croatie, membre de l’UE depuis le 1er juillet 2013. Désormais, la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE sera également valable pour les ressortissants croates. Le protocole III, qui en règle les modalités, a été signé aujourd’hui et soumis au Parlement pour approbation. Sa ratification, soit son entrée en vigueur juridiquement contraignante, aura lieu lorsqu’une solution compatible avec l’ALCP aura été trouvée.
La signature du protocole III et l’examen parlementaire sont importants pour deux raisons. D’une part, les conditions seront ainsi créées pour que la Croatie soit un jour traitée de la même manière que les autres Etats de l’UE. D’autre part, la signature du protocole III constitue une étape importante d’un processus devant permettre la pleine association de la Suisse au programme-cadre de recherche Horizon 2020. Si le protocole III n’était pas ratifié d’ici à février 2017, la Suisse serait considérée, à titre rétroactif à partir du 1er janvier 2017, comme un Etat tiers dans ce programme qui revêt une importance capitale pour la recherche et l’économie de notre pays. Les chercheurs suisses ne pourraient dès lors participer aux projets qu’en tant que partenaires externes, c’est-à-dire sans bénéficier d’un financement de l’UE. Cette mise à l’écart serait aussi dommageable pour la réputation de la Suisse comme place de recherche.
Effets négligeables de la crise de l’euro sur l’immigration en Suisse
Le Conseil fédéral a pris acte d’une étude consacrée aux répercussions de la crise de l’euro sur l’immigration en Suisse. Il ressort de cette analyse que la crise a surtout renforcé l’immigration en provenance de pays durement touchés par cette crise et qui étaient déjà des pays d’émigration traditionnels (Portugal, Espagne et Italie). Sont concernées en premier lieu des branches saisonnières comme le bâtiment ou l’hôtellerie et restauration, qui emploient avant tout des travailleurs peu qualifiés. Au vu de ces constatations, la promotion du potentiel indigène dans ces branches revêt une importance particulière.
Par ailleurs, le Conseil fédéral a arrêté diverses mesures supplémentaires en vue de lutter contre les abus sur le marché du travail. En particulier, un plan d’action doit permettre d’améliorer la mise en œuvre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Enfin, le Conseil fédéral a adopté le message relatif à la modification du code des obligations (prolongation des contrats-types de travail imposant des salaires minimaux).02:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 04 mars 2016
L'image du jour

14:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Danemark accosté de tous bords, tous côtés

Après avoir ouvert les frontières à des centaines de milliers d’Irakiens et de Syriens pendant la dernière décennie en Suède, on doit gérer une augmentation des problèmes sociaux et la montée de l’extrême droite. Au Danemark, on craint de vivre dans une seconde Suède, d’après Hugh Eakin du New York Review of Books.
Six réfugiés en provenance de la Syrie, du Pakistan, de l’Érythrée, du Myanmar et de l’Ouganda ont participé au spectacle de danse Uropa au Théâtre royal de la capitale Copenhague du 29 janvier au 14 février afin de raconter leur expérience au Danemark. « Si l’on est de gauche, on les voit souvent comme des victimes. Si l’on est de droite, on les voit comme des personnes qui viennent prendre nos biens. Il est intéressant de voir comment ils voient eux-mêmes leur situation », affirme le metteur en scène, Christian Lollike au quotidien danois Politiken le 21 janvier. Au départ, ils étaient dix. Les autorités danoises ont refusé l’asile à deux réfugiés, un autre a été arrêté et expulsé et le quatrième a quitté le pays.
Pour la première fois en Scandinavie, une mosquée dirigée par deux femmes va ouvrir ses portes à Copenhague. La mosquée Mariam réserve la prière du vendredi aux femmes. « Il s’agit de changer l’image de l’Islam au Danemark et de montrer qu’il existe un mouvement spirituel et progressiste », explique l’imam Sherin Khankan à Politiken du 17 février. La mosquée proposera un nouveau contrat de mariage où la femme a les mêmes droits que l’homme, lors du divorce entre autres.
Les dirigeants danois ont longtemps protégé les minorités religieuses. Pendant l’occupation nazie de l’Europe, le Danemark était le seul pays qui persécutait l’antisémitisme et qui a sauvé une grande partie de la population juive, rapporte Hugh Eakin. « 95 pour cent des juifs du pays pendant la Seconde Guerre mondiale avaient été envoyés clandestinement en Suède afin d’échapper à la persécution nazie », a affirmé le rédacteur en chef de Politiken, Bo Lidegaard dans une tribune publiée le 29 janvier par le Financial Times.
