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mercredi, 23 mars 2016

L’Europe en guerre sur tous les fronts. Après Paris, Bruxelles visée par l’islamisme

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Aux alentours de 9 heures, deux explosions retentissaient à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, puis une autre dans une rame de métro entre les stations Maelbeek et Schuman, tout près des bureaux de la Commission européenne. Il est désormais difficile de récapituler les différents attentats islamistes qui ont visé l’Europe ou le reste du monde ces quatre dernières années. Une guerre nous est menée, une guerre qualifiée de « cosmique » par le prêtre syrien Elias Zahlaoui, samedi soir dernier à Toulouse.

Si nous ne connaissons pas encore l’ampleur des dégâts causés par ces attentats bruxellois, nous pouvons, d’ores et déjà, en tirer quelques réflexions. Les terroristes ont souhaité montrer leurs muscles en frappant des zones sous surveillance, théoriquement bien défendues. Il s’agissait d’une véritable opération militaire, coordonnée au cœur même de la capitale belge. En représailles de l’arrestation de Salah Abdeslam et ses complices ? Baroud d’honneur car l’étau se resserrait ? L’enquête le dira. Deuxième certitude, nos systèmes de protection sont défaillants. Les terroristes islamistes profitent de l’absence de contrôles sérieux aux frontières, qu’elles soient intra-européennes ou extra-européennes. Schengen est une passoire. Nous le disons depuis des mois, voire des années, sans être entendus. Il serait temps que cela change.

Les dirigeants européens vont-ils enfin admettre que l’Europe est en guerre totale, effondrée de l’intérieur, envahie par des hordes de migrants, désarmée militairement, défaillante diplomatiquement et soumise économiquement ? Une guerre a besoin de guerriers, pas de dirigeants oublieux de l’Histoire comme Donald Tusk, Angela Merkel ou François Hollande. Les politiques européennes sont trop prévisibles, l’ennemi peut facilement anticiper les moyens mis en œuvre pour le contrer.

L’ennemi sait aussi qu’il peut s’appuyer sur la propagande des serpents à sornettes du monde politico-médiatique. Immédiatement, ils hurlent à la « récupération », aux « amalgames », dans la droite lignée de la campagne « Tous Unis Contre la Haine », qui ne visent que les « petits Blancs ». Les terroristes, et leurs supplétifs, des tiers-mondistes mondains aux islamo-racailles complices choyées, sont mus par une haine totale de tout ce que représente l’Europe. Pour agir efficacement, il faudra s’attaquer au mal sous toutes ses formes.

Les États membres de l’Union sont pour la plupart gouvernés par des personnalités laxistes, désemparées, indécises. Pour gagner, il faut le vouloir plus que l’adversaire. Comment le vouloir en estimant que l’Europe est un ensemble informe, sans culture propre ? Comment les peuples européens peuvent-ils survivre sans affirmer fièrement leurs valeurs traditionnelles ? Le culte de la repentance n’amène que du malheur. On ne construit pas une politique sur la libre circulation des biens et des individus. On prépare sa sortie de l’Histoire. Problème : le reste du monde n’y consent pas. Les autres peuples attendent leur heure depuis longtemps. Le ressentiment inouï des anciens colonisés n’est que la matérialisation physique de notre masochisme collectif.

Les Européens vont devoir très rapidement faire des choix radicaux qui décideront de leur devenir, tant sur le plan politique que sur le plan moral. Il est temps de faire appel à nos instincts de survie. Quand la bobocratie critique les personnalités politiques qui ont immédiatement réagi après les attentats, elle est coupable d’inconscience. Faudrait-il se taire pour mieux respecter le deuil ? Faudrait-il se contenter d’apporter des peluches sur les lieux d’attentats ? Je crois, au contraire, qu’il serait déplacé de ne rien dire et de ne rien faire. Agissons avant qu’il ne soit trop tard.

Gabriel Robin

Boulevard Voltaire

 

 

Thibault de Montbrial : On attend des attaques dans plusieurs villes, voire plusieurs pays en même temps !

Maître Thibault de Montbrial réagit au micro de Boulevard Voltaire après les attentats qui ont frappé l’aéroport et le métro de Bruxelles.

 

 
Thibault de Montbrial est Avocat à la Cour et Président du centre de réflexion sur la Sécurité Intérieure
 


Un peu de respect, Monsieur l’avocat de Salah Abdeslam, pour les victimes françaises !

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Adepte de l’offensive, Sven Mary, l’avocat de Salah Abdeslam, l’est sûrement. Mais comme quelques-uns de ses confrères, il est certainement plus adepte encore de la provocation. Les effets de manche, qui parfois sonnent comme des rodomontades, sont en effet la spécialité de certains membres de cette corporation, qui savent qu’en vertu de la mission sacrée qui est la leur – « défendre l’accusé » -, ils peuvent à peu près tout se permettre. Tout cela, en temps ordinaire, peut prêter à sourire, voire à rire, selon que le spectacle est ou n’est pas de bonne qualité.

L’affaire Abdeslam, qui fait suite aux attentats terroristes de novembre 2015, sort cependant de l’ordinaire judiciaire que tout citoyen, belge, français ou autre, peut connaître habituellement. Elle est atypique par le nombre des victimes, par la barbarie dont ont fait preuve les auteurs de ces crimes, par le précédent qu’elle instaure en déstabilisant gravement nos démocraties et en instillant une peur durable dans les populations. Dès lors, les postures habituellement observées et les propos souvent entendus parmi les membres du barreau peuvent prendre un autre sens et sonner comme des agressions qui viennent aggraver les traumatismes déjà subis.

Passe la menace de la plainte qui devait être déposée ce lundi par M. Mary contre le procureur de Paris, François Molins. En effet, il est reproché par l’avocat au magistrat d’avoir dévoilé, après l’arrestation du présumé innocent, une partie de son audition par les services enquêteurs. Rappelons simplement à Me Mary que c’est le Code de procédure pénale français, en son article 11, qui permet au procureur de la République, « afin d’éviter la propagation d’informations parcellaires ou inexactes ou pour mettre fin à un trouble à l’ordre public… », de communiquer avec la presse. Soulignons au passage que, si l’avocat belge persiste, il devra également déposer plainte contre l’ensemble des médias qui couvrent cet événement depuis des mois, et communiquent régulièrement des informations qui ne devraient pas sortir des procédures. Mais une plainte contre la presse risquerait d’être peu porteuse pour l’avenir…

En réalité, la violence des propos déplacés de Me Mary se trouve davantage dans le reproche qu’il fait à son pays « de s’agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu’on semble avoir en Belgique vis-à-vis de la France, depuis les attentats ». N’en déplaise à notre auxiliaire de justice, les victimes, françaises, n’avaient rien demandé à la Belgique. Et surtout pas que le laxisme de ses gouvernants laisse se constituer, dans la banlieue bruxelloise, à seulement quatre heures de Paris, un véritable repère de terroristes.

Non, Me Mary, les Français ne demandent pas que l’on s’agenouille devant eux. Ils attendent seulement, pour les victimes, un peu de respect. Défendez donc votre tas d’or, c’est votre mission, mais avec dignité.

Olivier Damien

Boulevard Voltaire

 

 

Terrorisme : nos gouvernants ne sont pas complices. Ils sont coupables !

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Hier, c’était à qui annonçait une étape décisive dans la lutte contre le terrorisme. La prise d’une petite racaille, moins suicidaire que les autres, devenait un événement commenté par toutes les autorités et sur tous les médias. Son avocat lui-même, chevalier du droit, face à la police, devenait une vedette. L’arrestation sans bavure par les policiers belges avait sans doute empêché des attentats et permettrait un torrent d’informations. D’autres suspects avaient, comme par hasard, été identifiés afin que le rassurant feuilleton sécuritaire puisse se dérouler.

Patatras ! Les attentats ont bien eu lieu, plus vite et plus fort que prévu ! Comme précédemment, la police belge n’a rien vu venir. Ou les explosions de l’aéroport et du métro étaient prévues depuis longtemps, ou elles sont une réaction rapide à l’arrestation de Salah Abdeslam. Dans le premier cas, cela montrerait un degré d’organisation et une importance du réseau dont le danger n’avait pas été évalué. Dans le second, la détermination et la souplesse dans l’exécution des islamistes seraient terrifiantes. Reste à savoir si le kamikaze avorté de Paris était au courant.

Qu’il s’agisse du même réseau ou d’un autre, le nombre et la banalité des terroristes potentiels font froid dans le dos. Les propos du président de la République ont été, plus que d’habitude encore, d’une mollesse et d’une vacuité désespérantes. Il a parlé de lucidité et de détermination. Son Premier ministre a évoqué la guerre. Qu’est-ce que cette lucidité qui ne prévoit rien ? Qu’est-ce que cette détermination qui laisse Raqqah et Mossoul aux mains de l’État islamique, la base arrière des terroristes ? Qu’est-ce que cette guerre qu’on fait semblant de mener tout en copinant avec l’Arabie saoudite et la Turquie qui sont, l’une le foyer idéologique du djihadisme, l’autre le soutien logistique de la rébellion syrienne. Nos gouvernants ne sont pas complices. Ils sont coupables !

Sur un point, Hollande a raison : c’est l’Europe qui est visée dans sa tête monstrueuse et vide, sa tête monstrueusement vide, à Bruxelles au cœur de cet État qui n’en est plus vraiment un, la Belgique, anticipation de la déconstruction et de la démoralisation des nations européennes. La technocratie bruxelloise et son idéologie mondialiste ont fait du continent, qui, il y a un siècle, dominait le monde et était à la pointe de l’humanité, le second, même pas brillant, des États-Unis : une collection d’États dont la puissance diminue à mesure qu’elle intègre de nouveaux membres. Incapable de renouveler sa population, elle s’ouvre à une immigration irréfléchie. L’accroissement de la population immigrée, son mode de regroupement vont multiplier dans certains quartiers, à travers des familles, des réseaux d’origine et d’amitiés, des solidarités qui naturellement vont protéger les djihadistes.

