Contrairement à la France, la Belgique finance les lieux de cultes des six religions reconnus officillement. L’islam l’a été dans les années 1970, après l’arrivée de travailleurs immigrés originaire du Maroc et de la Tunisie.
dimanche, 18 septembre 2016
Le vidomegon, ou la renaissance de l’esclavage en Afrique
Le CRAN exige que la France indemnise les descendants d’esclaves. Aux USA, des Afro-Américains font effectuer par des laboratoires spécialisés des analyses ADN afin de déterminer le lieu d’origine de leurs aïeux. Ils se retourneront ensuite contre les entreprises héritières des compagnies maritimes qui ont procédé au transport des esclaves. On connaît, en effet, l’endroit où ces entreprises chargeaient leur sinistre cargaison. Ils espèrent, ainsi, obtenir de juteux dédommagements.
L’Afrique indépendante a vu renaître l’esclavage interafricain. Afrik.com vient de sortir un article sur une pratique du Bénin, mais qu’on retrouve dans nombre de pays voisins sous une forme similaire : le vidomegon.
Des enfants de 7 ans sont confiés à des proches par leurs familles.
Ceux qui les recueillent sont censés leur donner l’éducation que leurs parents sont incapables de leur fournir en échange de « services » domestiques. On remet 23 euros au départ aux parents, assortis d’un menu versement annuel prouvant qu’il s’agit, en fait, d’une « vente ». On trouve, bien sûr, des foyers qui traitent « convenablement » l’enfant qu’ils hébergent, c’est-à-dire le nourrissent normalement, lui donnent un lit correct, l’envoient à l’école et limitent le travail demandé. Le vidomegon est une tradition ancestrale qui permettait, autrefois, la promotion sociale de ceux qui en bénéficiaient. Malheureusement, cette pratique a dérapé et beaucoup abusent et trouvent ainsi des esclaves qu’ils exploitent sans vergogne au maximum.Selon l’UNICEF, 20.000 enfants seraient victimes de cette traite honteuse. Le Bénin est la plaque tournante d’un trafic d’êtres humains. Car les enfants ne sont pas seulement destinés au marché de l’ex-Dahomey. On les « exporte » vers le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Togo. Comme le constatent ceux qui luttent contre ce fléau, il faut changer les mentalités car cette tradition semble normale à trop de personnes, y compris chez celles qui fréquentent régulièrement les églises.
Christian de Moliner
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samedi, 17 septembre 2016
Merkel ridiculisée dans son fief par l'extrême droite — Allemagne
Et l'AfD espère une nouvelle percée le 18 septembre lors des élections du parlement de Berlin. Comble du paradoxe, c'est Angela Merkel qui les a replacées aux premières places. La formation politique ratisse large, mais convainc particulièrement les abstentionnistes: 20% des électeurs qui s'étaient abstenus aux législatives de 2013 se disent proches de ses idées, relève Le Monde. Le paysage politique y est également aussi comparable que détestable. Si cette région est plutôt en bonne santé économique, les habitants n'ont pas ressenti une amélioration sur le front de l'emploi, et les retraités ont été sensibles aux problèmes des retraites "alors qu'il y a de l'argent pour les réfugiés".
A cette occasion, 61,6 % de l'électorat se sont exprimés, dimanche dernier dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale.
La chancelière ne remettra pas pour autant en cause sa politique migratoire.
Les agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne et dans d'autres villes du pays puis la série d'attaques commises en juillet dernier, dont deux ont été revendiquées par l'organisation État islamique (EI), ont alimenté le débat sur la " Wilkommenskultur", la culture de l'accueil prônée par la chancelière, jusque dans les rangs de la droite allemande. Pendant toute la campagne, les militants de l'AFD ont tiré à boulets rouges sur la politique migratoire d'Angela Merkel et sa décision de laisser 1 million de migrants entrer en Allemagne en 2015.
L'heure d'Angela Merkel aurait-elle sonné? L'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel a été devancée de justesse par le parti anti-immigrants Alternative pour l'Allemagne (AfD) aux élections régionales qui ont eu lieu dimanche dans le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, pourtant fief électoral historique d'Angela Merkel. Pour la première fois dans l'histoire du pays, elle devance les conservateurs de la CDU dans un scrutin régional.
Le patron du SPD et vice-chancelier Sigmar Gabriel a dès lors appelé tous les partis à se demander "comment faire pour que la colère et les inquiétudes des gens ne se retrouvent pas dans l'AfD".
Après les attentats de cet été en Allemagne, le ministre de l'Intérieur a annoncé un virage sécuritaire et évoqué l'hypothèse de déchéance de nationalité, réforme qui avait échoué en France et pourrait réussir en Allemagne.
Car toute la campagne électorale a tourné autour de la politique d'accueil des réfugiés décidée par Merkel, à laquelle l'AfD s'oppose frontalement.
Directeur du bureau de Paris pour la Fondation politique Friedrich Ebert, Stefan Dehnert observe: "Ce vote met la chancelière et son gouvernement sous une énorme pression". "Les électeurs de la CDU en ont plus que ras-le-bol", prévient Bettina Roehl, qui garantit qu'à droite, "beaucoup ne sont plus effrayés par l'idée d'une CDU dans l'opposition et sans Merkel": "L'étoile de Merkel est en train de décliner". Les électeurs, dans une situation exceptionnelle, se tournent vers les extrêmes.
Aujourd'hui, la chancelière se trouve à des milliers de kilomètres du Mecklenburg, au sommet du G20 en Chine. Son retour à Berlin va être difficile. Selon un sondage de la chaîne ZDF (en allemand) réalisé fin août, en effet, un électeur sur quatre a jugé ce thème crucial, juste derrière le chômage (38% des sondés). "Madame Merkel est donc aujourd'hui très affaiblie".
Merkel sera bientôt confrontée à deux nouveaux tests. Ce Land, cependant, longtemps à l'écart des évolutions sociologiques et idéologiques liées à l'intégration européenne et à la mondialisation, demeure un foyer de nationalisme ombrageux, imperméable à la repentance générale vis à vis du passé nazi de l'Allemagne, dont la RDA avait fait l'économie en refusant l'héritage moral de l'hitlérisme. À un an des élections générales, "ça se complique pour Merkel", souligne la Süddeutsche Zeitung, alors que le Handesblatt est plus direct: "c'est le crépuscule de Merkel ".
02:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 16 septembre 2016
Le Dr Alain de Peretti, Président de Vigilance Halal, sera présent dimanche 2 octobre à la Xe Journée de Synthèse nationale à Rungis
22:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
Grèce : manifestation anti-migrants à Chios
En Grèce aussi, la confrontation entre les migrants et la population se passe mal dans certaines parties du pays.
Sur l‘île de Chios, une manifestation a tourné à l’affrontement dans la nuit de mercredi à jeudi.
Près de 800 personnes dont de nombreux militants d’extrême droite se sont rassemblées contre la présence de quelque 3500 réfugiés sur cette petite île de la mer Egée.
La police a dû intervenir pour empêcher les manifestants d’accéder aux deux camps. Plusieurs peronnes ont été interpellées.
Des journalistes ont aussi été agressés.
Les habitants de Chios commencent à s’impatienter : la plupart des migrants qui résident actuellement dans l‘île n’ont pas vocation à rester sur plac. Ils devraient être renvoyés vers la Turquie en vertu d’un accord avec l’Union européenne. Un accord qui peine à se concrétiser.
09:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Heurts entre militants d'extrême droite et réfugiés à Bautzen
Des affrontements ont opposé mercredi soir des militants d'extrême droite et des demandeurs d'asile à Bautzen, en Saxe, dans l'est de l'Allemagne. Cette ville a déjà été marquée par plusieurs incidents visant des réfugiés.
Les échauffourées ont débuté peu avant 21h00 sur une place de Bautzen, une ville de 40'000 habitants à l'est de Dresde, où environ 80 hommes et femmes, pour la plupart issus "de la mouvance d'extrême droite", et une vingtaine de demandeurs d'asile se sont affrontés. D'abord verbalement puis ensuite physiquement, selon la police.
"Des témoins ont fait état de plusieurs jets de bouteilles" et de "blessures physiques". La police a également communiqué avoir fait usage de gaz lacrymogène et de bâtons.
Certains "éléments" suggèrent que les demandeurs d'asile, qui ont jeté des bouteilles sur les forces de l'ordre, seraient à l'origine des heurts, a indiqué la police. Une ambulance transportant un demandeur d'asile marocain de 18 ans a été prise à partie par des personnes qui l'ont empêchée d'atteindre l'hôpital, selon cette source. Le jeune homme a dû être conduit à l'hôpital dans un autre véhicule sous protection policière.
Les deux groupes ont dû être séparés par une centaine d'agents. Suivis par des éléments radicaux, les demandeurs d'asile ont ensuite regagné leur foyer qui a dû être sécurisé par les forces de l'ordre. Trois autres foyers de réfugiés à Bautzen et dans une ville voisine ont également dû être protégés, toujours selon les autorités.
Dérives en début d'année
La ville de Bautzen a déjà été le théâtre les mois passés de plusieurs incidents visant des demandeurs d'asile. En février, plusieurs personnes avaient assisté, hilares, à l'incendie d'un foyer de réfugiés et gêné l'intervention des pompiers. Cette scène avait alors scandalisé une partie de l'opinion publique allemande.
En mars, le président allemand Joachim Gauck, qui avait plusieurs fois pris la défense des réfugiés et exhorté ses concitoyens à leur tendre la main, avait essuyé des insultes lors d'une visite à Bautzen.
09:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le PDC et le PLR veulent encore plus d’immigrants. Communiqué UDC Suisse
Le Conseil national a examiné aujourd'hui une révision de la loi sur les étrangers. Il s'agissait des articles de loi concernant l'intégration des étrangères et des étrangers. Le PDC et le PLR n'ont pas manqué cette occasion pour provoquer un éclat: au lieu de freiner l'immigration, ils ont offert des majorités à la gauche, encourageant ainsi une nouvelle vague d'immigration de masse par le regroupement familial et la quasi-suppression des derniers obstacles à l'obtention des permis de séjour et d'établissement.
Il est grand temps de durcir les conditions pour l'établissement et le séjour en Suisse, n'ont cessé de clamer ces derniers mois les partis du centre. Or, l'UDC était seule aujourd'hui à se battre contre ce nouveau ramollissement des conditions d'intégration. Voici trois exemples parmi beaucoup d'autres:
A l'art. 43 la majorité du conseil a décidé qu'il suffisait qu'un étranger s'inscrive à un cours de langue pour que l'autorisation de séjour lui soit accordée. L'UDC avait demandé de biffer ce passage pour une raison évidente: l'inscription à un cours de langue ne suffit pas; ce qui compte, c'est d'avoir suivi avec succès ce cours.
A l'art. 58, l'UDC réclamait que les critères suivants soient appliqués pour l'évaluation de l'intégration: le respect de la sécurité et de l'ordre public, le respect des valeurs de la Constitution fédérale, la capacité de se faire comprendre au quotidien dans la langue pratiquée au domicile et, enfin, une activité professionnelle et un effort de formation. Pour le PLR, le PDC et la gauche, la capacité de se faire comprendre dans la langue du lieu de domicile n'a aucune importance. Ils ont refusé à l'unanimité cette condition.
