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dimanche, 24 juillet 2016

Merkel face au débat sur la sécurité après le carnage de Munich

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Au surlendemain de l’attaque de Munich, la question du contrôle des armes a resurgi dans le débat public.

Elle a le visage fermé en arrivant dans le foyer de la chancellerie. D'habitude, Angela Merkel tient ici des conférences de presse avec les chefs d'Etat ou de gouvernement. Ce samedi à 14h30, la chancelière est seule. Seule face à une nation en deuil, qui sort d'une « nuit d'horreur » durant laquelle un jeune forcené germano-iranien a tué neuf personnes à Munich.

« Nous tous, et je le dis au nom de l'ensemble du gouvernement, pleurons avec le coeur lourd ceux qui plus jamais ne rentreront dans leurs familles », déclare Angela Merkel. Elle sort tout juste d'un conseil de sécurité convoqué en urgence la veille au soir, alors que la police munichoise évoquait une « situation terroriste » et craignait d'avoir affaire à une attaque multiple et coordonnée.

La piste du « tueur fou » privilégiée

Entre temps, l'auteur de la fusillade s'est donné la mort et l'hypothèse d'un acte terroriste a cédé la place à celle d'un « tueur fou ». Selon la police, le jeune tireur s'était intéressé de manière « intensive » à Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien d'extrême droite qui avait tué 77 personnes lors d'un attentat le 22 juillet 2011. Il y a cinq ans jour pour jour.

Pas question pour Angela Merkel d'annuler le conseil de sécurité sous prétexte que l'hypothèse terroriste se dissipe. Comme son pays, celle qu'on surnomme « Mutti » est bouleversée par « tant de terribles nouvelles en si peu de jours » : l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts le 14 juillet, l'attaque à la hache à Wurtzbourg par un réfugié afghan, le 18 juillet, revendiqué par l'Etat islamique.

Comme la police, le gouvernement a lui aussi redouté que l'auteur de l'attaque ne prolonge cette série infernale. Que l'Allemagne, jusqu'ici largement épargnée, allait à son tour basculer dans le règne de la terreur. Il n'était pas seul. Dans la nuit, Barack Obama a promis aux autorités allemandes « tout le soutien dont elles ont besoin ». Et François Hollande a dénoncé « une attaque terroriste ».

Angela Merkel, qui a dû interrompre ses vacances, a laissé les autres prendre la parole. Et si certains médias saluent la réserve dont elle a fait preuve, d'autres lui reprochent au contraire d'être intervenue trop tard - 20 heures après la fusillade. Mais alors que le parti populiste AfD a sauté un peu tôt sur la thèse terroriste, la prudence de la chancelière s'avère d'une grande sagesse.

Le débat sur la sécurité relancé

Terrorisme ou pas, le débat sur la sécurité est toutefois relancé. Samedi, le ministre président de Bavière a annoncé qu'il allait renforcer les moyens de la police de son Land dans le cadre du budget 2017. « Nous allons montrer plus de présence visible de nos forces de l'ordre », a annoncé Horst Seehofer, par ailleurs président de la CSU bavaroise, allié de la CDU d'Angela Merkel.

Jugeant trop tôt pour évoquer une restriction des ventes d'armes, le ministre de l'Intérieur a lui jugé nécessaire de débattre sur la violence des jeux vidéo sur Internet. « Ceci doit être davantage discuté au sein de la société », a déclaré Thomas de Maizière. Enfin, la ministre de la Défense Ursula von der Leyen a envisagé l'intervention de la Bundeswehr sur le territoire intérieur en cas d'alerte terroriste.

Apparemment plus rassurante qu'un attentat terroriste, la piste du forcené privilégiée par les enquêteurs n'est pas nécessairement plus simple et pourrait susciter d'autres questions. Le jeune tueur de 18 ans souffrait d'une « forme de dépression » et suivait un traitement, selon Hubertus Andrä, préfet de police de Munich, qui a écarté tout lien avec l'Etat islamique.

Déterminer le motif de la tuerie

Selon Thomas de Maizière, le jeune homme aurait subi des formes de harcèlement de ses camarades. Il a probablement piraté le compte Facebook d'une fille en promettant à certaines personnes des promotions dans le McDonald's du centre commercial du village olympique, où il a commis son carnage. Les victimes ont essentiellement entre 14 et 20 ans.

Leur nationalité laisse perplexe, incluant trois Turcs et trois Kosovars. Le tireur déséquilibré germano-iranien, qui semble s'être converti au christianisme, selon le ministre de l'Intérieur, avait-il un motif politique ou religieux ? Pour le procureur de Munich, Thomas Steinkraus-Koch, il s'agit d'un « acte classique d'un forcené » pris d'une crise de folie meurtrière, « sans motivation politique ».

Thibaut Madelin, correspondant à Berlin
 
Source : Les Echos

vendredi, 22 juillet 2016

687 suspects arrêtés pour terrorisme islamiste en Europe en 2015

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En 2015, 687 suspects ont été arrêtés pour terrorisme inspiré de la mouvance islamiste en Europe. C’est ce que révèle Europol dans son rapport Te-Sat 16. Avec 60 arrestations, la Belgique est le troisième pays le plus concerné, après la France (377) et l’Espagne (75).

La Belgique est également le pays européen qui a le plus condamné de djihadistes en 2015 avec 116 peines, dont 45 pour le seul procès ayant trait à l’organisation Sharia4Belgium.

Les «loups solitaires», un risque majeur

Par ailleurs, les attaques commises par des «loups solitaires» représentent un risque majeur en Europe, et les derniers événements en France et en Allemagne montrent que ce type d’attaque est très «difficile à détecter et à empêcher», a souligné mercredi Europol.

Elles restent «une tactique privilégiée par le groupe Etat islamique (EI) et par Al-Qaïda», a indiqué Europol dans un communiqué : «à de nombreuses reprises, les deux groupes ont appelé les musulmans vivant dans un pays occidental à commettre des attaques de ce type».

151 personnes décédées dans des attaques terroristes en Europe en 2015

L’année dernière en Europe, 151 personnes sont décédées des suites d’une attaque terroriste et 350 ont été blessées, indique Europol dans un rapport également publié mercredi sur les évolutions du terrorisme en Europe. Celui-ci ne concerne que l’année 2015 et ne comprend donc pas les attaques de Nice ou de Bruxelles.

116 condamnations pour djihadisme en Belgique en 2015

Le rapport Te-Sat 16 revèle également que, sur les 120 prévenus jugés en Belgique en 2015, 116 ont été condamnés. La Belgique a enregistré le nombre le plus important de condamnations pour terrorisme par rapport aux autres Etats membres de l’Union européenne l’an dernier.

En Autriche (29), en Belgique (120), à Chypre (1), au Danemark (1) et en Suède (2), les citations à comparaître pour terrorisme ont tourné exclusivement autour de violences djihadistes, la plupart en lien avec les conflits en Syrie et en Irak. Pour les autres pays, les procès en matière de terrorisme avaient aussi trait à des mouvances d’extrême gauche, d’extrême droite ou séparatistes.

Source : Le soir.be

Argenteuil : opération antiterroriste en cours autour d'une mosquée

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Menace terroriste. Une opération antiterroriste est menée ce jeudi après-midi autour d'une mosquée d'Argenteuil, par les policiers de la DGSI. Il s'agit de vérifier un renseignement anonyme qui dénonçait un projet d'action violente.

Fausse indication ou renseignement déterminant? Pour connaitre la valeur d'une information transmise par un anonyme à propos d'un projet d'action violente, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure mènent une perquisition à Argenteuil cet après-midi. Ils sont assistés par les policiers d'élite du Raid. Les recherches sont concentrées autour d'une mosquée qui a la réputation de pratiquer un islam "modéré". La source policière citée par l'AFP ne précise pas si les fouilles ont été concluantes pour l'instant. Au mois de mars, des perquisitions à Argenteuil avaient permis de découvrir des kalachnikovs et de l'explosif dans un appartement, à la suite de l'arrestation de Reda Kriket.

Source : Valeurs actuelles

 

Vitrolles : la mosquée prend de la hauteu

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Les responsables du chantier assurent que "le gros oeuvre du centre cultuel sera achevé fin septembre"

 

On aperçoit maintenant nettement le Plateau, et l'Étang de Berre, lorsqu'on monte l'échelle pour accéder au premier niveau de ce qui sera le centre cultuel musulman de Vitrolles.

Habib Malagouen, président de l'Association pour le futur centre cultuel et culturel musulman de Vitrolles avait tenu à laisser passer la période de jeûne du ramadan pour aborder à nouveau de manière officielle l'avancée du chantier. Si celui-ci, qui tourne actuellement avec quatre ouvriers, période estivale oblige, ne progresse pas à la vitesse de l'éclair, force est de constater que l'édifice prend tout de même forme peu à peu.

350 000 euros ont été récoltés à ce jour. L’édifice coûte 1,5 millions d’euros

"On a réalisé 80 % du gros oeuvre du centre cultuel, qui sera achevé fin septembre. Nous avons les financements pour terminer cette partie, ce qui est une grande satisfaction", indique M. Ziani, chef de chantier. Des financements privés, qui affluent grâce à une communication bien huilée de la part de l'AFCCCMV, qui se rend fréquemment dans d'autres mosquées pour sensibiliser les fidèles au projet. "Régulièrement, on invite ceux qui nous aident à des visites de site, pour qu'ils puissent juger par eux-mêmes des travaux. Ils voient comment on utilise leurs deniers", explique Habib Malagouen, président de l'association.