Le Danemark a également été le premier État à ratifier la convention de l’ONU sur le statut des réfugiés en 1951, a rappelé le rédacteur en chef afin de mettre en contexte la « loi des bijoux », votée le 26 janvier. La loi implique que les policiers confisquent les biens des réfugiés au-delà d’une valeur de 10 000 couronnes ( 1 908 dollars canadiens ), et allonge le délai pour le regroupement familial de une année à trois ans. « Cette loi est une alerte qui rappelle jusqu’où l’Europe pourrait dériver si nous ne sommes pas capables d’affronter ce problème ensemble », a affirmé Bo Lidegaard.
En marge
Plusieurs écrivains danois ont associé le traumatisme causé par l’invasion de leur territoire par l’Allemagne de Bismarck au 19e siècle, qui a fait plusieurs morts, à l’obsession d’affirmer son identité nationale, sa danité. La résistance de ce petit pays, qui possède le Groenland, a amené le penseur Søren Kierkegaard à développer une philosophie existentialiste en réaction à l’idéalisme allemand, en vogue sur le continent à l’époque.
« Par rapport à l’image que les Danois ont d’eux-mêmes, la tolérance est vue d’un bon œil (…) mais, une tolérance excessive est perçue comme étant naïve et contreproductive pour maintenir l’identité nationale danoise », écrit l’anthropologue danois, Peter Hervik.
Le consensus anti-immigration au Danemark s’est créé après les incidents de septembre 2001 aux États-Unis. Le parti d’extrême droite Danish People’s Party était exclu de la scène politique jusqu’aux élections de novembre 2001. L’immigration a été le thème central de la campagne électorale, comme la population musulmane a doublé dans les années 1990. Le Liberal Party a pris la décision historique de former un gouvernement avec le parti d’extrême droite.
« Ils sont durs sur les crimes, durs sur l’immigration, mais sur les politiques d’aide sociale, ils sont de centre gauche. Parfois, ils essayent même de surpasser les Social Democrats », a confié l’ex-premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen à Hugh Eakin. Le système de sécurité sociale est excellent pour les danois, mais difficile d’accès pour les nouveaux arrivants.
À partir de 2002, on a commencé à limiter le nombre de demandeurs d’asile par une série de nouvelles règles et mis fin au mariage comme moyen d’acquérir rapidement la citoyenneté, en plus de resserrer les critères pour obtenir un statut de réfugié.
Avec sa nouvelle politique étrangère, le Danemark a abandonné sa neutralité traditionnelle pour prendre part aux interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie aux côtés des troupes américaines.
L’ex-premier ministre, Anders Fogh Rasmussen, siège au poste de secrétaire général de l’OTAN.
René-Maxime Parent
14:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
« La face cachée de l’islamisation »… un nouveau livre dans nos librairies

Ce livre, attendu, n’est pas une révélation pour qui s’intéresse aux travaux du Professeur Yassine Essid [1]. Il s’inscrit, en effet, dans le droit fil de ses ouvrages portant sur la genèse de la pensée économique chez les arabes [2].
On y retrouve une grande rigueur d’analyse fondée sur une critique approfondie des sources lui permettant d’établir une chronologie argumentée et cohérente sur laquelle il construit son sujet, présenté pour l’essentiel sous la forme d’un récit très précisément articulé et déroulé selon une logique implacable.
L’auteur nous propose dans cette recherche, publiée à Paris chez les éditions de l’Aube, d’enquêter sur ce qu’il nomme la « face cachée de l’islamisation ». Dans les trois premiers chapitres de son livre, il nous présente le contexte historique dans lequel l’idée de la finance islamique a été conçue.
Née en 1973, dans la foulée du quadruplement des prix du pétrole et de l’embargo pétrolier arabe, la Banque Islamique du Développement (IDB), basée à Djeddah, posa les jalons d’un système d’entraide fondé sur des principes islamiques comme la prohibition de l’intérêt.
Deux ans plus tard, en 1975, la Dubaï Islamic Bank (DIB), la première banque universelle privée islamique, voit le jour. En 1979, apparaît également la première compagnie d’assurances islamique, Islamic Insurance Company of Soudan.
Au cours de la décennie suivante, le nombre des institutions financières islamiques et le volume de leurs actifs croissent de manière ininterrompue et ces opérateurs commencent, pour la première fois, à étendre leur activité au-delà des frontières physiques du Moyen Orient (en Asie de Sud-Est, dans un premier temps, vers l’Afrique de Nord et les pays de l’Europe occidentale par la suite).
En France, l’Institut français de finance islamique (IFFI) a été créé en 2009 et la place de Paris dispose depuis 2010 d’un cadre juridique, fiscal et réglementaire permettant la réalisation d’opérations de finance islamique et le développement des banques du même type.