Détruire l’État islamique par tous les moyens, en coordination avec l’État syrien et la Russie, fermer les frontières à une immigration musulmane trop importante et statistiquement dangereuse, contrôler davantage les immigrés et renvoyer systématiquement les clandestins, faire mieux connaître les risques d’une religion, qui peut être vécue sereinement, mais recèle dans ses textes une violence qu’il est irresponsable de minimiser : telles sont les politiques à mettre en œuvre. Qui imagine que des Merkel ou des Hollande puissent les prendre ? La mise en place d’un PNR (Passenger Name Record, un fichier regroupant les données des passagers aériens) européen a été bloquée pendant sept ans par l’impuissance des institutions européennes, et elle est encore actuellement freinée malgré son agrément en commission. L’Europe a besoin d’un changement radical de cap et de capitaines !

Christian Vanneste

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Attentats de Bruxelles : il faut d’urgence en tirer les leçons

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Les autorités belges craignaient des attentats : ils ont eu lieu ce matin, à l’aéroport international de Bruxelles et dans le métro. L’enquête permettra sans doute, dans les prochaines heures et les prochains jours, d’en savoir plus sur les circonstances de ces tragiques événements et sur leurs auteurs.

S’agit-il de représailles après l’arrestation de Salah Abdeslam ? Probablement. Avec aussi, de la part des terroristes, la volonté de montrer qu’ils peuvent frapper où ils veulent et quand ils veulent. Les autorités belges et françaises ont annoncé un renforcement des mesures de sécurité. Mais chacun sait qu’il est impossible d’assurer le risque zéro, face à des fanatiques qui ne font pas plus de cas de la vie des autres que de la leur.

Quand les attentats se produisent en France ou en Belgique, nous nous sentons plus concernés. Mais des attentats aussi sanglants, voire davantage, ont lieu, presque chaque jour, au Moyen-Orient ou en Afrique. C’est toujours la même barbarie qui se déchaîne, les mêmes massacres aveugles, les mêmes décapitations, la même volonté d’imposer sa loi par la violence et la terreur.

Toutes les mesures de sécurité ne sauraient suffire contre la détermination de tueurs qui se font gloire de tuer au nom d’une idéologie barbare. Un jour ou l’autre, ils trouvent la faille. Rien ne sera jamais assez efficace, si les pouvoirs publics ne prennent conscience de la réalité de la situation ou, plutôt, s’ils refusent de la voir en face. On peut comprendre que tout ne soit pas révélé, pour ne pas semer la panique ; mais il est intolérable d’occulter la vérité.

Les djihadistes sont liés à l’islam. Un islam dévoyé peut-être, mais un islam à coup sûr. Le nier, c’est s’aveugler, c’est être complice. Il ne s’agit pas de voir dans toute personne de confession musulmane un terroriste potentiel : une telle attitude conduirait vite à la guerre civile et alimenterait la sympathie d’une partie de la population concernée à l’égard des fanatiques. Mais il ne faut pas non plus rester désarmé.

Si la France est en guerre, comme le répètent Manuel Valls et François Hollande, elle doit prendre les moyens de lutter contre les terroristes. Ne pas seulement renforcer les mesures de sécurité : fermer toutes les mosquées qui propagent impunément le salafisme, arrêter de traiter d’islamophobes ceux qui dénoncent les dérives de l’islam ou de considérer les terroristes de nationalité française comme des voyous qui ont mal tourné, ne plus nier que, dans certains quartiers, ils sont comme des poissons dans l’eau.

Il faut reconnaître que les plus dangereux ne sont pas forcément les individus fichés, mais ceux qui ont échappé au fichage. Il faut revoir nos alliances avec certains pays du Proche-Orient, même s’ils nous rapportent de l’argent – l’argent a toujours de l’odeur quand il sert aussi à répandre le sang. Il faut accepter d’avoir des relations avec le régime de Bachar el-Assad et ses services de renseignement.

Nos dirigeants doivent cesser de jouer les tartuffes et de se voiler la face. Ils doivent la vérité aux Français. À tous les Français. Y compris à leurs compatriotes de confession musulmane qui aiment la France et ont choisi de s’intégrer. Il y va de la paix civile.

Jean-Michel Léost

Source : Boulevard Voltaire

 

Reportage : Les Belges doivent demander des comptes à leur Gouvernement !

Boulevard Voltaire a interrogé par téléphone Anne-Claude Venot, une Française vivant à Bruxelles avec sa famille. Elle décrit l’impréparation et l’absence de mesures efficaces prises par le Gouvernement belge face aux attentats. Témoignage.

 

Source : Boulevard Voltaire

Xavier Raufer : Face au terrorisme, le Gouvernement est tétanisé : des lapins dans des phares !

Xavier Raufer explique à Boulevard Voltaire pourquoi le système antiterroriste français est inefficace, et l’urgence à le simplifier. Édifiant !

Xavier Raufer est Docteur en géopolitique et criminologue

Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin)
 

Tous unis contre l’antiracisme bas de plafond !

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Étrange gouvernement qui, prévenant, s’assoie au chevet de la République alitée et gratte ses plaies pour désigner l’emplacement des blessures. Sous couvert d’antiracisme bas de plafond a été lancée, ce dimanche, une campagne dénonçant la montée des actes antisémites et islamophobes.

Immédiatement, on s’insurge, on se déchire ! Si certains angoissent devant l’envolée des violences (vite, plus de sécurité, plus de multiculturalisme artificiel et de mixité d’apparat !), d’autres s’insurgent : et le racisme anti-blanc, pourtant fléau national ? Car, comme chacun sait, le musulman sort en meute à la nuit tombée, traquant le « babtou fragile » et bon chrétien, son ennemi héréditaire… mais de cela, évidemment pas un mot !

Au-delà des manipulations d’une opinion publique sur les nerfs, le plus triste est cette incapacité de l’État à se remettre en question. Racisme, oui, mais lequel ? Parlerons-nous de la discrimination à l’embauche, du contrôle au faciès, des clichés récurrent ou du traitement médiatique d’une France en incessante guerre civile ?

Quid, donc, de la violence symbolique ? Du paternalisme gérontologique ? De l’humiliante et pipée méritocratie ? Du mépris de classe ? Des trahisons d’État des politiques qui ne respectent pas leurs engagements ? Quid de la perte de nos valeurs (l’égalité des chances attend toujours ses parents à l’accueil et la liberté est un animal en voie de disparition) ? Un racisme structurel, fondamental, intégré dans les esprits, les raccourcis intellectuels et les réflexes de l’honnête citoyen : bien plus destructeur et sournois que les dramatiques mais anecdotiques agressions de rue pour de triviales questions de pigmentation. On ne s’étonnera plus, alors, de la montée des crispations ; cette société-là, personne ne s’y sent bien.

Étrange campagne, donc, stupide à première vue, tristement cynique à la seconde, parce qu’on ne combat pas le racisme en remuant la boue des faits divers ou en écorchant des caricatures d’intolérance dans lesquelles personne ne se retrouve. Combattre le racisme, c’est combattre l’essentialisation des hommes et l’idée de hiérarchie entre eux. Pour cela, notre seule arme se trouve inscrite au fronton des mairies : la liberté, l’égalité et la fraternité. Nous avons perdu le jour où l’on sacrifia les droits de l’homme sur l’autel de l’économie et notre universalisme – pourtant si français – à l’aveuglement des mythes nationaux.

Mais ainsi va l’air du temps. Si Internet démocratise la citoyenneté, le buzz et le viral sont les nouveaux chevaux de bataille du marketing populiste. Le structuralisme est mort, Zemmour a remplacé Bourdieu, honte à la sociologie, à l’analyse de fond, à la rigueur scientifique : c’est Valls qui l’a dit. Le temps est au bref, au choc, à l’efficace. Il ne faudrait tout de même pas que les Français commencent à penser la société en dehors du travail et de la patrie !

Théophile Robineau

Source : Boulevard Voltaire

 

Le Royaume-Uni durcit sa législation contre l’immigration

A partir du 6 avril prochain, le Royaume-Uni durcit un peu plus ses conditions d’immigration. 35 000 livres par an brut, soit environ 44 000 euros, c’est le salaire annuel que les travailleurs qualifiés non européens devront gagner s’ils veulent obtenir la résidence permanente, après cinq ans passés dans l'île. Sachant que le salaire moyen national est de 20 800 livres soit 26 000 euros, le but du gouvernement est clair : réduire l’immigration, mais l’efficacité de cette loi est déjà remise en cause.

Marie Billon

Source : ccme

Hongrie : Refus de l’immigration face au défi démographique

La Hongrie perd des habitants chaque année. Pourtant, à l’inverse des pays d’Europe occidentale, elle ne voit pas en l’immigration une opportunité. Et s’il se dépeuple, le pays met les grands moyens : 32.000 euros cash pour les familles, à condition de faire construire un logement neuf et d’avoir trois enfants.

Viktor Orban, le Premier ministre conservateur a lancé cette politique très généreuse, pour qu’enfin, il y ait plus de naissance que de décès, car chaque année, la Hongrie perd plus de 30.000 habitants. Et pas question d’avoir recours à l’immigration, comme l’explique la ministre de la Famille. « L’immigration n’est pas une solution au défi démographique. On essaie de sauvegarder nos caractéristiques et nos valeurs hongroises », assure Katalin Novak. Un discours qui fait mouche notamment auprès de l’électorat le plus âgé.

Source : islamisme.fr

 

Fraisses (42) : l’ex-détenu viole et tue une femme de 92 ans

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Une femme de 92 ans a été retrouvée morte vendredi à son domicile de Fraisses (Loire). Les circonstances de sa mort sont très violentes puisqu’elle a reçu 15 coups de tournevis cruciforme. Mais l’horreur prend une autre dimension ce lundi : il s’agit d’un «meurtre précédé d’un viol», a annoncé aux médias dans la journée le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld.

[…] Le suspect est un homme de 44 ans, déjà condamné en 2009 à dix ans de prison pour «viol sur une personne vulnérable», explique France Bleu Saint-Etienne Loire. Il a été relâché en 2014. […]

Source : islamisme.fr

"C'est en grande partie le fruit d'une politique d'immigration qui a échoué"

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Les candidats républicains à la Maison Blanche ont dénoncé mardi une politique migratoire européenne trop laxiste après les attentats de Bruxelles et prôné un renforcement des contrôles aux frontières, la démocrate Hillary Clinton prédisant l'échec de la "campagne de haine" des extrémistes.