Les ouvriers viennent ainsi d'achever entièrement la dalle de la salle de prière destinée aux femmes d'une superficie de 200m², qu'ils doivent désormais couvrir. Les espaces destinés aux ablutions devraient aussi être terminés dans les prochaines semaines. "La priorité est la partie cultuelle, ensuite on passera à la culturelle. On a des entreprises partenaires qui nous offrent, ou nous prêtent du matériel, leur aide est essentielle. Chacun apporte sa pierre à l'édifice", poursuit Habib Malagouen.

Des "cours de langue arabe et d’apprentissage du Coran" à la rentrée

Le lieu, qui a par le passé été la cible d'intimidations diverses (une tête de sanglier déposée sur le portail, l'incendie d'un préfabriqué contenant des outils), est désormais sous étroite surveillance. Des caméras ont été installées et des rondes sont effectuées par des fidèles volontaires.

Si à la rentrée, le côté cultuel ne pourra pas encore accueillir les fidèles, ceux-ci continueront à prier sous les grandes tentes installées sur les lieux, qui devraient aussi accueillir ce que le président de l'AFCCCMV appelle des "modules".

Les adhérents pourront participer à "des cours de langue arabe, des séminaires de théologie, des cours d'apprentissage du livre saint dispensés par des frères".

À ce jour, près de 350 000 euros ont été récoltés depuis le lancement du projet, qui devrait coûter dans son intégralité près d'1,5 millions d'euros.

Le commentaire d'Habib Malagouen à la suite de l'attentat de Nice : "Attention aux amalgames!"

Habib Malagouen, président de l'association pour le futur centre culturel et cultuel musulman de Vitrolles (AFCCMV), a immédiatement réagi par un communiqué après l'attentat meurtrier de Nice, comme l'ont fait d'autres responsables de mosquées dans la région. Hier, alors sur le chantier, il se disait encore "meurtri, touché, comme l'ensemble de la communauté musulmane et des Français". Mais pour lui, si l'émotion est logique, "le sang-froid doit revenir dans les débats, car on entend tout et n'importe quoi, notamment de la part des politiques". "Attention aux amalgames. L'Islam, c'est tout sauf cette horreur ! C'est cela que nos responsables, à commencer par ceux de la communauté musulmane, doivent expliquer, marteler ! Il ne s'agit pas de nous justifier, mais simplement de dire clairement les choses. Nous, Musulmans, devons enfin crever l'abcès et regarder sur le pas de notre porte. Quel est notre rôle ? Comment doit-on s'organiser pour faire face à la radicalisation ? Nos instances ont le devoir de travailler sur ces questions, et de trouver des réponses. Mais on ne voit rien venir. Il ne s'agit pas juste d'enchaîner les rendez-vous à l'Élysée ou à Matignon", tonne Habib Malagouen. Afin d'ouvrir un dialogue, ce dernier envisage de proposer, dès que le centre cultuel sera achevé, des temps de parole avec les Vitrollais qui le souhaitent, qu'ils soient musulmans ou non, afin d'évoquer ces sujets sensibles. "Chaque habitant de cette ville pourra venir ici en toute quiétude. On peut tout imaginer, un pot de l'amitié, des heures de visites pour les curieux. Si ça permet de faire avancer les choses, tant mieux".

Lionel Modrzyk

Source : La Provence

"Dehors ou la mort": une mosquée taguée près de Lyon

 

Une mosquée de la région lyonnaise a été la cible d'une menace de mort et de dégradations dans la nuit de mardi à mercredi. Le préfet du Rhône a condamné l'agression et ouvert une enquête.

Attentats du 13 novembre: les détentions de plusieurs suspects prolongées en Belgique

La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé « de deux mois » la détention cinq suspects dont Mohamed Abrini, « dans le cadre du dossier concernant les attentats de Paris du 13 novembre 2015 », poursuit le parquet dans un communiqué. 

Mohamed Abrini est poursuivi pour son rôle présumé dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Son avocat avait réclamé la tenue d’un seul procès en Belgique. 

 

Source : Boulevard Voltaire

Attentat de Nice: 5 suspects présentés à la justice en vue de mises en examen

Cinq personnes soupçonnées d’avoir été en contact avec Mohamed Lahouaiej Bouhlel avant la tuerie qu’il a perpétrée à Nice le 14 juilllet, sont déférées jeudi devant la justice antiterroriste après leur garde à vue, en vue d’éventuelles mises en examen, a annoncé le parquet de Paris.

Le parquet a précisé qu’il ouvrirait une information judiciaire « dans le courant de la journée ». Les cinq personnes, quatre hommes âgés de 22 ans à 40 ans et une femme, ont intéressé les enquêteurs parce qu’ils ont été en contact avec le tueur ou soupçonnés de lui avoir fourni une arme, un pistolet automatique avec lequel le Tunisien de 31 ans a tiré sur des policiers à bord du camion lancé sur la foule.

 

Source : Boulevard Voltaire

Marion Maréchal-Le Pen : “Il faut dissoudre l’UOIF”

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Sommes-nous armés pour mener cette guerre ?

Pour soigner le mal, il faut déjà accepter de poser le bon diagnostic. Si tous les musulmans ne sont évidemment pas djihadistes, tous les djihadistes sont musulmans. Nous sommes face à un retour mondial d’un islam intégriste et violent que nous avons parfois soutenu et même armé à l’étranger. Je pense notamment à la Libye. Pour éviter l’amalgame, il faut analyser correctement le réel. Manifestement, nos gouvernants ne sont pas prêts à cela.

Notre arsenal juridique est-il suffisant ?

L’essentiel y est. Nous pouvons déjà lutter contre l’expansion de l’islamisme en fermant les mosquées et associations radicales, en expulsant les imams intégristes, en engageant la dissolution de l’UOIF, en bloquant les financements étrangers de pays dont on sait qu’ils soutiennent le terrorisme islamiste. Nous pouvons aussi déchoir de leur nationalité les soldats revenus de Syrie, incarcérer les Français entretenant des liens avec l’État islamique au nom de l’article 411-4, désarmer les banlieues.

Qu’auriez-vous fait pour éviter les attentats que notre pays connaît depuis dix-huit mois ?

Dans notre programme, il est prévu l’expulsion automatique de tout étranger condamné. Autrement dit, le terroriste tunisien multirécidiviste n’aurait pu se maintenir sur le sol français. Par ailleurs, nous aurions quitté l’espace Schengen, empêchant ainsi l’arrivée continue de clandestins parmi lesquels se sont glissés les terroristes du Bataclan. Le droit d’asile aurait été réformé pour une lecture plus restrictive, limitant ainsi cet appel d’air à l’immigration clandestine. Enfin, une nouvelle politique pénale plus répressive, supprimant notamment les remises automatiques de peine, aurait permis, dans certains cas, d’éviter le pire.

Par où commencer ?

Commencer par accepter de voir l’évidence. L’immigration de masse a entraîné le communautarisme, provoqué la sécession culturelle de certains territoires et importé l’islam radical. Notre code de la nationalité et les naturalisations à tout va ont favorisé la fabrication de Français de papier, dont certains sont devenus des ennemis de l’intérieur. La repentance permanente et le mépris de soi véhiculés par nos élites ont enfermé les Français issus de l’immigration dans le ressentiment à l’égard de la France. La politique pénale de l’excuse a même encouragé à piétiner ses lois. C’est cela qu’il faut remettre en cause. Une révolution intellectuelle s’impose.

Raphaël Stainville
 

Publicité au profit des terroirs

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Hongrie: une nouvelle campagne anti-migrants fait polémique

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Une nouvelle campagne contre les migrants vient de voir le jour sur les sites internet du gouvernement hongrois et dans quelques journaux proches de la majorité conservatrice. Les messages hostiles aux étrangers ont notamment pour thème le terrorisme et la violence envers les femmes.

« Le saviez-vous ? Les attentats de Paris ont été commis par des migrants ! » peut-on lire dans l'un des messages hostiles, diffusés par les autorités de Budapest. Amalgames et contre-vérités s'enchaînent : « Le saviez-vous? Les abus contre les femmes ont augmenté de manière exponentielle depuis le début de la vague migratoire en Europe ».

Et la campagne anti-migrants fait appel sans retenue à tous les fantasmes : « Le saviez-vous ? Rien qu'en Libye, un million de réfugiés attendent de venir en Europe », ou encore : « Le saviez-vous ? Bruxelles veut que nous recevions un nombre de migrants équivalent à la taille d'une ville ».

Répandre la xénophobie

L'opposition hongroise a beau dénoncer une campagne dont « l'objectif n'est autre que de répandre une xénophobie absolue et sans limite à travers le pays », le gouvernement de Viktor Orban est déjà en campagne pour le référendum du 2 octobre au sujet du mécanisme des quotas de répartition des réfugiés dans les pays de l'Union européenne.

Source : Rfi

 
 
Le Premier ministre hongrois juge « trop permissive » la politique européenne d'immigration. Il se pose régulièrement en « défenseur de la civilisation européenne » et joue de la fibre nationaliste, alors qu'en face l'opposition a du mal à s'organiser.

En Allemagne, Pegida veut s’essayer à la politique

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Le mouvement allemand anti-immigrés, Pegida, a annoncé lundi vouloir créer un parti politique.

Cela fait deux ans, deux ans que les « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » (Pegida) manifestent chaque semaine contre les immigrés à Dresde, dans l’est de l’Allemagne.

Le pays, jusqu’alors épargné par les attaques terroristes, a subi l’attaque, hier, d’un homme âgé de 17 ans qui a grièvement blessé quatre passagers d’un train à la hache et au couteau. Daech a revendiqué cette attaque.