Dans les deux derniers chapitres de son livre, l’auteur nous présente une lecture critique de ce nouveau type de finance. Selon le Professeur Essid, le mélange particulier entre techniques financières et éthique religieuse que représente la finance islamique suscite de nombreuses appréhensions et polémiques.
Elle est ainsi parfois considérée incompatible avec une société laïque, construite sur la séparation entre le religieux et l’État. L’auteur se propose aussi d’étudier le mythe du « bon musulman » qui ferme les yeux sur la provenance des capitaux des banques considérées comme islamiques.
Puis par le truchement de l’histoire, il pose une question capitale sur le sens des slogans utilisés par ces banques. Ainsi, la mourabaha, l’un des principaux outils utilisés par les banques islamiques pour prêter de l’argent au « bon musulman » n’est qu’un intérêt déguisé puisque la marge facturée par la banque islamique au client ressemble tant à l’intérêt que certains estiment qu’il ne s’agit que d’un habillage cosmétique pour duper le client.
Là où une banque conventionnelle aurait simplement proposé un intérêt à 5%, la banque islamique obtient le même résultat à travers un montage commercial d’achat et de revente. Ici, l’interdiction de l’intérêt dans le système financier islamique est contournée par l’usage de la commission, pratiquée à des taux souvent astronomiques.
À travers cette recherche fouillée, Yassine Essid entend dénoncer la soumission déguisée au Wahhabisme à qui on donne encore plus d’emprise sur nos sociétés modernes. Il entend dénoncer aussi les fondements de la finance islamique conçue, depuis quelques décennies, comme un élément constructif du radicalisme sociétal.
Le livre de Yassine Essid est un appel aux gardiens de l’orthodoxie pour qu’ils cessent leur manipulation basée sur l’adhésion des cœurs et des esprits des simples musulmans aux normes d’une lecture primaire, littéraliste et fondamentaliste du Coran.
Mohamed Arbi Nsiri – Historien
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- Yassine Essid, est un professeur d’histoire médiévale à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis. Ancien doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines de Sfax. Il est également président du Groupe d’études et de recherches interdisciplinaires sur la Méditerranée.
- Yassine Essid est l’auteur de plusieurs ouvrages qui portent sur la pensée économiques arabes dont :
– At-tadbir/Oikonomia : Pour une critique des origines de la pensée économique arabo-musulmane, Tunis, Édition T.S, 1993
– A Critique of the Origins of Islamic Economic Thought, Leiden-New York, Brill édition, 1995
– Dictionnaire historique de la pensée arabe et musulmane (avec Youssef Seddik), Tunis, MediaCom, 1998
12:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
A lire : "Le temps du phénix", le nouveau livre de Bruno Mégret.

Je viens de lire le nouveau livre de Bruno Mégret, "Le Temps du phénix", et je dois vous avouer que je suis assez "emballé". Dans cet ouvrage, remarquablement bien écrit, Bruno Mégret nous fait rêver. Ce qui n'est pas évident dans l'état actuel des choses.
L'auteur s'est retiré de la vie politique en 2008. Mais cela ne lui interdit pas de s'intéresser à l'avenir de notre pays. Pour lui, rien n'est encore définitivement perdu. Tout est une question de volonté.
Imaginons un instant qu'en 2017 un Président issu du "mouvement national" soit élu. Celui-ci aurait comme premier objectif de remettre la France debout... Ce qui n'est pas une mince affaire. Et la question que beaucoup peuvent légitimement se poser est de savoir quelle méthode il devra employer pour réussir cette tâche ?
A travers ce roman de "politique fiction" Bruno Mégret imagine cette situation pour le moins hypothétique et raconte comment ce Président, à la fois déterminé et attachant, finira par réaliser, non sans embuches, ce pourquoi il a été élu. Il profite aussi de cette occasion pour développer des idées qui, vous le verrez, ne sont pas aussi irréalistes que cela.
Les éternels pessimistes diront bien sûr qu'il ne s'agit là que d'un roman. Mais l'Histoire de France n'est-elle pas justement une succession de romans ?
Roland Hélie
Le Temps du phénix, Bruno Mégret, Editions Cité Liberté, 2016, 324 pages, 20 €
Pour le commander :
Vous pouvez le commander à Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris (par correspondance, ajouter 3 € de port, chèque à l'ordre de Synthèse nationale).
12:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
Strasbourg: Des inscriptions signées du GUD découvertes sur la façade d'une association

La vitrine de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) à Strasbourg a été taguée...
« Collabos » ou « Occupez-vous des SDF pas des clandestins ! ». Voilà les inscriptions signées du mouvement d’extrême-droite GUD (Groupe union défense) découvertes ce vendredi matin sur la vitrine de l' Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), dont les locaux sont situés sur la route de Schirmeck à Strasbourg.
