mardi, 15 mars 2016
Plus de 92.000 crimes commis par 30.558 immigrés clandestins relâchés aux États-Unis

Dans de précédents articles, nous constations que la loi fédérale sur l’immigration aux États-Unis est totalement ignorée. Nous avons aussi pu voir que plus de 88.000 envahisseurs clandestins classés comme « menace criminelle » avaient été relâchés sans autre forme de procès.
C’en est ici la conséquence – et comme nous allons le voir, même ces chiffres sont en réalité très minorés.
Traduction de l’article de New Observer.
30.558 immigrés clandestins non-blancs relâchés par le service américain chargé de l’immigration et des douanes (l’ICE), pour pas moins de 92.347 crimes et délits, dont 124 meurtres.
Ces statistiques choquantes sont contenues dans un rapport officiel diffusé par le chef de l’ICE le 11 février 2016.
Selon l’analyse du rapport du Centre pour l’Étude de l’Immigration (CIS), les non-blancs clandestins sont responsables d’une série significatives de crimes au sein des communautés américaines. Il apparaît aussi que l’ICE a relâché à de multiples reprises nombre de ces envahisseurs en dépit de leurs activités criminelles.
Seul un très faible pourcentage – 3 pourcents – des criminels relâchés ont été expulsés du pays, en accord avec les plans du régime Obama pour inonder l’Amérique avec autant de non-blancs que possible.
La plupart des envahisseurs ont droit aux formes les plus généreuses des procédures normales, et sont autorisés à rester dans la nature sans surveillance, tandis qu’ils attendent leur audience devant un juge de l’immigration, audience qui traîne souvent en longueur. Ils sont autorisés à prendre avantage de cette procédure inefficace bien qu’ils aient plus de risque de commettre un nouveau crime ou délit que d’obtenir un statut légal connu sous le nom de « prioritisation » au sein de la directive présidentielle « attraper et relâcher ».
Les meurtriers ont été associés à plus de 250 communautés différentes aux États-Unis, les plus concentrées étant en Californie, dans l’État de New York et au Texas.
Manif de clandestins
Rien qu’à être entrés illégalement dans le pays, ils sont pires que des criminels : des envahisseurs. Mais certains font du cumul…
La liste de l’ICE ne dit même pas tout de la criminalité des envahisseurs non-blancs aux États-Unis, parce que sa liste ne contient pas les envahisseurs relâchées par plus de 300 prétendues « villes sanctuaires » et ceux que l’ICE a refusé de mettre en détention.
[ndt : Les villes sanctuaires sont des villes où la législation sur l’immigration n’est pas appliquée. On compte parmi celles-ci une grande quantité de métropoles comptant des centaines de milliers d’habitants voire des millions comme New York, Los Angeles, etc… De plus, les envahisseurs clandestins qui commettent des crimes s’y concentrent naturellement un peu plus.]
Dans un mémo sur les crimes commis par les clandestins relâchés envoyé au président de la commission du Sénat sur la Justice, Chuck Grassley, l’ICE a indiqué que les « clandestins ont été inculpés pour un total de 135 crimes liés à des homicides, après avoir été relâché de détention par l’ICE. Au 25 juillet 2015, un total de 39 condamnations avaient résulté de ces inculpations. Des 121 clandestins, 2 avaient été condamnés pour des faits liés à des homicides avant d’être relâchés par l’ICE. »
L’ICE a rapporté que 156 clandestins criminels ont été relâchés au moins deux fois par l’ICE depuis 2013. A eux tous, ces criminels avaient déjà un total de 1776 condamnations avant la première libération en 2013, avec comme crimes et délits listés les plus fréquemment les cambriolages, les vols, les agressions sexuelles, et la possession de drogues.
[litanie de description de nombres additionnels de récidivistes et de criminels.]
Le rêve américain : des hordes de mexicains !
Quelques 75 pourcents de ceux relâchés l’ont été à cause de décisions d’un juge – ou parce que leur pays d’origine refusait de les reprendre.
Les pays suivants ont été listés par l’ICE comme n’étant « pas coopératifs pour accepter leur citoyens expulsés » : Afghanistan, Algérie, Burundi, Cap Vert, Chine, Cuba, Érithrée, Gambie, Ghana, Guinée, Inde, Iran, Irak, Côte d’Ivoire, Liberia, Libye, Mali, Mauritanie, Marco, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, and Zimbabwe.
Cependant, vu comme l’ICE traite la plupart des affaires, ce manque de coopération apparaît surtout comme une bonne excuse pour l’inaction !
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"Il faut légiférer d’urgence pour éviter les bébés papiers"

Les 19 officiers de l’état civil de la Région de Bruxelles-Capitale viennent d’adresser une lettre au ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), pour attirer son attention sur un phénomène qui se développe de plus en plus : les reconnaissances de paternité (pré ou postnatales) frauduleuses, en vue d’obtenir un titre de séjour légal.
"Toutes les communes sont confrontées à des cas flagrants de ‘bébés papiers’ . Mais aucune législation n’existe. Légalement, on n’a pas les instruments pour refuser d’acter une reconnaissance de paternité" , regrette Claire Vandevivere, échevine CDH de l’état civil à Jette. D’autant qu’il ne faut pas être le papa biologique pour être reconnu comme le père légal d’un enfant.
Droit de séjour assuré
Il existe plusieurs cas de figure, explique l’échevine jettoise. Il y a les couples (dont l’un n’a pas de titre de séjour) qui souhaitent se marier pour faciliter l’obtention de papiers - après cinq ans de mariage, le droit de séjour est définitif. "Le fait de concevoir un enfant permet de conforter leur dossier de mariage, même si on suspecte qu’il n’y a pas de volonté de communauté de vie durable entre les candidats au mariage" , poursuit Mme Vandevivere.
Jusqu’il y a quelques années, en effet, dès qu’il y avait un enfant en jeu, les juges intimaient aux officiers de l’état civil de célébrer le mariage.
Mais on constate une évolution. "Il arrive maintenant que, dans certains cas, prenant en compte l’ensemble des éléments du dossier, les juges refusent quand même le mariage, tellement c’est flagrant, malgré la présence d’un enfant, qu’il ne s’agit pas d’une union par amour et par volonté de vivre ensemble durablement" , indique l’échevine.
Encore plus flagrant
C’est parfois encore plus flagrant quand il n’y a pas de lien biologique entre le "mari" et l’enfant. "J’ai déjà eu le cas de femmes, en général africaines, qui arrivent en Belgique déjà enceintes et qui font reconnaître leur enfant par un homme belge pour obtenir des papiers. Quand l’enfant est belge, les parents décrochent automatiquement leur titre de séjour. C’est une instrumentalisation de la paternité !"
"Dans un cas très connu, un seul homme a reconnu 17 enfants de 16 femmes différentes ! , illustre Mme Vandevivere. Actuellement, on ne peut pas légalement refuser ces reconnaissances multiples." Il y a souvent de l’argent derrière ce "deal" : la maman doit rétribuer d’une manière ou d’une autre l’homme qui a reconnu l’enfant.
Indices sérieux de fraude
Autre cas possible : l’homme qui n’a pas ses papiers en règle reconnaît un enfant belge; il est alors assuré de pouvoir rester en Belgique.
Plusieurs communes bruxelloises ont acquis le réflexe d’interroger le parquet en cas d’indices sérieux de reconnaissance frauduleuse de paternité : le "père" est déjà marié avec une autre; le "mari" belge est en cohabitation légale avec une autre femme; les "parents" vivent à des adresses différentes… Mais les résultats sont assez décevants compte tenu de la législation actuelle, soulignent les officiers de l’état civil dans le courrier envoyé à Koen Geens.
Si la lutte a été renforcée pour lutter contre les mariages blancs ou gris ainsi que, plus récemment, contre les cohabitations légales de complaisance, il n’y a aujourd’hui aucun moyen légal de lutter contre les "bébés papiers".
On pourrait s’inspirer des procédures existantes dans ces matières pour permettre aux officiers de l’état civil de tirer la sonnette d’alarme en cas de doute sérieux. La procédure serait suspendue, le temps de mener une enquête et d’obtenir l’avis du procureur du Roi. En cas de fraude établie, il faudrait pouvoir annuler la reconnaissance de paternité, ajoutent les officiers de l’état civil bruxellois.
Eviter le "shopping"
Il leur semble aussi "indispensable" de limiter la possibilité de reconnaissances de paternité pré ou postnatales à une seule commune - celle du domicile du parent qui est en règle de séjour. "Aujourd’hui, on peut le faire n’importe où. Et donc on fait son ‘shopping’ . Si ça ne marche pas à Bruxelles, certains pères vont tenter leur chance dans une commune moins confrontée à ce phénomène."
"Il y a urgence à légiférer", insistent les échevins bruxellois. "C’est un sujet très délicat , admet Claire Vandevivere . Les personnes qui n’ont pas de titre de séjour légal ont bien entendu le droit d’avoir des enfants. Il existe évidemment des couples qui veulent sincèrement construire une famille. Ce n’est pas évident de faire la distinction. Mais ce qui est éthiquement insupportable, c’est l’instrumentalisation de la parentalité pour obtenir des papiers."
Annick Hovine
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L’extrême droite allemande célèbre ses « victoires » lors de scrutins régionaux
Le parti d’extrême droite allemand Alternative für Deutschland (AfD) (Alternative pour l’Allemagne) a effectué une percée lors de trois scrutins régionaux, dimanche 13 mars, obtenant de 10 % à 24 % des voix. De son côté, le parti d’Angela Merkel, la CDU, est battu dans deux régions.
Incontestablement, les électeurs de l’AfD ont voulu sanctionner la politique migratoire d’Angela Merkel, mais également, selon les sondages effectués après le vote, ont voulu signifier leur opposition aux injustices sociales.
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Rennes: Des défenseurs des migrants fichés par un site d’extrême droite

Une quarantaine de militants ont porté plainte et réclament la fermeture du site…
Ils sont une quarantaine au total. Tous fichés sur un site d’extrême droite, qui a pioché sur le net leurs photos, leurs communes de résidence, leurs situations familiales et les mouvements pour lesquels ils se battent. Ces militants en faveur des migrants en Bretagne ont porté plainte contre le site Breiz Atao.
Porté par le militant nationaliste Boris Le Lay, Lien : plusieurs fois condamné pour ses propos racistes et antisémites, le site a à plusieurs reprises publié des « fiches » sur des personnes que la rédaction décrit comme « les activistes les plus engagés à Rennes en faveur de l’afro-islamisation de la Bretagne ». « Lien : Cela fait plusieurs années qu’ils utilisent ce procédé. Mais c’est la première fois que nous sommes aussi nombreux sur ces listes », expliquent les militants fichés.
« C’est glaçant, ça fait peur »
Bien décidés à faire retirer ces listes et « à faire fermer le site », les militants ont décidé de porter plainte pour injure publique et provocation à la commission de crimes et délits. Pour nombre d’entre eux, c’est la publication en décembre d’un éditorial où Breiz Atao évoquait sa volonté « d’écraser cet ultime nid de cafards » qui a motivé le dépôt de plainte. « C’est glaçant. Voir sa photo affichée par des gens qui vous détestent, ça fait peur », témoigne une militante.
Joëlle, militante du MRAP et d’Un toit c’est un droit, fait partie des 40 victimes. « Aujourd’hui il y a un contexte de montée de l’extrême droite en Bretagne. Il ne faudrait pas qu’il y a une forme de banalisation de ce discours. Ce site est crapuleux, on est au-delà de la liberté d’expression », témoigne la retraitée.
Un site anti-flics fermé
Le site évoque au quotidien les dangers de « l’envahisseur afro-musulman », et dénonce les « invasions migratoires de l’islam » dans des articles reprenant bien souvent des faits divers.
Hébergé aux Etats-Unis, le site, suivi par près de 6.000 fans sur Facebook, échappe à la législation française. Un procédé similaire avait été utilisé dans Lien : un blog baptisé Vengeance qui fichait les forces de police et membres d’institutions pénitentiaires. Ce site a depuis Lien : été fermé par les autorités.
C.A.
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Calais : trois militants d’extrême droite condamnés à la prison ferme

