jeudi, 21 juillet 2016
Opération Sentinelle, une nouvelle ligne Maginot…
Déjà, par deux fois [1],[2], j’exprimais dans ces lignes mon doute sur l’efficacité d’un déploiement spectaculaire de militaires sur le territoire national pour prévenir des actes terroristes. Je n’étais pas et suis encore moins le seul à douter de l’effet dissuasif et, plus encore, répressif de ce dispositif.
Plus d’un an après, l’opération Sentinelle est toujours en place et désormais prolongée jusqu’en 2017, qui mobilise des soldats et diminue progressivement mais assurément la capacité de réponse et d’engagement des forces pour des opérations militaires « classiques », c’est-à-dire pour la guerre que savent faire nos armées. Si les chefs en activité contiennent leurs réserves, des généraux en retraite font connaître plus explicitement leurs critiques sur le sujet. À ces remarques négatives, les autorités gouvernementales peuvent rétorquer que les patrouilles bien visibles ont dissuadé des candidats terroristes, ou que certains attentats ont été déjoués grâce à cette permanence. Nul n’a les éléments pour confirmer ou contester de telles affirmations. Et ne comptons pas sur Daech pour revendiquer des attentats qui auraient échoué…
Le massacre de Nice n’a pu être prévenu par une présence militaire. D’ailleurs, cette nouvelle ligne Maginot est très inégalement – injustement ? – répartie sur le territoire national. La « créativité » des djihadistes ou assimilés est sans limite et la sidération qui a succédé à cet attentat l’atteste. Comme si les combattants perdaient le sens de la chevalerie en oubliant les nobles armes de la guerre ! Et aussi les conventions de Genève, tant qu’on y est ?
Cette guerre est sale, immonde et n’est pas terminée. Ce n’est pas moi qui le prédis, mais le Premier ministre lui-même. Je ne sais pas si les PC de contre-terrorisme cogitent sur tous les moyens de faire des morts de façon spectaculaire. Pour ma part, j’en imagine quelques-uns que je tairai pour ne pas être accusé d’incitateur ou de complice, et en particulier certains dont je m’étonne déjà qu’ils n’aient pas été déjà explorés.
Un article récent du Monde International indique le cycle désormais binaire d’emploi des unités militaires qui mobilise davantage les effectifs sur le « théâtre hexagonal » que pour les opérations extérieures, et supprime les nécessaires entraînements, pour ne pas dire permissions et vie de famille. À ce rythme, il est fort douteux que cette « drôle de guerre » fasse de la France un vainqueur…
Cependant, on ne manque pas de nous indiquer, après chaque nouvelle attaque, que nos forces aériennes redoublent de frappes en signe de représailles. D’ailleurs, et une fois encore, le porte-avions qui devait connaître une longue période de pause technique va repartir au front, ordre ultime du Président ! Doit-on attendre de l’ennemi la montée en puissance pour lui répondre de même sur son propre terrain ?
Et si, définitivement, nous prenions l’initiative en déployant assez de bombardiers, d’hélicoptères d’attaque, d’unités spéciales et autres moyens offensifs pour réduire enfin l’espace de Daech à un camp de concentration ? Quitte à délester Sentinelle…
Henri Gizardin
16:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
Où commence et où finit la « sûreté de l’État » ?
Surenchère électoraliste oblige, on entend depuis le 14 juillet et l’attentat qui a terrassé la ville de Nice un déferlement d’inepties sécuritaires. La palme d’or revient sans conteste à Henri Guaino, qui souhaite armer les policiers de lance-roquettes, « une arme légère qui se porte à l’épaule ». Ben oui, et pourquoi pas, aussi, poser des mines autour des lieux de rassemblement ?
Dans ce contexte, les « fichés S » (pour « sûreté de l’État ») sont aussi l’objet de tous les fantasmes. Passons sur le fait que les fiches en question ne concernent pas seulement (loin s’en faut) des personnes en lien ou supposées en lien avec la mouvance islamiste (seulement 10.500 individus sur les 20.000 fichés en France) ; passons également sur le fait que le dénommé Mohamed Lahouaiej Bouhlel n’était pas fiché ; passons enfin sur le fait que des individus entrant dans toutes les cases sont passés à travers les mailles lâches du filet et regardons ce qui, en l’état actuel de notre déconfiture, est faisable ou ne l’est pas.
Nicolas Sarkozy, qui se rêve en « sauveur de la France – le retour », suggère ainsi que les fichés S « qui présentent des risques de radicalisation devraient porter un bracelet électronique, être assignés à résidence ou mis en centre de rétention ». Question : c’est quoi, « présenter des risques de radicalisation » ? Et à quel titre, sur quel fondement juridique, arrêterait-on ces personnes-là ? Mais peut-être M. Sarkozy a-t-il trop rêvé de Minority Report, peut-être se prend-il pour le chef de la « Précrime », ce service qui combat le crime grâce aux extra-lucides qui le prévoient avant qu’il n’arrive ?
Je ne sais pas, vous, mais imaginer que Nicolas Sarkozy revenu à la tête du pays envisage de s’affranchir de l’arsenal juridique existant n’est pas de nature à me rassurer. D’autant que le fichage en question, comme le soulignait Manuel Valls au lendemain des attentats de novembre, concerne, au-delà des apparentés à la mouvance islamiste, « le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), la ligue liée à des mouvements tamouls, la branche militaire du Hezbollah, des militants violents liés à l’ultra-droite ou à l’ultra-gauche, des hooligans, etc. » Ça fait du monde, et éventuellement du monde qui, politiquement, dérange.
Un incident survenu début juin sur l’île de La Réunion donne un aperçu de ce qui pourrait nous arriver. Un vol Corsair en partance pour Paris a été retardé de deux heures après que deux individus en eurent été débarqués. « L’un, ressortissant algérien habitant dans l’ouest de l’île, devait se rendre dans son pays pour raison familiale et le second, originaire du Moyen-Orient, voulait aller en métropole », rapporte Le Figaro. Coïncidence fâcheuse, bien que ces deux personnes n’aient aucun lien entre elles, et bien que leur niveau de signalement dans le fichier S « n’implique pas une interdiction de voyager ou de sortir du territoire », le commandant de bord, seul maître à bord justement, leur a interdit l’accès de son avion. Confirmation d’un avocat spécialiste du droit aérien : le commandant de bord « a tous les droits en matière de débarquement. Étant en charge de la sécurité dans son appareil, il décide de débarquer avant ou pendant le vol les personnes qu’il juge dangereuses selon le principe de précaution. »
Qu’avaient-ils fait ? Pourquoi étaient-ils fichés ? Mystère. Reste la remarque du juriste : « La grande question est désormais de savoir comment le commandant de bord a été tenu au courant de leurs fiches S, et si cela peut constituer un précédent. »
D’aucuns en seront rassurés… ou bien se demanderont si leurs idées assez peu « conformistes » ne risquent pas de leur valoir, un jour, pareille mésaventure.
Marie Delarue
15:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’état d’urgence prolongé pour six mois par l’Assemblée nationale
Et de quatre. Dans la nuit de mardi 19 à mercredi 20 juillet, les députés ont donné leur feu vert à une nouvelle prorogation de l’état d’urgence au terme d’un débat houleux dans l’hémicycle, bien loin de l’ambiance consensuelle des premières fois. A 4 h 53, et à 489 voix contre 26 et 4 abstentions, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi du gouvernement en étendant la durée de prolongation de cet état exceptionnel de trois à six mois, soit jusqu’à la fin du mois de janvier 2017.
Si la quasi-totalité des députés de droite présents ont voté en faveur du texte, beaucoup ont profité de la tribune pour reprocher au gouvernement de « jouer petit bras » en matière de lutte contre le terrorisme, comme Charles de La Verpillière (Les Républicains, Ain). Au micro, les cadres de la droite se sont succédé sans faire le moindre cadeau à la majorité. « Vous n’avez pas réussi à protéger les Français, ce n’est pas un procès personnel, mais un constat », a lancé Eric Ciotti à Manuel Valls, estimant que « le contrat social est rompu » et que « la confiance envers ceux qui nous dirigent est irréversiblement brisée ». Pour le député LR des Alpes-Maritimes, « c’est la guerre civile ou l’aventure extrémiste qui nous guette ».
Tantôt remplacé par le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, tantôt par le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, dans cette séance de sept heures et trente minutes, sans interruption, le premier ministre a tenu à répondre à certaines attaques. Notamment celles de Laurent Wauquiez (LR, Haute-Loire), qui a accusé la majorité d’« invoquer les libertés personnelles des terroristes » et de faire preuve de « lâcheté face au communautarisme ». Propos « inadmissibles » d’un élu « opportuniste », lui a rétorqué Manuel Valls : « Votre stratégie, que je ne compare pas à la droite républicaine, vous emportera. »
Surenchère sécuritaire
Outre l’extension à six mois de la durée de prorogation, une poignée de propositions de l’opposition ont toutefois été reprises. Le rapporteur, Pascal Popelin (Parti socialiste, Seine-Saint-Denis), a ainsi rejoint le président du groupe de droite Christian Jacob (Seine-et-Marne) pour autoriser, pendant l’état d’urgence, lors des contrôles d’identité, la fouille des bagages et des véhicules sans instruction du procureur de la République si le propriétaire ne donne pas son accord.
Un amendement d’Eric Ciotti, ayant pour objectif de « supprimer, en matière de terrorisme, toute automaticité de réduction de peines », a également été adopté. Mais, dans l’ensemble, la grosse offensive de surenchère sécuritaire de la droite, emmenée principalement par le député niçois, a été endiguée.
Les mesures pour autoriser la fermeture administrative de certains lieux de culte ou interdire leur financement par des fonds étrangers n’ont pas rencontré de consensus, tout comme les propositions d’assigner à résidence ou de placer sous surveillance électronique les personnes fichées « S » et celles visant à faciliter les expulsions des étrangers soupçonnés ou condamnés pour terrorisme.
Dans l’après-midi, déjà, lors du débat en commission des lois, Eric Ciotti avait donné le ton en attaquant les élus de la majorité, coupables, selon lui, de vouloir laisser en liberté les personnes radicalisées sur le territoire. Des propos qui avaient piqué au vif le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (Val-de-Marne) et conduit les deux hommes à se hurler littéralement dessus, jusqu’à ce que le président de la commission, Dominique Raimbourg (PS, Loire-Atlantique), crie plus fort qu’eux – « Oh ! Ici, c’est moi qui préside ! » – et que M. Ciotti et d’autres élus de droite quittent la salle.
Après un débat hâtif et animé en commission, l’examen en séance publique, dans un hémicycle aux trois quarts plein, n’a pas été plus apaisé. Pas une des prises de parole n’a été émaillée de contestation et de chahut, qu’elle soit de droite ou de gauche, comme lorsque le socialiste Sébastien Pietrasanta (Hauts-de-Seine) a estimé que, pour la droite, « la course à la primaire ne justifi [ait] pas cette indécence ».