Une agression qui conforte les idéologies du parti d’extrême droite, avec à sa tête Lutz Bachmann. Celui-ci dit vouloir aller plus loin, avec comme ambition de créer le Parti populaire pour la liberté et la démocratie directe (FDDV).

Depuis plusieurs mois, Pegida est menacé d’interdiction par des pouvoirs publics inquiets de ses dérives extrémistes. « Ils ont recyclé les idées d’extrême droite de la Seconde Guerre mondiale. On ne s’attaque non pas aux juifs, mais aux musulmans. Par exemple, on dit que ces gens-là ne sont qu’une cinquième colonne, que leurs valeurs ne sont pas compatibles avec celles du pays », affirme au Figaro Thomas Guénolé, politologue.

Un flirt avec le populisme

Bachmann a toutefois indiqué que le nouveau parti ne fera pas d’ombre à l’Alternative de l’Allemagne (AfD). Ce parti de droite populiste, proche de l’extrême droite, connait un essor fulgurant depuis plusieurs mois. Lors des élections régionales en mars dernier, l’AfD était même arrivée second du scrutin recueillant 24,2% des suffrages en Saxe-Anhalt (est). « Nous soutiendrons l’AfD lors des prochaines élections législatives (prévues à l’automne 2017, ndlr) et ne présenterons de candidats que dans un nombre limité de circonscriptions », a précisé Lutz Bachmann.

Les responsables de l’AfD, eux, restent divisés. Certains assument leur proximité avec Pegida. D’autres veulent s’en dissocier. « Suite à l’extermination des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu un tabou fort à propos des discours de haine envers une minorité en Allemagne. La montée de Pegida est le symbole d’un début de banalisation », explique Thomas Guénolé.

Plus extrême que l’extrême, sur l’échiquier politique, Pegida est clairement ancré à l’extrême droite. Plusieurs enquêtes judiciaires sont d’ailleurs en cours contre l’association pour incitation à la haine. Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, Lutz Bachmann avait d’ailleurs appelé à l’expulsion de tous les islamistes d’Allemagne. Fer de lance de l’anti-immigration, le mouvement proteste contre la politique d’asile du gouvernement d’Angela Merkel.

Habitués des manifestations, ils étaient parvenus à réunir près de 15 000 personnes en décembre 2014 dans leur fief de Dresde, environ 20 000 en octobre 2015, puis 5 000 en février dernier. Mais Pegida n’a toutefois jamais vraiment réussi à remplir son objectif de s’étendre dans tout le pays, n’étant vraiment populaire que dans l’est du pays. Selon le politologue, « les discours islamophobes restent plus faibles en Allemagne qu’aux Pays-Bas ou qu’en France ».

Une section française

Pegida possède une section en France. Elle a été lancée en janvier 2015 par Renaud Camus, théoricien du « grand remplacement ».

Or, peu de chance qu’ils puissent émerger chez nous. Il y a déjà un parti construit sur l’hostilité voire la haine envers les gens de confession musulmane et c’est… le Front national. Certes, les deux sont différents, mais l’islamophobie est un point commun. « On ne se rend pas compte de la gravité de leur discours », assure Thomas Guénolé, toujours au Figaro.

Pour l’heure, l’association ne comporte que quelques membres et son action sur le territoire français reste relativement restreinte. Sans oublier que pour que le mal triomphe, seule suffit l’inactivité des hommes de bien…

Guillaume Almalech-Asmanoff

Source : Aujourdhuilaturquie

État d’urgence : donc, on continue comme avant…

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Certes, le discours fut – en apparence, tout du moins – plus musclé que les déclarations de François Hollande au lendemain du massacre de Nice, ce qui en soi n’est pas une performance, convenons-en.

Certes, dans ce discours furent évoqués ces milliers et milliers de jeunes radicalisés à travers le pays. Certes, le chaos moyen-oriental fut bien mis sur le compte des Américains et la sagesse de Jacques Chirac de ne pas se lancer dans l’aventure irakienne en 2003 y fut saluée. Certes, les mots tabous dans la bouche de François Hollande furent employés sans contorsions excessives : islamisme radical, djihadisme, salafisme. Certes…

Certes, mais encore ? Encore des mots, toujours des mots. Encore et toujours la même chose. On ne change pas une politique qui perd. C’est ce que l’on retiendra du discours de Manuel Valls, hier soir à l’Assemblée nationale, à l’occasion du vote sur la prolongation de l’état d’urgence pour six mois. On va continuer comme avant… avant le 14 Juillet. Ce 14 Juillet où, dans l’euphorie d’un pouvoir de parade à qui il ne manquerait pas un bouton de guêtre pour ne pas faire la guerre, François Hollande pérorait et annonçait la fin de l’état d’urgence.

On va donc continuer comme avant. C’est en substance ce qu’a dit Manuel Valls. En effet, aux propositions plutôt musclées de Christian Jacob – mais bien loin de celles faites le matin même par Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, lors d’une conférence de presse -, Manuel Valls a clairement opposé une fin de non-recevoir. Pas de mesures d’exception, s’est exclamé le Premier ministre. Et pourtant, ce que proposaient Christian Jacob et les LR n’allait pas bien loin, avouons-le ! Pas de mesures d’exception : c’est vrai qu’être en guerre n’a rien d’exceptionnel…

Dissolution de l’UOIF, fermeture des mosquées radicales, enquête sur les financements étrangers de ces lieux de culte, suspension de l’espace Schengen, expulsion des étrangers condamnés pour crimes et délits graves, réforme du droit d’asile, suppression du droit du sol, arrêt du regroupement familial, élargissement des cas de déchéance de nationalité aux radicalisés binationaux ainsi qu’aux naturalisés condamnés pour crimes et délits graves… Toutes ces mesures – que les LR n’ont, du reste, pas proposées – qui permettraient d’initier une véritable politique préventive de longue haleine sont évidemment aux antipodes de l’idéologie qui continue de dominer la gauche, avec en sans les coups de menton de Valls. Il n’en sera donc pas question. On va continuer à bricoler.

On retiendra aussi, dans ce discours, la grande capacité de Manuel Valls à se défausser : nous ne laisserons pas remettre en cause le travail des forces de police, s’insurge-t-il, lorsque la moindre ombre de demande d’explications sur ce qui s’est passé à Nice est évoquée. Mais ce n’est pas aux forces de police que l’on demande des comptes. C’est à toi, Coco ! De même que ce n’était pas les victimes qui étaient huées à Nice lundi, mais toi, toi seul et ton gouvernement ! D’ailleurs, le sondage paru lundi est révélateur. Trois chiffres cinglants à retenir : 99, 84, 33. 99 % des Français sont convaincus de la menace terroriste. 84 % font confiance aux forces de sécurité et de renseignement, mais seulement 33 % au gouvernement, pour faire face à cette menace…

Donc, on continue comme avant. Et l’on comprend mieux alors pourquoi le Premier ministre nous dit que la guerre sera longue. Non, à ce rythme et avec ce train de non-mesures, elle ne sera pas longue, elle sera interminable. Manuel Valls nous invite à serrer les rangs. Je n’ai vu qu’un Premier ministre qui serrait les dents… et les fesses.

Georges Michel

Source : Boulevard Voltaire



Éducation au terrorisme

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Le site France TV Éducation a publié, le 20 avril 2016 sur son site Internet, une présentation partielle et partiale du terrorisme.

Sous couvert d’une instruction basée sur l’idéologie à la mode (à savoir, en utilisant la méthode du divertissement qui, comme son nom l’indique, œuvre dans le sens contraire de l’instruction ; toutefois, en adoptant le point de vue de monsieur Valls, il faudra aussi « nous habituer à » cela avec la réforme du collège), ce film de présentation fait remonter l’apparition du nom « terrorisme » à l’attentat de la rue Saint-Nicaise contre Napoléon Bonaparte le 24 décembre 1800.

En vérité, le substantif « terroriste » apparaît avec son idéologie sous la Terreur (1792-1794) : bref, elle désigne ces Républicains qui guillotinaient insatiablement et n’avaient pour seul désir que de s’emparer des biens des aristocrates tout en supprimant les sources d’inspiration de ces biens, utilisant ouvertement et explicitement la méthode de la « terreur », c’est-à-dire les délations, les calomnies, les injures et, pour finir, la sentence finale afin d’instiller la peur dans le rang de leurs ennemis politiques (pourtant leurs frères et sœurs de sang)… Quant au nom « terrorisme », le Centre national de ressources textuelles et lexicales l’attribue pour la première fois à la plume de Victor Hugo en 1852 pour désigner des actions politiques relayées par les journalistes (déjà au XIXe siècle !), fondées sur la terreur à la manière de la période révolutionnaire susmentionnée, mais en désignant à la fois les révolutionnaires et les libéraux.

Nous pouvons ajouter que la première définition du dictionnaire Le Robert est « politique de terreur des années 1793-1794 en France » : il est donc pour le moins curieux que France TV Éducation n’en fasse nullement mention… Elle a préféré considérer que les premiers terroristes à signaler (car, après tout, il s’agit aussi de prévenir la population, comme nous l’explique madame Vallaud-Belkacem pour défendre sa réforme du collège sous l’angle de la lutte contre toutes les discriminations) sont ces Français de souche, béret et fusil sous le bras, qui défendent la libération du cassoulet : je souhaiterais donc demander à France TV Éducation où se trouvent de tels terroristes qui me paraissent tout droit sortis de l’imagination déviante d’idéologues gauchistes aveugles sur les attentats de ces dernières années.

