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mardi, 22 mars 2016

Attentats de Bruxelles : les rois de la récupération politique

 

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Le patron des députés socialistes Bruno Le Roux a profité des attentats pour attaquer les sénateurs de droite sur la déchéance de nationalité. Les élus FN s'en sont eux pris à la campagne du gouvernement contre le racisme.

Il n'aura pas fallu attendre longtemps: alors même que le bilan des attentats survenus mardi matin à Bruxelles était encore inconnu, la récupération politique allait déjà bon train. Bruno Le Roux s'est précipité sur l'occasion pour attaquer sur Twitter les sénateurs de droite, à quelques heures du vote solennel de la chambre haute, qui pourrait sonner le glas de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité. «Attentats terroristes et protection de notre pays, la droite sénatoriale qui bloque la révision constitutionnelle est irresponsable», a écrit le patron des députés socialistes, qui avait bataillé pour l'adoption à l'Assemblée de la déchéance de nationalité.

Ce commentaire, posté parmi une série de tweets, a provoqué la consternation du président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau. «Pitoyable réaction de Bruno Le Roux qui reproche au Sénat de respecter les engagements de Hollande à Versailles», a tweeté le sénateur de Vendée. Le député (LR) de la Manche Philippe Gosselin a lui aussi relevé l'indélicatesse du président du groupe socialiste à l'Assemblée: «Et Bruno Le Roux, patron du PS à l'Assemblée, ose la meilleure récup de la matinée. Quelle indécence!» À gauche également, les réactions indignées se multiplient: «Bruno Le Roux, je suis bloqué à la gare du midi à Bruxelles, les Belges sont sidérés, alors vraiment, tais-toi», a ainsi lancé le député européen socialiste Guillaume Balas.

Le député de Seine Saint-Denis a déclaré à la presse ne pas avoir eu connaissance des attentats de Bruxelles au moment de ce tweet. Il se dédouane de toute «récupération quand il y a dans la même journée un débat important pour les Français». Sur le fond, Bruno Le Roux maintient ses propos: «À la lumière de ces attentats, j'ai dit ma solidarité, ma compassion, mais je n'enlève rien a la responsabilité qui doit être la nôtre. La primaire de la droite et les jeux qui se jouent au Sénat ne sont pas à la hauteur de ce qu'attendent les Français et des responsabilités que nous devons avoir pour protéger notre pays», a-t-il assuré devant l'Assemblée.

Au FN aussi

Le patron des députés socialistes n'est pas le seul responsable politique à profiter des actes terroristes dans la capitale belge pour nourrir la polémique. L'extrême droite, échaudée par la campagne gouvernementale antiraciste «#TousUnisContrelaHaine», s'est à nouveau interrogée sur la pertinence d'une telle initiative alors que la menace terroriste explose. «Les trois millions d'euros de la grotesque campagne #TousUnisContreLaHaine n'auraient-ils pas été plus utiles dans la lutte contre le terrorisme?», demande le maire de Fréjus (FN) David Rachline. Même son de cloche chez Nadine Morano, eurodéputée LR, qui a tweeté quelques minutes après l'annonce des attentats. Expert dans l'art de la provocation, le maire de Béziers apparenté FN Robert Ménard s'est lui aussi fendu d'un message contre la campagne gouvernementale, jugeant qu'il y avait «peu de chance que (l'attentat) soit l'œuvre de militants néo nazis».

Louis Nadau

Source : Le Figaro

 

Moyen-Orient : quatre traducteurs de la Bible assassinés

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Wycliffe Associates d’Orlando (Floride), une organisation protestante étatsunienne membre de Evangelical Press Association, et dont la mission consiste a « accélérer la traduction de la Bible » en différentes langues en recourant à des traducteurs locaux et notamment dans des pays où la conversion au christianisme et punie de mort, a fait savoir que l’un de ses bureaux de traduction situé dans un pays du Moyen-Orient qui n’est pas été précisé, a été pris d’assaut par des hommes armés. Le responsable du bureau de traduction et trois autres traducteurs présents sur les lieux ont été assassinés : les deux premiers par armes à feu et les deux autres par tabassage. En outre, les assaillants ont détruit tout le matériel et la documentation de ce bureau sauf, est-il précisé, « le disque dur de l’ordinateur contenant des projets de traduction en huit langues ».

Source : christianophobie.fr

 

La prévention de la radicalisation en discussion avec l’islam de France

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« L'instance de dialogue avec l'islam de France » entre le gouvernement et les représentants du culte musulman, à l'initiative du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve était de retour pour sa deuxième édition. Après les attentats du 13 novembre 2015, l'objectif de cette rencontre portait sur la prévention de la radicalisation. Au programme, quatre ateliers sur la prévention et la radicalisation en prison, sur les discours pour prévenir la radicalisation, sur les jeunes acteurs de cette prévention et sur la mobilisation dans les territoires.

Comment lutter contre la radicalisation et promouvoir un islam fort ? Ces questions étaient au cœur de cette instance de dialogue avec l'islam de France.

« C’est une radicalisation par rapport à l’islam, donc, nous, musulmans, nous avons quelque chose à dire sur cette question-là, en étant vigilants, en surveillant nos lieux de culte, en surveillant qui les anime, et d’où viennent les sources de la radicalisation », a souligné Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris.

S'agissant de la prévention de la radicalisation dans les prisons, il faut redoubler de vigilance a souligné l'aumônier Mohamed Loueslati : « Ça passe par le travail des surveillants, le travail des psychologues, le travail de l’administration, mais aussi, et beaucoup, par l’aumônier. C’est lui qui va déconstruire le raisonnement théologique de certains détenus, c’est lui qui va protéger la grande masse des détenus qui sont, eux, innocents. Ils ne cherchent pas à tomber dans le radicalisme ou dans la violence et là, on nous donne des moyens pour intervenir et il faut poursuivre ce travail ».

Aujourd’hui, près de 2000 personnes sont impliquées dans les filières jihadistes, a rappelé le ministère de l'Intérieur.

Miguel Medina

Source : RFI

 

 

Le Royaume-Uni durcit sa législation contre l’immigration

A partir du 6 avril prochain, le Royaume-Uni durcit un peu plus ses conditions d’immigration. 35 000 livres par an brut, soit environ 44 000 euros, c’est le salaire annuel que les travailleurs qualifiés non européens devront gagner s’ils veulent obtenir la résidence permanente, après cinq ans passés dans l'île. Sachant que le salaire moyen national est de 20 800 livres soit 26 000 euros, le but du gouvernement est clair : réduire l’immigration, mais l’efficacité de cette loi est déjà remise en cause.

Marie Billon

Source : RFI

 

Hongrie : le refus de l'immigration


Hongrie : le refus de l'immigration

En Hongrie, malgré la baisse démographique, les autorités et la majorité de la population ne souhaitent pas avoir recours à l'immigration.

La Hongrie perd des habitants chaque année. Pourtant, à l'inverse des pays d'Europe occidentale, elle ne voit pas en l'immigration une opportunité. Et s’il se dépeuple, le pays met les grands moyens : 32 000 euros cash pour les familles, à condition de faire construire un logement neuf et d'avoir trois enfants. Minea Tengyer va toucher le pactole et c'est une aide de plus, car avec trois enfants elle touche déjà une allocation et des réductions d'impôts. Tout est fait pour l'inciter à agrandir sa famille. "Cela m'a beaucoup aidé. Je pense que s'il n'y avait pas eu toutes ses allocations, je n'aurais pas eu mes enfants si vite", affirme-t-elle.

"Sauvegarder les valeurs hongroises"

Viktor Orban, le Premier ministre conservateur a lancé cette politique très généreuse, pour qu'enfin, il y ait plus de naissance que de décès, car chaque année, la Hongrie perd plus de 30 000 habitants. Et pas question d'avoir recours à l'immigration, comme l'explique la ministre de la Famille. "L'immigration n'est pas une solution au défi démographique. On essaie de sauvegarder nos caractéristiques et nos valeurs hongroises", assure Katalin Novak. Un discours qui fait mouche notamment auprès de l'électorat le plus âgé.

Source : Francetvinfo

 

 

A Sevran, les derniers jours de la mosquée controversée

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D’un côté de la rue, des enfants jouent dans la cour de récréation de l’école Saint-Exupéry. De l’autre, des policiers municipaux et des agents de la ville de Sevran ont l’œil sur des ouvriers en train de murer des locaux vides du centre commercial Charcot. Sous le regard incompréhensif d’un riverain : «On va aller où maintenant ?» lance cet homme étonné par ce chantier surprise.

Un chantier qui va permettre, sujet sensible, de fermer la contestée mosquée Tawhid, autrement surnommée mosquée des Radars, voire «mosquée Daech» par ses détracteurs.

Parmi ces derniers, les parents de Quentin Roy, jeune Français mort en Syrie en janvier 2016. Ils ont même publiquement accusé le maire Stéphane Gatignon (UDE) d’avoir fermé les yeux sur cette salle de prière qu’ils soupçonnent d’être une base arrière pour les recruteurs islamistes.

«On mure les locaux dont on est propriétaire en attendant le rachat des derniers lots, explique Stéphane Gatignon. A terme, nous comptons démolir le centre.» L’élu espérait réaliser cette démolition fin 2015 dans le cadre d’un vaste chantier de reconstruction du centre commercial. «On travaille main dans la main avec Sevran», aussi bien pour la rénovation urbaine que contre la radicalisation, précise Alain Bucquet, le sous-préfet du Raincy.

Cours d’arabe aux femmes et aux enfants

D’ici à mercredi, six locaux seront murés, dont cette salle de prière que plusieurs jeunes de Sevran ont fréquentée avant leur départ en Syrie. C’était en 2014, l’année où les locaux ont changé d’occupants, relate le propriétaire des lieux, Dhaou Meskine (lire ci-contre).

«Les anciens locataires sont partis sans préavis et m’ont dit que des jeunes reprenaient les lieux, se souvient-il. Ils m’ont dit qu’ils avaient de bonnes relations avec la mairie.» Il affirme avoir récupéré à l’été 2015 les clés auprès de ces «jeunes» avec qui il est resté en contact.