A l'art. 62f, la majorité a décidé que l'autorité compétente pouvait révoquer des autorisations si l'étrangère ou l'étranger ne respectait pas sans excuse valable une convention d'intégration. L'UDC proposait que les autorisations puissent être révoquées lorsque la personne concernée ne respecte pas une convention d'intégration ou n'a pas la volonté de répondre aux critères d'intégration.
Pendant que de nombreux pays d'Europe durcissent leurs législations sur l'asile et sur les étrangers, les parlementaires du PDC et du PLR se sont alliés à la gauche pour approuver un projet à rebours du bon sens qui accélérera l'immigration de masse. Si le Conseil des Etats ne durcit pas substantiellement le projet 13.030 sur l'intégration, l'UDC se réservera le droit de combattre cette loi avec un référendum.
09:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allemagne : encore des affrontements migrants et militants d'extrême droite
En Allemagne, de violents affrontements ont de nouveau opposé mercredi soir des demandeurs d’asile à des militants d’extrême droite à l’est du pays.
Qui a provoqué qui ? Les fait ne sont pas encore établis. Ce qui l’est en revanche c’est la chasse à l’homme qui a suivi. Face aux jets de bouteilles et aux agressions physiques, la police a dû faire usage de gaz lacrimogène pour ramener le calme.
Une ambulance, qui transportait un demandeur d’asile blessé, a été bloquée. L’homme a dû être évacué par les policiers.
Les faits se sont produits à Bautzen une ville de 40 000 habitants située dans l’ex RDA. Une ville bien connue des Allemands où d’autres agressions de migrants se sont déjà déjà produites.
En février dernier, un foyer de réfugiés avait été volontairement incendié sous l’oeil hilare de spectateurs qui avaient retardé l’intervention des pompiers.
L’an dernier près de 1000 attaques contre des foyers de réfugiés ont été enregistrés en Allemagne.
09:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'extrême-droite en Allemagne : est-ce la fin d'un tabou ?
Séisme outre-Rhin : lors des élections locales dans l’Etat-région de Mecklembourg-Poméranie occidentale, il y a deux semaines, Alternative für Deutschland est arrivé en deuxième position avec 20,8 % des voix, devant les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel. A la veille des élections locales qui se tiendront ce week-end à Berlin, les sondages créditent le parti d’extrême-droite d’entre 10 et 15 % des voix. Est-ce la fin de l’exception allemande en Europe en matière de populisme ? Professeur émérite de sciences politiques à l’Université libre de Berlin, Hajo Funke est un spécialiste de l’extrême-droite. Il vient de publier un livre (non traduit) consacré à l’ascension d’Alternative für Deutschland (1).
L’arrivée en deuxième position du parti Alternative für Deutschland (AfD), devant les chrétiens démocrates d’Angela Merkel lors des élections locales de Mecklembourg-Poméranie occidentale, représente-t-il la fin du tabou de l’extrême-droite en Allemagne ?
C’est dans les faits la transgression d’un tabou, qui consistait à ne pas faire d’agitation anti-réfugiés, et à ne pas chercher de boucs-émissaires. Ce tabou n’a jamais été totalement respecté, mais cette rupture a un effet décuplé aujourd’hui du fait des succès remportés par l'AfD en ex-Allemagne de l’Est. Au niveau fédéral, pourtant, le phénomène reste limité : l’AfD rencontre entre 10 à 15 % de sympathisants dans un situation qui représente un défi extraordinaire. En outre, tous les autres partis démocratiques, à quelques exceptions près, notamment du côté de l’Union des chrétiens-sociaux de Bavière [allié de la coalition au pouvoir, mais très critique de la politique d’Angela Merkel, ndlr], ont refusé d’emprunter le vocabulaire populiste de l’extrême-droite. Dans cette mesure, ce résultat reste encore un phénomène minoritaire. […]
Que représentait jusqu’ici l’absence de l’extrême-droite dans le débat politique allemand ?
Le tabou, tel qu’il s’est développé en Allemagne depuis les années 1960, consiste à dire : nous ne devons pas céder aux idéologies comparables à l’antisémitisme car nous savons que cela a des conséquences, et nous devons endiguer la xénophobie et le racisme. Ce raisonnement est toujours au cœur de la culture libérale en Allemagne, partagée par 80 à 85 % de la population, et tous les partis démocratiques. Alternative für Deutschland et le parti néo-nazi NPD sont des exceptions.
Nous n’avons cependant pas de phénomène de populisme de droite comparable à ce qui se passe en Autriche ou en France (15% de la population, je vous le rappelle, juge attractif l'AfD au nivaux fédéral). L’ascension de l’AfD est d’abord le résultat direct de son agitation anti-réfugiés. Celle-ci s’est nourrie de ce qui était à l’origine un management de crise dans le contexte dramatique de la crise des réfugiés en Hongrie, et dont les buts étaient à la fois humanitaire et pragmatique. Mais cette montée en puissance repose également sur d’autres facteurs. De larges sections de la population se sentent négligés et abandonnés, la peur du déclassement est forte, et cette peur, l’AfD l’a utilisée pour capitaliser contre les réfugiés.
La porte-parole du parti, Frauke Petry, a plaidé la semaine dernière pour une réhabilitation du terme ethno-nationaliste « völkisch » [tiré du mot Volk, “peuple“, mais historiquement lié au vocabulaire national-socialiste, ndlr]. Pourquoi se risque-t-elle à lancer un débat aussi sulfureux alors que son parti est en quête de respectabilité ? Cela signifie-t-il que les dernières barrières psychologiques liées à la culpabilité allemande sont tombées ?
Lors d’une réunion fédérale du parti à Stuttgart en avril dernier, Frauke Petry avait déjà déclaré : « L’AfD est un parti nationalement allemand, et il n’y a rien de mal à cela. » Maintenant, après le succès des élections au Mecklembourg, elle cherche à réinvestir astucieusement un mot historiquement chargé. C’est une tentative d’élargir ce que l’on peut dire politiquement et de briser les tabous. La culpabilité allemande, ça ne l’intéresse pas. Björn Höcke [élu du parti en Thuringe, et tenant de la ligne la plus dure au sein du parti, ndlr] l’a dit clairement : “Nous voulons en finir avec la névrose des soixante-dix dernières années, avec le culte de la culpabilité, avec la confrontation avec le néo-nazisme.” C’est la position officielle de l’AfD. Si celle-ci devenait acceptable, cela signifierait la fin de notre devoir de mémoire au regard de l’Histoire. Ce serait une révolution culturelle.
L’AfD est-elle en mesure de passer du statut de parti contestataire à celui parti populaire ?
Ce serait le cas s’il dépassait les 10 % lors des prochaines élections fédérales au Bundestag [en septembre 2017]. Pour l’instant, je ne le pense pas. Le parti accumule aujourd’hui essentiellement des victoires électorales en ex-Allemagne de l’Est, dans une partie du pays qui représente un cinquième de sa population totale, et où existe un contexte spécifique et des handicaps qui persistent depuis la réunification.
Quels enseignement peut-on tirer de ces élections pour celles qui doivent se dérouler le 18 septembre à Berlin ?
Les situations sont très différentes. A Berlin, le contexte est différent, avec la cohabitation de populations d’origine beaucoup plus variées. En outre, des partis comme les Verts ou Die Linke (extrême-gauche, ndlr), représentent ensemble près d’un tiers des voix. Ce qui leur donne la possibilité de créer une véritable opposition, et une alternative au populisme de droite. Mais il demeure possible que l’AfD remporte entre 10 et 15 % des voix. La ville avait déjà connu une situation similaire quand le parti [d’extrême-droite] Die Republikaner était entré au Parlement régional de Berlin entre 1989 et 1991.
Est-il possible de dresser un portrait robot des électeurs de l’AfD à Berlin ?
Même si l’AfD cherche à s’adresser aux plus vulnérables, son électorat vient de toutes les classes sociales et regroupe ceux qui se sentent laissés pour compte et en colère contre les signes de faiblesse des partis démocratiques. Ils pourraient représenter entre 10 et 15 % des électeurs berlinois. Cela concerne aussi bien des chômeurs et des gens en situation de précarité que des électeurs venus de la classe moyenne, d’anciens abstentionnistes, mais aussi des déçus de la CDU ou des militants d’extrême-droite. Ils partagent un mélange de protestation et de refus des partis politiques traditionnels, mais aussi de colère contre les réfugiés.
Doit-on conclure de ces succès récents que la bataille des idées a été perdue contre Alternative für Deutschland ?
Ce n’est pas encore le cas. Il y a eu par exemple un vrai mouvement de la société civile contre [le mouvement islamophobe] Pegida, sorte de précurseur (en plus agressif) de l’AfD, à l’exception de Dresde, où Pegida était plus important que ses opposants. D'autres initiatives ont émergé contre l’AfD, venues de l’Eglise, par exemple. Et dans le monde du théâtre, de nombreuses mises en scène menées en collaboration avec des réfugiés, ou sur le thème de l’exil. La société est donc mobilisée, c’est une façon de répondre à la haine anti-migrants de l’AfD.
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Cinq Syriens soupçonnés de vouloir acquérir des kalachnikovs arrêtés à Paris
Cinq hommes de nationalité syrienne ont été arrêtés mardi soir à Paris alors qu'ils prenaient des photos du Sacré-Coeur à Paris. Ils sont également soupçonnés d'avoir voulu acquérir des armes. Pour l'heure, le dossier ne revêt pas de caractère terroriste.
Un comportement et des discussions suspectes qui ont attiré l'attention des policiers. Cinq ressortissants syriens ont été interpellés mardi soir à Paris, dans le 18e arrondissement, soupçonnés de vouloir se procurer des kalachnikovs, indiquent des sources policière et proche de l'enquête à L'Express, confirmant une information de RTL. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs, pour l'heure, en droit commun. Les investigations ont été confiées au 2e district de la police judiciaire de Paris (DPJ).
C'est un renseignement humain qui a mis les enquêteurs sur la piste de ces hommes. "Un témoin dit avoir entendu, dans un restaurant du quartier Latin, les cinq Syriens discuter. Ils indiquaient qu'ils voulaient acquérir sept kalachnikovs pour un montant de 600 euros", précise notre source proche de l'enquête.
Pris en filature
Immédiatement, les suspects sont placés sous surveillance et pris en filature par les fonctionnaires de la BAC. Ils sont arrêtés quelque heures plus tard près de la Basilique du Sacré-Coeur, à Montmartre, en train de photographier l'édifice à divers endroits. Aucune arme n'a été retrouvée sur eux. Leurs motivations restent inconnues.
"Pour l'instant, il n'y a pas de lien établi avec le terrorisme. Mais les investigations sont en cours", souligne encore notre source. "Le témoignage de la personne au restaurant est en train d'être vérifié. Il faut être prudent, rien n'est tranché", ajoute la source policière.
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Lutte contre le terrorisme : à quoi nous sert notre État de droit ?
Le président de la République, M. François Hollande, s’est exprimé lundi 16 novembre 2015, à 16 h, devant les 577 députés et 348 sénateurs réunis en Congrès à Versailles. : « La France est en guerre. Les actes commis vendredi soir à Paris et près du Stade de France sont des actes de guerre. Ils ont fait au moins 129 morts et de nombreux blessés. Ils constituent une agression contre notre pays, contre ses valeurs, contre sa jeunesse, contre son mode de vie. Face aux actes de guerre qui ont été commis sur notre sol – et qui viennent après les attentats du 7, 8 et 9 janvier, et tant d’autres crimes commis ces dernières années au nom de cette même idéologie djihadiste -, nous devons être impitoyables. »
Ça, c’était en 2015 et il était légitime de penser que, dès lors que le Président disait que nous étions en guerre, c’est que nous l’étions !