Le favori des primaires républicaines Donald Trump a dépeint un "film d'horreur", assurant que la capitale belge était devenue "une catastrophe". "Vous souvenez-vous combien Bruxelles était un endroit beau et sûr. Ce n'est plus le cas, c'est un monde différent! Les Etats-Unis doivent être vigilants et intelligents", a tweeté le républicain. C'est un "camp armé", a-t-il insisté sur Fox news.

En cas d'attaque similaire aux Etats-Unis, il a suggéré de "fermer (les) frontières" avant d'en savoir plus.

Evoquant les migrants désireux de s'installer aux Etats-Unis, il a affirmé qu'il n'"allait pas leur permettre d'entrer" et réitéré sa proposition d'interdire temporairement l'entrée des musulmans sur le sol américain de peur qu'un extrémiste ne se cache parmi eux.

"Nous ne permettrons pas que cela se produise dans notre pays. Si cela venait à se produire, nous trouverions les responsables et ils souffriraient grandement", a menacé M. Trump, en proposant à nouveau de rétablir la torture et d'en "faire davantage que la simulation de noyade".

Cruz: "Sécuriser les quartiers musulmans"
Pour son rival ultra-conservateur Ted Cruz, "l'attaque à Bruxelles est en grande partie le fruit d'une politique d'immigration de l'Europe qui a échoué et permis l'afflux massif de terroristes radicaux islamiques en Europe".

Le sénateur texan a proposé de "mettre fin immédiatement au mauvais programme du président (américain) de faire venir des dizaines de milliers de musulmans syriens".

Il a aussi suggéré dans un communiqué d'"autoriser les forces de l'ordre à patrouiller et sécuriser les quartiers musulmans", sans préciser s'il préconisait ces mesures pour l'Europe ou les Etats-Unis.

Pour lui, "il n'y a pas de loup solitaire". "C'est une guerre avec le terrorisme islamique radical. L'EI (le groupe Etat islamique, Ndlr) a déclaré le djihad en Europe, et aux Etats-Unis d'Amérique".

"Myopie du gouvernement"
Il a dénoncé "la myopie du gouvernement" Obama et estimé que les Etats-Unis avaient besoin d'un président américain qui "ne rampe pas devant un dictateur communiste", alors que Barack Obama est actuellement en visite à Cuba.

"L'Europe a ouvert ses portes mais sans avoir de vrais processus de contrôle" des réfugiés, a dénoncé le gouverneur de l'Ohio John Kasich, qui a critiqué les "fragilités" du renseignement américain. Le président "doit commencer par reconstruire le renseignement dont nous avons besoin au niveau mondial".

Clinton:"irréaliste de fermer les frontières"
La candidate démocrate Hillary Clinton a elle jugé "irréaliste de dire que nous allons fermer complètement nos frontières à quiconque".

"Nous pouvons être forts et intelligents sans promouvoir la torture ou l'intolérance. Nous ne laisserons pas la peur dicter notre politique étrangère", a-t-elle tweeté.

Les "campagnes de haine et de peur (des terroristes) ne vont pas réussir", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

"Ces terroristes cherchent à saper les valeurs démocratiques qui sont la fondation de notre alliance et de nos modes de vie, mais ils ne réussiront jamais", a-t-elle écrit, exprimant sa "solidarité avec (les) alliés européens" des Etats-Unis.

"Attaque barbare"
Son rival Bernie Sanders a présenté ses condoléances "aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette attaque barbare".

Sur Fox news, Donald Trump a également commenté l'arrestation vendredi à Bruxelles du suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam. "La police n'a aucune pénétration dans le quartier" où il a été arrêté, a estimé M. Trump. "Il vivait là, juste sous leur nez".

Bruxelles a été la cible mardi matin de plusieurs attentats, avec de puissantes explosions à l'aéroport international et dans le métro qui ont fait plus de trente morts et des dizaines de blessés.

Source :7sur7.be

Des habitants de Sevran se mobilisent contre l'islamisme radical

Les habitants de Sevran, en banlieue parisienne, n'en peuvent plus de la montée de l'islamisme radical dans leur ville. Ils ont donc écrit une lettre ouverte au maire pour lui demander d'agir.

Une lettre ouverte au maire. Vous connaissez peut-être la ville de Sevran, en Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne. Une ville où 90% de la population est d'origine étrangère et dont le taux de chômage est de 17%. Une ville où des habitants se battent pour que la mairie prenne des mesures contre l'islamisme radical car, six jeunes de cette ville, partis faire le djihad, seraient morts en Syrie. Des habitants viennent donc d'écrire une lettre ouverte au maire, Stéphane Gatignon (Écologiste), pour lui demander d'agir.

Une "pression islamiste". Selon les habitants rencontrés par Europe 1, la "pression islamiste" est de plus en plus forte à Sevran. Certains d'entre eux affirment que dans leur ville, les islamistes finissent par se sentir chez eux et que les salles de prière fleurissent partout au pied des immeubles. L'une d'entre elles a d'ailleurs été surnommée "la mosquée Daesh" parce que des candidats au djihad s'y réunissent. Et, dans la ville, les habitants murmurent que les services de renseignements surveillent discrètement ces lieux et que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces salles de prière ne sont pas fermées. "Mais ce n'est pas une bonne raison" pour Véronique Roy dont le fils est mort en Syrie il y a deux mois. "Qu'il y ait un travail de police, je dis pourquoi pas, mais nos gamins meurent car ils ont été convertis et radicalisés par des gens ici. Il y avait à l'époque six morts, on monte maintenant à huit et rien ne se passe. C'est anecdotique à ce qu'il parait. Il y a une espèce d'omerta de la mairie, dès qu'on aborde le sujet de l'islam, c'est un gros mot", raconte-t-elle au micro d'Europe 1.

Une mairie inactive. Les habitants tentent donc d'agir eux-mêmes, à l'image de Nadia Remadna, qui est à la tête d'une association qui aide les mères de famille à empêcher que leurs enfants se radicalisent. Elle dénonce l'inaction de la mairie de Sevran face aux islamistes radicaux. "Nous sommes dans une ville très à gauche et la gauche flirte avec ces gens-là donc elle n'ose pas trop leur taper dessus. Ils ne sont pas du tout clair. Il y a deux ans, ils voulaient ramener l'armée pour gérer la ville et aujourd'hui, le maire dit que tout va bien", explique-t-elle.

De son côté, la mairie de Sevran explique que "la démarche est longue et compliquée" et que dans cette situation très tendue, ce serait aussi, au gouvernement de prendre les choses en main.


Des habitants de Sevran se mobilisent contre l... par Europe1fr

Source : Europe 1

 

Europe, année zéro

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En perpétrant leurs attentats à Bruxelles, capitale de la Belgique, les terroristes de Daech ont aussi frappé le coeur d'une Union européenne, qui, après la crise grecque et celle des réfugiés, doute de plus en plus d'elle-même.

13 novembre 2015 à Paris ; 22 mars 2016 à Bruxelles. Pour la deuxième fois en quatre mois, l'Europe vient de subir une attaque aveugle visant sa population civile. Revendiqués par l'Etat islamique, ces deux massacres ont pour point commun d'avoir été perpétrés par des jeunes islamistes radicalisés au cœur de nos sociétés, constituant une inquiétante armée de l'ombre difficile à identifier. En visant Bruxelles en début de journée, son aéroport international et son quartier européen, les terroristes n'ont pas frappé au hasard : après Paris et sa jeunesse fan de concerts, de football et de terrasses de café nocturnes, c'est le symbole même de l'Europe que Daesh a ciblé, comme pour signifier que la confrontation est totale avec notre projet de civilisation, dont l'idéal européen est l'expression la plus aboutie.

Guerre globale

Sans doute préparées de longue date, les attaques de Bruxelles, dont Salah Abdeslam, l'un des auteurs des attentats de Paris, arrêté à Molenbeeck, serait l'un des organisateurs, est une réplique, parmi la multitude de celles qui ont heureusement pu être déjouées, d'une guerre globale, hélas sans doute pas la dernière. Cette attaque, par son mode opératoire - des commandos-suicide -, montre que tous les plans « Vigipirate » du monde ne peuvent empêcher que le pire se produise. Nos sociétés libres et démocratiques pourront-elles le rester en vivant avec cette menace redoutable et permanente sur leur sol ? Faudra-t-il se résoudre à réguler l'accès aux halls des aéroports et des gares, et de tous les lieux publics ? Au-delà du constat de l'extrême fragilité de notre mode de vie et de la vulnérabilité de nos métropoles, c'est l'avenir même de l'Europe qui se joue avec cette crise.

Née au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'Europe s'est bâtie sur trois promesses : la paix entre les nations ; la croissance économique et sociale ; et la liberté de circulation, des hommes comme des marchandises. Or, ces trois fondements sont en recul alors que la crise des réfugiés et le risque terroriste érigent des barbelés entre les pays de l'Union.

La pression des opinions

La paix et la libre circulation ? Les autorités politiques ont de plus en plus de mal à résister à la pression des opinions, qui ont complètement changé d'attitude à l'égard des réfugiés, à l'image de l'Allemagne. Plébiscitée au départ, la « générosité » calculée d'Angela Merkel s'est retournée contre elle, et a fait monter l'extrême-droite lors des dernières élections régionales. L'attitude de l'Autriche et des pays des Balkans à l'égard de la Grèce, menacée de devenir un gigantesque « hotspot » sur la frontière sud de l'Europe, est contraire aux traités, sans que Bruxelles ne prenne la moindre sanction. La seule chose que les Etats-membres ont su faire, c'est de suspendre le droit d'asile qui est pourtant une obligation internationale. En projetant de renvoyer les réfugiés vers la Turquie dans l'accord signé la semaine dernière, l'Europe n'a en rien réglé le problème, mais a renforcé le pouvoir du président turc, Recep Tayyip Erdogan, en position de force avec les 3,1 millions de migrants réfugiés sur son sol, qui n'espèrent qu'une chose, venir en Europe.

Déverser l'argent depuis un hélicoptère

La croissance et l'emploi ? Malgré une timide reprise, le fait qu'un responsable aussi sérieux que Mario Draghi, le président de la BCE, juge « intéressante » la théorie de Milton Friedman selon laquelle il serait plus efficace pour ranimer l'économie de déverser de l'argent depuis un hélicoptère en dit long sur l'état d'impuissance des autorités monétaire face à la déflation. En arriver là, ce n'est pas vraiment un signe de confiance dans la capacité de l'Europe de sortir de la trappe dans laquelle elle se débat.