Et ces «jeunes» ne sont pas partis bien loin : leur association a investi les locaux contigus... qui appartiennent à la mairie, «pour donner des cours d’arabe aux enfants et aux femmes, et prier cinq fois par jour. On reçoit près de 200 personnes», indique un représentant de cette association.

Ce père de famille de 33 ans qui se fait appeler Abdul Hakim est restaurateur. Il admet assurer des prêches de temps en temps. Il ne serre pas la main aux femmes et convient qu’il a une pratique rigoriste de l’islam mais dément faire la promotion de Daech même s’il a été assigné à résidence pendant trois mois.

«Vous pouvez dire que je suis radical si vous voulez», répond-il, sans se sentir responsable des départs en Syrie des fidèles passés par sa mosquée : «Quentin et ses amis allaient aussi dans d’autres mosquées. Quentin, on l’a vu seulement pendant trois mois, comment peut-on nous accuser d’être à l’origine de son départ ? On nous reproche une quinzaine de départs de djihadistes, mais on n’a pas subi de perquisition, ni à la salle, ni chez moi...»

Il ne pense pas non plus qu’Ilyes, parfois présenté comme un recruteur, ait pu jouer ce rôle auprès de Quentin, qui «avait une connaissance théologique supérieure». «On croyait que Quentin voulait partir en Egypte pour approfondir ses connaissances. Pas en Syrie...»

Désormais, les jours de sa mosquée sont comptés. Mercredi, il faudra avoir vidé les lieux.

Carole Sterlé

Source : Le Parisien

 

Rien ne va plus entre l’association de musulmans et Champigny

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Dans l’esprit de l’association des musulmans de Champigny (AMC), ce devait être le débat de l’ouverture, de la laïcité.

Du côté de la mairie, on n’apprécie guère d’être associé à une rencontre à laquelle la commune n’est nullement partie prenante. Une «différence de vision » qui a éclaté au grand jour en fin de semaine dernière quand Dominique Adenot maire (PCF) de Champigny a «placardé » sur le site Internet de la ville un communiqué dénonçant l’utilisation du logo de la ville «sans accord de la municipalité alors même que la ville n’est pas organisatrice de ce débat ». «Nous avons demandé à l’association qu’elle retire immédiatement le sigle de la ville, insiste le maire, mais certains exemplaires ont néanmoins été diffusés ce qui est de nature à entretenir la confusion. Nous affirmons que le contenu et la teneur des débats n’engagent que l’association, en aucun cas la commune ». Et Dominique Adenot d’ajouter : «cela interroge sur des formes de prosélytisme et de provocations auxquels nous ne voulons pas prêter le flanc ».

Une petite phrase qui a le don d’irriter l’Imam Yassin de la mosquée de la rue Eugène-Varlin qui abrite également l’école «L’olivier des enfants », Khalid et Fahrat, membres du Pôle Citoyenneté de l’AMC. «Quand je me suis renseigné en mairie et auprès d’autres associations, se souvient Fahrat, on m’a dit que l’on mettait le logo de la ville quand elle prêtait une salle. Ce n’est qu’après que la ville nous a contactés pour exiger que l’on retire le logo. J’ai donc récupéré les affiches distribuées pour en remettre d’autres sans le logo ». «Cette phrase est une verrue dans le communiqué, insiste Khalid. Alors que nous cherchons à organiser des rencontres œcuméniques, on nous accuse d’être prosélytes ».

Des échanges acerbes entre les deux parties qui interviennent peu après le conseil municipal au cours duquel il a déjà été question de cette association. Quand Laurent Jeanne, conseiller municipal (LR-UDI-MoDem) a interpellé le maire au sujet de l’extension de l’école «L’Olivier des enfants » école gérée par l’AMC qui dispense la méthode Montessori (proposant une pédagogie qui s’adapte aux besoins des enfants). «Nous nous interrogeons sur cette extension, questionne l’élu, d’autant que des hommes adultes fréquentent cette école entre 17 et 23 heures ! ». Une interrogation que l’AMC balaie bien vite : «Quand nous avons acheté le pavillon, nous y avons ouvert le lieu de prières. Ce n’est qu’après, sur la demande des fidèles, que nous avons ouvert l’école. Les hommes pourraient aussi être aperçus à 6 h 30 le matin, à l’heure de la première prière ». Et si la question de l’extension a été posée au conseil, c’est que l’AMC a trouvé un pavillon sur un grand terrain, à deux pas de leur localisation actuelle, où pourraient s’ouvrir une mosquée plus spacieuse et une école pouvant accueillir jusqu’à 400 enfants (contre 80 aujourd’hui).

«Nous ne déciderons pas sous le forcing, argumente Dominique Adenot. La mosquée du Bois l’Abbé s’est faite en concertation, nous aurions souhaité que le projet de ce quartier profite aussi d’un dialogue constructif. Nous serons extrêmement vigilants sur cette demande d’extension ». La semaine dernière, association et mairie devaient se réunir pour en débattre. Le rendez-vous aurait été reporté à la fin du mois.

Fabienne Huger

Source : le parisien

 

 

2 millions d'étrangers sont arrivés en Allemagne, l'an passé

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Si on prend en compte les entrées et les sorties, le pays le plus peuplé d'Europe comptait, fin 2015, 1,14 millions d'étrangers en plus sur son sol. Ce record a un coût pour les finances publiques mais il va aussi faire grossir la population active en soutenant la consommation.

C'est quasiment l'équivalent de la totalité de la population de Paris intra-muros. L'an dernier pas moins de 2 millions d'étrangers ont rejoint l'Allemagne, soit environ 2,4% de la population, selon des premières données de l'agence des statistiques allemandes Destatis.

Certes, dans le même temps, l'Allemagne a également enregistré 860.000 sorties d'étrangers. Ce qui fait que le solde migratoire des non-nationaux (la différence entre les entrées et sorties d'étrangers) s'est élevé à 1,14 million de personnes. Ce dernier chiffre a augmenté de 49% par rapport à 2014 où il se limitait à 766.000 personnes.

Même si Destatis ne donnera que dans deux semaines le détail des pays d'origine, ce résultat s'explique avant tout par la crise des réfugiés qui connaît le pays depuis environ un an et demi. Destatis le note d'ailleurs dans son communiqué: "jusqu'en 2014 le développement de l'immigration s'expliquait par les flux de migrants provenant d'autres les pays de l'Union européenne, avec une forte proportion de séjours temporaires". Mais "désormais ce phénomène est éclipsé par une immigration due aux demandeurs d'asile", souligne-t-elle.

Deux fois plus d'étrangers en Allemagne qu'en France

Le nombre d'étrangers vivant en Allemagne a ainsi atteint un niveau sans précédent dans l'histoire du pays: 9,11 millions contre 8,15 millions en 2014, soit 11% de la population totale. À titre de comparaison, en France, ce taux était de 6,4% en France (pour 4,2 millions d'étrangers) en 2014, selon l'Insee.

La gestion de la crise des migrants est un sujet qui a valu à Angela Merkel de faire l'objet de nombreuses et virulentes critiques. La chancelière allemande a ouvert grande la porte aux demandeurs d'asile en 2015 et doit désormais faire face aux injonctions d'adversaires qui lui demandent de revenir sur sa décision. Dans son propre camp certains l'accusent d'être à l'origine de la percée de l'AfD (Alternative für Deutschland, extrême-droite) aux élections régionales.

Et la semaine dernière Pierre Gattaz, le président du Medef, et son homologue allemand Ulrich Grillo ont publié une tribune commune dans laquelle ils appelaient les gouvernements français et allemand à réduire les flux des réfugiés.

Un impact sur la consommation

Il faut néanmoins savoir que ces arrivées massives de réfugiés ne sont pas sans avantage économique pour l'Allemagne. Elles permettent notamment de compenser la baisse de la population active outre-Rhin. Avec la faible natalité allemande (1,47 enfant par femme contre 1,96 en France en 2015), le nombre de personnes actives sur le marché du travail allemand diminue chaque année de 190.000 à 215.000 selon Destatis. Avec cet afflux de réfugiés, la population active a au contraire progressé de 70.000 personnes en 2015 et devrait encore augmenter de 240.000 en 2016 (en supposant qu'un 1 million de réfugiés arrivent en Allemagne).

Selon l'Insee, qui s'est penché sur ce sujet dans une récente étude, "l'augmentation de l'emploi serait suffisante pour compenser cette hausse de la population active et le taux de chômage serait stable".

Certes, accueillir tous ces réfugiés a un coût. Les instituts de conjoncture allemands tablent sur une fourchette de 14-15 milliards d'euros pour 2016. Mais les dépenses publiques engagés génèrent aussi un important surplus de consommation: 0,2% du PIB en 2015, soit une part non négligeable de la croissance (1,7% l'an passé).

J.M.

Source : Bfmbusiness

 

Calais: 3 mois de prison avec sursis pour l'organisation d'une manifestation interdite

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Un proche d'extrême droite a été condamné ce lundi à trois mois de prison avec sursis, pour avoir organisé une manifestation initialement interdite en février à Calais, selon une information communiquée par le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Willy Destierdt, 59 ans, ancien de la Légion étrangère (1977-1980), a été "condamné à trois mois de prison avec sursis avec une mise à l'épreuve de deux ans avec obligation de travail et d'accomplir un stage de citoyenneté", a affirmé le parquet.

Condamné à six reprises auparavant

Absent à son procès, l'intéressé a également écopé de l'interdiction de se rendre dans la région Hauts-de-France au cours des deux années à venir.

Condamné à six reprises pour port d'arme, dégradation de biens, provocation à la haine ou encore violence avec menace, Willy Destierdt était poursuivi cette fois pour "participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser" et "organisation d'une manifestation interdite sur la voie publique".

A.-F. Lespiaut avec AFP

Source : Bfmtv

 

Législatives : l’implantation locale, maillon faible du FN

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Le parti de Marine Le Pen a moins progressé ce week-end que lors des autres législatives partielles.

Carton plein pour la droite lors des trois législatives partielles du dernier week-end dans les Yvelines, l’Aisne et le Nord, avec les élections des Républicains Pascal Thévenot, Julien Dive et Vincent Ledoux (qui succèdent à Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Gérald Darmanin). Avec des écarts de voix impressionnants dans ces circonscriptions certes acquises à la droite. Reste que dans les deux duels entre LR et le Front national - dans l’Aisne et le Nord -, le parti d’extrême droite a progressé entre les deux tours.