Même ambiance lorsque Manuel Valls a tenu, en ouverture des débats, un discours aux accents churchilliens, promettant à maintes reprises de « dire la vérité » : « Il y aura d’autres attentats et il y aura d’autres innocents tués. Nous devons non pas nous habituer mais apprendre à vivre avec cette menace », a expliqué le premier ministre, avant de s’en prendre à ceux qui ont tenu des « propos honteux insinuant que tout cela aurait pu être évité » : « Si quelqu’un dans cet hémicycle a les moyens d’arrêter le terrorisme en quelques jours, quelques semaines, quelques mois, qu’il le dise ! Il ferait mieux de dire la vérité aux Français ! »
« Etat d’exception au bénéfice du doute »
Au-delà de la droite, des doutes sont venus de presque tous les camps. Au centre, le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde s’est questionné sur la sortie de l’état d’urgence, lorsque la campagne présidentielle battra son plein. « Vous nous demandez une prorogation de cet état d’exception au bénéfice du doute », a fait valoir l’élu de Seine-Saint-Denis, qui n’était pas présent au moment du vote final.
De son côté, le président des députés du Front de gauche, André Chassaigne (Puy-de-Dôme), a bien voté « contre », comme la plupart de ses collègues, refusant de « proroger indéfiniment des mesures d’exception qui ne se révèlent pas plus efficaces que le droit commun ». Chez les écologistes non-inscrits, s’il n’y a guère qu’Isabelle Attard (Calvados) qui s’est exprimée pour s’opposer au texte, tous les autres ont, comme elle, voté « contre » à la fin.
Une opposition bien maigre qui n’empêchera pas, finalement, la reconduction de l’état d’urgence. Reste à savoir à quel rythme et sous quelles conditions : les députés ont d’ores et déjà fait attention à ne rien adopter qui pourrait trop fâcher le Sénat. Mais les sénateurs qui examineront et voteront le texte dès mercredi 20 juillet ne manqueront pas de le modifier à leur tour pour y apporter leur marque. Au mieux, le projet de loi pourrait alors être définitivement adopté dans la soirée, lors de la commission mixte paritaire qui réunira sept députés et sept sénateurs pour trouver un accord.
Plus de 200 djihadistes sont rentrés en France
Lors de son discours devant l’Assemblée nationale, mardi, le premier ministre a indiqué que 187 djihadistes partis de France avaient été tués en Syrie et en Irak, soit une quinzaine de plus qu’il y a deux mois. 680 adultes y sont toujours présents : un tiers sont des femmes. Il y a, par ailleurs, 420 mineurs, dont 18 combattants. 179 individus sont en transit dans un pays tiers pour rejoindre la zone ou en revenir, et 203 sont revenus sur le territoire français.
Dans le cadre de l’état d’urgence, 77 personnes sont toujours concernées par les assignations à résidence. Quant aux 3 594 perquisitions administratives menées jusqu’au 25 mai, elles ont permis l’ouverture de près de 600 procédures judiciaires et la saisie de 756 armes, dont 75 armes de guerre. Plus de 950 personnes font aujourd’hui l’objet d’investigations de la part de la juridiction antiterroriste. Enfin, depuis le rétablissement des contrôles aux frontières, le 13 novembre dernier, 48 millions de personnes ont été contrôlées ; 28 000 individus ont été empêchés d’entrer sur le territoire.
Hélène Bekmezian
15:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
La droite européenne s'invite à la convention républicaine
Le leader néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders s'est rendu à Cleveland, en Ohio, pour manifester son appui au milliardaire américain Donald Trump, dont la candidature à l'investiture républicaine devrait être officialisée, jeudi. L'ancien chef du Parti indépendantiste britannique, Nigel Farage, qui a milité en faveur du Brexit lors de la campagne référendaire de juin dernier, est également attendu à la convention et devrait y passer la semaine. (Avec AFP)
15:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le mouvement islamophobe Pegida va créer un parti politique
Le mouvement islamophobe et anti-immigrés allemand Pegida, fer de lance de la protestation contre les réfugiés depuis un an, a annoncé lundi vouloir créer un parti politique. Le groupe ne fera pas concurrence à la droite populiste de l'AfD.
Le futur parti doit s'appeler "Parti populaire pour la liberté et la démocratie directe" (FDDV), a annoncé le chef du mouvement, Lutz Bachmann. Il s'exprimait lors du traditionnel rassemblement organisé par son mouvement dans le centre de Dresde (est) et a indiqué qu'il n'en briguait pas la direction.
Il a justifié la démarche en affirmant que l'association à l'origine de Pegida était menacée d'interdiction par les pouvoirs publics, de plus inquiets de ses dérives extrémistes. M. Bachmann a toutefois assuré que le nouveau parti ne ferait pas d'ombre à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti de droite populiste, flirtant avec l'extrême droite, qui a connu un essor spectaculaire depuis plusieurs mois.
"Nous soutiendrons l'AfD lors des prochaines élections législatives (prévues à l'automne 2017, ndlr) et ne présenterons de candidats que dans un nombre limité de circonscriptions", a-t-il assuré.
Il a affirmé que les relations avec l'AfD étaient bonnes dans la plupart des régions du pays, où le parti de droite populiste a compris que "c'est seulement ensemble" avec Pegida que le succès est garanti. M. Bachmann entend, quant à lui, continuer à s'occuper de Pegida.
Incitation à la haine
Les "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident" (Pegida) ont lancé leur mouvement à l'automne 2014, par des manifestations anti-immigrés hebdomadaires dans leur fief de Dresde. Mouvement clairement ancré à l'extrême droite, il fait l'objet de plusieurs enquêtes judiciaires pour incitation à la haine.
Il n'a toutefois jamais vraiment réussi à remplir son objectif d'essaimer dans toute l'Allemagne, restant populaire seulement dans l'est du pays. Les responsables de l'AfD sont divisés entre ceux qui assument la proximité avec Pegida et ceux qui veulent s'en dissocier.
15:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
Toulouse, Paris, Bruxelles, Nice : 100 % des terroristes sont issus de l’immigration
Suite à l'odieux attentat de Nice, des militants du Renouveau français ont décidé d'aller à la rencontre des automobilistes ( nombreux à cette époque de l'année), pour leur rappeler une vérité occultée par les médias dominants, à savoir le lien ténu entre immigration et terrorisme.
15:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’état d’urgence sera prolongé mais la polémique demeure
Après l’attentat de Nice, les polémiques ont pris une telle ampleur au sein de la classe politique française que la majorité socialiste et l’opposition de droite tentent aujourd’hui de calmer, un peu, le jeu. D’autant plus que deux événements survenus hier ont encore alourdi l’atmosphère: dans les Hautes-Alpes, un ressortissant marocain a blessé à coups de couteau une femme et ses trois filles en leur reprochant leur tenue; près de Paris, la police a interpellé un homme qui possédait à son domicile des explosifs et un drapeau du groupe Etat islamique
L’occasion de diminuer l’intensité des feux de bouche est offerte aux élus par la proposition gouvernementale de prolonger l’état d’urgence. Les débats ont commencé cette nuit à l’Assemblée nationale et aujourd’hui au Sénat. Cela dit, l’exercice se révèle difficile, surtout pour la droite et le parti Les Républicains (LR), qui veulent profiter de la faiblesse du gouvernement, tout en reprenant une posture plus responsable.
Compte tenu des circonstances, il leur est impossible de refuser de prolonger l’état d’urgence proposé par les socialistes. D’autant plus que ces derniers l’ont rendu plus répressif. De son côté, le gouvernement de Manuel Valls cherche à obtenir le vote le plus large possible pour essayer, autant que faire se peut, de redorer son blason. Dès lors, les parlementaires de droite ont décidé de voter en faveur de la prolongation mais en énumérant dix conditions. Nombre d’entre elles sont acceptables pour le gouvernement et les élus socialistes: en premier lieu, l’allongement à six mois, au lieu de trois, de la prorogation de l’état d’urgence. De même, la gauche n’aura guère de peine à accepter la formation – réclamée par la droite – d’une commission d’enquête parlementaire sur l’attentat de Nice, dans la mesure où ces investigations peuvent aussi mettre en cause les autorités locales qui sont de l’autre bord politique. Les saisies informatiques, demandées par Les Républicains, font déjà partie des propositions du gouvernement, qui en améliorera le contenu juridique pour échapper à la sanction du Conseil constitutionnel. L’augmentation du nombre de centres de déradicalisation est aussi susceptible de faire consensus.
En revanche, deux autres propositions avancées par la droite et fortement soulignées par Nicolas Sarkozy risquent fort d’être refusées par la gauche car, selon elle, la France dépasserait alors les bornes de l’Etat de droit. La première, c’est la rétention de sûreté ou l’assignation à résidence sous bracelet électronique de personnes liées, sans être condamnées, à un groupe terroriste. La seconde consiste en la création d’un «délit de séjour» pour les personnes s’étant rendu, sans forcément combattre, dans une zone de conflit (en d’autres termes, sur les territoires occupés par le? groupe Etat islamique). Dès lors, la droite sera en mesure de voter la prolongation de l’état d’urgence, tout en apparaissant comme plus intransigeante que la gauche.
L’état d’urgence – qui n’a guère prouvé son efficacité – est surtout un moyen pour la gauche de reprendre la main. Et pour la droite, de se donner l’apparence de la fermeté responsable. Le jeu des postures n’est donc pas terminé. La campagne présidentielle de 2017 continuera à parasiter le débat sur la lutte antiterroriste.
Plus d’un tiers des victimes étaient musulmanes
Tragique ironie: parmi les 84 morts de l’attentat de Nice figuraient 30 musulmans. Plus d’une victime sur trois était de confession islamique, a en effet annoncé le recteur de la Grande Mosquée de la ville, Otmane Aïssaoui, qui s’est mobilisé pour porter assistance aux familles.
Fatima Charrihi, 62 ans, originaire du Maroc, fut d’ailleurs la toute première victime tuée par le 19 tonnes que conduisait Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. «Elle était une fidèle de ma mosquée. Je connais ses sept enfants, tous adultes aujourd’hui», a raconté Otmane Aïssaoui au quotidien La Croix. Président de l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes (Umam), l’imam de Nice décrit une femme très pieuse et portant le voile, qui comptait parmi ses amis des personnes de toutes les confessions et avait transmis aux siens les valeurs de respect et de tolérance.
Arrivée à Nice à l’âge de 20 ans pour rejoindre son époux, maçon, «elle pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Pas celui des terroristes», confiait son fils Hamza, 28 ans, à l’hebdomadaire L’Express à peine quelques heures après sa mort. Une «maman extraordinaire», a-t-il ajouté dans les colonnes de Nice-Matin.
Parmi ces musulmans morts le 14 juillet, il y avait aussi par exemple Mehdi, un Niçois de 12 ans, fils d’un arbitre de football et dont la sœur jumelle est dans le coma. Ou encore Kylian, 4 ans, petit Tunisien venu de Lyon avec sa maman, Olfa, 31 ans.