Trois membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ont été condamnés pour rébellion face à des CRS, lundi 14 mars, par le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Les trois hommes, âgés de 22, 23 et 26 ans, ont été reconnus coupables d’avoir frappé des membres des forces de l’ordre en marge d’une manifestation non autorisée par la préfecture, qui s’est tenue samedi 12 mars à Calais.
La manifestation, qui n’avait pas été autorisée par la préfecture, a rassemblé une centaine de militants extrémistes, qui demandaient l’expulsion des migrants du camp installé à Calais. 14 d’entre eux ont été interpellés à l’issue d’échauffourées avec les forces de l’ordre.
Ce n’est pas la première fois qu’un rassemblement dégénère dans la ville. En février, deux hommes avaient déjà été condamnés à de la prison ferme par le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour port d’arme lors d’une manifestation interdite, organisée le 6 février par le mouvement islamophobe Pegida. Le général Christian Piquemal, 75 ans, ancien patron de la Légion étrangère française, avait également été arrêté à cette occasion.
Le camp de fortune de Calais, baptisé « la jungle », accueille entre 2 000 et 2 500 migrants, selon les estimations. L’Etat a ordonné le démantèlement progressif de la partie sud du bidonville, le 29 février.
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Les flots de clandestins débordent les frontières de Macédoine pourtant fermées, malgré l’armée
Des clandestins passent en Macédoine en traversant une rivière, en ordre bien organisé. La frontière d’Idoméni étant fermée, 2000 immigrants au moins ont néanmoins réussi à entrer en Macédoine en franchissant une rivière où des cordes avaient été tendues d’une rive à l’autre, protégés et guidés par des passeurs dont certains sont en tenues fluorescente dans cette vidéo; des passeurs-guides dont certains sont clairement européens. Les no-borders sont donc au-dessus des lois et de la souveraineté des nations européennes. Aucun interdit ne les retient, les pays européens ne sont plus maitres chez eux et n’osent même plus faire usage de la force pour faire appliquer les lois tant la pression immigrationiste mondialiste est puissante. De l’autre côté de la frontière 12 000 réfugiés, selon les chiffres avancés aujourd’hui, sont prés à employer le même parcours, tandis que de Grèce les policiers complètement débordés et sans moyens réels continuent d’en laisser passer. L’armée macédonienne n’a réussi à stopper que quelques centaines d’envahisseurs… Évidemment quand on refuse de prendre les moyens nécessaires pour se faire respecter…
Un premier groupe d’immigrants était parti vers 10h30 d’Idomeni avec ses bagages (donc sans se cacher) en direction du village de Chamilo suivi par un second groupe. Sans doute s’agissait-il d’un test de la volonté des autorités macédoniennes.
Les deux groupes ont dépassé sans entraves plusieurs troupes de policiers, seulement une petite partie d’entre eux a été stoppée. Le signal dissuasif est si faible qu’une partie des clandestins poursuivaient leur marche vers 17 heures, selon l’AFP sur place.
Les policiers grecs en aval de la Macédoine sont quant à eux complètement débordés. Il est vrai qu’aucun moyen de rétorsion n’est opposé aux délinquants. De toute évidence les frontières des pays européens ont sauté, puisque plus aucune autorité n’affiche sa volonté de les préserver, alors même que sur toutes les ondes les médias tentent de faire croire aux peuples européens que l’immigration serait stoppée. Le traité de Schengen qui devait servir de nouvelles frontières à l’Union n’était donc qu’un piège dressé contre la souveraineté des nations.
Emilie Defresne (emiliedefresne@medias-presse.info)
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«Radicalisations» et «islamophobie» : le roi est nu

Gilles Kepel, Professeur des universités, Sciences-Po - Ecole normale supérieure (dernier ouvrage paru : «Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français», éd. Gallimard, 2015, 352 pp., 21 €) et Bernard Rougier, Professeur des universités Sorbonne-Nouvelle
Le succès du slogan «Islamisation de la radicalité» et le refus des chercheurs, par peur d’être soupçonnés d’islamophobie, d’analyser la spécificité du jihadisme confortent la doxa médiatico-politicienne dans son ignorance de la réalité sociale et son arrogance intellectuelle.
L’une des premières victimes collatérales des attentats de 2015 est l’université française. Alors que les sciences humaines et sociales sont concernées au premier chef pour fournir les clés d’interprétation du phénomène terroriste d’une ampleur inouïe qui a frappé l’Hexagone, les institutions universitaires sont tétanisées par l’incapacité à penser le jihadisme dans notre pays. Cela provient pour une part d’une politique désinvolte de destruction des études sur le monde arabe et musulman - la fermeture, par Sciences-Po en décembre 2010, le mois où Mohamed Bouazizi s’immole par le feu à Sidi Bouzid, du programme spécialisé sur ces questions est l’exemple le plus consternant : ont été éradiqués des pans entiers de la connaissance et notamment la capacité des jeunes chercheurs à lire dans l’original arabe la littérature de propagande salafiste et jihadiste. Mais cela provient aussi d’un interdit idéologique : entre le marteau de la «radicalisation» et l’enclume de «l’islamophobie», il est devenu très difficile de penser le défi culturel que représente le terrorisme jihadiste, comme une bataille à l’intérieur même de l’islam au moment où celui-ci est confronté à son intégration dans la société française.
«Radicalisation» comme «islamophobie» constituent des mots écrans qui obnubilent notre recherche en sciences humaines. Le premier dilue dans la généralité un phénomène dont il interdit de penser la spécificité - fût-ce de manière comparative. Des Brigades rouges et d’Action directe à Daech, de la bande à Baader à la bande à Coulibaly ou Abaaoud, il ne s’agirait que de la même «radicalité», hier, rouge, aujourd’hui, peinturlurée du vert de l’islamisation. Pourquoi étudier le phénomène, apprendre des langues difficiles, mener l’enquête sur le terrain dans les quartiers déshérités où les marqueurs de la salafisation ont tant progressé depuis trente ans, puisqu’on connaît déjà la réponse ? Cette posture intellectuelle, dont Olivier Roy est le champion avec son slogan de «L’islamisation de la radicalité», connaît un succès ravageur car elle conforte la doxa médiatico-politicienne dans son ignorance de la réalité sociale et son arrogance intellectuelle - toutes deux suicidaires. Le corollaire de la dilution du jihadisme dans la radicalisation est la peur de «l’islamophobie» : l’analyse critique du domaine islamique est devenue, pour les nouveaux inquisiteurs, haram - «péché et interdit». On l’a vu avec l’anathème fulminé lors du procès en sorcellerie intenté au romancier algérien Kamel Daoud pour ses propos sur les violences sexuelles en Allemagne, par une douzaine de chercheurs auxquels le même Olivier Roy vient d’apporter sa caution (1).
Le rapport que vient de publier le président du CNRS sous le titre «Recherches sur les radicalisations» participe de la même démarche. On aurait pu s’attendre, de la part d’une instance scientifique, à une définition minimale des concepts utilisés. Il n’en est rien. Le postulat des «radicalisations» est à la fois le point de départ et d’arrivée d’un catalogue des publications et des chercheurs où la pondération des noms cités montre, sans subtilité, le parti pris idéologique des scripteurs. Emile Durkheim, bien oublié par une sociologie française dont il fut pourtant le père fondateur, avait établi l’identité de la démarche scientifique par sa capacité à distinguer les concepts opératoires des «prénotions». Il qualifiait ces dernières de «sortes de concepts, grossièrement formés», qui prétendent élucider les faits sociaux, mais contribuent, en réalité, à les occulter car ils sont le seul produit de l’opinion, et non de la démarche épistémologique de la recherche. Or, l’usage ad nauseam des «radicalisations» (le pluriel en renforçant la dimension fourre-tout) illustre à merveille le fonctionnement des prénotions durkheimiennes par ceux-là mêmes qui en sont les indignes - fussent-ils lointains - héritiers.
Cette prénotion-ci est d’origine américaine. Diffusée après les attentats du 11 septembre 2001, elle prétendait rendre compte des ruptures successives du «radicalisé» par rapport aux normes de la sociabilité dominante. Les analyses qui s’en réclament partent du même postulat propre à la société libérale - celui d’un individu abstrait, sans qualités, atome détaché de tout passé et de tout lien social. L’interrogation initiale porte la marque de l’école américaine des choix rationnels : pourquoi pareil individu décide-t-il de tuer et de mourir ? Son intérêt bien compris n’est-il pas plutôt de vivre le bonheur de l’American Way of Life ? Un commencement d’explication relève des aléas de la biographie individuelle. On présume que l’intéressé a vécu une rupture initiale (humiliation, racisme, rejet…) à l’origine de sa «radicalité», voire de son basculement ultérieur. La révolte attend alors sa mise en forme idéologique.
Pour résoudre l’énigme, l’analyse se tourne alors vers le rôle de l’offre. C’est ici que les postulats de la sociologie individualiste coïncident avec les fiches signalétiques de l’analyse policière. En effet, l’offre en question est incarnée par des «cellules de recrutement» sophistiquées, animées par des «leaders charismatiques» dont le savoir-faire repose sur un jeu subtil d’incitations religieuses, d’explications politiques et de promesses paradisiaques. Resocialisé par l’organisation réseau, l’individu adopte progressivement les modes de perception et d’action qui lui sont proposés. A la fin, il est mûr pour le passage à l’acte. Il est «radicalisé». Le recours fréquent au lexique de la «dérive sectaire» ou de la «conversion religieuse» (même lorsque l’individu en question est déjà musulman) inscrit le phénomène dans un continuum absurde reliant le terroriste Abaaoud au «Messie cosmo-planétaire» Gilbert Bourdin. La messe est dite, si l’on ose dire. Et les crédits de recherches dégagés par l’administration américaine sont allés aux think tanks de Washington où personne ne connaît un mot d’arabe ni n’a jamais rencontré un salafiste.
Venus d’outre-Atlantique et hâtivement mariés par une partie de la recherche universitaire française généraliste et ignorante de la langue arabe elle aussi, le couple «radicalisation - islamophobie» empêche de penser la manière dont le jihadisme tire profit d’une dynamique salafiste conçue au Moyen-Orient et porteuse d’une rupture en valeurs avec les sociétés européennes. L’objet «islamophobie» complète le dispositif de fermeture de la réflexion, car son objectif vise à mettre en cause la culture «blanche néocoloniale» dans son rapport à l’autre - source d’une prétendue radicalité - sans interroger en retour les usages idéologiques de l’islam. Il complète paradoxalement l’effort de déconstruction de la République opéré par les religieux salafistes, main dans la main avec les Indigènes de la République et avec la bénédiction des charlatans des «postcolonial studies» - une autre imposture qui a ravagé les campus américains et y a promu l’ignorance en vertu, avant de contaminer l’Europe.
Quelle alternative, face au défi jihadiste qui a déclenché la terreur dans l’Hexagone ? Le premier impératif est, pour la France, de prendre les études du monde arabe et de sa langue au sérieux. Les mesurettes du ministère de l’Enseignement supérieur, qui vient de créer quelques postes dédiés à «l’analyse des radicalisations» (la doxa triomphe rue Descartes) et aux «langues rares» (sic - l’arabe compte plusieurs centaines de millions de locuteurs) - relèvent d’une thérapie de l’aspirine et du sparadrap (et une opacité de mauvais aloi a orienté le choix des heureux bénéficiaires). Pourtant, c’est en lisant les textes, et en effectuant des enquêtes de terrain dans les langues locales que l’on peut mettre en perspective les événements des décennies écoulées, comprendre comment s’articulent les mutations du jihadisme, depuis le lancement américano-saoudien du jihad en Afghanistan contre l’URSS en 1979 jusqu’à la proclamation du «califat» de Daech à Mossoul en 2014, avec celles de l’islam en France, puis de France. Repérer les articulations, les charnières, comme cette année 2005 où Abou Moussab al-Souri publie son «Appel à la résistance islamique mondiale» qui érige l’Europe, ventre mou de l’Occident, en cible par excellence du jihad universel, et où les grandes émeutes de l’automne dans les banlieues populaires permettent, à côté de la participation politique massive des enfants de l’immigration musulmane, l’émergence d’une minorité salafiste visible et agissante qui prône le «désaveu» (al bara’a) d’avec les valeurs de l’Occident «mécréant» et l’allégeance exclusive (al wala’) aux oulémas saoudiens les plus rigoristes. Analyser les modes de passage de ce salafisme-là au jihadisme sanglant, qui traduit en acte les injonctions qui veulent que le sang des apostats, mécréants et autres juifs soit «licite» (halal).
A cette fin, toutes les disciplines doivent pouvoir contribuer - à condition d’aller aux sources primaires de la connaissance, et non de rabâcher des pages Wikipédia et des articles de presse. Les orientalistes, médiévistes comme contemporanéistes, les sociologues, les psychologues et cliniciens, les historiens, les anthropologues, mais aussi les spécialistes de datascience ont devant eux un champ immense à défricher - qui ne concerne pas seulement l’étude des ennemis de la société qui ont ensanglanté la France, mais aussi l’étude de la société même dont les failles ont permis à ces derniers de s’y immiscer et d’y planter leurs racines. Il est temps d’en finir avec la royale ignorance qui tétanise les esprits et fait le jeu de Daech.
(1) Libération du 10 mars.
Gilles Kepel et Bernard Rougier ont présenté la communication dont ce texte est le résumé au séminaire «Violence et Dogme», qu’ils animent avec Mohammad-Ali Amir-Moezzi (directeur d’études, Ecole pratique des hautes études, EPHE), à l’Ecole normale supérieure, le 8 mars.
Gilles Kepel Professeur des universités, Sciences-Po - Ecole normale supérieure (dernier ouvrage paru : «Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français», éd. Gallimard, 2015, 352 pp., 21 €) , Bernard Rougier Professeur des universités Sorbonne-Nouvelle
Gilles Kepel
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Allemagne : le leader de Pegida jugé pour incitation à la haine