Duel face à la droite, la plus difficile des configurations

Dans un contexte de forte abstention et alors que l’écart du premier tour face aux candidats des Républicains ne laissait que peu de doute sur l’issue du second, la formation de Marine Le Pen a gagné 6,8 points entre les deux tours (1.005 voix) dans le Nord et 10,1 points dans l’Aisne (plus de 2.000 voix). Cela confirme la dynamique du FN et sa capacité à mobiliser, malgré l’abstention et malgré l’écueil que constitue pour lui un duel avec la droite.

Le Front National a cependant moins progressé que lors des précédentes législatives partielles pour lesquelles il s’était aussi retrouvé en duel face à la droite (dans l’Oise, le Lot-et-Garonne, le Nord et l’Aube) et avait alors réussi un bond de 15 points en moyenne entre les deux tours. Lors des départementales, en duel face à la droite, le FN avait aussi amélioré ses scores, mais dans une moindre mesure, avec une moyenne de progression de 5,3 points, indique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop.

« La dynamique n’est pas cassée »

« La dynamique n'est pas cassée, loin s’en faut, notamment dans ces départements-là. Mais elle est freinée. Les élections régionales ici ont peut-être déstabilisé et démobilisé l’électorat qui s’interroge sur la capacité du FN à gagner », explique Jérôme Fourquet, ajoutant que pour les élections départementales, le facteur qui avait été essentiel et avait freiné le FN entre les deux tours était l’implantation locale.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard pour lui si face au candidat LR Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, très implanté localement donc, le FN progresse moins que dans l’Aisne face à Julien Dive (LR), maire d’Itancourt.

Isabelle Ficek

Source : Les Echos

 

 

Sleurs lance une campagne qui encourage l’embauche de travailleurs issus de l’immigration

La secrétaire d’État à l’Égalité des chances et à la Lutte contre la pauvreté Elke Sleurs a lancé lundi une nouvelle campagne qui encourage les employeurs à engager des travailleurs compétents issus de l’immigration. Cette campagne, intitulée « Un bon travailleur est un bon travailleur », a été mise en place en collaboration avec les ASBL Orbit et Pax Christi Wallonie-Bruxelles. L’initiative prévoit entre autres une journée de consultance gratuite offerte aux PME qui souhaitent améliorer leurs procédures de recrutement. Un environnement de travail prônant la diversité commence par une bonne procédure de recrutement, estiment Elke Sleurs et les deux organisations à l’origine de la campagne. « Le contenu et la formulation des offres d’emploi, les canaux par lesquels ces offres d’emploi sont diffusées et le premier contact entre l’entreprise et le candidat sont autant de filtres qui ont, souvent inconsciemment, comme effet que les demandeurs d’emploi issus de l’immigration ont moins de chances d’être embauchés », semble-t-il.

D’après la secrétaire d’État à l’Égalité des chances, 75% des PME ne disposeraient pas d’un service de RH bien développé. « C’est la raison pour laquelle elles n’ont pas vraiment le temps d’examiner de plus près leurs procédures de recrutement en vue de les optimiser. »

Pour remédier à cette lacune, un jour de consultance gratuit sera offert aux PME et aux organisations d’économie sociale par le biais de la campagne « Un bon travailleur est un bon travailleur ». « Nous créons ainsi une situation gagnant-gagnant pour les personnes issues de l’immigration et pour les entreprises », explique Elke Sleurs.

Thomas Peeters de l’ASBL Orbit est content que le projet puisse compter sur le soutien de la secrétaire d’État. « Lorsque le monde du travail embrasse la diversité, les entreprises et la société toute entière en profitent. »

D’autant plus que l’écart sur le marché de l’emploi reste important: en Belgique, en 2014, 68% des Belges en âge de travailler (20-64 ans) avaient un emploi contre 40% des citoyens non-UE, selon des statistiques citées par Elke Sleurs dans un communiqué.

Source : Metrotime.be

Franchir le Rubicon…

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Après quatre mois de cavale c’est à quelques encablures de l’appartement de ses parents, dans « son quartier » (très pluriel) de Molenbeek que la présumée cheville ouvrière des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam, a finalement été interpellé vendredi. Une arrestation tardive qui alimente les critiques sur l’efficacité des services de renseignements et de sécurité intérieure belges. Beaucoup s’interrogent aussi sur les complicités, les solidarités communautaires qui ont permis au terroriste le plus recherché d’Europe d’échapper longtemps à la police. Le gouvernement turc a également mis en cause l’Etat Islamique dans le nouvel attentat suicide qui a tué samedi à Istanbul deux Israélo-Américains, un Israélien, un Iranien et blessé 39 personnes, dont 24 touristes étrangers. La multiplication des attentats attribuées à l’EI en Turquie, alors même qu’Ankara, qui a rejoint officiellement la coalition anti Daech cet été, a longtemps soutenu les islamistes pour abattre le régime laïque syrien, a d’ores et déjà de lourdes répercussions économiques. La saison touristique s’annonce déjà catastrophique.

Autre sujet d’inquiétude, la réactivation du sanglant conflit kurde, du cycle des attentats du PKK (extrême gauche kurde) auxquels répond une féroce répression militaire,  menace grandement la stabilité de la Turquie. Les coups portés par les djihadistes sur le sol turc prouve une nouvelle fois  qu’on ne joue pas impunément avec le golem islamiste que certains pensaient pouvoir manipuler et contrôler aisément. Les Européens constatent eux que malgré l’accord scellé entre Ankara et l’UE sur les « migrants », l’invasion continue.

Ledit accord, qui entrait en application hier dimanche, octroie à la Turquie une aide financière cumulée de six milliards d’euros, la libéralisation des visas pour les citoyens turcs et une ouverture accélérée de nouveaux chapitres d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. En contrepartie il doit permettre le renvoi en Turquie des immigrés débarquant en Grèce depuis les côtes turques. Mais aussi l’engagement du gouvernement de Recep Tayip Erdogan, de tout faire pour empêcher le débarquement sur le rivage européen des « réfugiés », Maghrébins, Syriens, Erythréens, Somaliens, Soudanais,  Afghans, Pakistanais, Irakiens et autres Sri Lankais,  sachant que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux, désireux de gagner le nord de l’Europe, sont déjà hébergés sur le sol grec. Or une douzaine de bateaux surchargés d’immigrés ont débarqué ce dimanche dans l’île grecque de Lesbos.

Les doutes sur la capacité, voire la volonté de Bruxelles et d’Ankara de stopper ce tsunami migratoire sont partagés par de très nombreux Européens et Français, à commencer par les électeurs du Front National. L’Express expliquait pour sa part hier sur son site, à la lumière de la percée électorale aux élections régionales la semaine dernière d’Alternative pour l’Allemagne (Alternativ für Deutschland, AFD) en quoi « l’AfD est bien un FN allemand. »

Une assimilation rejetée par la co-présidente de l’AfD Frauke Petry, utilisant peu ou prou les mêmes arguments que les dirigeants de UKIP pour se démarquer du FN : »Nous n’avons aucun contact avec le Front national. C’est un parti socialiste ancré à gauche et proche de l’extrême-droite. Alors que nous sommes un parti libéral-conservateur … Le fait que dans la période actuelle, des partis apparaissent en Europe avec des positions euro-critiques communes pour lutter contre les politiques catastrophiques de nos gouvernements, ce n’est pas étonnant. »,

Pourtant affirme ce même article, « les deux partis présentent l’euro et l’Europe comme des carcans économiques et politiques, symboles de la collusion des élites politiques et financières. L’AfD et le FN veulent donc abandonner la monnaie unique et renégocier les traités européens. » « L’analyse rapide des programmes, des stratégies et du profil des adhérents révèlent peu de différences, hormis sur le chapitre économique », l’AfD campant sur une ligne plus libérale.

Tous les analystes soulignent que c’est bien le rejet de l’immigration massive qui explique principalement la montée en puissance des mouvements nationaux, patriotiques, l’Europe de Bruxelles étant aussi perçue comme une entité défendant bien mal l’identité européenne.

C’est pourquoi, la ligne de partage politique reste plus que jamais entre d’un côté les défenseurs des identités et des souverainetés nationales, de l’Europe des patries et de l’autre les dirigeants des partis qui, vaille que vaille, défendent le projet euromondialiste.

C’est-à-dire note Bruno Gollnisch, ceux qui tentent de faire croire aux Français victimes du l‘idéologie sans-frontiériste dans tous les domaines, à nos six millions de chômeurs et huit millions de pauvres,  que leur politique inféodée à Bruxelles fera demain ce qu’elle n’a pas su, pas pu, ou pas voulu faire hier.

Nos compatriotes doivent impérativement en avoir conscience. Nous pensons notamment à ceux qui renoncent (pour l’instant?) à utiliser l’arme du vote pour reprendre la maîtrise de leur destin. Hier,  les deux candidats LR en lice au second tour dans la 10e circonscription du Nord et dans l’Aisne ont été réélus respectivement face aux frontistes Virgninie Rosez et Sylvie Saillard-Meunier avec 67,92% et 61,14% des suffrages. le PS avait appelé à voter pour le parti de Nicolas Sarkozy. Pour autant, seulement un électeur sur cinq dans le Nord et un sur trois dans l’Aisne se sont déplacés pour voter.

Sans sursaut dans les urnes rien ne sera possible, et il faudra aussi que les patriotes sincères,  les personnalités, les élus présents dans des partis dont ils réprouvent les évolutions, aient le courage de rompre avec le petit jeu politicien, de franchir le Rubicon, de rejoindre l’opposition nationale. La campagne présidentielle qui s’annonce doit permettre cette clarification, il en va du salut de la France.

Bruno Gollnisch

Le blog de Bruno Gollnisch

Combrit (29). Des migrants imposés et attendus fin mars

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Le Finistère n’en finit pas d’accueillir des « migrants » : après Fouesnant, Kerlaz, Pleyber Christ, c’est à Combrit, à proximité de Fouesnant d’ailleurs, que certains sont attendus en fin de semaine.

