mercredi, 16 mars 2016
Réfugiés au bois de Boulogne ? Les zadistes du XVIe !

L’actualité est parfois heureuse. Lundi dernier, un millier de citoyens étaient réunis dans l’université parisienne de Paris-Dauphine, comme quoi la démocratie participative peut aussi gagner les beaux quartiers. De quoi était-il question ? De la construction d’un centre d’hébergement pour 200 réfugiés en bordure du bois de Boulogne.
On imagine la scène. Des hordes de dames façon Jacques Faizant dans Le Figaro de jadis. Tous tailleurs Chanel brandis, permanentes au vent et prêtes à se battre jusqu’au dernier coup de sac à mains Hermès. Marianne sur les barricades, mais sur celles de la place Vendôme, prêtes à mourir pour la patrie et la boutique Bvlgari.
En guise d’amuse-bouche, Sophie Brocas, préfet de Paris, intervient, avant de se faire huer. « Provocation ! », « Y en a marre ! ». Madame le préfet menace de se taire ? « Oui ! Oui ! » Puis, devant le tollé, elle tente ce pas de deux, cette bizarre esquive : « Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs. » Dans l’assistance, le soulagement est palpable. Ouf ! Pas de ça chez nous, même si ce quartier, de par ses résidents saoudiens, est l’un des arrondissements les plus arabes de Paris, sans compter d’autres résidents, pas toujours très catholiques non plus ; Claude Coasguen, maire du XVIe, n’est-il pas président du groupe d’amitié parlementaire France-Israël depuis 2007 ?
Mais, excusez du peu, ce sont des riches ; voilà qui fait toute la différence pour cette bourgeoisie française, de droite comme de gauche et dont les valeurs sont plus cotées en Bourse qu’ailleurs.
Puis, à nouveau, les invectives et autres noms d’oiseaux qu’on aurait pu croire dévolus aux bonniches du quartier plutôt qu’à leurs augustes employeurs, lesquels sont rapportés par Libération de ce mardi dernier : « Escroc ! », « Fils de pute ! », « Menteur ! », « Collabo ! », « Stalinien ! », « Vendu ! », « Salopard ! », « Salope ! »
« Vous en étiez à “peau de couille”, je crois », entend-on dans Le père Noël est une ordure…
On n’en saura guère plus des débats tenus en ce sanctuaire du savoir, lesquels ayant été écourtés, faute d’un service d’ordre digne de ce nom. Pourtant, nous n’étions pas au Stade de France pour le grand retour de NTM. Mais là, sans qu’il soit question de besogner madame votre mère, la « battle » envoyait tout de même le bois, et ce, avec le « flow » qu’il fallait.
Toujours selon Libération, un certain Florent, tout juste sorti de cette peu aimable sauterie, se fâchait tout rouge contre « ce nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne. Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez ! »
Magnifique mépris de classe. Les immigrés, les pauvres, les réfugiés d’Orient et d’ailleurs, c’est bien ; mais à condition que la plèbe les accueille. Chez elle, loin. Dans les banlieues périphériques, du Nord-Est si possible. Après, il n’est pas impossible qu’Anne Hidalgo ait voulu jouer un mauvais tour à de riches quartiers qui, traditionnellement, votent toujours à droite. Qu’elle se méfie néanmoins, car en cas d’alternance, tout ce joli monde pourrait bien être expulsé vers la place des Vosges ou le jardin du Luxembourg, là où les espaces verts peuvent être tout aussi accueillants.
Au fait, quid de l’éventuelle expulsion des travelos brésiliens, réfugiés sexuels emblématiques ? Et quid, surtout, du spleen existentiel de la jeunesse locale désœuvrée et de ses pères déprimés, que plus personne ne pourra éponger dans ce bois de Boulogne, site classé depuis le 23 septembre 1957, et donc inconstructible de fait ? De nouveaux zadistes en perspective ?
Nicolas Gauthier
12:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
Huit jours de lavage de cerveau antiraciste dans nos écoles

Alain Jakubowicz vient d’être réélu pour trois ans à la tête de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Ses premières paroles ont été les suivantes : « L’antisémitisme s’est banalisé et s’exhibe désormais sans complexe. » « La diabolisation de l’islam fait naître une haine antimusulmane quotidienne, frontale et sans complexe. » « Il convient de combattre la prétendue métamorphose du Front national en parti républicain. »
Du 21 au 28 mars se tiendra, dans nos écoles, sous l’égide de l’Éducation nationale et de son ministre, une « Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme »… exactement le fonds de commerce de la LICRA. Les associations dites antiracistes imposeront donc, en toute impunité, le discours de Jakubowicz et de ses complices à de jeunes enfants facilement manipulables.
Résumé de ce que ces commissaires politiques vont marteler à nos gosses : « Le seul racisme est celui des Blancs vis-à-vis des Noirs et des Arabes, l’antisémitisme, c’est autant l’extrême droite que les musulmans, l’immigration est une chance pour la France, il faut accueillir encore davantage de migrants, surtout pas d’amalgames, l’islam est une religion d’amour et de paix, le vivre ensemble rend tout le monde heureux, le FN est dangereux pour la France et n’est pas républicain… »
Dans ce contexte qui rappelle les cours de rééducation de régimes totalitaires, les élèves auront-ils le droit de s’opposer à cette vision du monde ? Un lycéen de ma connaissance avait osé, en pleine classe, contester l’accueil des migrants, en expliquant que la France, déjà ruinée, et minée par un chômage de masse, devait d’abord penser aux siens. Il avait été sèchement rappelé à l’ordre, et prié de changer de lectures…
Les enseignants mal-pensants pourront-ils se permettre de reprendre les paroles de l’avocat Gilles-William Goldnadel, qui, au lendemain des attentats de Merah, affirmait : « Aujourd’hui, dans l’immense majorité des cas, cet antisémitisme violent est issu de la communauté maghrébine. » « Il ne faut pas non plus sous-estimer une sorte de racisme anti-Français, une sorte de racisme anti-Blancs. » S’ils le font, ils vont vivre dangereusement…
Ces faits, pourtant évidents, sont niés par les propagandistes officiels de l’antiracisme d’État.
D’autre part, sommes-nous certains que la neutralité, due par un enseignant laïque dans les écoles de la République, sera bien respectée, lors de cette semaine de propagande ? On a le souvenir de ces professeurs, avec un engagement à gauche, qui, sans vergogne, se permettent d’encourager leurs élèves à partir en manifestation pour défendre des clandestins. Dans un autre registre, en toute impunité, d’autres se permettent de critiquer Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen en pleine classe.
Pour info, voilà les grandes lignes de ce qui va être martelé à nos enfants (qui, pendant ce temps-là, n’étudieront pas), durant ces huit jours, sans la moindre contradiction :
Faire reconnaître la diversité humaine et culturelle ;
favoriser le respect des différences et combattre le repli sur soi ;
cultiver la tolérance et l’enrichissement mutuel ;
promouvoir une société solidaire et du vivre ensemble ;
éveiller aux dérives du relativisme, de la rumeur, de l’obscurantisme, des théories du complot ;
encourager l’esprit critique et la résistance face à l’injustice ;
agir dans la durée pour faire évoluer les mentalités et instaurer une société plus fraternelle.
À une autre époque, on appelait cela la « Propagandastaffel »…
Pierre Cassen
12:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Afrique : l’irrésistible contamination djihadiste

Les attentats de Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, s’inscrivent, de manière désespérante, dans une longue suite d’oracles dont les rares augures demeurent toujours plus encalminés dans la censure médiatique, tandis que les mirages anesthésiants en assurent la spectaculaire mise en scène et servent la soupe aux islamistes de Daech.
La tyrannie de l’émotion, comme les « condamnations » politiciennes à l’emporte-pièce d’un ennemi jamais clairement nommé, empêchent, encore une fois, de voir la réalité. Dans L’Afrique réelle (n° 74, février 2016), l’africaniste Bernard Lugan relevait que l’opération Barkhane, en dépit d’un sous-effectif notable, avait parfaitement rempli sa double mission, d’une part de sécurisation de la zone saharo-sahélienne, notamment en tentant d’étanchéifier la frontière libyenne sur toute la zone nigéro-tchadienne, d’autre part de sanctuarisation de la région du lac Tchad aux fins d’éviter la contamination djihadiste au reste de la sous-région.
Ainsi, le dispositif français, à la manière d’un « “filet dérivant” ou épuisette, […] prend dans ses mailles les groupes jihadistes qui ne sont plus libres de se déplacer impunément sur ces immensités sans risquer de tomber sur des soldats professionnels ». Cependant, la conséquence est que, « bousculés dans la partie nord peu peuplée de la zone saharo-sahélienne, et s’y sentant moins en sécurité qu’auparavant, les jihadistes ont replié leurs “états-majors” en Libye, à l’abri de Barkhane ». Mais, précise Lugan, « parallèlement, ils ont ouvert les hostilités plus au sud, dans la bande sahélo-guinéenne, d’où de nombreuses attaques dans la région de Mopti au Mali et sur la frontière du Burkina Faso, là où les populations sont en cours de wahhabisation ».
On assiste donc à un déplacement métastasique des cellules djihadistes vers le Sud-Ouest africain, en direction du littoral. Outre leur fanatisme religieux, ces dernières ont pour elles une solide connaissance des anciennes routes du trafic d’esclaves, tout en s’appuyant sur de non moins puissantes affinités ethno-régionales, qu’elles ravivent au gré de leurs avancées comme de leurs intérêts.
Las. Leur progression vers le Sud-Ouest africain et notamment vers la zone littorale est, désormais, une réalité. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire. Demain, le Sénégal ou la Guinée ?
C’est malheureusement à craindre.
Sur la base de constats effectués in situ, nous-même avions eu l’occasion de souligner la tendance lourde à l’expansion de l’islam en Afrique subsaharienne, surtout si le nouveau califat que constitue actuellement l’État islamique poursuit ses conquêtes territoriales, des travaux assez étonnants expliquant, notamment, que la communauté internationale serait peut-être amenée, un jour, à le reconnaître comme un véritable État (Afrique : le cauchemar démographique, Yves-Marie Laulan [dir.], L’Æncre, 2015).
Notre armée fait ce qu’elle peut tout en gérant la pénurie des moyens. Mais elle doit aussi faire face à un nombre important de « jeunes banlieusards qui ont été recrutés dans l’armée française […] souvent musulmans, qui se sont retrouvés dans une guerre civile en Centrafrique, [dont] beaucoup s’en sont sortis totalement traumatisés », révèle Antoine Glaser dans son nouveau brûlot, Arrogant comme un Français en Afrique (Fayard).
Aristide Leucate
11:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
Insultes, sifflets… Des habitants du XVIème empêchent un débat sur un centre d’hébergement d’urgence