Les corps d’une vingtaine de Tunisiens vont devoir être rapatriés, a expliqué Otmane Aïssaoui à La Croix. Ce sera possible après la toilette mortuaire rituelle et la cérémonie prévue ce jeudi à la Grande Mosquée Ar-Rahma (la Miséricorde), qui se déroulera en présence des élus locaux.
En attendant, le recteur de la mosquée, accompagné de l’imam Boubekeur Bekri, accueille les familles endeuillées dans la chapelle ardente improvisée à l’Acropolis, le Palais des Congrès situé à deux pas de la promenade des Anglais.
Un soutien d’autant plus nécessaire que la parole raciste semble soudain libérée à Nice. Nombre d’insultes islamophobes sont lancées sur les quais comme sur les réseaux sociaux. Au siège du Front national, on assure assister à un «boom d’adhésions».
15:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
« Je vais vous égorger avec ce couteau » fanfaronnait le « migrant » afghan accueilli par l’Allemagne (Vidéo)
Dans une vidéo diffusée par l’Etat islamique, le jeune afghan, qui a poignardé et égorgé cinq personnes, dont quatre grièvement dans un train circulant en Bavière, demande « priez pour moi, pour que je puisse nous venger des infidèles ». Le djihadiste logé dans une famille d’accueil dans la ville de Ochsenfurt, reprochait aux armées européennes de s’attaquer à l’Etat Islamique. Il a été neutralisé par la police allemande.
14:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'état d'urgence prolongé jusqu'à début 2017?
L'état d'urgence devrait être maintenu au-delà des trois mois prévus dans le projet de loi de l'exécutif.
Pour la quatrième fois depuis novembre 2015 et cinq jours après l'attentat de Nice, l'Assemblée nationale est appelée à voter mardi une prolongation de l'état d'urgence, au moins jusqu'au 26 octobre mais le débat risque d'être tendu avec une droite accusatrice de l'exécutif.
La France passerait ainsi plus de onze mois sous ce régime d'exception, né pendant la guerre d'Algérie, en vertu du projet de loi qui sera soumis mardi au Conseil des ministres, puis à la commission des Lois, avant un examen nocturne dans l'hémicycle.
Le gouvernement propose une prorogation de trois mois, «mais le débat sur la durée de l'état d'urgence aura lieu au Parlement», a souligné le Premier ministre après une réunion avec les responsables parlementaires.
Des sources parlementaires et gouvernementales ont indiqué à l'AFP que l'état d'urgence devrait être finalement prolongé jusqu'à début 2017.
C'est ce que souhaite la droite, majoritaire au Sénat, qui se saisira mercredi du texte et prévoit de durcir son arsenal de mesures.
A certaines conditions
Le parti Les Républicains estime qu'une prorogation de six mois est un «minimum» et qu'elle pourrait aller «au-delà, pour prendre en compte les échéances (électorales) de l'année 2017».
Les élus LR voteront la prolongation, mais à certaines conditions, comme des pouvoirs accrus aux préfets, a décidé lundi soir le bureau politique, demandant aussi une commission d'enquête parlementaire sur l'attentat de Nice.
Décrété par le chef de l'État après les attentats de Paris et Saint-Denis (130 morts), l'état d'urgence a déjà été prolongé par le Parlement en novembre, février et mai.
La dernière prolongation avait été de deux mois, contre trois précédemment, pour assurer la sécurité de l'Euro et du Tour de France.
Quelques heures après avoir confirmé à la télévision la fin de l'état d'urgence le 26 juillet, car cela n'aurait «aucun sens» de le maintenir «éternellement», François Hollande avait annoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, une nouvelle prolongation de trois mois.
Entre les deux interventions télévisées du président est survenu l'attentat sur la promenade des Anglais, revendiqué samedi par le groupe État Islamique, qui a fait 84 morts, dont 10 enfants et adolescents.
Le retour des perquisitions administratives
Une loi sur la procédure pénale promulguée en juin devait prendre le relais de l'état d'urgence, étendant notamment les possibilités de contrôle, et d'usage des armes par les forces de l'ordre.
Mais, «après Nice, il était difficile d'expliquer à l'opinion publique qu'on n'allait pas le rétablir», a déclaré à l'AFP le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux.
Non seulement la possibilité de perquisitions administratives, suspendue en mai, sera réautorisée, mais le projet de loi permettra d'exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis, a annoncé Manuel Valls aux parlementaires.
Très loin de la quasi-unanimité de l'automne et de la large acceptation des fois suivantes, le débat sur l'état d'urgence se fait ces derniers jours par médias interposés sous une forte tension post-attentat, accrue par l'approche de la présidentielle et de la primaire à droite.
Les reproches ciblant l'exécutif émanant de la droite et de l'extrême droite augurent d'interventions vives devant l'Assemblée nationale, même si M. Le Roux a espéré «un moment de recul de la démagogie».
Dans le sillage des enseignements de la commission d'enquête parlementaire post-attentats de 2015 qu'il a présidée, le député LR et ancien magistrat Georges Fenech a déclaré après Nice que «l'état d'urgence ne règle rien. Ça rassure, c'est tout».
Résistances des deux côtés
S'il était «justifié» après le 13 novembre et si les perquisitions et assignations à résidence ont eu un «effet déstabilisateur» initial, ce régime d'exception a vu son impact «rapidement amenuisé» et «en matière antiterroriste, la voie judiciaire reste prépondérante», observait le socialiste Sébastien Pietrasanta dans son récent rapport pour cette commission.
Président du parti LR et probable candidat à la primaire, Nicolas Sarkozy a jugé vendredi «indispensable» de prolonger l'état d'urgence. Mais comme d'autres responsables de droite, il a reproché à l'exécutif de ne pas avoir fait tout le nécessaire pour protéger les Français.
«On ne peut pas se contenter de répéter l'état d'urgence à l'identique», a dit dans la journée le président de la commission des lois du Sénat Philippe Bas (LR), menaçant que le Sénat adopte «son propre texte» et contrarie ainsi l'objectif gouvernemental d'une adoption conforme dès mercredi.
À gauche, certains, dont les écologistes critiques du gouvernement, refuseront de «prolonger un état d'urgence qui limite les libertés individuelles et monopolise des forces de l'ordre épuisées par des mois d'occupation du terrain, sans malheureusement pouvoir garantir un risque zéro».
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Erdogan plus fort après le putsch raté, surtout symboliquement
Les experts mettent en garde contre les conclusions hâtives, notamment sur la présidentialisation du régime.
Hyperlégitimé, hyperprésent et adulé par beaucoup comme le sauveur de la démocratie après le putsch manqué, le président turc Recep Tayyip Erdogan voit certes son pouvoir renforcé, mais davantage en termes d'image et de symbolique que dans les faits.
Depuis son retour précipité de vacances – sous les vivats des habitants de son fief d'Istanbul – dans la nuit dramatique de la tentative de coup d'État, M. Erdogan a été omniprésent. On l'a vu du matin au soir sur les chaînes de télévision, allant de mosquée en mosquée pour les funérailles des « martyrs » du putsch, déclarant une guerre féroce au « virus » de la rébellion dans une marée de drapeaux rouges turcs, haranguant les fidèles qui lui baisaient les mains. On l'a entendu appeler le peuple à occuper la rue pour le soutenir encore plus fort et promettre même de réfléchir au rétablissement de la peine capitale à une foule qui scandait avec ardeur : « Nous voulons la peine de mort ! » pour les putschistes.
Dans un élan œcuménique rarissime, tous les partis politiques, le monde des affaires et syndical se sont ralliés au panache d'Erdogan. Peu importe que les grandes capitales aient attendu que le putsch commence à faire pschitt avant de lui exprimer leur soutien, le « sultan » Erdogan s'est montré indéboulonnable, inoxydable. M. Erdogan va désormais « avoir les mains libres », dit Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l'Ifri. « Il va avoir les pleins pouvoirs, avec une psychologie de vengeance et de contrôle totalitaire du pays », s'inquiète-t-elle, alors que le numéro un turc a dans le passé fait preuve d'une capacité redoutable à punir ceux qui l'avaient trahi. Mais il est en réalité « à la tête d'un État de plus en plus désorganisé », qui évoque « un pays qui devient difficile à contrôler », tempère-t-elle. Le président turc ne peut pas non plus se permettre de trop purger une armée dont il a besoin face à la rébellion kurde et avec la guerre syrienne à sa porte, soulignent les analystes. Faruk Logoglu, un ancien ambassadeur turc à Washington, craint « que cette tentative de coup d'État renforce les pouvoirs d'Erdogan et lui permette de réduire les libertés qui restent ». De quoi, selon lui, doper l'ambition d'Erdogan de présidentialiser le régime, alors qu'il jouit déjà d'un pouvoir politique, économique et médiatique inconnu dans la Turquie moderne.
Les mêmes obstacles
Bayram Balci, du Ceri Sciences Po, n'hésite pas à qualifier ce putsch de « don du ciel » en termes d'image pour Erdogan. « Il se présente en sauveur de la démocratie, il se refait une virginité, et cela va accroître son pouvoir », dit, lui aussi, le chercheur. Mais il met toutefois en garde contre des conclusions hâtives. En ce qui concerne la présidentialisation du régime voulue par Erdogan « même s'il s'est comporté en héros, il lui faudra toujours le même nombre de députés » pour la nécessaire révision de la Constitution, « et, à moins de marchander, il ne les aura pas ». « Il a donc toujours les mêmes obstacles » en travers de sa route. Le Parti de la justice et du développement (AKP) d'Erdogan ne dispose pas de la majorité des deux tiers nécessaire pour faire approuver une réforme de la Constitution débouchant sur un système présidentiel. « Pour l'instant, il ne peut pas organiser de référendum » non plus. « La seule chose qu'il peut faire, c'est convaincre certains députés de voter pour lui », ajoute le chercheur. Par conséquent, l'effet majeur de l'après-coup d'État est « purement symbolique et psychologique » pour M. Balci.
La Turquie est aux prises avec une guerre interminable contre les Kurdes, des attentats kurdes ou jihadistes sanglants, un conflit syrien effroyable à ses portes. Et maintenant un putsch raté. La mise en scène par médias interposés de la période post-coup répond finalement à « un manque de confiance de la Turquie dans le processus politique », relève aussi Mme Schmid.
Pascale Trouillaud
14:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Et si Pegida créait son propre parti politique?
Le mouvement allemand Pegida, qui est opposé à l’immigration, annonce qu’il a l’intention de créer son propre parti politique. Pegida affirme qu’il refusera d’attirer les voix des électeurs soutenant l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti populiste allemand représentant la droite conservatrice.
Pegida a exprimé son intention claire de créer un parti politique, annonce le journal The Guardian. Selon le chef du mouvement anti-immigration Lutz Bachmann, qui s'est exprimé à ce sujet lors d'une réunion à Dresde, ce nouveau parti pourrait être appelé Parti populaire pour la liberté et la démocratie directe (FDDV en allemand).
Dans le même temps, M.Bachmann, qui s'était retrouvé au centre d'un scandale pour ces propos anti-migrants en mai dernier, n'a pas lui-même l'intention de devenir le chef du parti qui pourrait être créé.