La petite commune de 3800 habitants n’a – comme c’est désormais le cas partout – pas été consultée sur l’accueil de ces musulmans d’Afrique Noire (Erythrée).

L’information de leur venue nous a été confirmée directement par un employé de la municipalité de Combrit, une municipalité qui se félicite de cet accueil au sein des bâtiments de l’école publique du village (il y a également une école privée dans la commune ).

« Ils ne seront sans doute pas nombreux, il faut être solidaire » nous explique un habitant, joint par téléphone, qui n’était pas au courant de leur arrivée mais qui s’en félicite. « Mais qu’est-ce qu’ils ont, les Bretons, à vouloir à tout prix accueillir des immigrés, sans arrêt ? » s »énerve Jean-Paul, un Lyonnais qui possède une maison secondaire dans la région de Bénodet – à côté de Combrit. « On voit bien qu’ils ne savent pas ce que c’est le « vivre ensemble » imposé. Demain, vos grandes villes vont devenir comme Lyon, comme Paris ou Marseille si ça continue comme cela. Et ils le regretteront . Ils pourront remercier la presse qui les aura bien rééduqué ».

L’État a manifestement décidé que la Bretagne – qui était jusqu’ici plus préservée que d’autres régions d’une présence immigrée parfois conflictuelle dans les grandes métropoles françaises – devait devenir une terre d’immigration. Il est vrai qu’il est d’ailleurs aidé parfaitement dans sa tâche par tout un réseau politique et associatif subventionné ou bien simplement « solidaire des autres » et idéologiquement engagé, qui travaille avec acharnement au changement de visage de la région.

Dernier exemple en date à Vern Sur Seiche, où les élus socialistes ont voté la mise en berne du drapeau européen samedi 19 mars pour protester contre la politique migratoire en France et en Europe jugée….trop ferme.

Seul Emeric Salmon, conseiller régional FN, accompagné de sympathisants, s’est levé et a pris la parole afin de faire part de son opposition à cette décision symbolique. L’élu en a profité pour réclamer la préférence nationale pour les Français.

Si les réseaux sociaux semblent largement témoigner d’une hostilité à l’immigration et d’une colère contre élus et militants qui l’organisent, sur le terrain, tout laisse à penser que les Bretons, dans leur ensemble, sont très largement favorables à toujours plus d’immigration.

Source : Breizh-info

 

lundi, 21 mars 2016

Vendredi 22 avril : Renaud Camus à Cavaillon

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Source : Synthèse Nationale

Alain de Benoist : Évoquer la « mixité sociale » pour ne pas parler de « mixité ethnique »

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Le gouvernement a récemment déclaré vouloir mettre en œuvre un ambitieux programme de « mixité sociale ». Il s’agit, notamment, d’imposer un quota de « logements sociaux » dans toutes les agglomérations. Mais ne s’agit-il pas, surtout, de rendre « invisibles » des populations qui attirent un peu trop les regards ?

La « mixité sociale » dont on nous rebat les oreilles depuis qu’elle est devenue le maître mot des politiques urbaines n’est évidemment qu’un euphémisme pour parler de mixité ethnique. Il s’agit de répartir la population d’origine immigrée pour éviter qu’elle ne se concentre dans certains quartiers (assimilés à des « ghettos »), et de tenter de faire cohabiter un peu partout des gens d’origine différente. En visant à une répartition « plus équilibrée » des populations, la mixité favoriserait la « cohésion sociale ». Ce discours incantatoire, d’autant plus fort qu’il se place dans une perspective universaliste et égalitariste, se heurte en réalité à deux obstacles principaux.

La « concentration », tout d’abord, est-elle mauvaise en soi ? Elle répond, en fait, à un désir d’entre-soi commun à toutes les populations humaines : qui se ressemble s’assemble. Autrefois, il n’y avait aucune mixité sociale : les riches vivaient dans les quartiers riches, les ouvriers dans les quartiers ouvriers, et personne ne s’en plaignait. C’est même le démantèlement des quartiers ouvriers qui a entraîné l’effondrement de la culture ouvrière. Aujourd’hui, les Maliens qui se sont regroupés à Montreuil l’ont fait pour se retrouver entre eux, et n’ont nulle envie d’aller ailleurs. Les catégories supérieures, même sans avoir à s’enfermer dans des « gated communities » (ensembles résidentiels sécurisés), ont déjà les moyens de pratiquer l’évitement résidentiel et scolaire. Les classes populaires, quant à elles, sont avant tout désireuses de ne pas devenir minoritaires dans leurs quartiers. La demande du « droit à la ville » n’est pas une demande de vivre dans un quartier hétérogène, mais la demande de pouvoir choisir librement son lieu de vie. La solidarité redistributive ne passe pas nécessairement par un mélange social imposé.

Toutes les études empiriques dont on dispose montrent, par ailleurs, que dans les quartiers où règne la « mixité sociale » règnent aussi des formes de cloisonnement et de mise à distance, voire de séparatisme, qui reflètent une contradiction profonde entre la valorisation de la mixité et la réalité des modes de vie. Il en résulte, non pas une cohabitation harmonieuse et une résorption des inégalités ou des tensions, mais au contraire un regain de la compétition que se livrent les groupes sociaux pour l’accès aux ressources urbaines. L’erreur est, ici, de croire que la proximité spatiale entraîne automatiquement la proximité sociale. Au lieu de favoriser la production d’un espace commun, la dispersion des populations gênantes peut aussi détruire le lien social, exacerber les marquages et déstabiliser les sociabilités existantes.

On peut aussi se demander si le débat sur la « mixité sociale » ne détourne pas l’attention d’autres formes de paupérisation ou d’exclusion résultant de l’éviction des populations les plus fragiles de leurs zones d’habitation traditionnelles…

Les classes populaires ont, en effet, été doublement expulsées de leur habitat traditionnel, qu’il s’agisse des centres-villes du fait d’une « gentrification » qui a rapidement transformé les paysages urbains au bénéfice des classes aisées et des « bobos », ou des banlieues, que l’arrivée massive des populations immigrées les a poussées à quitter pour s’installer dans les « périphéries », ce qui les condamne le plus souvent à une exclusion culturelle de fait (dont le vote en faveur du FN est l’une des conséquences). Depuis les années 1980, les quartiers de logements sociaux des grandes villes se sont de facto spécialisés dans l’accueil des populations immigrées, avec comme résultat que les non-immigrés tendent désormais à s’exclure de la demande de logements sociaux.

À une époque où près de 90 % des Français vivent dans des villes, cela pose le problème plus général de ce qu’elles doivent devenir ?

Depuis la fin du XIXe siècle, l’évolution de l’urbanisme a étroitement suivi celle du capitalisme (le capital a besoin de s’urbaniser pour mieux se reproduire, rappelait Henri Lefebvre). On est passé successivement du modèle de la ville-atelier, caractéristique de l’ère industrielle, qui existe avant tout comme concentration d’ateliers de production, à la « ville keynésienne » orientée vers la demande, c’est-à-dire fondamentalement dédiée à la consommation et qui va de pair avec l’exode rural (les centres-villes se tertiarisent, l’État investit massivement dans le transport et les logements, le dynamisme urbain se traduit par l’extension des banlieues et l’accession à la propriété privée immobilière), enfin à la « ville néolibérale » actuelle, orientée vers l’offre, qui s’étend à la proche périphérie (« péri-urbanisation »), favorise la circulation et la mobilité, cherche à attirer des entreprises, met l’accent sur les infrastructures favorisant l’innovation, privilégie l’industrie du divertissement, la création de « styles de vie », etc.

La France est marquée depuis des siècles par l’hypertrophie de la région parisienne. La tendance, aujourd’hui, consiste à miser sur le développement d’un nombre très limité de grandes métropoles régionales. Or, comme le fait observer l’urbaniste Pierre Le Vigan, ce n’est pas de mégapoles que la France a besoin, et moins encore d’un nouveau « Grand Paris », mais d’un réseau de villes moyennes (de 50.000 à 100.000 habitants) dont il faudrait renforcer la densité grâce à un urbanisme de proximité pour mettre fin à cette séparation grandissante des lieux de résidence, de loisir et de production qui a abouti à une « mise en morceaux de l’homme moderne ».

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Boulevard Voltaire

L’arrestation de Salah Abdeslam : un non-événement bruyamment mis en scène

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Les médias ont été envahis par un non-événement : l’arrestation de Salah Abdeslam. Ce qui frappe le plus est le gouffre qui sépare la prise bien tardive d’un comparse des attentats du 13 novembre de la mise en scène grandiose utilisée pour communiquer sur elle.

Quels sont les faits ? Il a fallu quatre mois à la police belge pour interpeller un individu recherché par toutes les polices européennes. Or, il n’avait quitté ni la Belgique, ni Bruxelles et se trouvait même dans son quartier natal de Molenbeek. Il y bénéficiait, à l’évidence, de la complicité de sa « communauté ». La sécurité belge n’avait rien vu venir et, de même, elle a eu du mal à pénétrer un milieu dont la solidarité et l’opacité sont inquiétantes. L’individu lui-même n’était pas le cerveau de l’opération. Il y participait avec pour seule particularité de tenir davantage à la vie que les autres. Il ne s’est pas fait exploser. Il s’est laissé prendre vivant. Salah Abdeslam est né et a vécu à Molenbeek. D’origine marocaine, de la région de Tanger, il est cependant de « nationalité française ». En 2010, il est condamné à de la prison pour vol avec effraction. C’est durant son incarcération avec son ami Abaoud qu’il se radicalise. La police locale le repère. Un informateur l’a, en effet, signalé dès juillet 2014. Elle établit un procès-verbal le 30 janvier 2015 et auditionne l’intéressé le 28 février. Un rapport est transmis au parquet et à la police fédérale. Celui-ci est classé en juin 2015. Aucune enquête, aucune perquisition, aucune écoute n’auront été décidées. Salah Abdeslam est proche de son frère Brahim, lui aussi radicalisé et qui se fera exploser au Comptoir Voltaire. Fin juillet 2015, il est en Grèce. En septembre, il est en Hongrie. Il est aussi contrôlé en Autriche. Ces déplacements, sans doute facilités par l’argent de l’État islamique, doivent griser celui qui n’est en somme qu’une petite frappe de banlieue plus ou moins liée à la drogue. Le radar pour le moins déficient de la police belge ne perçoit pas ces mouvements. La banalité du personnage devrait soulever l’inquiétude. Son profil n’en fait pas une exception. Son arrestation n’est donc pas un événement.