Ne feraient-ils donc pas partie de ces fameux « complotistes » contre lesquels le gouvernement nous met en garde avec une délicatesse si subtile qu’ils semblent diaphanes, voire parfaitement inexistants, si ce n’est dans le cerveau fécond de nos ministres et de notre Président ?

À moins qu’ils ne désignent, dans une réalité déformée par le prisme de la bien-pensance, le peuple français qui n’entend pas se soumettre ni même seulement « s’habituer » aux actions terroristes de tous bords perpétrées à la fois par les islamistes radicaux et fondamentalistes, mais aussi par un pouvoir en place complice de ces actions lorsqu’il s’acharne à inciter la population à la délation et au lynchage médiatique dès que l’on « ose sa droite »…

Bertrand Dunouau

Source : Boulevard Voltaire



État de siège ou chaos

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Un attentat en Province, comme à Nice, déclenche le processus de balkanisation. L’explosion de l’unité nationale affichée après la compassion pour les victimes innocentes peut amener l’implosion du pays.

La France n’est plus en état d’urgence, son pronostic vital est engagé.

Le plan d’urgence est un échec total, il nécessite la démission de tous ceux qui l’ont décidé, voté et appliqué. L’Assemblée nationale devrait voter l’état de siège. Le terrorisme islamiste est une affaire trop sérieuse pour être gérée par des politiques qui ne pensent qu’à leur avenir, quitte à laisser supprimer celui de 250 personnes en 18 mois. Seule cette mesure est capable d’éviter une guerre civile, une révolution sanglante ou le génocide de notre nation.

Il faut impérativement reconquérir une à une les zones de non-droit, supprimer toutes les ressources d’économie parallèle, interdire toute réunion qui ne se déroulerait pas dans notre langue. Renvoyer tous les résidents non européens dans leur pays pour raison de sécurité nationale, et pour la leur… car les moyens d’assurer la sécurité des citoyens sont insuffisants et ne permettent plus d’assurer l’accueil et la protection de personnes qui pourraient devenir victimes de la colère d’une population victime autant de l’incompétence de ses dirigeants que des attentats de ses ennemis.

À défaut vont se créer très rapidement de petites communautés qui vont vouloir se protéger, défendre leurs familles en raison de l’incapacité du système politique. C’est ainsi que commencera la guerre civile…

L’image francilienne d’une France de 16 siècles risque de disparaître très vite dans les régions qui ne sont françaises que depuis moins de 300 ans, ou qui n’ont été rattachées à la France que par les mariages de familles qui voulaient rester au pouvoir. Nice a été touchée par les problèmes qu’un État francilien n’a pas su régler ou gérer, par une menace qu’il n’a pas su prévenir. L’écho dans le sud de la France est immense parce que la Provence n’a été débarrassée des Maures et de leurs exactions qu’en 1830. Et 200 ans après, cela recommencerait ? Difficile à imaginer. En revanche, il est à craindre des représailles qui risquent d’être aussi lâches que les actions terroristes, qui seront le détonateur d’explosions en chaîne.

Messieurs les politiques, prenez la seule décision de bon sens car à l’émotion succède la colère, la suspicion puis la haine. Vous en serez l’exutoire. J’aime trop mon pays pour accepter ce scénario, mais je n’ai plus confiance en vous et ne la retrouverai que si vous AGISSEZ dans mon intérêt immédiat et non en fonctions de principes idéalistes et/ou doctrinaires : il y a urgence à proclamer l’état de siège. Ne siégez plus dans l’état d’urgence.

Alors je pourrai rejoindre le pèlerinage « Maranatha-Conversion » à Sarajevo où catholiques, orthodoxes, juifs et musulmans vont se regrouper pour faire de cette ville meurtrie une capitale de paix. C’est mieux qu’astiquer un fusil.

Philippe Bonnet

Source : Boulevard Voltaire



L’État n’a plus les moyens de garantir l’ordre public

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Qu’est-ce que l’ordre public, si ce n’est un état social dans lequel règnent la paix, la sécurité publique, la tranquillité et la sûreté ? Cet état, consubstantiel de la prospérité d’une nation, garantit aussi le « vivre ensemble ». Le vrai « vivre ensemble », pas la fumisterie idéologique qui sert d’argument d’autorité à une majorité d’hommes politiques incompétents.
 
Qui pourrait décemment affirmer, en 2016, que le ministère de l’Intérieur garantit le respect de l’ordre public ? Les atteintes aux « bonnes mœurs » sont tolérées. Les incivilités sont récurrentes. Les émeutes sont fréquentes, malgré cet état d’urgence qui n’en a que le nom. Les attentats nous frappent régulièrement sans qu’on puisse vraiment y mettre un terme.
 
Dès que l’État n’est plus en mesure d’assurer cette mission première, il met en danger sa population et se met en danger. Le chaos, l’anarchie et l’insurrection guettent. Ces fléaux s’incarnent de diverses manières, tant par la violence politique des émeutiers de la gauche radicale que par les outrages constants de l’islamisme, ou bien encore la criminalité de droit commun qu’exerce le lumpenprolétariat urbain.
 
Un ami me faisait dernièrement part d’une anecdote. Allant chercher ses enfants à l’école, il a surpris trois « jeunes » mimant des rafales d’armes automatiques à la sortie. Évidemment, ils ne seront pas sanctionnés pour cela. Et pourtant, ils devraient l’être. Un État bien administré, bien conçu, a normalement les moyens techniques de retrouver et de punir les auteurs de ces intimidations quotidiennes qui pourrissent la vie des citoyens français.
 
Inapte à garantir notre sécurité et à appliquer les lois qu’il a édictées, l’État français réduit la vie publique. De nombreuses manifestations populaires seront annulées cet été, en raison des risques d’attentats. Nous ne sommes pas suffisamment armés pour affronter la menace parce que notre appareil ne s’est pas correctement entraîné quand une paix relative prédominait. 
 
Prenons un cas tout à fait commun. Le mercredi 20 juillet, soit six jours après l’attentat de Nice, cinq gendarmes ont été blessés au terme d’une nuit de violences en banlieue parisienne, plus précisément dans le Val-d’Oise. Ces attaques ont éclaté suite à la mort, causée par un malaise cardiaque, d’un « jeune » d’une vingtaine d’années qui s’était interposé lors de l’interpellation de son frère par les gendarmes, dans le cadre d’une affaire « d’extorsion de fonds et d’agression à domicile ». 
 
Un accident tragique coûtant la vie à un jeune homme, dans un contexte criminel, rappelons-le, a tout de même provoqué des émeutes de grande ampleur, sans que personne, ou presque, ne s’en émeuve, à commencer par le ministère de l’Intérieur. Feux de voitures et de poubelles, tentatives d’incendie d’une mairie et d’un collège, tirs d’armes à plomb sur des gendarmes… Bientôt des émeutes insurrectionnelles avec des tirs à armes réelles ? Comment ce qui ne devrait déjà pas arriver en temps normal peut-il survenir lors de l’état d’urgence ? Pourquoi devons-nous mobiliser 130 membres des forces de l’ordre et 60 pompiers pour ce qui aurait dû rester un fait divers, au moment où nous avons besoin d’eux pour d’autres missions ? Tout simplement parce que l’État a trop laissé faire, créant un sentiment généralisé d’impunité. Les épreuves qui nous attendent ne sont que la conséquence de la faillite de l’État. 

Gabriel Robin
 

Vers l’ubérisation du terrorisme ?

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L’actuelle période troublée que nous traversons est propice à toutes les inflations langagières et autres surenchères sémantiques. En ce domaine, Manuel Valls n’a pas son pareil. « Guerre civile », « guerre » tout court, « état d’urgence », en attendant « l’état de siège » et le vote des pleins pouvoirs au maréchal Hollande ?

Au cœur de ce débat qui n’en est d’ailleurs pas un : le « terrorisme », auquel il faut « faire la guerre », une « guerre totale », dixit l’énervé de Matignon. Traditionnellement, la violence légitime – peine de mort incluse – est monopole d’État. Idem pour la violence illégitime – le terrorisme d’État, donc. Ce dernier peut être franc et direct (opérations de déstabilisation conjointes entre CIA et KGB, opposant blocs de l’Est et de l’Ouest) ou de manière détournée : le Mossad israélien était prompt à aider l’OAS, tandis que la CIA américaine ne fut jamais la dernière à filer quelques discrets coups de main au FLN.

Ce terrorisme institutionnel, l’Europe l’a longtemps affronté. Il y eut l’OLP palestinienne, les Brigades rouges italiennes, l’IRA irlandaise, la Fraction armée rouge d’Andreas Baader, la plus française Action directe et même Carlos – pas le chanteur, mais l’énervé argentin. Le dernier de cette lignée de « princes » du terrorisme ? Oussama ben Laden qui, lui au moins, avait des revendications claires : obliger l’armée américaine à quitter ses bases installées dans le sanctuaire mecquois. Et une organisation digne de ce nom, Al-Qaïda, laquelle n’existe plus depuis 2006, sachant qu’aucune officine de ce type ne peut tenir longtemps si elle a tous les services secrets de la planète sur le râble.

De la même façon, la campagne d’attentats ayant frappé la France dans les années 80 du siècle dernier était parfaitement identifiable et identifiée. L’Iran était à la manœuvre tandis que l’État syrien assurait la sous-traitance. Paris avait arnaqué Téhéran sur le dossier nucléaire – déjà ! –, empiétait sur le pré carré syro-iranien du Liban. Mais, à l’époque, il était encore possible de temporiser la situation, de faire libérer nos otages beyrouthins, d’arranger le tout à l’amiable, malgré quelques victimes collatérales, dans les deux camps, précisons ; ce, grâce aux services secrets français, forts de la bonne connaissance du terrain.