Comme l'a souligné le leader de Pegida, le nouveau parti ne souhaite pas attirer les voix des électeurs de l'AfD. Une telle déclaration intervient alors que l'AfD, un parti créé en 2013, bénéficie actuellement de l'appui d'une partie significative de la population allemande.
Par ailleurs, M.Bachmann a indiqué que ses partisans soutiendront l'AfD lors des prochaines élections prévues en 2017. Concernant la base électorale du futur parti, il convient de noter que si un mouvement reçoit le soutien des milieux sociaux, il obtient ensuite une certaine force lui permettant de se présenter comme un parti politique.
14:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 20 juillet 2016
Subvention de 2 millions d'€ au centre islamique de Lyon : Gérard Collomb mobilise justice et police pour faire taire Génération Identitaire !
Deux militants de Génération Identitaire sont actuellement en garde à vue à l'Hôtel de Police de Lyon et seront présentés au procureur mercredi matin. Ils sont accusés d'intrusion et de violence sans ITT après avoir interrompu avec une banderole le Conseil de la Métropole de Lyon qui votait une nouvelle subvention d'un million d'euros pour un centre islamique (IFCM).
Selon des témoignages de policiers scandalisés, cette affaire est directement pilotée par Gérard Collomb, qui veut faire taire les militants de Génération Identitaire. Depuis plusieurs semaines, ces derniers ont mené différentes actions pour dénoncer les subventions (tractages, banderoles...).
Au lendemain d’un attentat islamiste qui a fait 84 morts, le Maire de Lyon monopolise donc des effectifs de police et de justice pour enquêter, interroger et perquisitionner des citoyens qui dénoncent pacifiquement l'utilisation d'argent public pour le financement d'un centre islamique.
Ces intimidations judiciaires ne font que renforcer la détermination de notre mouvement dans ce combat contre l'islamisation subventionnée et le Maire de Lyon.
Nous invitons ceux qui le souhaitent à poliment faire part de leur colère par téléphone ou par mail.
Permanence sénatoriale de Gérard Collomb :
04 78 62 64 96
Twitter : @gerardcollomb
Facebook : Gérard Collomb
Standard du Sénat : 01 42 34 20 00
Hôtel de Police de Lyon : 04 78 78 40 40
Mairie de Lyon : 04 72 10 30 30
Métropole de Lyon : 04 78 63 40 40
11:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
Immigration, islamisation. Marine Le Pen rentre dans le rang ou est ce une manœuvre très habile ???
Sous le titre « Marine Le Pen, version 0.2 light », le polémiste Guillaume Faye revient sur l’interview donnée par Marine Le Pen, présidente du Front national, à l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Un entretien qui est apparu pour beaucoup comme une nouvelle tentative pour Marine Le Pen de « recentrer son discours », à contre-courant donc, d’un électorat qui l’attend principalement sur le terrain de la lutte contre l’immigration, l’islamisation et l’insécurité.
Marine Le Pen a accordé à Valeurs actuelles (07–13/ 07/ 2016) une de ses plus importantes interviews. En couverture, l’hebdomadaire a titré : « Ce qu’elle n’a jamais dit ». En effet, elle se lâche et révèle enfin ses vraies idées : un choix aseptisé, politiquement correct et bien–pensant, en net recul par rapport à ce que furent les positions du Front national sur l’immigration, l’islamisation et la restauration de l’identité de notre pays. L’interview révèle un alignement sur la moralité idéologique de la classe politique. Ses positions, alliées à une stratégie improvisée de sortie de l’Euro et à un programme économique social-étatiste vieillot et amateuriste, risquent de démobiliser on électorat.
Le refus de l’identité ethnique française
À la question « reprendriez–vous à votre compte la phrase du général de Gaulle sur ”la France pays de race blanche” qui a valu à Nadine Morano d’être sanctionnée par son parti ? », Marine Le Pen se désolidarise de cette expression et la condamne, approuvant ainsi implicitement Sarkozy qui avait sanctionné Nadine Morano. Elle ajoute : « je ne souhaiterais pas que nos compatriotes d’outre–mer se sentent blessés par un propos mal interprété. Je n’ai pas une vision raciale du peuple français. Que l’on soit noir ou blanc de peau, qu’on vienne des îles ou de l’Ardèche, on est français ». Plus loin, elle se démarque d’une « vision racialiste de la France », à laquelle elle oppose sa « vision républicaine qui est aussi celle du Front ». Or cette notion de ”république”, qui désigne un régime, ne se confond pas avec l’identité de la France. Et il est insultant et scandaleux de traiter de ”racistes” ou de ”racialistes”, termes diabolisants, celles et ceux qui affirment l’identité ethnique de leur pays. Marine Le Pen aurait-elle été approchée ou intimidée par les lobbies ”antiracistes” ?
Quant à l’expression ”France, pays de race blanche”, elle ne relève en rien d’un racisme méprisant. C’est une réalité historique millénaire. De Gaulle (un raciste ?) voulait dire par là que la France a vocation à être très majoritairementde race blanche. Et qu’une immigration massive extra-européenne pouvait être ravageuse. En quoi de telles remarques choqueraient-elles nos compatriotes d’outre-mer ? Si je dis que le Sénégal est un pays de race noire (il possède aussi une minorité de citoyens blancs), est-ce choquant ? Ou le Qatar un pays arabe, est-ce condamnable ? Ou le Japon, un pays de race jaune ? En réalité, Marine Le Pen essaie de faire opérer au FN un recentrage, une reculade face à la dictature de l’idéologie dominante. Calcul pour plaire à l’oligarchie, mais mauvais calcul. (1)
Profil bas face à l’islam
Encore plus significatif : sans dire un mot sur l’islamisation catastrophique du pays, sans faire la moindre allusion aux racines chrétiennes, principalement catholiques, de la France, elle précise que le Front national « est un mouvement aconfessionnel » et qu’il « défend tous les Français quelles que soient leur origine et leur religion ». Les seuls points positifs de son discours, – d’ailleurs très discrets– l’abrogation du droit du sol et de la double nationalité, ne compensent pas cet alignement sur la vulgate politiquement correcte.
Marine Le Pen donne l’impression de se rallier à l’idée d’une France multiraciale, pluriethnique, avec présence massive et assumée de l’islam. Elle semble même plus proche sur ce point des socialistes que de l’aile droite des Républicains ! On dira qu’elle est sous l’influence de Florian Philippot ; même pas sûr. Elle peut céder aussi à une forme de peur, de soumission…
Dans ses propos elle ne s’intéresse (comme cet ”UMPS” qu’elle a brocardé tout en ralliant une bonne partie de ses idées) qu’à la lutte contre l’islamisme terroriste et à l’organisation d’un islam de France cool et sympa (utopie stérile) sans vouloir le moins du monde désislamiser la France et inverser l’invasion migratoire de colonisation. Ce discours ”recadré” est un très mauvais signal lancé aux électeurs de tous bords qui voyaient dans le Front national un ultime recours, un secours, un rempart contre l’immigration et l’islamisation, et toutes leurs conséquences catastrophiques. La déception ne va pas tarder à se faire sentir si Marine Le Pen persiste sur cette ligne light. Le FN fondra comme un glaçon au soleil.
Pédale douce sur l’immigration
Comme par hasard, dans cet entretien à Valeurs actuelles, Marine Le Pen est très peu diserte sur l’invasion migratoire qui a pris des proportions géantes depuis deux ans avec la crise des ”migrants” (envahisseurs). Elle insiste infiniment moins sur l’immigration que le FN de son père dans les années 80, alors que la situation était beaucoup moins grave ! Même Pierre Lellouche (député LR de Paris) tient des propos beaucoup plus fermes que Marine Le Pen sur le sujet, dans le même numéro de Valeurs actuelles !
Elle ne dit rien sur la nécessité de verrouiller les frontières, d’expulser tous les clandestins et d’assécher la pompe aspirante des allocations, rien sur la préférence nationale. On dirait que son discours s’est encore affadi depuis quelques mois ! Mis à part les délires sur la sortie de l’Euro et les propositions économiques social–étatistes rétrogrades concoctées par des conseillers déconnectés du monde économique, son discours sur les sujets centraux –identitaires– qui mobilisent son électorat se rapproche toujours plus de la soupe tiède d’Alain Juppé et des centristes.
Elle n’incarne plus en rien une rupture avec le système, mais un esprit de compromission flou et politicien, en abandonnant les fondamentaux du FN, qui étaient centrés sur la résistance à la colonisation migratoire et islamique.
Moralement choquée, dans ses habits neufs de bien pensante, elle a rejeté la notion de « grand remplacement », expression de bon sens de l’écrivain Renaud Camus décrivant le bouleversement démographique actuel ; elle nie ainsi l’évidence de l’immigration invasive de colonisation de peuplement, afin de se conformer à l’idéologie antiraciste et de se donner une image présentable. Elle a cru que c’était habile politiquement alors que c’est suicidaire pour le Front national. Le terme de trahison peut aussi être pertinent. Celui d’erreur historique l’est plus encore.
Marion–la–menace
Sur sa nièce, dangereuse rivale, Marion Maréchal–Le Pen, qui est en lourd désaccord avec elle –secret de Polichinelle– et qui a voulu ressusciter dans le midi la fête des BBR, symbole de l’exclu Jean–Marie Le Pen, la présidente du FN dit en langue de coton : « elle est un peu rigide parfois et doit développer son sens du jeu collectif ». Ce qui signifie en traduction : ” elle a des opinions trop identitaires qui s’opposent au miennes ; elle doit rentrer dans le rang et obéir à la nouvelle ligne recentrée.”
Il est à prévoir que la césure, pour ne pas dire la scission, entre la ligne Marine/Philippot et la ligne Marion éclatera après la présidentielle de 2017. Quand Marine Le Pen perdra la présidentielle (défaite inévitable compte tenu de son programme) avec un score décevant, sans être même assurée d’être présente au second tour, le Front national chancellera ou éclatera et Marion Maréchal-Le Pen pourrait le refonder. Cette jeune femme, déjà députée, qui rompt avec les règles symboliques et idéologiques du monde politique, objet de jalousies, va créer des surprises. On ressent sa réticence à la ligne politique aseptisée de la direction du Front national. Dans les prochaines années, elle peut jouer, en plus fort, le rôle d’egregor féminin qui aura été celui de sa tante. Dans l’inconscient national, il se peut même qu’elle évoque la figure mythique de Jeanne d’Arc, ce qui donnerait au cri tragi–comique de Jean Marie Le Pen (« Jeanne, au secours ! ») une portée symbolique et historique.
Marine n’est pas claire
Marine Le Pen estime que ses reculs et sa modération sur l’immigration, l’islam, l’identité ethnique, le blabla antiraciste vont lui faire gagner des voix et la ”dédiaboliser” encore plus. Elle se trompe. Ces positions, alliées à son rabâchage europhobe lassant et incompréhensible pour l’électorat populaire (un Brexit a été possible, pas un Frexit), vont lui faire perdre des voix et peut-être compromettre sa présence même au second tour de l’élection présidentielle. En gros, elle tape sur l’UE alors que le problème central est l’immigration et l’islamisation, avec ce qui leur est corrélé : criminalité et terrorisme.