Que le chef de l’État et le Premier ministre belge donnent une conférence de presse, que le président des États-Unis les appelle devant les caméras, que des conseils de défense soient tenus dans les deux pays tient de la gesticulation médiatique. Les médias parlent d’un « logisticien ». Le ministre de l’Intérieur français évoque une étape dans un combat qui continue. Il est troublant que la coalition occidentale, colossale par ses moyens militaires et policiers, puisse donner une telle importance à cet épisode. Pendant ce temps, l’État islamique occupe encore une grande partie de l’Irak et de la Syrie. L’Europe subit le chantage de la Turquie dont le rôle ambigu dans le conflit syrien et le passage des migrants vers l’Europe saute aux yeux. Salah Abdeslam n’avait pas été mis hors d’état de nuire quand il en était temps. Replié auprès des siens, il ne présentait pas un grand danger dans l’immédiat. En revanche, son profil laisse à penser qu’il y a beaucoup de Salah Abdeslam potentiels, et que le laxisme migratoire prôné par l’Allemagne risque d’en multiplier le nombre. Il était donc important de surévaluer son arrestation afin que la population soit faussement rassurée et ne prenne pas conscience de l’irresponsabilité et de l’inefficacité de ceux qui la dirigent mais ne la protègent pas.

Christian Vanneste

Source : Boulevard Voltaire

 

 

En Algérie, on tire la sonnette d’alarme à cause des risques terroristes !

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L’ANP (Armée nationale populaire algérienne) est sur le pied de guerre après l’assaut repoussé, la semaine dernière, d’un groupe de terroristes allié à l’État islamique contre la ville de Ben Guerdane, dans le Sud tunisien, à 70 km de Djerba la douce.

Il est utopique de croire une seule seconde que le dispositif mis en place par l’état-major pourra assurer l’étanchéité des 1.033 km de frontières qui séparent l’Algérie de la Libye. Cependant, depuis 2015, et surtout le début de cette année, elle ne cesse de saisir d’innombrables caches d’armes, aussi bien le long des frontières libyennes, où 132 casemates ont été détruites, que de celles du Niger et du Mali.

 

– 6 systèmes missiles anti-aériens Stinger ;

– 307 armes, dont des fusils FMK ;

– 1.279 engins explosifs et des ceintures prêtes à l’emploi ;

– 3 missiles anti-chars ;

– 232 bombes artisanales ;

– 20 roquettes RPG ;

– 296 grenades ;

– 89 kalachnikov ;

– 17 propulseurs pour RPG ;

– 14 PM ;

– 30 fusils à pompe et 36 fusils de chasse.

157 terroristes ont pu être « neutralisés ». Beaucoup se sont rendus et ont parlé.

Il s’agit là d’une grande armurerie à ciel ouvert qui se compose d’un arsenal très important et moderne avec des missiles capables de détruire un avion militaire ou civil en plein vol. Tout cet armement, ainsi que les déclarations recueillies, indiquent clairement que des groupes terroristes sont prêts à passer à l’action. La tuerie d’il y a quelques jours à Grand Bassam (Côte d’Ivoire) en apporte la preuve sanglante. Et reste en mémoire l’attaque d’AQMI sur le site gazier de BP-Sonatrach, en janvier 2013, à Tiguentourine, près d’In Amenas, où 40 employés et 10 djihadistes avaient été tués.

Le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation subite de la situation sécuritaire le long de la frontière libyenne. Mais comment les terroristes ont-ils pu se procurer un tel arsenal ? Grâce aux moyens financiers de certaines monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite… Vous savez, cette « démocratie » que vient d’honorer de la Légion d’honneur le président de la République française, François Hollande…

Manuel Gomez

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Livre Immigration : la catastrophe. Que faire ? de Jean-Yves Le Gallou

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Jean-Yves Le Gallou est un homme qui ne s’embarrasse pas des convenances. Non seulement le « politiquement correct » n’est pas son truc, mais il le dénonce comme l’un des facteurs qui accélèrent la dégringolade de la France. Dans son dernier ouvrage, Immigration : la catastrophe. Que faire ?, il en apporte la preuve éclatante, d’une plume précise, pédagogique, chirurgicale.

L’immigration, une chance pour la France ? Non ! répond Le Gallou. Il est inconvenant de le dire. Lui, il le prouve. Dans tous les domaines de la vie publique (sécurité, scolarité, emploi, logement, administration, santé, budget), l’immigration massive est une catastrophe. Les chiffres – les vrais, pas ceux, truqués, des officines officielles – le démontrent imparablement et, même sans chiffres, les Français le voient tous les jours : qui peut encore prétendre que le niveau scolaire s’améliore, que les transports en commun sont sûrs, que passer aux urgences est rassurant, qu’obtenir un logement social est aisé, etc. ? Les zones de non-droit ne sont pas un mythe. La démocratie renforcée ? De la blague, répond Le Gallou. Jamais le clientélisme n’a été aussi prolifique, qui favorise les immigrés au détriment des Français de souche. Jamais les institutions n’ont été autant dévoyées par des politiciens dont l’intérêt national est le cadet des soucis. Le constat est affligeant.

Pourquoi ? L’idée d’une super-classe mondiale, science-fiction il y a trente ans, est, aujourd’hui, la réalité, dit Le Gallou. Cette caste apatride noyaute les états-majors des grandes entreprises multinationales, des organisations internationales et supranationales. Leur objectif – le pouvoir mondial et les richesses qui vont avec – passe par la disparition des frontières des États, amenés à se fondre, sous la domination de Superman, dans une sorte de magma institutionnel sans vertèbres et sans âme : « Delenda est natio », il faut détruire la nation, et donc détruire les frontières. Où est la souveraineté de la France ? demande Le Gallou. Il répond : partout, sauf à Paris.

Ce mouvement immigrationniste mortifère pour les nations et leurs peuples est encouragé par ces déviants idéologiques que sont les « droit-de-l’hommistes » de tout poil, manipulés par la super-classe. Ces gens ignorent le mot « devoir » et, pour eux, les immigrés ont tous les droits, avant les nationaux. Toutes ces ligues de vertu qui, en France, collaborent avec les destructeurs de la nation ont un nom : Le Gallou les passe en revue et, ne s’appuyant que sur des faits, raconte « la grande trahison ». Les médias – qui appartiennent à cette oligarchie ou qui vivent d’argent public – accompagnent le mouvement quand ils ne le précèdent pas. Le Gallou n’a pas de mots assez forts contre cette justice capable d’imposer ses vues contre la loi : c’est « Le Coup d’État des juges ».

Que faire ? Ouvrir les yeux et cesser de croire aux mensonges que l’on nous raconte sur l’assimilation (impossible), sur l’aide au développement (illusoire), sur le droit à être Français pour tous (abusif). Remonter la pente est possible, mais sera long et saignant. Le Gallou fait sien l’augure d’Hubert Védrine pour qui « un recours à la force sera, à un moment ou à un autre, inévitable ».

Rétablir la liberté de débat, réaffirmer l’identité française dans toutes ses composantes, restaurer la souveraineté de la France, mettre en œuvre la préférence nationale et la primauté de notre civilisation, réorienter notre stratégie géopolitique qui doit nous rapprocher de la Russie pour nous libérer du diktat américain et, enfin, organiser la remigration. Le Gallou nous invite à ne pas chercher en priorité des solutions techniques, mais des réponses spirituelles. La France retrouvera son âme si elle a la volonté de tourner le dos aux renoncements et le courage de faire face aux obstacles qu’« on » s’évertuera à mettre sur le chemin de son redressement.

Yannik Chauvin

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Quand la France officielle fomente la guerre civile

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Ce lundi, Journée mondiale pour l’élimination de la discrimination raciale, marque en France le début de la semaine d’action contre le racisme et l’antisémitisme. C’est l’occasion pour le gouvernement – et l’initiative en revient directement à Manuel Valls, si l’on en croit nos confrères du Parisien – de lancer une campagne choc sur ce thème au travers d’une série de six spots. Le principe consiste à plaquer sur les images d’une agression choquante un discours presque anodin sur les juifs, les musulmans ou les Noirs. Le message est limpide : si vous véhiculez au sujet des juifs des clichés tels que ceux qui circulent sur les Auvergnats, vous êtes complice des racailles hyper violentes, et si vous critiquez l’islam, vous êtes une brute raciste digne des heures les plus sombres de notre histoire.

Classique sur le fond, cette campagne apparaît dans sa forme comme éminemment scandaleuse et dangereuse.

Elle est scandaleuse tout d’abord par son deux poids deux mesures ; on s’y attendait, bien sûr, mais les temps changent, les inquiétudes montent et les yeux s’ouvrent. Désormais, en dehors des derniers moutons bêlant les slogans officiels, chacun s’étonne des situations oubliées par cette campagne. Aucun clip mettant en scène l’agression d’un jeune Français de souche par une bande issue de la diversité avec, en fond sonore, un de ces discours anti-français et anti-blancs que l’on profère sans le moindre complexe dans certaines familles et certains quartiers. Pas de clip, non plus, qui reprenne les clichés anticatholiques des journalistes français – pédophilie en tête -, avec en arrière-plan le film de l’agression d’un prêtre ou d’un fidèle par un groupe de redskins ou d’antifas.

Le scandale vient également du fait qu’une nouvelle fois, l’islam est assimilé à une race – qui ne peut effectivement jamais être critiquée en tant que telle – alors qu’il s’agit d’une idéologie, laquelle peut et même doit être critiquée, tout au moins par ceux qui défendent la démocratie. À l’heure où des journalistes de culture musulmane comme la Saoudienne Nadine Al-Budair osent poser à leurs coreligionnaires les questions qui fâchent telles que « Comment réagiraient les musulmans si des terroristes chrétiens se faisaient sauter au milieu d’eux ? », nos propres éminences incitent les musulmans français à se vautrer dans une attitude victimaire, évitant ainsi toute remise en cause et tout questionnement personnel. Ajoutons qu’en encourageant ainsi le sentiment victimaire de certains musulmans, le gouvernement facilite le travail des imams intégristes et des recruteurs djihadistes.