Le fondateur du mouvement anti-réfugiés et islamophobe Pegida va comparaître en avril et en mai pour "incitation à la haine" après avoir qualifié sur internet les réfugiés de "bétail" et de "racaille", a indiqué lundi le tribunal de Dresde (est de l'Allemagne).
Lutz Bachmann, 43 ans, va être jugé lors de trois audiences prévues les 19 avril, 3 mai et 10 mai, a indiqué dans un communiqué de presse le tribunal de cette ville berceau du mouvement des "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident" (Pegida, en allemand).
La justice lui reproche des propos, postés sur sa page Facebook en septembre 2014, visant les "réfugiés de guerre" qu'il qualifie de "bétail" ou de "racaille".
Ces termes constituent "un trouble à l'ordre public" et une "atteinte à (leur) dignité", souligne le tribunal.
Ces propos remontent à début 2015 et Lutz Bachmann, déjà condamné à des peines de prison pour des braquages et des délits liés à la drogue, avait été inculpé en octobre dernier pour "incitation à la haine".
Pegida avait lancé à l'automne 2014 à Dresde ses rassemblements à un moment où l'Allemagne ne s'attendait à accueillir que 200.000 demandeurs d'asile pour 2014, très loin du million enregistré en 2015.
Après un pic dans le sillage des attentats contre Charlie Hebdo à Paris -- 25.000 personnes en janvier 2015 --, le mouvement a ensuite marqué le pas.
Et après un sursaut à l'automne dernier, Pegida est retourné à un relatif anonymat, peinant depuis à faire le plein à Dresde, ville d'ex-RDA et capitale de l'Etat régional de Saxe, théâtre de nombreux actes de violences visant des foyers de réfugiés.
L'ex-RDA est également une terre électorale de choix pour le parti populiste Alternative für Deutschland (Alternative pour l'Allemagne, AfD), qui surfe sur les peurs liées à l'afflux de migrants en Allemagne.
Dimanche, le parti a réussi à entrer dans trois nouveaux parlements régionaux, recueillant notamment 24% des voix en Saxe-Anhalt (est).
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A Miami, les républicains en perdent leurs Latinos

En Floride, les Hispaniques, qui représentent 18 % des électeurs, se détournent de plus en plus d’une campagne républicaine aux relents racistes.
Manuel Dominguez, un exilé cubain de Miami, a voté pour tous les candidats républicains à la présidence depuis Nixon, en 1972. Mais, si Donald Trump obtient l’investiture du parti conservateur, cette fidélité prendra fin le 8 novembre. «Je n’adhère pas du tout à son discours sur l’immigration. Il joue sur les peurs des gens les moins éduqués. S’il le faut, je voterai pour Hillary Clinton afin de lui faire barrage», confie cet ingénieur à la retraite devant le café Versailles, lieu emblématique de Little Havana, le quartier cubain de Miami. Au parc Maximo-Gomez, où les anticastristes enchaînent cigares et parties de dominos, Jessica Fernandez, présidente des «jeunes républicains» de Miami, indique aussi qu’elle ne votera pas Trump. Ni à la primaire de ce mardi - elle soutient Marco Rubio, le sénateur local - ni lors de l’élection générale, en novembre. «Il ne représente pas mes valeurs. Il a insulté les Hispaniques, les musulmans. Il a heurté tous les gens qui voulaient un certain niveau de décence au cours de cette campagne, explique la jeune femme. Si Trump est le candidat, je serai forcée de revoir mon engagement au sein du Parti républicain.»
Péché originel
Au niveau national, Donald Trump ne gagnera pas le vote latino. Aucun candidat républicain ne l’a fait depuis 1976, ce qui n’a pas empêché Ronald Reagan puis George Bush père et fils d’être élus. En fait, on compte trois Etats clés («Swing States») où les électeurs hispaniques peuvent faire pencher la balance : Floride, Colorado et Nevada. A eux trois, ils représentent 44 grands électeurs. Un nombre conséquent quand on sait que George W. Bush a gagné en 2000 et 2004 avec respectivement 5 et 35 grands électeurs d’écart. Lors de ces deux scrutins, il avait raflé les trois Etats. Idem pour Barack Obama en 2008 et 2012. L’impact du vote hispanique n’est nulle part plus évident qu’en Floride, où 18 % des électeurs sont latinos. Depuis 1964, tous les présidents américains ont remporté le «Sunshine State», à l’exception de Bill Clinton en 1992.
En insultant les immigrés illégaux mexicains («violeurs, criminels et trafiquants de drogue») dès les premiers instants de sa campagne, en juin, Donald Trump a peut-être commis un péché originel. Une erreur stratégique qui pourrait empêcher les républicains de reconquérir la Maison Blanche. Ecœurées par sa rhétorique anti-immigrés, choquées par sa double promesse de bâtir un mur à la frontière mexicaine et d’expulser les millions d’illégaux vivant aux Etats-Unis, les organisations latinos ont lancé la riposte. Le mois dernier, neuf d’entre elles - démocrates comme républicaines - ont démarré une campagne appelant les Hispaniques à s’inscrire sur les listes électorales. Une autre devrait débuter dans quelques jours, financée notamment par le milliardaire démocrate George Soros. En Floride, dans le Colorado et le Nevada, 15 millions de dollars (environ 13,5 millions d’euros) seront dépensés. Objectif : mobiliser une communauté qui, traditionnellement, vote moins que les autres. En 2012, 48 % des électeurs hispaniques avaient voté, contre 64 % des Blancs et 66 % des Afro-Américains. Cristobal Alex dirige le Latino Victory Project, l’une des organisations participantes. Basé à Washington, il était à Miami la semaine dernière. «La campagne républicaine est raciste. Nous sommes face à un moment très dangereux, explique-t-il. L’enjeu est tellement grand que si nous n’allons pas voter en masse, la vision de Donald Trump risque de devenir celle du pays. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.» Même son de cloche chez Dolores Huerta, célèbre syndicaliste : «Nous avons une arme très puissante mais non violente qui s’appelle le droit de vote. Nous devons voter pour nous assurer que des gens comme Donald Trump ne nous représenteront pas.» Quant à Marco Rubio et Ted Cruz, les deux sénateurs d’origine cubaine qui visent aussi l’investiture républicaine, «ce sont des traîtres à la communauté latino», assène Dolores Huerta.
Rubio, «sauveur» à l’agonie
Après la lourde défaite de Mitt Romney en 2012, due notamment à un score désastreux chez les électeurs hispaniques (27 %), les dirigeants républicains semblaient en avoir tiré les leçons. En 2016, clamaient-ils, la reconquête de la Maison Blanche passerait par celle du vote latino. A l’époque, Marco Rubio émergeait comme le grand espoir du parti. Il incarnait aux yeux de certains une jeune génération de conservateurs moins idéologique, plus métissée. «Le sauveur républicain», titrait en février 2013 le magazine Time. Trois ans plus tard, la campagne du «sauveur» est à l’agonie, balayée par la tornade Trump. S’il ne remporte pas ce mardi la primaire de son Etat natal, Rubio pourra dire adieu à ses ambitions présidentielles. Et même s’il bat Trump, donné largement en tête dans les sondages, l’investiture semble pour lui hors de portée.
Relire cet article jette une lumière crue sur l’évolution du camp républicain. En ce mois de février 2013, Marco Rubio - avec un groupe bipartisan de sénateurs - travaille à une réforme du système migratoire : en contrepartie d’un renforcement de la sécurité à la frontière mexicaine, le projet prévoit un long chemin vers la citoyenneté pour les millions d’immigrés en situation irrégulière, en grande majorité mexicains. Le Time cite un message laissé par la mère de Marco Rubio, exilée cubaine, sur le répondeur de son fils : «Un conseil affectueux de la part de la personne qui tient le plus à toi : ne t’en prends pas aux immigrés, mon fils. Ils sont des êtres humains comme nous et sont venus pour les mêmes raisons que nous. Pour travailler. Pour améliorer leur vie.»
Au sein du camp conservateur, les voix modérées sont aujourd’hui inaudibles, étouffées par la rhétorique bruyante et incendiaire de Trump. Son succès a contraint tous les autres candidats à durcir leur discours. Accusé de faiblesse et d’avoir défendu une forme «d’amnistie» pour certains migrants clandestins, Rubio martèle qu’il a changé d’avis.
Au fond de lui, ce n’est sans doute pas le cas. Mais le mal est fait : les électeurs hispaniques - qui connaissent presque tous quelqu’un en situation irrégulière - se sentent stigmatisés. «La communauté hispanique perçoit Donald Trump et le succès de sa candidature comme une attaque directe contre elle-même et contre son rôle aux Etats-Unis. Pour elle, les enjeux ne pourraient pas être plus élevés», résume Fernand Amandi, sondeur et consultant politique basé à Miami.
«Je les adore»
Avec sa modestie habituelle, Trump affiche sa confiance pour résoudre la difficile «équation latino». Ce sont «des gens incroyables, des travailleurs incroyables. Je les adore et je vous garantis que j’aurai beaucoup de succès avec eux», assurait-il récemment lors d’un débat. Trump souligne que, lors du récent caucus du Nevada, la majorité des Hispaniques a voté pour lui, même si les sondages de sortie des urnes sont réputés peu fiables.
José Clay fait partie des rares Hispaniques pro-Trump. Ce jeudi après-midi, devant la librairie de Coral Gables, dans le sud de Miami, ce sexagénaire d’origine cubaine tente de convaincre les électeurs votant par anticipation de soutenir le milliardaire. «Il est le seul à avoir eu le courage de parler des problèmes d’immigration dans ce pays, explique-t-il. Les Mexicains rentrent illégalement, ils prennent les emplois des Américains, apportent des maladies. Quand je suis venu aux Etats-Unis, j’ai dû montrer patte blanche, attendre mon tour. J’ai respecté les règles.»
Inquiets pour l’avenir de leurs enfants, craignant le chômage et la violence qu’ils imputent aux clandestins, certains Hispaniques installés de longue date aux Etats-Unis sont séduits par le discours autoritaire de l’homme d’affaires. Les sondages confirment toutefois qu’ils sont une minorité. D’après une récente enquête publiée par le Washington Post et la chaîne hispanophone Univision, 80 % des électeurs latinos ont une opinion défavorable de Donald Trump. Dans un duel avec Hillary Clinton, le milliardaire ne recueillerait que 16 % des voix latinos. Ce serait le pire score obtenu par un candidat républicain.
Frédéric Autran
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Robotisation, immigration, précarisation: désintégration?