Ce lundi soir devait se tenir à l'université Paris Dauphine la présentation du projet du centre d’hébergement d’urgence en bordure du bois de Boulogne. Des habitants ont interrompu la réunion, insultant violemment les participants.
Un tonitruant « Salope ! » interrompt Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture d'Ile-de-France, alors qu’elle essayait de calmer la salle. C’est que des dizaines de personnes, militants du Front National mais aussi des familles du XVIème arrondissement très propres sur eux ont empêché la tenue de la réunion.
Porté par la mairie de Paris, le projet prévoit six bâtiments modulaires dans l'Allée des Fortifications, qui sera fermée à la circulation. Il devrait permettre de loger d'ici à cet été et pour trois ans jusqu'à 200 personnes, individus "isolés" ou "familles qui rencontrent des difficultés sociales importantes".
Une panique irrationnelle
L’extrême droite a diffusé de fausses rumeurs comme quoi ce seraient des réfugiés, qui y seraient hébergés, redoublant la colère des habitants du XVIème arrondissement déjà très remontés à l’idée d’accueillir des pauvres. La peur est devenue irrationnelle : le bois de Boulogne va devenir une nouvelle « jungle », un « nouveau Sangatte ». Des femmes criaient leur peur de se faire égorger dans leur lit par des réfugiés. D’autres craignaient les incendies. "On a peur pour nos enfants".
L’architecte du centre d'hébergement, Guillaume Hannoun a essayé de rassurer les manifestants survoltés : ce centre est fait pour accueillir les plus démunis, il n’y aura pas de réfugiés. "Menteur", "Fils de p*** !" se prend-il en réponse.
Le seul moment où les insultes et les sifflets se sont calmés est lorsque le maire du XVIe arrondissement, Claude Goasguen (LR), a dénoncé le "diktat" de la mairie de Paris, qui ne l'aurait pas averti avant d'initier le projet. "Il y aura des manifestations, des recours devant les tribunaux", prévient-il. "Les gens du XVIe sont réputés rester le cul dans leur fauteuil, à regarder la télé et manger du caviar, mais ils défendent leurs intérêts comme les autres."
Puis des manifestants restés à l'extérieur ont envahit l'amphithéâtre au cri de "Hidalgo démission". Indigné, le président de l'université, Laurent Batsch, ordonne alors d'évacuer la salle. Un homme en Barbour le traite de "collabo". "Je suis juste le taulier ici", leur répond Laurent Batsch. "Je présente le débat, je me fais insulter, vous sortez maintenant !"
Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. "C'est à nous, les riches, d'aider les pauvres". Certains ne sont pas passés loin de se faire rouer de coups dans les estrades.
Selon la mairie de Paris, le XVIe arrondissement ne compte que huit places en hébergement d'urgence, sur un total de 9.700 dans la capitale.
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La Suisse se prépare à un afflux massif de réfugiés

La "bunkérisation" de l'Allemagne et de l'Autriche pousse les réfugiés à choisir la Suisse. Celle-ci prévoit d'envoyer des militaires à ses frontières.
En fin de semaine dernière, La Tribune de Genève titrait sur « Le petit bidouillage des chiffres de l'asile », révélant que le secrétariat d'État aux Migrations cherche à minimiser la hausse vertigineuse des demandeurs d'asile en Suisse. En effet, entre février 2015 et février 2016, la Suisse a connu une augmentation de 90 %. Les raisons ? Jusqu'à présent, l'immense majorité des réfugiés, notamment des Syriens et des Irakiens, n'avait qu'une obsession : rejoindre l'Allemagne, prête à accueillir un million de personnes. Résultat : l'année dernière, la Suisse n'a hébergé que 40 000 migrants (principalement des Érythréens, des Afghans et des Syriens).
Mais, depuis février, l'Autriche s'est désolidarisée de l'Allemagne, s'organisant avec les pays de la route des Balkans pour bloquer les arrivées de migrants. Dimanche dernier, la forte poussée de l'extrême droite en Allemagne, hostile au choix humanitaire d'Angela Merkel, risque d'inciter fortement les réfugiés à préférer frapper aux portes de son petit voisin. Selon le scénario proposé par secrétariat d'État suisse aux Migrations, la France ne devrait pas non plus ouvrir tout grand ses frontières. La Suisse (8 millions d'habitants) s'attend donc à un afflux de 120 000 à 150 000 migrants.
Des soldats aux frontières
Le quotidien du canton de Genève annonce en une que « Berne se prépare au pire sur le front de l'asile ». Dimanche dernier, la NZZ am Sonntag de Zurich révélait déjà que le gouvernement prévoyait de réquisitionner les abris de la protection civile dans les cantons et les communes pour loger ces réfugiés. Il s'agit, en fait, d'abris antiatomiques, construits au temps de la guerre froide. Depuis, ils peuvent servir pour se protéger « contre les risques de catastrophe d'origine naturelle et humaine ».
Par ailleurs, il est prévu d'envoyer des militaires afin qu'ils apportent leur concours au corps des gardes-frontières. Ces derniers, qui portent armes et uniformes, appartiennent à l'administration fédérale des douanes, et sont rattachés au département fédéral des Finances. L'heure est donc grave, d'autant que la Suisse pense que les migrants vont dorénavant choisir des itinéraires plus risqués, via l'Albanie, pour ensuite atteindre l'Italie. Or, les Italiens encourageraient les réfugiés à remonter vers le nord pour rejoindre la prospère Confédération…
Demande d'asile traitée en 59 jours
Ce n'est sans doute pas un hasard si le secrétariat d'État aux Migrations a présenté lundi le bilan plutôt positif du centre pilote fédéral de Zurich. Depuis janvier 2014, ce centre teste des procédures d'asile accélérées. Il s'agit de réduire au maximum le temps entre le moment où l'administration reçoit une demande d'asile et celui où elle apporte une réponse positive ou négative. Ce délai était en Suisse de 77 jours, le centre pilote fédéral de Zurich, qui a traité 2 606 dossiers entre le 1er janvier 2014 et le 31 août 2015, a pris des décisions exécutoires en 59 jours en moyenne.
Toujours selon le secrétariat aux Migrations, ces décisions n'ont pas été prises pour autant à la légère. Pour preuve, le taux de recours n'a été que de 17,1 % dans le centre pilote, « soit un tiers inférieur à ce qu'il est dans le système standard ». D'où de sérieuses économies pour le pays : le réfugié accepté s'intègre plus vite dans le marché du travail, ce qui réduit les frais en aide sociale. Et les personnes déboutées sont moins nombreuses à disparaître dans la clandestinité. En France, les délais d'examen des demandes d'asile dépassent souvent deux ans.
Ian Hamel
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«L’Union européenne va vers une implosion»
«La Suisse n’est pas plus indépendante que n’importe quel pays de l’UE. Elle transpose avec docilité la plupart des lois de l’UE pour ne pas exclure ses produits du marché européen», déclare Caroline de Gruyter.
Au siège de l’UE à Berne, une journaliste hollandaise qui a vécu en Suisse romande parle du Brexit, de la Suisse et de Bruxelles.
On pouvait craindre du «swissbashing» à haute dose au vu de l’invitation. Mardi, à Berne, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Richard Jones, et l’ambassadrice des Pays-Bas, Anne Luwema, avaient en effet invité les médias suisses à écouter la journaliste hollandaise du Handelsblad Caroline de Gruyter. Celle-ci a écrit un livre qui porte un titre explicite: L’illusion suisse. Le réquisitoire à sens unique n’a pourtant pas eu lieu. La journaliste se montre tout aussi critique, sinon plus, envers l’UE.
Caroline de Gruyter a vécu de 2004 à 2008 dans la région lémanique, à Crans-près-Céligny pour être précis. Elle y a vu la globalisation de l’économie en marche, globalisation qui s’accompagne d’un repli politique incarné par l’UDC. «Les gens qui votent pour ce parti dans les petits villages ne sont pas racistes. Ils sont juste perdus face à leur environnement qui se transforme trop vite», explique-t-elle. «A Rolle, il y a eu l’installation rapide de 10 headquarters de multinationales.»
Le repli identitaire suisse, qui est vanté en Grande-Bretagne par les partisans du Brexit, est, selon elle, une grande illusion: «La Suisse n’est pas plus indépendante que n’importe quel pays de l’UE. Elle transpose avec docilité la plupart des lois de l’UE pour ne pas exclure ses produits du marché européen.» Idem avec les Etats-Unis. La journaliste n’hésite pas à utiliser un langage cru en s’adressant à ses auditeurs helvètes. «Quand les Etats-Unis vous ont pris par les couilles, vous avez rapidement abandonné le secret bancaire pour sauver vos banques.»
Caroline de Gruyter va-t-elle dès lors entonner le refrain des euroturbos suisses qui préconisent une entrée dans l’UE pour peser plus lourd sur la scène internationale? Non, pas vraiment. Correspondante à Bruxelles pendant plusieurs années, elle a vu les travers de l’Union. Notamment le perpétuel double discours des politiciens qui sont européens à Bruxelles et qui, lorsqu’ils retournent dans leurs pays respectifs, rendent l’UE coupable de tous les maux. Elle constate aussi que cette dernière a échoué à créer une véritable identité européenne.
Plutôt pessimiste, la journaliste estime que «l’Union européenne va vers une implosion». Celle-ci est garantie «à la minute où l’Allemagne se détourne des institutions européennes». Mais la journaliste parie plutôt sur la création d’une nouvelle Europe à plusieurs vitesses. «Il y a une rumeur qui court à Bruxelles comme quoi les six membres fondateurs de l’UE sont déjà en train de discuter entre eux.»
L’Europe, il en a aussi été question au parlement fédéral, hier. Le groupe PDC soutient le Conseil fédéral pour la ratification du protocole croate qui, selon lui, sécurise le programme scientifique Horizon 2020 au-delà de 2016. «La fraction PDC attend de l’UE qu’elle prenne acte de cette ratification et qu’elle fasse un pas vers la Suisse pour l’application de l’initiative contre l’immigration de masse.»
Le groupe PLR a décidé, lui, pour limiter l’immigration, de demander au Conseil fédéral d’approfondir l’idée d’une préférence indigène temporaire et limitée. Une sorte de solution tessinoise étendue. Si aucun accord avec l’UE n’a lieu, le PLR soutiendra alors une clause de sauvegarde unilatérale.
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Audincourt : une conférence sur les dessous du vote arabo-musulman