L’ATMF est une association qui participe à la défense des travailleurs d’origine maghrébine, mais aussi des exclus et des migrants, avec ou sans papiers. L'association s’inscrit également dans la lutte contre les discriminations et les inégalités.
Alexia Ighirri
12:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
Immigration : trois généraux dénoncent « la capitulation de l’Etat »

Trois généraux, le général de corps d’armée Pierre Coursier, ancien gouverneur militaire de Lille, et les généraux Antoine Martinez et Jean du Verdier, ont adressé une lettre ce vendredi à l’Élysée, dans laquelle ils interpellent le président de la République sur sa «responsabilité» face à cette «zone de non-droit» qu’est devenue Calais.
«Vous ne pouvez pas vous dérober à vos devoirs», écrivent-ils à François Hollande.
«Le président de la République française, en vertu de l’article V de la Constitution de 1958, est “le garant de l’intégrité du territoire”. Sa responsabilité est donc engagée dès lors que des migrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais et le Calaisis.»
Les trois généraux soulignent que cette partie du territoire est «abandonnée de facto par les autorités de la République» et s’indignent de «la situation existentielle désastreuse qui est faite aux habitants de cette région» qui vivent «dans la terreur des bandes mafieuses».
Les trois généraux dénoncent également l’arrestation du général Piquemal, qui «s’est rendu pacifiquement sur place pour constater cette capitulation de l’État».
Pierre-Alain Depauw«Par une ironie blessante, il a été arrêté au nom de l’ordre public alors que les migrants illégaux demeurent libres de leurs faits et gestes pendant ce temps. Vous devez, Monsieur le Président, prendre la mesure de l’indignation que ce paradoxe provoque dans le cœur de beaucoup de Français.»
«Il convient, au lieu de s’acharner sur un soldat, fût-il général et patriote, de rétablir l’ordre public à Calais, ce qui suppose l’éradication de la “jungle” (une “jungle” peut-elle exister en République?) et le renvoi de tous les clandestins dans leurs pays d’origine.»
12:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
Migrants : Kléber Arhoul, coordinateur de l’accueil des réfugiés, tire la sonnette d’alarme !

Pour l’irremplaçable écrivain G.K. Chesterton, notre monde serait empli de « vertus chrétiennes devenues folles ». Mais ne serait-ce pas, tout simplement, notre monde qui serait devenu fou ? Ou alors notre monde dirigé par une oligarchie mondialisée qui, elle, ne perdant jamais le nord, tenterait, à défaut de nous rendre fous, d’au moins nous aveugler.
Ainsi, l’immigration de masse déferlant actuellement sur l’Europe. Au début, c’est youpi la fête ! Puis, la photo du cadavre d’un infortuné gamin échoué sur une plage, photo qui fait le tour de la planète, et aussitôt, le délire émotionnel. On ne réfléchit plus : on compatit et nous serons tous de bons samaritains. Et qui ne compatit pas se trouve, de fait, tenu pour salaud sans cœur. Puis, des hordes de gueux qui arrivent, tremblant de froid, de soif et de faim sur les côtes de notre eldorado présumé.
Des « familles entières », nous est-il assuré. Marrant, tout de même, de constater à quel point la vision de cette « famille » peut être à géométrie variable, surtout en ce jour où l’intitulé du ministère concernant le sujet éponyme se verra bientôt affublé d’un « s », histoire de ne pas froisser ces familles d’un autre genre, celle de Pierre et Paul, Pierrette et Paulette qui, vu leur livret familial, auraient sûrement quelques difficultés à s’assimiler en contrées islamo-orientales.
En effet, ces « familles », on les voit assez peu sur les photos. Marine Le Pen fut l’une des premières personnalités politiques à lever le lièvre – ou le fennec -, à peu près en même temps que l’auteur de ces lignes et ses confrères de Boulevard Voltaire. Kléber Arhoul, coordinateur national de l’accueil des réfugiés, reconnaît : « La population accueillie est très majoritairement masculine. La preuve en est que les demandes d’hébergement d’urgence concernent presque exclusivement des studios. »
Et le même de souligner la « diversité des professions » des impétrants : « Tous les migrants ne sont pas des ingénieurs en pétrochimie ou des médecins. […] Il y a des agriculteurs, des commerçants, aussi des chômeurs. » Ça tombe bien : on en manquait, en France…
Mais c’est sur les chiffres que l’histoire devient autrement plus intéressante, ces derniers venant encore contredire la puissance des images et l’inanité des propos de notre actuel personnel politique, sachant que d’un côté, on nous montre d’interminables cohortes de gueux tout en nous assurant de l’autre qu’il ne s’agit, pour la seule France, d’en prendre seulement en charge 31.000 réfugiés et d’en relocaliser 160.000. Pourtant, en 2015, Kléber Arhoul affirme que plus d’un million de migrants sont déjà entrés en Europe, tout en ajoutant : « Je pense que les flux seront de plus en plus importants. » Où est passé le reste, soit quelques centaines de milliers d’individus ? L’histoire ne le dit pas.