2016 sera donc une année décisive pour l'Europe. Sans vision commune, sans solidarité financière et sans projet politique, l'Union pourrait éclater si rien n'est fait pour la relancer. Dans le long entretien qu'il a accordé dans la nouvelle formule de notre confrère l'Express, publié le 9 mars, Emmanuel Macron le dit sans ciller : « Si les gens ne croient plus en l'Europe et en la zone euro, il faut les démanteler. Sans les contraintes européennes sur le plan budgétaire, notre rééquilibrage économique serait plus fort et plus rapide. A mon avis moins pérenne, mais, si c'est pour avoir la souffrance du court terme sans la solidité du long terme, il vaut mieux tout détricoter ». Propos incroyables de la part de cet européen convaincu, qui en disent long sur l'état d'esprit des dirigeants face aux défis que l'Europe affronte.

Bien sûr, Macron préférerait que 2017, année où coïncideront l'élection présidentielle en France et les élections générales en Allemagne, soit l'occasion d'un sursaut, et d'une adaptation des traités européens. Mais qui croit que l'Europe soit en état de le faire, à trois mois d'un possible Brexit qui donnerait le signal du délitement. Il est donc temps de nous souvenir, à l'heure où Bruxelles est endeuillée, que l'Union européenne, le projet dans lequel nous avons vécu sans jamais nous poser la question de sa pérennité, est elle-aussi mortelle.

Philippe Mabille

Source : La Tribune

 

Après les attentats: Bruxelles ma belle, debout malgré la douleur qui t'étreint!

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Notre contributeur, le philosophe Daniel Salvatore Schiffer, vit à Bruxelles. Dans cette tribune, il dit sa douleur, sa colère et ses espoirs pour sa ville, touchée ce mardi par une série d'attentats, "capitale de l'Europe" particulièrement "cosmopolite, ouverte et tolérante".

Comment dire l'indicible? Comment penser l'impensable? La barbarie, décidément, n'a pas, dans son horreur, de limites: après les terribles attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015, c'est la capitale même de l'Europe, symbole du monde moderne, libre et démocratique, qui vient d'être ensanglantée ce mardi, quatre jours seulement après l'arrestation de Salah Abdeslam, dans la tristement célèbre commune de Molenbeek, par une autre vague terroriste, d'une violence tout aussi inouïe.

Le bilan, au moment où j'écris ces lignes est déjà extrêmement lourd: 35 morts, dont une quinzaine à l'aéroport national de Zaventem et une vingtaine dans la station de métro de Maelbeek (située dans le quartier européen), ainsi que près de deux cents blessés, dont plusieurs dizaines très gravement atteints.

C'est, après la fusillade du Musée juif, advenue le samedi 24 mai 2014, la deuxième fois déjà, en moins de deux ans, que Bruxelles, ville cosmopolite, ouverte et tolérante, se voit confrontée, de la manière la plus tragique qui soit, à ce qui apparaît là comme l'une des pires formes, via l'islamisme radical, du fanatisme religieux, renforcé ici par un non moins abominable totalitarisme idéologique, en ce qu'il a de plus dément, irrationnel, abject, lâche et rétrograde tout à la fois.

Les fous d'Allah

C'est déjà à ces dangereux fous d'Allah, lesquels croient stupidement gagner ainsi quelque hypothétique paradis, que le philosophe Emmanuel Levinas pensait lorsque, comme anticipant cette dramatique actualité, il adressait, dans un essai intitulé Difficile Liberté (1), cette critique, aujourd'hui plus nécessaire que jamais: "Rien n'est plus équivoque que le terme de vie spirituelle. Ne pourrait-on pas le préciser en en excluant tout rapport de violence?".

Il y précisait aussitôt, toujours à bon escient: "Mais la violence ne se trouve pas seulement (...) dans un État totalitaire qui avilit ses citoyens, dans la conquête guerrière qui asservit les hommes. Est violente toute action où l'on agit comme si le reste de l'univers n'était là que pour recevoir l'action." Avant de conclure, non moins judicieusement: "Le violent ne sort pas de soi. Il prend, il possède. La possession nie l'existence indépendante. Avoir, c'est refuser l'être".

C'est là ce que Jean Soler, autre penseur contemporain, même s'il s'inscrit certes en un tout autre registre conceptuel, appela, ainsi que l'indique sa principale oeuvre critique à ce sujet, la "violence monothéiste", à exclure de toute urgence, bien évidemment, de la pensée religieuse correctement entendue.

Résister au fascisme vert

Ainsi, à ces barbares d'un autre âge, n'avons-nous, hommes et femmes de bonne volonté, qu'un seul mais inébranlable mot d'ordre à faire valoir, signe d'un indéfectible ralliement aux victimes de tout intégrisme, en guise d'ultime mais définitive réponse: ces odieuses méthodes, qui sont celles de purs et simples criminels, n'entameront en rien, bien au contraire, notre volonté de résister à ce nouveau type de fascisme... le fascisme vert de l'État Islamique, après la peste brune d'Hitler et autres chemises noires de tout aussi sinistre mémoire.

Bruxelles, ma belle, debout donc, encore et toujours digne, malgré ta douleur, tes blessures, tes morts et ton deuil: l'humanité, certes, pleure ces innocentes victimes; mais les inaliénables valeurs de notre humanisme, quant à elles, n'en restent pas moins bien vivantes en nos coeurs, infailliblement chevillées à nos âmes, fussent-elles, aujourd'hui, en peine.

1. Emmanuel Levinas, Éthique et Esprit, in Difficile Liberté, Albin Michel, coll. Biblio Essais, Paris, 1963 et 1976, p. 18.

Daniel Salvatore Schiffer

Source : L'Express

 

Il manque 200 000 € pour terminer la mosquée du Mont-Saint-Martin

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Démarré en septembre 2012, le chantier de la future mosquée de Nemours met du temps à voir le bout du tunnel.

De loin, malgré les clôtures de chantier qui l’entourent, la future mosquée du Mont-Saint-Martin située rue des Guichettes semblerait prête à l’emploi. Semblerait, car selon l’association Al-Anwar, à l’initiative du projet, les travaux sont loin d’êtres terminés. « Il nous manque près de 200 000 € de budget pour les travaux de finition à l’intérieur et à l’extérieur, explique Nacer El Yahiaouni, le secrétaire d’Al Anwar. Il reste encore l’installation du chauffage, de l’électricité, de l’isolation, ainsi que la mise en place des ascenseurs, la pose du carrelage, de la moquette, quelques peintures, mais aussi l’aménagement du parking. »

Retards

Autant dire que la fin des travaux du centre cultuel et culturel de 988 m2, espérée un temps pour début 2016 par l’association, n’est pas pour tout de suite. Pour rappel, le projet n’a eu de cesse, depuis le début de sa construction en septembre 2012, de connaître des retards, ce pour différentes raisons : arrêt du chantier une première fois en décembre 2012 après résiliation du bail emphytéotique de 1 600 m2 par la députée-maire de Nemours (LR) Valérie Lacroute qui considérait le projet « trop important » et ne voulait pas d’un « lieu de culte régional » ; reprise des travaux en février 2013 sur décision du tribunal administratif de Melun ; suspension temporaire par l’inspection départementale du travail en août 2014 en raison de « risques de chutes en hauteur et absence de tout dispositif de protection collective »… L’arlésienne en somme.

« La mosquée est très attendue »

Autofinancée par les fidèles de Nemours et d’ailleurs, les collectes sur les différents marchés mais aussi les dons anonymes, la mosquée est « très attendue » par Mohamed, un habitant de Souppes-sur-Loing qui passe en voiture « de temps en temps » devant l’édifice. « De l’extérieur, on dirait que la mosquée est quasiment finie, il ne doit pas manquer grand-chose, juge le trentenaire. Il tarde vraiment aux musulmans de la région de Nemours qu’un espace de ce type, à la fois dédié au culte mais aussi à la culture, ouvre enfin après des années d’attente et d’incertitudes. »

Source : larepublique77

 

La Belgique, foyer du djihadisme en Europe

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Le pays affiche le plus grand nombre de combattants en Irak et en Syrie par rapport à sa population.

Une singularité qui peut s’expliquer par l’exclusion sociale et l’influence de l’Arabie saoudite sur l’islam outre-Quiévrain.

Comment la Belgique, discret acteur dans les affaires du monde qui vit à l’ombre des grandes puissances du Vieux Continent, est-elle devenue un repaire européen du djihadisme ? D’après les chiffres, elle est le pays d’Europe qui fournit le plus grand nombre de combattants étrangers en Irak et en Syrie par rapport à sa population (40 pour un million d’habitants contre 18 pour la France sur l’année 2014).

Elle a aussi servi tantôt de base arrière, tantôt de foyer de radicalisation à des terroristes dont les noms sont désormais associés aux attentats de Paris, en novembre et janvier 2015, à celui du Thalys, en août 2015, ou même de Madrid, en mars 2004.

Les causes s’enchevêtrent au point qu’il est impossible de déterminer leur part. Sur le terrain socio-économique d’abord, la communauté musulmane, d’où proviennent la plupart des djihadistes, vit nettement moins bien que le reste de la population en Belgique. Le taux de chômage parmi les Maghrébins de Belgique atteint ainsi 25,5 %, contre 8,5 % pour l’ensemble (les statistiques dites « ethniques » sont autorisées dans le royaume). Il avoisine même les 50 % chez les jeunes Maghrébins.

Un terreau sans espoir

« Cette situation engendre le sentiment d’être rejeté en tant que citoyen et de ne pas avoir d’avenir en Belgique, estimeRik Coolsaet, professeur à l’Université de Gand et spécialiste du djihadisme. C’est le principal moteur du djihad. Pour ces jeunes, il représente une forme de sublimation de leur vie. »

Sur ce terreau sans espoir, la radicalisation peut prendre vite. « Tous les parents parlent d’une radicalisation qui s’est opérée en quelques mois, indique Alexis Deswaef, avocat du collectif « Les parents concernés », qui réunit une quinzaine de pères et de mères dont les enfants sont partis combattre en Syrie. Ils mentionnent un retour du religieux et une fréquentation plus assidue de la mosquée, mais ce n’est pas pour cela que leurs enfants sont devenus de grands spécialistes de l’islam. »

Partagées par plusieurs pays d’Europe, dont la France, de telles conditions ne suffisent pas à expliquer la singularité belge. « La problématique discriminatoire est bien là, mais elle n’explique pas tout », assure Michaël Privot, islamologue à Bruxelles. L’influence saoudienne a donné un tour radical à une partie de l’islam en Belgique.

