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jeudi, 29 septembre 2016

Nicolas Bay (FN) : « France Terre d’Asile vit de l’immigration. Les Français en meurent. »

mercredi, 28 septembre 2016

Chelles : la salle de prière musulmane des Coudreaux en sursis

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« C’était une descente dont le but était de nous provoquer, assure Abderrezak Bensalem. Si nous avions répondu, la mairie aurait eu une bonne raison pour fermer la cave. » C’est ainsi que le président de l’Association culturelle Jeunesse et Citoyenneté (ACJC) a vécu l’intervention menée vendredi à la demande du sous-prefet de Torcy dans une cave de la résidence Schweitzer-Laënnec, dans le quartier des Coudreaux à Chelles.

Des policiers municipaux et nationaux ainsi que les pompiers ont pris part à l’opération. « Je venais de commencer mon prêche quand on m’a dit qu’il fallait évacuer les lieux pour des raisons de sécurité », poursuit Abderrezak Bensalem. Le tribunal de Meaux devrait statuer sur l’avenir du lieu en novembre prochain.

Depuis plus de dix ans, cette cave mise à disposition par le bailleur Marne et Chantereine Habitat (MCH) fait office de salle de prière pour les fidèles musulmans de la résidence. Une solution qui se voulait provisoire, en attendant la construction d’une seconde mosquée sur l’avenue de Claye. Validé par la précédente majorité socialiste, le projet a été refusé par le nouvel édile Brice Rabaste (LR), élu en 2014.

L’intervention de vendredi intervient un an et demi après la demande de restitution du local par MCH. « Celui-ci ne répond à aucune norme de sécurité », écrivait le bailleur dans un courrier de décembre 2014. Parmi les travaux nécessaires figure notamment l’installation d’une porte de secours.

Pour le président de l’ACJC, cette « descente » reflète en fait « l’acharnement » de la nouvelle majorité. « Le maire fait tout pour nous chasser d’ici », estime-t-il.

« La commission de sécurité a été diligentée par les services de l’Etat », répond-on à la mairie. Où l’on souligne par ailleurs qu’une mosquée se trouve à quelques centaines de mètres. « Mais elle est déjà pleine », pointe Abderrezak Bensalem.

Alexandre Arlot

Le Parisien

 

Les Marocains, premiers étrangers naturalisés en Europe

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En Europe, les Marocains sont les immigrés ayant le plus été naturalisés dans leurs pays de résidence respectifs, selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié la semaine dernière.

Selon le rapport "Perspectives des migrations internationales", qui se base sur des chiffres officiels datant de 2014, les pays de l'UE les plus concernés par la naturalisation des immigrés marocains sont l'Espagne, l'Italie, la France, les Pays-Bas et la Belgique.

Le voisin ibérique est la "destination préférée des ressortissants marocains souhaitant obtenir un passeport européen", indique le document. En 2014, ils ont été 19.730 à être naturalisés espagnols.

En 10 ans, 150.013 Marocains naturalisés

En l'espace de dix ans (2004- 2014), 150.013 Marocains ont obtenu la nationalité espagnole, ce qui représente près d'un quart du nombre total des ressortissants du pays naturalisés dans les pays européens.

En Italie aussi, les Marocains occupent la première place des immigrés naturalisés, loin devant les Albanais. Selon les "dernières données disponibles dans le pays", ils ont été 25.421 Marocains naturalisés en 2014, contre 14.728 l'année précédente en 2013. Idem en France où les immigrés marocains ont été les plus nombreux à être naturalisés en 2014 (18.051).

Les deux autres pays où les Marocains "conduisent aussi le contingent d'immigrés naturalisés sont les Pays-Bas et la Belgique", indique le rapport, qui rappelle par ailleurs que les nationaux du royaume ne "perdent jamais leur nationalité d'origine".

Le rapport "Perspectives des migrations internationales" analyse les évolutions récentes des mouvements et politiques migratoires dans les pays de l’OCDE et dans quelques pays hors l'OCDE. Il observe également l’évolution de la situation des immigrés récents sur le marché du travail dans ces pays.

Ghita Ismaili
 

Huit musulmans sur dix estiment que les enfants devraient pouvoir manger halal à l’école

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Une enquête intéressante de la part d’un journal de gauche datant du mardi 20 Septembre 2016 .

Musulmans en France : l’enquête qui dévoile tout, enfin !

Une étude menée par l’IFOP et l’Institut Montaigne sur les choix des Français de confession musulmane confirme une religiosité dominante. 65% des sondés sont favorables au voile. Pour 28% – les plus jeunes – la charia prime sur les lois de la République. 

On a toujours raison d’enquêter. Ce qui est tu, celé, scellé, cacheté, caché, n’en grossit pas moins dans les divers placards où on a tenté de planquer le dossier. Avec celui de l’islam – islam en France ou islam de France – les planques ont abondé. Jusqu’à ce que les djihadistes viennent nous fusiller, nous exploser, nous écraser, nous égorger, toute allusion à un éventuel début d’ébauche de commencement de radicalisation d’une frange de minoritaires était rigoureusement interdite.

Journalistes, politiques, démographes s’évertuaient depuis plus de vingt ans à nous prouver que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes islamiquement intégré. Pour avoir suivi cette affaire depuis les années 1995 – date des premiers attentats à Paris et de l’horreur djihadiste en Algérie – et avoir commis à l’époque un essai sur L’islam et la République , sous-titré « des musulmans de France contre l’intégrisme » (Belfond), je témoigne que tout a été fait avec l’islam (de France, en France, etc…) comme avec un éléphant à la cave. Les « bons » démographes ( Hervé Le Bras) anathémisaient les « méchants », au nombre desquels l’intrépide Michèle Tribalat qui osait réclamer des données et s’inquiétait du ralentissement des unions mixtes, l’amour ayant été longtemps le plus joli dénominateur républicain commun, toutes origines confondues, sous notre voluptueux ciel français. Mais non : il ne fallait pas dire, pas montrer, pas réfléchir, pas enquêter donc. De ce chuuuu..t découle notre chute.

De ce chuuuu..t découle notre chute.L’institut Montaigne rompt aujourd’hui le silence, porté par les circonstances. L’étude commandée à l’IFOP et publiée par le Journal du Dimanche confirme les craintes qu’il ne fallait surtout pas, hier encore – peut-être toujours aujourd’hui au puissant royaume des sociologues – formuler au grand jour sous peine d’être assigné à résidence dans une hideuse délinquance politico-morale.

Sur un échantillon représentatif de la population concernée, 46% se disent « totalement sécularisés » mais dans une version légèrement réécrite : « ils ne renient pas pour autant leur religion, souvent identifiée au halal et ont une pratique religieuse nettement plus régulière que la moyenne nationale ». En fonction de quoi, « huit musulmans sur dix estiment que les enfants devraient pouvoir manger halal à l’école » commente le Monde. 65% se disent favorables au voile (donc on voyait bien ce qu’on voyait dans les rues, les bus, les métros, les facs, nonobstant ceux qui disaient ne rien voir, ou en tous cas pas chez eux, pas dans leur rue, leur métro, etc…) mais sans forcément le porter : 35% s’encapuchonnent tout de même, et demain, combien ?

Un « deuxième groupe », selon la méthodologie suivie, est catalogué comme laïque…tout en soutenant l’expression de la religion au travail. Avec les cinq prières au bureau, bienvenue dans le monde merveilleux de la laïcité branchée. Ces républicains coraniquement compatibles ont sans surprise « largement adopté la norme halal comme définition de l’être musulman ». Cher Abdennour Bidar et autres intellectuels qui cherchez le bout du tunnel, la sortie n’est pas pour demain.

28% – les plus jeunes – dans une logique sécessionnisteVenons-en maintenant au pire (attendu que le Monde et une floppée d’autres commentateurs, à l’exception d’Elisabeth Lévy dans Causeur qui sonne le tocsin depuis un bout de temps, présentent tout le reste comme le meilleur), c’est à dire le troisième groupe. Ces 28% de Français musulmans – c’est nous qui écrivons Français musulmans bien qu’ils mettent, eux, musulmans avant Français – contestent ouvertement la laïcité. Compte tenu de leurs réponses – en faveur du niqab, mettant la charia au dessus des lois du pays – le rapport de l’Institut souligne que ces jeunes musulmans – 10% de leur classe d’âge – sont « clairement opposés aux valeurs de la République » et s’inscrivent dans une logique « sécessionniste ». Autrement dit, en confrontation directe avec les valeurs du pays qui est le leur. La prochaine étude portera-t-elle sur leur passage au salafisme – on doit nager dedans, à mon avis – et au djihadisme ?