Pour Bill Gates, conduire sa propre voiture sera un jour illégal, et les chauffards remplacés par des robots. «Le genre humain sera-t-il bionisé par des imprimantes 3D déjà capables de dupliquer ses vertèbres?» se demande Eloïse Lenesley.
Il est des textes qui vous font tomber à la renverse tant ils exsudent l'endoctrinement cauteleux et la bien-pensance lubrifiée. Ainsi, une enquête - qui relève plutôt du synopsis de science-fiction - de l'institut berlinois SWP s'aventure dans une projection du problème des migrants dans l'Europe de 2020. Publiée en novembre dernier et intitulée «Wie Deutschland und die EU die größte Flüchtlingskrise der Nachkriegszeit bewältigten» (Comment l'Allemagne et l'UE ont surmonté la plus grande crise des réfugiés de l'après-guerre), cette espèce d'antithèse du Camp des Saints de Raspail prophétise que la déferlante des clandestins, qui se poursuivra au rythme de croisière d'un million par an, ne sera plus perçue comme un fléau et recueillera même l'approbation de l'opinion. L'Europe mettra en place une coordination ad hoc pour optimiser leur intégration par l'éducation et l'accès au marché du travail. Ils seront une chance pour l'économie et la démographie. Les différentes instances allemandes telles que l'Agence fédérale pour l'emploi, les chambres de commerce et les syndicats communieront dans un même élan compassionnel au sein de structures vouées à accélérer leur insertion outre-Rhin. Que du bonheur. Sauf que quelques semaines après la publication de ce joli conte de fées, les événements de Cologne allaient atomiser méchamment les fantasmes germaniques avec une perfidie de Carabosse. Non seulement l'assimilation des exilés maritimes ne coulait pas de source, mais leur incursion massive agissait soudain tel un révélateur dans la chambre noire de l'aveuglement médiatico-politique: notre civilisation était-elle en danger? Avions-nous suffisamment d'emplois et de logements pour absorber des centaines de milliers de nouveaux arrivants? Étaient-ils réellement un atout pour la croissance comme nous le serinent à l'envi le FMI et consorts? Leurs demandes d'asile étaient-elles justifiées? La théâtralisation émotionnelle suscitée par le petit Aylan, quelques mois auparavant, a laissé place au pragmatisme. Dans une Europe hérissée de barbelés, dénaturée par les technocrates, s'est cristallisée la soif de réenracinement, de réappropriation de l'identité et du retour à l'âme de la nation. Ce que l'intelligentsia nomme «populisme» essaime et s'étoffe même en Allemagne, où l'AfD a fait une entrée fracassante dans trois parlements régionaux, en récoltant jusqu'à 23 % des voix dans certains Länders aux élections locales du 13 mars.
Car la main tendue de «Mama Merkel» a produit l'effet d'une pompe aspirante ; une dysonisation de la misère qui viendra grossir nos viviers de main-d'œuvre à bas coût et perpétuer l'esclavage moderne. D'après l'Agence fédérale pour l'emploi, 81 % des migrants débarqués en Allemagne n'ont aucune qualification. Selon la Bundesbank, 70 % seront au chômage dans l'année qui suit leur arrivée et 40 % le resteront trois ans après. Autant d'incitations pour le patronat à réclamer toujours plus de baisses de salaires. En Italie, le cinquième rapport annuel «Les Migrants sur le marché du travail» souligne que le taux de chômage des étrangers s'élève à 16,9 %. En Europe, hormis en Pologne et en Hongrie, celui des immigrés excède de 70 % celui des autochtones, indique l'économiste Sylvain Fontan («Les Impacts de l'immigration sur le marché du travail»). Dès lors que l'immigration augmente mais que les offres d'emploi stagnent, la hausse du chômage s'avère inéluctable, grossièrement colmatée par les rustines de la précarisation: flexibilité, jobs low-cost, emplois subventionnés. Comment, dans ces conditions, stimuler la consommation, qui assure 70% du PIB? En France, une étude de l'INSEE de 2012 évalue le taux de chômage moyen à 24,2 % pour les descendants d'immigrés du Maghreb, d'Afrique subsaharienne et de Turquie (soit les trois quarts de l'immigration actuelle). Le pays totalise 6,4 millions de chômeurs dont 2,5 millions de longue durée, que le gouvernement va trop tardivement tenter de remettre sur les rails à grand renfort de petits boulots rémunérés au Smic. Aujourd'hui, les prestations sociales représentent 35 % du revenu disponible des Français, contre 13,8 en 1949. Record mondial. Elles s'élèvent selon l'OCDE à 700 milliards d'euros annuels - le tiers du PIB. Les régions ne parviennent plus à verser le RSA aux bénéficiaires. Jusqu'où va-t-on tirer sur la corde?
À la problématique de l'immigration, vient se greffer celle de l'automatisation, véritable rouleau compresseur du marché du travail, qui détruira à terme des millions de postes, notamment ceux dévolus aux populations peu qualifiées: en tête, les immigrés et les chômeurs de longue durée, mais pas seulement. «45 % des cols blancs auront disparu en 2025», prévient Jérôme Wallut d'ICP Consulting, sur BFM Business. Les ingénieurs et les informaticiens ont un bel avenir devant eux. Et les autres? L'université d'Oxford estime qu'aux États-Unis, 47 % des emplois sont menacés, et 38 % au Royaume-Uni. En France, trois millions seront détruits d'ici à 2025, précise une étude du cabinet Roland Berger. Moshe Vardi, professeur de l'université de Rice au Texas, prédit un chômage atteignant les 50 % en 2030, inhérent au développement de l'intelligence artificielle. Certes, celle-ci est encore balbutiante et il faudra plus qu'un AlphaGo pour terrasser l'intellect humain, même si son créateur, Google, investit des milliards de dollars dans le deep learning, tout comme Facebook et autres mastodontes de Silicon Valley, mais aussi de grands groupes financiers tel Goldman Sachs. L'enjeu: maîtriser et décortiquer les millions de données statistiques qui circulent sur nos appareils connectés. En 2017, la Chine devrait compter un robot pour 3000 habitants. Dans un accès d'enthousiasme résolument schumpeterien, les partisans de cette troisième révolution industrielle affirment qu'elle générera autant d'emplois qu'elle en supprimera. Non, objectent les détracteurs: il sera bien plus difficile de compenser qu'à d'autres époques, car les nouvelles technologies se répandent aujourd'hui beaucoup plus vite et irriguent de nombreux secteurs d'activités: voitures autonomes, drones livreurs, restauration, imagerie médicale, pilotage industriel… les applications abondent. Il y a quelques semaines, le musée du Quai Branly accueillait Berenson, un robot… critique d'art. Le programme Watson d'IBM, lui, aide des médecins à établir leur diagnostic.
Un robot humanoïde coûte en moyenne 60.000 dollars ; il ne réclame ni salaire, ni vacances, ni RTT, ni réforme du Code du travail, ni droit de grève. Autant dire que l'investissement est vite amorti. Les opposants à la loi Travail seraient bien inspirés d'y réfléchir un chouia au lieu de s'exciter pour des broutilles. Ce ne sont ni le plafonnement des indemnités supralégales ni quelques assouplissements infinitésimaux des règles déjà en vigueur sur le temps de travail qui vont mettre en péril la protection des salariés. Excepté quelques néolibéraux frénétiques, personne n'a envie de voir se généraliser en France des rémunérations misérables comme celles pratiquées en Allemagne et au Royaume-Uni. Voire en Espagne, qui a créé près de 600.000 emplois l'an passé, moyennant des chutes de salaires drastiques et un recentrage de l'économie sur l'industrie de moyenne gamme: «On a d'autres ambitions pour la France», commente Patrick Artus de Natixis, qui déplore que le projet El Khomri accentue la flexibilité sans remédier parallèlement aux lacunes de la formation professionnelle. Encore faut-il que les entreprises aient envie de recruter par temps de brouillard, dans les affres d'une croissance mondiale claudicante. Le gouvernement envisage de taxer les CDD? Qu'à cela ne tienne. Les employeurs useront et abuseront des périodes d'essai. Et les précaires continueront à naviguer à vue, à ne pas pouvoir emprunter ni se loger, à se démotiver. Ou à s'uberiser. Demain, tous chômeurs ou autoentrepreneurs? Pour pallier la pénurie programmée de millions d'emplois, se profile le spectre du revenu universel ; versé à tous les citoyens, il se substituerait aux prestations sociales actuelles. Le concept, évoqué dès 1516 par Thomas More dans Utopia, faisait encore rire ou bondir il y a peu. Mais a-t-on vraiment le choix? La Finlande s'apprête à sauter le pas en 2017, à hauteur de 800 euros mensuels, pour un coût de 52,2 milliards par an. La Suisse se prononcera par référendum en juin, pour un montant de 2300 euros. Des expérimentations ont été menées aux Pays-Bas, en Alaska ou en Inde. L'Ontario et le Québec devraient suivre.
L'initiative appelle des questionnements économiques et philosophiques. Quelle somme de base allouer? Comment la financer? Les salariés accepteront-ils de trimer sans broncher tandis que des millions d'inactifs vivront à leurs crochets sans contrepartie? La mesure favorisera-t-elle l'inertie du plus grand nombre et décuplera-t-elle l'immigration? Le pouvoir et la richesse seront-ils encore plus concentrés entre les mains d'une minorité toute-puissante? La paix sociale est-elle viable dans une société d'oisifs dont l'énergie ne sera pas canalisée? Quelle transmission prodiguer, quelle éducation assigner, quelle culture enseigner, à des populations condamnées à la glandouille qui n'auront plus besoin d'apprentissage? Verra-t-on l'avènement d'une ère de jeux, d'une terre d'attractions et de loisirs de masse? Le triomphe du consumérisme béat drainé par une surabondance de productions robotisées à prix cassés? Le genre humain sera-t-il frappé de désintégration sociale et d'avachissement intellectuel, lobotomisé par l'assistanat, privé de son esprit d'initiative, bionisé par des imprimantes 3D déjà capables de dupliquer ses vertèbres? Toujours plus proche de l'immortalité mais dépouillé de son instinct de survie? L'attribution d'un revenu inconditionnel pourrait-il être, à l'inverse, un formidable outil d'épanouissement individuel et collectif, permettant à chacun de progresser, de trouver sa voie, d'accepter en complément des tâches mal rétribuées, de lancer son entreprise, d'être utile à la communauté, sans craindre de se retrouver à la rue? Tout est affaire de mentalité. L'Hexagone, en tout cas, plombé par l'absence de courage et d'audace qui le caractérise, a préféré différer le débat, qui devait se tenir au Sénat le 9 mars. Pourtant, le revenu universel et le contrat de travail unique pourraient être les deux piliers à même de négocier un changement de paradigme qui s'annonce inexorable, et de restituer leur dignité aux cabossés de la paupérisation.
Eloïse Lenesley
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La CSU demande un changement de ligne politique en matière d'immigration.

Allemagne. Bavière. Le dirigeant de la CSU Horst Seehofer a désigné la politique d’asile conduite par le gouvernement fédéral d’Angela Merkel comme étant le facteur central du recul de la CDU lors des élections pour trois parlements de Länder du 13 mars 2016. Il a déclaré que les résultats des trois scrutins constituent un tremblement de terre politique. Il estime cependant qu’Angela Merkel reste la bonne personne pour exercer la fonction de Chancelier.
09:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
Rosny : un élu ex-FN fait annuler une subvention au nom de la laïcité

La laïcité a-t-elle été malmenée à Rosny-sous-Bois ? Pierre-Claude Pailhoux, conseiller municipal ex-FN, semble le penser. Et la justice vient de lui donner raison.
L’élu avait attaqué devant le tribunal administratif de Montreuil une subvention de 17000€ accordée à l’association Agir + très proche des milieux musulmans. Une subvention qui contrevenait ainsi au principe de séparation de l’église et de l’Etat. De son côté, Claude Capillon, maire LR, reconnaît un manque de vigilance. Il a décidé de ne pas faire appel.
Agir + est, en fait… une création de la municipalité. En 2010 est évoquée la question de la construction d’une mosquée. C’est l’association des musulmans de Rosny (AMR) qui supervise le projet. Mais dès lors, il paraît compliqué pour elle de s’occuper aussi d’activités culturelles tout en recevant des subventions municipales. Agir + est donc créée afin de s’occuper entre autres de soutien scolaire et d’alphabétisation…
Au fil du temps, cette frontière s’est effacée. Et aujourd’hui, Agir + se retrouve, selon les magistrats, à «collecter des fonds pour la construction de la mosquée et à l’organisation de séjours vacanciers conformes aux préceptes de la religion musulmane [...] L’association doit être regardée comme ayant également des activités à caractère cultuel ».
Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire de Pierre-Claude Pailhoux. «Le maire est loin d’être le grand chantre de la laïcité qu’il prétend incarner, s’insurge-t-il. C’est une subvention uniquement politique qui a pour but de flatter la communauté musulmane. Et quand on sait qu’un foyer sur deux ne paie pas d’impôt à Rosny, on voit que l’argent est bien distribué… »
Des remarques qui laissent Claude Capillon de marbre : «Jusqu’en 2010, nous subventionnions l’AMR sur des activités de soutien scolaire mais depuis la création d’Agir +, ce n’est plus le cas, contre-attaque-t-il. Agir + n’a pas respecté ses obligations, nous allons demander le remboursement de la somme et redéfinir avec l’association un contrat d’objectifs qui sera vérifié tous les six mois. » Concernant les accusations de communautarisme, le maire les rejette en bloc : «Avant l’élection de 2014, j’ai décidé de réduire le projet mosquée de 4500m2 à 1500 m2, rappelle-t-il. Cela ne m’a pas empêché d’être élu. »
Sebastien Thomas
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Dès mardi, des visas électroniques obligatoires pour entrer au Canada

À partir du 15 mars, des touristes originaires de plus de 40 pays devront se munir d'un visa électronique pour entrer au Canada par avion. Mais dans le but de mieux communiquer ce changement, le gouvernement offre une période de grâce de six mois aux voyageurs, pendant laquelle ils ne subiront pas de conséquences s'ils entrent au Canada sans le visa.
L'autorisation de voyage électronique (AVE) est un mini-visa qui coûtera 7 $ aux voyageurs des pays touchés et qui sera valide pour une période de cinq ans. Cette mesure avait été annoncée par le gouvernement conservateur pour permettre de mieux examiner des informations sur les touristes qui entraient jusqu'à maintenant au Canada sans visa.
Pour Ottawa, l'AVE va permettre d'éviter que des voyageurs se fassent bloquer l'accès à leur entrée au Canada. La mesure touche les ressortissants de plus de 40 pays, dont de nombreux Européens.
Aux États-Unis, seuls les résidents permanents devront se procurer l'AVE, pas les citoyens.
Dès le 15 mars, les voyageurs doivent s'inscrire sur Internet et obtenir leur AVE avant leur arrivée ou leur transit au Canada par avion. Mais pendant les six prochains mois, ces touristes ne seront pas pénalisés s'ils n'ont pas en leur possession le mini-visa.
« Tout le monde n'est pas encore prêt. On va donner encore des mois pour que les gens puissent mieux se préparer pour cela. »
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John McCallum, ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Un délai qui plaît à la France
L'ambassade de France à Ottawa avait demandé au gouvernement fédéral une période d'exemption. « C'est essentiel. On respecte les décisions prises par le Canada. Seulement, on avait une petite inquiétude par rapport au laps de temps nécessaire pour informer la communauté française, les citoyens français de ce changement. En plus on est en mars, on voit poindre les vacances d'été avec un "rush" assez important de touristes français qui vont venir au Canada », explique Stéphane Schorderet, porte-parole de l'ambassade.
Les diplomates français entendent profiter de ces six mois pour mieux expliquer l'AVE à ses ressortissants. Les Français doivent déjà faire une demande d'autorisation de voyage semblable lorsqu'ils se rendent aux États-Unis.
Le Canada, de son côté, a multiplié ces derniers jours les publications dans les réseaux sociaux pour rappeler l'existence et le fonctionnement du mini-visa. Le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté affirme avoir mené une campagne publicitaire dans les pays touchés par l'AVE où le nombre de touristes visitant le Canada est important. Le gouvernement canadien fait aussi de la publicité sur des sites populaires comme Expedia et Tripadvisor.
Les citoyens canadiens qui ont également une citoyenneté d'un pays touché par la nouvelle mesure n'auront pas à faire de demande d'AVE. Ils devront s'assurer d'entrer par avion au pays avec un passeport canadien valide.
La question de la gestion des informations personnelles
Les visiteurs doivent remplir un formulaire sur lequel il leur faut notamment indiquer leurs coordonnées et leurs informations de passeport. Selon la députée néo-démocrate Hélène Laverdière, le Canada doit s'assurer de bien protéger ces informations de ressortissants étrangers.
« Si c'est fait de manière à faciliter la vie des voyageurs pour un prix qui demeure relativement pas trop élevé, ça ne devrait pas décourager les voyageurs. Si c'est très intrusif et si les gens savent qu'ils n'ont pas de garantie sur la préservation des informations personnelles qu'ils vont donner, là il peut y avoir un danger. »
— Hélène Laverdière, porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères
Le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté assure que les informations seront stockées dans une base de données sécuritaire.
Raphaël Bouvier-Auclair
08:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Norvège, des migrants condamnés au retour vers l’inconnu