Promotion d’un islam wahhabite plus conservateur

Celle-ci a été favorisée par les liens développés entre Riyad et le roi Baudoin qui, pour des raisons surtout économiques, a accordé à l’Arabie saoudite un bail emphytéotique de 99 ans sur la Grande mosquée de Bruxelles, en 1967. À l’époque, la communauté musulmane se développe en Belgique avec une immigration de travail, en provenance du Maroc essentiellement.

« Les autorités religieuses des pays d’origine avaient peine à s’organiser dans les pays d’expatriation, explique Michaël Privot. La Grande mosquée a donc comblé un vide et est devenue une référence. Elle a distribué des corans dans toutes les langues, publié des textes sur les droits de la femme, sur les règles de la prière et diffusé un islam wahhabite, donc très conservateur. » Cet islam propose une vision différentialiste du monde, où les non musulmans n’ont pas la même valeur que les autres.

Sa propagation est favorisée par la solidité des liens communautaires en Belgique. « Les communautés musulmanes, et marocaines surtout, sont très maillées en Belgique, indique Michaël Privot. Les habitants d’un même quartier ont souvent la même ville d’origine, au Maroc. Ainsi, personne, dans la communauté, n’est à plus de deux ou trois poignées de main. » La mosquée n’est plus l’unique espace de radicalisation. « Il suffit de parler en famille, avec des voisins, ajoute Michaël Privot. On est dans la création d’un récit communautaire. »

Les critiques à l’encontre de l’influence saoudienne sur l’islam en Belgique se sont amplifiées au sein de la classe politique après les attentats de Paris. Ceux de mardi, à Bruxelles, leur donneront sans doute plus de poids encore.

Marianne Meunier

Source : La Croix

 

Hongrie : le refus de l'immigration

En Hongrie, malgré la baisse démographique, les autorités et la majorité de la population ne souhaitent pas avoir recours à l'immigration.

La Hongrie perd des habitants chaque année. Pourtant, à l'inverse des pays d'Europe occidentale, elle ne voit pas en l'immigration une opportunité. Et s’il se dépeuple, le pays met les grands moyens : 32 000 euros cash pour les familles, à condition de faire construire un logement neuf et d'avoir trois enfants. Minea Tengyer va toucher le pactole et c'est une aide de plus, car avec trois enfants elle touche déjà une allocation et des réductions d'impôts. Tout est fait pour l'inciter à agrandir sa famille. "Cela m'a beaucoup aidé. Je pense que s'il n'y avait pas eu toutes ses allocations, je n'aurais pas eu mes enfants si vite", affirme-t-elle.

"Sauvegarder les valeurs hongroises"

Viktor Orban, le Premier ministre conservateur a lancé cette politique très généreuse, pour qu'enfin, il y ait plus de naissance que de décès, car chaque année, la Hongrie perd plus de 30 000 habitants. Et pas question d'avoir recours à l'immigration, comme l'explique la ministre de la Famille. "L'immigration n'est pas une solution au défi démographique. On essaie de sauvegarder nos caractéristiques et nos valeurs hongroises", assure Katalin Novak. Un discours qui fait mouche notamment auprès de l'électorat le plus âgé.


Hongrie : le refus de l'immigration

Source : Francetvinfo

 

Un Belge sur cinq ne veut pas que son enfant ait une personne de couleur: «La première étape vers une discrimination»

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Des résultats interpellants en cette journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Selon une enquête de l’Unia (Centre Interfédéral pour l’égalité des chances), 20% de la population belge ne voudrait pas que son enfant soit en couple avec une personne de couleur. Cette enquête a été réalisée à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ce lundi 21 mars.

S’il paraît évident que le racisme évolue vers un « racisme culturel », les comportements racistes basés sur la couleur de peau persistent. Cela traduit une forme de « polarisation de la société », ce qui provoque une distance entre les personnes. « Les paroles et les comportements de haine se libèrent. Il y a une montée des égoïsmes et un repli sur soi » explique Patrick Charlier, directeur de l’Unia.

Un problème qui concerne toutes les générations

La génération actuelle est plongée dans ce multiculturalisme depuis son plus jeune âge, ce qui est moins le cas que les générations précédentes. Mais Patrick Charlier l’affirme : « Quiconque pense que les jeunes seraient moins opposés à un partenaire avec une couleur de peau différente se trompe. 17,5 % des 16 et 25 ans disent qu’ils ne préféreraient pas voir leur enfant dans une relation avec une personne de couleur. » Les autres générations ne sont pas en reste : dans la tranche des 56 à 65 ans, le rejet est de 25 %. 22 % de la tranche 36-45 ans ne l’acceptent pas et 21 % pour la tranche d’âge des 46 à 55 ans.

Le sondage d’Unia ne s’est pas arrêté là : ces derniers ont demandé aux personnes issues de l’immigration s’ils accepteraient que leur enfant ait un compagnon avec une autre couleur de peau. Résultat : près de 12 % éprouveraient des difficultés.

Une campagne de sensibilisation pour combattre les préjugés racistes

À l’occasion de cette journée internationale contre le racisme et la discrimination, Unia lance une campagne de sensibilisation dont l’objectif est de mettre fin aux préjugés racistes. Un film vidéo a été créé pour l’occasion et est diffusé essentiellement sur les réseaux sociaux : il montre 3 jeunes issus de l’immigration et qui inversent les préjugés qu’ils subissent. « Nous devons être très vigilants car un préjugé, même inconscient, est très souvent la première étape vers une discrimination. Avec ce film, nous voulons surtout attirer l’attention des jeunes » conclut le directeur de l’Unia.

Maxime Caucheteux

Source : Lesoir.be

 

Extension de mosquée et d’école musulmane à Champigny : dialogue compliqué sur un sujet sensible

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Au-delà du projet d’extension de l’école musulmane de Champigny-sur-Marne, appelée de ses voeux par l’Amicale des Musulmans campinois, en raison du succès de l’école primaire privée ouverte il y a un peu pus d’un an, se pose aussi la question des lieux de culte dans la ville.

Comment encadrer le développement des écoles confessionnelles musulmanes, dont la proportion par rapport au nombre de fidèles dans le pays, est très inférieure à celle d’autres religions, et comment également encadrer le développement des lieux de culte? C’est à cette double question que la ville de Champigny-sur-Marne est confrontée, dans un contexte compliqué où une partie de sa population est musulmane tandis qu’une autre fraction de ses habitants voit avec appréhension l’installation de toute organisation promouvant la religion musulmane.

Pour le maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot, la question est légitime, compte-tenu de l’importance de la population, mais elle doit être concertée. « Je ne suis pas contre les projets par principe mais refuse le forcing« , résume ainsi l’élu. « Pour avancer, commençons par nous mettre autour de la table et discutons. Nous sommes ouverts à la discussions mais il n’est pas question de nous imposer un projet« , insiste le maire PCF. « L’expérience du Bois l’Abbé a prouvé qu’il était possible d’avancer de manière constructive en concertant tout le monde, reprend l’élu, qui précise par ailleurs combattre tous les amalgames qui prospèrent à propos de la religion musulmane.

Pour l’Amicale des Musulmans campinois, la mosquée des Boullereaux, située à la même adresse que l’école musulmane Montessori et ouverte deux ans avant, est bien une vraie mosquée reconnue comme telle, et les projets d’extension ont été présentés en toute transparence. « Nous avions un beau projet de mosquée que nous souhaitions construire un peu plus loin, sur un terrain qui appartient à la Drire, près de la voie ferrée, mais cela n’a pas pu se faire. La Drire nous indiqué que ce n’était pas possible techniquement. Finalement, nous louons ce terrain pour faire garer les voitures et éviter qu’elles occupent la rue. Nous manquons de place. Actuellement, la moitié des fidèles sont dehors lors des prêches à Bois L’Abbé, et c’est pareil chez nous », explique Khalid Laiche, responsable du pôle citoyenneté de l’association.

C’est dans ce contexte que l’association veut acheter un nouveau pavillon avec un grand terrain un peu plus loin, dans le sentier des Simonettes. « Il y a une grande maison dans laquelle nous pourrons installer la mosquée qui suffirait à accueillir les fidèles , et un grand terrain de plus de 1000 m2 sur lequel nous prévoyons de construire l’école. La mosquée et l’école seront séparée par un mur. En contrepartie, nous revendrons la propriété de la rue Eugène Varlin pour financer l’achat de ce nouveau terrain, car nous ne sommes pas financés par le Qatar! Nous n’avons rien à cacher et avons sollicité un rendez-vous avec la mairie pour présenter les plans avec un architecte et un maître d’ouvrage, mais ce rendez-vous a été décalé à plusieurs reprises et doit désormais se tenir le 30 mars », détaille Khalid Laiche.

Les parents de l’école, eux, sont motivés. « Mon fils est bien plus heureux qu’il ne l’était dans l’école publique. Il a de meilleures notes« , indique un père d’élève. « Il n’y a pas assez d’écoles privées d’influence musulmanes. L’école s’est très rapidement faite une bonne réputation. On sait que les enfants y apprennent des choses qui correspondent à leur culture et au monde actuel, dont la France fait partie. Mais ils sont tous Français avant tout et iront à l’université s’ils veulent faire de longues études », indique un autre, venu de Seine-Saint-Denis.

Source : 94citoyens

 

Bruxelles: la signature de l’artificier Najim Laarchaoui ?

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Quatre jours après l’arrestation de Salah Abdeslam à Bruxelles, l’enquête vient de franchir une nouvelle étape. L’ADN d’un certain Najim Laarchaoui a été retrouvé à plusieurs endroits-clé de la trajectoire des terroristes du 13 novembre. Dans un communiqué, le parquet fédéral belge a révélé que les traces de Laachraoui avaient été identifiées «dans la maison louée à Auvelais, ainsi que dans l’appartement de la rue Henri Bergé à Schaerbeek», deux lieux utilisés par les commandos pour préparer les attentats de Paris. L’ADN du suspect a également été retrouvé sur «du matériel explosif utilisé lors des attaques». Selon la RTBF, il s’agirait d’au moins deux ceintures d’explosifs, utilisées pour l’une au Bataclan, pour l’autre au Stade de France.