On a l’impression qu’elle cogne sur l’UE pour éviter de parler des vraies questions et simuler une posture ”nationale”, patriotique, à bon compte. Certes, l’UE actuelle est catastrophique (voir le précédent article de ce blog) mais il est erroné d’en faire la source de tous les maux de la France. Peu d’électeurs vont se laisser embobiner par cette analyse. Sur ce point, Marine Le Pen commet une erreur stratégique. Pour les Français, l’immense majorité des problèmes et des soucis ne proviennent pas de ”Bruxelles” ! On connait leur cause : l’État français. La question est de savoir si Marine Le Pen serait la marionnette de M. Philippot, agent missionné par le système (entrisme) pour neutraliser le Front national ou si elle exprimerait ses véritables convictions. Les deux hypothèses sont compatibles.
(1) Marine Le Pen cède en partie à l’idéologie du multiculturalisme, dont les méfaits sont analysés par le sociologue québécois Mathieu Bock–Côté dans son récent essai « Le Multiculturalisme comme religion politique », éd. du Cerf, 2016. Heureusement, elle s’est démarquée de l’antisémitisme et du négationnisme…
France Révolution dira lui, que c'est un nouveau discours de Marine Le Pen, très habile pour ne pas froisser un certain électorat et ou les consignes ont du être données afin de ne pas perdre les élections présidentielles de 2017.
11:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un homme en garde à vue après avoir crié "Allah akbar" sur une plage de la Manche
Un homme en djellaba a été placé en garde à vue ce lundi après avoir crié « Allah akbar » et « Je vais tous vous tuer! » sur une plage normande, dans la Manche.
Des témoins ont donné l’alerte en tout début d’après-midi après avoir entendu l’homme proférer des menaces sur la plage de Jullouville, non loin du Mont-Saint-Michel. L’individu a été interpellé une vingtaine de minutes plus tard.
Une équipe de déminage est intervenue pour vérifier le contenu de son sac à dos, laissé sur place. Dans un communiqué, la préfecture de la Manche a aussi tenu à souligner que l’individu n’était porteur « d’aucune arme ».
10:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Etat d'urgence: les données des ordinateurs et téléphones saisis pourront être exploitées
Le projet de loi sur la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, examiné mardi en Conseil des ministres, puis débattu au Parlement, permettra d’exploiter les données des ordinateurs et téléphones saisis, a annoncé ce lundi Manuel Valls aux parlementaires.
Par ailleurs, « au regard de la tragédie de Nice, le projet de loi qui va vous être soumis prévoit d’autoriser à nouveau » les perquisitions administratives, selon le texte lu par le Premier ministre lors d’une réunion à Matignon avec les responsables parlementaires.
10:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
Jeune homme poignardé à Grenoble: deux suspects en garde à vue
Deux hommes âgés de 22 et 24 ans ont été placés en garde à vue dimanche soir dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un homme de 26 ans, poignardé dans le centre-ville de Grenoble la veille.
La victime, connue de la justice, a été tuée près de la sortie d’une discothèque à l’aube d’un coup couteau en plein coeur, selon la même source, confirmant une information du Dauphiné Libéré. L’altercation a eu lieu dans un contexte « assez confus », sur fond d’accrochage de voitures, d’alcoolisation et d’insultes, a précisé le parquet.
Ils se rendent à la gendarmerie
Les deux suspects, qui sont eux aussi connus de la justice, se sont rendus d’eux-mêmes à la gendarmerie. Celui qui tenait le couteau nie avoir eu l’intention de tuer la victime.
Ils seront déférés mardi au parquet qui ouvrira une information judiciaire pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec arme et en réunion.
10:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attaque à la hache en Allemagne: "probablement" un "attentat islamiste" selon les autorités
Un homme, armé d’une hache et d’un couteau, a attaqué des passagers d’un train lundi soir près de Würzburg, en Allemagne du Sud. L’auteur de l’attaque a été abattu alors qu’il prenait la fuite.
D’après le ministre de l’Intérieur de Bavière, cette attaque est « probablement » un « attentat islamiste ». Elle aurait été commise par un demandeur d’asile afghan de 17 ans qui aurait crié « Allahu Akbar » (Dieu est grand) lors des faits. Mais aucune indication sur ses motivations n’a pour l’instant été donnée.
Trois blessés graves
L’attaque s’est produite vers 21h15 à bord d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchlingen et Würzburg, en Bavière. « L’auteur des faits est parvenu à quitter le train, la police est partie à sa poursuite et dans le cadre de cette poursuite elle a tiré sur l’agresseur et l’a tué », a précisé le porte-parole de la police locale, sans pouvoir dire dans quelles conditions exactement l’homme avait trouvé la mort.
Toujours d’après la police locale, « il y a trois blessés graves et plusieurs autres personnes légèrement blessées ». La presse allemande, notamment reprise par BBC News, a d’abord fait état d’au moins 21 blessés.
En mai dernier, un déséquilibré de 27 ans avait commis une agression similaire au couteau, également dans un train régional du sud du pays, faisant un mort et trois blessés. La police avait dans un premier temps évoqué une piste islamiste car l’agresseur avait crié « Allah est grand », avant de revenir en arrière quand il s’est avéré qu’il souffrait de troubles psychiatriques.
10:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attaque à la hache en Allemagne: un drapeau de Daesh retrouvé chez l'agresseur
Le ministre bavarois de l’Intérieur Joachim Herrmann a annoncé qu’un drapeau de l’Etat islamique (EI) avait été retrouvé mardi 19 juillet au domicile du demandeur d’asile afghan qui a blessé à la hache quatre personnes lundi soir dans un train régional allemand, près de Würzburg, en Allemagne du Sud. L’auteur de l’attaque a été abattu alors qu’il prenait la fuite.
Dès lundi, le ministre de l’Intérieur de Bavière indiquait que cette attaque était « probablement » un « attentat islamiste ». L’annonce mardi de la découverte d’un drapeau islamique au domicile du présumé terroriste va dans ce sens. Les faits ont été commis par un demandeur d’asile afghan de 17 ans.
« Lors de la fouille de la chambre où il vivait un drapeau de l’EI fabriqué artisanalement a été retrouvé », a déclaré le responsable conservateur à la chaîne de télévision publique ZDF, évoquant aussi un témoin affirmant que le jeune agresseur a crié « Allah Akbar » (Dieu est grand).
10:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
Val-de-Marne: un chauffeur de VTC fiché S en garde à vue
Un homme de 23 ans a été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi. Après avoir commis une infraction routière sur la commune de Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, l’homme est contrôlé par les policiers. Il déclare être chauffeur de VTC.
Dans son véhicule, un permis de conduire et un passeport volés lors d’un cambriolage le 14 juillet sont découverts. Les forces de l’ordre procèdent à des vérifications, l’homme de 23 ans est fiché S. Une perquisition est alors menée à son domicile à Boissy-Saint-Léger: deux détonateurs et quatre bâtons de dynamite sont retrouvés.
La police judiciaire est saisie de l’enquête.
10:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Suisse, l'intention de rejoindre Daech suffit pour être condamné
La justice helvétique a franchi le pas en sanctionnant un prétendant au djihad, arrêté à l'aéroport de Zurich, avant même qu'il ne prenne l'avion.
Aurait-on pu stopper Mohamed Lahouaiej Bouhlel juste avant qu'il ne monte dans son camion pour commettre ce massacre à Nice, si la police avait eu connaissance de ses intentions meurtrières ? Répondre à cette question consiste à en poser deux autres : peut-on arrêter un apprenti terroriste, qui n'est pas encore passé à l'acte ? Puis ensuite le juger pour un crime qu'il n'a pas encore commis ? À ces interrogations, la justice suisse, pour la première fois, a répondu positivement en condamnant en fin de semaine dernière Ahmed, un Libano-Suisse âgé de 26 ans. Il avait été arrêté le 7 avril 2015 à l'aéroport de Zurich alors qu'il s'apprêtait à s'envoler vers la Turquie, pour ensuite rejoindre l'organisation État islamique en Syrie.
Pour le condamner, certes, à une peine légère – dix-huit mois avec sursis –, le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire de la Confédération, s'est appuyée sur la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaïda et État islamique. Le simple fait « d'encourager les activités » de ces organisations terroristes est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Or, l'enquête a pu démontrer qu'Ahmed, né en Suisse dans une famille libanaise d'origine modeste, a eu des contacts réguliers avec l'organisation terroriste pendant huit mois. Pour rejoindre Daech, il est entré en relation avec un passeur à la frontière turco-syrienne et il s'est procuré un billet d'avion. « Toute intention de vouloir rejoindre un groupe de combattants en Syrie revient à les soutenir, même sans organisation concrète d'action (…) Car ce n'est qu'avec des recrues que les groupes peuvent commettre leurs crimes », souligne Juliette Noto, procureure générale, citée par La Tribune de Genève.
Il voulait mourir en martyr
Par ailleurs, Ahmed était en possession de vidéos de décapitation, de lapidation, de crucifixion. Enfin, en novembre 2014, communiquant avec son amie, Ahmed lui aurait avoué son souhait de « mourir en martyr », ajoutant qu'il savait que son déplacement en Syrie pouvait lui valoir cinq ans de prison. Pour sa défense, le Libano-Suisse a affirmé qu'il n'allait en Syrie que pour rendre visite à des amis et pour participer à un programme d'aide humanitaire en faveur des victimes de la guerre civile. Des explications qui n'ont guère convaincu le tribunal pénal fédéral.
Le Ministère public de la Confédération réclamait deux ans de prison avec sursis. Le candidat au djihad n'a finalement été condamné qu'à dix-huit mois. Une clémence due à son assiduité au programme de déradicalisation. Chômeur, le prétendant au djihad vit aujourd'hui à Winterthur, en Suisse alémanique, chez sa mère, avec sa femme et leur fils, grâce à l'aide sociale. Au moment de son arrestation à l'aéroport de Zurich, en avril 2015, sa compagne était enceinte de deux mois.
Des capacités intellectuelles limitées
Contrairement à beaucoup d'autres volontaires pour intégrer les rangs de l'organisation État islamique, ce Libano-Suisse n'est jamais tombé dans la délinquance. C'est au contraire un homme très religieux, fréquentant la mosquée quotidiennement. Malheureusement une mosquée influencée par l'islam radical. À la suite de l'ancien champion du monde de boxe thaïe, Valdet Gashi, d'origine kosovare, plusieurs jeunes de Winterthur ont rejoint les rangs de Daech en Syrie. Selon certaines sources, Valdet Gashi aurait été tué depuis.
Évoquant Ahmed, le quotidien Le Temps de Lausanne parle d'un jeune homme aux capacités intellectuelles limitées, peu scolarisé, très influençable, et qui n'a jamais pu conserver longtemps de petits boulots, dans une station-service ou dans une entreprise de jardinage.
Ian Hamel
10:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
Immigration, islamisation : mais que fait donc Marine Le Pen ?