Plus grave encore est l’exploitation qui est faite de la psychologie humaine : assister à l’agression gratuite d’une personne en général, et d’une personne que vous identifiez comme « votre frère » en particulier, provoque immanquablement une profonde révulsion et un désir de vengeance. Lorsque vous diffusez ce genre de clips moralement très violent, vous savez pertinemment que, parmi les centaines de milliers de personnes qui vont le visionner en s’identifiant à la victime, une poignée d’esprits faibles ou prisonniers de leur haine y verront un motif légitime de vengeance et passeront à l’acte, frappant ou même tuant gratuitement, au hasard d’une rencontre ou en préméditant une « ratonnade ». Ceux qui prennent la responsabilité de ce genre de campagne sont des pousse-au-crime. Les futures victimes pourront légitimement porter plainte contre eux pour complicité d’agression.

Mais il y a plus grave encore : si, d’aventure, le nombre d’esprits faibles et dominés par la haine devait se révéler plus important que prévu, les auteurs et les diffuseurs de ce genre de spots pourraient fort bien contribuer – en soufflant ainsi sur les braises – à déclencher un incendie incontrôlable, l’incendie de cette guerre civile qui couve sous la cendre du discours officiel lénifiant.

François Falcon

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Alban Gérard : Immigration de masse : quand l’humain devient une marchandise comme les autres

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Longtemps, les salaires ont été la variable d’ajustement du capitalisme. Aujourd’hui, les grandes migrations semblent participer du même concept. Une fois de plus, la marchandisation de l’être humain ?

La tentation de l’utilitarisme du prochain chez l’homme est malheureusement vieille comme le monde. Ce qu’il y a de nouveau à notre époque c’est qu’il s’accompagne d’un discours moralisant voire compatissant : tout ceci se passerait pour leur plus grand bien !

Non seulement les migrations seraient un fait sur lequel personne ne pourrait rien, mais qui serait positif par essence. Les hommes en exil trouveront des femmes dans des sociétés plus permissives, du travail et la liberté d’expression dont ils étaient privés dans leurs pays d’origine.

Les intentions sont pourtant peu philanthropiques et, pour les révéler, nous avons Jacques Attali, sorte de boussole inversée.

Pour ce dernier, nous avons besoin de migrants pour sauver l’économie moribonde de l’Europe. Les migrants sont la nouvelle chance de la France, de l’Europe !

C’est oublier que quitter la terre de ses ancêtres est toujours un arrachement, et qu’a fortiori, pour fuir une guerre, cela ne s’appelle rien d’autre qu’un exode !

Les Allemands ont besoin de cette immigration de masse pour combler leur déficit démographique et trouver de la main-d’œuvre qualifiée à bas prix. La Turquie, qui en accueille déjà deux millions sur son territoire, s’en sert comme monnaie d’échange vis-à-vis de l’Europe. Immigrés accommodés à toutes les sauces ?

Le gouvernement turc devient de plus en plus autoritaire. Le dernier exemple : le journal d’opposition Zaman a fait l‘objet d’une mise sous tutelle par le pouvoir islamiste, sans que les Européens réagissent fortement. Les migrants, c’est l’arme de la Turquie sur une Europe devenue peu sûre d’elle et soumise à l’Histoire sur laquelle elle a peu de prise. Sans accepter le moindre compromis, la Turquie peut donc se durcir à l’intérieur, voire mener une stratégie d’alliance avec Daech tout en reprenant les négociations d’adhésion avec l’Union européenne. Bravo, l’artiste !

Face à cela, l’Allemagne montre un visage caricatural de l’Europe. À la fois culpabilisée par son histoire dans son inconscient collectif et à la recherche de nouvelles perspectives économiques pour redynamiser sa croissance. Madame Merkel a pu être adulée dans les magazines internationaux le temps de quelques unes pour sa décision d’accueillir en masse ces nouveaux flux. Il est fort à parier qu’elle n’aura pas pour autant le prix Nobel de la paix pour avoir accueilli un million de migrants pour ses jobs à un euro de l’heure.

Quant à Emmanuel Macron, il menace d’envoyer ceux de Calais en Angleterre en cas de Brexit. Un peu comme Daech qui y voit un moyen de pression sur cette même Europe et l’occasion d’infiltrer des terroristes potentiels. Finalement, ne serait-ce pas leur rendre service que de les aider à combattre chez eux, pour leur souveraineté ?

L’histoire récente doit nous inspirer la plus grande prudence quant à notre ingérence au Moyen-Orient. Les interventions occidentales dans la région lors des dernières décennies, officiellement au nom de grands principes, mais pour des raisons moins avouables, ont fait beaucoup de mal. Le résultat est implacable : la méfiance, voire l’hostilité des populations locales, le chaos parfois.

On pourra, surtout, noter que nos dirigeants ne sont pas à une contradiction près. S’interroger sur le bien-fondé de l’accueil de nouvelles populations sans perspective, c’est être, pour nos donneurs de leçons, un populiste agitateur des peurs !

En revanche, ils n’hésitent pas à utiliser le fantasme d’une masse de migrants prête à se jeter sur les Anglais lorsqu’il s’agit de faire campagne contre le « Brexit ». Alors, les migrants : chance pour le continent ? Menace pour l’autre côté du Channel ? Décidemment, nos politiques, en termes de parole publique, osent tout ; et c’est même à ça qu’on finit par les reconnaître !

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source : Boulevard Voltaire

 

 

L’arrestation d’Abdeslam révèle avant tout le fiasco de la politique irresponsable de nos dirigeants

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Renforcement des contrôles aux frontières, coopération accrue entre les services de police, échange de renseignements entre les pays européens, telles sont les mesures que le président de la République et le gouvernement annoncent aujourd’hui après l’arrestation, à Molenbeek, de Salah Abdeslam. Mais toutes ces actions ne sont-elles pas décidées trop tard ? Ne devaient-elles pas être la contrepartie indispensable à l’ouverture des frontières dans le cadre des accords de Schengen ? Ne s’imposaient-elles pas durablement au lendemain des premiers attentats de janvier 2015 ? Devant leur incapacité à gérer les désordres provoqués par leurs politiques migratoire et sécuritaire, les apprentis sorciers socialistes qui nous gouvernent en sont réduits à des effets d’annonce dont on sait qu’ils seront inopérants à combattre le mal qui nous ronge désormais. Derrière l’arrestation de l’un des instigateurs présumés des attentats de novembre dernier se dissimule, en effet, un fiasco retentissant et lourd de conséquences, celui d’une politique irresponsable qui a fait basculer la France dans un chaos sécuritaire dont on n’est pas près de sortir.

Dans la droite ligne des attentats, l’arrestation d’Abdeslam pose, en effet, trois types d’interrogations. D’abord, celle relative au laxisme des gouvernements européens – Allemagne et France en tête – qui a conduit à laisser se développer un communautarisme se positionnant clairement en dehors des valeurs de la République. On constate, maintenant, qu’il a permis à de dangereux terroristes d’agir sur notre sol, et à l’un d’entre eux de trouver un refuge lui permettant de se soustraire aux forces de l’ordre et à la justice pendant plusieurs mois, non sans avoir déambulé librement au sein d’un quartier de Bruxelles dont on le savait originaire. La perméabilité de nos frontières, ensuite, qui autorise n’importe qui à circuler sans être inquiété malgré plusieurs contrôles de police, et à s’enfuir en toute impunité après avoir commis les crimes les plus graves. L’inefficacité de notre système de coopération judiciaro-policier, enfin, qui pénalise nos services de police jusqu’à les rendre parfaitement impuissants alors même que de nombreuses vies humaines sont en danger.

Au-delà des mesures ponctuelles, tardives et de peu de portée opérationnelle prises aujourd’hui pour donner le change, c’est une révision complète de nos politiques migratoire et sécuritaire qu’il faut envisager. Dans ces domaines, les politiques européennes ont démontré leur dangerosité. Il faut donc absolument que la France, grâce à une souveraineté pleinement retrouvée, puisse assurer la défense de son territoire et de sa population. Les contrôles aux frontières doivent être rétablis de manière durable et l’immigration doit être stoppée. Enfin, nos services de sécurité et de défense doivent retrouver leur pleine efficacité avec des moyens humains, matériels et juridiques à la hauteur des enjeux et des menaces actuels.

Olivier Damien

Source : Boulevard Voltaire

 

 

Abdeslam préparait une nouvelle attaque contre la ville de Bruxelles

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Une féroce bataille juridique s'est engagée hier à Bruxelles autour de la demande de transfèrement de Salah Abdeslam vers Paris. Cette dernière est contestée par son avocat. Le terroriste aurait par ailleurs projeter d'autres attaques en Belgique.

Salah Abdeslam voulait-il frapper Bruxelles ? C'est ce qui est ressorti hier des premières auditions du seul survivant du commando jihadiste à l'origine des attaques de Paris. Hier, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders a en effet révélé qu'après Paris, Salah Abdeslam «était prêt à refaire quelque chose à Bruxelles».

«Et c'est peut-être la réalité parce que nous avons trouvé beaucoup d'armes, des armes lourdes, au cours des premières investigations et nous avons trouvé un nouveau réseau autour de lui à Bruxelles», a-t-il expliqué sans plus de détail pour l'instant. C'est dans ce contexte que celui qui a agi au nom du groupe état islamique a passé sa deuxième nuit en détention.

Détenu à l'isolement à la prison de haute sécurité de Bruges, Salah Abdeslam est officiellement inculpé de «participation à des assassinats terroristes» et de «participation aux activités d'un groupe terroriste» par la justice belge. Mais la guérilla juridique a déjà débuté avec le défenseur d'Abdeslam : un ténor du barreau belge, le sulfureux Sven Mary (lire encadré).