C’est lui qui avait envoyé le SMS du “top départ” à Paris, et a échangé avec plusieurs terroristes sur place.

L’homme est toujours en fuite, tout comme Mohamed Abrini, l’homme filmé le 11 novembre au volant de la Clio noire louée par Salah Abdeslam. Il a été jugé par défaut en février à Bruxelles dans le procès d’une filière de recrutement de combattants pour la Syrie et une peine de 15 ans de prison a été requise à son encontre.

Selon la RTBF, plusieurs éléments indiquent que Laachraoui pourrait être l’artificier des attentats de Paris. Il aurait des compétences en électromécanique suffisantes pour concevoir les explosifs sur lesquels son ADN a été retrouvé. Par ailleurs, la planque de Schaerbeek où il a séjourné serait le lieu où ont été confectionnés les explosifs utilisés en novembre. Selon la même source, il était connu des services belges et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis mars 2014.

Source : islamisation.fr

 

mardi, 22 mars 2016

Dimanche 24 avril, près de Lille

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Le Belgikistan, sanctuaire du terrrorisme

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On aura beau dire et répéter que l’Islam « n’est pas radical », n’importe quel enfant de 8 ans aura constaté que : TOUS LES IMMIGRES NE SONT PAS MUSULMANS - TOUS LES MUSULMANS NE SONT PAS DES TERRORISTES - MAIS TOUS LES TERRORISTES SONT DES IMMIGRES !

Et l’aveu d’Angela Merkel : « le multikulti a échoué, lamentablement échoué », le samedi 10 octobre 2010, devant le Congrès de la CDU confirme aujourd’hui que l’Islam « modéré », version light des prêcheurs de la Nouvelle Religion Droits-de-l’hommiste n’est pas compatible avec nos sociétés. La caste au Pouvoir a beau nous asséner ses délires dogmatiques, la réalité s’impose à elle tôt ou tard et tous les princes qui nous gouvernent ne peuvent plus se justifier par une pirouette ou une habile esquive. La 5ème colonne existe !

TOUT EST POSSIBLE, TOUT EST PERMIS !

On aura beau argumenter, démontrer l’inverse, polémiquer ou démentir les agressions, les attentats, la dérive ou la radicalisation, le constat demeure : c’est bien l’Islam, les musulmans et les djihadistes qui sont responsables et coupables des diverses tueries et attentats depuis longtemps! Que l’on se rappelle donc l’attentat commis par Carlos « Illich Ramirez Sanchez »le 15 septembre 1974 à Paris. Ce jour-là, Carlos en personne attaque le Drugstore Saint-Germain, à « l’algérienne » en lançant 2 grenades au milieu des consommateurs (2 morts et plus de 30 blessés), puis disparaît tranquillement et revendique son action. Cela pour obliger la France à libérer l’un des dirigeants de l’Armée Rouge Japonaise -Yukata Furaya-, laquelle A.R.J s’était intégrée au Front Populaire de Libération de la Palestine « opérations spéciales » (FPLP-OS de Waddi Haddad). Déjà des attentats arabes, sous « faux drapeau ». Et au fil des années, quarante ans plus tard, ce n’est pas en qualifiant les djihadistes de « nazislamistes » ou « islamofascistes » que les politicards, les médias et les analystes vont pouvoir régler le problème de l’invasion de nos quartiers et l’infiltration dans les esprits de l’Islam conquérant.

Mais ce qui est absolument stupéfiant c’est que la plupart des responsables politiques se déclarent choqués, horrifiés et surpris par la répétitions de tueries sanglantes dans les pays européens et organisant de grands rassemblements populaires pour communier dans la sensiblerie, les pleurnicheries et la bouffonnerie.

CHIENLIT, SAUVAGEONS, CRAPULES ET RACAILLES

Depuis des lustres la France, comme ailleurs en d’autres pays d’Europe à l’image de la Belgique, a dépensé des milliards d’euros dans une politique de la Ville pour améliorer l’habitat et les infrastructures sportives, tous azimuts. Ces rénovations n’ont servi à rien et la « culture de l’excuse » disculpant les délinquants a bien au contraire développé chez les immigrés de la 2e ou 3e génération un sentiment d’impunité qui leur permet une répétition de méfaits et de se glorifier d’un casier judiciaire comportant 20, 30 ou 50 condamnations ! Inutile donc de vouloir une politique répressive envers les crapules, alors que la Justice baisse les bras et que par conséquent, la Police ferme les yeux, depuis de longues années.

On comprend dès lors beaucoup mieux pourquoi les petits caïds des Zones de Sécurité Prioritaires se trouvent être également les janissaires attentifs et actifs d’un Islam envahissant. Par contre, alors que le Pouvoir est clairement au courant des agissements de ces racailles, il est inadmissible que les élus communaux ou les fonctionnaires de l’Etat occultent ou cautionnent ces dérives criminelles. Leur obsession de la société citoyenne, du « vivrensemble », du « padamalgam », de la discrimination « positive » et du politiquement « correct » abouti à un déni des réalités et une situation conflictuelle quasi généralisée.

BRUSSELABAD, CAPITALE DE L’EURABIA

Dans une étude du sociologue Jan VERTONGEN, de l’université de Gand, on relève que 66% de la population de Bruxelles est d’origine étrangère et que 33% est de confession musulmane. Ce n’est pas une surprise…il suffit de se promener dans la rue !

Différentes communes de Bruxelles (Anderlecht, Forest, Molenbeek Saint-Jean, Saint-Gilles ou Schaerbeek) ont servi de bases-arrière au terrorisme international depuis fort longtemps. Que ce soit l’ETA, Action Directe, le GIA, les CCC, la cellule qui assassinat le commandant Massoud en septembre 2001 ou Sharia4Belgium et DAESH aujourd’hui, Molenbeek se profile alors comme le FOYER du terrorisme international, avec la complaisance des autorités. En effet, et d’après les déclarations ce 18 mars du député Alain Marsaud, ancien magistrat, chef du service central de la lutte anti-terroriste au parquet de Paris, « on peut se poser des questions quant aux capacités des services de sécurité belges » et il rejoint en cela l’opinion du juge Bruguière, qui eu à traiter du dossier Daoui avec la Justice belge, et doute lui aussi de l’efficacité des responsables de la sécurité. Ce qui est certain, c’est que pour des raisons bassement électoralistes, les partis traditionnels (PRL/MR, PSC/CdH ; ECOLO, PS) ont tous sollicité les musulmans et octroyé des avantages aux maghrébins afin de pouvoir engranger leur voix lors des élections successives, et cela depuis plus de 40 ans ! L’exemple le plus instructif est celui de Philippe Moureaux, sénateur-bourgmestre de Molenbeek de 1992 à 2012 et qui a déclaré récemment : « On encourageait les gens à aller se battre en Syrie (contre Bachar al-Assad –ndlr) comme des héros. ». En 1980, ce fils de l’ex-ministre Charles Moureaux et de Mme Blaton, entre comme ministre dans les gouvernements Martens 3 et 4. Le 30 juillet 1981, il fait voter la loi contre le racisme et la xénophobie qui porte son nom. Il fut ensuite encore trois fois ministre sous Martens 8 et 9 et puis Dehaene. C’est lui qui ouvre les listes du PS aux candidats non européens à partir de 2000. Le sénateur Alain Destexhe lui a reproché d’avoir complètement négligé la question de la radicalisation islamiste de sa commune pour des raisons électoralistes. Ce bourgmestre, cacique du PS, s’était marié en 2010 avec Latifa Benaïcha, marocaine musulmane, de 35 ans sa cadette, collaboratrice du Ministre Président de Bruxelles, Charles Picqué. Franc-maçon déclaré, Moureaux s’est converti à l’Islam, tel que cela a été confirmé par le consulat du Maroc à Bruxelles, parce que l’article 39 du code marocain de la famille n’autorise pas le mariage d’une musulmane avec un non-musulman. Philippe Moureaux a donc été officiellement le 1er Bourgmestre musulman de Belgique, malgré ses pitoyables dénégations de l’époque ! Ceci explique-t-il cela ?

Depuis des années les ministres et politicards belges rivalisent de déclarations hypocrites et mensongères. De Martens à Charles Michel, de Jean Gol à Jan Jambon, de Laurette Onkelinx à Joëlle Milquet, TOUS savaient que des commandos ou cellules terroristes de toutes obédiences résidaient dans la capitale de l’Europe. Par complaisance idéologique et tolérance coupable, ils n’ont pas pu, pas su ou pas voulu combattre et mettre hors d’état de nuire ces assassins barbares. Et que l’on ne me rétorque pas que ce sont des affirmations gratuites. En 2005, la journaliste Hind FRAIHI mène l’enquête sur l’implantation des islamistes à Molenbeek, objet de son livre « Immersion à Molenbeek ». Elle y décrit que les recruteurs des filières djihadistes agissaient ouvertement sur la voie publique et que dans les mosquées les imams prêchaient la guerre sainte. Personne ne l’a soutenu, aucun politicien ne voulait reconnaître les faits. Pire : elle a été critiquée et accusée de mensonges. Seul le Vlaams Blok (V.B), qui comptait des élus communaux à l’Hôtel de Ville, confirmait l’exactitude de son enquête et son constat de la réalité.

Comme on le voit dans les multiples reportages visuels sur l’arrestation de Salah Abdeslam, dans le quartier de Molenbeek, commune qui possède 22 mosquées et 8 centres culturels arabes, on n’aperçoit aucun blanc, hormis dans les forces de l’ordre et parmi les journalistes qui sont persona non grata quand ils enquêtent sans protection policière… Et si la crapule Abdeslam a pu se permettre une cavale de 4 mois, c’est bien parce qu’il avait des complicités dans les milieux bruxellois et pouvait compter sur la protection et l’aide de ses « frères ». Selon l’aveu du Premier mnistre belge, il a fallu plus de 100 perquisitions pour finir par l’arrestation de l’ennemi public n°1 en Europe !  