C’est Hakim El Karoui qui signe le commentaire de l’enquête. Répétons qu’il fallait enquêter. A Marianne, nous l’avons déjà fait souvent, mais pas si globalement, et souvent nous avons été dénoncés pour déviationnisme réactionnaire par les habituels molosses du politico-islamo-gauchisto-correct. Remercions donc les investigateurs de l’IFOP-Montaigne. Mais jusqu’à un certain point. Car les conclusions d’El Karoui sont proprement aberrantes. Pour désamorcer la bombe – elle est là, hein, tout le monde est d’accord, maintenant ? – il préconise l’enseignement de l’arabe à l’école « pour éviter aux parents d’envoyer leurs enfants dans les écoles coraniques ». Autrement dit, désintégrons toujours plus pour faire mine d’intégrer, éloignons toujours davantage de la langue commune pour faire semblant de s’en rapprocher.

Comme si les enquêteurs eux-mêmes n’avaient rien compris à leur enquête.

http://www.marianne.net/musulmans-france-enquete-qui-devo...

Nestor Mackno

Resistancerepublicaine

Calais: Marine Le Pen veut renvoyer "les clandestins dans leur pays"

Turquie: l'UE distribue des cartes de paiement aux réfugiés

Connaître l’islam pour résister à l’islamisme

L’islam est désormais un sujet incontournable et déterminant pour l’avenir de la France.

Il s’agit donc de se former, de lire le coran, de se faire sa propre idée – et surtout d’éviter tou­te tentation conformiste, électoraliste ou consensuelle.

« L’islam n’est pas une religion, c’est une loi, une nation. […] Le musulman modéré n’existe pas. Il y a simplement des gens qui appliquent à la lettre [le coran] et d’autres qui n’appliquent pas à la lettre et savent qu’ils ne sont pas de bons musulmans. » (Éric Zemmour)
« L’islam, c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. » (Feheart Mehenni, président du gouvernement provisoire kabyle).

L’intégrisme n’est pas la mala­die de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. Il est la lecture intégrale des textes fondateurs. L’islam des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique, conforme à la norme.

Le coran, le livre sacré de l’islam, « religion d’amour, de tolérance et de paix », ne contient pas moins de 109 versets qui appellent à la guerre contre les mécréants.

L’État islamique n’est pas le fruit du hasard ; il est le fruit de l’islam.

On ne peut donc pas, en même temps, déclarer que nous sommes en guerre et collaborer avec l’islam.

L’un des deux assassins du P. Hamel, Adel Kermiche, terroriste qui n’avait rien à voir avec l’islam, selon les commentateurs, a cependant été enterré dans le carré musulman du cimetière de Puiseux-Pontoise !
Selon le journaliste Ivan Rioufol, « l’islam agresse la France ».
Le titre d’un livre récemment paru : « Pour un monde sans islam » signifie pour un monde sans terrorisme, sans violence islamique.
Ce livre est signé : « Aquila, née musulmane, en terre d’Islam ».
Qu’il existe dans le monde d’autres maux qu’il faut traiter, c’est évident. Mais celui-là les dépasse tous en nombre, en nocivité, en longévité, en intensité et en détermination à transformer le monde en enfer.

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui en France, il faut avoir le courage de regarder les choses en face, de comprendre la genèse de ce mal qui ronge le monde et de remonter à sa source : le coran.

Répondre à la guerre qui nous est faite par les islamistes par des fleurs, des bougies, des peluches, des marches blanches ou en glosant sur le « vivre en­semble », ce n’est pas répondre, mais se soumettre à l’islam.

Rappelons au passage que le sigle du CCIF (ce Collectif Con­tre l’Islamophobie en France, qui porte plainte contre les maires qui veulent interdire le burkini) comprend un glaive, comme le drapeau de l’Arabie saoudite…

islamisme.fr

Suisse : Descente de police dans une mosquée controversée

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Une intervention policière est en cours ce mardi matin à la mosquée Faysal à Bâle, dans laquelle prêche le père des jeunes de Therwil qui refusent de donner la main à leur prof.

La police cantonale de Bâle-Ville a confirmé ce mardi matin à «Blick» qu'une intervention était en cours à la mosquée Faysal. Selon le porte-parole, Andreas Knuchel, il s'agit d'une intervention de l'Office des migrations, soutenue par les forces de l'ordre.

«Les routes qui passent autour de l'immeuble ont été bouclées, raconte un lecteur au quotidien alémanique. Personne ne peut entrer ni sortir.» Deux personnes ont été arrêtées dans le cadre d'un contrôle des autorisations demandé par le bureau des migrations. Les deux hommes séjournaient illégalement en Suisse. L'opération s'est déroulée sans incidents. Ce genre de contrôle surprise se fait régulièrement lorsqu'il existe des éléments concrets sur la présences de personnes sans autorisations de séjours légales.

Les autorités vont vérifier la situation des deux hommes interpellés sur le plan du droit des étrangers et du droit pénal, précise à l'ats un porte-parole du département. Cette affaire n'a aucun lien avec le djihadisme, ajoute-t-il. Police et Ministère public avaient été alertés par la population leur indiquant qu'une personne en situation irrégulière se trouvait probablement dans la mosquée.

Tendances salafistes

Le père des deux jeunes écoliers de Therwil (BL) qui ont fait les gros titres des journaux après avoir refusé de serrer la main à leur enseignante prêche dans cette mosquée. Un jeune Kurde de Liestal (BL), décrit par les autorités comme «dangereux pour la sécurité publique», serait lui aussi proche de cette mosquée. Le jeune homme, soupçonné de faire partie de la scène salafiste de Bâle, a été condamné à trois ans et trois mois de prison par le Tribunal pénal fédéral. Une procédure d'expulsion est en cours.

20min.ch

Maréchal-Le Pen sur les migrants: "On va éparpiller la poussière"

Marion Maréchal-Le Pen, députée Front national du Vaucluse, était ce mardi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Accueil des réfugiés : Juppé cherche des lieux à Bordeaux

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Lors du Conseil municipal de lundi, le maire et président de la Métropole a annoncé un recensement de lieux d’accueil possibles dans l’agglomération. Avec quelques conditions

Il y avait d'un côté un « vœu » du Front national : « Je ne l'accepterai pas, notamment parce qu'elle s'oppose à l'accueil de migrants ». Il y avait la motion des élus PS et écologistes : « Elle ne convient pas parce qu'elle ne répond pas aux conditions que je viens d'exposer ».

Voilà comment Alain Juppé, pris « entre deux vœux » opposés de ses opposants d'extrême droite et de gauche, est parvenu hier à s'en tenir à distance et à dire que des réfugiés de Calais seront certainement accueillis dans la Métropole, sans jamais approuver explicitement le plan du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

"Enjeu national" dit la gauche

La gauche avait proposé un texte (sans doute rédigé à la va-vite), souhaitant que la Ville prenne « toute sa part » - en référence à Michel Rocard - « de cet enjeu national, à l'instar d'autres Villes de la métropole comme Mérignac et Le Bouscat ». « Vous oubliez que nous accueillons des migrants à Caudéran depuis des mois, que Pessac accueille un centre à la demande du préfet », a rétorqué le maire. Certes pas des réfugiés ou migrants de Calais, mais quand même.

Le maire ne pouvait de toute façon ni paraître céder un pouce au FN, ni se rallier à un texte émanant de la gauche, même « plus humaniste que politique », ont tenté de plaider les amis de Michèle Delaunay et Vincent Feltesse. Alain Juppé a sobrement annoncé aux élus qu'il avait rencontré le préfet sur cette question. Et qu'il y a pour lui « des conditions » à l'accueil de migrants de Calais : que l'accueil soit « strictement réservé aux demandeurs d'asile et pas aux personnes en situation irrégulière ». Qu'il devra s'agir de « petits groupes de 30 ou 40 personnes, en accord avec les maires », et qu'ils soient « sous la responsabilité de l'État, c'est-à-dire du préfet ».

Un propos au millimètre

Moyennant quoi, le président de Bordeaux Métropole a « engagé un recensement des sites possibles » dans l'agglomération. « Lorsque ce recensement sera effectué, je le transmettrai au préfet afin qu'il puisse en discuter avec les maires », a indiqué M. Juppé. Sur le sujet, le maire et candidat à la primaire présidentielle de la droite et du centre a visiblement mesuré son propos au millimètre. Pas question de se laisser embarquer dans un commentaire sur le vote hostile du Conseil municipal d'Arès. « Une attitude honteuse », avait lancé Pierre Hurmic (EELV). Du coup, aucun des adjoints ou adjointes de Juppé ne s'en est mêlé.