Mais aujourd’hui ? À l’instar d’une économie globalisée, le terrorisme lui aussi se mondialise. Al-Qaïda avait franchisé la chose, façon Benetton ; d’où ses épigones maliens et maghrébins. Avec l’État islamique, c’est l’ubérisation de la profession. Chacun peut être son propre terroriste. Tout près au coin de la rue, comme ces supérettes tentant de coloniser nos centres-villes.

Mais là, il n’y a plus personne au bout du fil ; un peu comme chez Orange, lorsque vous pleurez pour avoir un être humain dans le turlu, naviguant entre touches étoile et dièse. Ainsi le moindre dingue peut-il sortir de l’anonymat, histoire de se faire une célébrité planétaire. Tenez, celui de Nice… En Amérique, il se serait contenté de buter quelques dizaines d’étudiants sur un campus ou de faire un carton lors de la première du dernier Batman, film certes mauvais – la peine de mort n’aurait pas été de trop pour son réalisateur et son scénariste –, mais de là à démastiquer l’assistance entière… Qui sait leurs noms ?

Celui de Nice, se proclamant d’un État islamique ne revendiquant ce triste bazar que de loin, aura donc le sien gravé sur le trottoir, façon Hollywood Boulevard.

Ce monde est définitivement le sien. Fortuitement, il est aussi le nôtre.

Nicolas Gauthier

Source : Boulevard Voltaire



Violence contre une mère et ses trois filles : où est la vérité ?

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C’est dans un centre de vacances de Garde-Colombe, situé dans les Hautes-Alpes, qu’une mère de famille et ses trois filles, âgées de 9, 12 et 14 ans, ont été violemment attaquées à coups de couteau le 19 juillet vers 10 heures.

Heureusement, elles sont aujourd’hui hors de danger. Le suspect, qui avait pris la fuite en voiture, a été interpellé quelques minutes plus tard par les gendarmes et, depuis, se mure dans le silence.

Selon les informations, il a d’abord poignardé les trois filles devant leur bungalow, avant de pénétrer dans l’habitation et de s’en prendre à la mère. L’homme de 37 ans, musulman pratiquant, logeait dans le bungalow voisin avec sa femme. L’agresseur, né au Maroc, était connu de la justice pour des faits de délinquance remontant à plus de dix ans. Le parquet de Gap a ouvert une enquête en flagrance, confiée aux gendarmes.

Voilà présentés simplement les faits. Suite à ceux-ci, une première explication a été fournie : les tenues légères portées par les victimes.

Le procureur de la République démentait quelques heures plus tard cette « rumeur » : l’agression n’avait pas un motif vestimentaire. Il était rejoint dans ses dires par Edmond Francou, le maire de Garde-Colombe, qui, après avoir lancé le jour même « padamalgam », précisa le lendemain que rien n’allait dans le sens d’un acte religieux. Ajoutant, concernant l’épouse : « C’est une dame très traumatisée, elle a dit “Mais mon mari il est fou, qu’est-ce qu’il a fait ? Mais depuis hier, il n’est pas bien, il ne prend plus ses médicaments”. Elle m’a dit qu’il était sous tranquillisants. »

L’affaire serait donc entendue, rien à voir avec l’islamisme radical ? Selon le site d’Europe 1, pourtant, ce n’est pas l’avis de Chantal, la meilleure amie de la mère poignardée, présente au moment de l’attaque, qui revient avec obstination sur la tenue vestimentaire : « L’homme est arrivé, a ordonné immédiatement aux filles de se vêtir. C’était l’heure du petit déjeuner et il faisait alors 26 degrés. Face à leur incompréhension, les insultes sont arrivées et les coups de couteau ont commencé à pleuvoir. »

Nous savons, par ailleurs, par le même site, que l’épouse de l’agresseur est voilée de la tête aux pieds. Et venons d’apprendre par un autre – francetvinfo – que l’homme a crié par trois fois « Allah Akbar » pendant sa garde à vue.

Deux versions bien différentes. Quelle est la vraie ?

Il n’est guère étonnant que le procureur soit en phase avec le garde des Sceaux, c’est-à-dire le gouvernement. La thèse à caractère religieux serait explosive. N’oublions pas qu’il ne s’est écoulé que quelques jours depuis la tuerie de Nice.

Mais pourquoi est-il rejoint dans son analyse par ce maire de village ?

Un début de réponse se trouve peut-être dans deux liens qu’a partagés l’élu sur son compte Facebook. Le premier s’intitule « Nous voulons accueillir les réfugiés » :

« C’est notre devoir d’humains, de citoyens. C’est le devoir de nos élus de mettre en œuvre cet impérieux élan d’assistance. Nos sœurs, frères en humanité nous appellent à l’aide et nous ne supportons plus le silence qui leur répond. Parce qu’il n’y a pas d’autre position digne. Il y a urgence absolue. »

Le deuxième avec textes et images nous expose le thème : « Je hais le racisme ».

« La croyance en la préservation des racines », le « culte du héros », la « fierté nationale »… autant de « choses sales et malodorantes ».

Monsieur le maire, au demeurant fort sympathique, a parfaitement le droit de penser ce qu’il veut, simplement, peut-il nous assurer que son idéologie n’a rien à voir avec sa vision de l’agresseur et de la nature des faits ?

Même si ce musulman est « malade » (comme beaucoup d’autres, a priori, depuis deux ans), est-il certain qu’il n’a pas lié son acte à des préceptes du Coran ?

J.-P. Fabre Bernadac

Source : Boulevard Voltaire

Video · «Non à l’islamisation» : la Ligue du Midi manifeste à Montpellier après l’attaque de Nice

 

Source : Actudirect

FN :mesures parlementaires pour lutter contre l’islamisme !

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Seul le FN propose des mesures concrètes contre l’islamisation.

 

1) dissolution de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), branche des frères musulmans

2) résolution réclamant la suspension immédiate de l’espace Schengen

3) commission d’enquête sur le financement de l’islam en France et du culte musulman

4) commission d’enquête parlementaire pour assurer le suivi des fermetures des mosquées radicales et les associations intégristes

5) proposition de loi pour demander l’expulsion immédiate des étrangers condamnés pour crimes et certains délits graves

6) proposition de loi pour réformer le droit d’asile, devenu aujourd’hui une nouvelle filière d’immigration clandestine

7) proposition de loi sur la suppression du droit du sol et l’arrêt du regroupement familial.

8) proposition de loi pour élargir les cas de déchéance de nationalité aux radicalisés binationaux ainsi qu’aux naturalisés condamnés pour crimes ou délits graves

source : http://www.frontnational.com/2016/07/communique-de-presse-de-marion-marechal-le-pen-et-de-gilbert-collard-deputes-a-lassemblee-nationale/

Source : France sans islam

Une mosquée profanée dans la banlieue de Lyon

Le mur d'enceinte d'un lieu de prière musulman de Bron a été la cible d'un tag menaçant dans la nuit de mardi à mercredi.

Une inscription menaçante - «dehors ou la mort» - a été tracée sur le muret clôturant la mosquée, a indiqué Belgacem Louhichi, président de l'Association culturelle musulmane de Bron (ACMB) confirmant une information du quotidien régional «Le Progrès».

La plaque d'entrée de la mosquée a été recouverte de peinture rouge, a ajouté M. Louhichi qui a annoncé son intention de porter plainte. «C'est la première fois que la mosquée est victime de vandalisme», a déploré le président de l'ACMB.

Le préfet du Rhône, Michel Delpuech, a condamné «avec la plus grande fermeté l'inscription «dehors ou la mort» découverte ce (mercredi) matin sur le muret d'enceinte de la mosquée de Bron». «Cet acte irresponsable sème la discorde et crée un contexte de division alors que l'heure doit être plus que jamais à l'unité nationale», a-t-il souligné dans un communiqué.

Enquête ouverte

«L'État islamique n'a de cesse de vouloir fracturer la société française. L'État républicain doit y répondre par l'esprit de concorde qui ne saurait laisser place à quelque amalgame que ce soit», a ajouté le préfet, en apportant «tout son soutien aux responsables de la mosquée».

Une enquête a été ouverte pour identifier le ou les auteurs de cette inscription menaçante. Située dans le quartier populaire de Terraillon, la mosquée a été inaugurée en mai 2015.

Source : 20min.ch

jeudi, 21 juillet 2016

Frontières, expulsions... : les idées radicales de Nicolas Bay (FN) pour lutter contre le terrorisme

Invité ce mercredi matin sur le plateau d'Itélé, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay a appelé à rétablir les frontières nationales et à expulser les étrangers déjà condamnés, afin de lutter contre le terrorisme. Selon lui, tous "les terroristes" passés à l'acte en France sont "issus de l'immigration".

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Nicolas Bay part en guerre contre l’immigration. Quelques jours après les attentats de Nice qui ont fait 84 morts, le Secrétaire général du FN appelle à la mise en place de mesures radicales pour lutter contre le terrorisme. Selon lui, la solution réside surtout dans le rétablissement des frontières et l’expulsion des étrangers déjà condamnés.

Invité sur Itélé ce mercredi matin, Nicolas Bay a estimé que "l’état d’urgence n’était pas une solution miracle" et que "le point commun de tous les terroristes (à l’origine des attentats perpétrés en France depuis 18 mois), est d'être issus de l'immigration, et d'avoir déjà été condamnés."