C’EST UN PHÉNOMÈNE qui a cours aux États-Unis, où le vote des minorités afro-américaine, latino voire asiatique est décrypté à l’occasion des scrutins. Pas en France où, certes, certaines études se sont déjà appesanties sur le poids de la religion, mais pas en matière ethnique. À travers son ouvrage « Karim vote à gauche, son voisin vote FN », Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions et stratégie d’entreprise au sein de l’Ifop, se penche pour la première fois sur l’électorat dit arabo-musulman. Décryptage en amont de l’intervention de ce spécialiste de la sociologie et la géographie, jeudi à Audincourt, en ouverture du cycle de conférences du tout nouveau Cercle Jean Jaurès.
Aux États-Unis, le poids des minorités est tout autre, certes. Mais il est à mettre en lien avec celui du communautariste. Comment, en France, un tel objet d’étude a-t-il pu émerger ?
C’est en effet dans les mœurs et les codes outre-Atlantique. En France, notre modèle républicain rendait la chose impensable, mais on voit que le sujet prend une place de plus en plus importante dans la société. Notamment à travers des élus de gauche pour lesquels la défaite des municipales s’explique aussi par la perte du vote musulman liée à la loi sur le mariage pour tous.
On a également entendu le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin vanter le métissage de sa ville pour expliquer l’impossibilité que la région soit prise par le FN…
Il a effectivement annoncé que sa bonne ville comptait 250.000 musulmans. D’où sortent ces chiffres ? Cette frange de la population est devenue l’objet d’une instrumentalisation permanente.
Même de la part du FN !
Dire, comme on l’entend, que cette population arabo-musulmane voterait de plus en plus FN n’est pas vrai. Et nous l’avons démontré à travers notre étude, qui a consisté à se focaliser sur les prénoms d’origine arabo-musulmane présents sur les listes électorales. Et ce à travers deux élections, la présidentielle de 2012 et les dernières municipales sur sept villes tests (Roubaix, Mulhouse, Creil, Aulnay-sous-Bois, Marseille, Perpignan et Toulouse). C’est une méthode inédite à une telle échelle.
Jusque-là, on procédait à des analyses par quartiers. Vous allez plus loin puisque vous procédez même par bureau de vote au sein d’une même entité urbaine et sur la base d’une différenciation ethnique effectuée à partir des prénoms…
Si on prend uniquement les paramètres âge, profession et diplôme, on réduit le champ des possibles. En allant au-delà, nous affinons la notion de quartier populaire. Laquelle regroupe, en définitive, des aspects plus variés que les seules CSP (catégories socioprofessionnelles). Car selon les rues et la présence plus ou moins importante de population issue de l’immigration, les comportements électoraux divergent. À Mulhouse, par exemple, la forte proportion de prénoms arabo-musulmans a pour effet de doper le vote FN dans les bureaux limitrophes où cette proportion est inversée.
Comment vote globalement l’électorat arabo-musulman ?
Pour la présidentielle, on s’est aperçu que plus la proportion de prénoms arabo-musulmans était importante, plus François Hollande enregistrait un score élevé. Un phénomène qui se corrèle avec un fort taux d’abstention, ce qui a été particulièrement prégnant lors des municipales, où le décrochage de la gauche fut particulièrement net. À Sochaux-Montbéliard, l’ouvrier non issu de l’immigration a voté à plus de 40 % pour Le Pen au 1er tour de la présidentielle, celui issu de l’immigration récente s’est porté vers le FN à hauteur de 2 à 3 %.
Voilà en effet qui permet de mesurer les subtilités de la notion de quartier. Mais que représente, en France, l’électorat dont il est question dans votre étude ?
On estime que les personnes se déclarant de confession musulmane pèsent 4 à 5 % de l’électorat. En prenant en considération la population issue de l’immigration, nous sommes plutôt entre 6 à 8 %.
Conférence de Jérôme Fourquet, espace Gandhi à Audincourt jeudi 17 mars (20 h)
Propos recueillis par Sébastien Michaux
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«Un siècle d'histoire de l'immigration» au collège

Sujet d'actualité s'il en est, l'immigration. Avec toutes les valeurs du vivre ensemble qu'il sous-entend. Aussi, une exposition intitulée «BD et immigration : un siècle d'histoire», présentée dans un établissement d'enseignement scolaire prend tout son sens.
Cette exposition, mise à disposition de la Ligue d'enseignement Midi Pyrénées par le Musée national de l'immigration, a été accrochée dans le hall du collège Francis Carco où elle restera jusqu'à la fin du mois. Elle partira ensuite à Millau, avant un retour d'un jour à Villefranche, le 16 avril où elle sera à voir sous la halle lors de la journée de Livrefranche.
Francine Salvan, principal du collège, a tout naturellement insisté sur les valeurs véhiculées par cette exposition lors de son vernissage lundi soir. Au fil de ses quinze panneaux, sont déclinés plusieurs grands thèmes comme «comprendre le monde», «réveiller les consciences» ou «ouvrir les horizons». Important pour les jeunes, qui doivent être aussi sensibles au traitement du sujet au moyen de l'art de la BD. «Le maillage entre les soucis et de notre société et un collège retient toute mon attention» a appuyé le sous-préfet, Éric Suzanne.
«Cette exposition itinérante s'inscrit dans le cadre des 150 ans de la Ligue de l'enseignement et des 80 ans de la fédération de l'Aveyron» a situé, Francis Gonzalès, président de cette dernière. Les Ateliers de la Fontaine, leur président Cédric Gares et leur directeur Camille Briançon, ont servi de relais pour l'avoir à Villefranche.
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Immigration-invasion encouragée, patriotisme réprimé: ne nous voilons pas la face

Nommer correctement les choses, oser décrire la réalité sans fard, est un préalable indispensable pour prétendre apporter des solutions aux maux qui assaillent notre pays. Ancien de la DGSE, Pierre Martinet était invité il y a deux jours du plateau de BFM.TV, quelques heures après l’attentat revendiqué par Aqmi en Côte d’Ivoire qui a coûté la vie à quatre de nos compatriotes. « J’ai croisé le maire de Sevran sur un autre plateau de télévision disait-il, il ne voulait pas qu’on parle d’islamistes car il ne voulait pas d’amalgame avec l’islam. Nos politiques n’osent pas nommer le mal. Le terrorisme, c’est un moyen. L’idéologie est le moteur. C’est l’islamisme, l’islam radical, on peut l’appeler comme on le veut, qui est la menace. » Une menace qui est d’autant plus grande quand de nombreuses portions de territoire de nos nations européennes, occupées par des populations étrangères, sont en en voie de libanisation accélérée. Invité le 3 mars dernier de l’émission Carrément Brunet sur RMC, Malika Sorel-Sutter (ancien membre du collège du Haut Conseil à l’Intégration et de sa mission Laïcité) évoquait les conséquences à l’école de cette babélisation. Elle affirmait qu’un rapport sur le niveau des élèves en France, répondant au vœu du gouvernement d’expliquer la dégringolade enregistrée par les classements PISA, avait été tronqué. En l’espèce la mention sur le très faible niveau des élèves issus de l’immigration avait été effacée…
Pour tromper les Français? Peut être. Mais aussi certainement pour ne pas stigmatiser…les gouvernements de gauche comme de droite co-responsables de l’immigration de peuplement. L’idéologie immigrationniste, imposée désormais au nom de l’impératif catégorique du « vivre-ensemble », tiers-mondise pourtant notre pays, paupérise sa population, marginalise les Français de souche.
En février 2014, Mme Sorel-Sutter, réagissant au rapport abracadabrantesque de Thierry Tuot portant notamment sur la lutte contre les discriminations, avait dénoncé un lobby immigrationniste dont le discours « consiste à attribuer la responsabilité de l’échec de l’intégration aux Français ». Ce sont ceux « qui entraveraient la réussite des immigrés et de leurs descendants et c’est à ce titre qu’il convient de lutter contre les discriminations. Des Français de souche européenne seront mis de côté uniquement parce qu’ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique. C’est du racisme anti-Français. Oui, le pouvoir bascule vers la préférence étrangère. »
Préférence étrangère et laxisme criminel dans la gestion des flux migratoires vont généralement de pair. Alexis Théas, juriste et universitaire, dénonçait la semaine dernière dans Le Figaro, « la loi n°2016-274 publiée le 8 mars 2016 au journal officiel », « texte fondamental (qui) bouleverse le droit des étrangers dans le sens de l’ouverture et de l’accueil. »
Ainsi, « son article 59, élargit l’accès à la nationalité française par le droit du sol« , « modifie sensiblement le droit français de la nationalité ». « Il ouvre la nationalité française à leur majorité, aux personnes vivant sur le territoire français depuis l’âge de six ans et ayant suivi leur scolarité obligatoire en France (…) lorsqu’elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française (par le droit du sol)» Cette loi crée ainsi une nouvelle forme d’acquisition de la nationalité française, un droit du sol dérivé, indirect, transmis par le lien de fratrie, qui ne nécessite pas d’être né sur le territoire français, mais d’avoir un frère ou sœur devenu lui-même français par le droit du sol. »
« Son article 13 concerne les personnes en situation irrégulière, malades sur le territoire français. Il prévoit en faveur de tout étranger malade et en situation illégale, un droit à la régularisation si eu égard à l’offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d’un traitement approprié» (…). L’intention est certes généreuse mais une telle mesure risque d’entraîner un appel d’air d’une ampleur inconnue. »
« L’article 17 de la loi crée une carte de séjour pluriannuelle de quatre (ou deux ans) qui sera délivrée «au terme d’une première année de séjour régulier» (…). L’article 33 chamboule le dispositif de lutte contre l’immigration irrégulière » poursuit M. Théas. « Il supprime la rétention administrative de cinq jours pendant laquelle le préfet peut décider de garder un étranger en situation irrégulière en rétention, le temps d’organiser son départ. Celle-ci passe à 48 heures, une durée bien entendu insuffisante pour organiser le retour d’une personne dans son pays » sachant qu’ « aujourd’hui, seule une décision de reconduite à la frontière sur quatre prises par les préfets est appliquée (environ 15000 par an). »
A contrario la sévérité la plus totale est de mise contre ceux qui s’élèvent contre cette folle politique migratoire. Lundi trois jeunes courageux militants de Génération identitaire ont été condamnés pour rébellion contre des CRS par le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Ils avaient osé clamer leur ras-le-bol de l’invasion, en marge d’une manifestation interdite par la préfecture, qui s’est déroulée samedi 12 mars à Calais.
Bruno Gollnisch s’est élevé dernièrement contre l‘interdiction par le pouvoir, désormais quasi systématique, des manifestations patriotiques, notamment à Calais. Il constate aussi que ce ne sont pas les militants de GI qui constituent une menace pour la sécurité des CRS et de nos compatriotes, mais bien certains immigrés particulièrement agressifs et vindicatifs (https://www.facebook.com/1527169097567078/videos/1687143768236276/), encadrés par les habituels idiots utiles d’extrême gauche. N’en déplaisent à Xavier Bertrand, ce gouvernement, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy ou Martin Schultz.
Bruno Gollnisch
Source : Le blog de Bruno Gollnisch
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Législatives partielles: le PS appelle à «faire barrage au FN» dans l'Aisne et le Nord