Originaires de Jordanie, d’Iran ou d’Afghanistan, ces enfants menaient une vie meilleure en Norvège. Jusqu’à ce que les autorités les renvoient dans leur pays, que certains n’avaient jamais vu
Ils parlent de paix, mais ils ne la construiront pas en envoyant des enfants au Yémen ou en Afghanistan. Ils donnent le prix Nobel de la paix à Malala Yousafzai, mais ils ne font pas la paix dans leur vie. » Ces mots simples et durs sont ceux de Josephine, une adolescente nigériane expulsée de Norvège dont la photographe Andrea Gjestvang a suivi le parcours.
Etat providence, pays du prix Nobel de la paix, engagé pour la défense des droits de l’homme, la Norvège bénéficie d’une image positive. Mais le pays change. Cette pétromonarchie subit actuellement les effets de la chute du prix du pétrole. Et en dépit de déclarations humanistes sur les droits des enfants, elle a durci sa politique envers les réfugiés, y compris mineurs. Au gouvernement depuis octobre 2013 dans une coalition aux côtés des conservateurs, le Parti du progrès (FrP), formation populiste et anti-immigrés, imprime sa marque. « Depuis son arrivée au pouvoir, le FrP conduit sa politique de façon agressive. Et les gens l’acceptent, je ne comprends pas », s’indigne Andrea Gjestvang.
Fausses retrouvailles
C’est en lisant, en décembre 2014, une enquête sur les expulsions de mineurs étrangers que la photographe a décidé de s’intéresser à ce sujet. Selon un consensus alors en vigueur, les enfants ayant vécu de longues années en Norvège ne pouvaient être renvoyés dans leur pays d’origine. Une règle tacite qui semble ne plus avoir cours.
Entre avril et juillet 2015, Andrea Gjestvang suit quatre jeunes gens expulsés, avant de revenir à la fin de l’été sur les lieux où ils ont vécu en Norvège. Negin, l’Iranienne, avait fui son pays en 2009 avec sa famille, Amin était arrivé d’Afghanistan la même année. Les sœurs de la famille jordanienne Al-Zanghari vivaient pour certaines depuis 2004 en Norvège. Quant à Richard, venu du Nigeria avec ses parents, son frère et ses deux sœurs, il a passé six ans dans le royaume avant d’être expulsé. Si les histoires et les parcours diffèrent, tous racontent à la photographe le déracinement et ces fausses retrouvailles avec un pays qu’ils ne connaissaient pas ou peu. Un pays où leur famille est parfois toujours en danger.
528 mineurs expulsés en 2015
Alors que le nombre de réfugiés venus essentiellement de Syrie et d’Afghanistan augmentait, la situation n’a fait que se dégrader pour les demandeurs d’asile. En 2015, ils ont été 31 145 à frapper à la porte du pays, un record. Parmi eux, 5 297 mineurs arrivés seuls, les deux tiers en provenance d’Afghanistan. Cette même année, 528 mineurs ont été expulsés du royaume. Dans les conditions actuelles, cela peut prendre jusqu’à trois ans avant qu’un dossier de demande d’asile soit examiné.
La ministre de l’immigration, Sylvi Listhaug, membre du FrP, attise les peurs, soulignant que cette vague migratoire aura des « conséquences dévastatrices » pour la société norvégienne. Fin décembre 2015, elle a déposé un projet de loi qui, s’il est adopté, fera de la Norvège le pays le plus strict d’Europe – avec le Danemark – pour l’accueil des étrangers. Très critiqué notamment par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, il doit être revu ce mois-ci.
Comme ailleurs en Europe, la société norvégienne se referme sur elle-même. Ces dernières semaines, des habitants liés à des groupuscules d’extrême droite baptisés les « soldats d’Odin » – dieu de la guerre dans la mythologie nordique – ont commencé à patrouiller dans les rues de certaines villes. Selon de récents sondages, les Norvégiens ne sont plus que 45 % à penser que l’immigration est positive pour leur pays, contre 54 % il y a seulement un an.
Olivier Truc
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Merkel fragilisée après le succès électoral du parti populiste AfD

Alternative pour l’Allemagne a enregistré des records aux élections régionales dans trois Länder dimanche. La CDU conservatrice semble pâtir de la politique d’asile de la chancelière qui a ouvert les bras aux réfugiés.
Angela Merkel a subi un revers historique, dimanche, avec le succès meilleur que prévu à des élections régionales test du parti populiste AfD s’opposant à sa politique d’asile. Alternative pour l’Allemagne s’est imposée dans les trois Länder appelés aux urnes, affichant des résultats de 11 % à 23 % tandis que l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière a essuyé de lourdes pertes, selon les premiers sondages à la sortie des urnes de la chaine deARD.
Le scrutin régional auquel ont participé près de 13 millions d’électeurs n’a pas d’impact direct sur la majorité du gouvernement fédéral mais risque de fragiliser Angela Merkel , critiquée pour avoir ouvert les bras à plus d’un million de réfugiés venus en Allemagne l’année dernière.
A quatre jours d’un conseil européen clef
Ce revers intervient quatre jours avant un conseil européen clef, durant lequel elle veut convaincre ses partenaires de sceller un pacte controversé avec la Turquie pour « réduire sensiblement » l’afflux de demandeurs d’asile sans tourner le dos à ses valeurs humanistes.
Avec 12,5 % dans le Bade-Wurtemberg, une des régions les plus peuplées d’Allemagne, 11 % en Rhénanie-Palatinat et plus de 23 % en Saxe-Anhalt, l’AfD a dépassé les sondages et enregistré le meilleur score jamais obtenu par un parti d’extrême droite à un scrutin régional depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Il s’ancre de plus en plus dans le paysage politique allemand.
Défaite historique de la CDU
Dans le même temps, la CDU accuse une défaite historique. Encore crédité de 40 % cet été dans le Bade-Wurtemberg, qu’elle a gouverné pendant 48 ans jusqu’en 2011, le parti d’Angela Merkel a enregistré un résultat de 27,5 %. Les Verts auraient obtenu 32 % des voix et devraient rester à la tête du gouvernement. Ils pourraient s’allier soit avec le Parti social-démocrate (SPD), soit avec la CDU comme partenaire junior ce qui constituerait un tournant dans ce bastion conservateur.
En Rhénanie-Palatinat, où elle dépassait 41 % d’intentions de vote, la candidate CDU Julia Klöckner, considérée comme un espoir du parti, a dû s’incliner devant sa rivale sociale-démocrate, la ministre-présidente sortante Malu Dreyer, qui semble avoir gagné au finish avec plus de 37 % des voix.
AfD : son plus gros score dans la Saxe-Anhalt
L’AfD a affiché son plus gros score dans la Saxe-Anhalt, dans l’Est de l’Allemagne, avec 23 % des voix. Le parti populiste qui milite pour la fermeture des frontières, la sortie de l’euro et la fin des sanctions vis-à-vis de la Russie double ainsi son score par rapport à celui d’environ 10 % affiché en août 2014 dans la Saxe, la Thuringe et le Brandebourg. Dans ces régions de l’Est, il profite notamment d’un sentiment d’insécurité alors que le chômage y atteint environ 10 %, soit le double du niveau de l’Ouest.
Avec 29 % des voix, la CDU va tenter de conserver la présidence de la Saxe-Anhalt avec son partenaire social-démocrate. Mais les deux partis, qui gouvernent ensemble depuis 2011 pourraient ne pas avoir assez de sièges au Parlement régional pour constituer une majorité et pourraient avoir besoin d’un troisième partenaire (les Verts ou les libéraux du FDP).
Si le résultat de ces élections est un échec pour Angela Merkel, c’est une victoire douce-amère pour Sigmar Gabriel, le président du SPD et vice-chancelier. Son parti a certes réussi à conserver le leadership en Rhénanie-Palatinat, ce qui est une surprise, mais il s’effondre à 13 % dans le Bade-Wurtemberg et devient la quatrième force politique en Saxe-Anhalt, avec environ 11,5 % des voix - la moitié de la AfD et moins que la gauche radicale Die Linke.
Thibaut Madelin
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Suède : la baisse du niveau scolaire imputable à l’immigration

Nivellement par le bas. Selon l’Education nationale suédoise, la baisse globale du niveau scolaire dans le pays est en grande partie imputable à l’arrivée d’élèves immigrés qui peinent à rattraper leurs condisciples.
Qualifié autrefois de modèle du genre, à l’instar de son voisin finlandais, le système d’éducation en Suède marque dangereusement le pas ces dernières années, comme le révèle le ministère de l’éducation ce lundi. Ainsi, selon un rapport intitulé « L'importance de l'immigration pour les résultats scolaires », l'Agence de l'éducation a calculé que « jusqu'à 85%" de ce phénomène était dû à « la hausse de la part d'élèves arrivés dans le pays après l'âge de scolarisation et le fait que ce groupe d'élèves a vu ses résultats se dégrader par rapport aux autres ».
Non seulement de plus en plus d'élèves sont d'origine étrangère - c'est-à-dire qu'ils sont soit nés à l'étranger ou que leurs deux parents le soient (10% en 2006, 14% en 2015) -, mais en plus ils étaient de plus en plus en souvent en échec scolaire (37% en 2006, 50% en 2015).
Pénurie d’enseignants
« Ceux qui ont immigré après l'âge où on commence d'ordinaire à aller à l'école viennent par ailleurs en plus grande proportion de pays au système scolaire défaillant », a estimé la directrice de l'Agence de l'éducation, Anna Ekström.
La vague inédite de demandeurs d'asile arrivés depuis 2014 devrait accentuer cette tendance, dans un pays qui peine à recruter des enseignants et à contrer l'accroissement des inégalités au sein du système scolaire.
08:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Immigration: Malgré la défaite, Angela Merkel refuse de barricader l'Allemagne

En dépit des critiques venues d'Allemagne et d'Europe, la chancelière allemande refuse de changer de politique migratoire...
Au lendemain de la claque prise par son parti lors d’élections régionales et de la percée des populistes, portés par une opposition croissante à l’ouverture aux réfugiés, Angela Merkel a dit ce lundi vouloir maintenir sa politique migratoire.
« Le gouvernement fédéral poursuit de toutes ses forces le cours de sa politique concernant les réfugiés au niveau national et international », a indiqué le porte-parole de la chancelière allemande, Steffen Seibert.
Une solution à échelle européenne
Le porte-parole d’Angela Merkel a balayé les appels de ses détracteurs, en Allemagne comme en Europe, à changer de politique et à fixer un plafond aux migrants accueillis en Allemagne, après l’arrivée de 1,1 million de demandeurs d’asile en 2015.
« Certaines choses ont été faites, d’autres restent à faire. Le but est en tout cas est une solution européenne commune, durable, qui conduise à ce que dans chaque pays le nombre de réfugiés (arrivant) baisse de manière notable », a-t-il ajouté.
Angela Merkel n’est pas menacée
Ainsi, le patron de la CSU Horst Seehofer, l’allié bavarois de la CDU qui s’oppose à la politique migratoire d’Angela Merkel, a jugé ce lundi que « la réponse » à la défaite électorale « ne peut pas être : on continue comme avant ».
Selon les médias allemands, la chancelière n’est pas en tant que telle menacée malgré le revers électoral, faute de concurrent réel au sein de son parti, et n’a donc aucune raison à ce stade de changer de politique malgré son isolement en Europe.
« Qui à la CDU voudrait et pourrait l’y contraindre ? », note le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Une politique d’accueil jugée trop généreuse
Impulsée par la chancelière l’été dernier, la généreuse politique d’accueil des demandeurs d’asile a été au cœur des débats, et les scores exceptionnels de l’alternative pour l’Allemagne (AfD) dans les trois régions (entre 12 et 24 %) montrent l’étendue de la fronde.
L’envolée de ce jeune parti de la droite populiste fondé en 2013, qui a multiplié les dérapages verbaux antimigrants, constitue un scénario inédit depuis 1945 et brise un tabou dans un pays toujours en quête d’exemplarité morale après l’horreur nazie.
Ne pas barricader l’Allemagne
Mais elle s’inscrit dans un contexte européen plus large qui voit depuis des années les mouvements d’extrême droite gagner du terrain, de la Grande-Bretagne à la Slovaquie.
« Jamais un parti n’était entré sur la scène politique (allemande) de manière aussi fracassante. Et celui qui regarde le reste de l’Europe comprend bien que l’AfD ne va pas disparaître comme ça », note le quotidien Stuttgarter Zeitung.
Refusant de « barricader » son pays comme le réclament la droite populiste mais aussi une partie des conservateurs, la chancelière pousse cependant toujours pour des solutions d’accueil à l’échelle européenne et un accord controversé entre la Turquie et l’UE en cours de négociations avant un sommet les 17 et 18 mars.
Elle a ainsi critiqué les Etats de la route des Balkans, menant les migrants vers l’Europe du Nord, pour avoir fermé leurs frontières, laissant des dizaines de milliers de personnes coincées en Grèce dans des conditions très difficiles.
Mais signe de dissensions, de hauts responsables allemands, dont le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, se sont félicités de cette fermeture qui a entraîné une baisse de 33 % des arrivées en Allemagne entre janvier et février.
Clémence Apetogbor
08:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Suède va expulser des milliers de migrants