Ce que Kléber Arhoul ne dit pas non plus, c’est qu’il est réduit à l’état d’un médecin condamné à soigner les effets d’une maladie, s’en sans prendre aux véritables causes. La première voulant que ces pays d’Orient qui vivaient jusque-là dans une stabilité relative sont désormais la proie d’un chaos créé par les Occidentaux, ce, pour de basses raisons gazières et pétrolières.
La seconde, sûrement plus profonde, a déjà été pointée par la plume de l’essayiste Hervé Juvin. Nous voulions, à l’instar d’un Jacques Attali, une humanité nomade qui ferait son beurre en une transhumance permanente, une humanité ayant grandi hors-sol, sans racines ni attaches, une humanité ne croyant plus qu’en une croissance infinie, une richesse sans limites. C’est l’hubris, la démesure crainte par nos ancêtres grecs : la volonté d’un « toujours plus » qui n’a pas forcément les atours d’un « toujours mieux ». Nous y sommes. Et pas au mieux de notre forme, semble-t-il.
Nicolas Gauthier
12:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
Une seule civilisation ?

Selon le sociologue Raphaël Liogier, interviewé le 16 janvier par Libération, « il n’y a qu’une seule civilisation ».
Nous assisterions « au déploiement d’une civilisation globale », avec « ses tensions », certes, « ses disparités, ses conflits, des guerres hautement destructrices » mais cela n’a rien à voir avec « des guerres de civilisation ». Un grand penseur, ce philosophe.
Au CNRS, trois chercheurs ne se sont pas contentés de penser, ils ont enquêté. Auprès de 9.000 collégiens de 91 établissements des Bouches-du Rhône, de la 5e à la 3e, afin de mettre en lumière le lien qu’ils entretiennent avec « les institutions publiques et les pratiques sociales et culturelles, et les valeurs qui les tendent ». Et la partie « Athéisme, religion, laïcité » montre que, sur toutes les questions posées, entre musulmans et catholiques, c’est (si j’ose dire) un amour impossible.
Pour 83 % des élèves musulmans contre 22 % des catholiques, « la religion est importante et très importante ». En outre, 90,7 % des premiers en sont fiers, contre 49,4 % des seconds.
Plus préoccupant : 84,9 % des musulmans indiquent être fortement ou complètement d’accord avec l’affirmation « Il n’y a qu’une seule interprétation du texte sacré », contre 31,9 % chez les catholiques.
Ensuite, 71,8 % des musulmans « affirmés » (représentant 83 % de l’ensemble des musulmans) nient la théorie de l’évolution, contre 48,2 % des catholiques dits affirmés, lesquels représentent 22 % de l’ensemble. Quant aux musulmans dit « modérés », 39,5 % d’entre eux pensent que Dieu a créé les espèces vivantes, contre moins de 15 % des catholiques de la même catégorie.
Enfin, à propos de blasphème et de l’homosexualité, 91,2 % des musulmans modérés et affirmés réunis condamnent le premier, et 71,5 % estiment que les homosexuels « ne sont pas des gens comme les autres ». Contre respectivement 52,6 % et 40,3 % des catholiques du même panel.
Mieux : les catholiques affirmés sont plus tolérants envers l’homosexualité que les musulmans dit modérés…
N’en déplaise au sociologue susnommé, cette étude (résumée), sur un échantillon suffisamment grand pour être représentatif, confirme bel et bien un choc de civilisation. Elle démontre de façon éclatante l’intolérance de la religion musulmane. Elle en souligne sa vigueur et, surtout, son incompatibilité à respecter un État démocratique et laïque.
Alors, M. Liogier et tous les mabouls du multiculuralisme peuvent bien se moquer de « l’idée d’une civilisation assiégée » qui serait « plutôt caractéristique d’une Europe devenue fondamentaliste, c’est-à-dire en quête de son origine et de son hégémonie perdue ». Mais de quel côté se trouve donc le fondamentalisme quand 80,1 % des gamins musulmans âgés de 12 à 15 ans sont d’accord pour « appliquer rigoureusement tous les principes de la religion », alors que seuls 35,9 % des catholiques partagent ce point de vue ?
M. Liogier pourra continuer de se masturber intellectuellement en glosant sur la « légitime défense » à laquelle osent prétendre les peuples européens, une justification, selon lui, à la « stigmatisation de l’autre » et autres fadaises… Il n’empêche. La conclusion, à la lecture de cette enquête, est implacable : l’État nous mène tout droit à une guerre de civilisation. On s’en doutait, non ?