Dans les faits, et précisément dans l’Hexagone, il n’en est rien, hormis pour les victimes. J’en veux pour preuve tous les atermoiements autour de ce fameux article 411-4 du Code pénal, lequel fait référence à l’« intelligence avec l’ennemi ».
Quelques juristes nous précisent que l’on ne peut pas utilement utiliser l’art.
411-4 du Code pénal et qu’il faut faire la différence entre le sens juridique des termes et leur impact émotionnel. Qu’il faut interpréter l’article, et qu’au départ, l’esprit de la loi visait plutôt les organisations qui avaient un lien avec un État souverain. L’État islamique ne serait pas un État mais une organisation armée, sans lien avec un État souverain !
Pour ma part, j’avais cru comprendre que l’État islamique entretenait quelques liens secrets avec des États souverains. Mais je dois me tromper.
Le ministère de la Justice estime, pour sa part, que le terme « intelligence doit être pris dans un sens étymologique bien particulier renvoyant à une relation secrète entre personnes »…
Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Et d’ajouter que cet article 411-4 est difficilement applicable et que sa solidité juridique serait facilement contestable par un présumé terroriste. Le ministère de la Justice rappelle, enfin, que ce texte n’a vocation à s’appliquer qu’à des ressortissants français ou militaires servant la France.
Conclusion : nous sommes en guerre sans y être vraiment puisqu’il nous est impossible de nous servir de l’arsenal juridique, y compris de l’article 35 de la Constitution sur la déclaration de guerre. En effet, on ne peut déclarer une guerre qu’à un État. Or, l’État islamique n’aurait pas, selon le droit international, les éléments constitutifs d’un État, lesquels sont :
une population, un territoire, un gouvernement ou une autorité politique.
Et cela, bien que le Président ait ajouté — toujours au Congrès de Versailles — que « nous faisons face à une organisation, Daech, disposant d’une assise territoriale, de ressources financières et de capacités militaires ».
Ce serait donc, pour l’heure, un proto-État…
Résultat : pour que l’État islamique soit un État, il ne lui manque plus qu’une population, laquelle adhérerait à une autorité politique (comme par exemple Abou Bakr al-Baghdadi, calife autoproclamé). Comprenne qui pourra !
Bref, nous voilà bien démunis de légitimité juridique dans notre État de droit.
Je suis légaliste et m’incline, mais que nous reste-t-il dans notre État de droit, si ce n’est le droit de mourir ? Et dans quel état ? Égorgé, mitraillé, écrasé ! Force est de constater que, dans l’autre camp, on utilise assez bien l’article 7-65 ou 9-19 Parabellum…
Richard Pascal
09:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
C’est l’unité qui est une force, pas la diversité !
Lors de son discours de commémoration du 11 septembre, Obama a déclaré que « la diversité est une force ». Aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours entendu cette affirmation et, pendant longtemps, elle me semblait évidente car il est vrai que l’on a tendance à s’enrichir au contact de personnes qui sont différentes de soi. Cependant, ce qui est vrai au niveau de l’individu ne l’est pas forcément au niveau d’une société. Ainsi, en vieillissant, en voyageant et en m´instruisant, je suis aujourd’hui convaincu que l’adage « la diversité est une force » n’est, au final, qu’une doctrine idéologique.
En effet, si « la diversité est une force », alors elle devrait pouvoir renforcer la cohésion sociale. De nombreuses études ont été menées sur le sujet mais aucune n’a, jusqu´à présent, réussi à démontrer que « la diversité est une force », bien au contraire…
L’étude la plus connue sur le sujet fut menée en 2001 par Robert D. Putnam, professeur de science politique à l’université d’Harvard et réputé être un fervent défenseur du multiculturalisme. Pourtant, dans son étude, Putnam remarqua que plus l’hétérogénéité ethnique augmentait, plus elle entraînait une désintégration du tissu social et moins les différents groupes ethniques se faisaient mutuellement confiance.
Les convictions de Putnam furent tellement secouées qu’il attendit jusqu’en 2007 avant de publier ses travaux.Plus récemment, en 2013, l’université de McGill (Canada) publia une étude intitulée : « The Evolutionary Dominance of Ethnocentrique Coopération » (Dominance évolutive de la coopération ethnocentrée). Les chercheurs y modélisaient informatiquement différents types de stratégies sociétales (ethnocentrées, égoïstes, perfides et humanitaires), ainsi que les interactions qu’elles pouvaient avoir entre elles. De nombreuses simulations furent lancées et il en ressortit que la stratégie ethnocentrée domine rapidement les autres stratégies possibles, suggérant ainsi que l’ethnocentrisme aurait pu naître via l’évolution biologique. Le plus proche concurrent de l’ethnocentrisme est l’humanitarisme, mais il est généralement dominé au fur et à mesure que la population mondiale augmente. En effet, l’ethnocentriste exploite l’humanitariste en profitant de sa tendance à coopérer avec tout le monde (et donc à partager ses ressources), sans forcément lui rendre le même service. Quant aux sociétés égoïstes ou perfides, elles disparaissent très rapidement car incapables de coopérer avec qui que ce soit.
Toutefois, et par expérience, nous savons qu’une société peut contenir de nombreuses minorités tout en s´enrichissant à leur contact. Cependant, si le nombre de ces minorités dépasse une certaine masse critique, des sociétés parallèles se formeront et commenceront à concurrencer la société d’origine.
De nombreuses autres études existent sur le sujet et soutiennent celles citées ici. Il semble qu’elles parviennent à la même conclusion : l’unité est une force, pas la diversité.
Xavier Scott
09:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
Apprenez à vos ouailles à foutre la paix au Fils de Dieu !
Dans Libération du 7 septembre, Philippe Corcuff (maître de conférences) appelait à une « coalition multiculturelle » pour contrer « fondamentalismes islamistes, islamophobie et antisémitisme » dans un papier intitulé : « Assumer la pluralité de nos identités ». « En attendant, conclut-il dans l’introduction, l’islamophobie est devenue l’un des principaux ressorts de la droitisation idéologique. » L’islamophobie – et son corollaire implicite, la droitisation idéologique – constitue, en fait, le véritable sujet du papier.
À rebours (paraphrase), l’islamophilie est devenue l’un des principaux ressorts de la gauchisation idéologique. Revenons un instant sur la notion de laïcité, dont l’ancien député européen Jean-Louis Bourlanges rappelle l’une des composantes dans Le Figaro du même jour (« Immigrés, la loi et rien d’autre ») : « Observons qu’elle [la laïcité] ne s’oppose pas à l’expression publique d’opinions négatives à l’égard de telle ou telle religion, mais conduit à réprimer tout acte d’intolérance à la pratique religieuse. »
Entre-temps, le mot islamophobie semble avoir opéré un glissement sémantique : de « peur » (justifiée ou non), collée au mot « islam », le signifiant de « phobie » semble être devenu « stigmatisation » et — ou — « racisme ». Exemple, cette démonstration de Ghalib Bencheikh (que l’on peut voir sur France 2 les dimanches matin), lors d’un colloque à l’Académie de géopolitique de Paris, « Laïcité et Islams, qu’est-ce que l’islamophobie ? », courant 2015.
« L’islamophobie, dit-il, serait une peur irraisonnée, pathologique, maladive de l’islam. Et quelqu’un […] qui est malade, on ne peut que compatir à son état, et essayer de faire en sorte qu’il guérisse de sa maladie […] j’allais dire en compatissant à son état.
De ce point de vue-là, un islamophobe pourrait peut-être prendre en charge sa maladie […] Maintenant, je distingue l’islamophobie de la misislamie […] On dit misislamique comme on est misanthrope, c’est-à dire qu’il y a une haine déclarée, assumée comme telle, une hostilité revendiquée, à l’encontre de tout ce qui est islamique et musulman. Et cette misislamie est condamnable, et elle doit tomber sous le coup de la loi » […] « Nous sommes demandeurs de débats […] et même de critiques constructives », conclut Bencheikh, avant de préciser « donc, l’argument qui consiste à dire vous nous mettez comme un écran de fumée la dénonciation de l’islamophobie pour qu’on ne puisse pas critiquer la religion islamique est un argument spécieux et captieux ».
L’islam vu par ce musulman « modéré » semble donc cerné de toutes parts, par des « malades » (phobie), par des « misislamistes » (haine déclarée tombant sous le coup de la loi) et par des fallacieux (menteurs). J’ignore dans quelle catégorie monsieur Bencheikh risque de classer ce qui suit, qui est pourtant l’expression publique d’une opinion négative à l’égard d’une religion, telle que me le permettent (encore) la laïcité et notre démocratie : je n’aime pas la christianophobie inscrite en toutes lettres dans le Coran. Sourate 9, verset 30 : […] ; « Les chrétiens disent “Le Christ est fils d’Allah”. Telle est leur parole de leurs bouches. Ils imitent les dires des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils de la vérité ? »
J’aime encore moins que l’islam fasse du Christ un prophète de l’islam : apprenez à vos ouailles à foutre la paix au Fils de Dieu et à ses disciples !
Silvio Molenaar
08:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’armée française se préparerait-elle au pire scénario ?
Depuis un an, des signes apparaissent qui montrent que l’armée — notamment l’armée de terre — pourrait avoir entamé une réflexion approfondie et discrète, pour ne pas dire secrète, sur une possible intervention face à des explosions qui éclateraient dans certaines zones du pays. Soyons clair : l’armée se poserait principalement la question d’une intervention programmée avec, comme objectif, des opérations contre des banlieues de plus en plus islamisées et criminalisées.
Les signes avant-coureurs de telles initiatives existent et sont à prendre au sérieux.
Premièrement : il y eut, suite à l’action du général Piquemal à Calais, la lettre ouverte de trois généraux français 2e section. La conclusion de ce courrier correspondait à celle de nombreux militaires (une bonne partie d’entre eux vote FN) : « Vous devez, Monsieur le Président, prendre la mesure de l’indignation que ce paradoxe provoque dans le cœur de beaucoup de Français… Il convient, au lieu de s’acharner sur un soldat, fût-il général et patriote, de rétablir l’ordre public à Calais, ce qui suppose l’éradication de la “jungle” et le renvoi de tous les clandestins dans leurs pays d’origine. »
Quand on connaît le milieu militaire, on devine que cette lettre n’était pas le simple ressenti de trois ex-patrons de l’armée. La camaraderie, la fraternité même qui existent entre officiers attestent que cette lettre reflète probablement le sentiment de nombreux chefs militaires d’active obligés de rester dans l’ombre.
Deuxièmement : les mots forts du général de gendarmerie Soubelet qui, négligeant son devoir de réserve, déclare dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire : « Si les délinquants condamnés ne peuvent pas être incarcérés, ils continuent leurs activités avec, en outre, cette sensation de défier le système et de pouvoir échapper à la sanction.