Hier, l'avocat a déclenché de nouvelles escarmouches contre la justice française qui veut récupérer ce suspect-clef, dernier survivant des attaques du 13 novembre à Paris. Il a ainsi annoncé son intention de porter plainte contre le procureur de Paris, François Molins. Selon lui, Abdeslam a affirmé aux enquêteurs belges durant ses premières auditions qu'il «voulait se faire exploser au Stade de France» le soir des attentats mais qu'il avait finalement fait «machine arrière». «La lecture d'une partie de l'audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation», s'est indigné Sven Mary hier.

«Je ne vois pas pourquoi le procureur de Paris doit, dans le cadre d'une instruction belge, à ce stade-ci, communiquer. Nous ne sommes pas tenus par ce qui se passe en France. Par contre, eux sont tenus par le secret de l'instruction en Belgique», a déploré l'avocat sur la télévision RTBF.

Extradé dans maximum 90 jours

Cette plainte a toutefois peu de chances d'aboutir, les codes de procédure pénale français et belge offrant des dérogations au secret de l'instruction. La prochaine étape de la procédure conduira mercredi Salah Abdeslam devant la Chambre du conseil, une juridiction d'instruction belge, qui statuera sur son maintien en détention. Pour son avocat, Salah Abdeslam «vaut de l'or. Il collabore, il communique». La France réclame son transfèrement à Paris dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen. Il pourra aboutir au plus tard dans 90 jours ; 60 jours si l'inculpé ne fait pas appel de cette demande d'extradition. Le procureur français François Molins doit se rendre aujourd'hui à Bruxelles.

Sven Mary, son avocat star du barreau, s'en prend à la France

Il a hérité du doux surnom d'«avocat des crapules». Maître Sven Mary a accepté de défendre Salah Abdeslam et a frappé fort hier. Il a annoncé qu'il portait plainte ce lundi contre le procureur de Paris François Molins pour violation du secret de l'instruction. Il reproche au représentant du Parquet d'avoir révélé les premiers propos tenus par Abdeslam durant sa garde à vue en Belgique. Habitué des coups d'éclats contre le parquet fédéral belge notamment, Sven Mary a été contacté par des proches du terroriste, interpellé vendredi à Bruxelles, pour en assurer sa défense. En acceptant ce nouveau client que certains confrères du barreau auraient trouvé embarrassant, l'avocat confirme une ligne qui lui est propre : la défense de malfaiteurs de grands chemins. Par le passé, il a ainsi assuré pêle-mêle la défense d'un complice de Marc Dutroux, du leader de l'organisation jihadiste belge Sharia4belgium fondée en 201 0 et désormais dissoute. Il s'est aussi rangé aux côtés de trafiquants de drogue d'envergure. Adepte des coups d'éclat, il demande à la Belgique d'arrêter de s'agenouiller devant la France en contestant l'extradition de son nouveau client impliqué dans les attaques de Paris en novembre dernier.

Sa maîtrise de la procédure pénale laisse présager des passes d'armes sérieuses tant avec la justice belge que française. Décrit comme un bon connaisseur du droit belge, il aura peut-être plus de mal à suivre son client sur le terrain du droit pénal français. Alors qu'il défend des jihadistes, son positionnement dérange en Belgique où il a déclaré qu'il ne défendrait jamais un membre de l'extrême droite.

Source : La Depeche

 

À Lille, la mosquée de la rue Mermoz a enfin pu prendre son envol officiel

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Ouverte officieusement depuis juin, la première mosquée de l’histoire du quartier des Bois-Blancs, à Lille, n’a officiellement été inaugurée que samedi. La cause ? Un certificat de conformité des travaux qui n’arrivait pas.

C’est la conclusion d’une aventure compliquée commencée voici trente ans. « À l’époque, nos aînés avaient essayé de créer une mosquée mais ils n’y sont jamais parvenus », rappelle Youssef Zaoumi, le secrétaire de l’association de la nouvelle mosquée Omar ibn al Khattab (1). Leurs héritiers, les Compagnons de la paix, auront mis, eux, quatre ans pour boucler l’affaire. Mais le chemin fut à nouveau semé d’embûches. Ils auront mis ainsi deux ans pour acheter un local et obtenir le permis de construire. Après le rachat de deux anciens garages au N°59 de la rue Mermoz, les travaux commencent le 11 novembre 2014.

La salle de prière fait le plein

Le tout avec de l’huile de coude et les bonnes volontés du quartiers. Pas question de faire appel à des professionnels du bâtiment. Trop cher. Les Compagnons de la paix lancent une souscription. Un bienfaiteur leur prête 65 000 €. « Il nous reste 38 000 € à lui rembourser » explique Youssef Zaoumi, qui avoue avoir vu des gens donner la moitié de leur RSA pour aider au financement de la mosquée. « Nous n’en avions jamais eue, c’était un gros manque », témoigne un fidèle. Depuis le mois de juin, la salle de prière fait le plein, notamment le vendredi.

« Tout le monde est bienvenu »

« C’est déjà trop petit et puis on ne peut pas accueillir les femmes, c’est un grand regret », complète le secrétaire de l’association, qui ne désespère pas voir un jour plus grand. En attendant, si la mosquée permet à tous les musulmans de pratiquer leur foi, elle a aussi acquis une dimension sociale. « Nous collectons de la nourriture et des vêtements que nous redistribuons. Ici, tout le monde est le bienvenu. Qu’il soit catholique, juif ou musulman, un pauvre reste un pauvre. »

Fredérick Lecluyse

Source : La Voix du Nord

 

Le populisme aux portes du pouvoir

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Le gouvernement slovaque, qui compte des représentants d'un parti anti-européen, va prendre la tête de l'Union.

En Europe, les partis d'extrême droite gagnent du terrain et le 1er juillet, la Slovaquie, petit pays de 5,4 millions d'habitants, prendra la présidence tournante de l'Union européenne (UE). Son gouvernement comprend un parti anti-européen qui a gagné 8 % des sièges au Parlement. Hongrie, Finlande, Pologne, autant de pays qui ont des eurosceptiques dans l'exécutif et cherchent l'issue de secours.

Pourtant, sans l'Europe, la gestion de l'afflux de réfugiés, serait insoluble. Imparfait, l'accord du 18 mars des 28 pays de l'Union avec Ankara, qui vise à juguler l'exode de la mer Egée, est la seule voie pour résoudre le drame humain qui s'y déroule, avec 10,000 réfugiés qui débarquent chaque semaine sur les îles grecques. Fermer les frontières, ériger des murs, ces actions montrent leurs failles. Mais au-delà de ce qu'elle est capable de faire aujourd'hui, l'Europe apparaît comme une évidence. Un destin commun, belle et grande idée indispensable pour faire exister « notre culture, notre pensée, notre poésie et notre créativité » sur la scène mondiale, déclarait en 1946, à Cologne, le chancelier Konrad Adenauer. La réponse populiste aux problématiques actuelles, immigration en tête, trouve dans l'Europe un facile bouc émissaire. Les maux dont les eurosceptiques l'accablent viennent pourtant de l'intérieur de chacun des pays du Vieux Continent. Sur les dix terroristes impliqués dans les attentats de novembre à Paris, trois au moins sont français. Elevés en France, ils ont peu à peu rompu avec leur pays jusqu'à se retourner contre lui. Rien d'européen là-dedans. Le mal qu'il faut combattre est à la racine, dans nos villes et dans nos banlieues. La solution : redémarrer le moteur de l'intégration sociale par l'entreprise et l'école.

Guillaume Gibault

Source : Les Echos

 

 

Discours de Roberto Fiore au colloque sur l’immigration et le terrorisme

Discours de Roberto Fiore (ancien député européen), au colloque de CIVITAS sur la guerre au Proche-Orient à l’immigration et au terrorisme en Europe, à Paris le samedi 19 mars 2016.

 

Les migrants continuent d’arriver en Grèce

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Des centaines de réfugiés, pour la plupart syriens, ont continué d’arriver en Grèce malgré l’adoption d’une entente internationale visant à les retourner en Turquie.

Alors que l’entente entre l’Union européenne et la Turquie est officiellement en effet, le processus de déportation des migrants n’a pas encore été déterminé. Les autorités grecques et turques doivent tenir des discussions, lundi. La Grèce attend toujours l’arrivée de 2300 experts européens, dont des traducteurs, pour aider à faire respecter l’entente.

Pendant ce temps, l’UE a précisé que toute nouvelle arrivée en Grèce à partir de ce moment sera sujette à une possible déportation.

Au moins 875 nouveaux réfugiés — surtout des Syriens, des Irakiens et des Afghans — ont touché terre sur quatre des îles grecques près des côtes de la Turquie entre samedi soir et dimanche matin. Deux hommes syriens ont été retrouvés morts à bord d’un bateau arrivant sur l’île de Lesbos tandis que deux filles ont été trouvées noyées à l’est de Rhodes, ont indiqué les autorités.

Le plan entre l’UE et la Turquie, conclu vendredi, vise à mettre un frein à la contrebande en renvoyant les migrants qui ne sont pas admissibles à l’asile en Turquie. Selon l’entente, les nations européennes accepteront les réfugiés directement de la Turquie à compter du 4 avril. L’objectif est de décourager les migrants à tenter d’effectuer des voyages dangereux sur la mer Égée à bord de leur propre bateau gonflable.

La Turquie doit aussi augmenter ses efforts pour ralentir l’immigration illégale. L’entente met également de la pression sur Ankara, qui doit obtenir 6,6 milliards $ en fonds pour aider les réfugiés sur son territoire. Elle pourrait en plus mener à des concessions de visa sans précédent pour les Turcs voulant visiter l’Europe et donner un regain d’énergie à la candidature du pays à pour obtenir son statut de membre à l’UE.

La Turquie, qui a déjà accueilli 2,7 millions de réfugiés en provenance de la Syrie, représente un point de départ principal pour l’Europe tandis que la Grèce représente le point d’arrivée. Plus d’un million de migrants sont arrivés en Europe au cours de la dernière année.

Demetris Nellas et Dominique Soguel

Source : Journalmetro

 

Le préfet rencontre la communauté musulmane de Cherbourg

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Se connaître pour « faire tomber les préjugés ». C’était le but des portes ouvertes, ce dimanche, à la mosquée de Cherbourg. Le préfet de la Manche Jacques Witkowski y était.