Plus la situation s’aggrave en France – l’attentat de Nice étant le dernier drame – et plus Marine Le Pen et son équipe semblent se « recentrer ». Bruxelles, le pouvoir des régions, le tout-sécuritaire, autant de sujets qui n’intéressent pas fondamentalement son électorat mais dont le FN fait actuellement son cheval de bataille.
Alors que les Français paraissent attendre plus que jamais l’émergence d’une personnalité à poigne et à main de fer, beaucoup commencent sérieusement à douter de la capacité de Marine Le Pen à apparaître comme la femme providentielle.
D’Orbán à Poutine, d’Assad à Erdoğan, les chefs d’État plebiscités par leurs compatriotes respectifs pour leur volonté sans faille et leurs actions chocs sont pourtant nombreux.
Quelqu’un pourrait peut être expliquer à Marine Le Pen qu’elle gagnerait plus de voix et d’adhésions en parlant de remigration, de déchéances massives de la nationalité, de blocage de construction de mosquée et d’instauration du droit du sang (rétroactif) plutôt que de se perdre en attaques sécuritaires et, finalement, assez basses visant Sarkozy et Hollande ?
Quelqu’un chez ses communicants pourrait-il lui expliquer qu’il ne sert à rien d’en appeler à la peine de mort pour les terroristes puisque, par définition, les islamistes veulent mourir ?
Non, Madame Le Pen, un policier derrière chaque citoyen et un état sécuritaire ne réglera pas le problème du terrorisme.
Non, la peine de mort n’est pas un frein à une idéologie qui ne craint pas la faucheuse.
Non, la construction de nouvelles places de prison ne règle pas le problème intrinsèque des sociétés multiculturelles, donc violentes.
Non, Bruxelles n’est pas responsable des errements de la politique étrangère française depuis des années.
Non, Bruxelles n’a pas imposé les lois Pleven, Fabius, Gayssot, Taubira qui empêchent toute « discrimination » au nom de la sécurité de tous et toute liberté d’expression aujourd’hui en France.
Vous portez jusqu’à présent encore des millions de voix d’électeurs qui espèrent un grand coup de balai. Mais ne perdez pas de vue que ces électeurs peuvent aussi vous balayer si vous vous moquez d’eux, et cela avant même d’arriver dans l’antichambre du pouvoir !
Yann Vallerie
09:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
Comment réagir face à une attaque terroriste ?
En novembre 2015, après une série d’attaques islamistes, le gouvernement avait finalement lancé une « campagne de sensibilisation pour mieux préparer et protéger les citoyens face à la menace terroriste ». Le document, accessible ici, explique comment réagir en trois étapes : s’échapper, se cacher, alerter. L’intervention en elle-même est laissée aux bons soins des forces de l’ordre, mais ce schéma est-il toujours adapté ?
Aux États-Unis, un autre triptyque est proposé depuis des années : courir, se cacher, combattre. Pourquoi combattre ? « En dernier cas, si votre vie est en jeu, si vous êtes seul ou travaillant en groupe, battez-vous, agissez agressivement, improvisez des armes, engagez-vous à éliminer le tireur, quoi qu’il arrive » (Bureau de la gestion des risques, Texas).
En effet, si dans certains cas, la fuite est la meilleure des solutions, dans d’autres, comme on l’a vu encore récemment, la résistance active doit être privilégiée. Le cas de la tentative avortée du Marocain Ayoub El Khazzani dans le Thalys devrait faire école : sans l’intervention réflexe d’un Français d’abord (Damien A.), puis d’un groupe d’Américains ensuite, le tireur, armé d’un fusil d’assaut, d’un pistolet, d’un cutter et de 9 chargeurs, avait la possibilité de faire un carnage. Si les passagers s’étaient contentés de tenter de fuir dans un espace aussi encombré, ils n’auraient eu aucune chance.
Ce genre d’attaque en espace clos (rame de métro, avion, autocar, train) risque de se reproduire très vite. Dans ce cas, la réaction adaptée est bel et bien de s’attaquer aux tueurs, même s’ils sont armés. Les passagers du vol UA 93, le 11 septembre 2001, avaient également décidé de maîtriser les quatre pirates de l’air, 29 minutes après le début du détournement. On ne sait pas combien de passagers étaient impliqués dans cette lutte désespérée, mais tout porte à croire qu’ils n’ont pas eu le temps de prendre le contrôle de la cabine avant que Ziad Jarrah ne précipite l’appareil vers le sol (la lutte n’avait duré que cinq minutes). Dans le cas du vol Germanwings 9525, les passagers avaient tenté d’enfoncer la porte du cockpit en vain, et cela pose d’autres questions de sécurité encore non résolues.
Les futures attaques pourront prendre n’importe quelle forme. Le bon sens commande d’éviter les lieux bondés autant que possible, d’être toujours vigilant, de rester calme et de prêter assistance aux personnes blessés ou désorientées. Une mesure préventive que toutes les familles devraient appliquer est de se fixer un lieu de rendez-vous à l’avance, les lignes téléphoniques risquant d’être surchargées ou coupées. Il est important d’effectuer des simulations dans vos foyers, au travail, autour de vous avec vos voisins qui devront (ré)apprendre la solidarité et l’entraide. Vaste programme, mais nous en sommes réduits à être vigilants en attendant les solutions radicales qui s’imposent au niveau national et européen.
Eric Pinzelli
09:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Belgique, des ministres avaient présenté leur démission !
Il est dans ce pays un parti qui, à l’aube des années 2000, pesait moins de 5 % des voix et qui, désormais, fait la pluie et le beau temps, du haut de ses 30 %, au point de bouleverser (un peu) les mentalités : cette formation, la N-VA (Nieuw-Vlaamse Alliantie), est un mélange de nationalisme flamand, de conservatisme, de libéralisme économique et d’obsession de la bonne gestion.
Après son succès électoral de 2014, le parti a formé un gouvernement de centre droit, sans, donc, les socialistes qui avaient occupé le pouvoir sans discontinuer depuis 1988. Dans un grand classique, la N-VA fut rapidement taxée de tous les maux et la Belgique allait connaître des années dignes des fameuses heures les plus sombres de l’Histoire.
Et d’heures sombres, la Belgique y eut bel et bien droit. Mais ce n’était pas le nazisme qui était de retour, contrairement à ce que nous avaient fait croire les socialistes, mais bien le fascisme dans sa couleur verte. Le 22 mars, des terroristes mettaient Bruxelles à feu et à sang, quelques mois après que d’autres surgeons du terrorisme issus du territoire belge eurent commis leurs méfaits à Paris.
Le ministre N-VA de l’Intérieur Jan Jambon (prononcez I-am-bonne), que l’on ne peut, de bonne foi, tenir pour responsable, après deux ans seulement de pouvoir, et après avoir hérité du laxisme de ses prédécesseurs, avait présenté sa démission. Son homologue à la Justice, Koen Geens (CD&V, parti démocrate-chrétien flamand) fit de même.
Les deux hommes entendirent ainsi assumer pleinement leurs responsabilités politiques, quant aux informations transmises par la Turquie sur l’expulsion d’Ibrahim El Bakraoui, futur kamikaze, notamment. Le Premier ministre Charles Michel (MR, parti réformateur-libéral francophone) refusa la démission de ses deux ministres. Jan Jambon a finalement décidé de poursuivre son travail « en situation de guerre ». Koen Geens fit de même.
En France, la perspective d’une démission semble inenvisageable. Sur le banc des accusés, Bernard Cazeneuve a refusé de quitter ses fonctions, accusant l’opposition de « tendre la main à la division » ou la taxant d’« indécence ». Au sujet de Marine Le Pen, « c’est précisément parce qu’elle me le demande que je ne le ferai pas ».
Assurément, le ministre de l’Intérieur français, avec 250 morts au compteur en un an et demi, et surtout plusieurs décennies de laxisme qu’il doit assumer, parce que son parti en était, a atteint le comble de l’indécence. Mais l’indécence devient, avec le pouvoir actuel, la nouvelle marque de fabrique de la politique.
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Fous d’Allah et « justiciers » du Net, même combat !
Qui était réellement Mohamed Lahouaiej Bouhlel ? Humainement, une scorie. Une punaise. Un minable en mal de reconnaissance. Une petite frappe qui frappait fort sa femme, un malade sexuel qui tirait tout ce qui bouge. Hommes et femmes. Chiens et chats peut-être, ou canards et chèvres comme on le vit dans les Aurès. Pour s’arranger avec une réalité insupportable, on dit que ce type était « fou ». Et peut-être l’était-il. Sûrement même. Et alors ?
Et alors, Daech est une histoire de fous pour les fous. Du substitut de religion pour ignorants. De la m… pour emplir les crânes vides. C’est ce qui rend sa propagande si contagieuse.
On s’interroge : le fou de Nice était-il gavé de ces psychotropes distribués à longueur d’ordonnance par des généralistes ? Se shootait-il aussi avec ces saloperies que la plupart des tueurs de masse, aux États-Unis, avalent comme des bonbons ? Allô, docteur ?
Les chiffres disent que les maladies psychiatriques touchent, en France, une personne sur cinq. Disent aussi qu’en ce domaine, notre pays est terriblement en retard : manque criant de médecins spécialisés, manque de suivi, prisons pleines de malades mentaux, malades lâchés dans la nature et qui ne prennent pas leur traitement…
Si l’on tient que Mohamed Lahouaiej Bouhlel est fou, que penser des 2.000 personnes (peut-être 3.000 à l’heure qu’il est) qui, depuis vendredi, harcèlent au téléphone le restaurant Le Grand Balcon, à Nice ? Sont-ils fous, eux aussi ?
C’est une jeune fille qui a posté vendredi dernier un message sur Facebook, disant que cet établissement leur avait refusé, à elle et ses amies, la possibilité de se mettre à l’abri. Message partagé 160.000 fois lundi matin. Autoroute pour le lynchage numérique : insultes, menaces de mort… « collabo », « on va brûler ton restaurant », etc.
La gérante, en larmes, terrorisée, explique : « Jeudi soir, j’ai fait ce qu’il fallait faire. J’ai mis 200 personnes à l’abri dans le restaurant. Le RAID est venu et nous a ordonné de fermer nos portes, de ne laisser rentrer personne, de ne laisser sortir personne. » Y compris un Anglais en pleine crise de panique et qui l’a menacée parce qu’il voulait s’enfuir par les toits. « J’avais la sécurité de mes clients et de mon personnel à assurer », dit-elle. Elle a donc obéi aux consignes de la police.
La jeune femme qui a lancé ce message devenu permis de tuer a, depuis, fermé son compte. Celui du restaurant est heureusement devenu inaccessible aux « justiciers » d’Internet.
Je repose la question : sont-ils fous, tous ces apôtres de la bonne conscience qui pratiquent l’assassinat virtuel, planqués derrières leurs claviers ? Rien que des braves gens, assurément, qui au nom de l’amour et de la compassion pour les victimes veulent tuer, débusquer les traîtres, purifier par le feu ?