Il est temps d’arrêter l’hypocrisie et d’affronter les difficultés telles qu’elles se présentent et où elles se trouvent. »
Troisièmement : un communiqué de l’armée de terre du 1er juin 2016 : « Placé sous l’autorité directe du chef d’état-major de l’armée de terre, le commandement terre pour le territoire national est appelé à devenir un véritable “pôle d’excellence” dédié à l’anticipation, à la préparation et à l’engagement opérationnel sur le territoire national. »
Quatrièmement : la création d’une Garde nationale de près de 200.000 hommes, divisée en plusieurs réserves opérationnelles, militarisée et territorialisée, avec pour but de répondre efficacement aux menaces de tous ordres susceptibles de frapper sur notre sol, notamment le terrorisme et les catastrophes naturelles, mais aussi des troubles graves plus probables aujourd’hui. On voit bien l’intérêt d’une telle force pour l’armée si la situation basculait, surtout que les capacités de l’active sont insuffisantes pour intervenir au même moment sur plusieurs foyers de subversion.
Cinquièmement : dans son dernier livre, Un quinquennat pour rien, Éric Zemmour nous renseigne sur les plans de l’état-major : « L’état-major de l’armée sait qu’un jour viendra où il devra reconquérir ces terres devenues étrangères sur notre propre sol. Le plan est déjà dans les cartons, il a pour nom Opération Ronces. Il a été mis au point avec l’aide des spécialistes de l’armée israélienne qui ont transmis à leurs collègues français leur expérience de Gaza. La comparaison vaut tous les discours. »
On le voit, les pièces du puzzle sont en train de s’imbriquer…
J.-P. Fabre Bernadac
08:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Corse exemptée d’accueillir les « migrants » : faut-il montrer les muscles ?
Devenue incontrôlable, la situation dans la jungle de Calais préfigure la tiers-mondisation progressive de la France. Evidemment, le gouvernement socialiste n’entend pas trouver de solution durable à ce chaos migratoire, qui prend les airs d’une conquête démographique par le sud du monde sur l’Europe occidentale.
Les Calaisiens n’en peuvent plus, régulièrement victimes des exactions causées par lesdits « migrants ». Ils prennent d’assaut les camions partant vers la Grande-Bretagne, charriant avec eux une insécurité qui a fait de Calais une zone de non-France abandonnée par les pouvoirs publics. Il suffit de taper « Calais » sur un moteur de recherche pour mesurer l’ampleur des dégâts.
Pas un jour sans que La Voix du Nord ne relate que la circulation a été perturbée par des « migrants » posant des barrages sur la rocade portuaire de la capitale de ces fameuses dentelles qui avaient fait sa richesse. La jungle compte, désormais, plus de dix mille habitants, se répartissant en divers « quartiers » improvisés selon leurs pays d’origine ou leurs religions respectives. Des témoins ont aussi rapporté avoir assisté à des viols, des bagarres ultra-violentes à l’arme blanche ou des trafics de drogues et d’armes.
Face à cette chienlit totale, les socialistes savent qu’ils ne peuvent pas rester éternellement bras croisés alors que les élections présidentielles de 2017 approchent à grand pas.
Les consignes données aux préfets sont, à ce titre, édifiantes : « Afin d’accueillir les migrants de Calais et de la plaque parisienne, le schéma de mobilisation de places d’hébergement sur l’ensemble du territoire a été validé. » L’objectif est connu : faire émerger, d’ici à la fin de l’année 2016, plus de 12.000 places dans les « centres d’accueil et d’orientation » partout en France. Nous allons donc cacher la poussière sous le tapis…
Un seul territoire y échappera : la Corse. Pourtant, la répartition des envahisseurs dépendra « du critère démographique pondéré par les efforts faits par chaque région », ce qui pourrait laisser penser que la Corse devrait, elle aussi, participer à l’effort national d’accueil demandé par le gouvernement. Pourquoi y échappe-t-elle ? Tout simplement parce que les Corses savent montrer leurs muscles. L’exécutif essaierait-il de nous dire qu’il faut se manifester pour ne pas voir sa région envahie ? Preuve est faite qu’ils profitent de la passivité des Français pour mener les pires politiques. Il n’y a qu’en réagissant que nous pourrions les faire reculer.
Gabriel Robin
08:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’oracle a dit : le vivre ensemble n’existe pas
Il fait partie de ces oracles que les élites n’écoutent guère car il est le miroir de leurs errements idéologiques, de leurs turpitudes morales et politiques, les montrant telles des autruches, la tête enfouie dans le sable platonicien de leurs préjugés éthérés. Christophe Guilluy, géographe social de son état, revient avec un nouvel essai, Le Crépuscule de la France d’en haut.
Sa thèse est simple. Les classes supérieures sont elles-mêmes gagnées par l’auto-ségrégationnisme, converties aux vertus bienfaisantes du séparatisme. Et de mettre en exergue ce frappant paradoxe : pourquoi les catégories modestes, celles qui se sont exilées aux limes périurbains ou périruraux, ont-elles une réticence viscérale à cohabiter avec « l’autre », tandis que les catégories supérieures, au contraire, trouvent cela fantastique, alors mêmes qu’elles sont les premières à contourner la carte scolaire ou à s’éloigner prudemment des quartiers à forte présence immigrée ?
Aujourd’hui, nous dit Guilluy (nous invitons nos lecteurs à l’écouter sur France Culture), près de 60 % de la population française vit en marge des grandes métropoles mondialisées. La classe moyenne aurait désormais complètement disparu pour faire place aux catégories modestes, soit celles qui souffrent de la mondialisation et de ses tristes corollaires (chômage, déclassement, paupérisation).
C’est bien simple : la carte de la répartition des catégories populaires est le négatif des grandes métropoles qui se caractérisent par une dynamique de « gentryfication, attendu que l’économie mondialisée s’appuie essentiellement sur les cadres qui la font vivre et ont donc les moyens d’investir dans l’immobilier onéreux des centres-villes ».
Homme de terrain en contact quasi journalier avec les élus locaux (dont le dévouement est souvent inversement proportionnel à leur poids politique) comme avec les populations « démondialisées », Guilluy explique calmement que cette situation n’est le produit d’aucun complot mais s’inscrit dans le temps long d’une rationalité économique qui s’est imposée progressivement. Le marché s’est chargé de bannir les catégories modestes des zones mondialisées, les seules comptant pour une classe politico-médiatique arrogante, psalmodiant les mantras hors-sol de la « société ouverte », cet autre mot de la société du marché.
Les métropoles sont devenues des villes-mondes conçues sur le mode des cercles concentriques : l’épicentre est occupé par les « bobos » qui profitent du cercle proche majoritairement immigré, ces fameuses banlieues qui, elles-mêmes, font tampon avec la lointaine périphérie suburbaine où fuient et se sédentarisent les prolos qui, par surcroît, votent mal.
Le populo est d’autant plus honni par la classe dirigeante bien-pensante, frange avancée de l’idéologie dominante, qu’il se défie ouvertement d’elle et refuse désormais de se laisser berner par les sirènes iréniques du prétendu « vivre ensemble » auquel personne, fondamentalement, ne croit plus.
Les gens, y compris les « bobos, choisissent l’entre-soi, l’endogamie ethnoculturelle, l’autarcie identitaire. Personne ne veut être minoritaire dans son village, fût-il globalisé. Le séparatisme n’est pas une manifestation de racisme mais la résultante mécanique d’une volonté de vivre tranquillement dans un environnement démographique, culturel et territorial familier. « La séparation est l’autre nom de la politique », écrivait très justement Hervé Juvin.
Les folles et fallacieuses illusions multiraciales et multiculturelles se sont fracassées sur les récifs acérés d’un réel de plus en plus véhémentement multiraciste. Bien que souverainiste à la sauce Chevènement, gageons que notre oiseau de mauvais augure sera au mieux ignoré, au pire anathémisé.
Aristide Leucate
08:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
Marc-Etienne Lansade : « Savoir combien il y a de fichés S dans ma ville ne me paraît pas inutile ! »
Marc-Étienne Lansade, maire de Cogolin, a publié la lettre de refus du préfet de communiquer l’identité des « fichés S » résidant dans sa commune.
08:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Migrants de Calais : on dirait que la France se rebelle…
« Nous sommes en 2016 après Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée… Toute ? Non ! Plusieurs petits villages d’irréductibles Gaulois résistent encore et toujours à l’envahisseur apatride… »
Souvenez-vous, l’année dernière, d’une commune de la Loire qui a manqué de peu d’être le théâtre d’une invasion de clandestins au sens propre. Souvenez-vous, 150 migrants allaient débarquer à Saint-Thurin, bourgade ligérienne de 100 habitants : délirant ratio. La fronde s’est levée et tout le monde est monté au créneau. Le voile s’est levé (et non le burkini, de fait) sur ce qui devait se faire dans la plus grande discrétion.
Une fois n’est pas coutume, la Loire est encore visée, et il semble — vu la taille de l’article de presse — que la commune et l’État s’imaginent pouvoir faire avaler une nouvelle couleuvre aux habitants du roannais sans faire de vague… en catimini. 100 migrants de Calais dans un centre de vacances à Saint-Denis-de-Cabanne ? C’est hors de question !
Pour Saint-Thurin, le ratio était irresponsable, alors l’État s’est sûrement dit qu’il fallait la jouer plus fine, maintenant que le peuple s’est réveillé. Car oui, c’est un problème quand le peuple se réveille.
Par conséquent, les politiques en place vont tenter de continuer à répartir l’immigration de masse par petites doses homéopathiques. C’est-à-dire chercher à disperser, partout en France, de petites quantités de migrants, dans des communes qui n’oseront pas faire d’histoire. Ni vu ni connu. Pas d’annonce en fanfare, pas d’article de presse, pas de tapage médiatique. On leur refile le bébé, qu’ils se débrouillent !
Outre les manières parfaitement scandaleuses de l’imposition de ce vivre ensemble sans consultation du peuple, la commune s’imagine faire croire aux habitants que leurs invités ne resteront que quelques mois. La bonne blague ! On se croirait à Forges-les-Bains où la durée provisoire, chez eux, est de quatre ans ! Seulement, le provisoire qui dure, les Français connaissent. Et personne n’oubliera que c’est ainsi que tout a commencé à Calais…
Finalement, les migrants ne sont pas encore arrivés à Saint-Thurin ; avant, ils feront étape à Boën-sur-Lignon ; à Allex, cela risque d’être compliqué ; à Forges-les-Bains, on n’en parle plus : le centre d’accueil a brûlé.
On dirait bien que la France se rebelle…
Par Toutatis, on ne se laissera pas faire !
Isabelle Surply
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Lille : l'ouverture d'un bar géré par Génération identitaire fait débat
"La citadelle", bar interdit aux étrangers et géré par Génération identitaire, branche d'extrême droite, va bientôt ouvrir ses portes à Lille. Colère parmi les habitants et embarras à la mairie.
Un nouveau bar va bientôt ouvrir ses portes à Lille, mais ce n'est pas n'importe quel bar. "La citadelle", qui accueillera ses premiers clients à partir du 24 septembre, est gérée par la branche nordiste d'extrême droite, Génération identitaire. Qui ne cache pas ses intentions. "Évidemment, il faudra être Français. Pour Génération identitaire, un étranger n’a rien à faire sur notre territoire", lance Aurélien Verhassel, le responsable, à LCI.
Le bar, situé à côté de la Grand-Place de Lille, dispose aussi d'une salle de conférence, d'un ciné-club, d'une bibliothèque et d'une salle de combat. Des lieux inaccessibles aux étrangers et aux personnes non identitaires. L'ouverture prochaine de l'établissement a suscité de nombreuses réactions chez les Lillois. Notamment Josiane Dabit, conseillère Europe-Écologie-Les Verts, qui a lancé une pétition en ligne pour s'y opposer.