Il est vrai que le vote, ou non, d'un « vœu » au Conseil municipal n'engage que le débat politique du moment. Mais le débat ne sera sans doute guère différent si le conseil doit plus tard se prononcer sur la mise à disposition d'un lieu d'accueil dans la ville.

Gilles Guitton

Sud ouest

Islam : abolir le régime de la dhimmitude

 

Musulmans, chrétiens, laïcs et athées adressent une tribune au cheikh d'al-Azhar et au pape, publiée dans L'Orient Le Jour, pour demander l'abolition du statut de dhimmi. Extrait :

 

 "[...] Aujourd'hui, une partie des musulmans est incapable de considérer des non-musulmans comme leurs concitoyens. C'est une crise sans précédent, qui nous oblige à expliquer des éléments problématiques de la tradition musulmane que Daech exploite pour justifier ses crimes.

 

« L'État islamique est à l'image du Ku Klux Klan. Nous l'avons déjà affronté en d'autres temps et d'autres cultures : l'Inquisition, l'esclavage, la ségrégation raciale, la violence misogyne et l'homophobie... Daech est ce fanatisme commun à toutes les sociétés oppressives, qui puise sa source idéologique dans l'islam. Nous devons faire comme hier l'Occident : il est temps de lancer une réforme de l'islam.

 

« Nous avons situé le problème là où il réside : dans la doctrine musulmane elle-même. L'islam s'est inventé des citoyens de plein droit, les musulmans, et les autres, de catégorie inférieure. C'est le régime de la dhimmât. De nombreux musulmans ont fini par reproduire cette discrimination dans leurs relations sociales et humaines avec les non-musulmans, ce qui a conduit des fanatiques à commettre des persécutions inouïes. En voici un exemple : la dhimmât permettait à des voyageurs musulmans d'occuper pendant trois jours la maison d'un non-musulman, et de se servir de ses biens. Dans une dérive évidente, Daech s'est permis d'exproprier les chrétiens de Mossoul de leurs maisons ancestrales. Mais cette contrainte à l'hospitalité était déjà une forme de dépossession pour pousser les chrétiens à la conversion ou à l'exil. Certes, la plupart des pays majoritairement musulmans ont renoncé à l'application de la dhimmât. Mais elle n'a jamais été formellement abolie dans la doctrine religieuse. La question posée aujourd'hui à l'islam est la suivante : comment la doctrine musulmane peut-elle s'adapter à nos sociétés profondément plurielles ? En Égypte, les chrétiens sont au moins 12 millions.

 

« Notre solution : abroger la dhimmât et reconnaître le principe de citoyenneté nationale. Tous les citoyens nationaux sont égaux en dignité et en droit, sans aucune distinction entre eux. [...] La dhimmât est le socle religieux du projet mortifère de Daech. Et justifie d'expulser ou de massacrer les populations indigènes non musulmanes, à l'image de l'indigénat dans les anciennes colonies européennes. Bien heureusement, les chartes de Médine et Najran nous permettent de l'abroger. Mahomet lui-même est l'auteur de ces pactes oubliés qui interdisent la discrimination contre les juifs et les chrétiens de la péninsule Arabique.

 

« Dans l'esprit de ces chartes, nous prions le grand cheikh d'al-Azhar, guide universel des musulmans sunnites, d'abolir solennellement la dhimmât, qui est une législation impérialiste. L'ensemble des institutions religieuses sunnites dans le monde doivent participer à ses côtés à l'aboutissement de ce projet historique. D'ailleurs, le roi du Maroc en a lancé les bases dans sa déclaration sans précédent de Marrakech, en 2016. Deux ans après l'appel historique d'al-Azhar du président égyptien Sissi. C'est un enjeu planétaire, qui consiste à renforcer notre nouvel ordre mondial, fondé sur l'Onu, en faisant reconnaître les normes universelles de la citoyenneté pour que notre société internationale puisse connaître la paix, la justice et la liberté. La communauté internationale doit se tenir aux côtés des citoyens des pays majoritairement musulmans dans leur combat pour faire appliquer les normes du droit international. Nous sommes ces citoyens ! [...]"

 

Michel Janva 

 

Le salon beige 

Milan aussi peine à gérer les réfugiés qui continuent d'arriver depuis la Sicile.

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Le nombre d’arrivées a explosé avec les débarquements de cet été. En Lombardie la situation est très critique. Les structures d’accueil ne font plus face !

Nous venons d’entendre Simona Bordonali de la Région Lombardie, adjointe en charge des questions de sécurité et d’immigration. Milan la capitale économique de l’Italie et capitale de la région Lombardie jusqu’ici était présentée comme un modèle pour l’accueil des réfugiés. Mais face à l’ampleur de la crise migratoire, et ses répercussions en Italie, il semblerait que même Milan soit débordée. En effet, les migrants continuent d’affluer depuis la Sicile. Tandis que les frontières des pays voisins de l’Italie se sont fermées. Résultat : 160.000 migrants stationnent dans le pays. Un record. Le reportage de notre correspondante Mathilde IMBERTY

En cette fin septembre, les bénévoles milanais auprès des migrants ne cachent pas leur fatigue. Dans le centre géré par le Projet Arca près de la Gare les matelas sont à touche – touche. Il y a eu cet été jusqu’à 500 arrivées par jour à Milan précise Fabio PISANI l’un des responsables.

Une partie de ces migrants échappe aux contrôles du Ministère de l’Intérieur et remonte la péninsule jusqu’ici. Le bouche à oreille fait son travail. Milan a la réputation d’avoir de bonnes structures. Et stratégiquement la ville se situe près des frontières. Mais les frontières sont fermées. Alors ils tentent leur chance, ils n’arrivent pas à traverser et ils reviennent dans nos centres d’accueil.

Des frontières opaques. Vers Vintimille et la France. Vers Come et la Suisse. Vers Bolzano et l’Autriche. Résultat : après un été de débarquements continus en Sicile 160.000 réfugiés stationnent en Italie. Amar a fui la Syrie

Je suis arrivée en Sicile au mois d’août, je suis à Milan depuis 3 semaines. J’ai en tête de partir en Suisse ou en Allemagne où j’ai des proches. Je veux le faire pour mes enfants de 10, 13 ans et 15 ans. Maintenant je voudrais qu’ils aillent à l’école.

Les migrants qui veulent quitter l’Italie n’y déposent pas de demandes d’asile. Ils ne sont donc pas pris en compte dans le plan qui répartit les réfugiés par région. Un plan selon lequel en 2016 la Lombardie devra accueillir 24 000 réfugiés contre 21 000 aujourd’hui. La Ligue du Nord – parti d’extrême droite - qui gouverne la Lombardie s’insurge. Simona Bordonali l’adjointe régionale à l’immigration.

Les régions frontalières – la Lombardie et la Ligurie – ont déposé une proposition au gouvernement. Pour que dans les quotas dans les régions ils tiennent compte de ces personnes qui ne sont pas enregistrées, mais qui restent bloquées chez nous !! La région Lombardie est déjà celle qui accueille le plus d’étrangers, ça pose des problèmes en termes de cohabitation et d’intégration.

De l’autre côté de l’échiquier politique, le Maire de Milan du Parti Démocrate a lui aussi saisi Rome. Le gouvernement lui peste contre des voisins européens qu’ils jugent décidément peu solidaires.

France inter

« Migrants » : quand François Hollande joue avec les nerfs des Français

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Concentré sur une mission quasi impossible qui devrait l’amener à être réélu en 2017, François Hollande a décidé de s’attaquer au problème calaisien. Présent à Calais le lundi 26 septembre, le très impopulaire dixième président de la Ve République a pris soin d’éviter le cœur du problème en ne se rendant pas directement dans la « jungle » pour constater par lui-même les dégâts provoqués par l’immigration de masse. François Hollande n’est pas un homme courageux, comme le démontre sa venue à Calais sous le faux prétexte de poser la première pierre de « Calais Port 2015 ».

Si le Président sent bien que les Français sont excédés par la crise migratoire, il n’a pas les armes pour y répondre et ne le sait que trop bien. Ainsi, il s’attache à détourner l’attention en ne s’attaquant qu’à la « jungle de Calais » de sinistre réputation. Plutôt que de placer les « migrants » dans des charters comme cela devrait être fait, le Président soutient la construction de Calais miniatures sur l’ensemble du territoire français, à l’exception de la Corse. Évidemment, si l’on tient compte de la démographie et du manque de volonté politique contre l’immigration massive en France et en Europe, ces petits Calais en gestation sont appelés à s’agrandir considérablement.