Alors que le continent européen fait face à un flux de réfugiés sans précédent, la Suède, pourtant réputée pour sa tolérance, s'apprête à expulser des dizaines de milliers de clandestins.
Bien avant les longues négociations au sommet de l'UE avec la Turquie, la Suède avait déjà annoncé le début d'une vague de reconduites à la frontière.
"Nous n'avons pas le choix, a reconnu le ministre suédois de l'Intérieur Anders Ygeman à l'agence de presse TT. La Suède a accueilli 163 000 réfugiés en 2015, nos ressources financières et physiques sont épuisées. C'est pourquoi nous avons préparé un ordre pour la police et les services d'immigration d'expulser ceux dont la demande d'asile a été rejetée."
Selon les services d'immigration du pays, l'asile sera refusé à 45% des réfugiés: entre 60.000 et 80.000 (jusqu'à la moitié) nouveaux arrivants devraient donc être reconduits à la frontière.
La Suède a toujours attiré les réfugiés: sa politique d'ouverture, l'humanisme des Suédois et les lois migratoires libérales ont contribué a faire d'elle un pays d'accueil pour les migrants de toutes origines. Ceux qui obtenaient le statut de réfugié recevaient automatiquement un logement, un titre de séjour et la possibilité d'un regroupement familial. L'État prenait même entièrement en charge le transport et le logement des proches. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: avant la vague migratoire actuelle, 14% de la population de ce pays de 9,6 millions d'habitants était immigrée ou descendante d'immigrés.
Cependant, le flux migratoire arrivant depuis septembre 2015 en Scandinavie depuis les Balkans via l'Europe s'est transformé en fardeau insurmontable non seulement pour le budget suédois, mais également pour l'humanisme national. Le pays, qui a accueilli proportionnellement plus de migrants que l'Allemagne, a fait face à une grande vague de ressortissants de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, qui ont reçu automatiquement le statut de réfugié et, avec lui, un titre de séjour.
08:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
Cette semaine au Parlement : immigration, Turquie, visa humanitaire
Alors que les dirigeants européens doivent se retrouver à Bruxelles les 17 et 18 mars pour évoquer l'accord avec la Turquie au sujet de la crise migratoire, le sujet dominera aussi l'agenda du Parlement. Les députés réunis au sein des commissions voteront également une réforme du code des visas de l'Union européenne et évalueront la situation des droits de l'homme en Turquie. Ils rencontreront plusieurs multinationales afin d'évoquer la question de la transparence fiscale.
Les propositions du Parlement visant à améliorer les politiques de migration et d'asile de l'Union européenne seront soumises à un vote en commission des libertés civiles mercredi. Elles comprennent notamment l'établissement d'un système de collecte et de répartition des demandes d'asile ainsi que la création de programmes de relocalisation obligatoire et de réinstallation. Les députés estiment que les États membres doivent partager la responsabilité de la crise migratoire, et que les demandes d'asile doivent être traitées conformément aux engagements internationaux de l'Union européenne.
L'Union européenne est actuellement en négociations avec la Turquie afin de mieux gérer la crise migratoire et les flux de réfugiés. Si 3 milliards d'euros visant à venir en aide à la Turquie ont déjà été approuvés par l'Union européenne, le pays souhaite davantage de fonds. Le Président du Parlement européen et les dirigeants des différents groupes politiques évoqueront mardi le sommet qui s'est tenu le 7 mars dernier ainsi que le sommet de jeudi et vendredi au cours duquel l'accord avec le pays sera finalisé.
Mercredi, les députés français Sylvie Guillaume et Jean Arthuis, à la tête de deux délégations du Parlement qui se sont rendues dans des camps de réfugiés en Turquie le mois dernier, répondront à vos questions lors d'un chat Facebook.
Une réforme du code des visas de l'Union européenne visant à réduire les formalités administratives sera soumise à un vote en commission des libertés civiles mercredi. Le rapport propose de créer un « visa humanitaire » qui serait émis dans les ambassades européennes au sein de pays tiers afin de permettre aux demandeurs d'asile de voler directement vers l'État membre dans lequel ils souhaitent émettre leur demande d'asile.
Les progrès réalisés par la Turquie en 2015 concernant les droits de l'homme, la lutte contre la corruption et la liberté des médias seront évalués par la commission des affaires étrangères lors d'un vote mardi.
Lundi et mardi, certaines entreprises multinationales telles qu'Apple, Google, Ikea et McDonalds ainsi que les représentants des administrations de Guernesey, de Jersey, d'Andorre, du Liechtenstein et de Monaco participeront à une réunion de la commission spéciale sur les rescrits fiscaux consacrée à la fiscalité des entreprises.
La question des différends entre les entreprises et les gouvernements dans le cadre du partenariat transatlantique du commerce et d'investissement (TTIP) avec les États-Unis sera abordée lundi en commission du commerce international. Les députés évalueront aussi la prise en considération des demandes du Parlement dans les négociations.
Le nouveau cadre sur les transferts avec les États-Unis de données à caractère personnel par des entreprises privées sera débattu à la commission des libertés civiles jeudi. L'ancien accord concernant le transfert de données entre les États-Unis et l'Union européenne avait été invalidé en raison de problèmes liés à la surveillance de masse.
07:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
‘Erdogan veut islamiser l’Europe’

La semaine dernière, Ankara a proposé de reprendre les réfugiés ayant accosté en Grèce en échange de 3 milliards d’euros d’aide financière additionnelle et d’une accélération des négociations d’adhésion à l’Union européenne. Les Nations Unies ont averti que cet accord était susceptible de contrevenir au droit d’asile international, car les réfugiés n’auraient pas la possibilité de solliciter l’asile dans le pays où ils sont initialement arrivés.
L’islamisation de l’Europe
Le quotidien bulgare Dnevnik affirme que “l’expansion des musulmans, et par dessus tour, de la communauté turque en Europe est l’un des objectifs de long terme du gouvernement islamique à Ankara”, et il s’inquiète des implications du libre accès à l’Europe pour les 77 millions de Turcs:
“Les déplacements sans visa au sein de l’Union européenne pour les citoyens turcs sont un moyen très efficace pour parvenir à cet objectif. L’accès sans visa que la Turquie a accordé aux citoyens de plusieurs pays arabes a principalement ouvert ses frontières et mené à une intégration très profonde de la Turquie à la communauté du Moyen-Orient. L’ouverture des frontières de l’UE pour la Turquie ne signifie rien de moins que transformer l’Europe et le Moyen-Orient en une grande zone sans frontière.
Nous ne pouvons que deviner le nombre de personnes de la région qui se déplaceront vers l’Europe après cette “libéralisation” de visa”.
La migration comme un outil géopolitique
Pour le journal autrichien Salzburger Nachrichten, la crise des réfugiés offre une opportunité en or de gagner plus de pouvoir pour certains politiciens:
“Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était considéré comme un soutien du terrorisme, qui tentait de fabriquer une bombe nucléaire. Mais cela n’a pas empêché les pays de l’UE de lever les sanctions contre ce despote. Car Kadhafi utilisait les gens comme une arme politique en leur promettant de protéger l’Europe des réfugiés africains. […]
Cette fois-ci, c’est la Turquie qui est censée stopper l’afflux de réfugiés. Beaucoup de gens en Europe estiment que c’est choquant parce que le pays ne semble pas être un partenaire fiable. En assignant un rôle de garde-frontière à la Turquie nous démontrons à quel point la migration est devenue un outil géopolitique”.
Mylène Vandecasteele
07:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 14 mars 2016
NKM relance son idée d’une « taxe halal » pour financer l’islamisation de la France
Candidate à la primaire de la fausse droite, la très gauchiste Nathalie Kosciusko-Morizet a détaillé dans On n’est pas couché (ONPC) samedi soir son idée de financement des mosquées en France par une taxation des produits halal. Solution pour se soustraire aux financements étrangers ou proposition communautariste ?
11:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'expansion jihadiste semble irrésistible au Yémen

150 morts en 3 mois, des quartiers contrôlés par Al-Qaïda, des attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI): Aden, deuxième ville du Yémen, vit au rythme de la violence des jihadistes qui défient le gouvernement et la coalition arabe venue l'aider, selon des experts.
Pour la première fois depuis un an, des avions et des hélicoptères de cette coalition interviennent depuis ce week-end contre des cibles jihadistes dans la cité portuaire du sud.
Mais des analystes doutent que l'opération soit décisive et que l'expansion du jihadisme soit stoppée.
Les détracteurs de la coalition et du gouvernement yéménite, qui ont repris le contrôle de cinq provinces du sud l'été dernier, dénoncent le laxisme et la responsabilité des autorités qui ont collaboré avec des combattants islamistes et ont même parfois fourni des armes aux jihadistes. "Il n'y a pas d'alliance, mais une cohabitation de facto", note un expert militaire occidental.
L'autorité de l'Etat s'est effondrée lorsque des rebelles chiites Houthis, accusés de liens avec l'Iran, sont entrés dans la capitale Sanaa en septembre 2014.
Six mois plus tard, en mars 2015, une coalition arabo-sunnite de dix pays intervenait militairement en soutien au gouvernement, mais celui-ci n'est pas parvenu à rétablir l'autorité dans les provinces "libérées". Au contraire, les rangs jihadistes n'ont cessé de grossir avec une compétition croissante entre Al-Qaïda et l'EI.
Et, à part les Emiratis, la coalition ne semble pas pressée de combattre ces islamistes, indique une source sécuritaire yéménite.
"Aqpa (Al-Qaïda dans la Péninsule arabique) et l'EI sont sans doute les principaux bénéficiaires de la guerre" au Yémen, souligne l'International Crisis Group (ICG) dans un récent rapport.
Les deux groupes sunnites, "idéologiquement ennemis" des Houthis et qui traitent d'"apostat" le gouvernement yéménite, "ont déployé leurs combattants dans les territoires laissés vacants par les deux protagonistes", ajoute l'ICG.
- Armes aux jihadistes -
"Des armes et des ressources destinées aux anti-Houthis ont fini entre les mains d'Aqpa et de l'EI, une tendance qui devrait se poursuivre si les Houthis battent encore en retraite", avertit l'ICG.
Face aux Houthis et à leurs alliés --des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh--, les forces gouvernementales, affaiblies et marginalisées, se sont appuyées sur la "Résistance populaire", un corps hétéroclite de miliciens.
Ces miliciens se recrutent parmi des islamistes salafistes, des séparatistes sudistes et des jihadistes, explique Zeid al-Sallami, spécialiste des groupes islamistes.
Après la reconquête du sud, le président Abd Rabbo Mansour Hadi a décidé d'intégrer ces combattants dans l'armée et la police en leur assurant une formation.
Mais le processus a été fragilisé par "un manque de moyens financiers et l'absence d'un mécanisme clair pour sa mise en oeuvre", indique Ali al-Ahmadi, ex-responsable de la "Résistance populaire".
"Frustrés, de nombreux résistants ont fini par rallier Al-Qaïda et Daech (acronyme en arabe de l'EI)", ajoute cet islamiste, précisant que ce mouvement a notamment profité à "Al-Qaïda qui, pour avoir participé à la Résistance, était plus proche de nos jeunes combattants".
"Grâce aux moyens financiers dont ils disposent, Al-Qaïda et Daech ont attiré des centaines de laissés-pour-compte de la Résistance et se sont procurés des armes qu'ils ont stockées à Aden et dans le sud", ajoute M. Ahmadi.
Al-Qaïda est active depuis plus de 20 ans au Yémen. Certains de ses chefs ont été éliminés par des drones américains, mais l'organisation "est aujourd'hui plus puissante que jamais", souligne le Soufan Group, société d'analyse du renseignement dirigée par un ancien du FBI.
- Territorialisation -
Selon lui, l'EI, né de la défection en novembre 2014 de membres d'Al-Qaïda au Yémen où il a signé ses premiers attentats en mars 2015 contre des mosquées chiites à Sanaa, use d'une "extrême violence" pour s'assurer "une présence durable dans un autre Etat effondré".
Al-Qaïda, qui s'était rendu maître de la province d'Abyane pendant un an avant d'en être chassé en juin 2012, a conquis en avril 2015 Moukalla, chef-lieu du Hadramout, province dont il contrôle le littoral et des installations pétrolières par le biais d'un conseil local à sa solde, selon des sources de sécurité.
Depuis Moukalla, le réseau, qui cherche à s'assurer une ligne de ravitaillement entre les provinces du sud, a repris pied l'an dernier à Abyane et dans les provinces voisines de Lahj et de Chabwa.
"Chaque jour, Al-Qaïda installe de nouveaux barrages sans pour autant exhiber sa bannière", raconte Abdelbari al-Marqachi, habitant de Zinjibar, chef-lieu d'Abyane.
Le président Hadi accuse son prédécesseur d'instrumentaliser l'EI. "Daech est présent et il est manipulé par Ali Abdallah Saleh", a-t-il répété début mars dans le quotidien saoudien Okaz.
Entretemps, prévient un diplomate, les jihadistes "sont dans une stratégie de territorialisation, et il y a un risque à terme de voir l'émergence d'un califat de substitution au Yémen s'ils sont vaincus en Irak et en Syrie".
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Attentat en Côte d'Ivoire : un assaillant a «tiré et crié Allah akbar», raconte un témoin