C’est la merveille du numérique qui fait qu’en toute impunité, on peut terroriser partout son semblable. Et c’est ainsi qu’au nom du bien et du juste, on fabrique à la chaîne quantités de petits Mohamed Lahouaiej Bouhlel.
Marie Delarue
09:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attentat de Nice : vous voulez des noms ?
Dans un premier temps, nous explique-t-on, les enquêteurs vont s’attacher à déterminer si le chauffeur de la promenade des Anglais a agi seul, en « loup solitaire », ou s’il a disposé d’un quelconque soutien logistique, plus largement bénéficié de quelque complicité.
Un soutien logistique, des complicités ? J’ai bien des noms à leur donner, aux enquêteurs, aux autorités, et pas des noms de simples complices, de simples figurants ou même exécutants, non, le nom des véritables responsables de la situation, le nom des instigateurs, le nom des chefs qui, depuis maintenant plus de quarante ans, dirigent les opérations, méticuleusement, le nom de ceux qui, depuis maintenant plus de quarante ans, avec un acharnement confondant dans l’aveuglement ou le cynisme, ont poussé notre pays là où il est aujourd’hui, dans cette ténébreuse impasse, ce coupe-gorge, dans lequel ils nous ont conduits… le nom de tous ceux qui, depuis maintenant plus de quarante ans, s’ingénient à faire de cet ex-si beau pays une nouvelle Arménie, un nouveau Liban, un nouveau Soudan, un nouveau Kosovo… le nom des « cerveaux » !
Dois-je m’expliquer sur le besoin que je ressens de flanquer de guillemets le mot cerveaux ?
Seulement voilà : je doute que ces noms ne leur plaisent, aux autorités, en tout cas à la tête de l’État, aussi bien coiffée, teinte, permanentée soit-elle. Je doute que la tête de l’État n’en fasse grand cas, et pour cause : depuis plus que quarante ans maintenant, elle et ses prédécesseurs préfèrent de beaucoup s’en prendre aux seconds, aux ultimes couteaux, aux hommes de main, aux insignifiants, au menu fretin plutôt qu’aux grands requins… depuis plus que quarante ans maintenant, elle et ses prédécesseurs préfèrent de beaucoup se récrier contre ces créatures décérébrées, confites de frustration et de haine, sanguinaires jusqu’à l’extrême, qu’eux seuls pourtant ont créées, de toutes pièces ou presque et par ghettos entiers, à grands coups d’immigration incontrôlée, entre autres, de droit du sol, de regroupement familial, de « collège unique » et de télé-réalité…
Depuis plus que quarante ans maintenant, nos dirigeants préfèrent – et pour cause – feindre d’agir, de réagir, face aux micros, aux caméras, prendre des postures, des photos, des airs abattus lors des commémorations, plutôt que de s’en prendre à eux-mêmes, de se remettre en cause, enfin ! de tourner leur index accusateur, aussi bien verni, limé, manucuré soit-il, vers leur propre incurie, leur fanatisme idéologique et ses dramatiques conséquences, leur criminelle imprévoyance ou lâcheté, leur extrémisme.
Depuis plus de quatre décennies maintenant, nos dirigeants jugent plus prudent – et pour cause – de jouer la comédie, de gesticuler avec de grands cris autour des symptômes de la maladie, plutôt que de s’attaquer au virus. Ils savent, d’instinct, ils sentent trop bien, qu’un vaccin les éliminerait.
Les noms ? Vous les connaissez, Français, allons ! Nous les connaissons tous. Allumez votre télé, regardez dans la tribune, derrière les chrysanthèmes – les anciens sont de la partie, même le vieil Auvergnat venu contempler chon œuvre -, voyez par-dessus l’alignement toujours plus grand des cercueils, devant l’écran géant où défilent, toujours plus nombreuses, les photos de leurs victimes, ces mines compassées… Ça y est ? Vous les reconnaissez ?
Maxime Sentence
09:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pourquoi la France ? Parce qu’elle est déchristianisée !
Et si la recrudescence du passage à l’acte terroriste parmi les musulmans vivant en France avait quelque chose à voir avec le culte républicain de la laïcité ?
C’est en tout cas le point de vue de l’arabisant Gilles Keppel qui, dans Atlantico, développe cette thèse intéressante. À ses yeux, la laïcité choque profondément les musulmans, en tout cas une partie d’entre eux.
Cette explication n’a rien de surprenant. La France est un des pays latins les plus déchristianisés – les pays germano-scandinaves le sont encore plus. Il faudrait être d’une singulière mauvaise foi pour ne pas établir un lien entre cette déchristianisation et la politique républicaine menée depuis 1880, faite dans un premier temps d’anticléricalisme offensif, puis, depuis la Libération, de relativisme individualiste porté par la société de consommation. Une déchristianisation bien visible, en dépit de la persistance d’un fonds culturel chrétien, qui heurte les adeptes de l’islam : aux jeunes chrétiens qui s’engagent dans les banlieues, on ne manque jamais de dire qu’ils doivent affirmer leur identité chrétienne et leur foi, et qu’ils seront d’autant plus respectés que les jeunes Arabes considèrent les Français comme des mécréants.
Pas surprenante non plus, puisqu’elle relève de l’évidence, l’incompréhension de la laïcité. Le concept même est étranger au musulman pour qui la loi civile ne se distingue pas de la loi religieuse. La vision républicaine de la chose, qui rejette dans le domaine intime toute foi, et refuse toute notion de transcendance, est incompatible avec la foi musulmane. Ne pas comprendre cela, c’est se condamner à invoquer dans le vide des grands principes dénués de sens. Prétendre lutter contre l’islamisme en renforçant la laïcité est une chimère. La nature ayant horreur du vide, la perte de tous repères spirituels chrétiens ouvre grand la porte à l’islam et son application rigoriste.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut accepter les revendications islamiques. La loi sur le voile votée en 2004 – aussi imparfaite et hypocrite qu’elle soit – a mis les salafistes en fureur. La société laïque française est, pour eux, porteuse de l’impiété et de l’inimitié envers l’islam. Se dissimuler derrière la laïcité pour empêcher le port du voile est une erreur majeure. Mais s’il faut interdire ce type de vêtements, c’est au nom de deux principes : la liberté de conscience, qui interdit l’aliénation de la femme dans une catégorie inférieure ; la défense d’une identité française, d’un « paysage » français consubstantiel à notre civilisation dont découle la nécessité d’assimiler les étrangers, c’est-à-dire d’en faire des Français, et non de les intégrer comme un corps étranger dans un organisme différent.
Mais le meilleur moyen de lutter contre l’implantation de l’islam dans notre société reste encore de revenir à une société structurée par quelques principes intangibles : respect de la personne humaine, liberté de conscience, distinction de la loi civile et de la loi religieuse, et par-dessus tout acceptation de ce que certaines choses nous dépassent, que l’Homme n’est pas le maître absolu de toute chose. Certains parleront de Dieu, d’autre de je-ne-sais-quoi. Mais chacun – chrétien ou agnostique – pourrait méditer ce que Charles de Foucauld écrivait il y a un siècle : « Si on veut en faire des Français, il faut en faire des chrétiens. » En leur imposant la laïcité « à la française », on dresse encore plus contre nous des gens qui, quoi qu’on en pense, ne pourront pas tous être renvoyés outre-Méditerranée.
François Teutsch
09:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le terrorisme raconté aux enfants
Qu'est-ce que le terrorisme ?
Un terroriste, c’est tout simplement un franchouillard à moustache, portant béret basque, fusil de chasse en bandoulière et qui se bat pour la libération du cassoulet ! En 14, on représentait l’ennemi sous l’uniforme d’un uhlan – souvenir de 70 -, mangeur d’enfants et horrible barbare teuton. En 14, on haïssait l’ennemi et on gagna la guerre en 1918. En 2016, on cultive la haine de soi, de la France. Et on n’a pas encore gagné la guerre, c’est le moins que l’on puisse dire…
La vidéo dure trois minutes une seconde. Tout d’abord, une définition du terrorisme et de ses méthodes. Jusque-là, pas grand-chose à dire sur le fond. Les choses commencent à se gâter lorsqu’il s’agit d’illustrer le propos : le terroriste « béretbasqué » est représenté sous les traits d’une sorte de voleur de poules tout droit sorti d’un film en noir et blanc des années 50.
Puis vient un petit historique. Attachez votre ceinture. On remonte alors à la Révolution. Après avoir expliqué que le terrorisme vient du mot terreur, on se dit qu’on va évoquer cette terreur que l’on affuble d’une majuscule de sang dans notre Histoire de France. Même pas ! Le terrorisme commence avec l’attentat royaliste de la rue Saint-Nicaise en 1800 contre Bonaparte qui, pour le coup, devient républicano-compatible. Ensuite, on enjambe les siècles pour arriver à la guerre d’Algérie et évoquer, évidemment, le terrorisme de « l’extrême droite », le « groupe OAS, par exemple, qui défendait l’Algérie française ». Les attentats du FLN en Algérie sont curieusement passés sous silence (faute de place, sans doute)… Le terrorisme d’extrême gauche des années 70 est tout de même cité, ainsi que celui des nationalismes basque et corse. Mais, histoire de dédramatiser ce qui se passe en France depuis janvier 2015, le commentateur explique bien que, selon Europol – la caution experte, incontestable par définition -, « la majorité des actes terroristes en Europe sont conduits par des groupes de ce type ».
Vient ensuite, car on ne peut faire autrement, l’évocation du terrorisme islamiste. Là encore, relativisons : « Près de 60 % des attaques terroristes ont lieu dans cinq pays » – Pakistan, Irak, Inde, Nigeria, Afghanistan -, comme quoi, au fond, la France ne s’en tire pas si mal dans tout ça… Évidemment, les djhadistes de Daech « rêvent d’imposer au monde leur vision radicale de l’islam qui n’est pas celle de L’IMMENSE majorité des musulmans », précision obligatoire, ça va sans dire.
« Alors, qui sont ces individus qui ont rejoint ce groupe (Daesh) ? », poursuit notre pédagogue de education.francetv.fr. « Existe-t-il un profil type ? » Apparaissent alors à l’écran deux gugusses, un rouquin boutonneux et un basané, parité oblige, j’imagine. « 16-30 ans, tous les milieux touchés, favorisés ou défavorisés, urbains ou ruraux, centres-villes comme banlieues. » En clair, des Français moyens, quoi.
Apothéose : on termine en énumérant les mesures du gouvernement français (précision qui paraît donc nécessaire par les temps qui courent !) « pour éviter cela » : plate-forme Stop-djihadisme, lutte contre la radicalisation, construction de centres de déradicalisation (en prévision), sans oublier les mesures éducatives. « Car, comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir », conclut le commentateur.
Qui disait que les contes pour enfants sont faits pour les rassurer avant qu’ils ne s’endorment ?
Georges Michel
08:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Terrorisme islamiste : sortir du déni
Pourquoi refuser de voir l’islamisation croissante de nos banlieues ? Comme si nous acceptions d’être otages de ce chantage qui, lorsque nous critiquons les plus radicaux des musulmans, nous taxe systématiquement de racisme et d’islamophobie.