« Notre volonté, c’est de démanteler Calais entièrement et de pouvoir avoir des centres d’accueil et d’orientation répartis sur l’ensemble du territoire », a affirmé François Hollande. Avant d’enfoncer le clou en déclarant avec un aplomb incroyable que « la France, ce n’est pas une France où on trouvera des campements.

Il ne peut pas y avoir, en France, de camps. »

 Nous prendrait-il tous pour des idiots ? En Australie, il n’y a pas de camps puisque les bateaux chargés de « migrants » sont abordés puis ramenés chez eux. En France, il y a des camps et il continuera à y en avoir avec les politiques menées par le gouvernement. Quant à Nicolas Sarkozy, il tenait exactement le même discours daté lorsqu’il était lui-même président de la République. Non, il ne suffira pas de « lutter contre les passeurs », de « démanteler les camps » ou de demander aux Britanniques de « prendre leur part dans l’effort humanitaire que la France accomplit ici et continuera à accomplir demain », comme l’a dit le candidat socialiste aux primaires.

Pour ne plus voir de situation calaisienne en France, il faut en finir avec une logique mortifère d’accueil inconditionnel à l’autre imposée par les politiques européennes et le lobbying d’associations subventionnées de l’extérieur pour abolir les frontières nationales. Il convient, aussi, de révéler la vérité sur ces « migrants » dont on nous rebat les oreilles. L’ultra-majorité d’entre eux ne vient pas de Syrie mais de pays d’Afrique comme l’Érythrée ou le Soudan… Fuyant la guerre chez eux, pour certains du moins, ils finiront par l’apporter chez nous.

En l’état des choses, démanteler Calais revient à généraliser Calais à la France entière. Si François Hollande l’ignore, c’est qu’il n’est pas à la hauteur de ses fonctions. Mais ça, nous le savions déjà.

Gabriel Robin

Boulevard Voltaire

 

Migrants : l’État démantèle d’un côté ce qu’il réquisitionne de l’autre…

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La récente allocution de François Hollande à Tours fut un monument de désinformation et de mensonge prononcé d’une petite voix doucereuse.

La « volonté » du gouvernement, nous apprend Monsieur 8 %, serait « de démanteler Calais entièrement […] ». Sauf que, pendant que cette jungle se vide, à 40 km de là, celle de Grande-Synthe, depuis mars 2016, s’est aménagée avec l’importation de 275 petites maisonnettes en bois aux « normes internationales ». Un camp prévu pour 2.500 personnes avec toutes les installations sanitaires nécessaires, non pas géré par l’État mais par Médecins sans frontières et la mairie. Pourquoi le résident de l’Élysée n’en parle-t-il pas ? Et les campements parisiens à peine évacués déjà reformés, rien à dire sur le sujet, le résident de l’Élysée ?

Une fois la jungle démantelée, que vont devenir les 125 containers et autres installations sanitaires qui ont coûté, en décembre 2015, 24 millions d’euros ? Aménagements effectués suite à la condamnation de l’État par le tribunal administratif du Nord, le Conseil d’État ayant qualifié les conditions de vie des migrants dans la jungle d’« inhumaines et dégradantes ». En outre, l’État s’est engagé auprès de la Commission européenne, en juin 2015, à accueillir 9.000 migrants auxquels on a ajouté, trois mois plus tard, 24.000 personnes supplémentaires en deux ans, et François Hollande voudrait vraiment nous faire avaler la mise au rebut de ces coûteuses installations ?

L’État démantèlerait donc d’un côté ce qu’il réquisitionne de l’autre, à savoir des locaux pour les transformer en centres d’accueil et d’orientation, « des petites unités de 40 à 50 personnes » – trois fois rien – et seulement pour trois ou quatre mois – rien du tout. Et après ? Après, les migrants à qui l’État aura trouvé des « logements pérennes », selon les dires d’Emmanuelle Cosse, seront évidemment remplacés par d’autres et ainsi de suite…

Bien entendu, François Hollande se veut rassurant. Ces implantations de migrants aux quatre coins de la France se feront « avec, bien sûr, la volonté des élus, en pleine concertation avec eux […] » ! Témoin, d’ailleurs, cette scène houleuse dans une salle comble de ce village de 700 habitants, à Valfleury dans la Loire, quand Isabelle Surply, une élue Front national, interroge le secrétaire de préfecture (préfet et sous préfet ayant sans doute plus urgent à faire, ce jour-là), en substance :

Quelle est la nature de la décision juridique imposant 50 migrants au village ?
Pourquoi laisse-t-on mourir nos sans-abri – 6.000 Français ces deux dernières années – et trouve-t-on de l’argent pour ouvrir des CAO ?
Qui va payer ?
Les migrants seront surveillés 7 jours sur 7 : sont-ils dangereux qu’il faille les surveiller à ce point-là ?

La « stricte » et « seule » réponse du secrétaire au milieu de son aréopage ? Ils ne sont que des « fonctionnaires, nous obéissons au gouvernement de la République en fonction des lois votées ». Cela ne vous rappelle rien ?

« Une France capable d’être digne, d’être humaniste et en même temps responsable parce que nous avons des règles claires (sic) », se gargarise l’homme à scooter. Très claires, en effet, et appliquées à la lettre. « Il ne peut y avoir en France de camps », susurre-t-il encore. CAO et autres CADA, c’est, en effet, très différent…

Caroline Artus

Boulevard Voltaire

Une jungle calaisienne à Paris ?

« Nous devons démanteler complètement, définitivement le camp » de Calais, a lancé François Hollande à son arrivée dans la ville portuaire ce lundi matin. Il expliquait, deux jours avant, que la France ne serait pas un pays « où on trouvera des campements » de migrants… Vérification à Paris.


Une jungle calaisienne à Paris ? par bvoltaire

Boulevard Voltaire

Les livres djihadistes colonisent toujours les rayons de la Fnac

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Depuis deux ans, le nombre de livres de droit musulman préconisant le djihad offensif et les châtiments prévus par la charia se multiplient dans les Fnac parisiennes. Déjà en janvier 2015, nous avions repéré l’ouvrage La Voie du Musulman du cheikh algérien al Jazairi, référence des salafis saoudiens, Fnac Montparnasse. En novembre 2015, c’est un guide parfait de la police islamique qui a été trouvé à la Fnac des Halles, recommandant de briser les instruments de musique et les tableaux, et pire, de tuer les non musulmans : « Il n’y a aucun mal à tuer un incroyant et le musulman qui tombe au combat acquiert le statut de martyr (shahîd). »

Maitre Gilles-William Goldanel a pour le compte de l’association Avocats Sans Frontières saisi la justice pour faire cesser cette diffusion permettant aux esprits faibles de justifier des attentats sur notre sol.

Jeudi 22 septembre 2016, nous avons trouvé à la Fnac des Halles le livre Le Wajiz ou Le sommaire de la jurisprudence, écrit par le « savant » égyptien Abdeladhim Ibn Badaoui. Edité par un des principaux éditeurs wahhabite du monde basé à Riyad, l’International Islamic Publishing House, il contient comme tout ouvrage de jurisprudence sunnite, un chapitre sur les « sanctions légales », comme la condamnation à mort de l’apostat, les « cent coup de fouet » pour les « fornicateurs célibataires », et la lapidation de la femme non mariée qui vient d’accoucher. Ce dernier avis est basé sur la jurisprudence du cas d’une femme nommée Ghamidiya, « coupable » d’être tombée enceinte lors d’une relation adultère. La suite de l’histoire montre toute la cruauté du « prophète » Mahomet :

« Un homme des Ansars s’est engagé à l’héberger pendant cette période. Quand elle a eu accouché, il est allé dire au Prophète : « Ghamidiya a accouché ». Ce dernier lui a dit : « On ne doit pas la lapider et laisser son bébé sans personne pour l’allaiter ». C’est alors qu’un homme des Ansars s’est levé et a dit : « Je m’occupe de son allaitement, O Prophète d’Allah ». Le Prophète a alors ordonné sa lapidation[1]. »

Ce manuel de charia est « inscrit au catalogue de la Bibliothèque Nationale du Roi Fadh » précise l’éditeur. Son chapitre intitulé « Le livre du Djihâd » n’est pas plus rassurant :