Le commando armé qui a tué 16 personnes, dimanche, dans la station balnéaire très populaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, était déterminé à tuer de sang-froid, selon les premiers témoignages recueillis par BFMTV au coeur de l'attentat djihadisite.
Un témoin raconte ainsi à la chaîne d'informations qu'il a vu à 12 h 30 (13 h 30 heure française) un des six assaillants armés s'approcher d'une personne qui était au téléphone sur la plage et tuer celle-ci à bout portant en criant «Allah akbar».
Tout s'est passé très vite, selon ce témoin, un jeune homme visiblement encore sous le choc : «Il est arrivé auprès d'un jeune qui était en communication. Il a tiré une balle dans la tête et a crié -Allah akbar-. A ce moment là, il y avait trois autres hommes derrière qui ont commencé à tirer».
Les assaillants «puissamment armés»
Les assaillants étaient «puissamment armés» alors que l'établissement était bondé en cette période de canicule, a expliqué un autre témoin. «On était sur la plage, on a entendu des coups de feu et on a vu des gens fuir, on a compris que c'était une attaque», a raconté Braman Kinda qui a vu les assaillants parcourir la plage «en tirant des coups de feu».
Le prince français Charles-Philippe d'Orléans, arrivé sur la plage peu avant l'attaque, a raconté au magazine Paris Match avoir cru entendre «un pétard», qui était «sans doute un calibre 22 LR». «Il y avait un monde fou sur cette plage. Tout le monde s'est figé un instant. Puis, il y a eu un second coup de feu, du 9 mm sans doute, et là, tout le monde s'est mis à courir dans tous les sens.»
Abbas El-Roz, un ressortissant libanais qui séjournait à l'Étoile du Sud, a raconté que l'un des assaillants portait un fusil d'assaut Kalachnikov et une ceinture de grenades. Un autre témoin, Kouamena Kakou Bertin, transporteur, a affirmé que trois assaillants s'étaient enfuis à pied par la route. L'attaque a provoqué des scènes de panique, plusieurs centaines de personnes tentant de quitter la zone quadrillée par d'importantes forces militaires
Des images et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux ont montré des personnes qui courent depuis la plage pour se réfugier entre les bâtiments.
«Le bilan est lourd» avec 14 civils et deux membres des forces spéciales tués, ainsi que 22 blessés, a expliqué le président Alassane Ouattara, qui s'est rendu sur les lieux. Le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, a précisé qu'il y avait quatre morts occidentaux, dont un Français et un Allemand.
Selon BFMTV, après l'ouverture d'une enquête pour assassinat terroriste par la justice française, en raison de la présence d'une victime française, des enquêteurs de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI) doivent partir ce lundi pour la Côte d'Ivoire.
Le président français François Hollande a dénoncé dimanche un «lâche attentat», promettant «soutien logistique et de renseignement pour retrouver les agresseurs». Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se rendront mardi à Abidjan pour exprimer la solidarité de la France.
Victor Fortunato
11:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
AMIENS Une belle maquette pour la future grande mosquée

Après les aides techniques de la Ville et de la Société d’économie mixte (SEM) Amiens Aménagement sur le choix du terrain et de l’architecte concernant la future grande mosquée qui sera située à l’angle du boulevard de Roubaix et de la rue du Cambrésis, la mosquée El Feth, gérée par l’Association cultuelle et culturelle des musulmans français de Picardie (ACCMFP) a sollicité l’École supérieure d’art et de design (ESAD) d’Amiens pour la réalisation d’une maquette. Soutenu par la directrice de l’ESAD Barbara Dennys, c’est le brillant étudiant Erwan Beauvir qui s’est chargé de sa réalisation dans le cadre d’un stage gratifié. Une mission qui a demandé quatre mois de labeur. Il faut dire qu’il y avait un cahier des charges précis à respecter. Au final, le résultat est plutôt convaincant, la maquette est exposée à la mosquée El Feth au 375 Boulevard Beauvillé (03 22 43 35 12). Ceux et celles qui souhaitent la voir sont les bienvenus, indiquent les responsables de la mosquée. Rappelons que la future grande mosquée d’Amiens a été imaginée par l’architecte roubaisien Oussama Bezzazi. La première pierre a été posée le 31 mai 2014 en présence de l’ancien préfet Jean-François Cordet. Le lieu de culte a été élaboré dans une volonté de dialogue avec la cathédrale Notre-Dame. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’architecture du futur édifice sera d’inspiration gothique. On y trouvera même une rosace que l’on peut deviner sur la photo en haut du minaret.
Bakhti Zouad
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Livre : Le devoir d'insurrection : Docteur Bernard Plouvier

Le devoir d’insurrection ou la réponse géopolitique à la tentation cosmopolite
Servir est l’unique raison de vivre des meilleurs parmi les hommes et les femmes. Encore faut-il trouver une grande cause, un homme d’exception qui justifient ce dévouement, de même essence que la foi religieuse. Cet idéal va de soi en Europe, de nos jours. Il est, en effet, évident qu’aux Européens de notre siècle incombe un devoir : celui d’unifier les nations du continent, pour en faire un empire peuplé de citoyens tous issus de la race européenne, celle que les savants anglo-saxons nomment « caucasienne », sans que cela témoigne d’une quelconque certitude quant à son origine géographique.
L'auteur :
Le Dr Bernard Plouvier à publié une dizaine de livres aux éditions Dualpha, Déterna et à l'AEncre.
Il est l'auteur du n°8 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré au NSDAP.
Quotidiennement, il publie une tribune sur le site Synthèse nationale.
08:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
Claire Chazal et les bourgeois de Calais

Claire Chazal n’a pas la reconnaissance du ventre : pour elle, « L’art à Calais » 1 n’est pas celui des Calaisiens – qui, en tant que crétins de contribuables, règlent son salaire de France 5 -, mais celui des… migrants !
À 60 ans, Claire Chazal n’aurait-elle pas pu se « contenter » de son confortable licenciement – 2.500.000 euros, selon Télé Star, versés par une entreprise privée, TF1 -, et ne pas éjecter moins célèbre qu’elle, Laurent Goumarre, pour pérorer lors d’une émission modeste à l’audience modeste sur une chaîne modeste !
Pour une si modeste pige : à peine 40.000 euros par mois versés par le… contribuable, puisque celui-ci alimente généreusement France Télévisions, groupe détenu à 100 % par l’État. Tout cela pour apparaître 5 minutes par jour (à 500 euros la minute ! Soit 5 fois plus que son prédécesseur) dans « Entrée libre », une émission d’à peine 20 minutes confiée par son copain Michel Field, cet ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire chargé, depuis décembre, de contrôler l’information sur France Télévisions !
Avait-elle besoin d’une telle émission après le pactole de TF1 ? Il faut croire que oui. D’où sa main dans la poche du contribuable. Alors que, vu sa faible audience – 300.000 fidèles -, peu sont ces contribuables à aimer son émission. N’empêche, de l’argent public permet à Madame d’encenser les migrants qui, pourtant, ne participent en rien aux 400 à 500.000 euros qu’elle va percevoir dans l’année. En revanche, les petits Calaisiens qui ont perdu de 20 à 40 % de leurs revenus à cause des migrants n’ont pas dû apprécier le reportage de Mme Chazal sans aucun mot quant aux dégâts matériels, psychologiques dont ces mêmes migrants sont la cause pour les malheureux Calaisiens.
Certes, qu’ont-ils de « culturel », ces pauvres crétins de contribuables ?
En revanche, quelle immense « culture » a dénichée Claire Chazal chez les migrants et leurs visiteurs, surtout milliardaires, un monde plus proche d’elle que celui des petits Calaisiens… Tel ce Jude Law, bonnet « migrant » dernier cri vissé sur la tête, lisant, la larme à l’œil, les écrits de ses amis… d’un jour !
Et que dire du courage de spécimens « culturels » français soutenant les migrants ! Telle la réalisatrice Catherine Corsini qui, en 2001, fut l’auteur d’un Mohamed, court-métrage d’une œuvre impérissable : « Pas d’histoires ! 12 regards sur le racisme au quotidien », œuvre qui, malgré les critiques dithyrambiques, fit plouf : 4.114 entrées à Paris et 152.220 pour toute la France. Combien cette « œuvre » a-t-elle englouti d’euros venus de nos poches ? Mystère…
Et parmi les autres invités de l’émission sur « L’art à Calais » : la journaliste Marie-Françoise Colombani et le dessinateur Damien Blondeau, auteurs de la BD Bienvenue à Calais, les raisons de la colère. Une BD défendant les Calaisiens ? Que nenni ! Cette BD s’apitoie, bien évidemment, sur les migrants. Là aussi, on ignore avec quels fonds (publics ?) a été réalisée cette BD… Mais, c’est là que se niche « L’art à Calais » de Mme Chazal.
Notes:
1 « Entrée libre », France 5, diffusée le mercredi 9 mars 2016
Jacques Martinez
08:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
19 mars : ne soyez pas complices !

Le président de la République, François Hollande, a décidé, pour la première fois, de commémorer cette année le 19 mars 1962 et les accords d’Évian. C’est sa meilleure façon de se réconcilier ainsi avec les gauchistes socialistes et les communistes. Il devrait, dans la même foulée, fêter le 18 juin 1815 (la défaite de Waterloo) et le 22 juin 1940 (la signature de l’armistice devant les nazis).
Le 19 mars 1962 : fin de la guerre d’Algérie, c’est un mensonge éhonté. Les accords d’Évian obligeaient la France à un « cessez-le-feu » en Algérie, mais autorisaient le Front de libération nationale (FLN) et l’Armée de libération nationale (ALN) à enlever, assassiner, massacrer à volonté de jeunes soldats, des civils innocents et des harkis, alors que l’armée française avait l’obligation de rester l’arme au pied, sur ordre de De Gaulle.
Ce même jour, 19 mars 1962, à Eckmül (Oran), 16 personnes, dont trois femmes, sont enfermées dans un hangar et l’ALN y met le feu. Elles sont toutes carbonisées. Ce même jour, la gendarmerie d’Oran signale que des dizaines d’Européens sont séquestrés, jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour servir de donneurs de sang pour les combattants de l’ALN. On les retrouve la peau collée aux os et totalement vidés de leur sang.
Après ce 19 mars 1962, et je cite sous le contrôle de M. Eugène-Jean Duval, inspecteur général des armées et les « archives officielles » :
– 91 actions de guerre de l’ALN et du FLN contre la France ;
– le 20 mars 1962, 18 soldats tués et 3 blessés ;
– 90 soldats français disparus ;
– 239 soldats français faits prisonniers par l’ALN, qui ne sont jamais revenus ;
– 1.580 civils européens disparus (dont des dizaines de femmes expédiées vers des bordels militaires de l’ALN).
Entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, ce fut une hécatombe : plus de 5.000 enlèvements ; 1.165 civils assassinés ; 1.773 disparus ; plus de 60.000 harkis massacrés ainsi que leurs familles. S’ajoute à cela l’interdiction, par le gouvernement français, à la Croix-Rouge internationale de s’y intéresser. En témoigne le télégramme (très secret) signé Louis Joxe, daté du 2 avril 1962 : « Je serais, pour ma part, hostile à une intervention quelconque de la Croix-Rouge internationale dans tout ce qui concerne les arrestations et détentions d’Européens. »
Après le 19 mars 1962 se met en place le blocus de Bab El Oued. L’armée, l’aviation, les tanks tirent sur les habitants. Le 26 mars 1962, sur ordre de De Gaulle, confirmé par Christian Fouchet, Haut-Commissaire en Algérie, l’armée française tire sur une population désarmée qui manifestait devant la Grande Poste de la rue d’Isly, à Alger : plus de 46 morts et 200 blessés.
La France a reconnu officiellement des « morts pour la France », en Algérie, après le 19 mars 1962. C’est bien la preuve que les accords d’Évian n’ont jamais marqué la fin de la guerre. Nous aimerions savoir comment leurs noms ont été inscrits sur les monuments aux morts.
Sous les ordres des généraux Ailleret et Katz, l’armée française a terminé cette guerre, gagnée totalement sur le terrain, dans le déshonneur le plus total.
M. le président de la République et Messieurs les maires des villes et communes de France dans lesquelles vivaient ces jeunes soldats et leurs familles, quand vous célébrerez cette date, ce prochain 19 mars 2016, et que vous garderez une minute de silence, vous les entendrez, tous ceux qui sont morts après le 19 mars 1962, vous hurler leur mépris et leur colère.
Le 19 mars 1962, le chef de l’État français et son gouvernement ont « signé » un crime contre l’humanité. Un demi-siècle plus tard, ne soyez pas leurs complices ! Pour votre information, ne manquez pas le magazine de France 3 du jeudi 17 mars à 23 h 45 : « Prisonniers français du FLN », suivi du film L’Amère Patrie.
Manuel Gomez
08:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Lufthansa, solution-miracle au problème des immigrés ?