Il va falloir se réveiller ! Mettre des mots sur les maux. Ou bien faudra-t-il attendre d’autres Nice, d’autres Bataclan, d’autres Magnanville, d’autres Thalys ? Sous prétexte que l’assassin de Nice mangeait du porc, battait sa femme, buvait de l’alcool et ne faisait pas le ramadan, on nous répète que son acte n’a rien à voir avec l’islamisme. Même chose avec le tueur d’Orlando qui, parce qu’il avait des penchants pour l’homosexualité, ne pouvait pas être un soldat de Daech ! Mohamed Lahouaiej Bouhlel est décrit comme un « frimeur », un « dragueur » un peu « lourd ». Un homme à la sexualité débridée. Un habitant de son ancien immeuble se souvient d’un homme ayant des problèmes relevant selon lui de la « psychiatrie ».
Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne serait-il pas un fou suicidaire comme Andreas Lubitz, le pilote de la German Wings qui a précipité son avion et ses passagers sur un massif alpin? Non, comme c’est un Tunisien, un Arabe, notre racisme, notre « islamophobie » nous aurait guidés inconsciemment vers la piste terroriste. Le fait que le carnage ait été revendiqué par Daech ne signifierait rien, nous a-t-on dit. Pour l’État islamique, l’occasion aurait simplement fait le larron. Peu importe qu’il ait agi en fonction des instructions de l’un des porte-parole du groupe.
L’homme n’avait pas la carrure d’un soldat de Daech, nous disait-on. Mais qu’attend-on de ces personnages ? Ce ne sont pas des théoriciens. Même pas des spécialistes des sourates du Coran. Ce ne sont pas des Lénine de l’islamisme, mais des demi-soldes qui ont fait leurs classes en prison aux côtés de petits délinquants comme eux. L’avocat belge de Salah Abdeslam a décrit son client comme « un petit con de Molenbeek », de ceux qui croient vivre dans un jeu vidéo. D’après les derniers éléments de l’enquête, rapportés ce lundi par le procureur Molins, Mohamed Lahouaiej Bouhlel manifestait « un intérêt certain et récent pour la mouvance islamiste radicale ».
Alors pourquoi ce déni systématique ? Pourquoi refuser de voir l’islamisation croissante de nos banlieues ? Comme si nous acceptions d’être otages de ce chantage qui, lorsque nous critiquons les plus radicaux des musulmans, nous taxe systématiquement de racisme et d’islamophobie. Alors que les Musulmans sont les premières victimes des djihadistes. Comment se fait-il que l’on ait si longtemps remisé les témoignages de profs ou d’élus de banlieue qui s’inquiétaient que certaines classes et certains quartiers soient aux mains d’extrémistes religieux ou d’associations troubles ? Ce déni ne fait que profiter à la droite extrême et aux partis qui leur courent après.
Jean-Marcel Bouguereau
08:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Attaque à la hache dans un train allemand : quatre blessés dont deux entre la vie et la mort
Un jeune demandeur d'asile afghan de 17 ans a blessé grièvement quatre personnes, lundi soir, en attaquant à la hache et au couteau les passagers d'un train régional de Bavière au cri «d'Allah Akbar» (Dieu est grand). Il a été abattu par la police dans sa fuite.
Après la France, le terrorisme frappe en Allemagne. Plusieurs passagers d'un train régional ont été blessés en Alemagne lundi soir, vers 21 h 15, par un réfugié Afghan de 17 ans qui les a attaqués à coups de hache et de couteau. Les faits se sont déroulés dans les environs de Würzburg (Bavière), dans le sud du pays, à bord d'une rame partie de Treuchlingen. L'attaque a été revendiquée mardi matin par Daech.
«Il est assez probable qu'il s'agisse d'un attentat islamiste», avait déclaré peu après les faits un porte-parole du ministère de l'Intérieur bavarois, soulignant que l'agresseur – un demandeur d'asile arrivé seul, sans famille – avait crié «Allah Akbar» (NDLR : Dieu est grand) lors des faits.
Les secours ont pris en charge quatre blessés graves et un blessé léger, parmi lesquels «au moins deux femmes». Quatorze autres passagers étaient présents dans le train mais n'ont pas été touchés. Ils étaient en état de choc. Une famille chinoise de Hong Kong figurerait parmi les victimes.
Un riverain, qui a pu pénétrer dans le convoi, a décrit une «scène de boucherie» à l'intérieur du train, selon l'agence de presse DPA, avec des traces de sang et des pansements laissés sur place par les équipes de secours. Le trafic sur la ligne de chemin de fer a été coupé entre Würzburg-Heidingsfeld et Ochsenfurt.
Les policiers neutralisent le fuyard
L'assaillant a été abattu par la police après s'être échappé du train à l'arrêt à Heidingsfeld, dans la banlieue de Würzburg, a indiqué le porte-parole du ministre de l'Intérieur bavarois. «L'auteur des faits est parvenu à quitter le train, la police est partie à sa poursuite et dans le cadre de cette poursuite elle a tiré sur l'agresseur et l'a tué», a précisé le porte-parole.
Selon le ministre régional de l'Intérieur, Joachim Hermann, c'est une unité spéciale d'intervention de la police allemande (SEK), qui a fait feu lorsque le jeune homme a tenté de s'en prendre à elle avec ses armes blanches. Cette unité se trouvait par hasard, pour une autre mission, dans la ville, et a pu intervenir rapidement lorsque l'alerte a été donnée.
Un demandeur d'asile pris en charge dans une famille d'accueil
L'auteur de l'agression est un jeune «Afghan de 17 ans», demandeur d'asile arrivé seul, sans famille, en Allemagne, a encore indiqué le ministre de l'Intérieur de Bavière. Il vivait dans la localité d'Ochsenfurt, voisine de l'endroit où se sont déroulés les faits, et était pris en charge dans une famille d'accueil en tant que mineur, a indiqué Joachim Hermann à la chaîne de télévision publique ARD. «Lors de la fouille de la chambre où il vivait, un drapeau de l'EI fabriqué artisanalement a été retrouvé», a révélé mardi matin Joachim Hermann.
En mai dernier, un déséquilibré de 27 ans avait commis une agression similaire au couteau, également dans un train régional du sud du pays, faisant un mort et trois blessés. La police avait dans un premier temps évoqué une piste islamiste car l'agresseur avait crié «Allah est grand», avant de revenir en arrière quand il s'est avéré qu'il souffrait de troubles psychiatriques.
L'Allemagne plutôt épargnée par les attentats djihadistes
Si la piste d'un attentat à motivation djihadiste est confirmée, venant de surcroît d'un demandeur d'asile, le fait serait de nature à rallumer le débat en Allemagne sur la politique d'ouverture généreuse de la chancelière Angela Merkel à l'égard des réfugiés. Même si les statistiques du ministère de l'Intérieur ne montrent aucune corrélation entre l'afflux de demandeurs d'asile et la hausse de criminalité ou du risque terroriste, la droite populiste allemande en particulier surfe sur les craintes à ce sujet dans l'opinion. Plus d'un million de réfugiés sont arrivés en Allemagne l'an dernier, dont une partie importante de Syriens. Les Afghans aussi constituent une part importante de ces nouveaux arrivants.
Jusqu'ici, l'Allemagne a été plutôt épargnée par les attentats djihadistes, à l'exception d'une attaque au couteau perpétrée contre un policier par une adolescente de 15 ans, d'origine turque, en février en gare de Hanovre. L'enquête a démontré depuis la motivation islamiste de cette jeune fille, qui avait cherché peu avant à se rendre en Syrie via la Turquie pour rejoindre l'organisation Etat islamique.
08:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
A-t-on le droit de critiquer l’islam ?
Un communiqué de Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ, sur la condamnation en Autriche d'une conférencière ayant osé parler de pédophilie au sujet de Mahomet :
"La Cour européenne des droits de l’homme est appelée à se prononcer sur l’étendue du droit de critiquer l’islam à l’occasion de la condamnation pour blasphème d’une conférencière ayant mis en cause les mœurs de Mahomet.
La conférencière qui saisit la Cour de Strasbourg a été reconnue coupable d’avoir publiquement « dénigré une personne qui est un objet de vénération », à savoir « Mahomet », le prophète de l’islam, d’une manière « susceptible de susciter une indignation justifiée », en violation de l’article 188 du Code pénal autrichien.
Les propos litigieux ont été tenus durant un cycle de conférences intitulé « Connaissances de base sur l’Islam » à l’Institut d’éducation du Parti autrichien de la liberté (FPÖ) devant une trentaine de participants.
Il est reproché en substance à la conférencière d’avoir dit que Mahomet avait des tendances pédophiles (il « aimait le faire avec des enfants ») car il s’est marié avec une fille de six ans (Aïcha) et a consommé ce mariage lorsqu’elle n’avait que neuf ans. La conférencière notait que cela posait problème dans la mesure où « le plus haut commandement pour un homme musulman est d’imiter Mahomet », ajoutant plus généralement que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs ».
Suite à une plainte de journalistes, la conférencière fut condamnée à payer 480 euros ou à purger une peine de soixante jours d’emprisonnement en cas de défaut de paiement. Les juridictions autrichiennes avait jugé ainsi dans le but de protéger la sensibilité religieuse des fidèles musulmans ainsi que « la paix religieuse » en Autriche.
La conférencière a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme qui devra juger si la liberté d’expression peut céder le pas devant le respect de Mahomet et de la « sensibilité religieuse » des musulmans.
L’ECLJ a été autorisé à soumettre des observations écrites à la Cour.
Pour l’ECLJ, seule la diffusion d’obscénités gratuitement offensantes et inutiles au débat ainsi que les propos incitant à la violence immédiate peuvent être restreints. Tout autre propos –surtout lorsqu’il est appuyé sur des faits réels- devrait être toléré au titre de la liberté d’expression ; cela résulte d’ailleurs de la jurisprudence de Strasbourg.
Dans son mémoire, l’ECLJ expose notamment la tentative menée au plan international par l’Organisation de la Conférence Islamique pour intégrer au sein du droit international un délit de blasphème sous l’appellation de « diffamation de l’islam ». L’ECLJ s’est opposé à cette initiative au sein des Nations Unies depuis plusieurs années, estimant que les libertés de religion et d’expression sont complémentaires et qu’il n’existe pas de droit pour des croyants (pas plus que pour des non-croyants) à ne pas faire l’objet de critiques. Plus généralement, la recherche sincère de la vérité devrait toujours être encouragée et bénéficier de la liberté d’expression.
En l’espèce, pour l’ECLJ, le droit à la liberté d’expression de la conférencière a été violé, celle-ci ayant été condamnée pour avoir dénigré une croyance en elle-même, c'est-à-dire pour blasphème, alors même que ses propos s’appuyaient sur des faits historiques avérés dont la diffusion, dans un contexte politique, participe au débat public."
Voir ici les observations écrites de l’ECLJ
Voir ici l’exposé des faits (en anglais)
par Marie Bethanie
Le salon beige
08:35 | Lien permanent | Commentaires (0)


