Du côté de la mairie, le dossier est suivi de très près par Martine Aubry. "Si on constate des troubles, des provocations, ou des atteintes à la loi, on répondra. Ça ira du PV, jusqu'à la fermeture. On va être extrêmement attentifs", précise l'élue socialiste dans L'Obs. La municipalité aurait bien étudié ce sujet sensible avec la préfecture. Mais impossible d'empêcher l'ouverture d'un tel bar, , puisqu'il s'agit d'un club privé géré par une association.
08:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 15 septembre 2016
Les populistes allemands, entre CDU et NPD
Fondée comme un parti anti-euro, lʼAfD sʼest radicalisée sur un créneau anti-Islam depuis la nomination de Frauke Petry à sa tête
Pour dʼévidentes raisons historiques, lʼ#extrême droite a longtemps été groupusculaire en #Allemagne, et le pays semblait imperméable à une grande formation nationale-populiste intégrée au jeu politique semblable à celle qui existe chez son voisin autrichien. Mais la nature politique, elle aussi, a horreur du vide : lʼespace vacant entre la droite conservatrice et les néonazis du NPD est en passe dʼêtre comblé par lʼAfD, qui vole de succès en succès à chaque scrutin régional.
UN CONTEXTE FAVORABLE
La crise des réfugiés, conjuguée aux dramatiques « événements de Cologne » de la nuit du Nouvel An 2015-2016, a changé le visage de lʼAllemagne. Le pays est en effet en première ligne pour lʼaccueil des migrants : plus dʼun million de réfugiés ont gagné lʼAllemagne entre 2015 et 2016, dans ce qui constitue la plus grave crise migratoire quʼa connue lʼEurope depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Cet afflux sans précédent a exacerbé les tensions démographiques et identitaires, et nourri la radicalisation dʼune opinion inquiète dʼun « grand remplacement ». Le ministère de lʼIntérieur, ainsi que lʼadministration chargée des migrations, le BafM, sʼavouent incapables de connaître le nombre exact de migrants qui ont traversé illégalement la frontière allemande dans le chaos de lʼautomne 2015. LʼAllemagne était déjà travaillée par la question islamique qui sʼest imposée dans lʼopinion publique et le champ politique dès le début des années 2010, comme lʼa illustré le succès du livre de Thilo Sarrazin, membre du parti social-démocrate (SPD), « lʼAllemagne disparaît ». Ce #populisme inédit en Allemagne sʼest incarné dans une myriade de groupuscules, de mouvements populaires, dʼassociations, sans toutefois parvenir à se traduire électoralement, jusquʼà la montée en puissance de lʼAfD.
Créée en 2013 pour combattre lʼeuro, lʼAfD sʼest radicalisée sur un créneau nationaliste et anti-Islam depuis la nomination de Frauke Petry à sa tête en août 2015. Le parti sʼest implanté en un temps record sur lʼensemble du territoire, agrégeant dʼanciens leaders du NPD mais aussi des membres issus de toutes les formations du pays. Avec le mouvement PEGIDA (Patriotes européens contre lʼislamisation de lʼOccident), lancé à Dresde en octobre 2014, auquel le lie une grande proximité intellectuelle, lʼAfD incarne désormais un populisme à lʼallemande, inédit depuis 1946. Les élections régionales partielles organisées dans les Länder du Bade-Wurtemberg, de Rhénanie Palatinat et de Saxe-Anhalt le 13 mars 2016, et dans le Mecklembourg le 4 septembre ont constitué un coup de semonce. Près de quinze millions dʼélecteurs ont en effet réservé un véritable triomphe à lʼAfD et infligé une défaite sans précédent à la fois à la CDU et au SPD. En Saxe-Anhalt notamment, le parti se hisse à la seconde place avec 24,21% des suffrages, reléguant le NPD à de la figuration. Ce Land avait déjà connu une percée des nationalistes en 1998 lorsque la DVU néonazie avait arraché 12,9% des suffrages. Même scénario dans le Mecklembourg- Poméranie occidentale : avec 20,77%, lʼAfD devance la CDU de trois points dans le fief dʼAngela Merkel. La tendance se généralise à lʼensemble des Länder de lʼEst, où le NPD et la gauche radicale sʼeffondrent devant la poussée de lʼAfD, qui sʼimpose comme un parti incontournable de la vie politique allemande.
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Suisse : Des immigrés pourraient être exclus de l'aide sociale pour un temps
Le National a accepté mercredi une motion selon laquelle les immigrés en provenance d'Etats tiers ne devraient pas bénéficier de l'aide sociale pour une période de quelques années. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.
Les immigrés en provenance d'Etats tiers ne devraient pas bénéficier de l'aide sociale pour une période initiale de trois à cinq ans après leur arrivée, selon une motion acceptée mercredi par le National. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.
En 2012, 32% des bénéficiaires de l'aide sociale étaient des immigrés en provenance d'Etats tiers. Le taux d'aide sociale chez ces personnes atteint 11,6%, alors qu'il est de 3,1% pour l'ensemble de la Suisse, a relevé Philippe Nantermod (PLR/VS).
Il faut agir afin d'éviter que ces immigrés ne soient pour ainsi dire directement intégrés dans notre système de protection sociale, a fait valoir le libéral-radical valaisan. Une période d'exclusion de trois à cinq ans après leur arrivée doit être prévue.
Ces arguments ne tiennent pas, selon la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Les personnes touchant l'aide sociale et venant d'Etats tiers ne peuvent pas, dans leur grande majorité, en être exclues: ce sont des réfugiés reconnus qui ont droit à ces prestations ou des personnes en situation de regroupement familial.
Tâche cantonale
Les autres immigrés sont des spécialistes hautement qualifiés, des riches retraités ou des personnes en formation qui ne sont certainement pas à l'aide sociale, a poursuivi la ministre. Sans compter que l'aide sociale est une tâche cantonale, a-t-elle également rappelé, en vain.
La Chambre a soutenu le texte par 125 voix contre 64.
04:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Islam, les préfets sur tous les fronts
Un grand colloque sur la laïcité est organisé jeudi 15 septembre à Paris par le corps préfectoral. Il sera conclu par le ministre de l’intérieur.
L’essor de l’islam oblige les préfets à veiller à l’intégration de cette religion à la République. Gardiens de la laïcité, ils doivent s’assurer que les libertés religieuses respectent l’ordre public et prévenir la radicalisation. Témoignages.
Le chantier évolutif de la laïcité
Préfète du Lot depuis 18 mois, Catherine Ferrier livre un début d’inventaire. En positif : l’imam de Cahors, qui ne parlait pas un mot de français, s’est mis à suivre une formation accélérée. « Je lui avais dit que cela comptait pour moi, y compris en termes de renouvellement de titre de séjour ». En négatif, l’absence de mosquée pour la communauté musulmane. « Vu leurs faibles ressources, je n’ai pas encore réussi à trouver de solution avec les élus locaux. »
Même sur ces terres radicales-socialistes du Sud-Ouest, où les musulmans pèsent peu, la question religieuse est devenue une priorité pour la représentante de l’État. Pour elle comme pour tous ses confrères, l’essor de l’islam a relancé le chantier de la laïcité.
« Le métier de préfet évolue avec la société. Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une inversion du phénomène de sécularisation, avec un retour du religieux », analyse Didier Leschi, préfet, ancien chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, et aujourd’hui directeur général de l’office français de l’immigration et de l’intégration.
Les préfets sur tous les fronts
Aux avant-postes de la République, le corps préfectoral intervient sur tous les fronts. Dont celui de l’organisation d’une confession encore fragmentée.
En Seine-Saint-Denis – environ 600 000 musulmans sur 1,5 million d’habitants –, le préfet Philippe Galli (1) a dû retrousser ses manches. « Avec les nouvelles générations, nous avons affaire à des responsables souvent passés par l’université, qui tiennent un discours plus structuré mais plus identitaire. »
Il a mis en place une conférence du culte musulman qui réunit plusieurs fois par an tous les interlocuteurs. « Il s’agit d’offrir un lieu d’échange, de limiter l’influence des réseaux radicaux, poursuit-il. Globalement, c’est bien perçu par les responsables. 99 % des musulmans sont dans une logique pacifique. »
Un chemin compliqué dans le Sud
Préfet de Nice, Adolphe Colrat a réuni ce qu’il appelle une « troïka », représentant les trois principales associations de musulmans des Alpes-Maritimes. Dans un département marqué par les conflits identitaires, le chemin est encore compliqué.
Lorsqu’il était maire de Nice, Christian Estrosi (LR) s’est opposé à l’ouverture du centre culturel et cultuel En-Nour, projet qui, selon le préfet, n’appelait pas d’opposition. En juin, le juge administratif puis le conseil d’État ont fait injonction à la municipalité de délivrer l’autorisation d’ouverture au titre des établissements recevant du public.
Le préfet était dès lors tenu de se substituer au maire, qui campait toujours sur son refus. Les manœuvres de l’élu ont abouti à diviser les responsables musulmans. « Résultat, je n’ai plus de troïka », regrette le préfet, qui doit remettre ses interlocuteurs autour d’une table… ou en trouver de nouveaux.
De l’islam en France à l’islam de France
La priorité est aussi celle de la formation. Ancien préfet de Mayotte – avant d’être nommé dans l’Indre –, Seymour Morsy y a organisé un cycle sur la République et la laïcité destiné aux quinze cadis (juges musulmans – NDLR) de l’île. « L’occasion aussi de réfléchir aux comportements qu’on peut avoir dans les services publics, à l’hôpital… », témoigne le préfet. Cette année, des aumôniers musulmans vont à leur tour se former.
Cette prise en charge du culte par l’État laïque ne suscite guère d’état d’âme. « On est passé de l’islam en France à l’islam de France, analyse Seymour Morsy. L’expression religieuse radicale pose problème. Ne rien faire n’est pas la solution. »
La prise en compte des cultes
« On n’organise pas le culte, on aide au libre exercice du culte », nuance Didier Leschi. Au bureau des cultes, il avait rédigé des circulaires à destination des préfets pour qu’ils incitent les maires à intégrer des carrés musulmans dans les cimetières ou qu’ils interviennent contre ceux qui empêchent abusivement la construction de mosquées.
En quinze ans, on est passé de 100 à 600 carrés musulmans, plus de 1 000 lieux de culte ont été ouverts. Preuve, selon nos interlocuteurs, que l’intégration de l’islam peut se faire sereinement.
La fermeté sous contrôle du juge
Reste le défi de l’essor des réseaux salafistes ou intégristes. Les affaires de prière de rue, de provocations communautaristes constituent une réalité « émergente », dit l’un d’eux. Dans les Alpes-Maritimes, le préfet a fermé huit lieux de culte sur 45 (six sont toujours fermés). « La laïcité nous commande d’être intransigeants à l’égard de tout discours qui remet en cause les lois de la République », explique Adolphe Colrat.
Une attitude sans concession, nette dans le principe mais compliquée à mettre en œuvre, reconnaît Philippe Galli. « Quand on ferme une mosquée, on le fait pour un motif d’ordre public. La difficulté, c’est de le caractériser. Quand j’entends dire qu’il y a dans les mosquées salafistes des appels au djihad, c’est faux ! Il faut pouvoir qualifier une atteinte à la sûreté de l’État. Dans la pratique, cela demande beaucoup de prudence. Nous travaillons sous le contrôle du juge administratif et du juge de libertés ».