"Beaucoup d'étrangers profitent du laxisme de la France"

Nul doute pour le frontiste au discours musclé, le meilleur moyen de lutter efficacement contre le terrorisme est de "rétablir les frontières nationales" pour se "protéger". "Beaucoup d'étrangers de profiter du laxisme de la France pour s'y installer sans volonté de s'assimiler (…) Si on expulsait tous les délinquants étrangers de notre pays, on se prémunirait d'un risque terroriste."

 

Estimant que le gouvernement n’est pas à la hauteur, Nicolas Bay a taclé Manuel Valls en déclarant que "le rôle du Premier ministre n’était pas de compter les morts, mais d'empêcher qu'il y en ait de nouveaux". Les huées contre Manuel Valls lors de son arrivée sur la Promenade des Anglais le 19 juillet, "étaient légitimes", a-t-il insisté, assurant que "dans n'importe quel pays, face à une telle situation, le gouvernement démissionnerait". 

Source : Metronews

Liste des attentats et projets d’attentats islamistes en France depuis 2012

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Alors que le bilan humain de l’attentat de Nice du 14 juillet n’est pas encore définitif, Nord Actu a dressé la liste chronologique des attentats terroristes islamistes qui ont touché la France depuis début 2012, ainsi que les tentatives déjouées par les services de sécurité dont nous avons eu connaissance. La liste des projets d’attentats est donc non-exhaustive, mais permet de se faire une idée sur la quantité d’actions islamistes entreprises depuis 4 ans en France. Le bilan humain provisoire de cette guerre fait état de 254 morts et 684 blessés.

(NDLR: les attentats ayant « abouti » apparaissent en gras)

Attentats de mars 2012 par Mohammed Merah : 8 morts et 6 blessés.

Attentat du 25 mai 2013, un individu tente d’égorger un militaire à la Défense : 1 blessé.

Attentat déjoué en octobre 2013 : Un homme arrêté à Lille après son retour de Syrie.

Attentat déjoué en février 2014 : Le carnaval de Nice.

Attentat déjoué en juillet 2014 : Des lieux chiites à Créteil.

Attentat déjoué en août 2014 : Des synagogues à Lyon.

Attentat déjoué en septembre 2014 : Une réunion du CRIF à Lyon.

Attentat du 20 décembre 2014 à Joué les Tours, un individu attaque le commissariat à l’arme blanche, il est abattu : 1 mort et 3 blessés.

Attentat du 21 décembre 2014 à Dijon, un individu fonce dans la foule avec son véhicule au cri d’ «Allah Ahkbar» : 13 blessés.

Attentat du 22 décembre 2014 à Nantes, modus operandi similaire à l’attaque de Dijon : 1 mort et 10 blessés.

Attentats de janvier 2015 (Charlie hebdo + Montrouge + Hyper Kasher) : 17 morts et 22 blessés.

Attentat du 3 février 2015 à Nice, Moussa Coulibaly attaque des militaires à l’arme blanche : 3 blessés.

Attentat du 19 avril 2015 : Meurtre d’Aurélie Châtelain à Villejuif par Sid Ahmed Ghlam lors du vol de son véhicule devant servir à des actions contre des églises (voir ci-dessous) : 1 mort.

Attentat déjoué en avril 2015 : Une ou plusieurs églises en région parisienne par Sid Ahmed Ghlam (le suspect avait effectué des repérages autour du Sacré Cœur  de Montmartre et de deux églises de Villejuif).

Attentat de Saint-Quentin-Fallavier 26 juin 2015 : 1 mort et 2 blessés.

Attentat déjoué en juillet 2015 : Une base militaire dans les Pyrénées-Orientales.

Attentat du 21 août 2015 (attaque d’un train Thalys entre Bruxelles et Paris) : 3 blessés.

Attentat déjoué en octobre 2015 : Hakim Marnissi voulait attaquer la base navale de Toulon.

Attentat déjoué en octobre 2015 : Arrestation à Fontenay-sous-Bois, Salim et Ahmed M., deux frères « velléitaires pour le jihad syrien » qui ont planifié de s’en prendre à « des militaires, des policiers et/ou des juifs ».

Attentats du 13 novembre 2015 (Bataclan + terrasses de cafés + Stade de France + St Denis) : 137 morts et 413 blessés.

Attentat déjoué en novembre 2015 : Le quartier de la Défense.

Attentat déjoué en décembre 2015 : « Des représentants de la force publique » dans la région d’Orléans. Les deux suspects voulaient s’en prendre notamment au préfet du Loiret et à une centrale nucléaire.

Attentat déjoué en décembre 2015 : Interpellation d’un couple à Montpellier, la femme aurait dû commettre un attentat suicide à l’aide d’un faux-ventre de femme enceinte rempli d’explosifs.

Attentat du 1er janvier 2016 à Valence : un individu fonce sur des militaires avec son véhicule. Il doit être neutralisé par des tirs, un passant est blessé : 3 blessés au total.

Attentat du 7 janvier 2016 au commissariat de la Goutte d’Or à Paris : 1 mort (l’assaillant).

Attentat du 11 janvier 2016 à Marseille, un kurde de 15 ans attaque un enseignant juif à la machette : 1 blessé. Des policiers étaient également visés.

Attentat déjoué en janvier 2016 : Fort Béar dans les Pyrénées orientales, un gradé devait être kidnappé puis décapité. 3 interpellés.

Attentat déjoué du 2 février 2016 : Arrestation à Lyon de 6 individus qui projetaient d’attaquer des « clubs échangistes en France ».

Attentat déjoué du 9 mars 2016 : Un individu radicalisé d’une trentaine d’années a embarqué à l’aéroport de Nantes en direction de Fès. Il a été arrêté au Maroc par les autorités marocaines. Il était en possession de plusieurs armes blanches et une bonbonne de gaz.

Attentat déjoué du 9 mars  2016 : Un franco-algérien a délibérément lancé sa voiture contre la façade d’un commissariat de police à Firminy. D’après Noëlle Deraime, directrice départementale de la sécurité publique, il ne s’agit pas d’un accident.

Attentat déjoué en mars 2016 : 4 jeunes femmes devaient attaquer une salle de concert, deux cafés et un centre commercial à Paris.

Attentat déjoué en mars 2016: Quatre personnes (3 hommes et 1 femme) ont été interpellées par la DGSI dans le XVIIIe arrondissement de Paris ainsi qu’en Seine-Saint-Denis. Elles sont suspectées de s’être préparées à commettre des attentats dans la capitale.

Attentat déjoué en mars 2016 : Arrestation de Rada Kriket à Boulogne Billancourt, d’Anis B. à Rotterdam et d’Abderahmane Ameuroud  à Bruxelles pour « risque imminent d’action terroriste ».

Attentat déjoué le 8 avril 2016: Arrestation de Mohamed Abrini, recherché depuis les attentats du 13 novembre, à Anderlecht. Il révèle que le commando des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles devait à nouveau frapper la France.

Attentat du 24 avril 2016: Un militaire de l’opération Sentinelle est agressé au cutter par un individu tenant des propos en arabe à Strasbourg. L’agresseur prend la fuite et est interpellé le 4 mai 2016. Bilan : 1 blessé.

Attentat contre un couple de policiers du 13 juin 2016 à Magnanville par Larossi Abballa : 3 morts.

Attentat du 14 juin 2016 à Rennes, une lycéenne âgée de 19 ans est agressée à coups de couteau par un homme de 32 ans connu des services de police qui voulait procéder à un « sacrifice » au cours du ramadan, selon ses propres termes. Bilan : 1 blessé.

Attentat déjoué le 16 juin 2016: Un jeune homme de 22 ans arrêté par la DGSI à la gare de Carcassonne en possession d’un couteau et d’une machette projetant un attentat en s’attaquant à des touristes américains et anglais ainsi qu’aux forces de l’ordres et « mourir en martyr ».

Attentat déjoué le 17 juin 2016: À Béziers, un détenu converti à l’islam et radicalisé voulait commettre un attentat contre un club naturiste au Cap d‘Agde car il n’aimait pas les « culs-nus ». L’individu s’est fait allonger sa peine de 6 mois supplémentaires.

Attentat du 14 juillet 2016 à Nice : 84 morts et 202 blessés

Rédaction de Nord Actu

Source : Nord Actu

Jullouville (50) : en djellaba, il crie « Allah akbar je vais tous vous tuer! » sur la plage

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Un arabe a été interpellé, lundi 18 juillet 2016, après avoir crié « Allahu akbar » et « Je vais tous vous tuer ! » sur une plage de Normandie, à Jullouville (Manche), a relaté le procureur de la République de Coutances (Manche), qui a précisé que l’homme ne portait pas d’arme.


Des témoins ont donné l’alerte en tout début d’après-midi après avoir entendu l’homme proférer des menaces sur la plage de Jullouville. L’individu a été interpellé une vingtaine de minutes plus tard. Une équipe de déminage est intervenue pour vérifier le contenu de son sac à dos, laissé sur place. « Ce dernier ne contenait ni explosif, ni arme », a déclaré le procureur de la République. Âgé de 38 ans et originaire de la région parisienne, le suspect était déjà connu des services de police pour des faits de petite délinquance. 


L’enquête a été confié aux policiers de la Sûreté départementale de Saint-Lô qui devront déterminer les motivations du suspect.

Source : islamisation.fr

Allemagne: le mouvement islamophobe Pegida va créer un parti politique

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Le mouvement allemand anti-immigrés, Pegida, a annoncé lundi vouloir créer un parti politique. Pour le politologue Thomas Guénolé, il s'agit d'un «début de banalisation» du discours.