« Il faut savoir qu’il est recommandé de faire fréquemment le djihad et ce, d’après les versets, les hadith et les propos des compagnons et des adeptes qui ont mentionné ce sujet. Le djihad est obligatoire au moins une fois par an, car le Prophète, depuis qu’il lui a été ordonné, ne l’a pas délaissé une seule année et suivre son exemple est une obligation. (…) Il faut que tout le monde sache qu’en islam, les hostilités ne sont déclarées qu’après un ultimatum où l’ennemi devra choisir entre trois options : la conversion à l’islam, le payement d’un tribut, ou, en dernier lieu, la guerre. On peut dénoncer un pacte éventuel et déclarer les hostilités avant tout ultimatum s’il y a lieu de craindre une trahison, le pacte ne se concluant qu’avec les Gens du Livre (Ahl al-Kitab) qui acceptent le pacifisme de l’islam et le payement du tribut (jizya). Sinon, aucun pacte ne doit se conclure sauf si les musulmans se trouvent en état de faiblesse, et dans ce cas, cette disposition doit être provisoire[2] »

On comprend mieux les accords de paix systématiquement rompus par le Hamas en Israël. Pour ceux qui persistent à présenter le djihâd comme une action de légitime défense, un hadith suit l’explication :

« Quand le Messager d’Allah désignait quelqu’un à la tête d’une armée ou d’une expédition, il disait : « Partez à la conquête pour la cause d’Allah ! Combattez ceux qui nient Allah ! » (rapporté par Bouraida).

Ibn Badaoui poursuit la leçon en précisant : « Le djihad est obligatoire pour tout musulman, pubère, sain d’esprit, libre, mâle, apte à combattre, ayant suffisamment de nourriture pour lui et pour sa famille pendant son absence[3] ».

Badaoui rappelle ensuite que le Prophète a autorisé les jeunes à faire le djihad dès l’âge de quinze ans.

Ce livre a été photographié par Paris Match dans la chambre d’un jeune parti faire le djihâd en Syrie, lors de l’interview de ses parents début 2014. Combien de jeunes musulmans ont-ils été poussés à passer à l’action après s’être conditionnés par cette littérature ?

Comment s’étonner que l’idéologie djihadiste prospère en France alors que la plus grande chaine de librairie sur son sol est autorisée par l’Intérieur –parfaitement au courant- à la diffuser ?

Observatoire de l’islamisation, 26 septembre 2016.

[1] Abdeladhim Ibn Badaoui, Le Wajiz, éditions IIPH, 2011, page 514

[2] Op. Cit. page 566

[3] Op. Cit. page 568

 

Islamisation.fr

Julien Rochedy à propos de la remigration

«L'Asile-spray» : au Danemark, un parti distribue des vaporisateurs pour se protéger des migrants

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La formation anti-immigration «Parti des Danois» a fait parler d'elle en distribuant, dans les rues de la ville de Haderslev, des sprays présentés comme la seule «arme légale efficace» contre le «problème» des migrants.

Ces derniers jours, les habitants de Haderslev, au Danemark, ont pu se procurer gratuitement des «Asile-spray» – des sprays permettant, selon les militants du Parti des Danois, de repousser les éventuels assauts de migrants. Une campagne choc qui faisait écho aux récentes agressions rapportées par des jeunes femmes dans des boîtes de nuits de la ville portuaire .

Sur l'emballage des vaporisateurs en question, les membres du parti-immigration avaient inscrit, outre le nom «Asile-spray», les mots «efficace» et «légal», en danois (il s'agissait en effet des bombes pour cheveux, et non des bombes au poivre, interdites au Danemark).

Si l'opération était de toute évidence conçue dans un soucis de communication, ses organisateurs se sont défendus de toute volonté de choquer. «Je ne crois pas que cela soit provocateur», a ainsi déclaré le fondateur du parti danois, Daniel Carlsen, à la chaîne télévisée TV Syd. «Nous nous attaquons à un véritable problème de notre société, dans laquelle de nombreux Danois se sentent en insécurité – en partie parce qu'il y a trop de migrants dans ce pays, et en partie parce que nous ne sommes pas autorisés à nous défendre», a poursuivi le leader anti-immigration, qui a également indiqué que 137 personnes avaient accepté les sprays qui leur avaient été offerts.

Des réactions variées

La distribution «d'armes légales» n'a toutefois pas été du goût de tout le monde : une jeune femme du nom de Charlotte Bech, originaire de la ville danoise Silkeborg, a par exemple déclaré à la télévision TV Syd, selon le site anglophone The Local, qu'il était difficile de ne pas être indigné par cette campagne.

«[Les migrants] ont traversé tellement de choses [pour arriver jusqu'ici], et à présent nous leur disons qu'ils sont indésirables au point que nous devons utiliser des sprays contre eux. [...] Il n'est pas acceptable de faire une telle blague sur ce sujet», a déploré la jeune femme.

Diana Nielsen, une autre personne interrogée, n'a pas été de cette opinion : «C'est une très bonne chose. [...] Ce sont après tout contre eux [les migrants] que nous nous protégeons en ce moment», a-t-elle souligné.

Des opérations de communication liées à la crise migratoire européenne

Le Parti des Danois, à l'origine de l'initiative, est un habitué des déclarations et opérations polémiques. La formation a notamment utilisé une affiche sur laquelle on pouvait voir un enfant blanc en train de jouer, accompagné de la phrase : «Vos enfants méritent un Danemark danois», et a critiqué la présence de joueurs d'origine africaine... en équipe de France de football.

Comme de nombreux autres pays européens, le Danemark fait face depuis deux ans à une crise migratoire d'ampleur inédite. En 2015, 21 000 personnes ont obtenu le statut de réfugiés dans le pays, ce qui en fait l'un des Etats de l'Union européenne au plus grand nombre de réfugiés par habitant, derrière la Finlande, l'Autriche, l'Allemagne et la Suède.

Rt.com

mardi, 27 septembre 2016

Calais: Marine Le Pen veut renvoyer "les clandestins dans leur pays"

La présidente du FN réclame un changement de la politique d'immigration française, et dénonce "la dérive absolue" du droit d'asile.

Initiative «Contre l’immigration de masse»: un pari impossible à tenir

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La solution adoptée par le Conseil national peut se justifier politiquement, mais une mise en œuvre stricte de l’art. 121a, qui soit en même temps conforme à l’accord sur la libre circulation des personnes est tout simplement irréalisable, est convaincue Véronique Boillet

Le dernier acte de la pièce de politique migratoire la plus populaire de notre pays – celle dont les trois coups avaient été frappés par l’acceptation au rasoir de l’initiative «Contre l’immigration de masse» – est-il en passe de trouver son dénouement?

Oui, si l’on en croit la récente décision du Conseil national, qui a suivi pour l’essentiel les propositions de sa commission des institutions politiques (CIP) pour la mise en œuvre de l’art. 121a de la Constitution fédérale. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Ce projet contient deux mesures principales: une clause de sauvegarde et un système de préférence nationale light. Instantanément désapprouvé par l’UDC qui considère qu’il ne met pas suffisamment en œuvre l’art. 121a, le projet bénéficie en revanche du soutien de la majorité des partis, au motif qu’il serait conforme à l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP).

Pour rappel, les autorités avaient d’emblée considéré que les objectifs définis par l’art. 121a n’étaient pas conciliables avec l’ALCP et qu’à défaut de solution négociée avec l’UE, la mise en œuvre de cette disposition constitutionnelle exigerait la dénonciation de l’Accord. La commission – suivie par le plénum – a tenté de démontrer le contraire.

Clause de sauvegarde

Tout d’abord, la CIP propose d’impliquer le Comité mixte (composé de représentants de la Suisse et de l’UE) pour tout actionnement de la clause de sauvegarde – rendant ainsi ce système conforme à l’ALCP. Ce faisant, la CIP a fait le choix de se distancier du texte de l’art. 121a pour privilégier le respect du droit international et concilier ainsi les objectifs de limitation de l’immigration (prévus par cet article) avec le maintien de la libre circulation.

Si un tel choix peut se justifier – à nos yeux – d’un point de vue politique, il n’en demeure pas moins que cette clause de sauvegarde ne respecterait pas l’art. 121a, principalement en raison du fait que la Suisse ne pourra pas gérer l’immigration «de manière autonome».

Quelles pourraient en être les conséquences juridiques? Notre Constitution excluant tout contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales, il ne sera pas possible de faire valoir la non-conformité de cette clause. En somme, les partisans d’une application stricte du texte de l’art. 121a n’auront qu’une solution: celle de s’opposer à l’entrée en vigueur de la loi fédérale en déposant une demande de référendum. Et si une telle demande devait aboutir, puis l’emporter, le législateur se retrouverait – retour à la case départ – dans la même impasse qu’au lendemain du 9 février 2014.