Les « signes religieux » sur la sellette
La loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école n’a pas mis fin aux débats sur le port du voile qui taraude la société. Faut-il aller plus loin, au risque de changer les équilibres de la laïcité ? Si les préfets sont tenus à un devoir de réserve, on devine des positions nuancées.
Seymour Morsy cite la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem, qui a déclaré au Nouvel Observateur : « Ma mère porte le foulard. Je serais bien en peine de vous dire ce qui relève de la coutume, de la religion, du conformisme social et culturel ou même de la pudeur. »
Dans la confidence, un autre préfet glisse en revanche : « Il faudrait, exception faite des ministres du culte, interdire les tenues ou signes religieux dans l’espace public, qu’il s’agisse des hommes qui s’habillent à l’afghane ou de ceux qui portent la kippa ».
Une même position envers la radicalisation
Le problème de la lutte contre la radicalisation fait en revanche l’unanimité. « Nous avons eu plusieurs départs en Syrie, s’inquiète Catherine Ferrier. Dans le Lot, nous enregistrons un taux de signalement de personnes présentant un risque de dérive égal à la moyenne nationale. »
La préfète décrit ces mécanismes d’emprise de prédateurs sur des personnes fragiles, cite le cas d’une jeune femme partie faire ses études à Toulouse, « récupérée de justesse ». Dans toutes les préfectures, les « cellules de suivi » de la radicalisation travaillent ainsi au cas par cas. « On cible de mieux en mieux les personnes à risque, assure Philippe Galli. Si la menace reste très forte, le temps joue en faveur des pouvoirs publics. Les mailles du filet se resserrent. »
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UN PREMIER COLLOQUE CLAUDE ERIGNAC
L’association du corps préfectoral organise aujourd’hui un colloque Claude Erignac (du nom du préfet de Corse assassiné en 1998). Thème de cette première rencontre annuelle : « La République laïque : toujours et pour toujours ? ».
Président de l’association du corps préfectoral, Jean-François Carenco, préfet de la région Île-de-France précise l’un des enjeux du colloque. « Aujourd’hui, trois problématiques, la laïcité, le communautarisme et l’immigration, se superposent mais ne sont pas les mêmes. Si on les confond, on crée des fractures. »
Quatre tables rondes : approche historique et juridique ; la place des religions (avec Thierry Magnin, recteur de l’institut catholique de Lyon) ; les difficultés dans les quartiers, les prisons, l’hôpital ; L’avenir du modèle de laïcité.
Interviendront de grands témoins : Henri Pena-Ruiz, Blandine Kriegel, Jean Baubérot, Michel Serres, Jean-Louis Bianco, Régis Debray. Clôture par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.
(1) Il vient d’être nommé directeur de l’administration pénitentiaire.
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“La Guillotière à Lyon, c’est vraiment Molenbeek”
Le journaliste Alexandre Mendel (Valeurs actuelles, Midi Libre, La Réforme) a été l’un des premiers à s'intéresser au départ des jeunes de Lunel pour l’État Islamique. Il publie aujourd’hui La France djihadiste (Ring), un état des lieux de l’islam radical. Une enquête de terrain au style décomplexé sur les “Molenbeek français” – où Lyon figure en bonne place – malheureusement un poil desservie par un penchant excessif pour la provocation et le pamphlet. Entretien.
Lyon Capitale : Quel a été le point de départ de votre enquête ?
Alexandre Mendel : Il a fallu attendre les attentats de novembre 2015 pour que le grand public entende parler de Molenbeek. Moi je connaissais Lunel, car je suis originaire de là-bas. Sur une ville de 25 000 habitants, 25 personnes sont parties faire le djihad. C'est le plus gros ratio d’Europe. J'ai voulu savoir s'il y avait d'autres Lunel en France. J'ai donc effectué un tour de France.
Le titre de votre livre est parfaitement explicite. Avec une punchline provocante : “En ce moment, à quinze minutes de chez vous”...
Oui, car une partie de la France soutient, au moins intellectuellement, l'État Islamique. Les experts ont du mal à savoir quelle est la ville la plus salafiste de France, entre Lyon et Marseille. Michel Younès, enseignant-chercheur à l'Université catholique de Lyon, dit que c’est Lyon, il explique ça notamment parce que les communautés religieuses sont éclatées et que pour les unifier il n’y avait pas mieux que les salafistes. À Montpellier, par exemple, vous voyez beaucoup moins de salafistes, car 80 % des personnes de confession musulmane sont d’origine marocaine et ont conservé le rite malékite. A contrario, dans une ville comme Lyon, vous avez des Turcs, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, et une emprise salafiste très forte qui a réussi à unifier.
Si on devait croquer une carte de la France djihadiste...
En fait, on retrouverait les endroits où il y a eu le plus de perquisitions et de mosquées fermées. Il y a Lyon, Toulouse, Nice, les Hauts-de-Seine, les Yvelines...
Quand je suis venu enquêter à Lyon, on m’a raconté cette histoire de la perquisition de la salle de prière de L'Arbresle. Une semaine avant, Cazeneuve avait annoncé que les mosquées dites radicales seraient perquisitionnées. Qu’ont fait les gars de la mosquée de L'Arbresle ? Ils ont fait des sacs-poubelle pendant deux jours et ils ont attendu la police les mains dans les poches. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les flics n’ont pas interrogé les voisins.
Vous parlez de “terre salafiste” pour évoquer le quartier de la Guillotière à Lyon... Lyon Capitale a mené une enquête sur le quartier. Il y a effectivement des poches islamiques, mais de là à généraliser un territoire entièrement salafiste...
Je ne suis pas d'accord. Là, c’est vraiment Molenbeek, avec ses salles de prière, ses librairies coraniques, ses femmes entièrement voilées. C'est même peut-être pire, car Molenbeek est assez fliqué et, à ma connaissance, la Guillotière n’est pas aussi surveillée. À la salle de prière de la rue Sébastien-Gryphe, l'imam appelle ses coreligionnaires à faire leur hijra. J’ai aussi fait beaucoup de shopping dans le Dubaï Center [une galerie marchande musulmane, NdlR] et j’ai été étonné par le nombre de bouquins interdits dans pas mal de pays arabes, dont ceux de Qaradawi [théologien de référence des Frères musulmans, recherché par Interpol, interdit d'entrée aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni, NdlR]. Il appelle à la guerre sainte et à la haine des mécréants, des Juifs en particulier. Et Dubaï Center a pignon sur rue.
Vous dites, pour conclure, que les cas sociaux c’est nous...
Le cas social, c’est de se prendre pour une victime. Nous ne sommes que des victimes, on ne répond pas. On est en temps de guerre, on fait des prisonniers de guerre ? On laisse les imams courir. Un haut gradé lyonnais de l'État Islamique comme Farid Melouk, en couverture de Lyon Capitale, pourquoi un mec comme ça reste dehors ? On est dans un état de guerre, sans réponse appropriée et proportionnée. Le jour où on arrêtera de se saouler de slogan, de larmes, de défilés, ce jour-là les djihadistes commenceront à avoir la trouille. Pour le moment, ils se marrent.
L’intégralité de cet entretien avec Alexandre Mendel est publiée sur le site partenaire Le Lanceur
Guillaume Lamy
04:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
En Belgique, l’état finance les cultes reconnus dont l’islam
► En Belgique
La Constitution belge établit le principe du financement public de six cultes reconnus, dont l’Islam. Sa reconnaissance, en 1974, fait suite à l’arrivée massive de travailleurs immigrés musulmans en vertu des accords de main-d’œuvre passés en 1964 avec le Maroc et la Turquie. Pour autant le dispositif de son financement fut long à se mettre en place. Le premier « Exécutif des Musulmans de Belgique », en 1994, a été considéré en 1999 comme l’unique représentation de la communauté musulmane. La prise en charge du traitement des imams par l’État fédéral a débuté en 2006.
Selon Jean-François Husson, chercheur associé à l’université de Liège plus de 70 imams sont actuellement rémunérés par l’État belge. Les Provinces en Flandre et en Wallonie et la région bruxelloise financent l’entretien et le fonctionnement de 82 « mosquées reconnues » parmi les quelque 300 recensées sur le territoire. « Toutes les mosquées ne souhaitent pas la reconnaissance de l’État, qui implique aussi la tutelle des pouvoirs publics, avec un droit de regard sur les comptes et les budgets », explique le chercheur.
Dans certains cas, le financement de la mosquée est assuré par les fidèles ; dans d’autres, des États étrangers apportent leur soutien, notamment l’Arabie saoudite, à laquelle le roi Baudouin avait confié dès les années 1960 la gestion – sur la base d’un bail emphytéotique dans un bâtiment propriété de l’État belge – de la mosquée du Cinquantenaire. Devenue la Grande Mosquée de Bruxelles, elle abrite le Centre islamique et culturel de Bruxelles, lié à la Ligue islamique mondiale. Perçue comme un centre de diffusion de la pensée wahhabite, cette mosquée est influente par son offre d’activités cultuelles et culturelles, mais pas « reconnue ».
L’État finance également les conseillers islamiques des prisons et les professeurs de religion islamique des écoles publiques. Bruxelles compte en outre quatre écoles « libres confessionnelles islamiques » financées par des associations musulmanes. Un décret du 3 février 2016 de la Fédération Wallonie-Bruxelles interdit le financement d’écoles par des fonds issus d’un État hors de l’UE.
► En France
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Sauf en Alsace-Moselle, la loi de 1905 interdit à l’État comme aux collectivités locales de financer la construction d’un lieu de culte ou le salaire d’un ministre du culte. Les pouvoirs publics ont toutefois contribué à l’édification de mosquées en octroyant des baux emphytéotiques et en finançant leur partie « culturelle » (bibliothèque, salle de cours, etc).
Et, propriétaires de la plupart des églises de France, ils financent leur entretien et leur restauration. Quant aux imams, la plupart sont tout juste défrayés par leur communauté. Quelques dizaines sont payées directement par l’Algérie, le Maroc ou la Turquie.
04:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
Collage, tractage et agression : l’extrême droite fait sa rentrée à Lyon 3
Pour sa rentrée, le GUD fait parler de lui. Deux membres de ce groupuscule d’extrême droite radicale ont agressé un enseignant qui passait, alors qu’ils distribuaient des tracts devant la Manufacture des tabacs (université Lyon 3).
Ce lundi 5 septembre, vers 9h, un professeur d’un collège de Lyon passe devant l’entrée de la Manufacture des tabacs. C’est un jour de rentrée et le GUD qui aimerait faire de cette université un fief compte marquer les esprits. Sur le mur qui fait face à l’entrée principale ont été collées plusieurs affiches du mouvement et un message en lettres capitales « bienvenue chez nous » avec une croix celtique.
Tout le long de la rue du professeur Rollet, des autocollants ont fleuri.
Syndicaliste au SNES-FSU, l’enseignant connait ce mouvement d’extrême droite et sa manière de marquer le terrain. Il décide d’arracher quelques autocollants. Mais des militants du GUD sont encore là, à distribuer des tracts.
Souhaitant rester anonyme, ce prof témoigne :
« J’ai vu qu’ils m’avaient repéré. Je suis alors parti en direction du métro Sans-Souci mais j’ai été suivi par deux d’entre eux ».