Depuis octobre 2014, les Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident (Pegida) manifestent chaque semaine contre les immigrés à Dresde, dans l'est de l'Allemagne. Lundi, le chef de ce mouvement islamophobe, Lutz Bachmann, a annoncé vouloir aller plus loin, avec comme ambition de créer le Parti populaire pour la liberté et la démocratie directe (FDDV). Depuis plusieurs mois, Pegida est menacé d'interdiction par des pouvoirs publics inquiets de ses dérives extrémistes. «Ils ont recyclé les idées d'extrême droite de la Seconde Guerre mondiale. On ne s'attaque non pas aux juifs mais aux musulmans. Par exemple, on dit que ces gens-là ne sont qu'une cinquième colonne, que leurs valeurs ne sont pas compatibles avec celles du pays», affirme au Figaro Thomas Guénolé, politologue.

Proche de la droite populiste

Bachmann a toutefois indiqué que le nouveau parti ne fera pas d'ombre à l'Alternative de l'Allemagne (AfD). Ce parti de droite populiste, proche de l'extrême-droite, connait un essor fulgurant depuis plusieurs mois. Lors des éléctions régionales en mars dernier, l'AfD était même arrivée second du scrutin recueillant 24,2% des suffrages en Saxe-Anhalt (est). «Nous soutiendrons l'AfD lors des prochaines élections législatives (prévues à l'automne 2017, ndlr) et ne présenterons de candidats que dans un nombre limité de circonscriptions», a précisé Lutz Bachmann. Les responsables de l'AfD, eux, restent divisés. Certains assument leur proximité avec Pegida. D'autres veulent s'en dissocier. «Suite à l'extermination des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu un tabou fort à propos des discours de haine envers une minorité en Allemagne. La montée de Pegida est le symbole d'un début de banalisation», explique Thomas Guénolé.

Un mouvement anti-immigrés

Sur l'échiquier politique, Pegida est clairement ancré à l'extrême droite. Plusieurs enquêtes judiciaires sont d'ailleurs en cours contre l'association pour incitation à la haine. Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, Lutz Bachmann avait d'ailleurs appelé à l'expulsion de tous les islamistes d'Allemagne. Fer de lance de l'anti-immigration, le mouvement proteste contre la politique d'asile du gouvernement d'Angela Merkel. Habitués des manifestations, ils étaient parvenus à réunir près de 15.000 personnes en décembre 2014 dans leur fief de Dresde. Environ 20.000 en octobre 2015, puis 5000 en février 2016. Mais Pegida n'a toutefois jamais vraiment réussi à remplir son objectif de s'étendre dans tout le pays, n'étant vraiment populaire que dans l'est. Selon le politologue, «les discours islamophobes restent plus faibles en Allemagne qu'aux Pays-Bas ou en France».

Et en France?

Pegida possède une section en France. Elle a été lancée en janvier 2015 par Renaud Camus, théoricien du «grand remplacement». «Je ne pense pas qu'ils puissent émerger chez nous. Il y a déjà un parti construit sur l'hostilité voire la haine envers les gens de confession musulmane et c'est le Front national. Les deux sont différents, mais l'islamophobie est un point commun. On ne se rend pas compte de la gravité de leur discours», assure Thomas Guénolé. Pour l'heure, l'association ne comporte que quelques membres et son action sur le territoire reste relativement restreinte.

Dernièrement, le mouvement se mobilisait pour lutter contre les migrants. Ainsi, en février 2016, une centaine de personnes s'étaient réunies à Calais malgré une interdiction préfectorale. Une vingtaine avaient été interpellées par les CRS après des échauffourées. «Le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale n'a pas été gerée de la même manière en France et en Allemagne. Chez nous, on est encore dans le déni. Outre-Rhin, on est allé tellement loin à se regarder en face que l'effet a presque été celui d'une thérapie collective», conclut le politologue.

Etienne Jacob

Source : Boulevard Voltaire

À Nice, le jour d’après, selon Libération…

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Décidément, on ne les changera pas. Je veux parler des journalistes de Libération. « À Nice, la crainte d’une nouvelle montée de la haine » : c’est le titre d’un papier, rédigé par deux « envoyés spéciaux » du journal et publié le 17 juillet.

La haine ? Elle est montée à son paroxysme le 14 juillet au soir et a tué 84 personnes, dont des enfants. De nombreux blessés, au moment où j’écris ces lignes, sont entre la vie et la mort (Mme Touraine, qui parle couramment la langue de bois, déclare que leur « pronostic vital est engagé »). Alors, Libération a-t-il des informations qui permettraient de craindre un nouvel attentat à Nice ? Il ne s’agit pas de cela, évidemment, vous l’aurez compris.

« Peur sur la ville » aurait pu s’intituler cet article. En sous-titre, on y lit en effet : « La communauté musulmane redoute les effets pervers de l’attaque du 14 juillet, dans cette ville où cohabitent bon an mal an de nombreux habitants issus de l’immigration et des groupuscules identitaires. » Vous noterez que l’on parle d’« attaque », pas d’« attentat », encore moins d’« attentat islamiste ». Vous noterez, aussi, l’emploi du mot « groupuscules », qui renvoie à tout l’imaginaire conspirationniste dans lequel la gauche aime à se réfugier. Février 34, c’était hier ! Un groupuscule, cela vous donne un petit air comploteur ; mieux : complotiste, allons-y carrément, terroriste. Sous-entendu : la menace, c’est eux.

Suit une série de propos pris sur le vif et soigneusement sélectionnés, j’imagine.

D’abord, une petite dose de padamalgam, comme il se doit désormais pour faire lever la pâte. Passons. Puis, une bonne grosse louche de victimisation de la susnommée communauté : « Il n’y a pas longtemps, une copine de sa mère, voilée, transportait un gâteau d’anniversaire dans le tramway. Elle s’est fait agresser par un groupe de jeunes. Ils lui ont demandé si c’était une bombe et ont mis le gâteau en bouillie. Depuis hier, j’ai dit à ma mère de ne pas sortir de chez elle. »

Vient ensuite la petite touche pimentée qui donne toute sa saveur méridionale à l’article. L’obligatoire caricature du très probable électeur FN méditerranéen : « Jacques (un retraité jouant aux boules : la France qui perd, selon les codes de la boboïtude), lunettes fumées (des lunettes de soleil, quoi ! Il est vrai qu’à Nice…) et chemise ouverte au vent (l’anorak se porte mal à cette époque en cette contrée. Notez, quand même, qu’on nous épargne la chaîne en or d’où pendrait un grand crucifix sur une moquette grisonnante…), serre les dents pour ne pas dire ce qu’[il] pense vraiment. Avant de se lâcher quand on l’interroge sur le risque d’amalgame : « À 80 %, « ils » sont d’accord entre eux. Mais on ne peut rien dire parce qu’on se fait traiter de racistes ! »

L’article se termine tout de même sur une note sucrée d’optimisme, selon les canons de Libération, les propos d’un passant : « La plupart des gens sont solidaires, ils savent que c’est l’acte d’un fou et que ça dépasse l’entendement. » Il paraît qu’Hitler, aussi, était un fou, et que ce qu’il faisait dépassait l’entendement…

Georges Michel

Source : Boulevard Voltaire



Et encore une tuerie !

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C’est un pauvre réfugié, un jeune Afghan de 17 ans arrivé en Allemagne tout seul comme un grand qui, avant d’être abattu par la police, muni d’une hache et d’un couteau, a attaqué, lundi soir, une vingtaine de passagers dans un train, en Bavière. Cinq personnes grièvement blessées. « Une scène de boucherie », raconte un riverain ayant pu pénétrer dans le wagon. « Un attentat probablement islamique », déclarait le soir-même le ministre de l’Intérieur allemand. Déduction plutôt logique, le forcené ayant crié « Allahu Akbar » au moment des faits. Ce que devait confirmer, tout aussi logiquement, la découverte dans sa chambre d’un drapeau de Daech.

Angela Merkel continue-t-elle de se regarder dans la glace, ce 19 juillet, elle qui, il y a quelques jours à peine, avouait que « le flux de réfugiés […] a été utilisé pour faire entrer des terroristes [en Europe] » ? Cohn-Bendit osera-t-il encore faire fi des « possibles » 1 à 2 % de terroristes parmi eux ?

Quand donc les peuples européens se décideront-ils à reprendre leur destin en main ? Combien d’autres innocents assassinés par le terrorisme islamiste, combien d’autres infirmes à vie ?

Combien de familles dévastées devrons-nous compter, non pas pour obliger les dirigeants à prendre les mesures qu’ils se refusent à appliquer avec un entêtement de plus en plus morbide et affolant, mais pour les mettre, enfin, hors d’état de nuire ?

Combien de bougies, de nounours, de petits cœurs, de marches blanches, de jours de deuil national, de réunions de crise avant que de la France à la Suède, de l’Italie au Danemark, de l’Allemagne à la Norvège, les peuples européens se décident à demander des comptes à ceux par lesquels le malheur est arrivé ?

Combien de temps, encore, avant qu’ils ne votent plus pour ceux qui, en s’obstinant à ne pas désigner l’ennemi, les livrent à l’ennemi, le fondamentalisme islamiste ? Enfin, combien de temps les Français resteront impassibles en entendant des Valls, des Cazeneuve, des Hollande leur promettre toujours plus de sang et de larmes ? Il est, en outre, intolérable, après avoir décliné sur tous les tons que les problèmes causés d’évidence par une immigration musulmane de masse relevaient des fantasmes d’une soi-disant extrême droite, de les entendre dorénavant affirmer sans aucune remise en question ni aucun état d’âme qu’il n’y aurait pas de solution ! 

Tout aussi indécente, la réaction d’une Marisol Touraine, à Nice, face aux sifflets légitimes de personnes conspuant le « sinistre » de l’Intérieur, qui s’estime « heurtée, attristée, choquée ». Accuser le gouvernement ? Mais c’est « indigne » de « débats démocratiques » ! 