Le préfet de la Manche Jacques Witkowski, qui ne connaissait pas la mosquée de Cherbourg, a fait le déplacement dimanche, à l'occasion des portes ouvertes organisées par la communauté musulmane. « Nous vivons ensemble. Il faut se connaître, pour se respecter. On entend beaucoup de choses mais finalement nous sommes très ignorants. Venir ici permet de parfaire sa connaissance individuelle pour rompre un certain nombre de frontières et de mythes… », a expliqué le représentant de l’Etat, accompagné notamment du sous-préfet Jacques Troncy.

Des aumôniers attendus dans les prisons

Une démarche saluée par l’imam Mohamed Abdallah. « Cette visite traduit le climat de confiance et de dialogue qui existe entre nous. » Pendant une heure, au milieu des autres visiteurs, ils ont remonté le fil de l’histoire de la mosquée, dont le projet remonte à 1991. Mais aussi échangé sur l’islam, sa pratique à Cherbourg et sur les actions menées par la communauté. Enfin l’association cultuelle de la mosquée a évoqué la nécessité d’avoir des aumôniers dans les maisons d’arrêts de la Manche. « Il faut que cela puisse aboutir » a appuyé le préfet.

Sarah Caillaud.

Source : Ouest France

 

Montpellier. 30 500 € de subvention aux associations pro- immigration pour lutter contre le racisme

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A l’occasion de la Journée internationale contre la discrimination raciale qui aura lieu ce lundi 21 mars, la mairie de Montpellier a choisi d’adhérer à la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR). Une adhésion qui a pour conséquence, entre autres, une augmentation des subventions attribuées à certaines associations, à savoir l’Association Départementale Information Aide aux Victimes de l’Hérault (ADIAV), le Conseil Départemental d’Accès au Droit (CDAD) mais également la Ligue des Droits de l’Homme 34 (LDH 34) et la CIMADE, deux associations connues pour leur engagement en faveur de l’immigration.

Des associations favorables à l’immigration et marquées à l’extrême-gauche

Association ouvertement pro-immigration, la CIMADE accueille chaque année des dizaines de milliers de migrants et de personnes étrangères afin de faciliter leurs démarches administratives. Mais au-delà de cette volonté affichée de soutenir l’immigration légale et clandestine, la CIMADE est, notamment à Montpellier, un lieu d’accueil pour toute une frange de l’extrême-gauche. En effet, lorsque l’on se penche sur l’agenda de cette association, on se rend compte que l’aide aux immigrés n’est pas sa seule activité. Par exemple, la CIMADE recevra le 5 avril prochain la très controversée Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, célèbre pour avoir traité les blancs de « souchiens ». Elle a également écrit en 2011 à propos du racisme anti-blanc :

« Un Noir ou un Arabe qui dit « sale Blanc » exprime au pire un sentiment d’intolérance ou de haine en réaction aux humiliations qu’il subit, un Blanc qui dit « sale Noir » ou « sale Arabe » exprime forcément un sentiment raciste ».

De son côté, la Ligue des Droits de l’Homme 34 n’est pas en reste et apporte un soutient juridique aux immigrés clandestins. Mais cette spécialisation dans le judiciaire ne se limite pas à l’aide aux clandestins. C’est cette association qui avait déposé plainte auprès du tribunal administratif de Montpellier, contre la crèche qu’avait fait installer Robert Ménard à la mairie de Béziers en 2014.

Philippe Saurel défend le multiculturalisme à Montpellier

Pour la ville de Montpellier, l’adhésion à la Coalition européenne des villes contre le racisme, aura également pour conséquence la mise en œuvre du plan d’action « Dix engagements pour lutter concrètement contre le racisme dans la ville ». Un plan qui prévoit, entre autres, la promotion de la diversité culturelle. Une promotion qui passe, par exemple, par la célébration « des événements en souvenir de faits particulièrement pertinents pour les groupes discriminés, dans le but de reconnaître leurs contributions et les intégrer dans la mémoire et l’identité collectives de la ville ».

Lors du vote du conseil municipal, seuls les deux élues Front National, France Jamet et Audrey Lledo, se sont opposées à cette adhésion.

Source : Lengadoc info

 

Une nouvelle mosquée sera bientôt construite

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Pour remplacer son étroite salle de prière, l'association Annour a lancé un appel aux dons. Elle a acheté un terrain et obtenu le permis de construire pour son nouveau lieu de culte.

Le permis de construire est accordé

Les choses sont en bonne voie pour la nouvelle mosquée projetée par l'association musulmane Annour d'Argentan : le permis de construire a été accordé le 30 décembre dernier. La mosquée sera implantée avenue de la 2e DB, entre Ysco et Intermarché.

Mais le projet n'étant pas financé - l'association a lancé un appel aux dons sur internet, qui court jusqu'à la fin de l'année 2016 - le chantier de construction n'est pas encore programmé.

La mosquée attendue depuis longtemps

L'actuelle mosquée arabe, implantée rue du Croissant, est bien trop petite pour accueillir les fidèles. « Ce n'est qu'une salle de prière », témoigne un membre de la communauté Annour. La pièce d'environ 20 m2 ne suffit pas lors des temps forts comme pour le Ramadan où de nombreux musulmans viennent prier.

« L'actuelle salle de prière ne peut accueillir plus de 60 personnes alors qu'une soixantaine de familles musulmanes vivent à Argentan. C'est un réel besoin pour cette communauté. » Elle ne permet pas, non plus, aux femmes de se réunir dans de bonnes conditions.

Un nouveau lieu plus grand

Le terrain de 1 820 m2 accueillera un bâtiment de 260 m2, d'une hauteur de 10 mètres. La grande salle de prière fera 120 m2, une autre plus petite mesurera 27 m2. La mosquée comportera aussi une classe de 23 m2, une cuisine, un bureau et des sanitaires. Ces plans sont visibles sur le site de la plateforme Leetchi, où l'association a lancé un appel aux dons.

Appel aux dons

L'association se donne jusqu'à fin 2016 pour récolter 150 000 € afin de financer le coût de la mosquée. Elle est propriétaire, d'ores et déjà, du terrain. Les mosquées d'Hérouville-Saint-Clair et de Caen ont apporté une obole de plus de 2 200 €. Car, dans la religion musulmane, contribuer à l'édification d'un lieu de culte est une action particulièrement louable.

En revanche l'État, qui doit financer la restauration et l'entretien des édifices religieux construits avant 1905, depuis la loi de séparation d'avec l'Église, n'aide plus à la construction de nouveaux lieux.

Elodie Dardenne.

Source : Ouest France

 

À Roubaix, le sentiment d’abandon des habitants d’Oran-Cartigny

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Intrusion dans l’école maternelle, bâtiments en friche, vitesse excessive, commerce quasi inexistant, dans le quartier d’Oran-Cartigny, les habitants accumulent les ennuis. À tel point qu’ils ont largement fait part de leur sentiment d’abandon au maire LR de Roubaix lors de sa visite dans les quartiers nord ce mercredi.

Il se situe de l’autre côté du canal de Roubaix, coincé entre la voie ferrée et la voie d’eau. Une barrière naturelle semblant isoler le quartier d’Oran-Cartigny du reste de la ville. Ce quartier plus proche de Wattrelos que du centre de Roubaix et dont les habitants que rencontre Guillaume Delbar, le maire LR, lors de son opération « Un jour, un quartier », font une description peu flatteuse.

« Les habitants se sentent abandonnés »

« Ici, il n’y a plus de boulot depuis que Pennel a fermé », observe Bernadette Deroubaix, vice-présidente du centre social ECHO (Entrepont-Cartigny-Hutin-Oran) pour expliquer sa paupérisation. Et puis, les commerces sont rares pour ne pas dire inexistants. Il y a bien un fleuriste à côté du cimetière. « Il y a un médecin pour 5 000 habitants », rapporte aussi la directrice du centre social, Sabine Hallot. Un quartier où les friches et les maisons murées s’accumulent depuis des années. Alors Maria De Figueiredo, présidente du comité de quartier, confie le désarroi de la population : « Les habitants se sentent abandonnés. Ils ont le sentiment de ne pas être écoutés quand ils voient que ça bouge ailleurs et pas ici. »

Le maire Guillaume Delbar (LR) ne fait pas le voyage pour rien ce mercredi matin à Oran-Cartigny. Il y voit ce vieil homme du quai de Marseille qui ne supporte plus d’être harcelé par des gamins quand il promène son chien. Il entend cette dame qui vit depuis vingt ans dans un logement social et voit son environnement se dégrader. Son quotidien à elle, c’est ce muret effondré depuis deux ans dans l’escalier extérieur qui mène au sous-sol. Ce sont aussi ces restes de l’incendie de quatre voitures dans la nuit du Nouvel An. C’est encore ce trou dangereux parce que caché par la pelouse. Il y a aussi ces locataires installés dans des logements construits pendant la première phase de l’ANRU qui ne peuvent pas stationner gratuitement. À chaque fois, le bailleur Lille métropole habitat (LMH) est montré du doigt. « On ne permettra pas de nouvelles constructions tant que ces problèmes ne seront pas réglés », martèle Guillaume Delbar pendant sa visite.

Une bonne nouvelle : la reconstruction du collège Samain

À l’intérieur du quartier où la salle de sport en travaux de réhabilitation est fermée depuis trois ans, se posent d’autres problèmes. Citons en particulier la vitesse excessive dans les rues du Caire et d’Alger. La Métropole a pourtant refusé d’y mettre des feux. Trois plateaux vont en revanche être aménagés pour calmer les chauffards. « Ce sentiment d’abandon, on en sortira que si des choses sont faites très vite. Ce qui est important, c’est qu’il y ait des choses qui bougent », convient Guillaume Delbar.

Dans ce flot de mauvaises nouvelles rapportées par les habitants, le maire du quartier Jean Deroi (UDI) a bien tenté d’en placer une bonne à propos du lancement prochain du chantier du collège Samain, dont la reconstruction est restée prioritaire avec la nouvelle majorité départementale. Elle devrait permettre de faire enfin évoluer positivement ce que M. Deroi qualifie toujours de « beau village d’Oran-Cartigny ».

Charles-Olivier Bourgeot

Source : Nord Eclair