C’est dans les escaliers du métro que l’agression a lieu.
« L’un d’eux est passé devant moi pour me bloquer et l’autre est resté derrière. Le premier m’a demandé ce que j’avais contre le GUD. Il n’a pas attendu la réponse et m’a mis des coups de poing dans la tête. L’autre a fait de même ».
Après un dernier coup de pied, les agresseurs prennent la fuite. Une fois seul, le prof appelle la police.
En quelques minutes, plusieurs équipages sont sur les lieux. Aidés par la description donnée par la victime et par le témoignage d’une étudiante qui a assisté à la scène, les policiers interpellent les deux individus qui sont retournés devant Lyon 3.
Une source policière confirme qu’il s’agit bien de deux membres du GUD.
Après une nuit en garde à vue et une confrontation au cours de laquelle le prof a reconnu ses deux agresseurs, ils ont été présentés au parquet. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel pour violence en réunion. L’audience doit se tenir le 1er juin.
La victime qui s’en sort avec 2 jours d’ITT et elle a porté plainte. Cette agression vient s’ajouter à une liste déjà longue. À Lyon, le Groupe Union Défense (GUD), qui s’est reformé en septembre 2011, est un groupuscule connu pour ses actions violentes.
Ses militants sont responsables de nombreuses agressions racistes (lire ici ou là) ou dirigées contre ceux qu’ils considèrent comme « gauchistes ».
Plusieurs de ses militants ont déjà été lourdement condamnés pour un lynchage à Villeurbanne ou pour une forme de ratonnade à la Guillotière.
Les nouveaux alliés du GUD : Lyon 3 Patriote après Lyon 2 Patriote
Cette agression du 5 septembre montre, une fois de plus, que le GUD considère l’université Lyon 3 comme son fief, son message « bienvenue chez nous » en atteste.
Ces militants d’extrême droite se présentent en « milice anti-gauchiste ». Ils n’avaient d’ailleurs pas hésité à faire le coup de poing lors de manifestations contre la loi travail, notamment le 31 mars. Leur idée étant de défendre « leur fac », en l’occurrence ici, le site de la Manufacture des tabacs.
Fait nouveau en cette rentrée, la création d’une structure Lyon 3 patriote. Elle est présentée comme la deuxième antenne à Lyon de l’association Union des Etudiants Patriotes après celle créée à Lyon 2. Ces structures sont surtout des copies d’Assas-Patriote.
Lyon 2 Patriote a été agréée par l’ancienne direction de Lyon 2. Ce qui veut dire qu’elle fait partie du listing officiel des associations et peut accéder à différentes ressources (locaux, financements…).
Élue au printemps dernier, la nouvelle présidente de l’université Lyon 2, Nathalie Dompnier, annonçait qu’elle allait se pencher sur cette question puisque l’agrément est à renouveler chaque année.
Parmi les projets de Lyon 2 Patriote : « Fédérer les patriotes, les souverainistes et les identitaires » ou « Défendre la souveraineté et l’identité françaises ».
Pour l’instant, hormis une distribution de tracts contre le mouvement des étudiants étrangers, l’association Lyon 2 Patriote s’est faite très discrète dans cette université réputée « de gauche ».
Il y a eu ni les « conférences » ni les « campagnes » promises dans leur projet. Et aucune liste n’a été présentée aux élections étudiantes.
A Lyon 3, une « tolérance zéro pour l’extrême droite »
A Paris-Assas comme à Lyon 3, le GUD appuie « l’Union des Etudiants patriotes ». La distribution de tracts de Lyon 3 Patriote, ce lundi 5 septembre, aux côtés du GUD révèle les liens évidents entre les deux structures.
Pour la police, qui a procédé à l’interpellation des agresseurs du prof et aux contrôles d’identité d’une vingtaine de militants d’extrême droite, Lyon 3 Patriote est une excroissance du GUD. Mais pas que. On retrouve aussi des militants du mouvement royaliste l’Action française, reformée à Lyon l’an dernier.
A Lyon 3, comme à Paris-Assas, l’extrême droite radicale tente de revenir dans une université historiquement marquée par une forte présence de l’extrême droite, notamment parce que ses figures, comme Pierre Vial et surtout Bruno Gollnisch, y enseignaient.
Et ce n’est pas la première fois que le GUD tente, sous couvert d’un autre nom, de pénétrer dans l’université Lyon 3. En 2011, c’était « l’Union Défense de la Jeunesse » (UDJ). La technique du faux-nez est donc connue, comme l’a confirmé le piratage par les Antifanonymous des boîtes mails et blogs de différents dirigeants du GUD.
Sous cette appellation d’UDJ, les « gentlemen fascistes » (comme ils se surnomment) avaient demandé leur référencement à Lyon 3 en octobre 2011. Cela leur avait été refusé.
À l’époque, le directeur général des services nous expliquait :
« Nous affichons une tolérance zéro pour ce courant de pensée. Leurs valeurs n’ont rien à voir avec l’université ».
Aujourd’hui, l’université Lyon 3 tient le même discours, par la voix de la directrice de la communication Eugénie Binet, contactée par Rue89Lyon :
« Nous n’avons pas reçu de demande de référencement pour Lyon 3 Patriote. Si une demande est déposée, le président Jacques Comby s’y opposera et en portera les responsabilités. »
Une plainte va être déposée par la direction pour usurpation du logo de l’université par Lyon 3 Patriote.
Laurent Burlet
04:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
Immigration et mondialisme : l’entretien choc d’Alain Escada (Civitas) avec un média suisse
Le média suisse LaPravda.ch a publié un entretien percutant avec Alain Escada, président du nouveau parti Civitas, au sujet de l’immigration et du mondialisme.
LaPravda.ch : Chaque jour ou presque, des milliers de migrants d’Afrique subsaharienne entrent sur le territoire de l’Union européenne via l’Italie. Cet afflux, que nombre d’Européens considèrent comme une invasion, pourrait cesser si l’on procédait à un blocus des côtes libyennes. Au lieu de cela, Matteo Renzi ordonne à sa marine d’aller secourir les migrants à proximité des côtes africaines. Qu’est-ce qui explique, selon vous, une telle attitude de la part du chef d’État italien ?
Alain Escada : J’observe que tous les gouvernements d’Europe de l’Ouest, quelle que soit leur couleur politique, pratiquent la même politique immigrationniste suicidaire. De la part de la gauche et de l’extrême gauche, on peut penser que l’immigration est vue comme un électorat potentiel qui pourra ultérieurement être substitué aux « électeurs de souche ». C’est le conseil exprimé très officiellement par des think tanks au service des partis de gauche. Mais il faut surtout considérer que tout cela est vraisemblablement planifié, organisé. Différents éléments confirment l’implication du milliardaire cosmopolite George Soros dans l’organisation de ce déferlement d’immigrés. Cela signifie que cela entre dans le plan du Nouvel Ordre mondial. L’expression d’immigration de grand remplacement se vérifie. Les mondialistes veulent provoquer de la sorte l’effondrement complet de l’Europe et plonger notre continent dans le chaos.
Pour le mois d’août 2016, les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile en Belgique sont : la Syrie, l’Afghanistan, la Guinée et l’Iraq. Quelle est votre perception de la situation migratoire en Belgique ?
La situation migratoire en Belgique est sensiblement la même qu’en France et chez ses voisins européens. Il suffit désormais d’emprunter le métro dans une grande ville d’Europe pour s’apercevoir de la présence massive d’une population originaire de l’immigration. Partout, les gouvernements leur octroient des aides financières, des aides au logement, aux soins de santé, pendant que des Européens de souche vivent dans la misère, dans l’indifférence générale. Et partout, les médias mainstream tentent de culpabiliser ceux qui sont opposés à cette immigration de grand remplacement.
On veut nous apitoyer en nous racontant des histoires de personnes fuyant la guerre. Mais le constat saute aux yeux : la grande majorité de ceux que les médias appellent des « réfugiés » sont des hommes seuls, relativement jeunes et vigoureux. Les Européens ont aussi jadis connu la guerre et l’exode mais les jeunes hommes ne fuyaient pas à l’autre bout du monde en abandonnant sur place leur famille. Ajoutons qu’il existe un véritable trafic de faux papiers permettant à de nombreux individus de se prétendre abusivement syriens. En vérité, nous voyons affluer des centaines de milliers d’individus issus de pays qui ne sont pas en guerre. Ils imaginent simplement trouver chez nous l’Eldorado.
Pensez-vous qu’Éric Zemmour commet une erreur en focalisant tous les problèmes sur l’islam plutôt que sur l’immigration de masse en tant que telle ?
Je comprends qu’il existe une attention particulière portée sur les musulmans. Chaque jour, l’actualité nous rapporte des faits qui viennent alimenter le rejet de l’islam chez beaucoup de nos contemporains. Il n’en reste pas moins que l’origine du problème est cette immigration. Si la majorité des immigrés arrivant en Europe étaient des Sikhs, des animistes ou des adeptes du Vaudou, cette immigration massive resterait tout autant inacceptable.
Par ailleurs, il faut aussi prendre conscience de la responsabilité de la haute finance apatride et cosmopolite qui, depuis les années 1970, n’a de cesse de contribuer à importer une main-d’œuvre immigrée bon marché au détriment des travailleurs français. Ajoutons encore un détail significatif : les trois leaders du marché halal en France sont juifs.
Le 18 septembre prochain vous donnerez une conférence en compagnie d’Alain Soral intitulée : « De la nécessité de l’enracinement ». De quelle manière se sont noués vos liens avec Alain Soral ?
Au milieu de la pensée unique et face au rouleau compresseur mondialiste, les dissidents sont naturellement amenés à se rencontrer.
En 2002 et en 2004 Hillary Clinton se prononçait clairement contre le mariage gay. Depuis quelques années, elle se présente comme une supportrice fervente du lobby LGBT, en soutenant le mariage gay. Que pensez-vous de son retournement, notamment sur des questions sociétales ?
Ici encore, il faut bien comprendre que les revendications du lobby LGBT sont intégrées au projet de Nouvel Ordre mondial, dont Hillary Clinton n’est qu’une marionnette. La plupart de ceux qui ambitionnent de diriger un État occidental s’y soumettent quelle que soit leur opinion personnelle. Ont-ils d’ailleurs une véritable opinion ? Ils sont des girouettes et font et disent ce que les véritables maîtres du monde ordonnent.
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Marion Maréchal-Le Pen : "Le droit d'asile est devenue une nouvelle filière d'immigration clandestine"
La nièce de Marine Le Pen critique la gestion de l'immigration et estime que "tous les migrants ne fuient pas la guerre".
En vue du démantèlement de la "jungle" de Calais, le gouvernement envisagerait la création de 12.000 places d'accueil sur l'ensemble de la France. En Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA), la création de 949 places est annoncée. Une mesure que la députée Front national du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a critiqué, mardi 13 septembre, sur Franceinfo.
La parlementaire frontiste explique que le Vaucluse est l'un des départements les plus pauvres de France. "On va nous expliquer que l'on va pouvoir intégrer sur le long terme des gens qui sont très peu diplômés, ne maîtrisent pas la langue et sont parfois originaires d'une culture extrêmement différente".