Caroline Artus
12:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Conseil de l’Europe estime que la France est un pays « raciste »

La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance vient de publier un rapport incroyable sur la France.
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, et à ce qu’avançait sur Challenges le journaliste Maurice Szafran, cette Commission ne dépend pas de la Commission européenne, ni même de l’Union européenne, mais du Conseil de l’Europe. Cette organisation supranationale, composée de 47 États membres, dispose d’un budget annuel d’un peu plus de 200 millions d’euros, destinés à assurer sa mission de « promotion des droits de l’homme » et de « lutte contre toutes les formes d’intolérance ».
Les « experts » du Conseil de l’Europe s’alarment de la « banalisation » des discours racistes en France. Problème : les résultats et la méthode interpellent. Thorbjørn Jagland, homme politique norvégien de gauche et secrétaire général du Conseil de l’Europe, a vertement interpellé la France : « Le discours de haine, de par sa banalisation dans la sphère publique, demeure un sujet de préoccupation. » Il a même attaqué directement les responsables politiques, les enjoignant à s’abstenir « de tenir des propos qui stigmatisent des groupes déjà vulnérables et attisent les tensions dans la société française ». Rien que ça !
Vivant en France depuis toujours, je ne reconnais pas mon pays dans le rapport du Conseil de l’Europe. Par ailleurs, je constate que le sujet du racisme anti-français, vécu par de nombreux Français, est soigneusement évité par ces « experts ». Le marxisme culturel a décrété que les Français endosseraient pour l’éternité le rôle peu enviable d’éternels oppresseurs. Les descendants des colons ne sauraient être victimes de l’intolérance des damnés de la terre, nous disent en substance les mondialistes du Conseil de l’Europe.
Quels faits sont expressément visés par la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance ? Pêle-mêle : les propos de Marine Le Pen sur les prières de rue interdites en France, la progression supposée de l’homophobie depuis les manifestations pour tous, les « discriminations » faites aux mères voilées accompagnantes lors des sorties scolaires… La Commission estime, en outre, que la France a « une conception restrictive de la laïcité » qui peut entraîner des décisions « perçues comme sources de discrimination ». Les fameux experts saluent, en revanche, les efforts des autorités pour « endiguer le phénomène » des discours de haine sur Internet et les réseaux sociaux… Les visées liberticides de la Commission ne seront pas un mystère pour qui sait lire entre les lignes.
Le concept contestable d’ « islamophobie » traverse le rapport de part en part. La laïcité serait-elle donc « islamophobe » ? Les débats autour de l’islam seraient-ils automatiquement « islamophobes » ? L’interdiction du port du voile islamique dans les institutions publiques serait aussi « islamophobe » ? La Commission relève l’augmentation du nombre d’actes antisémites, mais ose-t-elle dire que cette augmentation résulte aussi de l’antisémitisme des quartiers, de l’antisémitisme de nature « islamo-racaille » ? Non, pas une seule fois !
Ce rapport hypocrite est une attaque masquée contre nos lois, nos mœurs et la façon de vivre à la française. La Commission contre le racisme et l’intolérance n’est qu’un organisme de promotion du multiculturalisme et du communautarisme. Les organisations supranationales deviennent des ennemies des nations, des identités et des cultures. Surtout les cultures européennes, ce qui est assez paradoxal pour une institution nommée « Conseil de l’Europe ».
Gabriel Robin
12:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
Me Gabriel Versini : « Le risque, c’est la radicalité religieuse qui risque de gangréner nos institutions ».
Jeudi, le policier Sébastien Jallamion était jugé une nouvelle fois pour incitation à la haine, à la violence et à la discrimination en raison de l’appartenance à la religion musulmane. Sur une page Facebook, il avait posté des photos et des commentaires à la suite de la décapitation par des islamistes d’Hervé Gourdel en Algérie. Il avait été dénoncé par un collègue de travail.
Son avocat, Maître Versini, répond aux questions de Charlotte d’Ornellas.
12:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Suède, une loi destinée à répartir l’immigration dans l’ensemble du pays

Une nouvelle loi entrée en vigueur le 1er mars exige légalement que toutes les communes du pays prennent des immigrants.
Cette nouvelle loi signifie qu’il serait illégal que des communes rejettent l’immigration.
L’Agence Suédoise des Migrations avaient précédemment laissé entendre qu’elle voulait envoyer vivre les immigrés dans les zones peuplées de suédois de souche, plutôt que dans celles déjà dotées de larges populations immigrées.
Cette loi était en projet depuis la fin 2014. L’objectif de cette loi est de s’assurer qu’aucune zone suédoise n’échapperait à la « diversité » en contrôlant le flux des immigrés vers certaines zones.