Cette fois, le PS n'appelle pas explicitement à voter à droite mais c'est tout comme. Après l'élimination dimanche de deux de ses candidats lors des législatives partielles dans l'Aisne et dans le Nord, le Parti socialiste appelle ce lundi soir ses électeurs à «faire barrage au Front national» dimanche prochain lors du second tour.
Dans ces deux circonscriptions, le PS est arrivé derrière la droite LR et le Front national avec des scores en forte baisse, laissant les électeurs du second tour devant un duel droite/FN.
Dans un communiqué, le PS «prend acte des résultats du premier tour des trois législatives partielles du dimanche 13 mars» et «salue l'engagement de ses candidats et candidates qui ont mené campagne dans un contexte difficile», regrettant «la profonde division de la gauche».
Dans la 2ème circonscription de l'Aisne et dans la 10ème circonscription du Nord, où les électeurs sont appelés à trouver un successeur à l'Assemblée à Gérald Darmanin et à Xavier Bertrand (Les Républicains), «le second tour verra s'affronter un candidat de droite contre un candidat du Front national», constate le PS qui, «face à l'extrême droite reste fidèle à ses valeurs et appelle les électeurs à voter pour les candidats des "Républicains" afin de faire barrage au Front national».
La question ne se pose pas dans la 2ème circonscription des Yvelines, l'ex-circonscription de Valérie Pécresse (LR), où le candidat LR Pascal Thévenot est certes arrivé nettement en tête (46,05%) mais devance le candidat socialiste (12,98%), qui reste qualifié pour le second tour. Le PS «appelle tous les électeurs à se mobiliser dimanche prochain autour de son candidat, Tristan Jacques». Avec très peu de chances de l'emporter.
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Le PLR favorable à la préférence nationale

Avec ce modèle, le parti bourgeois veut contourner les effets de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse.
Le PLR soutient l'idée d'une préférence nationale, combinée à la clause de sauvegarde. Selon le chef du groupe parlementaire Ignazio Cassis, c'est la porte d'entrée pour trouver une solution avec l'Union européenne, car ce modèle n'introduit pas de contingents.
Les dispositions sur la libre circulation des personnes n'excluent pas la clause de sauvegarde indigène dans certains cas, a-t-il expliqué aux médias mardi soir. En revanche, elles n'autorisent pas de limites chiffrées, donc cette solution serait une sorte de compromis.
Même si cette alternative n'est pas à 100% en adéquation avec la volonté des citoyens qui ont accepté l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse le 9 février 2014. Au final, les citoyens se prononceront probablement à nouveau, a-t-il lancé.
Le Tessinois table en effet sur un référendum une fois la loi concoctée. Il espère également que la proposition du PLR reçoive le soutien d'autres formations politiques.
Détails à peaufiner
Ce modèle - qui a fait l'unanimité au sein du groupe - s'inspire d'une étude de l'ancien secrétaire d'Etat Michael Ambühl. Ce dernier préconise de recourir à la préférence nationale plutôt qu'aux contingents pour limiter l'immigration.
L'employeur devrait prouver qu«il a d'abord cherché à engager de la main-d'oeuvre indigène avant de recruter un frontalier, dans le cas du Tessin par exemple.
Il y a des branches comme la santé, la chimie ou la pharma où on doit recourir à l'immigration, a illustré Ignazio Cassis. D'autres secteurs comme la construction ont au contraire besoin de main-d'oeuvre indigène.
C'est en cela que la solution de Michael Ambühl, dont aimerait s'inspirer le Tessin, est «intéressante», a-t-il poursuivi. Elle suggère des mesures régionales ciblées en cas de forte immigration. Mais à ce stade, Ignazio Cassis n'a pas voulu s'avancer davantage.
Les mécanismes d'application doivent encore être étudiés. Il est trop tôt pour déterminer si ce modèle peut être mis en oeuvre au niveau suisse ou s'il devrait s'appliquer par région ou par branche. A l'administration fédérale de s'occuper des détails, si cette proposition trouve une majorité au sein de la commission parlementaire.
Non à RASA
Durant leurs discussions qui ont duré près de trois heures, les membres du groupe ont également rappelé l'importance du protocole sur la Croatie, car c'est aussi un message positif et symbolique de la Suisse à l'Union européenne, a souligné Ignazio Cassis. L'extension est une des conditions pour que la Suisse soit intégrée au programme de recherche européen «Horizon 2020» au-delà de 2016.
Le groupe PDC s'est aussi prononcé mardi en faveur du protocole sur la Croatie, a-t-il fait savoir.
Le PLR s'est en revanche prononcé contre l'initiative RASA (Raus aus der Sackgasse - «Sortons de l'impasse») qui veut supprimer l'introduction de contingents d'immigration de la constitution. On ne peut pas demander au peuple d'annuler une décision qu'il a prise quelques années auparavant, a tranché le PLR.
09:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Une figure de l'extrême droite rémoise libérée dans l'attente de son jugement pour trafic d'armes
Thierry Maillard, figure de l'extrême droite rémoise incarcérée depuis juin 2015 pour trafic d'armes de guerre ou de défense, a été libéré mardi et placé sous contrôle judiciaire, contre l'avis du procureur qui requérait son maintien en détention provisoire.
Son jugement a été renvoyé au 10 mai par le tribunal correctionnel de Reims.
Il est reproché à M. Maillard, ex-candidat FN aux élections cantonales en 2011, de s'être livré à un commerce, d'avoir acquis, détenu, transporté et cédé des armes de catégorie A ou B en état de fonctionnement, avec la complicité de deux co-prévenus, entre le 30 avril 2014 et le 15 juin 2015, date de sa mise en examen.
"Afin de prévenir le renouvellement de l'infraction et le risque de reconstitution du stock, exceptionnel par la quantité et la catégorie, relevant d'une organisation quasi-professionnelle, il est préférable de maintenir M. Maillard en détention provisoire jusqu'à la prochaine audience de renvoi", a expliqué le substitut du procureur de Reims, Nicolas D'Hervé.
"L'instruction révèle une personnalité assez autoritaire, bipolaire. M. Maillard est un collectionneur compulsif. Son axe de défense porte d'ailleurs sur le fait que sa passion l'ait débordé", a-t-il détaillé.
"Faute de réseau, sur six clients, deux n'ont rien acheté à M. Maillard et un ne le connait pas. C'est faible pour le maintenir encore trois mois en détention provisoire", a plaidé son avocat Me Brière.
"Neuf mois de détention, c'est long", a ajouté M. Maillard. "J'ai eu le temps de réfléchir aux armes, notamment depuis l'assassinat de mon neveu, le 13 novembre à Paris. C'est un acharnement du ministère public de me maintenir en détention provisoire. On me fait payer mon passé politique qui n'a pourtant rien d'infamant. Je n'ai jamais attenté à la sûreté de l'État".
Les écoutes téléphoniques avaient notamment révélé l'usage d'un langage codé pour opérer les transactions avec les différents clients.
Le stock, constitué de 35 armes parmi lesquelles kalachnikov, fusils, revolver, pistolet, ainsi que 4.000 munitions, avait été saisi chez dans la boutique de M. Maillard ainsi que chez ses deux co-prévenus.
Ces derniers, Maxime Moulun, cafetier, et Vincent Tilliole, ex-candidat FN aux cantonales de 2011, sont quant à eux maintenus sous contrôle judiciaire, l'un pour détention, cession et transport d'armes, l'autre pour complicité de commerce et transport d'armes.
Jusqu'à son jugement en mai, M. Maillard devra se présenter deux fois par semaine au commissariat de Reims.
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Allemagne : après la défaite de Merkel, l'accueil des migrants va-t-il évoluer ?
L'extrême droite a réalisé une percée aux élections régionales en Allemagne dimanche. Un revers historique pour Angela Merkel. Malgré cette déroute, la chancelière veut maintenir le cours de sa politique sur les réfugiés.
Les militants de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), un parti d'extrême droite, laissent éclater leur joie après les scores à deux chiffres obtenus lors des régionales dimanche 13 mars. Plus de 24% en Saxe-Anhalt, une région déshéritée de l'ex-RDA.
Plus surprenant, entre 12 et 16% dans des régions riches comme la Rhénanie ou le Bade-Wurtemberg. Une percée historique. L'AfD a fait toute sa campagne sur un thème : pas question d'accueillir des migrants. Tout l'opposé de la politique du gouvernement.
Un parti allié à Merkel ne la suit plus
Malgré cet échec cuisant, Angela Merkel n'entend pas changer de politique. Elle est pourtant remise en question par son allié traditionnel, l'Union chrétienne-sociale en Bavière. Elle exhorte ce lundi la chancelière à renoncer à sa politique migratoire généreuse. À 18 mois des prochaines législatives, la percée de l'AfD pourrait gêner Angela Merkel dans sa conquête d'un quatrième mandat consécutif.
08:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
Percée de l'AfD en Allemagne : l'heure de la remise en cause européenne est venue