Pieter Kerstens

Source : Synthèse Nationale

Salah Abdeslam : un barbare français

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Monsieur Salah Abdeslam ne veut pas être extradé. Monsieur Salah Abdeslam veut porter plainte contre le procureur de Paris, François Molins, pour violation du secret de l’instruction.

Et ce n’est sans doute pas fini ! Il y a fort à parier, malheureusement, que ce n’est que le début d’une longue litanie qui va s’allonger chaque jour sous nos yeux ébahis : celle des revendications et complaintes de ce barbare, par la voix de son avocat belge Sven Mary, le nouveau Jacques Vergès des temps modernes, un « nouveau salaud lumineux » (comme il lui plaisait de se dépeindre lui-même). Car ne fallait-il pas être un peu « salaud » pour défendre Klaus Barbie, tout comme ne faut-il pas être un peu « salaud » pour défendre Salah Abdeslam ?

Il va user de tous les droits que nous octroyons aux citoyens de nos sociétés, nos sociétés avancées, pour retarder au maximum son jugement, sa peine, l’exécution, l’aménagement de sa peine, etc.

On sait tous qu’il encourt le maximum imaginable des peines possibles. Oui, mais quelle peine encourt-il, au juste, en France ? 30 ans, 30 ans plus 26 ans : à 56 ans, il est libre ! Et c’est dans le pire (ou le meilleur, selon le point de vue) des cas, s’il n’y a pas d’aménagement de peine d’ici là, et si on arrive à le juger et à le condamner. Il est permis de ne pas en être tout à fait sûr, à partir du moment où Sven Mary, sous les feux des projecteurs du monde entier, risque de se surpasser dans l’ignominie et nous dégoter des arguments de derrière les fagots, truffés de mauvaise foi, de perversité, mais aussi très imaginatifs, et qui feront peut-être mouche.

C’est un cas d’école : faire juger un barbare sans foi ni loi, qui appartient à une organisation autoproclamée sous forme d’État qui nous a déclaré la guerre en attaquant nos civils. Fait aggravant : ce barbare est français, un traître qui attaque des Français au nom d’une puissance étrangère rétrograde, archaïque, et coupable de crimes contre l’humanité ! Je ne sais pas quelle sera la qualification pénale des crimes qui seront retenus contre Salah Abdeslam, mais est-ce possible que notre justice le juge comme s’il ne s’agissait que d’une affaire de terrorisme comme les autres, un terroriste de plus ?

C’est prendre des gants avec un être abject. Est-ce vraiment ce que nous voulons, ce que nous devons faire ? Être poli, mettre des formes, agir avec diplomatie, avec tact, être prudent, modéré, se retenir… Est-ce bien l’attitude que nous devons avoir face à Salah Abdeslam ?

Les USA ont inventé « Guantánamo » et les dérives que l’on connaît pour se passer de la justice américaine, pointilleuse et tatillonne. Sans tomber dans cette erreur-là, je pense que la France doit trouver son « Guantánamo » à elle, sa technique imparable pour juger efficacement, rapidement et mettre hors d’état de nuire définitivement de tels êtres, sans leur laisser la possibilité de « l’ouvrir » à tout bout de champ et d’étaler leurs caprices à la une des journaux.

Le monde entier nous regarde, dont nos ennemis jurés, l’État islamique. Nous devons innover, réformer, créer, imaginer de nouvelles lois pénales pour prévenir et sanctionner l’innommable, nous doter d’un arsenal juridico-judiciaire qui fera référence pour les tribunaux du monde entier qui vont devoir juger à la fin de la guerre ces dizaines de milliers de combattants maudits, dont une partie va (heureusement) mourir au combat.

La France peut et doit relever le défi !

Emmanuelle Frankl

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Abdeslam chez les siens : la rançon du multiculturalisme ?

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Au nom de la République et d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, Abdeslam a été enfin capturé, blessé à la jambe mais, el hamdoulilah, vivant.

Abdeslam se terrait donc, parmi les siens, dans sa commune natale de Molenbeek, banlieue de la capitale européenne où se signait le jour même la capitulation démographique du Vieux Continent face au jeune Empire ottoman. Mais revenons à notre charmante bourgade où il est bon de jouir sans entrave des aubaines du vivre ensemble, en particulier entre coreligionnaires majoritairement modérés du culte d’amour, de tolérance et de paix, dont il est unanimement (vous l’aurez certainement remarqué) honni de mentionner le nom dans les éditions en boucle et en direct de la propagande. Un ni oui ni non, façon halal.

Depuis les attentats de Paris, Abdeslam s’y abritait, comme un poisson dans l’eau dans un océan de musulmans modérés. Allait-il pieusement faire courbette chaque vendredi ni vu ni connu, voire acte de contrition chez l’imam du quartier qui tentait certainement de le ramener vers le droit chemin ? L’enquête précisera les détails et nous révélera possiblement dans le même temps les hypothétiques complicités, ce qui rassurera certainement sa famille et ses voisins proches, éternelles victimes de l’amalgame et premiers étonnés par sa présence si discrète, lui qui, en temps normal, exhale si bruyamment la joie de vivre. Le quotidien belge De Morgen rapporte d’ailleurs que « tout le quartier savait où était Abdeslam depuis les attentats de Paris. Personne n’aurait averti les autorités » : ça ne peut être que de la nauséabonde désinformation, comme le caillassage des forces de l’ordre par des sympathisants de la nouvelle race des « Je suis Abdeslam ».

Heureusement qu’il n’a pas accompli ses méfaits en Chine, l’Abdeslam. Là-bas, il aurait eu droit à une balle dans la nuque, facturée à la mosquée du coin où le « terroriste se serait autoradicalisé » (sic). Mais Abdeslam a été capturé en démocratie, et en démocratie, il a eu droit très vite à un chirurgien pour le soigner, un avocat pour sa défense, peut-être un psychiatre expert en déséquilibre, acquis aux circonstances atténuantes de circonstance, ou une cellule de soutien psychologique pour sa famille très proche et très éplorée. Cerise sur le gâteau, Abdeslam a même eu droit à un tweet de l’ancien garde des Sceaux de la République française, la non encore canonisée mère Taubira qui incantait : « Salah, enfant perdu de la République, métis de nos âmes, frappé par l’injustice sociale, tu es la banlieue de nos cœurs, la fleur de culture abandonnée. » Amen ?

Abdeslam a été capturé vivant, n’obtiendra pas le statut convoité et glorifié de martyr, n’aura pas droit aux vierges promises, contrairement aux autres qui ont réussi à appliquer le plus grand commandement d’Allah. Abdeslam parlera-t-il ou restera-t-il muet ? Sera-t-il un modèle, créera-t-il des émules comme Merah, un des meilleurs, « le meilleur étant celui qui combat et meurt au premier rang », « celui qui est tué en combattant des mécréants et n’ayant comme motif que celui-là » ? Sa défaite, aux yeux de l’islam, incitera-t-elle à vouloir venger son échec ? Les bookmakers molenbeekois ne peuvent que parier sur de nouvelles représailles prochainement. Le printemps sera probablement chaud avant l’été.

Vous avez voulu du multiculturalisme, vous aurez Molenbeek. Et en plus, ça rime avec Houellebecq.

Pierre Mylestin

Source : Boulevard Voltaire

 

« Tous Unis Contre la Haine » : vous êtes sérieux, là ?

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Sous l’impulsion de Manuel Valls vient d’être lancée « une campagne choc » pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme : Tous Unis Contre la Haine.

Il s’agit de petites vidéos, diffusées sur les chaînes de télévision et mettant en scène – je reprends les mots du Figaro – « Ici, une tête de porc sur la grille d’une mosquée. Là un jeune Noir roué de coups. Là encore un tag “mort aux juifs” sur une porte de synagogue ».

En fond sonore, une conversation proférant des « préjugés » est interrompue par la « voix du bien » indignée – « vous êtes sérieux, là ? » – avant qu’en lettres blanches sur fond noir, telle une leçon de morale inscrite à la craie par un instituteur sentencieux, n’apparaisse la phrase « Le racisme, ça commence par des mots. Ça finit par des crachats, des coups, du sang. »

Quand on veut prendre les gens pour des abrutis, il faut essayer de le faire finement. Le gouvernement, cette fois, aurait-il eu la main un peu lourde ? Selon L’Express, les réactions sur Twitter sont « globalement très négatives. Beaucoup des internautes qui réagissent déplorent l’absence de référence au “racisme anti-blanc” et mettent en avant des vidéos, photos articles de presse évoquant l’agression de personnes blanches par des agresseurs non blancs. »

Et quand le gouvernement tente de se justifier, il s’enfonce : « Il n’a pas [cherché] à être exhaustif, mais à se concentrer sur les faits statistiquement les plus nombreux […] les agressions les plus fréquentes ! » Sur les réseaux sociaux, il lui pousse aussitôt nez rouge et bonnet à grelots multicolores. Son « Vous êtes sérieux, là ? » lui revient comme un boomerang dans les gencives.

Si l’on en croit les accents tour à tour très « Ouest parisien » ou « France profonde » de la voix off de ces vidéos, les actes d’antisémitisme et de racisme – si nombreux qu’ils ont justifié les 3 millions d’euros consacrés à cette campagne – seraient donc tous le fait de « souchiens », pour reprendre le néologisme flatteur de Houria Bouteldja.

Diable… « Des crachats, des coups, du sang », ce n’est pas rien ! De telles agressions sont sanctionnées par des peines lourdes. Ces faits divers devraient faire la une des journaux. Les Louis, Thomas, Paul, Alexandre devraient encombrer les tribunaux, surpeupler les prisons. Mais où sont donc ces délinquants si discrets ?

D’autres voyous, eux, le sont nettement moins : le démarrage de cette campagne au moment même où l’on vient d’arrêter le dernier de ces terroristes du 13 novembre qui entendaient tuer des « croisés » (selon le mot de la revendication) – et où l’on commémore le triste anniversaire du massacre de l’école Ozar-Hatorah – tombe bougrement mal. Du sang, il y en a eu, en effet, et même des assassinats en nombre « à raison de la religion ». Mais perpétrés par Salah et Mohammed, et certains autres de même confession. Pour ne parler que des cas extrêmes, car évidemment, avant la haine poussée à son paroxysme qui va jusqu’au crime, il y a d’autres niveaux de détestation induisant d’autres formes d’agressions.