Préférence nationale incompatible avec l’accord

Deuxième épine (dorsale) du projet de la CIP, la préférence nationale light: selon les informations rendues publiques à ce sujet, il s’agirait pour le Conseil fédéral de définir des seuils d’immigration à partir desquels les employeurs seraient tenus de communiquer la liste des postes de travail vacants aux Offices régionaux de placement – privilégiant ainsi les résidents.

Un tel principe, puisqu’il implique une différence de traitement en fonction de la résidence, est discriminatoire et donc incompatible avec l’ALCP.

Reste à déterminer les conséquences d’une telle incompatibilité. A cet égard, rappelons que le Tribunal fédéral a récemment précisé qu’en cas de conflit, l’ALCP prime les lois fédérales. Face à une telle mesure discriminatoire, l’ALCP l’emportera donc sur la loi fédérale instituant une préférence nationale.

Réaction possible de l’UE

Il n’en demeure pas moins que les Européens risquent de devoir faire face à des difficultés lorsqu’il s’agira de contester l’application de ce principe de préférence nationale. En effet, non seulement l’identification des voies de recours est très complexe, mais en plus la preuve d’une discrimination en raison de la nationalité est difficile à apporter – si tant est qu’elle puisse même être découverte.

Signalons aussi que le principe de la préférence nationale est susceptible d’entraîner une réaction de la part de l’UE. Cette dernière est en effet en droit d’engager une procédure de règlement des différends devant le comité mixte, voire même de dénoncer l’accord – ce qui aurait pour conséquence d’actionner la «clause guillotine» et de mettre ainsi un terme au premier paquet des bilatérales. Reste que la réaction de l’UE, guidée par des considérations politiques, est hautement imprévisible.

Pari impossible à tenir

Au final, le projet de la CIP avalisé par le Conseil national ne nous apparaît pas comme la solution miracle. La commission n’est pourtant pas à blâmer: une mise en œuvre stricte de l’art. 121a, et en conformité avec l’ALCP (soutenu par le peuple et les cantons de manière bien plus nette que l’initiative en question), est à notre sens tout simplement irréalisable.

Si ce n’est son abrogation, une modification de ce dernier article, nous permettant de respecter nos engagements internationaux, paraît donc nécessaire. Reste à déterminer si une telle proposition aurait les faveurs, in fine, du citoyen.

Véronique Boillet est professeur assistante à l’Université de Lausanne

Letemps.ch

IMMIGRATION / LA RIPOSTE CONTRE LES CAMPS DE MIGRANTS

Nos responsables politiques face à l’islam

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A droite, la stratégie des candidats sur le sujet de l’islam est relativement claire.

Le rapport que j’ai publié avec l’Institut Montaigne a suscité un certain nombre de réactions politiques, notamment à droite mais finalement assez peu à gauche. Pourquoi ? Parce que ses résultats peuvent mettre certains mal à l’aise. Du côté de la gauche de la gauche, où les musulmans sont volontiers présentés comme les nouvelles victimes de l’ordre libéral et de la répression policière, constater qu’un certain nombre d’entre eux, notamment des jeunes, utilisent la religion – et pas une adhésion à des idéologies politiques plus classiques – pour manifester leur rébellion n’est pas très agréable. Surtout quand il s’agit de la version la plus rétrograde possible de la religion qui se confond avec l’ordre patriarcal le plus brutal.

Au sein de la gauche de gouvernement, les résultats vont diffuser peu à peu mais elle a été jusqu’alors très discrète. A droite, où le sujet de l’islam est l’occasion d’une surenchère continue, Alain Juppé a sagement constaté la divergence idéologique à l’œuvre parmi les musulmans de France et en tire les conclusions : il faut mobiliser la majorité silencieuse pour aider à ramener dans le droit chemin ceux qui sont tentés par la sécession idéologique. Pendant ce temps, d’autres voudraient y voir au contraire la preuve de l’impossible assimilation des musulmans qui seraient décidément incapables de devenir français. A l’extrême droite enfin, sans surprise, Marion Maréchal-Le Pen et Robert Ménard se sont saisis d’un chiffre (les 28 % adeptes d’un islam de rupture) sans comprendre ce qu’il signifiait. Mais peu importe pour eux, il fallait agiter un chiffon rouge et faire peur, encore et toujours.

Vision catastrophiste. La stratégie des candidats sur le sujet de l’islam est relativement claire. Marine Le Pen a choisi de recentrer son discours sur le sujet qui tient en une phrase : « On vous l’avait bien dit ». Alain Juppé se tient aussi à sa ligne générale : il faut pacifier le pays et surtout ne pas agiter les peurs et les démagogues, au risque sinon « de finir dans la guerre civile ». Nicolas Sarkozy fait le pari inverse : pour attirer les électeurs du Front national, il fait du sujet islam/identité le cœur de sa campagne et n’hésite pas à jouer sur le sentiment de déclassement national et une vision catastrophiste de la situation de la France.

Son émission de télévision sur France 2 le 15 septembre était très éclairante. Il a parlé longuement et sur à peu près tous les sujets, y compris économiques, de « défendre la civilisation européenne ». Il s’est retrouvé ainsi en porte à faux face à un petit patron militant du Front national qui lui disait qu’il fallait rompre avec la directive sur les travailleurs détachés. Espérant séduire cet électeur d’extrême droite, Nicolas Sarkozy lui a dit : il faut plus d’Europe pour défendre notre civilisation. A quoi le militant FN lui a répondu que son sujet, c’était la concurrence déloyale des salariés roumains à 218 euros par mois, pas la civilisation européenne. Autre exemple, la polémique sur les Gaulois : « Quand on devient français, on a des racines gauloises », a-t-il déclaré en début de semaine dans le Val-d’Oise. En fin de semaine, à Perpignan, devant les harkis, « nos ancêtres étaient les Gaulois » mais aussi « les tirailleurs musulmans ». Il est vrai que le public avait changé…

 

L’islam de France a besoin d’une politique. Parce qu’il faut bâtir une nouvelle organisation. Sur ce sujet comme sur d’autres, l’urgence, c’est l’action. Pas l’invective ou la démagogie.

 

Quelques vérités chiffrées sur l’immigration

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Pour accéder au document, cliquez ici

L'imâm pro califat décoré par Alain Juppé - Mosquée de Bordeaux

Valence (26) : mutinerie au centre pénitencier, 2 surveillants blessés

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Selon des informations obtenues par LCI auprès d’une source pénitentiaire, une mutinerie a eu lieu dans la maison centrale du centre pénitentiaire de Valence ce dimanche soir.

Selon un communiqué de presse du ministère de la justice, «des détenus ont agressé des personnels de l’administration pénitentiaire et leur ont dérobé leurs clés. Deux surveillants ont été blessés et conduits à l’hôpital. Aucun agent n’a été pris en otage». Les détenus ont ensuite ouvert des portes de cellules dans ce quartier et provoqué des départs d’incendie, qui ne se sont pas propagés […]

Islamisme.fr

Livre Jaroslav et Djamila de Sarah Vajda

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Le premier semestre de cette année a été marqué par le retour du féminisme. Des essais comme celui de Gabrielle Cluzel, Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme, ont fait le constat de l’échec des idéologies ayant fait le lit d’une société libérale et multiculturelle bien plus violente envers les femmes.

Le cinquième roman de Sarah Vajda s’intitule Jaroslav et Djamila. Il aurait pu s’appeler Djamila tout simplement, comme figure éternelle d’une femme arrachée à son destin. Djamila fut d’abord Mila jusqu’à ses 15 ans. Petite-fille de harki du côté de sa mère, de dynastie islamique marocaine du côté de son père et, surtout, petite-fille de France. Sauf que sa mère meurt. Sauf que son père la « ramène » au bled. À partir de là, mariage de raison pour un retour au bras de Mehdi – le bon mari, dans le neuf-trois. Ne pas avoir vécu d’aventure amoureuse la rend folle. Elle croise Jaroslav en exil depuis l’Ukraine. L’histoire d’amour réside dans cette « brève rencontre ».

Cette histoire est tissée par le narrateur, à travers le dialogue qu’il a avec le jeune Nico. Ces deux hommes sont comme les archétypes honnêtes de l’ancien et du moderne. Le narrateur est un médecin qui a tout connu, surtout la souffrance, et qui est sorti de sa propre histoire.