Mais surtout, la députée d'extrême droite estime que "tous les migrants ne fuient pas la guerre" et que le droit d'asile est devenu "une nouvelle filière d'immigration clandestine. Beaucoup utilisent ce biais de façon totalement illégitime parce qu'ils savent qu'à partir du moment où une demande est déposée, ils deviennent inexpulsables", s'offusque-t-elle.
03:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allemagne : arrestation de trois hommes soupçonnés d’allégeance à l’EI
Trois hommes soupçonnés d’avoir prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et d’appartenir à la même filière que les auteurs des attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015 ont été arrêtés, mardi 13 septembre, dans le cadre d’une opération antiterroriste dans le nord de l’Allemagne.
Selon le ministre allemand de l’intérieur, Thomas de Maizière, ils seraient arrivés en Europe depuis la Syrie et auraient eu recours à « la même organisation de passeurs que les auteurs des attentats de Paris ». Par ailleurs, ils seraient détenteurs de « documents de voyage fabriqués dans le même atelier » de fabrication de faux papiers que les deux kamikazes irakiens du Stade de France et que les deux suspects, l’un algérien, l’autre pakistanais, interpellés en décembre 2015 en Autriche.
Sur les activités actuelles des trois hommes arrêtés mardi matin dans des foyers de demandeurs d’asile près des villes de Hambourg et de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, M. de Maizière s’est voulu rassurant. « Jusqu’à présent, il n’y a aucune indication qu’une planification concrète en vue d’un attentat était en cours. Il pourrait dès lors s’agir d’une cellule dormante », a-t-il déclaré, mardi midi, lors d’une conférence de presse à Berlin.
Selon un communiqué du parquet, qui a décidé de les poursuivre pour appartenance à une « organisation terroriste étrangère », les trois hommes « sont soupçonnés d’être venus en Allemagne sur ordre de l’EI soit pour exécuter une mission, soit pour se tenir prêts en vue d’instructions ».
Intérêt politique pour le gouvernement allemand
Les trois hommes, semblent-ils, sont arrivés ensemble en Allemagne, en novembre 2015. Le plus jeune, Mahir Al-H. (17 ans) est soupçonné d’avoir rejoint l’EI en septembre 2015 et d’avoir bénéficié d’une courte formation au maniement d’armes et d’explosifs à Rakka, dans le nord de la Syrie. Avec ses deux complices, Ibrahim M. (18 ans) et Mohamed A. (26 ans), il se serait ensuite rendu en Turquie puis aurait suivi la route des Balkans pour gagner l’Allemagne.
Avant de partir pour l’Europe, les trois hommes auraient rencontré un haut responsable de l’EI qui leur aurait fourni leur passeport, quelques milliers de dollars américains en argent liquide, ainsi que des téléphones portables équipés d’applications permettant de communiquer par messages cryptés.
L’identification de ce personnage sera l’un des points clés de l’enquête. Il pourrait s’agir d’un certain Abou Ahmad, celui qui avait aussi organisé le périple vers l’Europe des hommes arrêtés en décembre 2015 en Autriche. Son numéro de téléphone avait été retrouvé, griffonné, sur un bout de papier près du cadavre d’un des kamikazes du Stade de France, le 13 novembre 2015.
Potentiellement très intéressantes pour les enquêteurs qui travaillent sur les attentats de Paris, les trois arrestations de mardi le sont aussi d’un point de vue plus strictement politique pour le gouvernement allemand.
Importants moyens déployés
Quelques semaines après les deux attentats – l’un au couteau, l’autre à la bombe – que l’EI a revendiqués en juillet en Allemagne, il était important que Berlin apporte la preuve de sa capacité à déjouer des attentats en amont. En cela, ce n’est sans doute pas un hasard si, mardi, la communication officielle autour de ces arrestations a d’abord insisté sur les importants moyens déployés – soit 200 policiers au total – dans le cadre de ce qui constitue la plus vaste opération antiterroriste de ces derniers mois.
Pour le gouvernement, la partie est cependant délicate pour une raison qui tient à l’origine des individus arrêtés. Le fait qu’ils aient des passeports syriens et aient emprunté la route des Balkans à l’automne 2015 risque de donner des arguments à ceux qui considèrent que la chancelière Angela Merkel a mis l’Allemagne en danger en ouvrant les portes du pays aux réfugiés à l’été 2015.
Mardi, M. de Maizière a appelé à éviter les amalgames, répétant une nouvelle fois ce que la chancelière elle-même a dit à plusieurs occasions, à savoir que si des terroristes avaient pu se glisser dans les flots des réfugiés de ces derniers mois, rien ne serait plus « faux » que de soupçonner l’ensemble des réfugiés. Compte tenu du climat de la rentrée politique en Allemagne, dominé par les offensives de la droite conservatrice et de l’extrême droite contre la politique de Mme Merkel à l’égard des réfugiés, il n’est pas sûr qu’un tel discours soit entendu.
Thomas Wieder
03:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Juppé plébiscité pour assurer la sécurité des Français contre le terrorisme !
Certains sondages, dont on nous abreuve régulièrement ces temps-ci, peuvent réserver des surprises. Tel est le cas de celui publié par l’IFOP pour le JDD au sujet de la personnalité politique qui serait « la plus à même de garantir la sécurité des Français face à la menace terroriste ». C’est, en effet, presque un choc de voir Alain Juppé arriver en tête de nos « chefs de guerre » avec 58 %, suivi de Sarkozy (50 %), Valls (49 %), Fillon (48 %), Macron (45 %) et… Marine Le Pen (42 %).
Si ce résultat, obtenu auprès d’un échantillon de 961 personnes selon la méthode des quotas, n’était le fruit du travail du très sérieux institut ci-dessus mentionné, on pourrait facilement croire à une mauvaise plaisanterie ou, pour les plus suspicieux, une vaste opération d’intoxication.
En effet, s’il est un domaine où on attendait peu notre adepte de « l’identité heureuse », c’est bien celui de la sécurité et du terrorisme, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord son bilan d’homme politique. Force est de constater que son passage à la tête du gouvernement de Jacques Chirac, entre 1993 et 1995, n’a pas laissé que de bons souvenirs. Sur le plan économique, Juppé a laissé 200.000 chômeurs supplémentaires en deux ans, et une hausse importante des impôts. Rappelons, pour mémoire, les deux points d’augmentation de TVA et la suppression du plafonnement de l’ISF, dont l’intéressé dit lui-même aujourd’hui que ce fut une erreur.
Sur le plan de la criminalité, ensuite, le bilan du gouvernement Juppé n’a pas brillé par ses résultats, et les délinquants ont pu continuer leurs coupables activités sans être particulièrement inquiétés.
En ce qui concerne la lutte antiterroriste, sujet du sondage, il suffit de se rappeler le Juppé ministre des Affaires étrangères d’un Président nommé Sarkozy. L’intervention de la France en Libye a, en effet, jeté ce pays dans le chaos et largement contribué à alimenter la crise migratoire et l’insécurité que notre pays connaît aujourd’hui.
Là encore, l’intéressé considère maintenant ces initiatives comme des erreurs.Certes, tout le monde peut se tromper et, ainsi que le dit l’adage, « l’erreur est humaine ». Mais le dicton dit aussi que « persévérer est diabolique » et, en ce qui concerne le maire de Bordeaux, il a manifestement la persévérance chevillée au corps !
Par ailleurs, ce ne sont pas les mesures qu’il annonce dans ces domaines pour 2017 qui sont de nature à rassurer. Redéploiement de 4.500 policiers et gendarmes – un cautère sur une jambe de bois en matière d’effectifs ! Construction de 10.000 places de prison supplémentaires. Selon les experts, ce sont 20 à 30.000 places de plus qu’il faudrait. Négocier un pacte avec l’islam de France. Comme si l’islam de France était le vrai problème. Bref, des mesures sans consistance ni réelle portée opérationnelle et politique.
Nous savions qu’en matière électorale, les Français avaient parfois la mémoire courte, mais là, l’échantillon sélectionné souffrait visiblement d’amnésie. À moins qu’il n’ait pas compris la question !
Olivier Damien
02:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
La mairie PS de Sarcelles donne 150 000 euros à la mosquée pro Frères Musulmans
Le Parisien de ce jour nous apprend que le « centre culturel » logé au sein même de la mosquée Bismillah va recevoir 150 000 euros d’argent public :
« Le député-maire, François Pupponi (PS), est venu les saluer lors de sa tournée de presque toutes les mosquées de sa circonscription en ce jour de l’Aïd-el-Kébir.
« L’intérêt de venir à Sarcelles, c’est de voir qu’on peut vivre un islam tranquille. Ici, tout se passe normalement sans traumatisme et sans problème », leur a-t-il lancé en signe de soutien, dans cette période de montée des tensions.
« La municipalité a déjà donné 150 000 €, a souligné Mamadou Gassama, le président de l’Association des musulmans d’inspiration sunnite en France (Amis). C’est un geste considérable. » Cette subvention concerne la partie culturelle du centre, qui doit accueillir bibliothèque et salles de cours. Difficile de savoir combien coûtera réellement la construction. « On est en train d’évaluer tout ça », indique Sabar Ladj secrétaire général de l’Amis, en ajoutant que la collecte de fonds n’en est qu’à ses débuts. »Lire l’article intégral
Il suffit d’aller sur la page Facebook de Sabar Ladj pour s’apercevoir qu’il avait mis en image de profil le logo des islamistes radicaux Frères Musulmans (main de rabaa). Pourtant, Manuel Valls a promis de lutter contre les Frères Musulmans…
Aussi, on découvre qu’un conseiller municipal PS, Mourad Chikaoui, ami de Sabar Ladj, est très impliqué dans ce projet de mosquée. (sa page Facebook)
Pour connaitre les nombreux cas similaires de financement public de l’islamisme, ou de prêts de terrains municipaux par les maires PS et LR, lire la seule enquête sur le sujet: Ces Maires qui courtisent l’islamisme (320 pages, 20 euros, éditions Tatamis) Achat.
02:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Mort d’un étudiant à Lescar (64) en 2015 : le principal suspect camerounais déja libre
Il y a un an, un étudiant âgé de 24 ans succombait à ses blessures suite à une rixe.
C’était le 6 septembre 2015. Après avoir passé la soirée dans une discothèque lonsoise, une demi-douzaine d’étudiants bordelais regagnent leurs véhicules. Ils sont alors pris à partie par un groupe d’individus. Parmi eux, un éducateur âgé de 26 ans, reproche à l’un des étudiants, Franck Mateus-Bichiga, d’avoir dragué sa nièce. La situation dégénère rapidement, des armes sont sorties, et s’en suit une rixe d’une rare violence.
En rentrant chez l’amie qui la loge à Lecar, le jeune Franck se plaint de maux de tête et est victime de nausées avant de perdre conscience. Son décès sera constaté à 7h15. Il présente une lésion temporale importante ayant pu être commise par un objet contondant.
L’enquête menée par le groupe criminel de la sûreté départementale en lien avec le parquet, mène à l’arrestation de trois personnes, deux Palois de 20 et 26 ans et un Billérois de 26 ans qui sont placés en détention provisoire.
Depuis, l’instruction se poursuit pour « violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Parmi les trois suspects incarcérés, C. 26 ans, un grand gaillard d’origine camerounaise, était présenté comme le meneur à l’origine du coup mortel. Vendredi dernier, la justice a décidé de le remettre en liberté.
02:13 | Lien permanent | Commentaires (0)






