Le gouvernement, qui entendait par cette campagne « provoquer une prise de conscience », a fait carton plein : nombre d’internautes ont pris conscience de la manip’, par trop grossière. À moins que les Français, mithridatisés, aient développé une immunité. Que ce genre de campagne soit comme un rappel de vaccin. Loin de les ébranler, tant de mauvaise foi les conforte. Et là, ils sont très, très sérieux.

Gabrielle Cluzel

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Salah Abdeslam : au moins un dans le box des accusés !

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Je n’aurais pas écrit « Capture d’un salaud » (Le Parisien) et je n’aurais pas dit, comme le député LR Alain Marsaud : « La naïveté des Belges nous a coûté 130 morts ».

Ce sont deux réactions d’instinct qui ne se justifient que par l’immédiateté.

[…]

Le ministre de l’Intérieur, à l’issue de cette exemplaire coopération franco-belge, était fondé à entonner un péan de victoire et de reconnaissance, mais il est trop conscient de ce qui reste à accomplir et des menaces graves persistantes pour croire, au-delà de son caractère symbolique, à son volontarisme optimiste. Il l’a d’ailleurs vite nuancé et infléchi dans un sens plus préoccupant.

La deuxième période qui s’ouvre aura de l’instruction et de la justice sur la planche.

Salah Abdeslam, avec roublardise et avec également le bouclier, la protection constitués par une familiarité et une proximité insoupçonnables – « pendant tous ces mois, il était là », selon un habitant de Molenbeek -, est demeuré, alors qu’on le présumait loin, dans le quartier bruxellois de son enfance. Il a été interpellé le lendemain de l’inhumation à Bruxelles de son frère Brahim, qui s’était fait exploser à Paris, Comptoir Voltaire.

Si « un geste citoyen » n’avait pas alerté les services, probablement Salah Abdeslam aurait-il encore, durant des jours et des semaines, pu bénéficier de ce havre de sûreté au moins relative, profiter de ce cocon.

[…]

La justice belge l’a inculpé de meurtres terroristes, puis incarcéré. Comme c’était prévisible, il a refusé son extradition vers la France. Pourtant, dans un délai qui ne sera pas aussi bref sans doute que l’aurait espéré le président de la République, notre pays aura en charge le sort de Salah Abdeslam.

Malgré la compétence et la mobilisation du parquet, la diligence et l’efficacité des magistrats antiterroristes qui l’interrogeront et procéderont aux investigations nécessaires, il ne sera pas renvoyé devant une cour d’assises spéciale avant un très long temps.

Je ne voudrais pas que, comme il est classique, l’insupportable attente d’une justice rigoureuse fasse naître des débats périphériques par rapport à la préoccupation essentielle : faire juger et condamner Salah Abdeslam le plus vite et le plus équitablement possible.

J’entends par là que, si on pouvait éviter les questions oiseuses sur la longueur de la traque, la complaisance prétendue des autorités belges et le scandale de Molenbeek – comme si nous n’avions pas, en France, des cités de non-droit interdites à la police et à forte propension islamiste -, ce serait heureux pour le cours de la justice et l’infinie et douloureuse « curiosité » des victimes et de leurs familles.

[…]

Je ne méconnais pas que, pour l’ensemble de ces âmes blessées et de ces corps meurtris, le voir face à eux dans le box représentera déjà une forme de délivrance. Il y en aura au moins eu un !

Mais que les futures parties civiles ne s’illusionnent pas sur la thérapie du procès. Celui-ci n’est pas fait pour cela et, aussi exemplaire qu’il soit, il laisse souvent un sentiment d’inachèvement. Des questions sans réponse. Il n’est jamais à la hauteur de l’immensité des dévastations. Il ne faut pas en attendre trop pour qu’il apaise déjà un peu.

La condamnation de ce coupable sera une seconde joie amère.

Elle ne fera pas oublier les absences chères, les blessures toujours vives, les monstruosités.

[…]

Extrait de "Salah Abdeslam : une joie amère à savourer vite…"

Philippe Bilger

Source : Boulevard Voltaire

 

 

 

#TousUnisContreLaHaine ; enfin, juste celle des « petits Blancs »

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Le gouvernement dévoilait lundi sa grande campagne de « communication contre la haine ». Coût de l’opération ? Pas moins de trois millions d’euros, qui iront probablement garnir le compte en banque d’une agence proche d’un membre du gouvernement, de la même manière que l’arnaque à grande échelle de la « déradicalisation », qui a fait la fortune de la famille Bouzar. Comme attendu, il s’agit d’un alignement de poncifs et de raccourcis. Les empreintes des associations habituelles, financées depuis les années 1980 à grands renforts de subventions d’État, sont immédiatement reconnaissables dans ces vidéos dont les scénarios naviguent entre le grotesque et l’indécent.

Endossant le rôle du porteur de « haine », le Français simplex dit « de souche ». Ce Français-là est explicitement visé par la campagne « Tous Unis Contre la Haine ». Coupable ontologique de l’histoire humaine, il est le mal incarné, le raciste, le xénophobe, l’antisémite. Le gouvernement en est resté à Pierre Bourdieu, à son oïkophobie délirante. Consciemment ou inconsciemment ? Difficile à savoir. En le dépeignant de façon aussi caricaturale, cette campagne donnerait presque l’impression de vouloir sauver le racisme. Mais n’est-ce pas l’objet même d’une officine comme SOS Racisme ?

Depuis les années 1980, rien n’a vraiment changé dans l’appréhension publique de l’expression de la haine. Pierre Desproges pourrait toujours dire : « J’adhérerai à SOS Racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. » Les super communicants de Manuel Valls ne connaissent qu’une forme de racisme, celui exprimé par un « Blanc ». Il est d’ailleurs amusant de constater qu’en voulant plonger la société dans l’ère post-raciale, ils finissent par l’y enfermer.

Ces gens ignorent-ils que les « Blancs » sont aussi victimes de racisme, d’agressions motivées par le racisme ? Cela ne doit pas minorer le racisme que des « Blancs » peuvent exprimer à l’encontre d’autres personnes, mais faudrait-il pourtant que le statut de « victime » leur soit interdit à jamais ? Le même état d’esprit entraîne nos sociologues à la petite semaine à nier le nouvel antisémitisme, incarné par le terroriste Mohamed Merah. Cet antisémitisme contemporain se nourrit justement des « théories du complot » dénoncées par Najat Vallaud-Belkacem. Il s’exprime le plus souvent dans les quartiers dits « populaires ». C’est l’antisémitisme de nature « islamo-racaille ». Il n’en est nullement question dans cette campagne pleine de bons sentiments de façade. L’arrière-plan est autre, motivé par des considérations politiciennes. Manuel Valls entend se dédouaner de sa politique sécuritaire auprès de l’aile gauche du Parti socialiste, l’aile « Terra Nova ».

À plusieurs reprises, nous avons dénoncé des crimes racistes anti-blancs. L’assassinat de Jérémy Roze, le viol d’une jeune fille à Évry… Le gouvernement est resté muet. Pourquoi ? Mystère. Cerise sur le gâteau, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, inaugurait lundi une fresque de Combo pour « lutter contre la haine ». Il était pour l’occasion accompagné de Jérôme Coumet, maire socialiste du XIIIe arrondissement parisien. L’artiste Combo est l’auteur d’une fresque sur laquelle on pouvait lire « Les Françaises aux Africains », sous l’inscription barrée « La France aux Français ». J’avais révélé cette affaire l’an passé. Est-ce ainsi que le gouvernement entend lutter contre le racisme ? En encourageant une autre forme de racisme ? En encourageant des manifestations sexistes et racistes contre les Françaises, supposément disponibles pour les migrants africains ? Manuel Valls ouvre la boîte de Pandore.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Vincennes : l’immigration et l’intégration en débat

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L’association Rencontres démocrates de Vincennes propose une conférence-débat consacrée à l’immigration et à l’intégration, ce mercredi soir.

Elle sera mené par Michèle Tribalat, ancienne chercheuse à l’Institut d’études démographiques (INED), spécialiste de ces sujets qu’elle étudie depuis de nombreuses années. «Avec elle, nous tenterons de cerner la réalité du phénomène migratoire et l’ensemble de ses implications démographiques en France et aussi en Europe», annoncent les organisateurs.

Ce mercredi, à 20 h 30, à la Maison des associations, salle Paul-Rumeau, 41-43, rue Raymond-du-Temple. Accès libre.

Source : Le Parisien

 

À Beaucaire, lutte de pouvoir à la salle de prière Salam

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Des fidèles signataires d'une pétition alertent le préfet : ils demandent la fermeture de ce lieu de culte.

Rien ne va plus à la salle de prière Salam, installée rue de la Révolution à Beaucaire. Des fidèles demandent au préfet la fermeture de ce lieu de culte. Dans un courrier en date du 6 février dernier, ils assurent que leur association (culte El Salam) est "l'objet de tentatives d'appropriation de la part de fidèles". Une quinzaine de personnes ont signé cette pétition, dont l'ancien président de l'association.

"Rien n'a été fait dans les règles"

Selon nos informations, un nouveau conseil d'administration - son président était injoignable ce lundi 21 mars - a pris en charge cette salle de prière. La déclaration officielle en préfecture date du 17 janvier dernier."Rien n'a été fait dans les règles, fulmine le Gardois Abdallah Zekri, membre du conseil français du culte musulman et représentant de la Grande mosquée de Paris. Il n'y a pas eu d'assemblée générale. Cette salle de prière dépend de la Grande mosquée de Paris. En conséquence, nous avons affecté l'imam de la salle de prière Salam à la mosquée de la ville d'Alès à compter du 16 mars."Abdallah Zekri affirme que la salle de prière Salam est dirigée aujourd'hui "par des gens dont la pratique de l'islam ne respecte pas les règles de la République, des salafistes".

Joints au téléphone, d'autres fidèles qui souhaitent témoigner anonymement parlent d'une lutte de pouvoir entre les Algériens et les Marocains, évincés de la salle de prière à la suite d'une modification du conseil d'administration. L'association qui louait une salle pour la prière rue de la Révolution a acheté, tout à côté, un local en cours d'aménagement.

La salle de prière Salam a fait l'objet d'une perquisition dans le cadre de l'État d'urgence. Des perquisitions qui, par la suite, n'ont pas donné lieu à aucune poursuite pénale.

C. R.

Source : Midi libre