L'Alternative für Deutschland a gagné trois régions allemandes. Philippe Bilger pointe la responsabilité de la politique d'Angela Merkel, et de l'Union européenne dans la montée des populismes.
Une fois qu'on aura dit, une nouvelle fois, que ce n'est pas bien, que c'est dangereux, que la France est menacée et qu'avec la victoire de l'Alternative für Deutschland (AfD) dans trois Etats régionaux, l'Allemagne elle-même est gangrenée, que les populismes et l'extrême droite sont une scandaleuse poussée de fièvre et d'absurdités, aura-t-on fait avancer le débat, progresser l'analyse pour la meilleure riposte possible?
Je ne sous-estime en aucun cas ce qui vient de se dérouler en Allemagne et qui est révélateur. Pour qu'en un tel pays et avec un tel passé, le barrage tenant au refus d'un certain type d'extrémisme ait été franchi, il faut que la gravité des situations nationale et internationale ait été si accablante que, la coupe paraissant pleine, l'intimidation éthique et historique n'ait plus eu d'effet.
On ne peut dissocier la montée impressionnante du FN en France, avec le sentiment d'une implacable complicité du réel avec la médiocrité du pouvoir et donc les angoisses d'une majorité de citoyens, de ce qui monte partout ailleurs en Europe, même en Allemagne qui n'est donc plus «l'enfant sage» et le modèle qu'on se plaisait à mettre en évidence comme s'ils allaient compenser et excuser notre propre impuissance.
Face à ces visions sommaires, péremptoires qui proposent des solutions souvent incompatibles avec la délicatesse et la sophistication de nos démocraties, le discours moral et la réprobation confortable ne sont plus de mise. En tout cas, plus seulement. Car non seulement ils n'ont pas eu la moindre influence sur le cours des événements politiques en France - bien au contraire - mais ils ont exacerbé l'impression déplaisante et humiliante d'être si mal compris qu'en définitive, une surenchère dans l'adhésion à cet extrémisme était presque suscitée. La réponse au mépris est de s'en faire un honneur!
Pourquoi serait-ce différent pour l'Allemagne et tous ces peuples qui ont l'obsession de se défendre contre des menaces fantasmées ou trop réelles? Constater les dérives, les imputer au passif de ces excités et de ces énergumènes incapables d'appréhender la douce et sereine harmonie de nos incomparables Etats n'est plus suffisant ni même acceptable!
Il faut que les pouvoirs qui n'ont que trop tendance à donner des leçons avec la condescendance du professeur tranquille à l'élève excité se tournent dorénavant vers eux-mêmes, se penchent sur leur faillite, leurs dysfonctionnements, leurs échecs et questionnent leur responsabilité. A un certain niveau de désastre et de malentendu, celui qui enseigne mais n'est jamais suivi ni écouté est davantage fondé à cultiver la mauvaise conscience que celui qui transgresse parce qu'aucune référence ne le sollicite, aucune exemplarité ne l'attire.
N'est-il pas irréfutable maintenant que l'extrême droite et les populismes - je n'aime pas ce terme mais je l'accepte comme une définition de la politique hors cadre - ne cessent de s'amplifier, non pas par un mouvement positif qui leur serait intrinsèque mais à cause de ce qui dans les gestions traditionnelles, gauche et droite classiques confondues, et les pratiques républicaines orthodoxes, est devenu tellement dépassé, si peu convaincant pour le citoyen d'en bas qu'il vomit sans regret les élites d'en haut.
Alors que beaucoup de gouvernants et de candidats à leur succession affirment renverser la table ou avoir l'ambition de le faire - et comme nos sociétés n'en voient jamais le moindre commencement de preuve ni de réalisation -, ces votes qui se multiplient et angoissent pour demain ne tergiversent pas, eux: à leur niveau et pour donner l'exemple, ils renversent la table en espérant que les régimes banalement démocratiques esquisseront aussi un mouvement pour favoriser sa chute.
L'extrême droite en France et en Allemagne, l'absence de détestation des structures autoritaires comme en Hongrie renvoient à des motivations qui imposent de douloureuses prises de conscience. C'est parce qu'il n'y a plus de modèles mais au pire des impuissances, au mieux des bonnes volontés dépassées que le pire politique s'avance et n'est plus très loin du pavois. Il ne représente pas la transgression de nos vertus publiques et de notre excellence mais au contraire la rançon de notre défaite et de nos impérities. L'extrémité est le fruit pervers d'une droite sans plénitude, sans allure, sans volonté et sans courage.
On pourra continuer à proférer sentencieusement que ce n'est pas bien. Mais comment jugerait-on le maître qui ne saurait que désapprouver sans jamais être capable d'entraîner l'égaré, par son exemple et son action, vers le meilleur?
Philippe Bilger
Chaque semaine, Philippe Bilger prend la parole, en toute liberté, dans FigaroVox. Il est magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole. Il tient le blog Justice au singulier et est l'auteur de Ordre et désordres paru aux Éditions Le Passeur en avril 2015.
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A Pessat-Villeneuve, un répit qui dure pour les migrants

Une vingtaine de migrants venus de Calais sont hébergés dans ce village du Puy-de-Dôme, où ils peuvent souffler et ouvrir une demande d’asile. Certains vivent depuis quatre mois dans ce centre d’accueil et d’orientation qui doit fermer le 31 mars.
En quatre mois, le ventre de Merry a eu le temps de s’arrondir. Le 3 novembre, cette Érythréenne de 24 ans est arrivée enceinte dans le « centre d’accueil et d’orientation » (CAO), ouvert à Pessat-Villeneuve, un village du Puy-de-Dôme, pour des migrants venus de Calais.
Elle y vit toujours. « Je veux rester en France », assure-t-elle, assise sur un lit aux côtés de son mari Ali, un Soudanais rencontré en Grèce.
« C’était trop dur de vivre là-bas »
La future maman est la seule femme d’un groupe de 24 adultes qui étaient 48 à l’origine, originaires du Soudan en majorité. Tous ont accepté de quitter volontairement la « jungle » calaisienne et de répondre favorablement à la proposition des autorités françaises, qui souhaitaient désengorger le bidonville et offrir un temps de « répit » à ses occupants, avant une éventuelle demande d’asile. « C’était trop dur de vivre là-bas, je n’ai pas hésité », raconte Merry.
La jeune femme est donc montée dans un bus. Direction : l’Auvergne et une ancienne colonie de vacances d’Air France, aménagée dans le parc d’un château. Les migrants se partagent des chambres à deux ou trois lits dans deux petits pavillons de plain-pied, conçus au départ pour des enfants.
Le couple dispose d’une chambre dans un troisième pavillon qui sert aussi de bureaux à l’équipe de quatre personnes de Forum réfugiés-Cosi, l’association gestionnaire des lieux.
Lettres anonymes et tags insultants
Le domaine appartient à la commune rurale de 550 habitants. Son maire, Gérard Dubois, a fait partie des élus locaux ayant proposé d’accueillir des Syriens en septembre dernier. Recontacté par la préfecture, le premier magistrat a accepté de louer l’équipement municipal jusqu’au 31 mars pour créer un « CAO ». L’initiative lui a valu lettres anonymes et tags insultants… « Mais cela s’est calmé, souligne-t-il. Quand dix-sept nouveaux migrants sont arrivés, en janvier, il n’y a pas eu de réactions. »
L’hostilité des uns a aussi provoqué la mobilisation des autres. Quelque 70 bénévoles ont offert leurs services, pour donner des cours de français ou transporter ces hommes et cette femme isolés en pleine campagne.
Le village, sans commerce, se trouve à cinq kilomètres de Riom. « En voyant ce parc entouré d’un mur, certains ont cru qu’ils étaient en prison », raconte en souriant Amandine Salmon, chargée d’opération à Forum réfugiés-Cosi. À peine débarqués, cinq arrivants ont plié bagage. Trois les ont imités dans le groupe de janvier.
« Il a fallu du temps pour gagner leur confiance »
D’autres ont été tentés de suivre leur exemple, pensant que les formalités iraient plus vite ailleurs. « Il a fallu du temps pour gagner leur confiance et leur expliquer que cela allait être long, reprend la travailleuse sociale. Les choses ont avancé normalement. » L’objectif reste de démêler toutes les situations administratives d’ici au 31 mars. Si trois migrants souhaitaient seulement se « mettre au vert » et trois avaient déjà le statut de réfugié, les autres ont entamé une procédure pour rester dans l’Hexagone.
Depuis novembre, une trentaine d’entre eux ont ainsi pu quitter Pessat-Villeneuve pour rejoindre des centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Ceux qui se trouvent toujours là sont souvent des réfugiés ayant déposé leurs empreintes à l’étranger – dans ce cas de figure, un migrant doit normalement déposer sa demande dans ce pays, ce qui ralentit les dossiers. C’est le cas de Badr : « Je sais que les gens de l’association font leur travail, mais c’est long, c’est trop long », soupire ce Soudanais de 28 ans.
La routine est rompue grâce aux bénévoles qui les accompagnent régulièrement voir leurs anciens compagnons de chambrée aujourd’hui en Cada. Ce jour-là, Mahmoud, un Syrien de 24 ans, rentre de Vichy. « C’est un peu lent, mais je ne peux rien y faire, dit-il. On est bien par rapport à là où on était avant. On mange, on est au chaud. » Lui qui commence à bien comprendre le français rêve maintenant de faire sa vie en Auvergne.
En cinq mois, 3 000 migrants répartis
112 « centres d’accueil et d’orientation » (CAO) ont été ouverts un peu partout depuis octobre 2015 sur le territoire, au moins jusqu’au 31 mars. Leur objectif est d’offrir un répit à ceux qui renoncent à l’Angleterre au profit d’une demande d’asile en France.
3 000 migrants s’y sont rendus, dont 80 % ont bel et bien enregistré un dossier pour obtenir une protection. Mais à en croire une étude de la Fnars portant sur 27 organismes gestionnaires et réalisée entre le 28 janvier et le 15 février, « les personnes sont mal informées à leur arrivée dans les centres » dans 78 % des cas.
Pascal Charrier
08:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un appel aux dons pour un projet de mosquée à Argentan