Nico est un jeune homme, étudiant en sociologie, assoiffé de justice. Il se penche sur Djamila pour étudier l’acculturation…

 Pour rendre justice à Djamila, ces deux-là vont s’amuser à faire le procès de l’oncle Hafez qui œuvra au mariage dit de raison de sa nièce. Le narrateur, en sage, prend la défense de l’oncle en plaidant pour la tradition… Sa sagesse flirte avec le cynisme.

« Ajoutons ici que l’affaire eut lieu en territoire marocain et non en République française. Quel crime vraiment de tenir pour la nécessaire protection de la femme, de vanter le mariage… »

Nico, lui, plaide la raison et l’amour, accessibles à tous pour reconnaître qu’un homme égale une femme. Il convoque toute la pensée et la littérature dans un discours romantique et, parfois, pathétique.

« On saurait vous répondre qu’un crime commis au nom du ciel mérite plus grand châtiment qu’un crime né de la faiblesse humaine et je sais, dans l’éther, des milliers d’amants séparés, de filles sacrifiées et d’enfants empêchés de naître, qui au secours de ma démonstration aisément se lèveraient. »

Mais après cette joute verbale, Djamila oppose sa personne, sa vérité. Que sont tous ces discours face à sa vie ?

« On se tait. Il s’agit de presque rien, de ma vie, vous parlez de ma vie. À quel titre ? En quel nom ? Que savez-vous de moi, vous qui parlez pour moi. Juste un stéréotype. Sept milliards de voix saturent le silence. Je n’existe pas et ne suis pas une autre. Personne. Un nom dans le dossier « acculturation » de Nico, lettre D. Djamila. »

Amoureux de la modernité, amoureux de la tradition, peu importe : la réalité est le multiculturalisme, ultime phase du libéralisme qui arrache l’être à son destin, la femme à ses possibles.

Kateri Andami

Boulevard Voltaire

À quand la révolution schismatique de l’islam ?

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Le pape François a reçu, samedi 24 septembre, les rescapés et les proches des victimes de l’attentat de Nice. Ce faisant, le pape était dans son rôle. Quoi de plus normal ? Un rabbin, un évêque et un imam furent aussi du voyage. Témoignage sans équivoque d’un idéal œcuménique. Cette invitation des trois religions du Livre est un message fort adressé à toutes les communautés religieuses sur ce que doit être l’universalité de la compassion.

 Les messages de cet ordre adressés par les plus hautes autorités d’un culte n’ont rien d’anodin. Ils sont un symbole hyperbolique et véhiculent une image forte qui va au-delà de la simple pensée des dogmes monothéistes. Si nous sommes conscients et convaincus du bien-fondé de tels messages, il faut être vigilant sur tout ce qui pourrait être exploité, voire surexploité par des porteurs de convictions moins humanistes.

En effet, quelle est la perception de l’islam extrémiste et ultra-orthodoxe lorsqu’un pape embrasse le Coran ? Quel message reçoit-il ? On est en droit de s’interroger ! Certes, les savants du Livre les plus ouverts y verront le témoignage d’une foi universelle. Mais il est à craindre que tous n’en tireront pas cette conclusion. L’image d’un pape embrassant le « saint Coran » ou les pieds d’un migrant pourrait être contre-productive et assimilée à une soumission par une partie de l’islam la moins évoluée.

Faut-il rajouter qu’en terme d’évolution, nombreux sont ceux qui condamnent à juste titre la religion musulmane dans ce qu’elle a de plus violent, rétrograde et anachronique.

Il est vrai que la chrétienté en Occident a eu aussi ses lentes évolutions.

Ainsi, il faut rappeler que le concile de Trente, qui se déroula entre 1545 et 1563, décréta parmi d’autres choses que l’interprétation des résultats scientifiques incombait à l’Église. Et il aura fallu 300 ans après son procès pour que l’Église catholique réhabilite Galilée, lors du discours de Jean-Paul II aux participants à la session plénière de l’Académie pontificale des sciences le 31 octobre 1992.

Depuis le XVIe siècle, l’Église fait progressivement son mea culpa sur ses « hétérodoxies ». Malheureusement, tel n’est pas encore le cas de toutes les religions ! N’est-il pas temps que l’islam fasse sa révolution schismatique ?

Richard Pascal

Boulevard Voltaire

La guerre doit être totale, sinon elle sera perdue

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Dans l’attente de l’offensive qui se prépare pour reconquérir Mossoul, dès que le massacre qui frappe Alep, où la population sert de bouclier humain aux djihadistes, sera accompli, c’est la débandade au sein des groupes combattants de Daech.

Mais il s’agit d’une désertion bien organisée : les Maghrébins qui quittent la Syrie et l’Irak le font avec des ordres bien précis :
1) Provoquer la panique dans tous les pays du nord de l’Afrique : Égypte, Tunisie, Algérie, Tchad, Niger et même au Maroc, en conflit ouvert, et de plus en plus brûlant, avec les « Sahraouis ».
2) S’infiltrer parmi les migrants afin de pénétrer en Europe et perpétrer des attentats multiples de toutes sortes.

En Libye, dans un premier temps, nombreux rejoignent les villes de Syrte, Ajdabiya, Sabratha, Derna et même Tripoli, afin de prêter main-forte aux groupuscules qui poursuivent désespérément le combat. Ils rentrent dans la clandestinité et s’infiltrent dans les cellules dormantes, notamment en Europe et plus particulièrement en France et en Belgique.

Le politologue libyen Ezzedine Aguil met en garde : « La lutte contre le terrorisme fait désormais partie du quotidien des citoyens de tous les pays concernés. On sait qu’il y a des milliers de cellules dormantes dans le monde. Il faut donc s’adapter et se protéger avec de nouvelles procédures d’alerte. La lutte contre le terrorisme ne peut réussir qu’avec l’appui des citoyens. » Il ajoute : « Face à ces bombes à retardement, il ne faut pas baisser les bras car c’est un danger continu auquel il faudra prêter une très grande attention. Le risque terroriste fait également partie du quotidien de chaque pays. »

Le ministre de la Défense de Tunisie, Farhat Horchani, a déclaré, lors de la conférence sécuritaire de Paris, le 6 septembre dernier : « Le nombre de Tunisiens dans les rangs de Daech, en Libye, est de l’ordre d’un millier environ et ils constituent une menace sérieuse pour la Tunisie.

Certains rentreront au pays mais d’autres se dirigeront vers le sud et l’ouest, notamment les binationaux franco-tunisiens. » Il termine en précisant que « les pays gèrent la question du terrorisme au jour le jour, alors que la guerre doit être totale. Si le terrorisme n’est traité que sur le plan sécuritaire et militaire, la guerre sera perdue. Le terrorisme, c’est une pensée, une culture, qui se forge dans l’esprit des jeunes. Il faut créer un autre type de discours religieux car il est impératif d’inculquer à ces jeunes que l’islam, ce n’est pas ça, sinon nous aurons, dans quelques années, un monstre encore plus dangereux que Daech. »

 Tous les pays sont donc appelés à établir une stratégie de guerre totale contre ce fléau. Les pays du Maghreb n’hésitent pas à abattre les terroristes qui tentent de pénétrer chez eux sans se poser des questions sur les valeurs ou les droits de l’homme.

Ces questions, nos gouvernants doivent se les poser. Elles s’imposent à nous. Alors, ne nous faisons pas d’illusions : sans mesures plus radicales, cette guerre, nous la perdrons !

Manuel Gomez

Boulevard Voltaire

Migrants de Calais, l’impossible équation

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Le plan de Bernard Cazeneuve pour démanteler la « jungle » en répartissant les demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire provoque une levée de bouclier à droite.

 

Une visite très symbolique pour déminer une polémique à haut risque. François Hollande est aujourd’hui à Calais pour rencontrer les forces de l’ordre, ainsi que les acteurs socio-économiques et associatifs. Son déplacement - initialement programmé le 14 juillet puis reporté - intervient en pleine crispation autour du plan de Bernard Cazeneuve pour démanteler la « jungle » où vivent de 7 000 à 10 000 migrants rêvant de passer vers l’Angleterre.

Répartir les réfugiés

Le ministre de l’Intérieur a annoncé que le camp de la Lande (son nom officiel) fermerait avant l’hiver. Les migrants pouvant déposer une demande d’asile seront répartis dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO), conçus comme des sas vers l’obtention du statut officiel de réfugiés. Les autres seront expulsés. Le ministère de l’Intérieur a rappelé lundi dernier dans un communiqué que, depuis le début de l’année, 1 384 étrangers en situation irrégulière avaient été reconduits à la frontière. Mais pour Calais, le ministère de l’Intérieur affirme que 80 % des migrants sont de vrais réfugiés « inexpulsables ».