C’est fou, à quel point les dirigeants européens sont pauvres en pensée. Le problème des immigrés leur passe vraiment au-dessus de la tête. Au-dessus de la tête ? Mais la voilà, bon sang, la solution miracle. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Pourquoi avoir toujours les yeux rivés sur la mer puis sur le sol ? C’est quelque chose, ça : il y a le ciel, quand même !
Chacun sait que l’Allemagne, sous la direction de Notre Dame des Affligés Angela, tourmentée par le souvenir du massacre en 1905 des Héréros et des Namas dans l’actuelle Namibie, de celui des civils belges et français pendant la Première Guerre mondiale et, évidemment, par le souvenir de la barbarie nazie, traverse aujourd’hui une profonde crise de mysticisme. Ayant depuis longtemps préféré la mort à la vie, elle ne fait plus d’enfants ou si peu. Seulement la vie, le patronat allemand, lui, il en a besoin. Certes, il a pour lui les lois dites Hartz pour s’engraisser, mais sans nouvelle chair fraîche, c’est la sienne qui est sérieusement menacée. Alors, Notre Dame des Affligés, ne se référant qu’à Dieu, oubliant que Celui-ci avait d’autres ouailles, notamment européennes, est venue à son secours en ouvrant sa porte. Sûr, l’Allemagne va rester la quatrième puissance économique mondiale. Mais, faisant des immigrés sa solution, elle en a fait, dans son égoïsme, le problème des autres. Il ne revient donc désormais qu’à elle de l’assumer. « Aide-toi et le ciel t’aidera », dit-on. Or, le ciel, justement, pour les Allemands… c’est la Lufthansa !
En 2015, cette compagnie aérienne a transporté 107,7 millions de passagers. Il lui est donc possible de transporter aisément les quelques centaines de milliers d’immigrés qui s’agglutinent encore aux portes de l’Europe. Les Allemands, qui ont le sens du commerce, pourront demander à chacun d’eux la somme modique de 10 euros. Ce ne sera pas la mer Égée à boire ! Il leur suffira de rouvrir l’aéroport d’Ellinikon (Ελληνικόν) à Athènes, qui avait d’ailleurs été inauguré par les nazis en 1938, et à y entreprendre, sans trop de frais, quelques simples travaux de rénovation. Ils pourront alors faire passer les immigrés… au-dessus de la tête des États qui assument aujourd’hui les conséquences de leur irresponsabilité.
Pour les immigrés, finies les traversées hypothétiques et les noyades en mer ; les longues et épuisantes pérégrinations sur les chemins boueux et froids des Balkans ; les barbelés hongrois, macédoniens, croates, slovènes et, désormais, autrichiens. Pour les Européens, l’espace Schengen retrouvera sa belle vigueur et tous entonneront en chœur l’Hymne à la joie composé… par un Allemand (Beethoven) sur le poème d’un autre Allemand (Friedrich von Schiller). La démocratie sera préservée. Il n’y aura plus toutes ces crapules de passeurs, mais un seul, universel et altruiste comme le bon Dieu : la Lufthansa, donc. Et l’Allemagne -qui se sera alors enfermée, bien sûr, dans ses frontières – crâneuse pourra dire : « Moi seule, j’ai réglé le problème des immigrés ! » L’Europe entière acquiescera, lâchant, admirative : « Cette Merkel, quand même, ça, c’est une dirigeante ! »
Philippe Arnon
08:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
Terrorisme : à qui le tour ?

À l’heure où ces lignes sont écrites, l’attentat qui a frappé la station balnéaire de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) n’a pas été « signé » mais il y a tout lieu de croire qu’il va, dans les prochaines heures, être revendiqué par Daech ou l’une de ses branches africaines, notamment Boko Haram ou AQMI, qui sévissent dans la région. Situé à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, ce complexe touristique est très fréquenté par les Occidentaux. La nature terroriste de l’attaque ne fait aucun doute. Les premiers éléments recueillis annoncent qu’au moins deux tireurs, armés de kalachnikov, auraient ouvert le feu en partant de La Playa vers l’hôtel l’Étoile du Sud. Le mode opératoire des assaillants ressemble beaucoup à celui de l’attentat de Sousse (Tunisie) survenu en juin 2015, avec une arrivée par la plage et un assaut sur les hôtels proches. Cet attentat ressemble aussi aux attaques menées à Ouagadougou (Burkina Faso) le 15 janvier, à Mogadiscio (Somalie) le 21 janvier et à Bamako (Mali) le 20 novembre 2015. Le bilan de ces attentats sur le sol africain ces derniers mois est lourd : 39 morts à Sousse, 30 à Ouagadougou, 19 morts à Mogadiscio, 22 morts à Bamako.
Cette attaque, comme les autres, n’est pas anodine. Elle touche la culture occidentale que les zélateurs extrémistes de Mahomet vomissent et rejettent en bloc. Elle vise à imposer la charia dans les lieux de perdition que sont les plages, les bars, les boîtes de nuit, les salles de spectacles, etc. Le message des islamistes est aussi de conserver et renforcer ses bastions musulmans, surtout dans le nord de l’Afrique : la Libye, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie comptent plus de 99 % de musulmans. Le Sénégal, le Niger et les deux Soudans dépassent 97 %, et 92 % de la population malienne est musulmane. Les « mahométans » sont 84 % en Guinée, 65 % au Burkina Faso et 55 % au Tchad. Avec 16 % d’adeptes du Prophète, le Ghana, mais aussi l’Éthiopie (34 %), le Cameroun (20 %) et la République centrafricaine (15 %) font figure de terres de mission. Et puis les chiens d’infidèles occidentaux ou pas devront se convertir ou mourir. Et tous ceux qui les soutiennent aussi.
Après la Côte d’Ivoire, quel pays sera la prochaine cible ? La Turquie, qui vient, elle aussi, d’être frappée à Ankara ? Encore la France, qui est sensible à la première rumeur venue ? En particulier celle qui a couru les 11 et 12 mars et qui recommandait d’éviter d’aller dans les grandes surfaces parisiennes. C’est l’essence même du terrorisme : frapper aveuglément, n’importe où, n’importe quand, sans distinction, sous n’importe quelle latitude, sans crier gare avec l’objectif de faire naître et grandir chez l’adversaire un sentiment total d’insécurité et de terreur.
Au fait, le mercredi 9 mars au soir, un attentat à la grenade avait déjà fait trois morts à Abidjan et 15 blessés. Sans doute un échauffement ?
Nicole Paquot
08:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
La stratégie de l’invasion et du pourrissement et ses contre-mesures

On sait depuis longtemps que la stratégie indirecte donne parfois de bons résultats et à très bas coût, si on la compare à une guerre déclarée. Le grand art de ce type de stratégie a toujours été de pourrir les sociétés dont on veut la perte ou de leur susciter des ennemis.
Pour prendre un exemple qui ne peut fâcher personne de nos jours, on peut citer l’Empire byzantin, qui survécut un millénaire à la ruine de l’Empire romain d’Occident par le recours préférentiel à ce type d’opérations, où l’on ne se résolvait à l’emploi de la force qu’après échec de cette diplomatie machiavélique.
L’Europe, continent d’origine de la race blanche, est une créatrice de civilisations et en fut longtemps exportatrice. Après tout, les cairns à degrés du futur domaine celtique ont précédé de deux millénaires la première pyramide d’Égypte, qui servit elle-même de modèle aux ziggurats mésopotamiennes.
Les premières cités connues, qui remontent au 10e millénaire avant notre ère en ce que l’on appela ensuite l’Anatolie, furent peuplées d’Européens. Ce furent des sujets parlant une langue indo-européenne, les Hyksos, qui civilisèrent l’Égypte antique, y introduisant la roue et la domestication du cheval en plus de l’armement le plus sophistiqué de l’époque. Si l’on doit diverses découvertes à la Chine, il ne faudrait pas oublier que l’étude des momies des premières dynasties, exhumées aux alentours de l’An 2000, a révélé que ces premiers monarques étaient des Européens de culture kourgane.
Ce qui ne signifie nullement que les autres races n’aient pas participé aux progrès de l’humanité. L’on doit aux Asiatiques, entre bien d’autres exemples possibles, la découverte de l’arc composite et de la poudre noire, deux armes de destruction massive en leur temps. Par ailleurs, certaines formes de musique doivent à l’Afrique un instrument essentiel : le tam-tam.
Il faut croire que les actuels maîtres du jeu international redoutent encore les exceptionnelles facultés créatrices des Européens puisqu’ils utilisent à leur égard une stratégie d’invasion avec un encouragement au métissage de la population autochtone et une stratégie de pourrissement intellectuel, par l’emploi d’une arme de décomposition intellectuelle massive : l’islam djihadiste, rétrograde autant que barbare.
La stratégie d’invasion-métissage-pourrissement de l’Europe est à l’évidence poursuivie par les USA depuis le début du XXIe siècle. Parallèlement, les trois faux ennemis : les roitelets islamo-pétroliers, le gouvernement islamique turc et le nouveau califat couplé à l’État islamique (Daesh, si l’on préfère), ont entrepris une nouvelle vague d’expansion tous azimuts de l’islam, dans laquelle l’Europe est la cible à la fois la plus riche et la moins bien défendue.
Le troisième larron, qui agit en étroite liaison avec les deux précédents – en dépit d’une opposition de façade au second groupe – est l’État d’Israël, où la propagande officielle, assez peu subtile, a pour but d’apeurer un maximum de Juifs fortunés d’Europe visant à les faire passer en Israël. Pour ne pas mourir d’implosion, Israël a besoin d’une immigration juive, de préférence fortunée. On hurle donc, en Europe, des slogans sur la recrudescence de « l’antisémitisme » et parallèlement, l’on vante les charmes – plutôt inexistants – d’un Israël de légende… un État où l’inflation dispute à l’insécurité les gros titres des journaux. En outre, le gouvernement israélien n’est pas mécontent de voir émigrer en Europe des centaines de milliers de jeunes islamistes du Proche et du Moyen-Orients : cela fait autant d’ennemis potentiels en moins pour des États islamiques qui pourraient lui redevenir hostiles.
Face à ces Machiavels, qui ne prennent même pas la moindre précaution pour masquer leurs agissements, que doivent faire les Nations européennes, manifestement trahies par leurs politiciens, du moins en Europe occidentale et scandinave… ce n’est pas le cas des Nations d’Europe danubienne et surtout pas d’Europe orientale.
À l’évidence, elles doivent impérativement abandonner les phantasmes marxistes, soixante-huitards et libéraux à propos d’une quelconque repentance liée à l’époque coloniale, ou d’une soi-disant obligation de solidarité envers des peuples arriérés aux plans culturels et techniques. La charité chrétienne est une fort belle chose en théorie, dont l’application pratique, menée sans discernement, confine à la niaiserie la plus grotesque : quelle idée un pape peut-il avoir en tête pour vanter les mérites de l’accueil massif de populations islamiques en Europe ?
Les Nations européennes, dans leur part autochtone, doivent adopter - sans hypertrophie de l’ego collectif comme le font les racistes qui se proclament élus d’une quelconque divinité – un sentiment ferme et respectueux de leur appartenance raciale. L’Europe ne doit nullement devenir un nouveau continent fourre-tout, un nouveau continent de melting pot : il y a pour cela l’immense continent des trois Amériques, dont cela fut et reste la vocation première. Nul n’a jamais reproché aux Juifs, depuis 1945, leur pratique obsessionnelle de l’endogamie, comme c’est le cas pour les Yezidis du Kurdistan ou des Comoriens. On ne voit donc pas de raison de reprocher aux Européens le refus du brassage des races et de l’option du métissage général.
Enfin, les Nations européennes doivent organiser le retour de tous les immigrés-réfugiés dans leur continent d’origine, de façon à ce que ces êtres humains retrouvent leur dignité en œuvrant pour le développement de leur terre ancestrale. Il est évident qu’il faut supprimer aux puissances d’argent le « droit d’ingérence » dans les affaires intérieures des États. L’on a trop vu les funestes conséquences de ce principe grotesque depuis les débuts de l’ère globalo-mondialiste pour en tolérer encore l’application.
Il est évident que les maitres du jeu international (USA, Israël, Turquie, États islamo-pétroliers) doivent impérativement présenter des excuses aux Nations décimées, déracinées, plongées dans le chaos, par leur politique de gribouille. Et ces excuses devront, comme pour d’autres crimes contre l’humanité, donner lieu à des réparations financières, en prenant comme exemple celui de l’hypermédiatisée Shoah. Repentance et réparations ne peuvent et ne doivent être unilatérales.
Docteur Bernard Plouvier
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