Bientôt une nouvelle mosquée digne de ce nom pour les musulmans de la petite ville d’Argentan (14.000 habitants) dans l’Orne. L’association Annour qui gère l’actuelle salle de prière sise 48 bis rue du Croissant projette de construire un nouvel édifice sur un terrain (1820 m²) près du centre commercial Intermarché. Celui-ci a déjà été acquis et est propriété de l’association.
En décembre dernier, une étape cruciale a été franchie avec l’octroi du permis de construire. Reste à collecter quelques 150.000 euros nécessaires aux travaux pour permettre l’édification d’une mosquée de 260 m². L’actuelle salle de prière ne peut accueillir plus de 60 personnes alors qu’une soixantaine de familles musulmanes vivent à Argentan. C’est un réel besoin pour cette communauté.
Un appel aux dons en ligne a été lancée.
Le don pour une mosquée est une aumône
Nous ne tirons aucun profit matériel de cet article si ce n’est l’agrément d’Allah (swt).
Beaucoup d’entre nous œuvrent pour construire une maison ou s’acheter un appartement au « bled », mais nous sommes beaucoup moins motivés lorsque nous sommes appelés à participer à la construction d’une maison au paradis.
Rappelez-vous que le don pour une mosquée est une «aumône continue» qui œuvrera pour vous même après votre mort. Dans un Hadith rapporté par l’imam Moslim, le prophète (PBSL) dit :«Lorsque le fils d’Adam meurt, toutes ses œuvres s’arrêtent hormis trois : une aumône continue, un savoir utile et un enfant pieux qui invoque Allah en sa faveur».
Source : Des domes et des minarets
08:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
Breivik : le militant nazi accuse la Norvège de violer ses droits

L'assassin d'extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, poursuit l'État pour traitement "inhumain".
L'extrémiste de droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a ouvert mardi le procès contre l'État sur ses conditions de détention en faisant un salut nazi, confortant les craintes qu'il en fasse une tribune politique. Crâne désormais complètement rasé, costume sombre et cravate dorée, l'extrémiste de 37 ans s'est tourné vers les membres de l'audience, et a effectué un salut hitlérien, signe d'une conversion assumée au national-socialisme.
Dans la salle de gym de la prison de Skien transformée en prétoire pour l'occasion, son avocat et le défenseur de l'État ont croisé le fer pour savoir si les conditions de détention de Breivik, à l'isolement depuis près de cinq ans, étaient contraires aux droits de l'homme. "Cette affaire porte sur quelque chose de totalement différent de ce que beaucoup ont cru, à savoir que c'est une affaire soulevée pour permettre à Breivik de revenir sous les projecteurs et s'expliquer", a souligné Øystein Storrvik, qui représente l'extrémiste.
"Militant nationaliste"
Anders Behring Breivik a donné le ton mardi au premier jour du procès qu'il a intenté contre l'État sur ses conditions de détention, en faisant le salut nazi à son arrivée. Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, s'est tourné vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot. Une fois assis entre ses avocats et sous étroite surveillance, il a longuement dévisagé les membres de l'assistance, essentiellement des journalistes rassemblés dans la grande salle, où l'on voit encore un mur d'escalade, deux paniers de basket et des barres d'exercice. Ce salut nazi est une variante de celui, personnalisé, qu'il avait effectué à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012. Le geste consistait alors à porter son poing droit sur le coeur puis tendre le bras.
Dans une lettre envoyée à l'Agence France-Presse le 27 octobre 2014, l'extrémiste aujourd'hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu'alors "militant nationaliste", avait annoncé son "allégeance au national-socialisme". Breivik accuse aujourd'hui l'État d'enfreindre deux dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme, l'une interdisant les traitements "inhumains" ou "dégradants" et l'autre garantissant le "droit au respect de sa vie privée (...) et de sa correspondance".
Son avocat prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme
Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, 8 en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya. Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d'être prolongée s'il reste considéré comme dangereux. Dans ses remarques liminaires mardi, son avocat Øystein Storrvik a souligné que les questions fondamentales de droit étaient d'autant plus importantes que Breivik va probablement "passer toute sa vie en prison".
Dans un entretien avant le procès, Øystein Storrvik s'est dit prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. Depuis son arrestation le 22 juillet 2011, les contacts de Breivik sont extrêmement limités. Il est détenu dans des conditions de très haute sécurité à l'écart des autres prisonniers, les visites sont rarissimes, généralement le fait de professionnels et ont lieu derrière une paroi de verre, et ses courriers sont passés au crible par l'administration pénitentiaire. Pour le bureau du procureur général qui défend l'État, les conditions de détention sont "largement conformes à ce qui est permis" par la Convention.
"Peines ou traitements inhumains ou dégradants"
Breivik accuse la Norvège de violer deux dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme, l'une interdisant les "peines ou traitements inhumains ou dégradants", l'autre garantissant le "droit au respect de sa vie privée (...) et de sa correspondance". Dégradant ? Parce que dans la prison d'Ila, près d'Oslo, où il a séjourné jusqu'en septembre 2013, le détenu a été soumis à un usage intensif des menottes et à des centaines d'inspections corporelles, a fait valoir Øystein Storrvik.
Inhumain ? Parce que les visites, rarissimes, sont généralement effectuées par des professionnels, derrière une paroi de verre, à l'exception d'une brève entrevue avec sa mère avant sa mort en 2013, a précisé l'avocat. Sa correspondance ? Elle est étroitement contrôlée par l'administration pénitentiaire. Selon Øystein Storrvik, l'isolement laisse des "séquelles" chez Breivik, citant des troubles de mémoire ou son incapacité à se concentrer sur des études. Une affirmation rejetée par le juriste Marius Emberland qui, au nom de l'État, a énuméré les activités proposées au détenu et révélé qu'il en avait décliné certaines.
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Calais : des responsables FN critiquent la condamnation à de la prison ferme de manifestants d'extrême droite

Des responsables du Front national ont déploré la condamnation à de la prison ferme pour trois militants du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire. Ils ont été jugés pour "rébellion" après avoir blessé deux policiers lors d'une manifestation non-autorisée samedi à Calais.
Des responsables du FN ont critiqué mardi sur les réseaux sociaux la condamnation à trois mois de prison ferme pour "rébellion" de trois jeunes ayant participé samedi à Calais à une manifestation antimigrants non déclarée du groupuscule d'extrême droite Génération Identitaire.
Louis Aliot, l'un des vice-présidents du FN, a retweeté plusieurs messages critiquant la condamnation dont celui de Génération Identitaire disant notamment : "Votre répression nous renforce." "Je ne partage pas tout ce que font et pensent les identitaires, mais je trouve que cet Etat socialo prend vilaine tournure", a ajouté Louis Aliot.
Tweets de colère
Le député du Gard Gilbert Collard, allié au FN, a lui tweeté: "A Calais, il vaut mieux être des No Borders (collectif militant pour l'abrogation des frontières, ndlr) que des identitaires : deux poids pour la démesure!"
Deux militants du collectif No border avaient été condamnés à des amendes après avoir aidé des migrants à monter à bord d'un ferry pour se rendre en Angleterre. L'ancien numéro deux du parti, Bruno Gollnisch, aujourd'hui député européen FN, a pour sa part apporté sur son blog son soutien aux "trois jeunes courageux militants de Génération identitaire", s'indignant de "la sévérité la plus totale (qui) est de mise contre ceux qui s'élèvent contre cette folle politique migratoire."
Samedi matin, 80 manifestants de Génération identitaire avaient bloqué deux ponts de la ville, pour protester contre la présence d'entre 3 700 et 7 000 migrants, selon les sources, dans la "Jungle" de Calais à l'est de la cité portuaire. Les forces de l'ordre avaient interpellé 14 personnes.
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L’Allemagne dit non à l’immigration massive !

Angela Merkel a été sèchement battue, pour sa désastreuse politique migratoire, dimanche 13 mars.
Des élections avaient lieu dans 3 Länder, deux de l’ancienne Allemagne de l’Ouest (Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat) et un de l’Est (Saxe-Anhalt).
Dans les trois cas, la CDU, le parti conservateur d’Angela Merkel enregistre un revers électoral sévère.
Elle est battue par la gauche dans le Bade-Wurtemberg (où elle recule de 12 points !) et la Rhénanie-Palatinat.
Mais, paradoxalement, le revers est plus explicite encore dans le seul de ces 3 Länder où la CDU reste en tête, la Saxe-Anhalt.
Car, dans ce dernier Land, elle est talonnée par le jeune parti de droite eurosceptique Alternative für Deutschland (AfD), qui réalise une percée historique à 24,4 % des voix.
La vraie leçon du scrutin se trouve précisément ici : la CDU n’a plus le monopole de la représentation des électeurs de droite en Allemagne.
Précisons au passage qu’Alternative für Deutschland n’est pas un parti d’extrême droite, comme on l’a souvent entendu ces derniers jours. Ce n’est même pas un parti populiste (il était encore, voici peu, un parti d’intellectuels). C’est un parti « souverainiste ».
AfD réclame le retour au mark et refuse que les Allemands paient pour les démagogues de l’Europe du Sud (France socialiste comprise, hélas !).
Et, depuis des mois, ce parti est le principal opposant à la désastreuse politique migratoire d’Angela Merkel.
Le succès d’AfD et le revers de la CDU, c’est donc très clairement le non du peuple allemand – après bon nombre de peuples européens, notamment à l’est aux idéologues qui veulent une immigration massive.
Tous les commentateurs français affirment que Merkel ne va pas changer d’un iota sa ligne politique en matière migratoire. C’est, hélas, possible. Son choix est idéologique et non rationnel ; il n’y a donc pas de raison qu’un revers électoral lui fasse davantage ouvrir les yeux que les viols de Cologne.
Mais Merkel n’est pas seule. Un certain nombre de dirigeants de la CDU (et plus encore de la CSU bavaroise, plus à droite que la CDU) ont déjà critiqué sa politique migratoire.
Tout indique que ces critiques vont s’intensifier. Les prochaines élections législatives doivent avoir lieu dans un an. D’ici là, la CDU doit absolument changer de politique migratoire, faute de quoi, malgré ses excellents résultats économiques, elle sera battue !
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Victoire triomphale de l'extrême droite en Allemagne
Les électeurs de Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat et Saxe-Anhalt étaient appelés à voter dimanche 13 mars. Ils ont réservé un véritable triomphe au parti d'extrême droite Alternative pour l?Allemagne (AFD). Frauke Petry, le nouveau visage de l'extrême droite allemande inflige une lourde défaite à Angela Merkel.
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Source : Le Figaro
07:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 15 mars 2016
Mercredi 6 avril : conférence de Bruno Mégret sur "Le Temps du Phénix" organisée par les Amis de Synthèse nationale
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Concrètement, qui paye pour les migrants ?