La Suède a une crise du logement (à cause de l’immigration de masse), et beaucoup de zones n’ont pas assez de maison pour les immigrants.
Pour contourner ce « problème », le gouvernement suédois est prêt à payer aux propriétaires beaucoup d’argent s’ils convertissent leurs propriétés en « hébergement pour réfugiés » (…)
11:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
Libre circulation: accord entre la Suisse et la Croatie

Le Conseil fédéral avait bloqué le texte après l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse, déclenchant des mesures de rétorsion.
La Suisse et la Croatie signent vendredi matin à Bruxelles l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes.
Le Conseil fédéral avait bloqué le texte après l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse, déclenchant des mesures de rétorsion.
Après la votation du 9 février 2014, le gouvernement estimait que la votation ne lui permettait plus de signer le protocole prévu avec Zagreb. L'UE avait réagi en suspendant la participation de la Suisse au programme européen de recherche Horizon 2020 et au programme européen d'échange d'étudiants Erasmus .
Le Conseil fédéral a débloqué les choses en annonçant qu'il respecterait la libre circulation même sans accord et verserait les 45 millions d'aide prévues à la Croatie. La Suisse a ainsi pu être partiellement réassociée aux programmes européens jusqu'à fin 2016.
Signé vendredi à Bruxelles par le secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker, l'accord doit être ratifié par le Parlement pour aboutir à la pleine réintégration helvétique aux programmes européens.
Dans le camp du Parlement
Mais encore faut-il que la solution retenue par le Parlement pour appliquer l'initiative contre l'immigration soit acceptable pour l'UE. Les Chambres fédérales devraient recevoir ce vendredi les propositions du gouvernement à ce sujet. Le National a déjà annoncé qu'il traiterait le volet croate lors de sa prochaine session spéciale, fin avril.
L'UDC s'y opposera au Parlement, mais ne lancera pas le référendum, a annoncé le président de l'UDC Toni Brunner sur les ondes de la RSR. Le parti avait combattu les précédentes extensions, mais il veut concentrer ses forces sur l'essentiel à ses yeux: l'application du nouvel article constitutionnel pour limiter l'immigration et l'accord sur la collaboration institutionnelle avec l'UE. «La Croatie est une bataille secondaire.»
L'enjeu du dossier européen chiffre en milliards de francs du côté de la recherche. Faute de solution solution définitive, la Suisse participera comme Etat tiers à l'ensemble du programme Horizon 2020. Cette situation a prévalu entre 1987 et 2003.
L'association partielle actuelle permet aux institutions suisses de participer aux projets, mais sans recevoir de financement européen. Du coup, la participation aux programmes de recherche 2014-2020 a a été divisée presque par deux par rapport à 2007-2013 et le nombre de projets coordonnés par la Suisse est en nette diminution.
11:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Mosquée de Tulle : le lieu de culte pourrait recevoir un nouveau soutien pour s’installer à Souilhac
La solution pourrait s'appeler UMF. L'Union des mosquées de France, à laquelle adhère l'association des musulmans de Tulle (AMT), pourrait aider cette dernière à acheter le bâtiment qui devrait accueillir le lieu de prière. « Nous avons récemment rencontré son président, Mohammed Moussaoui, qui a souhaité connaître notre projet suite à une demande que nous avions déposée en juillet dernier » explique Mimoun Akkaoui, président de l'AMT. « L'UMF tient une assemblée générale le 13 mars. S'ils nous apportent leur soutien, nous pourrons ainsi financer la totalité du projet (une transaction de 350.000 €) et déménager courant 2016 dans le bâtiment des Assedic. Avec toujours les mêmes principes : le vivre-ensemble et des portes ouvertes au public tulliste ». Un soutien à la fois financier et moral qui serait précieux pour les quelque 200 adhérents que compte l'AMT. Il faut dire que depuis plus d'un an, entre fausses rumeurs, refus de permis de construire, réunions publiques animées, acte malveillant et pétitions « pro » et « anti » diverses, le projet d'une nouvelle mosquée tulliste a connu bien des déboires. L'actuel lieu de culte musulman, jugé trop exigu et situé dans une zone dangereuse sur la route de Poissac, devait déménager dans un ancien local industriel aux Fontaines, sur la route de Naves. Une idée qui avait suscité des polémiques disproportionnées. Par souci de transparence, un débat ouvert au public avait été organisé et avait clos le premier volet de cette « saga » : le maire, Bernard Combes, avait à cette occasion annoncé le refus de permis de construire pour des raisons d'urbanisme et d'apaisement du voisinage. « La nécessité d'avoir un lieu de culte digne » Mais l'envie et la nécessité du vivre-ensemble a ensuite conduit vers une autre solution : installer le lieu de prière dans le bâtiment des Assedic, rue Pauphile, dans le quartier de souilhac. Même si des tensions sont, peut-être toujours présentes (certains craignent une « remise en cause de l'équilibre social du quartier déjà fragile »), Mimoun Akkaoui tient à rappeler l'importance de cette démarche : « C'est une nécessité d'avoir un lieu de culte digne. De plus, une des priorités de notre prophète est le respect du voisinage, c'est donc quelque chose qui nous tient à cœur. En tant que membres de l'association, nous veillerons aussi au stationnement : nous vérifierons que tout le monde soit garé correctement lors des venues au lieu de prière ». Mohammed Moussaoui, membre du conseil Français du culte musulman depuis 2003, est donc venu récemment à la rencontre des musulmans tullistes. « L'UMF est un réseau fédérateur de près de 650 mosquées » a précisé Mimoun Akkaoui. Cette organisation a pour mission, entre autres, de veiller au bon fonctionnement des instances représentatives du culte musulman, de favoriser le partage d'informations entre mosquées et la formation des imams.
11:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
Crèche de Beaucaire : la LDH cite le maire au tribunal administratif…

Révélée aujourd’hui par nos confrères et amis du Salon Beige, ce communiqué du 2 mars de Julien Sanchez, maire de Beaucaire, traîné devant le Tribunal administratif de Nîmes par la Ligue des droits de l’homme (LDH) pour la crèche provençale installée en mairie pour Noël 2015. Le maire avait déjà été attaqué en décembre 2014 pour le même fait anodin, mais il n’avait pas calé . Je vous invite à manifester votre soutien à ce maire courageux et défenseur du patrimoine provençal en adressant votre courriel de sympathie ici : com@beaucaire.fr
Daniel Hamiche
11:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
Une deuxième mosquée en projet à Bagatelle

C'est un espace encore vert et seulement utilisé par quelques promeneurs avec leurs chiens, entre rocade et rue du Lot. La place de la Réunion se greffe sur la tortueuse rue du Cher. Sur ce terrain encore vide, il y avait autrefois une barre d'immeubles, détruite pour la réhabilitation du quartier à la grande satisfaction des habitants. Ce morceau de Bagatelle est en effet ouvert sur la Cépière, avec de nouveaux immeubles et habitants, une transformation destinée à favoriser mixité sociale, avec à la fois des copropriétaires et des locataires HLM.
Un panneau au milieu de la place annonce la construction sur ce terrain de 3 892 m2 de superficie d'une mosquée de 14 m de haut sur 1 296 m2 de plancher. Le permis de construire en date du 26 janvier 2016 a pour bénéficiaire l'association Al Rahma, qui s'occupe actuellement de la mosquée de la Faourette depuis 29 ans. Un lieu de prière exigu, 350 m2 au 59, rue de la Faourette pour 900 fidèles le vendredi, et 1 200 fidèles revendiqués au total. Un premier projet pour une mosquée mieux dimensionnée avait été validé par l'équipe municipale précédente rue Jules Amilhau, retoqué par la municipalité actuelle car jugé trop enclavé et trop proche du marché du vendredi ce qui faisait craindre des problèmes de circulation et de stationnement.
«Le terrain de la place de la réunion présente l'avantage d'être plus vaste et moins enclavé, avec possibilité de stationnement sur le terrain même, autour de la mosquée future», indique Daniel Rougé, adjoint au maire en charge de la laïcité et des cultes. «Le terrain a été cédé par la mairie à l'association au prix des Domaines, le permis de construire est en cours d'instruction, une délibération doit être présentée au prochain conseil municipal, le 18 mars. L'accès sera possible depuis la Faourette grâce au bus 3, l'arrêt «Cher» étant à 150 m à pied». Dans le voisinage, certains se sont inquiétés de l'apparition de ce panneau, évoquant un projet précédent de jardins partagés ou craignant pour la circulation, le calme et la mixité sociale et culturelle du secteur, fort appréciés. «La place doit avoir une mixité d'usage, il n'y aura pas que la mosquée», note Daniel Rougé.
On notera que cette future mosquée constituerait un deuxième lieu de culte musulman dans le quartier de Bagatelle, puisqu'il existe depuis 5 ans une salle de prières dite «mosquée du Repentir», située dans une maison et un garage donnant à la fois chemin de Bagatelle et rue du Vivarais. Celle-ci, liée à l'association CTSM, a été agrandie en 2012 et revendique 400 fidèles le vendredi. «Les conditions d'accueil et de sécurité n'y sont pas idéales pour les fidèles», relève Daniel Rougé, qui estime que ce lieu «n'a pas le caractère officiel de la mosquée de la Faourette».
11:38 | Lien permanent | Commentaires (0)