Pour parvenir à démanteler la jungle, Bernard Cazeneuve cherche à mobiliser 9 000 places supplémentaires sur l’ensemble de la France. Ces places viendront essentiellement de centres gérés par des grandes entreprises publiques ou des groupes de tourisme social. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et sa collègue du Logement Emmanuelle Cosse ont écrit aux élus pour leur promettre que l’ouverture des CAO se ferait en concertation et n’aboutirait pas à la dispersion de « mini-campements ».

Laurent Wauquiez chef de file de l’opposition

Une réponse à la levée de boucliers qu’a provoquée à droite l’annonce du plan. Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône Alpes, en tête de la fronde, a lancé une pétition pour dire « non à la création de « jungles » sur l’ensemble du territoire national ».

En visite à Calais mercredi dernier, Nicolas Sarkozy a, lui, mis en cause, la gestion du dossier par le gouvernement.

L’ex-chef de l’État, qui avait fermé le camp de Sangatte en 2002, a affirmé qu’en cas de retour au pouvoir, il réclamerait la renégociation des accords du Touquet, qui répartissent les responsabilités entre la France et l’Angleterre dans l’accueil des migrants. Traité signé le 4 février 2003, après le démantèlement de Sangatte… par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et son homologue britannique, David Blunkett.

Ali, 34 ans, sa femme Tahriir, 35 ans, et leurs deux enfants, Nabaa, 14 ans, et Abdullah, 6 ans, viennent de Bagdad, en Irak. Ils font partie des réfugiés pris en charge par la France à l’automne 2015 pour soulager l’Allemagne, après l’importante vague d’immigration de l’été.

En septembre 2015, la petite famille est arrivée à Cergy, dans le Val-d’Oise, où elle a d’abord été placée dans un camp. L’arrivée de leur convoi, parmi les premiers en France, s’est faite sous les projecteurs et a eu le droit à la visite des officiels : « Cazeneuve, Hollande, Bartolone sont venus voir le camp… Les conditions d’accueil étaient idéales. D’où leur surnom de “réfugiés cinq étoiles”, parce que, par rapport à d’autres, ils ont eu un traitement très particulier, qui s’est complètement essoufflé par la suite », commente Patrick Paskewiez, le responsable du Secours populaire du Val-d’Oise, qui gérait le camp.

Un mois plus tard, tous les réfugiés ont été répartis dans différentes villes du département. C’est comme ça que la famille Merkath a atterri à Courdimanche, une commune d’un peu plus de 6 000 habitants située dans la banlieue ouest de Cergy. Ici, la ville a mis à leur disposition un des logements de fonction d’une école élémentaire, un joli quatre pièces avec vue sur la cour de récréation où s’amuse tous les jours Abdullah, scolarisé en CP.

Photos de famille, télévision, théière orientale et plat en céramique : la municipalité leur a fourni tout le mobilier, si bien qu’on pourrait penser que la famille a toujours vécu ici. « On n’imaginait pas que ça se passerait si bien en France. Qu’on aurait un appartement, les enfants à l’école… Avec nos voisins, des Français, ça se passe très bien. Ils nous aident pour faire les démarches administratives », s’enthousiasme Ali, qui dispose maintenant d’un titre de séjour de dix ans.

« Un pays social »

Ali était journaliste pour la ville de Bagdad quand une bombe a explosé devant leur maison. Tahriir en a encore des morceaux dans le corps. C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé de partir. C’était en 2014.

Au bout de plusieurs mois passés en Turquie, la famille a payé un passeur (environ 8 000 €) pour aller « peu importe où, tant que c’était en Europe », se souvient Ali, cheveux gominés et cigarette électronique à la bouche.

Après un long voyage, essentiellement à pied, une carte à la main, jusqu’en Hongrie, ils sont arrivés en Allemagne. C’est là que la France leur a proposé, ainsi qu’à quelques centaines d’autres personnes, de trouver refuge dans l’Hexagone. Ce qu’ils ont accepté : « On s’est dit que ce serait mieux pour les enfants ici, que c’est un pays social », se réjouit Ali, entre deux gorgées de thé à la cardamome.

Aujourd’hui, lui cherche un travail de mécanicien, elle, une formation dans la coiffure, « mais si on accepte que je travaille en arabe, je suis prête à tout ! », sourit Tahriir, chemise bleue et cheveux au carré.

Leur manque de maîtrise du français reste en effet le principal frein à leur accès au travail alors, quand ils ne sont pas à un de leurs nombreux rendez-vous administratifs, Ali et Tahriir passent une grande partie de leur temps à essayer de progresser dans la langue de Molière en regardant des vidéos, par exemple.

Pour leurs enfants, le français n’est pas vraiment un problème. Le petit Abdullah parle déjà très bien, en témoignent des vidéos qu’Ali garde sur son téléphone portable. Quant à Nabaa, son français est encore un peu timide, mais elle parvient à suivre sa classe de 4e sans problème.

Ne retourner en Irak qu’en « touriste »

L’arrivée en France a avant tout été synonyme de liberté pour la jolie brune : « Ici, c’est mieux qu’en Irak ! En tant qu’adolescente, là-bas, je n’aurais pas le droit de faire grand-chose, et je devrais toujours porter un foulard. Ici, je peux même m’inscrire à des activités comme le hip-hop ! », se réjouit Nabaa. « Peut-être que dans vingt ou trente ans, l’Irak les acceptera habillées comme elles le sont ici ? », rigole Ali, en désignant sa femme et sa fille, pantalons et ongles vernis.

C’est d’ailleurs pour pouvoir garder cette liberté que les Merkath ne veulent pas retourner dans leur pays, « sauf en touristes ».

C’est donc en France qu’Ali et Tahriir vont construire leur nouvelle vie. En espérant « aider [leurs] enfants pour qu’ils s’épanouissent pleinement, et pouvoir rendre à la France tout ce qu’elle [leur] a donné. Inch’Allah ! ».

Florence Tricoire

Bien public

lundi, 26 septembre 2016

Le Hongrois Viktor Orban veut créer une ville de migrants en Libye

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Empêcher l’immigration illégale, tous étaient d’accord sur cela à Vienne. 10 pays européens se sont retrouvés pour un sommet éclair en Autriche, des Etats de l’Est de l’Europe, géographiquement placés sur la route des migrants.

Angela Merkel, dont la politique généreuse envers les migrants lui coûte cher électoralement, a un peu durci son discours : “Nous sommes tous unis sur le fait que l’accord pour les réfugiés entre la Turquie et l’Union, et sa mise en oeuvre, sont essentiels. Pour cela, il faut que nous discutions avec la Turquie des conditions finales, qui n’ont pas encore été
réalisées. Et d’un autre côté il est également nécessaire, que la Grèce tout particulièrement, impose la mise en oeuvre du mécanisme One-to-one, par exemple renvoyer les migrants arrivés illégalement.”

Parmi les participants, certains points de vue sont diamètralement opposés, comme ceux du Grec Tsipras, et du Hongrois Orban. Ce dernier constate une réduction du nombre des arrivées via la Méditerranée, depuis la fermeture de la route des Balkans, en mars.

“Nous devons avoir une coopération entre nos pays afin de garder la route des Balkans fermée si l’accord avec la Turquie tient, dit Viktor Orban, et même si cet accord pour une raison ou une autre tombait à l’eau.”

Viktor Orban a une solution radicale pour fermer les portes de l’Europe aux réfugiés : les installer en Libye :“Si nous ne pouvons pas assurer l’unité de la Libye, si nous ne pouvons pas la stabiliser, alors on ne pourra pas créer la gigantesque ville de réfugiés sur la côte méditerranéenne de la Libye où nous devons renvoyer les migrants arrivés en Europe illégalement.”

La question des réfugiés exacerbe les tensions dans les opinions publiques européennes. Elle nourrit la poussée des partis populistes, de quoi attrister le président de Caritas en Autriche :

“Nous n’avons pas une crise des réfugiés en Europe, constate Michael Landau, nous avons une crise de la solidarité, et si nous arrivons à renforcer la solidarité nous serons prêt à agir d’une façon unie et humaine.”

Les barrières dressées en Europe ralentissent les arrivées. 300 000 migrants ont traversé la Méditerranée en 2016, contre 520 000 les neuf premiers mois de 2015.

Euronews