Peu de gens ont la possibilité matérielle, sans même parler des connaissances, d’ingurgiter puis digérer l’incroyable masse d’informations que nous déversent les médias et Internet chaque jour. En théorie, cela ne devrait pas poser de problème puisque des personnes sont payées pour faire ce travail. Sauf que l’immense majorité de ces professionnels le font malhonnêtement, par conviction politique ou par soumission au politiquement correct. L’affaire des migrants est exemplaire parce qu’elle touche aussi bien à la politique, à l’économie qu’à la morale.
Cette question divise les Européens en deux camps : ceux qui font dans la générosité compassionnelle et ceux qui adoptent un comportement – disons, pour simplifier – xénophobe. Si l’on se borne à cette simple constatation, les premiers sont l’honneur du pays, les seconds la honte. Maintenant, contextualisons le problème.
Même si on nous rabâche le contraire, les migrants vont coûter très cher à l’État puisque nous en sommes déjà à payer six milliards d’euros à la Turquie rien que pour que ce pays en ralentisse le flux. Or, l’État, qui n’a plus un sou, est déjà engagé dans une politique d’austérité sur le dos des contribuables et des usagers du service public. Je ne parle même pas des millions de concitoyens qui ne trouvent pas d’emploi. D’un autre coté, les milieux d’affaires, qui voient d’un bon œil l’arrivée massive d’une main-d’œuvre corvéable à merci, obtiennent des baisses d’impôts et bloquent toutes tentatives de régulation sur les flux financiers internationaux, libre accès aux paradis fiscaux oblige. Rappelons, au passage, que non seulement les grandes entreprises ne produisent pas, mais elles détruisent des emplois (Le Figaro, 27/11/2012) et qu’en plus, elles paient moins d’impôts que les PME (Le Monde, 14/12/2009). Rappelons aussi cette statistique incroyable révélée par Thomas Piketty : en 1996, les 100 premières fortunes de France représentaient 25 % du budget de l’État ; en 2014, 92 % !
Or, qui trouve-t-on derrière les parangons de vertu pro-migrants ? L’extrême gauche qui, au contraire du contribuable lambda, vit des subventions distribuées à travers le mouvement associatif. Les intellectuels, les journalistes et personnalités du spectacle qui gravitent autour du pouvoir politique. Le patronat, MEDEF et affiliés et la bourgeoisie de droite des grandes villes, prête à toutes les compromissions pour ne pas être amalgamée avec les électeurs du Front national.
Et qui trouve-t-on en face ? Tous ceux qui font les frais de la politique d’austérité du gouvernement, les laissés-pour-compte de la mondialisation, les salariés qui ne peuvent échapper à l’impôt et dont l’emploi est en permanence menacé, les défenseurs des traditions françaises, les adversaires d’une religion (l’islam) derrière laquelle s’abrite le terrorisme international.
En résumé s’opposent ceux qui prétendent représenter le camp de la vertu et qui, curieusement, parviennent à se soustraire à l’impôt ou, au minimum, ne veulent plus mettre la main à la poche, à ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’accueillir de force ces migrants, à leurs frais et aussi – il faut bien le dire – à leurs risques et périls, et que par-dessus le marché on humilie en les traitant d’abominables racistes. Dites-moi si ce n’est pas se foutre de la gueule du peuple ?
Christophe Servan
11:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
Après janvier 2015, Bernard Cazeneuve a-t-il sous-évalué le risque d’attentats ?

Auditionné le 7 mars par la commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est borné à justifier le bien-fondé de sa politique, drapé dans ses certitudes.
Pour lui, jamais la réponse de l’État n’a été aussi forte depuis 2012. À la question de savoir pourquoi le gouvernement avait attendu les attentats du 13 novembre pour déclencher l’état d’urgence, le ministre a répondu que les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour mettre en œuvre l’état d’urgence après les attentats de janvier 2015.
L’argument ne tient pas à l’analyse de la loi du 3 avril 1955 sur l’état d’urgence, sauf à reconnaître qu’il y a eu une sous-estimation du risque.
Explications : l’article 1 de la loi de 1955 dit que l’état d’urgence peut être déclaré « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». Bernard Cazeneuve a une lecture, a posteriori, restrictive du « péril imminent ». Il considère qu’après la neutralisation des frères Kouachi et de Coulibaly, le risque de réitération était faible, le péril imminent ayant disparu.
A contrario, après la tuerie de masse du 13 novembre, des terroristes sont encore en fuite à ce jour, ce qui justifie l’existence d’un péril imminent.
On peut et on doit avoir une lecture plus large de la notion de péril imminent et considérer que les attentats de janvier auraient dû nous faire entrer dans une phase de forte intensité du risque terroriste, justifiant des mesures de l’état d’urgence. La succession des attentats ou tentatives d’attentats de l’année 2015 donne tort au ministre de l’Intérieur.
Il est difficile, pour Bernard Cazeneuve, de reconnaître que le risque terroriste a été sous-évalué et d’en expliquer les raisons, alors même que, selon lui, des mesures ont été prises afin d’améliorer la coordination entre les services de renseignement, ainsi qu’entre ceux-ci et les services d’investigation judiciaire.
Pourtant, nombre de spécialistes interrogés par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les réseaux djihadistes au premier semestre 2015 soulignaient que la question n’était pas de savoir si on allait avoir un nouvel attentat mais de savoir où et quand.
Avons-nous fait le maximum pour éviter cela ? Peut-être qu’avec le déclenchement de l’état d’urgence dès janvier 2015 et en secouant le cocotier, les services de renseignement auraient pu recueillir des éléments utiles et influer sur le cours des choses…
Le ministre s’est réfugié dans un autre argument fallacieux en indiquant qu’aucun député n’avait demandé l’instauration de l’état d’urgence après le 7 janvier 2015, alors que cela relève de la responsabilité unique de l’exécutif, garant de notre légitime défense collective.
Durant son audition, Bernard Cazeneuve est donc resté dans la posture et le non-dit, à la fois lié et protégé par le secret de l’instruction et par le secret défense. Les auditions des responsables policiers et gendarmes les 9 et 10 mars n’ont pas été publiques. Il en sera de même pour celles des services de renseignement prévues au mois de mai.
Nous resterons donc sans doute dans l’ignorance sur le fond. La vrai question est : avons-nous aujourd’hui suffisamment augmenté notre niveau de prévention des risques d’attentats ?
Philippe Franceschi
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Réfugiés : Angela Merkel désavouée par les urnes

Ce sera un dimanche à oublier pour Angela Merkel. Lors des élections régionales qui se tenaient dans trois Länder, la Rhénanie-Palatinat, le Bade-Wurtemberg et la Saxe-Anhalt, la CDU de la chancelière a réalisé un score en nette baisse – c’est un euphémisme – au profit des populistes de l’AfD (Alternative für Deutschland), qui siège désormais dans la moitié des Parlements régionaux. Le résultat est tout aussi accablant pour le SPD, à moins de 15 % dans deux des trois régions, où il se fait même doubler par les populistes. Pour le Tagesspiegel, le principe même des grands partis « est sur la sellette », le SPD qui fait partie, avec les conservateurs, de la « grande coalition » au pouvoir au niveau fédéral subissant « une catastrophe structurelle » et la CDU traversant une crise « aiguë ».
Une véritable débâcle, « un tremblement de terre politique » : la percée des populistes de droite fait les gros titres de la presse allemande. Ce nouveau parti populiste, créé il y a trois ans pour s’opposer aux plans de sauvetage de l’euro, avait fait campagne sur un thème unique : le non à la généreuse politique d’accueil des réfugiés – 1,1 million en 2015 – décidée par Angela Merkel. C’est cette politique d’accueil défendue par la chancelière qui a, de toute évidence, détourné de son parti de nombreux électeurs conservateurs.
Angela Merkel, qui a annoncé lundi qu’elle maintiendrait le cap, va maintenant devoir affronter la colère de son propre parti. L’aile droite de la CDU, la CSU bavaroise, a fait savoir qu’elle s’opposait à la politique migratoire de la chancelière : « La réponse » à la défaite électorale « ne peut pas être “On continue comme avant”. » Quant aux souverainistes de l’AfD, on essaie dans les médias liés aux partis traditionnels de les diaboliser. Il est vrai qu’ils menacent sérieusement l’hégémonie des partis traditionnels.
En France, Cambadelis a même sorti l’artillerie lourde, n’hésitant pas à parler d’« alarme brune en Allemagne », en référence à la couleur des uniformes des sections d’assaut nazies… Même outre-Rhin, on n’avait pas osé…
L’Afd, en passe de devenir la troisième force politique du pays, progresse chaque jour dans l’opinion. Avec 12 % d’intentions de vote pour les élections législatives de 2017, soit trois points de plus qu’en janvier, l’AfD a atteint un nouveau record dans le dernier baromètre Infratest dimap pour l’ARD, devançant le parti de gauche Die Linke, à 10 %, et les Verts, crédités de 9 %. « Das Establishment muß sich warm anziehen. Die Politik ist wieder in Bewegung » (« L’establishment devra s’habiller chaudement. La politique est en train de bouger »).
José Meidinger
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Immigration : l’Europe est à elle-même son pire danger