Dans les trains et les salles de concert, sur les esplanades et sur les plages, aux terrasses de café ou sur les places de marché, dans le métro et les avions, les magasins et même à la maison, l’islamisme nous tue, nous. Partout.

« Priver un peuple du combat pour sa vie et son honneur, c’est le tuer et le déshonorer, ses enfants ne le lui pardonneront jamais. C’est un génocide. » Et Boualem Sansal, écrivain algérien, sait de quoi il parle. 

Caroline Artus

Source : Boulevard Voltaire



Il faut prendre le mal à la racine et revoir notre politique d’immigration

Après l’attentat de Nice, Gilbert Collard et Marion Maréchal lancent leurs propositions. Ils espèrent être suivis par d’autres députés.

 
 

Centre islamique : le Maire de Lyon veut faire taire Génération Identitaire

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Depuis 2009, un projet de construction d’un gigantesque complexe islamique subventionné fait scandale. En juin dernier, les choses s’accélèrent avec notamment le déblocage d’une subvention d’État d’1 million d’euros et le vote de deux subventions identiques par la Mairie et la Métropole de Lyon.

Ces dernières semaines, les militants de Génération identitaire ont donc mené campagne pour informer les Lyonnais de ce que les socialistes lyonnais comptaient faire avec leurs impôts grâce à la diffusion d’un tract dans toute la ville et en menant des happenings vidéos.

Le 4 juillet dernier, ils interpellent directement Gérard Collomb à la sortie du conseil municipal, après que celui-ci ait fait voter une subvention d’1 million d’euros. 

Une semaine plus tard, les jeunes militants récidivent en interrompant bruyamment le conseil de la Métropole du Grand Lyon avec une banderole déployée dans le public et en jetant des tracts dans l’hémicycle. Mais ils n’ont pas pu empêcher le vote de la deuxième subvention, d’un même montant.

Le lendemain, les militants déploient une banderole géante sur le toit d’un immeuble « 2 millions d’euros, pour le Centre Islamique, en marche vers l’islamisation avec Gérard Collomb » face au Maire de Lyon. Trop c’est trop pour le le sénateur-maire et fidèle soutien d’Emmanuel Macron, qui va alors utiliser tout son réseau pour faire taire ses opposants.

Quelques heures plus tard, deux militants de Génération Identitaire sont arrêtés, perquisitionnés et placés en garde à vue. Ils seront présentés au procureur ce mercredi matin après avoir passé deux nuits derrière les barreaux.

Au lendemain d’un attentat islamiste qui a fait 84 morts, le maire socialiste de Lyon monopolise donc des effectifs de police et de justice pour enquêter, interroger et perquisitionner des citoyens qui dénoncent pacifiquement l’utilisation d’argent public pour le financement d’un centre islamique. Mais ces intimidations ne feront que renforcer notre détermination et celle de tous les opposants au projet.

Vous pouvez témoigner votre sympathie à l’égard de ces militants en faisant poliment part de votre colère par téléphone ou par mail. 

Permanence sénatoriale de Gérard Collomb : 04 78 62 64 96 
contact@gerardcollomb.fr et g.collomb@senat.fr 
Twitter : @gerardcollomb facebook : Gérard Collomb 
Standard du Sénat : 01 42 34 20 00 
Hôtel de Police de Lyon : 04 78 78 40 40 
Mairie de Lyon (demander le cabinet du Maire) : 04 72 10 30 30 
Métropole de Lyon : 04 78 63 40 40

Pierre Larti

Source : Boulevard Voltaire



Une journée ordinaire sur le front du terrorisme en Belgique

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Il ne se passe plus une journée sans que le front belge du terrorisme ne révèle d’information inquiétante, à un rythme qui tend à s’accélérer dangereusement : en quelques heures, la Belgique a ainsi pris connaissance du testament de Khalid El Bakraoui et de l’arrestation de migrants proches de l’État islamique.
 
Le canal de communication de l’État islamique Furat a diffusé, ce dimanche, le testament attribué à Khalid El Bakraoui, le terroriste s’étant fait exploser, le funeste 22 mars, dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles.
 
Justifiant son acte, l’islamiste, qui a causé la mort de seize personnes, pointe le « génocide » qu’il attribue à l’Occident en Palestine, en Chine, en Birmanie, aux Philippines, en Birmanie et en Iraq : « Sachez que le temps où vous tuez des musulmans et dormez sur vos deux oreilles est fini. Sang pour sang, destruction pour destruction », peut-on lire dans le document.
 
Plus spécifiquement, il reproche à la Belgique la vente d’armes fabriquées dans l’usine de Herstal.
 
Surtout, comble de l’ironie – dont on sourirait si l’actualité n’avait pas été si tragique -, l’homme incrimine la morale occidentale et… le manque de respect envers les femmes dans nos contrées !
 
Khalid El Bakraoui invite, dans son testament, tous les musulmans à prendre exemple sur lui et à commettre des attentats en guise de « vengeance impitoyable ».
 
Si l’authenticité du document est remise en cause par certains experts du djihadisme, et si celui-ci pourrait avoir été rédigé a posteriori par l’État islamique dans un but de légitimation, il ne manque néanmoins pas d’inquiéter.
 
Par ailleurs, toujours en lien avec le terrorisme, plusieurs réfugiés, de ceux qui avaient été accueillis à bras ouverts par la Belgique, ont été arrêtés, en ce début de semaine, pour accointance avec l’État islamique.
 
Il s’agit de six Irakiens provenant de Bagdad et de Mossoul et qui s’étaient installés dans les régions de Charleroi, dans le sud du pays, et de Roulers, dans le nord.
 
Les migrants ont emprunté les filières légales du droit d’asile et ont transité par les différents centres d’accueil du pays, ni vus, ni connus, avant d’être finalement confondus par la visite d’une femme originaire de Charleroi à l’un d’entre eux, détenu à Jamioulx pour un délit de droit commun.
 
Plus inquiétant : certaines personnes ciblées par la police n’ont pu être interceptées et se trouvent, aujourd’hui, dans la nature.
 
Moins d’une semaine après les attentats de Nice, et le jour même où un « combattant » de l’État islamique a commis une attaque à la hache dans un train en Allemagne, voilà une nouvelle qui ne manquera pas, une nouvelle fois, d’inquiéter.

Gregory Vanden Bruel
 

Attentats : éviter les amalgames à cause du peuple

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Daech, ou l’État islamique, peut bien reculer sur le terrain syrien ou irakien. Il dispose, désormais, de relais efficaces en Occident lui permettant de frapper où il veut, quand il veut, sans que ses snipers n’aillent chercher aucunement leurs directives auprès de lui.

C’est ainsi qu’après Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ce Tunisien de 31 ans ayant bénéficié d’un titre de séjour de 10 ans en 2009, qui a délibérément fendu la foule compacte massée sur la promenade des Anglais à Nice en poussant un retentissant « Allah Akhbar ! », ce 14 juillet, un adolescent de 17 ans, originaire d’Afghanistan, arrivé seul en Allemagne il y a deux ans et demandeur d’asile, a attaqué à la hache plusieurs voyageurs dans un train régional en Bavière, faisant quatre blessés graves.

Selon le ministre de l’Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann, « lors de la fouille de la chambre où il vivait, un drapeau de l’État islamique fabriqué artisanalement a été retrouvé ». Mais, à part cela, l’individu qui était certes musulman n’était « pas très pratiquant et se rendait à la mosquée pour les fêtes religieuses ». Toutefois, rajoute encore notre politicard, « en l’état actuel de l’enquête, aucun indice sur les lieux n’a été trouvé qui établirait une connexion entre ce jeune homme et des réseaux islamistes ».

Catholique romain jusqu’au bout des ongles, Joachim Herrmann, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU), témoigne, ab absurdo, d’une pusillanimité obséquieuse et exhibe une révérence prudentielle devant les gardiens du Temple du politiquement correct. À cette enseigne illustre-t-il à merveille cette célèbre formule de Chesterton, aux termes de laquelle « le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles » (Orthodoxie, 1908).

Il reste, néanmoins, que l’on s’abîme dans un scepticisme sans fond devant tant de contradictions au sein d’une même allocution. Orwell aurait, sans nul doute, érigé ce curieux personnage en archétype caricatural du pratiquant zélé de la « doublepensée » consistant, « en pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique » (1984).

Plus près de nous, avec l’ironie voltairienne qu’on lui connaît, Michel Onfray raillait cet aveuglement volontaire de nos élites biberonnant au gros « padamalgam » qui tache : « La main de ma sœur n’a rien à voir avec la culotte d’un zouave ; 1984 n’a rien à voir avec Orwell, ni Le Meilleur des mondes avec Huxley ; le réel n’a jamais rien à voir avec ce qui a lieu – pas d’amalgames, vous risqueriez de faire le jeu du réel » (Marianne, 19 janvier 2015).

Le réel, ce défi permanent à la raison, cette offense inexpiable aux dieux tutélaires de ses idéologies, cette invitation sans prévenir dans l’enclos confortable de ses préjugés, est écarté, sans autre forme de procès, par nos politiciens irresponsables, apeurés, plus que tout, de « faire le jeu du populisme et de l’extrême droite ». Ce faisant, ils prennent le peuple pour une armée d’imbéciles, comme l’observait avec subtilité Chantal Delsol dans un essai aussi remarqué que remarquable (Populisme – Les demeurés de l’Histoire, 2015).

Aristide Leucate

Source : Boulevard Voltaire