Extrait d'une tribune de Thibaud Collin dans l'Homme Nouveau sur la crise migratoire :
"[...] le phénomène actuel est effectivement révélateur de la crise de la civilisation européenne atteinte d’angélisme nihiliste. Car peut-on penser qu’il est anodin que des millions de musulmans arrivent en Europe alors même que l’Europe refuse de se dire à elle-même son identité ? Nous voyons ces derniers jours que l’Union européenne se fracasse sur ce sujet car certains pays, eux conscients de leur identité, refusent la solution procédurale et purement économiste que l’Europe de Bruxelles voudrait leur imposer. Comme le dit magnifiquement Rémi Brague dans Europe, la voie romaine il est urgent que l’Europe assume sa romanité, terme par lequel est désignée la manière dont l’Europe se reçoit de sources qui lui sont antérieures et supérieures, symbolisées par les noms d’Athènes et de Jérusalem. Ce n’est qu’en se plongeant dans sa matrice chrétienne que l’Europe pourra relever le défi de ces grandes migrations afin de transmettre à ceux qu’elle aura choisi d’accueillir la vérité sur l’homme qu’elle a elle-même reçue. « Ce qui serait grave ce serait que l’Europe considère l’universel dont elle est porteuse comme une particularité locale ne valant que pour elle, et qui n’a pas à s’étendre à d’autres cultures. » Dans cette affaire, l’Europe est à elle-même son pire danger."
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France : un monument aux morts profané au nom de «Daesh»

Apologie publique du terrorisme islamique et mémoire française bafouée :
"L'émotion est vive dans cette petite commune de 15 000 habitants après la dégradation du monument aux morts de la place du général Valluy. Maculées d'huile de vidange et de peinture noire, l'inscription «Daesh» et des insultes contre des policiers ont été retrouvées sur plusieurs stèles. Un bâtiment adjacent abritant deux associations intergénérationnelles a également été visé avec des inscriptions et un scooter a été incendié".
Ce soir, manifestation à l'appel du maire
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Drôme : une seconde église souillée et taguée à Valence !

La façade d’une seconde église a été souillée et taguée à Valence. Il s’agit de la chapelle Notre-Dame-de-l’Annonciation, nous précise le Salon Beige. Les faits se sont sans doute également produits dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 mars. Le compte twitter du site musulman Al Kanz a mis en ligne hier plusieurs photos de ces dégradations. Il est tentant de rapprocher les deux dégradations des églises de Valence, et je succombe volontiers à cette tentation. Les souillures à la peinture rouge, les tags à la bombe de peinture noire, les slogans à connotation anarchiste ne peuvent pas ne pas être rapprochés. C’est très vraisemblablement le même – ou les mêmes – individus qui ont dégradé nuitamment les deux lieux de culte catholique…
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Chrétiens persécutés : l’ECLJ intervient auprès des Nations Unies

Le European Center for Law and Justice (Centre européen pour le droit et la justice) vient de prendre une nouvelle et excellente initiative. Voici le texte de son communiqué publié cet après-midi. Il est très important de noter qu’une reconnaissance officielle par des États ou des organisations internationales du génocide que subissent les chrétiens, entraînerait de la part des États et des organisations internationales des sanctions pénales sévères contre ceux qui le perpètrent directement ou indirectement, ainsi que pour ceux qui le financent directement ou indirectement. Certains pays (Arabie saoudite, Qatar…) ont des soucis à se faire, d’où l’attitude frileuse de certains leurs alliés ou débiteurs à reconnaître ce génocide…
Vendredi 11 mars, au siège des Nations unies à Genève, Grégor Puppinck, au nom de l’ECLJ et des [410 000] signataires de la pétition [Pour la reconnaissance et la condamnation du “crime de génocide” subi par les victimes de “L’État Islamique” – ce nombre inclut les signatures recueillis par l’American Center for Law and Justice], a demandé au Conseil des droits de l’homme la reconnaissance officielle du génocide commis par l’organisation de “l’État islamique” contre les minorités religieuses, en particulier les chrétiens et les Yézidis.
L’ECLJ a affirmé que les actes barbares commis par les militants islamistes en Syrie et en Irak constituent le crime de génocide tel que défini par la Convention sur le génocide de 1948.
L’ECLJ a appelé les États à agir contre ce génocide et contre la disparition forcée des chrétiens de cette région. L’ECLJ a également demandé instamment au Conseil des droits de l’homme d’appeler les pays de la région à accepter la diversité culturelle et religieuse et à respecter pleinement les peuples appartenant à des communautés présentes sur ce territoire bien avant l’islam.
Il y a quelques semaines, l’ECLJ avait contribué à la reconnaissance du génocide par l’Assemblée du Conseil de l’Europe et le Parlement européen. Actuellement cette reconnaissance est aussi demandée et débattue au sein du Congrès des États-Unis avec l’engagement actif de l‘American Centre for Law and Justice.
L’ECLJ avec ses partenaires à travers le monde (États-Unis, Jérusalem, Pakistan, Kenya et Moscou) est engagé dans la défense de la liberté religieuse, en particulier des chrétiens, à travers le monde. L’ECLJ essaye d’œuvrer là où il est, auprès des institutions internationales pour la défense des chrétiens persécutés à travers le monde.
En 2011, le Conseil de l’Europe avait adopté, avec la participation de l’ECLJ, une recommandation : « Violence à l’encontre des chrétiens au Proche et au Moyen-Orient » où l’Assemblée exprimait déjà « son inquiétude face à l’augmentation du nombre d’attaques contre les communautés chrétiennes au Proche et au Moyen-Orient et condamne vigoureusement les événements tragiques à Bagdad en octobre 2010 et à Alexandrie en janvier 2011. » L’ECLJ avait alors organisé une conférence pour présenter un important dossier sur l’immigration des chrétiens, les types de persécutions et les lois les visant spécifiquement (lire le document, Anglais uniquement).
Plus récemment, l’ECLJ est intervenu conjointement avec les associations SOS Chrétiens d’Orient et l’Aide à l’Église en Détresse pour une affaire soumise à la Cour européenne des droits de l’homme concernant le renvoi d’un couple chrétien en Irak.
Daniel Hamiche
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Nigéria : le bilan des victimes chrétiennes s’alourdit dans l’État de Benue

Le bilan des attaques des musulmans peuls contre les villages, essentiellement chrétiens, de la région d’Agata, s’est considérablement aggravé par rapport à la première information que je vous ai donnée le 4 mars dernier, et il est toujours incomplet. Le carnage et les dévastations sont sans précédent dans cet État pourtant éloigné de ceux du nord-est soumis à la fureur des islamistes de Boko Haram… Voici un extrait d’un communiqué de World Watch Monitor.
Au cours de la nuit du 21 février, au moins 500 personnes ont été tuées dans la région essentiellement chrétienne d’Agatu dans l’État de Benue au centre du Nigéria. Ces informations proviennent de sources locales encore que le nombre pourrait être revu à la hausse du fait que les violences se poursuivent et que les locaux comme le personnel de secours ne peut toujours pas avoir un accès total à la région en raison de l’insécurité qui y règne. Onze jours après que des bandes de musulmans nomades peuls eurent lancé des attaques systématiques contre les communautés locales, elles occupent toujours au moins six des villages qu’elles avaient investis, assurent des journalistes et des sauveteurs qui ont été les premiers à accéder à la zone.
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Avec l’attaque meurtrière de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, nous assistons à l’inexorable glissement du jihadisme vers le sud
Le massacre commis à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, le dimanche 13 mars, venant après ceux de Ouagadougou le 16 janvier 2016 et de Bamako le 20 novembre 2015, confirme ce que j’écris depuis plusieurs mois dans l’Afrique Réelle, à savoir que se produit actuellement un glissement du jihadisme depuis la zone saharo-sahélienne au nord, vers la zone sahélo-guinéenne au sud.
La raison en est simple : le dispositif Barkhane rend les espaces nordistes du Mali et du Niger de plus en plus hostiles aux terroristes et de plus en plus difficiles aux trafiquants. Certains, parmi ces derniers, ont d’ailleurs commencé à se détacher des jihadistes. Les terroristes islamistes ayant compris que la région n’est plus totalement sûre pour eux, ils opèrent donc désormais plus au sud où ils bénéficient de solidarités dans la toile wahhabite patiemment tissée depuis plusieurs décennies par l’Arabie saoudite et le Qatar. Les lignes bougent donc et il est essentiel de bien le voir afin de ne pas demeurer cramponnés à des analyses obsolètes.
De plus, ne nous laissons pas abuser par les revendications. Certes Aqmi et Daesh sont actuellement engagés dans une surenchère expliquant en partie, mais en partie seulement, la multiplication des actions terroristes dans la région ouest africaine. Mais, comme ces deux organisations terroristes partagent la même idéologie et ont les mêmes buts, leur réunion, sous une forme ou sous une autre, est inscrite dans un avenir plus ou moins proche. Nous devons en effet bien avoir conscience qu’il n’existe pas de cloisonnement hermétique entre les jihadistes et, comme ces derniers peuvent prendre des appellations différentes au gré des circonstances, l’erreur serait de nous raccrocher à une classification « géométrique », à l’européenne, avec des étiquettes collées sur des individus ou sur des mouvements.
La situation est claire : nous sommes face à une nébuleuse à la fois poreuse et en perpétuelle recomposition, mais d’abord dynamique. Son nouvel objectif n’est plus le nord du Sahel où sa manœuvre est bloquée par les forces françaises, mais les Etats du littoral. Or, aucun de ces fragiles dominos côtiers composés de zones et de populations profondément différentes n’a, à lui seul, les moyens de faire face au gigantesque jihad qui court, tel un incendie, le long d’une ligne de feu partant de la Somalie à l’est jusqu’à la Mauritanie et au Sénégal à l’ouest. Ce brasier qui englobe à la fois le Mali, le Burkina Faso et la région nigéro-tchadienne, croise la diagonale jihadiste qui part depuis la Libye islamiste pour atteindre le nord du Nigeria avec Boko Haram.
Le nouveau foyer qui vient d’être allumé en Côte d’Ivoire est particulièrement inquiétant. En dépit des artificielles annonces économiques, ce pays est en effet d’une extrême fragilité car tous les ingrédients de la guerre civile des années passées y demeurent. Nul doute que les islamistes sauront y souffler sur des braises non éteintes. Quant au pivot tchadien, il entre à son tour dans une période de turbulences. Naturellement relayés par le Monde, Libération et les divers blogs africanistes, les adversaires du président Déby ont en effet commencé à utiliser les prochaines échéances démocratiques pour saper son pouvoir. Au risque de provoquer un tsunami régional.
Bernard Lugan
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